2024-25 Rapport sur les appels à la justice : 17.1 à 17.29 : Appels à la justice propres aux Métis

Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 17.1 à 17.29.

Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.

Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2025.

Sur cette page

17.2 : Poursuivre la collecte et la diffusion de données désagrégées sur la violence à l'égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA métisses

Initiatives

Amélioration de l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés – Femmes et Égalité des genres Canada et Statistique Canada

Aperçu de l’initiative

L’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés (ESEPP) de Statistique Canada vise à recueillir des renseignements sur les expériences personnelles de comportements non désirés et de violence vécues à la maison, à l’école, au travail, dans les espaces publics et en ligne. L’enquête permet de combler d’importantes lacunes en matière de données et de connaissances sur les expériences autodéclarées de violence fondée sur le sexe au Canada, notamment celles vécues par les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Le budget de 2017 prévoyait une somme de 12,5 millions de dollars sur trois ans (jusqu’à 2025-2026) pour financer le deuxième cycle de l’enquête. Les données recueillies appuient l’élaboration de politiques fondées sur les données probantes, puisqu’elles sont utilisées par les chercheurs, les décideurs politiques, les fournisseurs de services aux victimes et d’autres intervenants pour évaluer l’efficacité des services de soutien, améliorer les services d’intervention existants et concevoir de nouvelles stratégies de prévention.

Entre août et octobre 2022, Femmes et Égalité des genres Canada et Statistique Canada ont mobilisé plus de 100 intervenants, y compris des survivantes, des universitaires, des chercheurs et des organisations communautaires. Les partenaires autochtones ont été mobilisés par l’intermédiaire des organisations autochtones nationales, des groupes de défense et des agents de liaison désignés par le Centre de la statistique et des partenariats autochtones. Cette mobilisation avait pour objectif de valider le contenu de l’enquête, de s’assurer que celle-ci répondait aux besoins en matière de données tout en étant adaptée sur le plan culturel, et d’évaluer les répercussions possibles des révisions apportées à la suite du premier cycle. Les activités de mobilisation se poursuivent dans le cadre du Programme de liaison avec les autochtones, et les intervenants autochtones seront invités à examiner les produits analytiques avant leur publication afin de fournir de l’information contextuelle supplémentaire.

Le premier cycle de l’ESEPP a orienté l’élaboration du Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe et a permis de brosser le portrait des expériences de violence fondée sur le sexe au Canada le plus complet à ce jour.

La taille de l’échantillon sera augmentée pour le deuxième cycle et passera de 104 000 à 150 000 personnes. Le suréchantillonnage des populations autochtones (Premières Nations, Inuit et Métis), des minorités de genre (non binaires et transgenres) et des jeunes (personnes de 15 à 24 ans) permettra d’accroître la désagrégation et l’analyse intersectionnelle, d’obtenir des résultats distincts pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis et d’améliorer la précision des données sur les personnes 2ELGBTQI+. Cette approche permet de mieux comprendre les expériences vécues par les autochtones et les personnes de diverses identités de genre.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En 2024-2025, le questionnaire pour le deuxième cycle de l’enquête a été élaboré à partir de recherches et de consultations avec les partenaires clés et les utilisateurs de données. Le Centre d’information sur la conception de questionnaire de Statistique Canada a effectué des essais qualitatifs sur le questionnaire auprès de personnes provenant de diverses régions géographiques. Tous les commentaires recueillis grâce aux essais ont été regroupés dans un rapport détaillé, et toutes les recommandations formulées ont été examinées attentivement afin d’éclairer la conception définitive du questionnaire. La collecte de données doit être effectuée d’octobre 2024 à juin 2025.

L’augmentation de la taille de l’échantillon et la stratégie de suréchantillonnage contribueront à la réalisation d’analyses intersectionnelles et fondées sur les distinctions. Comme lors du premier cycle, Statistique Canada publiera divers nouveaux produits, y compris des analyses axées sur la violence entre partenaires intimes, les agressions physiques et sexuelles et d’autres formes de victimisation. Parmi les rapports importants publiés lors du premier cycle figurent les documents « La victimisation des Premières Nations, Métis et Inuits au Canada » (2022) et « Expériences de victimisation des femmes dans les collectivités éloignées du Canada ». Ces études ont permis d’obtenir de précieux renseignements contextuels sur les aspects sociaux, géographiques et culturels de la violence, et les futurs produits de données continueront de s’appuyer sur ces bases.

Les premiers résultats de l’enquête seront publiés dans un rapport Juristat en 2026, qui sera suivi par la publication d’autres analyses et produits de données désagrégées jusqu’en 2027. Les stratégies de communication comprendront la présentation de documents infographiques, d’exposés et de rapports accessibles en langage clair afin de toucher un vaste public.

Dans le cadre de ce processus, un vaste éventail de partenaires autochtones ont été mobilisés en 2024-2025, y compris des organisations régionales et nationales, des chercheurs, des fournisseurs de services et des représentants de populations particulières. Les activités de mobilisation ont permis de vérifier que la conception de l’enquête et les analyses futures tiennent compte des réalités vécues par les communautés autochtones et sont harmonisées aux pratiques relatives aux données qui sont adaptées sur le plan culturel.

Réponse à l’appel à la justice 17.2

L’ESEPP permet de répondre à l’appel à la justice 17.2 en produisant des données qui aident à combler les lacunes de longue date en ce qui concerne l’établissement de rapports sur les cas de violence envers les autochtones, y compris les femmes des Premières Nations, inuites et métisses. Grâce à la collecte de données ciblées, l’enquête favorise la compréhension des contextes dans lesquels se produit la violence ainsi que des obstacles auxquels se heurtent les autochtones lorsqu’ils souhaitent accéder à la justice et à des services de soutien.

Les familles, les survivantes et les communautés autochtones sont mieux représentées dans les statistiques nationales, ce qui favorise l’élaboration de programmes et de services adaptés à la culture. L’amélioration des données contribue également à renforcer la sensibilisation du public ainsi que les initiatives stratégiques fondées sur des données probantes visant à lutter contre la violence fondée sur le sexe.

Répercussions principales
  • Accroissement de la représentation : L’initiative permet de veiller à ce que les autochtones et les personnes 2ELGBTQI+ soient pris en compte dans les données des enquêtes nationales.
  • Soutien à l’égard des politiques fondées sur des données probantes : Elle permet la réalisation d’analyses détaillées en vue d’éclairer l’élaboration de programmes adaptés et inclusifs.
  • Complément aux données des services de police : Elle comprend des données sur les expériences autodéclarées de violence, notamment au sein de populations moins susceptibles de signaler les incidents aux autorités policières.
  • Avancement des efforts de prévention : Elle fournit les renseignements nécessaires à la conception d’interventions et de stratégies d’éducation du public.
  • Promotion de la surveillance et de la responsabilisation : Elle soutient la définition d’indicateurs permettant de suivre les progrès réalisés en matière de lutte contre la violence fondée sur le sexe.

Désagrégation des données et nouvelle collecte de données : Faire progresser la collecte de données sur l’identité autochtone des victimes et des personnes accusées à partir des statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada et de l’élaboration de données – Statistique Canada

Aperçu de l’initiative

Menée par Statistique Canada dans le cadre du Plan d’action sur les données désagrégées (PADD), l’initiative Désagrégation des données et nouvelle collecte de données vise à améliorer la collecte nationale de données démographiques et fondées sur la race, notamment de données sur l’identité autochtone des victimes et des personnes accusées dans les affaires criminelles déclarées par la police. L’initiative permet de répondre directement aux demandes de longue date en ce qui concerne l’accès à des données précises et fondées sur les distinctions pour traiter les problèmes de surreprésentation, de préjugés systémiques et d’iniquité dans les services de police au Canada.

Dans le cadre d’une vaste stratégie pangouvernementale visant à renforcer l’équité des données, l’initiative élargit le Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC) pour permettre la collecte de données sur l’identité autochtone et racisée des personnes impliquées dans les crimes déclarés par la police. Ces mises à jour font partie d’un engagement plus vaste visant à améliorer les données sur les quatre groupes visés par l’équité en matière d’emploi, soit les femmes, les peuples autochtones (Premières Nations, Inuit et Métis), les populations racisées et les personnes handicapées. L’initiative assure que ces données seront désagrégées selon le genre, la région géographique, l’âge et d’autres marqueurs d’identité croisés afin de mieux représenter les expériences vécues et d’éclairer l’élaboration de politiques adaptées.

L’initiative Désagrégation des données et nouvelle collecte de données de Statistique Canada offre des données désagrégées et fondées sur les distinctions concernant l’identité autochtone des victimes et des personnes accusées dans les affaires criminelles déclarées par la police. Il est important de souligner que cette initiative permet de mettre en évidence la surreprésentation des autochtones dans le système de justice pénale et la présence de préjugés systémiques dans les services de police, de même que le taux disproportionné de victimisation des autochtones.

L’initiative bénéficie d’un soutien financier de 1 688 431 $ de 2021-2022 à 2025-2026 (et de 320 857 $ en continu) dans le cadre du PADD et contribue de manière importante aux efforts fédéraux visant à renforcer la transparence, la responsabilisation et l’équité systémique dans les domaines de la justice et de la sécurité publique.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En 2024-2025, Statistique Canada a fait progresser l’élargissement du Programme de déclaration uniforme de la criminalité afin de recueillir des données sur l’identité autochtone et racisée des victimes et des personnes accusées dans les données sur les crimes déclarés par la police. À la suite de vastes consultations auprès de services de police, de communautés autochtones et racisées, de chercheurs du milieu universitaire et de groupes de défense, Statistique Canada a mis en œuvre une version révisée du Programme DUC en février 2024.

Outre les mises à jour techniques, Statistique Canada a collaboré avec un comité spécial de l'Association canadienne des chefs de police, composé de plus de 40 services de police, pour élaborer un document de lignes directrices opérationnelles visant à soutenir les services de police dans la collecte et l'utilisation de la collecte de données sur l'identité dans l'ensemble des administrations. Ces lignes directrices visent à soutenir les pratiques éthiques et normalisées des services de police dans la collecte d'informations démographiques et devraient être publiées sur le site Web de StatCan en juillet 2025.

En outre, Statistique Canada a finalisé les deux autres rapports d'accompagnement suivants en 2024-25 : (1) un Rapport sur ce que nous avons entendu sur les résultats de la phase 2 des engagements de StatCan (date de publication : 26 mai 2025) ; et (2) un cadre analytique promouvant l'utilisation, l'analyse et la diffusion éthiques et responsables des données (date de publication : 16 juillet 2025).

En juillet 2023, Statistique Canada a également mis à jour le Centre de statistique sur le crime et la justice afin d’y ajouter une section consacrée à l’élargissement du Programme DUC. Cette ressource accessible au public présente maintenant les principaux livrables, le calendrier de mise en œuvre et les mises à jour en cours. Ces mesures témoignent d’un engagement continu à l’égard de la transparence publique et de la volonté de répondre aux besoins des familles, des communautés et des chercheurs. Cette section dédiée au Centre est actuellement mise à jour pour refléter les progrès supplémentaires réalisés en 2024-25 et 2025-26.

En complément de ce travail, de nouveaux rapports analytiques, utilisant une approche basée sur les distinctions et se concentrant sur les résultats de la justice pénale, ont été diffusés. Par exemple, l'article intitulé « Disparités dans les décisions et les peines imposées entre les accusés autochtones et les accusés blancs devant les tribunaux de juridiction criminelle pour adultes, 2016-2017 à 2020-2021 », a mis en évidence les difficultés systémiques auxquelles sont confrontés les peuples autochtones dans le système judiciaire pénal. Les analyses fondées sur les distinctions ont révélé des différences notables dans les résultats pour les Premières Nations, les Métis et les Inuit.

Réponse à l’appel à la justice 17.2

Cette initiative permet de répondre à l’appel à la justice 17.2, dans lequel on demande la collecte de données désagrégées afin d’orienter l’élaboration de programmes et de politiques à l’appui des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En veillant à ce que les données soient désagrégées selon l’identité, le genre, la région géographique et d’autres facteurs intersectionnels, cette initiative améliore la base de données probantes pouvant servir dans la lutte contre la violence et la discrimination systémiques.

Les familles, les survivantes et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones profitent de la collecte de données intersectionnelles, puisqu’elle permet de rendre visibles les obstacles uniques auxquels elles se heurtent dans les systèmes de police et de justice. Ce travail permet d’établir les fondements pour la mise en place de services et de mesures de soutien plus sûrs et plus inclusifs, en plus de contribuer à lutter contre l’invisibilité des groupes les plus marginalisés et à répondre de manière significative aux préjudices particuliers qu’ils subissent.

Répercussions principales
  • Collecte de données désagrégées : L’initiative permet de réaliser des analyses approfondies et fondées sur les distinctions des données sur l’identité autochtone dans le contexte de la justice pénale, ce qui permet de révéler des tendances liées à la surreprésentation et aux préjugés systémiques.
  • Travaux de base pour favoriser l’équité dans les lois et les programmes : L’initiative soutient une approche pangouvernementale visant à améliorer l’équité des données, notamment grâce à l’intégration dans les systèmes de données nationaux des services de police et les principaux ensembles de données sociales et sur la santé.
  • Initiative fondée sur la mobilisation communautaire et sectorielle : Les travaux permanents de consultation avec les services de police, les organisations autochtones et les spécialistes du milieu universitaire garantissent que les nouveaux processus de collecte de données sont éthiques, adaptés et éclairés par les personnes les plus touchées.
  • Accroissement de la transparence et de la responsabilisation : Les mises à jour destinées au public, les guides de mise en œuvre et l’intégration de variables d’identité dans les données sur la criminalité favorisent l’ouverture et la responsabilisation dans le système de justice pénale.
  • Changement systémique grâce aux données : L’initiative permet aux décideurs politiques, aux communautés et aux chercheurs de mieux comprendre les causes profondes des inégalités dans les services de police et les systèmes de justice, et d’y réagir.
  • Voie à suivre pour l’élaboration de politiques inclusives : Elle oriente la conception de politiques, de programmes et de services qui reflètent les expériences et les réalités vécues par les autochtones et les personnes 2ELGBTQI+ au Canada.
Détails sur le financement

Cette initiative a bénéficié d'un financement de 1 688 431 $ de 2021-2022 à 2025-2026 (et de 320 857 $ par la suite) dans le cadre du Plan d'action sur les données désagrégées afin de soutenir l'expansion du Programme de déclaration uniforme de la criminalité et les activités connexes de mobilisation, d'analyse et de mise en œuvre. Les investissements futurs seront guidés par les efforts continus de coordination et de collaboration à l'échelle du système entre les secteurs de la police, des données et de la justice.

Programme d’initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des autochtones – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Aperçu de l’initiative

Administré par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), le Programme d’initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des autochtones finance des approches novatrices, dirigées par des autochtones, visant l’amélioration des méthodologies de collecte de données propres aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, y compris des initiatives visant à élaborer des indicateurs quantitatifs et qualitatifs, y compris ceux fondés sur les distinctions ou sur l’identité; à remédier aux lacunes méthodologiques actuelles pour les groupes mal desservis ou sous-représentés par les données; et à définir la sécurité au moyen des façons de comprendre des autochtones. Toutes ces initiatives permettront en définitive d’améliorer les données actuelles et d’élargir les données relatives aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.

Le Programme vise à améliorer la qualité, l’inclusivité et la pertinence culturelle des données en finançant des projets de recherche novateurs dirigés par des autochtones qui visent à :

  • Élaborer des indicateurs fondés sur l’identité et les distinctions : Le Programme soutient la mise en place de nouvelles approches visant à produire des indicateurs de données propres à la culture, qui reflètent mieux les diverses identités et expériences vécues par les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ des Premières Nations, inuites et métisses. Il s’agit notamment de mesures qualitatives et quantitatives qui reflètent les définitions autochtones de la sécurité, du préjudice et de la justice, en allant au-delà des classifications de données coloniales.
  • Remédier aux lacunes méthodologiques : Le Programme vise à remédier aux lacunes en examinant les méthodes communautaires existantes de collecte de données afin de représenter fidèlement les réalités autochtones, en particulier pour les groupes mal desservis ou sous-représentés. Les projets peuvent porter sur les processus de collecte de données sur les populations autochtones en milieu urbain, de reconnaissance des défis particuliers auxquels se heurtent les personnes 2ELGBTQI+, ou d’intégration des traumatismes historiques et intergénérationnels dans les cadres de données.
  • Définir la sécurité au moyen des systèmes de savoir autochtone : Le Programme veille à ce que les méthodologies de données existantes reflètent la compréhension autochtone de la sécurité, de la justice et de la guérison. Il s’agit, notamment, d’adopter des approches axées sur la terre, les récits, les histoires orales et le partage de connaissances dirigé par les communautés qui privilégient les modes de connaissance autochtones pour appuyer la défense des intérêts autochtones et les changements de politiques fondés sur des données probantes.
Réponse à l’appel à la justice 17.2

Cette initiative, le Programme d’initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des autochtones, répond à l’appel à la justice 17.2 en améliorant les processus de collecte et de diffusion de données désagrégées concernant la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ métisses. En veillant à ce que les voix et les points de vue des Métis influencent les méthodologies de recherche, le Programme permet de mieux comprendre les obstacles auxquels ils sont confrontés. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient du Programme puisqu’il renforce les efforts de défense des intérêts et fournit une base pour des interventions stratégiques ciblées.

Répercussions principales
  • Processus de collecte de données désagrégées sur la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ métisses : Ces processus garantissent que les données spécifiques aux Métis sont recueillies et analysées séparément afin de combler les lacunes de longue date dans les statistiques sur la violence, les disparités socio-économiques et les obstacles systémiques. Ils permettent de définir la façon de comprendre et mesurer la violence dans les communautés métisses selon les visions du monde et les expériences vécues par les Métis.
    • Exemple : En 2024-2025, un montant de 50 000 $ a été affecté au projet « Collaborer avec les détenteurs de données gouvernementales en vue d’extraire des données et de promouvoir une recherche culturellement adaptée sur les femmes, les filles et les personnes métisses 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées » de l’organisation Les Femmes Michif Otipemisiwak, afin de mobiliser la sécurité publique, les services de police et les autorités correctionnelles, ainsi que les principaux ministères fédéraux qui utilisent les données obtenues de ces autorités, afin d’en extraire les données existantes propres aux Métis sur les FFADA qui ne sont pas en la possession des femmes de la Nation métisse ni à leur disposition. Le projet vise également à partager les connaissances entre Les Femmes Michif Otipemisiwak et les détenteurs de données gouvernementales actuels sur la façon d’élargir leur compétence culturelle dans la collecte, l’enregistrement et le partage de données sur les FFADA en utilisant des méthodologies et des indicateurs intersectionnels basés sur les distinctions et ventilés par le genre.
  • Appui à la recherche et à la collecte de données dirigées par les Métis : Le projet est axé sur la gouvernance et le leadership des Métis dans les processus de collecte de données existants et fait en sorte que les perspectives culturelles métisses façonnent la compréhension de la violence, des préjudices et de la sécurité.
  • Mise en évidence des obstacles à la sécurité et à l’accès aux droits auxquels se heurtent les Métis : Le projet finance des approches novatrices visant à améliorer les méthodes de collecte et d’examen des données relatives à ces obstacles, tels que l’accès à des services aux victimes adaptés à la culture, et l’appui aux efforts de réforme politique visant à améliorer la prestation de services et l’allocation de fonds aux communautés métisses.
Détails sur le financement

Le Programme est financé dans le cadre du budget de 2021, dans lequel est prévu un montant de 6,5 millions de dollars sur six ans (2021-2027) pour financer des initiatives de recherche dirigées par les autochtones.

17.3 : Assurer une représentation équitable des Métis dans l'élaboration des politiques, le financement et la prestation de services

Initiatives

Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l’exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l’enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l’enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l’enfance.

Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l’enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l’initiative par le truchement d’un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d’ententes de coordination, en plus d’offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l’enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l’autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.

Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l’opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l’élaboration d’un plan de travail collaboratif et l’identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu’elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.

Réponse à l’appel à la justice 17.3

L’initiative répond partiellement à l’appel à la justice 17.3 en affirmant les droits des peuples métis à exercer leur compétence en matière de services à l’enfance et à la famille. La Loi fournit un cadre qui permet aux communautés métisses d’adopter leurs propres lois et modèles de services en matière de protection de l’enfance. Depuis l’entrée en vigueur de la Loi, trois corps dirigeants métis ont présenté des avis en vertu du paragraphe 20(1), et une discussion sur un accord de coordination est en cours. Il s’agit d’étapes concrètes vers la mise en place de solutions de prise en charge adaptées à la culture et autodéterminées pour les enfants et les familles métis.

Les familles, les enfants et les communautés métisses touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de systèmes qui reflètent leurs propres valeurs, besoins et pratiques culturelles. Les réformes mises en place réduisent la dépendance à l’égard des systèmes non métis, qui ont historiquement contribué aux déplacements, à la méfiance et aux préjudices, et créent un espace de sécurité et de responsabilité ancré dans la communauté.

Répercussions principales
  • Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l’enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
  • Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s’attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l’enfance.
  • Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l’identité dans les décisions relatives aux soins.
  • Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l’égalité réelle et interdisent l’appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
  • Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement

Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :

  • Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
  • Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu’en 2026-2027)
  • Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu’en 2035)

Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l’enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.

Programme de soutien pour les organisations de femmes et de personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones – Relations Couronne-autochtones et des Affaires du Nord Canada

Aperçu de l’initiative

Administré par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), le Programme de soutien pour les organisations de femmes et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones est conçu pour renforcer les capacités et les répercussions des organisations de femmes et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Ce programme amplifie et fait valoir les voix, les priorités et les perspectives des citoyens afin qu'elles soient reflétées dans les politiques, les programmes, les lois et les services fédéraux. Il vise à autonomiser et à mobiliser les organisations de femmes autochtones et de personnes 2ELGBTQI+ dans les processus décisionnels qui influent sur leur bien-être social, économique, culturel et politique.

Réponse à l’appel à la justice 17.3

Cette initiative répond à l’appel à la justice 17.3 en finançant des initiatives propres aux Métis qui permettent de tenir compte de la voix de ces personnes dans l’élaboration des politiques, les budgets et le financement, et la prestation de services. Cette initiative prévoit des investissements particuliers dans des projets qui tiennent compte des perspectives des Métis et des priorités propres à la culture métisse.

Répercussions principales
  • Représentation équitable : veille à ce que le point de vue des Métis soit pris en compte dans les politiques, la prestation de services et les processus décisionnels.
    • Exemple : En 2024-2025, 128 098 $ ont été alloués au projet « Renforcer la mobilisation, la consultation et la capacité de plaidoyer pour soutenir les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ métisses de la rivière Rouge » du Secrétariat des femmes d'Infinity. Ce projet mène une série d'activités de mobilisation et de consultation continues, favorise le renforcement des partenariats entre diverses communautés et recueille des données et des conclusions qui seront intégrées à un rapport de plaidoyer gouvernemental sur les priorités et les besoins identifiés.
  • Solutions autodéterminées : accorde un financement spécifique aux organisations métisses pour qu’elles élaborent des programmes et des politiques axés sur la communauté et propres à la culture.
    • Exemple : Au cours de l'exercice 2024-2025, 325 000 $ ont été versés à Les Femmes Michif Otipemisiwak (LMFO) pour la mise en œuvre de la Déclaration canadienne des droits et libertés (Canada). Cette initiative comprend la mobilisation des femmes métisses et des personnes 2ELGBTQI+, l'élaboration d'un mandat et la création d'un plan de travail pour la Déclaration. LFMO produira des documents d'orientation contenant des recommandations sur les priorités identifiées par les femmes métisses; établira de nouvelles relations pour faire progresser ces priorités; collaborera avec les ministères fédéraux; et rendra compte des progrès réalisés.
Détails sur le financement

Le budget 2021 a alloué 36,3 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2021-2022, et 8,6 millions de dollars par la suite, pour un financement stable à long terme des projets. Au cours de l'exercice 2024-2025, un total de 7 366 000 dollars a été investi dans 33 projets actifs.

17.4 : Appuyer les programmes, les services, les organismes de défense des intérêts et les institutions propres aux Métis

Initiatives

Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l’exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l’enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l’enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l’enfance.

Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l’enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l’initiative par le truchement d’un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d’ententes de coordination, en plus d’offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l’enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l’autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.

Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l’opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l’élaboration d’un plan de travail collaboratif et l’identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu’elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.

Réponse à l’appel à la justice 17.4

L’initiative répond partiellement à l’appel à la justice 17.4 en établissant une voie législative permettant aux peuples métis de récupérer la compétence sur les services à l’enfance et à la famille. Le cadre appuie les lois et les accords de coordination des Métis, ce qui permet aux gouvernements métis de concevoir des modèles de services qui respectent leurs priorités culturelles et communautaires. SAC continue de soutenir les efforts déployés par les Métis pour exercer leur compétence et de fournir un financement fondé sur les distinctions pour contribuer au développement des capacités et à la négociation d’accords.

Les familles et les enfants métisses touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de services plus accessibles et pertinents sur le plan culturel au sein de leurs communautés. Ces changements permettent de bâtir la confiance et d’améliorer la sécurité et le bien-être des enfants et des jeunes métis, qui sont compromis dans les systèmes actuels qui font parfois fi de leur identité culturelle particulière.

Répercussions principales
  • Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l’enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
  • Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s’attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l’enfance.
  • Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l’identité dans les décisions relatives aux soins.
  • Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l’égalité réelle et interdisent l’appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
  • Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement

Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :

  • Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
  • Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu’en 2026-2027)
  • Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu’en 2035)

Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l’enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.

Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

Les fonds du Programme de mieux-être mental, fournis par Services aux Autochtones Canada, permettent l’accès à :

  • un soutien psychologique, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les survivantes et les survivants intergénérationnels des pensionnats indiens et des externats indiens fédéraux, ainsi que pour les personnes touchées par la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), grâce au financement d’un réseau national d’environ 1 000 travailleurs communautaires offrant des services de soutien à la santé et à la culture en vertu de 233 accords de financement;
  • des services communautaires de mieux-être mental;
  • des services de prévention et de traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie;
  • des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental fournissant des services aux communautés;
  • des services complets sur les sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO);
  • une ligne d’écoute téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l’intermédiaire de la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; la Ligne d’écoute téléphonique nationale sur les pensionnats indiens et la Ligne d’écoute des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées;
  • des activités de promotion de la vie et de prévention du suicide.

Deux activités du Programme de mieux-être mental fournissent des services directement aux survivantes, aux familles et aux autochtones touchés par la crise des FFADA2E+ : 1) le Programme de soutien à la santé et à la culture lié aux FFADA et 2) la Ligne d’écoute téléphonique des FFADA. Les autres activités soutiennent divers aspects du mieux-être mental à l’intention des personnes touchées par la crise des FFADA2E+.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En 2024-2025, le Programme de mieux-être mental a continué de financer de manière flexible une gamme de services de mieux-être mental, la plupart étant offerts par des organismes des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le Programme finance l'accès à des services de soutien en santé mentale tenant compte des traumatismes pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées ; les survivants, les survivants intergénérationnels, les membres de leur famille et les autres personnes touchées par les pensionnats indiens ; les externats indiens fédéraux ; et d'autres sources de traumatismes coloniaux. Ce programme finance l'accès à des services de counseling en santé mentale (comme des psychologues et des travailleurs sociaux) et de soutien émotionnel (comme des agents de santé communautaires, des pairs aidants) et culturel (comme des aînés et des guérisseurs traditionnels). Le programme soutient également des programmes et services de prévention du suicide, de promotion de la vie et d'intervention en cas de crise dirigés par des autochtones, notamment des services d'intervention par ligne de crise, et améliore la prestation de services de traitement et de prévention de la toxicomanie culturellement adaptés dans les communautés autochtones.

Voici quelques exemples d'organismes financés en 2024-2025 par le Programme de mieux-être mental :

  • Association nationale des centres d'amitié (ANCA)
  • Réseau des femmes autochtones de Terre-Neuve (RFAPN)
  • Autonomisation des femmes autochtones pour des communautés plus fortes (EVFAC)
  • Fédération des centres d'amitié autochtones de l'Ontario (FICAO)
  • Centre d'amitié First Light de St. John's
  • Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ)
  • Conseil des femmes autochtones du Yukon
  • Qavvivik
  • Centre de ressources inuites Tunngasugit
  • Indigiqueer
  • Personnes bispirituelles des Premières Nations
  • Fédération des Métis du Manitoba
  • Nation métisse de la Colombie-Britannique (MNBC)
  • Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest (NWTMN)
  • Conseil général de l'établissement métis (CMÉS)
  • Gouvernement métis d'Otipemisiwak
  • Nation métisse de l'Ontario (NMO)
  • Nation métisse de la Saskatchewan (MN-S)
  • Ralliement national des Métis (RNM)
  • Réseau de santé sexuelle des jeunes autochtones (RSSJA)
  • Société Two Spirits in Motion (S2SIMS)
  • Centre national pour la vérité et la réconciliation
  • Cercle de mieux-être des Premiers Peuples
  • Nous comptons
  • Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik
  • Fondation du partenariat Thunderbird

Le Programme de mieux-être mental collabore avec les organisations autochtones à l'échelle nationale et régionale afin d'identifier les priorités en matière de bien-être mental, de recueillir des commentaires sur les programmes existants, de partager les possibilités de financement et de discuter des ententes de financement en cours.

Réponse à l’appel à la justice 17.4

Le Programme de mieux-être mental répond en part à l’appel à la justice 17.4 en soutenant un large éventail d’initiatives dirigées par les autochtones qui répondent aux besoins immédiats des communautés en matière de bien-être mental grâce à des services accessibles, ancrés dans la culture et tenant compte des traumatismes. Le programme finance des activités de promotion de la vie et de prévention du suicide, des services d’intervention d’urgence et des programmes de traitement et de prévention de la toxicomanie qui reflètent les diverses réalités et les forces culturelles des peuples autochtones, y compris les jeunes et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Grâce au déploiement d’équipes mobiles de mieux-être mental et à l’expansion du soutien communautaire en santé mentale, le programme contribue au développement de services adaptés à la culture qui réduisent les obstacles liés à l’accès aux soins et reflètent les expériences vécues par les personnes les plus touchées par les traumatismes intergénérationnels. Bien qu’il ne soit pas exclusivement destiné aux personnes 2ELGBTQI+, le programme met l’accent sur les soins holistiques et inclusifs, ce qui crée des parcours de soutien plus adaptés et affirmés. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme qui permet d’accroître la capacité en matière de services de bien-être sécuritaires sur le plan culturel, de renforcer la résilience des communautés et d’appuyer la guérison par l’entremise d’approches dirigées par les autochtones et culturellement pertinentes.

Détails sur le financement

Le Programme de mieux-être mental continue d’être soutenu par les investissements du budget 2021, du budget 2022, de l’Énoncé économique de l’automne 2022 et du budget 2024. Plus précisément, le budget 2024 prévoyait 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l’accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par l’intermédiaire de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.

17.6 : Poursuivre la mise en œuvre d’une approche fondée sur les distinctions qui tient compte de l’histoire unique des communautés et des peuples Métis

Initiatives

Mécanisme bilatéral permanent Canada-Nation métisse – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Aperçu de l’initiative

En décembre 2016, le premier ministre a annoncé que le gouvernement établirait des mécanismes bilatéraux permanents (MBP) avec les Premières Nations, les Inuit et les Métis afin de faire progresser la réconciliation, de définir les priorités et d’élaborer des politiques.

En 2017, pour respecter cet engagement, le Canada a conclu l’Accord Canada-Nation métisse avec le Ralliement national des Métis (RNM) et ses cinq organisations membres de l’époque : Métis Nation British Columbia (MNBC), le gouvernement Métis Otipemisiwak (GMO) [anciennement la Nation des Métisses d’Alberta la Métis Nation-Saskatchewan (MN-S), Manitoba Métis Federation (MMF) et la Métis Nation of Ontario (MNO).

Une mobilisation périodique et structurée entre le Canada et la Nation métisse est soutenue par une série de réunions consacrées à faire avancer la réconciliation et l’autodétermination dans le contexte des MBP. Ces réunions comprennent des sommets annuels avec le premier ministre et les principaux ministres fédéraux afin de fixer des priorités communes, des réunions semestrielles des dirigeants de la Nation métisse et des ministres fédéraux pour faire progresser ces priorités et des réunions trimestrielles des hauts fonctionnaires pour suivre les progrès et coordonner les mesures à prendre pour les objectifs convenus.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

L’exercice financier 2024-2025 a débuté par une réunion des hauts fonctionnaires le 25 avril 2024, en prévision d’un sommet annuel provisoirement prévu. Le sommet a été reporté en raison de changements de gouvernance au sein du Ralliement national des Métis. Une séance stratégique s’est tenue en octobre entre le Ralliement national des Métis et des hauts fonctionnaires fédéraux.

À l’automne 2024, la Nation des Métis de la Saskatchewan et la Nation des Métis de la Colombie-Britannique se sont retirées du Ralliement national des Métis. Ces changements ont entraîné la suspension des réunions PBM avec le Premier ministre et les ministres. La haute direction de RCAANC continue de tenir des rencontres bilatérales individuelles avec le Ralliement national des Métis, ses membres dirigeants actuels, ainsi qu’avec ses anciens membres dirigeants.

Réponse à l’appel à la justice 17.6

Le mécanisme bilatéral permanent (MBP) adopté avec la Nation métisse répond à une partie de l’appel à la justice 17.6 en faisant progresser la mise en œuvre d’une approche fondée sur les distinctions, qui tient compte de l’histoire unique des communautés et du peuple métis.. Le MBP est une réponse concrète à ces recommandations et fournit une structure officielle permettant au Canada de travailler en partenariat avec la Nation métisse sur des priorités communes, et répond au besoin de reconnaissance d’une approche fondée sur les distinctions propre aux Métis grâce à un processus permanent, orienté vers l’action, qui a été élaboré conjointement avec la Nation métisse. Il soutient également la mobilisation durable et systémique nécessaire à une véritable réconciliation et à l’élaboration autodéterminée de politiques, au moyen de réunions permanentes à de multiples niveaux (sommets, réunions des dirigeants et réunions des représentants).

Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient d’un forum fondé sur les distinctions dans lequel leurs voix, leurs priorités et leurs expériences vécues sont représentées de manière à façonner les politiques qui ont une incidence directe sur leur vie, y compris celles liées à la sécurité, à la justice et à la guérison. Le MBP fait progresser les changements systémiques attendus depuis longtemps grâce à une mobilisation responsable de nation à nation dirigée par les Métis et fondée sur la culture.

Répercussions principales
  • Fait progresser l’autodétermination : La Nation métisse peut définir et diriger les priorités qui reflètent les besoins, les valeurs et les aspirations communautaires.
  • Renforce les relations de nation à nation : Une mobilisation périodique et de haut niveau est tenue entre le Canada et la Nation métisse, afin d’instaurer la confiance et d’accroître la responsabilité.
  • Soutient la mise en œuvre des recommandations antérieures : Les recommandations de longue date formulées par la Commission royale sur les peuples autochtones et d’autres enquêtes sont mises en œuvre, qui s’attaquent aux problèmes systémiques qui touchent les Métis.
  • Permet l’élaboration coordonnée et transparente des politiques : Des forums structurés sont établis pour élaborer, mettre en œuvre et surveiller les politiques et les programmes propres aux Métis.
  • Améliore les résultats pour les communautés métisses : Cela permet d’offrir des services mieux adaptés et plus pertinents sur le plan culturel dans des domaines tels que la santé, la justice, l’éducation et le bien-être de l’enfant et de la famille.
Détails sur le financement

En 2024-2025, le mécanisme bilatéral permanent Canada-Nation métisse a reçu 2,2 millions de dollars dans le cadre du Programme de contributions de l’interlocuteur fédéral.

17.7 : Financer et soutenir des programmes et des services culturellement adaptés aux Métis vivant dans les centres urbains

Initiatives

Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

L’initiative Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada est dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC) et vise à soutenir les efforts déployés pour éliminer le racisme anti-autochtone par l’entremise des projets menés par des autochtones, en fonction des besoins exprimés par la communauté, qui font progresser la sécurité culturelle et la sécurité des patients, améliorent l’accès à des services adaptés à la culture et renforcent la représentation des autochtones à tous les niveaux du système de santé.

Les domaines d’intervention principaux sont le soutien aux guides du système de santé et aux défenseurs des droits des patients autochtones, la bonification des services de sages-femmes et de doulas autochtones, le développement d’une formation adaptée à la culture pour les professionnels de la santé et la création de filières d’enseignement et des opportunités qui favorisent la représentation autochtone dans les professions du domaine de la santé. En intégrant le savoir autochtone et les priorités des autochtones dans le système de santé, l’initiative vise à réduire les préjudices, à instaurer la confiance et à améliorer les résultats en matière de santé pour les personnes et les familles autochtones.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

Le budget 2024 a fourni 167,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme anti-autochtone dans les soins de santé grâce à un soutien continu aux défenseurs des patients, aux navigateurs du système de santé, aux sages-femmes et aux travailleurs de soutien à la naissance, ainsi qu'à des initiatives visant à accroître la représentation autochtone dans les professions de la santé.

En 2024-2025, SAC a continué de financer des organisations autochtones nationales et régionales pour mener des initiatives de lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé. Parmi celles-ci : diverses initiatives de navigateurs du système de santé autochtone et de défenseurs des patients; le Bureau de l’ombudsman des Premières Nations de la Fédération des nations autochtones souveraines; le Programme d’expérience en santé des Métis de la Nation métisse de la Colombie-Britannique; les séances d’information de Two-Spirited People of Manitoba Inc. sur le consentement éclairé et la sensibilisation aux droits; et les initiatives de sage-femme et de soutien à l’accouchement partout au Canada, notamment au Yukon, à Inuvialuit, au Nunavut et à Kuujjuaq.

Réponse à l’appel à la justice 17.7

L’initiative Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada répond à l’appel à la justice 17.7 en finançant des services de santé adaptés à la culture pour les Métis vivant dans les régions urbaines. Il s’agit notamment de la prestation de services de navigation, de défense des droits et de soins de santé reproductive adaptés aux réalités métisses.

Les familles et les survivantes touchées par la crise des FFADA2E+ qui résident dans les centres urbains bénéficient d’un meilleur accès à des services de santé qui tiennent compte de leurs identités et expériences distinctes, et en sont le reflet.

Répercussions principales
  • Renforcer la sécurité culturelle : Soutient l’offre de services adaptés à la culture dans l’ensemble du système de santé.
  • Appuyer les guides du système : Soutient la formation et l’emploi de navigateurs en santé autochtones et de défenseurs des patients.
  • Accroître la représentation : Crée des voies d’accès pour la représentation autochtone dans les professions de la santé.
  • Prévenir la violence dans les soins : Améliore la sensibilisation et la responsabilité grâce à une formation prévoyant la sécurité culturelle.
  • Soutenir la justice en matière de santé reproductive : Élargit l’accès aux sages-femmes, aux doulas et aux services intégrés.
Détails sur le financement

Fort du succès des investissements du budget de 2021, le budget de 2024 a réinvesti 167,6 millions de dollars sur les cinq prochaines années, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé canadiens. L'affectation des fonds est guidée par des approches fondées sur les distinctions, les besoins des communautés et la collaboration avec les leaders en santé autochtones et les tables régionales afin d'assurer la pertinence et l'impact continus. Les fonds ont été alloués pour 2024-2025 et 2025-2026.

17.9 : Fournir des options de transport sécuritaires pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA métisses

Initiatives

Programme de contributions pour les services ferroviaires voyageurs – Transports Canada

Aperçu de l’initiative

Le Programme de contributions pour les services ferroviaires voyageurs, administré par Transports Canada, vise à maintenir et à soutenir l’exploitation de services ferroviaires voyageurs sûrs, fiables et durables dans les communautés éloignées où le transport ferroviaire est le seul moyen de transport terrestre. Il octroie un financement fédéral pour assurer la prestation continue de services ferroviaires voyageurs dans les régions éloignées qui ne sont pas fournis par VIA Rail Canada, et pour couvrir les dépenses en capital des compagnies ferroviaires appartenant à des autochtones, ainsi que les dépenses liées à l’amélioration des chemins de fer. Le Programme réduit les obstacles aux déplacements sécuritaires, en particulier pour les femmes et les filles autochtones, lesquelles sont disproportionnellement exposées à des risques lorsque les options de transport sont limitées ou peu fiables.

Réponse à l’appel à la justice 17.9

Le Programme de contributions pour les services ferroviaires voyageurs répond à une partie de l’appel à la justice 17.9 en finançant des lignes ferroviaires appartenant à des autochtones qui desservent les communautés et les personnes métisses, des Premières Nations et inuites, et qui offrent des options de transport sécuritaires, accessibles et durables. Le Programme reconnaît l’importance des infrastructures gérées par des autochtones et appuie l’autonomie des communautés autochtones dans l’exploitation et la gestion de leurs propres services ferroviaires. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones profitent de cette initiative, puisqu’elle leur offre des possibilités de déplacement plus sûres, contribue à réduire l’isolement et favorise les liens économiques et culturels entre les régions éloignées et les régions urbaines.

Répercussions principales
  • Transport sécuritaire et fiable : Procure des services ferroviaires essentiels aux communautés autochtones. Réduit la dépendance à des moyens de transport dangereux et évite que les communautés autochtones ne soient isolées en raison de l’absence d’options de transport privé.
    • Exemple : En 2024-2025, 2,6 millions de dollars ont été versés à la Keewatin Railway Company pour soutenir des investissements en capital visant à assurer la poursuite des services ferroviaires voyageurs qui sont exploités dans des régions où les autres moyens de transport sont limités ou inexistants, et pour soutenir l’exploitation continue et sûre des services ferroviaires voyageurs en région éloignée.
  • Sécurité et accessibilité accrues : Réduit les obstacles au transport pour les communautés autochtones, améliorant du coup l’accès aux services de santé, d’éducation et d’emploi. Facilite la mobilité et la participation économique et favorise le mieux-être des communautés dans les régions isolées.
    • Exemple : En 2024-2025, 12,5 millions de dollars ont été versés à la société en commandite Tshiuetin pour financer les activités de l’exploitant ferroviaire visant à offrir aux communautés éloignées des services ferroviaires voyageurs entre Sept-Îles et Schefferville.
  • Réduction des risques de traite et d’exploitation des personnes : Le Programme contribue à réduire les risques pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ métisses associés à l’absence de moyens de transport sécuritaires dans les zones à haut risque en matière de traite et d’exploitation de personnes.
    • Exemple : Grâce aux investissements de 2024-2025 dans les services ferroviaires des zones rurales, les gens ont accès à des services de transport fiables et entretenus, ce qui leur évite de devoir recourir à des moyens de transport dangereux, improvisés ou abusifs, reconnus comme des facteurs de risque de traite et de violence (p. ex., l’auto-stop, la marche sur de longues distances et les trajets avec des inconnus).
  • Soutien aux lignes ferroviaires appartenant à des autochtones : Le Programme favorise la gouvernance et la propriété autochtones d’infrastructures essentielles.
    • Exemple : En 2024-2025, 2,6 millions de dollars ont été versés à la Keewatin Railway Company, une ligne ferroviaire appartenant à des autochtones et basée au Manitoba.
Détails sur le financement

Le budget de 2024 a alloué 61,9 millions de dollars sur trois ans à la Tshiuetin S.E.C. et à la Keewatin Railway Company, à compter de 2024. De plus, l'Énoncé économique de l'automne 2024-2025 a annoncé un financement de 43,7 millions de dollars pour soutenir le Chemin de fer de la Baie d'Hudson (FBH) grâce à une entente de contribution, signée, visant à soutenir les opérations et les petits projets d'immobilisations afin d'améliorer la stabilité à long terme du FBH. En mars 2025, le gouvernement du Canada a annoncé un financement supplémentaire pour ce projet, portant le soutien total à 125 millions de dollars.

17.15 : Financer l’expansion des modèles de sécurité communautaires qui incluent les perspectives et les peuples Métis

Initiatives

Initiative Voies vers des communautés autochtones sûres – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

L’initiative Voies vers des communautés autochtones sûres est un programme fédéral administré par Services aux Autochtones Canada (SAC) pour financer les programmes, les interventions et les services dirigés par des autochtones qui améliorent la sécurité et le bien-être des communautés. Cette initiative permet aux communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris dans les zones urbaines et hors réserves, de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies de sécurité autodéterminées fondées sur les visions du monde autochtones, les réalités vécues et les approches holistiques de la guérison et de la justice. Reconnaissant que la sécurité des communautés va au-delà du maintien de l’ordre, cette initiative finance des projets qui intègrent les connaissances traditionnelles et les soutiens en santé mentale avec des modèles de sécurité communautaires fondés sur la culture. Ceci inclut des projets visés à s’attaquer aux causes profondes de la violence, telles que les traumatismes intergénérationnels, les inégalités systémiques et la déconnexion sociale, par le biais d’approches réparatrices, relationnelles et axées sur le territoire. Les modèles autochtones en matière de sécurité sont guidés par les lois, la gouvernance et les systèmes de connaissances autochtones, qui mettent l’accent sur la guérison, la continuité culturelle et la connexion.

Réponse à l’appel à la justice 17.15

L’initiative Voies vers des communautés autochtones sûres répond à l’appel à la justice 17.15 en offrant un financement aux communautés et aux organisations métisses pour intégrer les perspectives et les personnes métisses dans l’élaboration et la mise en œuvre de modèles et de projets de sécurité dirigés par des autochtones. Ces projets comprennent des interventions propres à la culture qui visent à lutter contre la violence, à relever les défis sociaux et à éliminer les obstacles systémiques à la sécurité. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative, car elles ont ainsi accès à des solutions de sécurité culturellement pertinentes qui tiennent compte des valeurs, des traditions et des expériences vécues des Métis.

Répercussions principales
  • Renforcement de la sécurité des communautés métisses : permet de financer la mise en œuvre de mesures de sécurité prises par les Métis, qui répondent aux besoins particuliers des communautés métisses et qui sont conformes à leurs valeurs.
    • Exemple : En 2024-2025, un financement a été accordé à la Nation métisse de l'Ontario pour son projet « Bien-être des Métis et des autochtones en milieu urbain » visant à mettre en œuvre des programmes de lutte contre la traite des personnes et des services aux victimes, y compris la prestation de services holistiques et culturellement adaptés. Les services offerts comprennent des programmes de justice, de l'information et de l'éducation sur la prévention de la violence, de la planification de la sécurité et des orientations culturellement adaptées aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ à risque de violence, de maltraitance, d'implication dans la justice pénale, de traite des personnes et d'autres préjudices. Le financement total s'élève à 3 338 443 $ sur quatre ans (de 2022-2023 à 2025-2026).
  • Promotion des modèles holistiques dirigés par les Métis : met l’accent sur les approches en matière de sécurité qui ne font pas intervenir les forces de l’ordre, mais qui sont plutôt axées sur la santé mentale et les connaissances traditionnelles des Métis.
    • Exemple : En 2024-2025, un financement a été accordé au Centre d’amitié Île-à-la-Crosse Inc. pour son projet KIYA – À vous de jouer ! visant à créer une communauté sécuritaire à Île-à-la-Crosse avec des familles, des jeunes et des enfants en bonne santé. Le Centre d’amitié Île-à-la-Crosse a offert des activités culturelles et de guérison sur le terrain aux enfants et aux jeunes à risque élevé afin de contribuer à réduire des problèmes tels que la dépendance aux drogues, la mauvaise santé, le faible niveau d’éducation, le chômage, le taux élevé de mortalité due aux blessures non intentionnelles, les grossesses chez les adolescentes, le suicide, la violence et l’incarcération. Le financement total s’élève à 536 762 $ sur deux ans (2024-2025 à 2025-2026).
  • Soutien aux personnes 2ELGBTQI+ métisses vivant en milieu urbain : L’initiative permet de financer des programmes axés sur les besoins uniques en matière de sécurité des femmes et des personnes 2ELGBTQI+ métisses.
    • Exemple : En 2024-2025, un financement a été accordé à la Métis Nation of Alberta Association pour son projet de promotion et d'augmentation de la sécurité culturelle pour les femmes, les jeunes et les membres de la communauté 2ELGBTQQIA+ métis afin de promouvoir et de protéger la capacité de tous les Albertains métis à participer et à pratiquer en toute sécurité des activités et des expériences culturelles traditionnellement dominées par les femmes et les personnes de genre queer. Les activités entreprises comprenaient la fourniture d'un espace sûr aux femmes, aux jeunes et aux 2ELGBTQI+ métis pour se connecter et discuter des expériences de sécurité culturelle, l'augmentation de l'intégration de ces groupes dans les activités de consultation, la protection des activités culturelles et la fourniture de formations en leadership (le financement total est de 1 901 923 $ sur deux ans (2024-2025 à 2025-2026).
Détails sur le financement

L’initiative Voies vers des communautés autochtones sûres a alloué 120 millions de dollars sur cinq ans (2021-2026) pour soutenir les projets de sécurité menés par les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les organisations autochtones en milieu urbain.

17.16 : Soutenir les services de protection de l'enfance autodéterminés et culturellement spécifiques pour les familles métisses

Initiatives

Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l’exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l’enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l’enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l’enfance.

Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuMises à jour pour l’exercice financier 2024-2025vent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l’enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l’initiative par le truchement d’un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d’ententes de coordination, en plus d’offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l’enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l’autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.

Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l’opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l’élaboration d’un plan de travail collaboratif et l’identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu’elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.

Réponse à l’appel à la justice 17.16

L’initiative répond partiellement à l’appel à la justice 17.16 en affirmant le droit des peuples métis d’élaborer et de mettre en œuvre des lois sur les services à l’enfance et à la famille adaptées à leur culture. Dans le contexte de la Loi, les communautés métisses peuvent proposer et mettre en œuvre des cadres de compétence ancrés dans les valeurs culturelles et les structures familiales métisses. Le gouvernement fédéral appuie ce travail par l’entremise du financement des capacités, de discussions sur la coordination et d’accords de mise en œuvre des services.

Pour les familles, les enfants et les communautés métisses touchées par la crise des FFADA2E+, ces outils législatifs renforcent les réseaux de soins communautaires et réduisent les risques de discrimination systémique associés aux systèmes provinciaux de protection de l’enfance. Les services dirigés par les Métis favorisent la guérison, la réappropriation culturelle et la protection à long terme des enfants.

Répercussions principales
  • Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l’enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
  • Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s’attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l’enfance.
  • Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l’identité dans les décisions relatives aux soins.
  • Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l’égalité réelle et interdisent l’appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
  • Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement

Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :

  • Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
  • Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu’en 2026-2027)
  • Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu’en 2035)

Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l’enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.

17.17 : Fournir davantage de financement et de soutien aux agences de protection de l'enfance métisses

Initiatives

Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l’exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l’enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l’enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l’enfance.

Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l’enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l’initiative par le truchement d’un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d’ententes de coordination, en plus d’offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l’enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l’autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.

Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l’opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l’élaboration d’un plan de travail collaboratif et l’identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu’elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.

Réponse à l’appel à la justice 17.17

L’initiative répond partiellement à l’appel à la justice 17.17 en permettant aux communautés métisses d’exercer un contrôle sur les services à l’enfance et à la famille par l’élaboration, en vertu de la Loi, de leurs propres lois en la matière. Depuis janvier 2020, trois corps dirigeants métis ont entamé ce processus. Le financement et le soutien technique de SAC facilitent la mise en place d’approches métisses à l’égard du bien-être familial, de l’intervention précoce et de la continuité culturelle.

Les familles et les enfants touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de systèmes de soins dirigés par des Métis qui comprennent la dynamique unique de l’identité métisse, de la prise en charge par la parenté et des traumatismes et y répondent. Ces changements contribuent à créer des environnements plus sûrs et plus soutenants pour les enfants métis et à réduire les facteurs systémiques associés au retrait et à la violence.

Répercussions principales
  • Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l’enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
  • Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s’attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l’enfance.
  • Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l’identité dans les décisions relatives aux soins.
  • Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l’égalité réelle et interdisent l’appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
  • Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement

Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :

  • Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
  • Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu’en 2026-2027)
  • Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu’en 2035)

Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l’enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.

17.18 Fournir davantage de financement et de soutien aux agences de protection de l'enfance métisses

Initiatives

Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l’autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l’exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l’enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l’enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l’enfance.

Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l’enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l’initiative par le truchement d’un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d’ententes de coordination, en plus d’offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l’enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l’autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.

Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l’opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l’élaboration d’un plan de travail collaboratif et l’identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu’elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.

Réponse à l’appel à la justice 17.18

L’initiative répond partiellement à l’appel à la justice 17.18 en soutenant la création et la mise en œuvre de systèmes de services à l’enfance et à la famille adaptés à la culture des communautés métisses. La Loi crée un cadre en vertu duquel les corps dirigeants métis peuvent assumer l’entière responsabilité de la prestation de services, avec l’appui d’accords de coordination et d’arrangements fiscaux durables. Ces systèmes permettent aux communautés métisses de reprendre leur pouvoir sur le bien-être de leurs enfants et de leurs familles.

Les familles, les enfants et les communautés métisses touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de la possibilité d’accéder à des services fondés sur la sécurité culturelle, les soins communautaires et l’autonomisation en matière législative. Il s’agit d’un changement par rapport aux pratiques néfastes enracinées dans les systèmes coloniaux et d’un pas vers le rétablissement de la dignité et de l’autodétermination des peuples métis.

Répercussions principales
  • Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l’enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
  • Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s’attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l’enfance.
  • Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l’identité dans les décisions relatives aux soins.
  • Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l’égalité réelle et interdisent l’appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
  • Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement

Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :

  • Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu’en 2024-2025)
  • Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
  • Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu’en 2026-2027)
  • Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu’en 2035)

Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l’enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.

17.19 : Lutter contre le chômage et la pauvreté des Métis comme moyen de prévenir l’appréhension des enfants

Initiatives

Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux autochtones – Emploi et développement social Canada

Aperçu de l’initiative

Le Programme de formation pour les compétences et l’emploi destiné aux autochtones (PFCEA) aide les membres des Premières Nations, les Inuit, les Métis et les autochtones vivant en milieu urbain ou non affiliés à acquérir les compétences, la formation et le soutien dont ils ont besoin pour poursuivre et atteindre leurs objectifs de carrière à long terme. Lancé en 2019 à la suite d’un processus national de mobilisation des partenaires autochtones en 2016-2017, le PFCEA s’appuie sur les réussites de la Stratégie de formation pour les compétences et l’emploi des autochtones (SFCEA) et a été élaboré conjointement avec des partenaires afin de tenir compte des besoins uniques, des priorités et des aspirations des communautés autochtones de partout au Canada.

Ancré dans les principes de la réconciliation et inspiré des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, le PFCEA s’articule autour d’un modèle fondé sur les distinctions qui assure un financement et une prestation de programmes sur mesure pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis, tout en répondant aux besoins des autochtones vivant en milieu urbain et non affiliés au moyen d’un volet de services dédiés. Les organisations autochtones de prestation de services disposent d’une plus grande souplesse pour concevoir et offrir des services de formation et d’emploi adaptés à la culture et aux besoins de leurs communautés.

Le programme comprend des mesures de soutien complet et holistique, comme des services de garde d’enfants et de transport, qui aident les personnes, en particulier les femmes autochtones, à surmonter les obstacles à l’emploi et à réussir dans la voie qu’elles ont choisie. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un programme d’études, le PFCEA favorise également l’accès aux études postsecondaires lorsque celles-ci correspondent aux objectifs de perfectionnement des compétences et d’emploi d’une personne. Depuis son annonce, grâce au budget de 2018, le programme a bénéficié d’un investissement de 2 milliards de dollars sur cinq ans et 408,2 millions de dollars par an à la suite, et offre aux organisations des ententes de financement à long terme, d’une durée de 10 ans, pour promouvoir la stabilité et l’innovation.

À l’aide d’un réseau national de plus de 115 organisations autochtones de prestation de services qui exploitent plus de 650 points de service, le PFCEA veille à ce que les autochtones aient accès à une formation professionnelle et à des mesures de soutien à l’emploi à travers le pays. Ses objectifs à long terme sont de réduire l’écart de compétences entre les autochtones et les non-autochtones de 50 % et l’écart d’emploi de 25 % sur dix ans. En accordant une place centrale au leadership autochtone et aux priorités communautaires, le PFCEA vise à faire progresser la réconciliation économique et à aider les peuples autochtones à participer pleinement au marché du travail.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

En date de décembre 2024, l’incidence globale du programme sur l’ensemble des participants autochtones était la suivante :

  • Plus de 31 600 autochtones ont eu accès à de la formation, à des possibilités de perfectionnement des compétences et à des mesures de soutien complet comme les services de garde d’enfants et l’orientation professionnelle, le tout appuyé par le PFCEA.
    • Ce chiffre comprend 16 085 femmes autochtones, ce qui témoigne de l’importance accordée par le programme à la réduction des obstacles nuisant à la participation des femmes au marché du travail.
  • Plus de 11 800 personnes ont obtenu un emploi à la suite de leur participation aux programmes financés par le PFCEA.
    • De ce nombre, 5 443 étaient des femmes, ce qui démontre l’efficacité du programme à soutenir l’autonomisation économique et à promouvoir l’équité entre les sexes.
  • Plus de 4 800 personnes sont retournées à l’école pour se perfectionner ou poursuivre leurs études dans le cadre de leur cheminement professionnel.
    • Ce chiffre comprend 2 811 femmes, dont bon nombre ont eu accès à des programmes de rattrapage scolaire ou d’études postsecondaires offerts grâce au PFCEA.

En date de décembre 2024, l’incidence fondée sur les distinctions du programme pour les participants métis était la suivante :

  • Plus de 6 500 participants métis ont reçu une formation et des mesures d’aide à l’emploi adaptées aux priorités de leur communauté et aux besoins régionaux du marché du travail.
    • Parmi ces participants, 1 413 étaient des femmes, ce qui souligne l’importance de programmes accessibles et pertinents sur le plan culturel pour l’avancement des femmes Métisses.
  • Plus de 2 400 Métis ont obtenu un emploi à la suite de leur participation à un programme financé par le PFCEA.
    • Ce chiffre comprend 1 413 femmes, ce qui souligne les progrès importants réalisés pour combler les lacunes en matière d’emploi chez les femmes Métisses au Canada.
  • Plus de 2 200 personnes métisses sont retournées à l’école pour se perfectionner ou poursuivre leurs études.
    • 1 424 étaient des femmes, illustrant une forte adoption des soutiens éducatifs et un intérêt croissant pour les parcours de développement de carrière à long terme chez les femmes métisses.
Réponse à l’appel à la justice 17.19

Le PFCEA répond en partie à l’appel à la justice 17.19, car il appuie la promotion de la participation des Métis au marché du travail grâce au développement des compétences et au soutien à l’emploi. Le programme offre un financement à long terme fondé sur les distinctions aux organisations métisses de prestation de services, ce qui leur permet de concevoir, d’élaborer et d’offrir des programmes communautaires reposant sur les connaissances, la culture et les priorités économiques des Métis. Ces initiatives aident les Métis à acquérir les compétences et la formation nécessaires pour obtenir un emploi valorisant et progresser dans leurs études, tout en favorisant des approches inclusives qui répondent aux besoins particuliers des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ métisses. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient du PFCEA grâce à un financement soutenu fondé sur les distinctions qui permet aux organisations dirigées par des Métis de concevoir et d’offrir des services de formation et d’emploi adaptés à la culture. Ces services sont élaborés par et pour les Métis, ce qui fait en sorte qu’ils tiennent compte des valeurs, des priorités économiques et des réalités vécues par les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ métisses.

Répercussions principales
  • Réduit les obstacles pour les femmes et les personnes 2ELGBTQI+ métisses : Offre un soutien complet, comme des services de garde d’enfants, des services de santé mentale, du transport et du rattrapage scolaire. Contribue à éliminer les obstacles systémiques en permettant un accès plus sûr et plus équitable aux possibilités d’éducation, de guérison et d’emploi.
  • Favorise la guérison, la sécurité et la stabilité grâce à l’autonomisation économique : Rend possible l’accès à un emploi valorisant et aux études et favorise l’indépendance financière, ce qui est un facteur essentiel pour prévenir la violence, soutenir la guérison des traumatismes et promouvoir le bien-être à long terme des survivantes, des familles et des communautés métis.
  • Soutient l’autodétermination des Métis et les solutions communautaires : Finance les organisations autochtones pour qu’elles conçoivent et offrent des services adaptés à la culture. Respecte et favorise la prise en charge par les autochtones de l’emploi et des voies de guérison.
  • Améliore l’accès à l’éducation et au développement des compétences : Appuie le rattrapage scolaire et les cheminements postsecondaires. Permet aux participants d’acquérir de la confiance, de poursuivre des objectifs à long terme et d’asseoir leur rôle au sein des familles et des communautés.
  • Offre un investissement prévisible et à long terme dans les communautés autochtones : Offre des services stables, adaptés et novateurs en fournissant des ententes de financement sur dix ans fondées sur les distinctions.
Détails sur le financement

La création du PFCEA a été annoncée dans le budget de 2018 grâce à un investissement initial de 2 milliards de dollars sur cinq ans (2019-2024), en vue d’appuyer les services d’emploi et de formation axés sur les distinctions et dirigés par les autochtones. Le programme prévoit un financement annuel permanent et prévisible de 408,2 millions de dollars à compter de 2024.

Le financement est attribué en fonction des distinctions, ce qui assure un soutien adapté aux :

  • Premières Nations : 1,1 milliard de dollars sur cinq ans; 235,7 millions de dollars par année par la suite.
  • Inuit : 161,2 millions de dollars sur cinq ans; 32,6 millions de dollars par année par la suite.
  • Métis : 325 millions de dollars sur cinq ans; 67 millions de dollars par année par la suite.
  • autochtones vivant en milieu urbain ou non affiliés : 213,4 millions de dollars sur cinq ans; 45,2 millions de dollars par année par la suite.

Afin de combler les lacunes de longue date en matière de services, le PFCEA a également créé un volet dédié aux secteurs urbain et non affilié, qui soutient l’accès aux services d’emploi et de formation pour les peuples autochtones vivant hors territoire ou dans des centres urbains.

Le programme prévoit des ententes de financement sur dix ans (d’avril 2019 à mars 2029) pour accroître la souplesse des organisations autochtones de prestation de services, leur capacité de planification et les effets à long terme des services. Depuis le lancement du PFCEA, plus de 2 milliards de dollars ont été versés, dont un investissement ponctuel de 144,2 millions de dollars en 2021-2022 pour la reprise après la pandémie.

17.20 : Programmes de soutien et création d'espaces sécuritaires pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ métisses

Initiatives

Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour les autochtones – Société canadienne d’hypothèques et de logement

Aperçu de l’initiative

L’Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour les autochtones (Initiative) est un programme financé par le gouvernement fédéral dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence, dotée de 724,1 millions de dollars et annoncée dans l'Énoncé économique de l'automne 2020, cette initiative, administrée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), alloue 420 millions de dollars à la construction d'au moins 38 nouveaux refuges et 50 maisons de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques du Canada. Ces établissements offrent des logements et des services de soutien communautaires adaptés à la culture des femmes, des enfants et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence fondée sur le sexe.

Le financement opérationnel permanent de ces refuges est assuré par Services aux Autochtones Canada, permettant ainsi de garantir un soutien stable. Dans le cadre de l’Initiative, la priorité est donnée à l’autodétermination des autochtones pour la prestation de services et à la promotion de la sécurité, de la guérison et du soutien fondé sur la culture pour les personnes qui fuient la violence.

Réponse à l’appel à la justice 17.20

L’Initiative répond en partie à l’appel à la justice 17.20 puisqu’elle fournit des maisons d’hébergement et des logements de transition dirigés par des Métis et adaptés à leur culture, en veillant à ce que les services soient élaborés et fournis par des organisations et des communautés autochtones. Ces maisons d’hébergement intègrent les pratiques traditionnelles de guérison et la langue des Métis, ainsi que des modèles de soutien axés sur la communauté. Des investissements supplémentaires à long terme sont nécessaires pour garantir une accessibilité complète pour tous les peuples autochtones. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient d’un accès à des espaces sûrs et adaptés à leur culture, y compris des espaces sûrs sans obstacle pour les mères et les familles métisses dans le besoin.

Répercussions principales
  • Rôle décisionnel des Métis en matière de logement : Renforcement de l’implication décisionnelle des Métis dans les services d’hébergement et de logement.
  • Bonification des soutiens adaptés à la culture : Nombre accru de services de soutien adaptés à la culture et dirigés par la communauté.
    • Exemple : En 2024-2025, 3,48 millions de dollars ont été alloués au projet de logement de transition Miakoda mené par la Prince Albert Community Housing Society Inc. pour la construction de 8 logements de transition. Ces maisons de transition s’adressent aux femmes et aux personnes 2ELGBTQI+ métisses, ainsi qu’à leurs enfants, lorsqu’elles fuient la violence interpersonnelle.
  • Sécurité accrue des survivantes : Amélioration de la sécurité des survivantes métisses ayant vécu de la violence.
Détails sur le financement

Depuis 2021, 336,78 millions de dollars ont été engagés pour la construction de nouveaux refuges. Le financement de la construction a été géré par la SCHL et versé à des partenaires autochtones.

Au 31 décembre 2024, pour l'exercice 2024-2025, la SCHL avait financé 32 nouveaux projets par l'intermédiaire de l'ISTHI et fourni un financement de 161 706 675 $.

Programme de soutien au bien-être des familles et des survivantes et des survivants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées - Relations Couronne-autochtones et Affaires Nord Canada

Aperçu de l’initiative

Dirigé par Relations Couronne-autochtones et Affaires Nord Canada (RCAANC), le Programme de soutien au bien-être des familles et des survivantes et des survivants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées vise à fournir un financement aux organisations et aux communautés autochtones qui offrent de l’aide et des services pour faciliter le parcours de guérison de membres individuels de familles et de survivantes autochtones dont des proches sont portés disparus ou sont décédés en raison de la violence à l’égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones. Le Programme accorde la priorité aux approches adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes, et reconnaît les besoins particuliers des familles et des survivantes autochtones.

Ce programme offre un financement dédié aux projets dirigés par des Métis qui soutiennent les familles et les communautés métisses afin de garantir que les survivantes et les familles des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ métisses disparues et assassinées aient accès à des services culturellement spécifiques qui traitent des traumatismes, du deuil et de la perte grâce à des approches tenant compte des Métis.

Réponse à l’appel à la justice 17.20

Cette initiative répond à l’appel à la justice 17.20 en investissant dans des services dirigés par des Métis qui intègrent des services de guérison traditionnelle et des programmes de soutien familial adaptés à la culture qui abordent les dimensions émotionnelle, psychologique, physique et spirituelle du bien-être des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ métisses. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient de cette initiative puisqu’elles ont accès à des services de guérison propres aux Métis qui contribuent à renforcer leur identité culturelle et leur bien-être à long terme.

Répercussions principales
  • Initiatives de guérison dirigées par des Métis : Assure que les services sont conçus et fournis par les communautés métisses pour les Métis.
  • Services de soutien holistiques : Fournit aux victimes et aux familles métisses des soins et des conseils tenant compte des traumatismes, ainsi que des initiatives de guérison dirigées par la communauté. Soutient les programmes de santé émotionnelle, mentale, physique et spirituelle.
  • Aide équitable et accessible : Réduit les obstacles à l’accès aux services de guérison essentiels pour les victimes et les familles métisses.
  • Programmes communautaires durables : Fournit un financement à long terme pour soutenir les services de guérison dirigés par les Métis.
Détails sur le financement

Le Programme finance les organisations et les communautés autochtones aux termes d’un processus d’appel de propositions, assurant ainsi un financement équitable et durable des mesures de soutien et des services de guérison. Les montants du financement varient et sont attribués en fonction des besoins reconnus, de la portée du projet proposé et de la capacité du Programme. En 2024-2025, 2 300 424 $ ont été accordés aux bénéficiaires.

Stratégie globale de prévention de la violence – Programme pour la prévention de la violence familiale – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

La Stratégie globale de prévention de la violence – Programme pour la prévention de la violence familiale (PPVF) – est une initiative dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC) qui vise à soutenir les efforts menés par les autochtones et les communautés pour prévenir la violence familiale et intervenir en cas de violence, et ce, partout au Canada, en accordant la priorité aux services adaptés à la culture des Premières Nations, des Inuit, des Métis, des autochtones en milieu urbain et des communautés 2ELGBTQI+. Suite à un appel de propositions annuel, le programme finance une série de refuges d’urgence, de logements de transition (de deuxième étape) et d’activités de prévention de la violence afin d’assurer la sécurité et la guérison des personnes et des familles autochtones.

Le PPVF fournit un financement des activités essentielles aux refuges d’urgence et aux logements de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques, ce qui donne accès à des espaces sûrs aux femmes, aux enfants, aux familles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence. Ces refuges n’offrent pas seulement une protection immédiate, ils proposent aussi un soutien complet, notamment des services d’intervention en cas de crise; de la sensibilisation à la violence en milieu familial; des soins de santé mentale tenant compte des traumatismes; l’accès à des programmes de guérison fondés sur la culture, y compris le savoir traditionnel et la guérison par des activités axées sur le territoire.

Pour s’attaquer aux causes profondes de la violence, le PPVF :

  • finance diverses initiatives communautaires de prévention de la violence, y compris des campagnes de sensibilisation; des ateliers et programmes de formation; des groupes de soutien pour les survivantes et leurs familles; des initiatives d’éducation axées sur la prévention de la violence fondée sur le genre; des soutiens au renforcement des capacités des prestataires de services autochtones.
  • intègre les systèmes du savoir autochtone, les enseignements des Aînés et les pratiques culturelles dans sa prestation de services. Le programme soutient des initiatives qui associent des méthodes de guérison traditionnelles à des systèmes de soutien contemporains, afin d’offrir aux survivantes des soins holistiques qui respectent leur identité, leurs traditions et leur vécu.
  • finance la formation et le perfectionnement professionnel du personnel des refuges et des travailleurs de première ligne afin d’améliorer leur capacité à fournir des services adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes. Cela garantit que les services de soutien sont ancrés dans les modes de connaissance et d’être autochtones et qu’ils favorisent la guérison, la résilience et l’autonomisation au sein des communautés.
Réponse à l’appel à la justice 17.20

Le PPVF répond en partie à l’appel à la justice 17.20 en veillant à ce que les communautés autochtones, y compris les Métis, puissent avoir accès à des mesures de soutien et à des programmes de prévention de la violence adaptés à leur culture. Bien qu’un financement supplémentaire soit nécessaire pour élargir la portée des services, cette initiative renforce les approches menées par les Métis pour réduire la violence fondée sur les genres . Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient de ce programme puisqu’elles peuvent accéder à des services de prévention et d’intervention adaptés à la culture et dirigés par des Métis.

Répercussions principales
  • Programmes de prévention adaptés à la culture : Financement de programmes de prévention de la violence menés par des autochtones, notamment des initiatives menées par des Métis.
    • Exemple : En 2024-2025, le programme Mamawi Pimohtetan (qui signifie «  Marcher ensemble  » en cri) pour les hommes offre un environnement sûr et bienveillant où les hommes métis peuvent participer à des rassemblements adaptés à la culture, c’est à dire principalement des cercles de partage, tout en apprenant des mécanismes d’adaptation fondés sur les enseignements traditionnels métis.
  • Soutien aux familles et aux communautés métisses : Amélioration de l’accès aux services d’éducation, de sensibilisation et d’intervention en cas de crise.
    • Exemple : En 2024-2025, le projet de prévention de la violence dans les familles métisses se concentrera sur l’élaboration d’une série d’ateliers fondés sur des données probantes, axés sur les besoins et adaptés à la culture pour la prévention de la violence dans les communautés métisses.
  • Règle certains obstacles à la sécurité : Les maisons d’hébergement et les programmes financés par le PPVF offrent un soutien essentiel aux Métisses qui survivent à la violence, bien que l’accessibilité varie selon les régions.
Détails sur le financement

L'initiative est financée dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence, dotée de 724,1 millions de dollars. SAC a reçu 304,1 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2021-2022, dont 96,7 millions de dollars par la suite pour soutenir le fonctionnement de nouveaux refuges et maisons de transition, ainsi que pour financer des activités de prévention de la violence adaptées à la culture. Le Programme de prévention de la violence familiale a dépensé la totalité de son allocation de 96,7 millions de dollars en 2024-2025. Ce montant comprend 9,6 millions de dollars pour soutenir le fonctionnement des installations, 21,5 millions de dollars pour soutenir le développement de projets de refuges et 65,6 millions de dollars pour des programmes et services destinés aux autochtones confrontés à la violence fondée sur le genre.

Stratégie nationale sur le logement – Société canadienne d’hypothèques et de logement

Aperçu de l’initiative

Administrée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la Stratégie nationale sur le logement (SNL) est une initiative à long terme lancée en 2017, et bénéficiant d’un investissement de plus de 115 milliards de dollars, qui a pour objectif de veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à des logements sûrs, abordables et durables. Étant donné la crise du logement qui sévit dans les communautés autochtones et du Nord, la SNL privilégie les projets qui répondent directement aux besoins particuliers des peuples autochtones, des familles et des populations nordiques dans le cadre de divers programmes de financement, dont le Fonds pour le logement abordable, l’Initiative pour la création rapide de logements et Vers un chez-soi : la stratégie canadienne de lutte contre l’itinérance.

Une des composantes essentielles de la SNL est son approche fondée sur les distinctions, laquelle garantit que les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis disposent de solutions de logement adaptées à leur culture, à leur situation géographique et à leurs réalités sociales. En appuyant les initiatives de logement autodéterminées et dirigées par les autochtones, la Stratégie vise à réduire les crises du logement chroniques, la surpopulation, les logements insalubres et le manque de services essentiels, autant d’obstacles qui ont de tout temps contribué à la marginalisation des populations autochtones. La SNL finance de nouvelles constructions, des travaux de réparation et l’aménagement d’infrastructures, tout en contribuant aux mesures d’aide à l’accession à la propriété, aux subventions locatives et aux solutions en matière d’efficacité énergétique des logements.

La SNL adopte une approche sexospécifique et intersectionnelle qui tient compte des obstacles accrus auxquels les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones font face en raison d’inégalités systémiques. Les femmes et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones sont touchées de manière disproportionnée par l’itinérance, la précarité en matière de logement et la violence fondée sur le sexe. Par conséquent, la SNL finance des refuges, des logements de transition et des logements supervisés à long terme pour les personnes ayant survécu à des situations de violence familiale, à la traite d’êtres humains et à des mauvais traitements. Des programmes tels que la Stratégie globale de prévention de la violence et l’Initiative de maisons d’hébergement et de logement de transition pour les autochtones apportent un financement stable et à long terme pour des solutions de logement dirigées par les autochtones, garantissant ainsi des environnements sûrs sur le plan culturel pour les personnes fuyant la violence.

Pour les communautés métisses, la SNL reconnaît la nécessité de solutions de logement autonomes qui reflètent la culture, la gouvernance et les traditions métisses. Le financement est destiné à des services de logement spécifiques aux Métis, axés sur les femmes, les enfants et les personnes 2ELGBTQI+ confrontées à l'itinérance et à la violence.

Jusqu’à maintenant, en date de l’exercice financier 2024-2025, la Stratégie nationale sur le logement a consacré les sommes suivantes au logement autochtone et nordique :

  • 336,78 millions de dollars a été engagés dans le cadre de l’Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour les autochtones en vue de la construction de 37 refuges et de 34 nouveaux logements de transition pour les femmes, les enfants et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui fuient la violence fondée sur le sexe;
  • 138,1 millions de dollars dans le cadre du Fonds pour le logement abordable (précédemment appelé le Fonds national de co-investissement pour le logement);
    • 25 millions de dollars pour réparer 560 unités dans le parc de logements communautaires autochtones urbain existant;
    • 13,1 millions de dollars pour deux refuges d’urgence dans les territoires;
    • 100 millions de dollars pour soutenir la construction et la réparation de logements dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon;
  • 896 millions de dollars dans le cadre de Vers un chez-soi : la stratégie canadienne de lutte contre l’itinérance;
    • 686,05 millions de dollars dans le cadre du volet Itinérance chez les autochtones pour maintenir l’approche communautaire et continuer à répondre aux priorités locales;
    • 210,4 millions de dollars qui seront investis dans des priorités déterminées en collaboration avec les partenaires autochtones, 10 millions de dollars de ce financement ont été alloués aux communautés des territoires.

La SNL fournit également du financement exclusivement pour le logement autochtone et nordique dans le cadre d’ententes bilatéraux de la SNL avec les provinces et les territoires :

  • 200 millions de dollars sont alloués dans le cadre de l’Initiative fédérale de logement communautaire, exécutée par les provinces et les territoires au titre des accords bilatéraux de la SNL, pour soutenir 7 000 unités dans le parc de logements communautaires autochtones urbain existant afin qu’ils continuent d’être mis à la disposition des ménages à faible revenu;
  • 300 millions de dollars sont alloués par le biais d’un financement destiné aux territoires, dans le cadre de l’investissement conjoint fédéral-territorial de 606,6 millions de dollars exécuté par les territoires au titre des accords bilatéraux de la SNL.

Dans l’ensemble, la Stratégie nationale sur le logement joue un rôle essentiel dans la lutte contre la précarité en matière de logement chez les autochtones, en veillant à ce que les politiques et les programmes de logement respectent les droits et l’autodétermination des autochtones et proposent des solutions adaptées à leur culture. En intégrant des stratégies à long terme dirigées par les communautés, la SNL cherche à corriger les injustices historiques et systémiques, tout en contribuant à l’aménagement de logements sûrs, stables et résilients pour les peuples autochtones du Canada.

Réponse à l’appel à la justice 17.20

Cette initiative répond à l’appel à la justice 17.20 en veillant à ce que les communautés métisses bénéficient d’investissements ciblés en matière de logement qui tiennent compte de l’autodétermination et de la durabilité à long terme. La SNL contribue à l’aménagement de refuges, de logements de transition et de services de logement supervisé dirigés par des Métis, garantissant ainsi que les femmes et les familles métisses ont accès à des espaces de vie sûrs et adaptés à leur culture. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient d’un accès à des logements sûrs et adaptés à leurs réalités culturelles et sociales.

Répercussions principales
  • Investissements dans le logement propres aux Métis : Financement de refuges, de projets de logements de transition et de solutions communautaires en matière de logement dirigés par les Métis pour s’attaquer à l’itinérance et à la précarité en matière de logement.
  • Solutions de logement autogérées et dirigées par la communauté : Politiques autodéterminées par les Métis, y compris le soutien de l’auto-gouvernance métisse en matière d’initiatives sur le logement pour garantir des solutions de logement qui sont pertinentes sur le plan culturel, durables et à long terme.
  • Élargissement de l’accès à un logement sûr : Financement de nouvelles constructions de maisons, d’immeubles à logements multiples et de projets de logement menés par la communauté, ainsi que de travaux de mise à niveau et de réparation destinés à garantir que le parc de logements existant répond aux normes de sécurité, de durabilité et d’accessibilité.
  • Accroissement des refuges et des logements de transition : Engagement de 336,78 millions de dollars dans le cadre de l'initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour les autochtones en vue de la construction de 37 nouveaux refuges et 34 nouvelles maisons de transition pour les femmes, les familles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
  • Priorité accordée aux populations vulnérables : Logements sûrs et stables pour les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes qui risquent de se trouver en situation d’itinérance ou d’être victime de violence familiale ou de traite d’êtres humains.
  • Logement à long terme et sécurité économique : Investissements dans des logements de transition et de deuxième étape, l’aide à la location et les logements abordables pour les familles métisses à faible revenu.
  • Prévention de la séparation des familles et des interventions des services de protection de l’enfance : Programmes de logement qui apportent une stabilité aux familles métisses, réduisant ainsi le risque de prise en charge des enfants en raison de la pauvreté, de la surpopulation ou de conditions de vie dangereuses.
  • Solutions de logement inclusives pour les personnes 2ELGBTQI+ : Refuges tenant compte des réalités culturelles, logements abordables et défense des intérêts des personnes 2ELGBTQI+ faisant face à la précarité en matière de logement.

Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique – Société canadienne d’hypothèques et de logement

Aperçu de l’initiative

Dirigée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique vise à combler les lacunes en matière de logement et à s’attaquer aux grandes disparités dans les conditions de logement entre les ménages autochtones et non autochtones dans les communautés urbaines, rurales et nordiques. En tant que complément des approches existantes fondées sur les distinctions, cette stratégie veille à ce que les Premières Nations, les Inuit et les Métis vivant en milieux urbain, rural et nordique bénéficient de solutions de logement ciblées, pertinentes sur le plan culturel et dirigées par des autochtones.

Reconnaissant la nécessité des approches autodéterminées en matière de logement , la Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique prévoit un investissement de 4 milliards de dollars pour la création de la Stratégie nationale en matière de logement des autochtones, y compris un nouveau Centre national du logement autochtone dirigé par les autochtones et du financement direct aux partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis. En 2024-2025, un processus de demande de propositions a été lancé pour créer le Centre national, et la majorité des accords de financement avec les partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi qu’avec les Premières Nations autonomes et signataires d’un traité moderne ont été mis en place par Services aux Autochtones Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada.

La Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique s’inscrit dans le cadre d’efforts généraux déployés pour répondre aux besoins essentiels en matière de logement et promouvoir l’accès et la sécurité en matière de logement pour les populations autochtones qui vivent en milieux urbain, rural et nordique. Elle cherche à remédier à la marginalisation systémique des peuples autochtones en matière de logement, en veillant à ce que les solutions soient durables, adaptées à la culture et enracinées dans le leadership autochtone. Grâce à des partenariats judicieux, à des investissements à long terme et à une attention particulière portée à l’autodétermination autochtone, la stratégie représente une étape cruciale pour combler les lacunes en matière de logement et assurer des conditions de vie sûres, stables et empreintes de dignité aux personnes et aux familles autochtones au Canada.

Réponse à l’appel à la justice 17.20

Cette initiative répond à l’appel à la justice 17.20 en investissant 4 milliards de dollars dans la création d’une stratégie nationale du logement autochtone, y compris le Centre national du logement autochtone chargé de superviser les programmes de logement et les attributions de fonds. Le Centre national facilitera la création d’un éventail d’options en matière de logement et de refuges, dont des espaces sûrs libres d’accès pour les personnes ayant les plus grands besoins. L’initiative renforce le leadership autochtone en matière de fourniture de logement et les programmes sur le logement, en veillant à ce que les solutions reflètent les perspectives autochtones. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient de ce programme qui favorise des solutions de logement fondées sur la culture et améliore l’accès à des environnements de vie sûrs.

Répercussions principales
  • Amélioration de la sécurité en matière de logement et accès à un logement sûr : Financement direct qui permet la construction, la réparation et l’adaptation culturelle de refuges, de logements de transition et de logements permanents dirigées par des Métis.
  • Solutions de logement autodéterminées et dirigées par les Métis : Contrôle par les gouvernements et les organisations métisses de l’attribution des fonds, ce qui garantit que les solutions de logement tiennent compte des besoins culturels, géographiques et communautaires.
  • Services de logement holistiques et adaptés à la culture : Soutien à l’aménagement de logements qui intègrent les traditions, les langues et les modes de vie métis tout en assurant la coordination avec les services de santé mentale et les services sociaux.
  • Soutien aux populations vulnérables : Aide aux personnes métisses confrontées à l’itinérance, à l’insécurité alimentaire et à la violence en multipliant les options en matière de refuge et de logement.
  • Gouvernance et leadership autochtones en matière de logement : Centre national du logement autochtone, dirigé par des partenaires autochtones, lequel garantit des politiques autodéterminées et des efforts simplifiés en matière de logement.
  • Solutions durables et globales en matière de logement : Investissements qui contribuent à l’offre de logements stables et à long terme, avec une coordination améliorée et une surveillance métisse.
  • Coordination améliorée : Le Centre rationalisera les efforts en matière de logement dans les communautés métisses, en veillant à ce que les ressources parviennent à ceux qui en ont besoin.
Détails sur le financement

Le Budget de 2023 a affecté 4 milliards de dollars sur sept ans, à compter de 2024-2025, pour la mise en œuvre de la Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique et la création du Centre national du logement autochtone. Un processus de demande de propositions a été lancé en 2024 pour créer le Centre national. Les fonds accordés au titre de cette stratégie appuient la mise au point et la viabilité des services de logement dirigés par des autochtones, notamment des refuges et des maisons de transition, ainsi que des logements avec services de soutien et abordables pour les personnes qui en ont le plus besoin.

17.23 : Offrir des programmes et des services propres aux Métis relativement à l'amélioration de la santé et du bien-être

Initiatives

Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour les autochtones – Société canadienne d’hypothèques et de logement

Aperçu de l’initiative

L’Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour les autochtones (Initiative) est un programme financé par le gouvernement fédéral dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence, dotée de 724,1 millions de dollars et annoncée dans l'Énoncé économique de l'automne 2020, cette initiative, administrée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), alloue 420 millions de dollars à la construction d'au moins 38 nouveaux refuges et 50 maisons de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques du Canada. Ces établissements offrent des logements et des services de soutien communautaires adaptés à la culture des femmes, des enfants et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence fondée sur le sexe.

Le financement opérationnel permanent de ces refuges est assuré par Services aux Autochtones Canada, permettant ainsi de garantir un soutien stable. Dans le cadre de l’Initiative, la priorité est donnée à l’autodétermination des autochtones pour la prestation de services et à la promotion de la sécurité, de la guérison et du soutien fondé sur la culture pour les personnes qui fuient la violence.

Réponse à l’appel à la justice 17.23

L’Initiative répond en partie à l’appel à la justice 17.23 puisqu’elle permet de veiller à ce que les activités de prévention de la violence et les services de soutien adaptés à la culture soient menés par les Métis et dirigés par la communauté. Les maisons d’hébergement financées dans le cadre de cette initiative intègrent des connaissances traditionnelles, des pratiques de guérison et des modèles de gouvernance métis afin de fournir des soins holistiques. Des investissements supplémentaires sont nécessaires pour améliorer l’accessibilité et la durabilité. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient d’un accès à des espaces et à des services de soutien sûrs et adaptés à leur culture, qui peuvent favoriser les dimensions émotionnelles, mentales, physiques et spirituelles de leur bien-être.

Répercussions principales
  • Efforts de prévention de la violence dirigés par les Métis : Renforcement des efforts de prévention de la violence dirigés par les Métis.
  • Services de soutien adaptés à la culture : Un meilleur accès à des services de soutien complets et adaptés à la culture.
    • Exemple : En 2024-2025, 3,48 millions de dollars ont été alloués au projet de logement de transition Miakoda mené par la Prince Albert Community Housing Society Inc. pour la construction de 8 logements de transition. Ces maisons de transition s’adressent aux femmes et aux personnes 2ELGBTQI+ métisses, ainsi qu’à leurs enfants, lorsqu’elles fuient la violence interpersonnelle.
  • Sécurité et stabilité à long terme en matière de logement : Amélioration de la sécurité et de la stabilité à long terme en matière de logement pour les personnes métisses.
Détails sur le financement

Depuis 2021, 336,78 millions de dollars ont été engagés pour la construction de nouveaux refuges. Le financement de la construction a été géré par la SCHL et versé à des partenaires autochtones.

Au 31 décembre 2024, pour l'exercice 2024-2025, la SCHL avait financé 32 nouveaux projets par l'intermédiaire de l'ISTHI et fourni un financement de 161 706 675 $.

Investissement dans le logement des Métis – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Aperçu de l’initiative

Le Canada investit dans le logement des Métis depuis 2018 grâce à l'Initiative en matière de logement fondée sur les distinctions, gérée par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC). Les investissements se sont poursuivis dans le budget de 2022 avec l'Initiative accélérée en matière de logement fondée sur les distinctions, qui a donné lieu à un financement supplémentaire et à deux nouveaux bénéficiaires. Le budget de 2023 a introduit une initiative complémentaire axée sur les besoins en matière de logement des autochtones en milieu urbain, rural et nordique. Ces initiatives contribuent à des objectifs sociaux et économiques plus vastes, notamment la réduction de l'itinérance et le soutien à l'autodétermination des autochtones. Ces initiatives investissent dans des solutions de logement dirigées par les Métis qui soutiennent l'entretien et la réparation du parc immobilier existant, la construction de nouveaux logements de haute qualité adaptés aux conditions environnementales locales et, ultimement, la réalisation progressive du droit à un logement adéquat, tel que reconnu dans la Loi sur la stratégie nationale sur le logement.

Réponse à l’appel à la justice 17.23

L'investissement dans le logement des Métis de l'Initiative pour le logement fondé sur les distinctions répond à l'appel à la justice 17.23 en reconnaissant le lien fondamental entre logement et santé. En investissant dans des projets de logement dirigés par des Métis, l'initiative favorise un bien-être accru grâce à des milieux de vie sûrs et stables. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient de logements qui contribuent directement à leur santé physique et mentale, à leur sécurité et à leur stabilité.

Répercussions principales
  • Logements sûrs et adéquats : Accès accru à des logements sûrs et abordables pour les communautés métisses et réduction du stress et des risques pour la santé. Construction et rénovation de 1 865 nouveaux logements, répondant directement aux besoins urgents en matière de logement dans les communautés métisses.
  • Conditions de vie améliorées et saines : Efficacité énergétique et longévité accrues des logements existants. Rénovations de 6 524 logements terminées, créant des environnements de vie plus sains et plus sûrs.
  • Réduction de l’itinérance : Renforcement des solutions communautaires pour remédier aux disparités en matière de logement. Réduction de l’itinérance et du surpeuplement.
Soutenir l'autodétermination et les progrès menés par les autochtones

Des fonds ont été alloués pour soutenir des projets d'infrastructures essentiels et répondre aux besoins en logement des communautés, en investissant dans la construction et l'achat de nouveaux logements, la rénovation de logements existants et le loyer subventionné. Des exemples détaillés ne sont pas fournis dans ce rapport en raison de la nature autonome et communautaire de la mise en œuvre des projets. Cette approche est conforme au principe d'autodétermination, conférant aux structures de gouvernance métisses une autorité sur les processus décisionnels.

Détails sur le financement

Grâce à des investissements continus, les organismes métisses ont bénéficié d'investissements ciblés et distinctifs en matière de logement. Le budget de 2022 a élargi le financement à d'autres partenaires métis (p. ex., les établissements métis de l'Alberta et les Métis des Territoires du Nord-Ouest), et le budget de 2023 a inclus la Stratégie de logement pour les autochtones en milieu urbain, rural et nordique. En mars 2024, ces investissements financiers ont eu un impact direct sur des milliers de personnes et de familles métisses grâce à l'amélioration du logement et aux mesures de soutien économique.

Stratégie globale de prévention de la violence – Programme pour la prévention de la violence familiale – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l’initiative

La Stratégie globale de prévention de la violence – Programme pour la prévention de la violence familiale (PPVF) – est une initiative dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC) qui vise à soutenir les efforts menés par les autochtones et les communautés pour prévenir la violence familiale et intervenir en cas de violence, et ce, partout au Canada, en accordant la priorité aux services adaptés à la culture des Premières Nations, des Inuit, des Métis, des autochtones en milieu urbain et des communautés 2ELGBTQI+. Suite à un appel de propositions annuel, le programme finance une série de refuges d’urgence, de logements de transition (de deuxième étape) et d’activités de prévention de la violence afin d’assurer la sécurité et la guérison des personnes et des familles autochtones.

Le PPVF fournit un financement des activités essentielles aux refuges d’urgence et aux logements de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques, ce qui donne accès à des espaces sûrs aux femmes, aux enfants, aux familles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence. Ces refuges n’offrent pas seulement une protection immédiate, ils proposent aussi un soutien complet, notamment des services d’intervention en cas de crise; de la sensibilisation à la violence en milieu familial; des soins de santé mentale tenant compte des traumatismes; l’accès à des programmes de guérison fondés sur la culture, y compris le savoir traditionnel et la guérison par des activités axées sur le territoire.

Pour s’attaquer aux causes profondes de la violence, le PPVF :

  • finance diverses initiatives communautaires de prévention de la violence, y compris des campagnes de sensibilisation; des ateliers et programmes de formation; des groupes de soutien pour les survivantes et leurs familles; des initiatives d’éducation axées sur la prévention de la violence fondée sur le genre; des soutiens au renforcement des capacités des prestataires de services autochtones.
  • intègre les systèmes du savoir autochtone, les enseignements des Aînés et les pratiques culturelles dans sa prestation de services. Le programme soutient des initiatives qui associent des méthodes de guérison traditionnelles à des systèmes de soutien contemporains, afin d’offrir aux survivantes des soins holistiques qui respectent leur identité, leurs traditions et leur vécu.
  • finance la formation et le perfectionnement professionnel du personnel des refuges et des travailleurs de première ligne afin d’améliorer leur capacité à fournir des services adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes. Cela garantit que les services de soutien sont ancrés dans les modes de connaissance et d’être autochtones et qu’ils favorisent la guérison, la résilience et l’autonomisation au sein des communautés.
Réponse à l’appel à la justice 17.23

Le PPVF répond en partie à l’appel à la justice 17.23 puisqu’il fournit un financement pour des initiatives de guérison dirigées par les autochtones qui intègrent les connaissances traditionnelles et les approches communautaires. Bien que des ressources supplémentaires soient nécessaires pour élargir la portée de ces services, cette initiative renforce la formation de nouveaux liens avec la culture et la résilience des autochtones ayant survécues à la violence. Les familles, les survivantes et les communautés métisses tirent profit de ce programme grâce à un accès à des programmes de guérison basés sur leur culture qui favorisent le bien-être complet des personnes.

Répercussions principales
  • Guérison axée sur le territoire et enseignements traditionnels : Soutenir le savoir autochtone et le rétablissement des liens avec la culture, à titre de chemins menant à la guérison. Certaines maisons d’hébergement financées par le PPVF intègrent la guérison traditionnelle, l’accompagnement par les Aînés et les soins tenant compte des traumatismes, ce qui correspond aux soutiens adaptés à la culture métisse.
  • Services de soutien à la santé mentale qui tiennent compte des traumatismes : Accès à des services de relation-d’aide et à des programmes de bien-être qui préconisent la sécurité culturelle.
    • Exemple : En 2024-2025, le programme Mamawi Pimohtetan (qui signifie « Marcher ensemble » en cri) pour les hommes offre un environnement sûr et bienveillant où les hommes métis peuvent participer à des rassemblements adaptés à la culture, c’est à dire principalement des cercles de partage, tout en apprenant des mécanismes d’adaptation fondés sur les enseignements traditionnels métis.
  • Initiatives de prévention de la violence menées par les Métis : Le PPVF finance des programmes de prévention de la violence menés par des communautés autochtones, dont certains projets propres aux Métis.
    • Exemple : En 2024-2025, le projet de prévention de la violence dans les familles métisses se concentrera sur l’élaboration d’une série d’ateliers fondés sur des données probantes, axés sur les besoins et adaptés à la culture pour la prévention de la violence dans les communautés métisses.
Détails sur le financement

L'initiative est financée dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence, dotée de 724,1 millions de dollars. SAC a reçu 304,1 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2021-2022, dont 96,7 millions de dollars par la suite pour soutenir le fonctionnement de nouveaux refuges et maisons de transition, ainsi que pour financer des activités de prévention de la violence adaptées à la culture. Le Programme de prévention de la violence familiale a dépensé la totalité de son allocation de 96,7 millions de dollars en 2024-2025. Ce montant comprend 9,6 millions de dollars pour soutenir le fonctionnement des installations, 21,5 millions de dollars pour soutenir le développement de projets de refuges et 65,6 millions de dollars pour des programmes et services destinés aux autochtones confrontés à la violence fondée sur le genre.

Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique – Société canadienne d’hypothèques et de logement

Aperçu de l’initiative

Dirigée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique vise à combler les lacunes en matière de logement et à s’attaquer aux grandes disparités dans les conditions de logement entre les ménages autochtones et non autochtones dans les communautés urbaines, rurales et nordiques. En tant que complément des approches existantes fondées sur les distinctions, cette stratégie veille à ce que les Premières Nations, les Inuit et les Métis vivant en milieux urbain, rural et nordique bénéficient de solutions de logement ciblées, pertinentes sur le plan culturel et dirigées par des autochtones.

Reconnaissant la nécessité des approches autodéterminées en matière de logement , la Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique prévoit un investissement de 4 milliards de dollars pour la création de la Stratégie nationale en matière de logement des autochtones, y compris un nouveau Centre national du logement autochtone dirigé par les autochtones et du financement direct aux partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis. En 2024-2025, un processus de demande de propositions a été lancé pour créer le Centre national, et la majorité des accords de financement avec les partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi qu’avec les Premières Nations autonomes et signataires d’un traité moderne ont été mis en place par Services aux Autochtones Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada.

La Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique s’inscrit dans le cadre d’efforts généraux déployés pour répondre aux besoins essentiels en matière de logement et promouvoir l’accès et la sécurité en matière de logement pour les populations autochtones qui vivent en milieux urbain, rural et nordique. Elle cherche à remédier à la marginalisation systémique des peuples autochtones en matière de logement, en veillant à ce que les solutions soient durables, adaptées à la culture et enracinées dans le leadership autochtone. Grâce à des partenariats judicieux, à des investissements à long terme et à une attention particulière portée à l’autodétermination autochtone, la stratégie représente une étape cruciale pour combler les lacunes en matière de logement et assurer des conditions de vie sûres, stables et empreintes de dignité aux personnes et aux familles autochtones au Canada.

Réponse à l’appel à la justice 17.23

Cette initiative répond à l’appel à la justice 17.23 en investissant 4 milliards de dollars dans une stratégie nationale pour le logement des autochtones en milieu urbain, rural et nordique, y compris la prestation des programmes et des services par un nouveau Centre national du logement autochtone et dans le cadre d’accords directs avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Elle privilégie les solutions de logement, telles que les logements avec services de soutien, associés à des services et des mesures de soutien complets pour les personnes autochtones dans le besoin. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient de ce programme, lequel garantit l’accès à un logement stable associé à des services de soutien lié au logement qui favorisent le bien-être et la sécurité à long terme.

Répercussions principales
  • Amélioration de la sécurité en matière de logement et accès à un logement sûr : Financement direct qui permet la construction, la réparation et l’adaptation culturelle de refuges, de logements de transition et de logements permanents dirigées par des Métis.
  • Solutions de logement autodéterminées et dirigées par les Métis : Contrôle par les gouvernements et les organisations métisses de l’attribution des fonds, ce qui garantit que les solutions de logement tiennent compte des besoins culturels, géographiques et communautaires.
  • Services de logement holistiques et adaptés à la culture : Soutien à l’aménagement de logements qui intègrent les traditions, les langues et les modes de vie métis tout en assurant la coordination avec les services de santé mentale et les services sociaux.
  • Soutien aux populations vulnérables : Aide aux personnes métisses confrontées à l’itinérance, à l’insécurité alimentaire et à la violence en multipliant les options en matière de refuge et de logement.
  • Gouvernance et leadership autochtones en matière de logement : Centre national du logement autochtone, dirigé par des partenaires autochtones, lequel garantit des politiques autodéterminées et des efforts simplifiés en matière de logement.
  • Solutions durables et globales en matière de logement : Investissements qui contribuent à l’offre de logements stables
Détails sur le financement

Le Budget de 2023 a affecté 4 milliards de dollars sur sept ans, à compter de 2024-2025, pour la mise en œuvre de la Stratégie sur le logement des autochtones en milieux urbain, rural et nordique et la création du Centre national du logement autochtone. Un processus de demande de propositions a été lancé en 2024 pour créer le Centre national. Les fonds accordés au titre de cette stratégie appuient la mise au point et la viabilité des services de logement dirigés par des autochtones, notamment des refuges et des maisons de transition, ainsi que des logements avec services de soutien et abordables pour les personnes qui en ont le plus besoin.

17.24 : Financer et mettre en place des programmes et des initiatives dirigés par les Métis pour remédier au manque de connaissances sur le peuple et la culture métis au sein de la société canadienne

Initiatives

Apprentissage sur les réalités autochtones – École de la fonction publique du Canada

Aperçu de l’initiative

Le programme d’Apprentissage sur les réalités autochtones, dirigée par l’École de la fonction publique du Canada (EFPC), offre des ressources, des cours, des ateliers et des événements portant sur l’histoire, le patrimoine, les cultures, les droits et les perspectives des peuples autochtones au Canada, ainsi que sur leurs rapports variés et de longue date avec la Couronne. Le programme offre aux fonctionnaires fédéraux un ensemble croissant de ressources conçues pour améliorer la visibilité, la compréhension et l’appréciation du peuple métis, y compris son histoire, sa culture, sa gouvernance et ses réalités contemporaines. Elle explore également les responsabilités du gouvernement du Canada à l’égard des peuples métis.

Les deux principales activités d’apprentissage propres aux Métis dans le cadre de cette initiative sont les suivantes :

  • Les Métis au Canada : Cours de base sur la culture, l’histoire et la gouvernance des Métis, ainsi que sur l’évolution des relations de ce peuple avec le Canada. Pour l’exercice financier 2024-2025, l’EFPC a travaillé à la mise à jour du cours Métis au Canada en collaboration avec les Aînés métis pour assurer l’exactitude culturelle du contenu et pour tenir compte des valeurs autochtones et des questions contemporaines.
    • En 2024-2025, 1 079 apprenants ont suivi ce cours.
    • À ce jour, 31 578 fonctionnaires fédéraux ont suivi ce cours avec succès.
  • Établir des relations constructives avec les peuples autochtones : Il s’agit d’un cours axé sur le leadership, dirigé par un animateur, pour favoriser l’élaboration conjointe et la prise de décisions en partenariat.
    • En 2024-2025, 11 apprenants ont suivi ce cours.
    • À ce jour, 40 cadres fédéraux ont suivi ce cours avec succès.

Au cours de l’exercice financier 2024-2025, une série d’activités stratégiques ont été menées pour veiller à ce que toutes les initiatives s’appuient de manière significative sur les perspectives, les systèmes de connaissances et les priorités des autochtones. Des Aînés et des Gardiens du Savoir ont été mobilisés, et ils ont fourni une orientation culturelle essentielle, contribuant ainsi à garantir que le contenu du cours était exact, respectueux et conforme aux valeurs et aux traditions autochtones. Les séances de consultation avec les représentants autochtones, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la fonction publique, ont permis d’obtenir des informations et des orientations essentielles qui ont contribué à l’élaboration et à la mise au point de produits clés. En outre, les perspectives autochtones ont été systématiquement intégrées grâce à la collaboration avec des experts universitaires, des dirigeants communautaires et d’autres parties prenantes, ce qui permet de garantir que le contenu demeure à jour, est fondé sur la culture et tient compte des réalités autochtones. Ces efforts ont permis de faire progresser les travaux, de renforcer la pertinence et l’impact de ceux-ci et de répondre aux besoins des communautés autochtones.

Réponse à l’appel à la justice 17.24

Cette initiative répond en partie de l’appel à la justice 17.24 en favorisant une meilleure connaissance et une meilleure compréhension, au sein de la fonction publique fédérale, de l’identité, de l’histoire et de la gouvernance des Métis. En offrant des expériences d’apprentissage structurées et en faisant la promotion de contenu autochtone, le programme soutient l’appel de l’Enquête nationale visant à accroître la visibilité et la reconnaissance culturelle des Métis au Canada.

Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient de la façon dont ce programme travaille à restaurer, à récupérer et à revitaliser l’identité culturelle métisse et à sensibiliser les fonctionnaires fédéraux en la matière. Le programme fournit une formation qui tient compte de manière précise et respectueuse de l’histoire et des traditions métisses ainsi que des réalisations et des contributions positives des Métis au Canada.

Répercussions principales
  • Sensibilisation accrue des fonctionnaires : L’initiative améliore la connaissance qu’ont les fonctionnaires de la culture, de l’histoire et de la gouvernance des Métis.
  • Relations renforcées : Elle permet de développer la capacité des employés à avoir des interactions culturellement sûres et à mobiliser les personnes, les communautés et les organisations métisses de manière significative.
  • Élaboration de contenu par les Métis : Elle veille à ce que les documents s’appuient sur l’information fournie par les Aînés et les Gardiens du Savoir métis. En outre, elle offre des possibilités d’apprentissage reposant sur les perspectives et les réalités contemporaines des autochtones.
Détails sur le financement

Le financement pour le parcours d’apprentissage sur les réalités autochtones est assuré par une affectation budgétaire de l’EFPC.

17.25 : Financer des programmes et des initiatives qui favorisent un sentiment positif d'identité culturelle dans les communautés métisses

Initiatives

Initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone – Écoutez pour entendre nos voix – Bibliothèque et Archives Canada

Aperçu de l'initiative

Le programme Écoutez pour entendre nos voix, qui fait partie de l’initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone de Bibliothèque et Archives Canada, qui appuie les efforts menés par les autochtones pour préserver et revitaliser les langues et les cultures autochtones au moyen de la numérisation. Le programme offre du financement aux gouvernements et aux organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis pour la conversion de documents physiques (p. ex., documents papier, photographies, bandes audio) en fichiers numériques (p. ex., images numériques, fichiers texte ou formats audio/vidéo numériques) liés aux langues et aux cultures autochtones. Il soutient également les efforts de renforcement des capacités afin d'améliorer les compétences techniques transférables et les ressources pour la préservation numérique.

L’Initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone offre un soutien financier aux organisations métisses pour préserver, protéger et partager leur langue et leur patrimoine culturel grâce à des projets de numérisation.

Réponse à l’appel à la justice 17.25

L’initiative répond partiellement à l’appel à la justice 17.25 en accordant des fonds aux communautés métisses pour leur permettre de documenter et de numériser leurs langues et leur histoire. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient d’un accès accru à des ressources culturelles qui appuient l’apprentissage de la langue, la sensibilisation historique et le transfert intergénérationnel des connaissances.

Répercussions principales
  • Préservation de la culture métisse : Aide les organisations métisses à documenter et à sauvegarder leur histoire. Le financement est alloué aux organisations métisses pour des projets de numérisation qui cadrent avec les priorités communautaires en matière de préservation culturelle.
  • Revitalisation des langues : Finance des projets de numérisation axés sur la préservation de la langue métisse.
  • Connaissances contrôlées par la communauté : Permet aux communautés métisses de contrôler leurs travaux d’archivage historique.
  • Accès public élargi : Accroît la connaissance et la reconnaissance du patrimoine métis grâce à l’accessibilité numérique.
Détails sur le financement

Le budget de 2021 a prévu 14,9 millions de dollars sur quatre ans, dont 2 962 843 $ à Écoutez pour entendre nos voix. Bibliothèque et Archives Canada fournit du financement aux communautés autochtones pour de petits projets (jusqu’à concurrence de 24 999 $) et de grands projets (de 25 000 $ à 100 000 $).

17.26 : Nous demandons à tous les gouvernements de financer et d'appuyer des programmes culturels qui contribuent à revitaliser la pratique de la culture métisse, y compris l'intégration de l'histoire et des langues métisses dans les programmes scolaires primaires et secondaires, ainsi que des programmes et des initiatives pour aider les Métis à explorer leur identité et leur patrimoine familiaux et à reprendre contact avec la terre

Initiatives

Initiative de transformation de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones – Emploi et développement social Canada

Aperçu de l’initiative

Le Cadre de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones (AGJEA) a été conçue conjointement en réponse à l’appel de la Commission de vérité et réconciliation pour des programmes d’éducation de la petite enfance adaptés à la culture. Le gouvernement du Canada estime que tous les enfants canadiens méritent une chance réelle et équitable de réussir et reconnaît que l’apprentissage en bas âge joue un rôle essentiel dans l’identité culturelle et l’estime de soi d’un enfant. Le Cadre a été élaboré conjointement à l’occasion d’une vaste mobilisation nationale avec des partenaires et organismes autochtones, atteignant plus de 3 000 participants, ce qui a permis de définir une voie commune pour l’éducation de la petite enfance ancrée dans la culture pour les enfants de 0 à 6 ans. Afin de soutenir la mise en œuvre et de faire progresser les objectifs du Cadre, l’Initiative de transformation de l’AGJEA a été créée. Cette initiative, parallèlement au cadre AGJEA, garantit que les programmes dirigés par les autochtones et soutenus par le gouvernement fédéral intègrent les langues, les cultures et les traditions autochtones dans l’éducation préscolaire. Cette initiative renforce davantage la gouvernance autochtone, en veillant à ce que les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis puissent élaborer des programmes scolaires et des programmes linguistiques culturellement pertinents et adaptés à leurs besoins.

L'initiative AGJEA appuie le Cadre d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de la Nation métisse, qui garantit que les communautés métisses peuvent concevoir, dispenser et investir dans une éducation de la petite enfance qui reflète leur culture et leurs valeurs distinctes. Cette approche favorise un système d'apprentissage précoce autodéterminé et culturellement adapté aux enfants et aux familles métisses. Cette initiative permet aux communautés métisses de développer des services de garde de qualité, abordables et culturellement riches, garantissant que la langue michif et les traditions métisses demeurent au cœur de l'éducation de la petite enfance.

Réponse à l’appel à la justice 17.26

L’initiative répond à une partie de l’appel à la justice 17.26 en assurant un investissement à long terme dans l’éducation culturelle des Métis avec l’objectif de soutenir des programmes éducatifs de la petite enfance qui aident à revitaliser la pratique de la culture métisse. En finançant l’enseignement de la langue michif et des programmes scolaires propres aux Métis, l’initiative soutient la préservation de la langue et la revitalisation culturelle. Les familles, les survivantes et les communautés métis bénéficient du fait que les enfants métis ont droit à une éducation qui les relie à leurs racines culturelles et à leur identité.

Répercussions principales
  • Accès équitable à l’éducation : L’initiative fait en sorte que les enfants et les familles métis aient accès à une éducation préscolaire de qualité et adaptée à leur culture.
    • Exemple : Le gouvernement de la nation métisse de la Colombie-Britannique, utilisant des enveloppes de financement conjointes pour l’AGJEA et les distinctions provinciales de la Colombie-Britannique, a ouvert de nouveaux sites en 2024-2025, dont 24 nouvelles places sur un site à Mission, en Colombie-Britannique, et d’autres sites devraient ouvrir dans les mois à venir.
  • Intégration de la langue michif : Ce financement permet d’élargir les programmes d’immersion linguistique axés sur la langue michif dans les établissements de garde d’enfants.
  • Investissement dans les programmes éducatifs dirigés par les Métis : Cet investissement soutient une éducation axée sur la communauté et dirigée par des Métis, qui reflète les connaissances, la langue et les traditions propres à la communauté. Développer les programmes qui préservent et revitalisent la culture inuite, en particulier dans le cadre de l’éducation préscolaire.
    • Exemple : En 2024-2025, 366 093 $ ont été affectés à l’initiative Amélioration du programme d’aide préscolaire aux autochtones de Gift Lake de la Gift Lake Métis Settlement Association dans le cadre des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA. Ce projet soutiendra l’élaboration de nouveaux programmes d’apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones (AGJEA), y compris l’établissement de foyers de revitalisation linguistique, des possibilités pour les enfants de se mobiliser dans l’apprentissage des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), la création d’environnements d’apprentissage sensibles à la culture, et l’élargissement d’initiatives d’apprentissage basées sur la terre.
Détails sur le financement

L'initiative d'apprentissage et de garde des jeunes enfants (AGJEA) est soutenue par une structure de financement permanente et continue. Afin de renforcer les programmes et services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants destinés aux enfants et aux familles autochtones, le gouvernement du Canada a effectué des investissements dans le cadre du budget de 2017, de l'Énoncé économique de l'automne 2020 et du budget de 2021. Des investissements ont également été effectués dans le cadre de la relance d'urgence liée à la COVID-19 pour un financement d'un an (120 millions de dollars en 2020-2021).

La majorité des investissements fédéraux en AGJEA pour les autochtones sont logés dans des enveloppes de financement flexibles fondées sur les distinctions afin de permettre aux dirigeants autochtones à l'échelle nationale et régionale d'affecter des fonds à un nombre illimité de priorités.

En 2024-2025, le financement total pour chaque distinction comprend 446 millions de dollars pour les services de garde dirigés par les Premières Nations ; 56 millions de dollars pour les programmes d'apprentissage des jeunes enfants destinés aux Inuit ; et 189 millions de dollars pour les services de garde dirigés par la Nation métisse.

Le financement restant de l'AGJEA pour 2024-2025 n'est pas affecté aux enveloppes de financement fondées sur les distinctions. Au lieu de cela, 16 millions de dollars sont consacrés au Fonds des projets d'amélioration de la qualité, qui finance des projets favorisant l'innovation et l'amélioration de la qualité en apprentissage et en garde des jeunes enfants autochtones (AGJEA). De même, le financement provient également des trois volets de financement de l'AGJEA. En 2024-2025, 42 millions de dollars ont été consacrés au Programme d'aide préscolaire aux autochtones dans les réserves, 29 millions de dollars au Programme d'aide préscolaire aux autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques, et 55 millions de dollars à l'Initiative de garde d'enfants des Premières Nations et des Inuit. Un montant supplémentaire de 80 millions de dollars a également été affecté aux sites financés par l'AGJEA en 2024-2025 pour des réparations et des rénovations urgentes.

Ce montant s'ajoute à tout financement qui pourrait être alloué aux communautés autochtones pour l'AGJEA, dans le cadre d'ententes de financement avec les provinces et les territoires.

17.27 : Élaborer des programmes de justice réparatrice et de réadaptation propres aux besoins et aux réalités culturelles des Métis

Initiatives

Programme communautaire dirigé par les autochtones – Intégrité des programmes – Justice Canada

Aperçu de l’initiative

Le Programme de justice autochtone (PJA) de Justice Canada finance et soutient des programmes de justice communautaire dirigés par des autochtones dans tout le Canada, qui offrent des solutions de rechange aux processus de justice conventionnels et qui améliorent les services de justice dirigés par les autochtones, y compris la médiation en matière civile et familiale, la justice réparatrice et les programmes de réinsertion. Le PJA fournit un financement de base durable à plus de 211 programmes de justice communautaire dirigés par les autochtones, ce qui assure la disponibilité de programmes de prévention et de déjudiciarisation qui répondent aux besoins en matière de justice communautaire. Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones, tout en soutenant le développement de solutions de rechange aux processus de justice conventionnels qui reflètent les perspectives autochtones, et se concentrent sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice.

Le PJA est fondé sur trois volets de financement : le Fonds de la justice communautaire, le Fonds de renforcement des capacités et le Fonds d’engagement autochtone. Le budget 2021 a alloué 13,6 millions de dollars sur trois ans pour maintenir l’intégrité du programme et soutenir la formation des victimes tenant compte des traumatismes, et le budget 2024 a annoncé 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour renouveler le financement du budget 2021 pour l’intégrité du programme, y compris les soutiens au renforcement des capacités.

Réponse à l’appel à la justice 17.27

Le PJA répond à l’appel à la justice 17.27 en finançant les services de médiation pour les enfants et les familles de la Fédération des Métis du Manitoba, ce qui permet aux familles métisses qui cherchent à résoudre un conflit de bénéficier d’un service de médiation adapté à leur culture. Le PJA finance des programmes de justice communautaire dirigés par des autochtones, notamment des services de médiation pour les enfants et les familles.

Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient de services de justice dirigés par des Métis qui donnent la priorité à la guérison, à l’unité des familles et à la médiation adaptée à la culture.

Répercussions principales
  • Justice réparatrice : Les programmes intègrent des pratiques traditionnelles en matière de justice et de guérison. Ils mettent l’accent sur la justice réparatrice et la réinsertion, plutôt que sur des mesures punitives, et ils contribuent à réduire la récidive et à promouvoir la guérison de la communauté.
  • Sécurité culturelle : Les services intègrent les traditions, les perspectives et les valeurs métisses dans les activités du système de justice. Les programmes sont conçus et mis en œuvre par les communautés métisses. Des services juridiques adaptés à la culture favorisent la confiance de la communauté à leur égard.
  • Soutien des victimes : Grâce à la formation tenant compte des traumatismes, les programmes de justice apportent aux victimes un soutien adapté à leur culture.
  • Accent mis sur la sécurité des femmes et des personnes 2ELGBTQI+ métisses : Même si elles visent l’ensemble des membres des communautés métisses, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ métisses en offrant des solutions de rechange à l’incarcération et à la criminalisation systémique.
  • Services de médiation destinés aux Métis : Les programmes facilitent la médiation dans le contexte familial et communautaire. Les services de résolution des conflits améliorent l’accès à la justice pour les familles autochtones.
  • Soutien pour la résolution des conflits : La médiation permet d’éviter l’escalade juridique et favorise l’unité de la famille.
Détails sur le financement

Le budget de 2021 prévoyait 13,6 millions de dollars sur trois ans (2021-2024). Le budget de 2024 prévoyait 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour le Programme de justice autochtone, afin de renouveler le financement du budget de 2021 pour l'intégrité des programmes. En avril 2025, les investissements avaient soutenu 214 programmes au service de plus de 650 communautés.

17.28 : Fournir de meilleurs services de soutien adaptés aux victimes et aux familles métisses

Initiatives

Mesures de soutien et services pour les victimes et les survivantes autochtones d’actes criminels - Justice Canada

Aperçu de l’initiative

L’initiative Soutien aux victimes autochtones d’actes criminels (SVAAC) de Justice Canada a été lancée en 2024 pour fournir un financement à l’appui d’un large éventail d’activités dirigées conjointement par des autochtones visant à améliorer l’accès à la justice des membres des Premières nations, des Métis et des Inuit qui ont été victimes d’actes criminels et de violence.

La conception et la mise en œuvre de l'initiative SVAAC s'appuient sur le rapport final de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ( « appels à la justice », « Principes pour le changement » et « Les chemins de la violence ») et sur les domaines prioritaires définis dans le plan d'action national de lutte contre la violence à l'égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQIA+ (PAN), qui a été élaboré conjointement. L'initiative SVAAC vise à améliorer l'accès des autochtones victimes et survivants d'actes criminels à des services et soutiens dirigés par des autochtones, culturellement sûrs et centrés sur les survivantes, au niveau de la communauté. Elle soutient également les activités qui renforcent les partenariats entre les organismes autochtones, les organismes du secteur de la justice et tous les niveaux de gouvernement, afin d'identifier et de concevoir des actions, des pratiques et des initiatives au sein du système judiciaire (y compris la police, les tribunaux et les services d'aide aux victimes) pour réduire les préjudices subis par les victimes et les survivants autochtones lorsqu'ils sont en contact avec le système, tout en renforçant les droits des victimes.

L’initiative est une approche transformatrice et communautaire qui reconnaît la violence systémique à laquelle sont confrontés les peuples autochtones et qui s’efforce directement de combler les lacunes dans les services aux victimes et qui engage tous les niveaux de gouvernement à améliorer l’expérience du système judiciaire pour les victimes autochtones, tout en s’efforçant de réduire les préjudices et de créer des voies d’accès à la justice adaptées aux traumatismes et à la communauté.

Ancrée dans l’autodétermination des peuples autochtones, l’initiative repose sur une approche fondée sur la distinction et la décolonisation en accord avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Elle reconnaît les besoins particuliers des diverses communautés autochtones et soutient les projets conçus par et pour les peuples autochtones. Les projets sont élaborés et réalisés par des partenaires autochtones, avec le soutien financier modulable, les mesures de renforcement des capacités et les mécanismes de responsabilisation mis en place en collaboration avec les partenaires et respectant les compétences provinciales et territoriales en matière d'administration de la justice.

Mise à jour pour l’exercice financier 2024-2025
  • À la suite des commentaires formulés par un comité consultatif composé de défenseurs des Premières nations, de Métis et d'Inuit, de prestataires de services aux victimes, d'intervenants et de partenaires, Justice Canada a lancé l'initiative SVAAC en 2024-2025, par le biais d'un appel de propositions ouvert (AP).
  • À la suite de cet appel, 42 projets ont été approuvés pour un financement sur cinq ans à partir de 2025-2026.
Réponse à l’appel à la justice 17.28

Cette initiative donne suite à l’appel à la justice 17.28 : elle augmente les services et les soutiens conçus pour les victimes et les survivantes métis. Elle élargit la gamme de services aux victimes dirigés par les autochtones et adaptés aux perspectives et aux réalités des Métis. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones tirent parti d’un accès amélioré à la justice, à des services d’aide à la guérison et à des services de défense des droits adaptés aux besoins culturels des Métis.

Répercussions principales
  • Services de soutien destinés aux Métis : Améliore les services aux victimes et les soutiens qui reflètent l’identité culturelle et les expériences vécues des Métis.
  • Accès amélioré aux services de justice : Facilite l’accès à des services et à des soutiens destinés aux victimes, spécifiquement adaptés aux Métis et culturellement sécuritaires.
  • Stabilité du financement à long terme : Assure un investissement durable dans les programmes qui soutiennent et protègent les victimes et les survivants métis.
Détails sur le financement

Le budget 2023 a alloué 38,6 millions de dollars sur cinq ans (de 2023 à 2028), et 8millions de dollars en financement continu. Ces investissements témoignent de l’engagement du gouvernement fédéral à élargir et à renforcer les services d’aide aux victimes dirigés par les autochtones et à soutenir les partenariats visant à améliorer l’accès à la justice pour les victimes autochtones et les survivants d’actes criminels dans le cadres du système de justice pénales. Le financement fédéral continu permet aux organisations autochtones de maintenir leurs services d’aide aux victimes adaptés à la culture et axés sur la communauté. , et d'établir des partenariats avec d'autres acteurs du système judiciaire afin de mieux soutenir les victimes et les survivants. En 2024-2025, un peu plus de 3,5 millions de dollars ont été approuvés pour soutenir les approches dirigées par des autochtones afin d'aider les victimes et les survivants autochtones d'actes criminels.

Soutien communautaire et guérison pour les familles – Justice Canada

Aperçu de l’initiative

L'initiative Soutien communautaire et guérison pour les familles (SCHF), dirigée par Justice Canada, a été créée pour accroître l'accès à un soutien adapté à la culture et aux traumatismes pour les familles de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues ou assassinées. L'initiative finance les organismes communautaires et les gouvernements autochtones pour concevoir et mettre en œuvre des projets de guérison qui reflètent les besoins culturels, linguistiques et régionaux spécifiques des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

Grâce au SCGF, les familles et les survivants ont accès à un large éventail d'activités pour les aider à surmonter le deuil et le traumatisme de leur perte, notamment des cercles de guérison, des consultations avec des aînés, des activités de guérison axées sur le territoire, des réseaux de soutien familial, des cérémonies et des rassemblements communautaires. Ces services favorisent la guérison à long terme en s'attaquant également aux traumatismes intergénérationnels et à la marginalisation systémique qui contribuent à la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En mettant l'accent sur l'autodétermination autochtone, la sécurité culturelle et les approches de guérison holistiques, l'initiative renforce la capacité des communautés autochtones à diriger et à fournir leurs propres systèmes de soutien.

Réponse à l’appel à la justice 17.28

L'initiative SCGF répond à l'appel à la justice 17.28 en rendant disponible un financement de projet pour accroître l'accès aux services de guérison et de soutien qui offrent des espaces culturellement sûrs aux familles métisses pour accéder à des conseils en matière de deuil, à des pratiques de guérison traditionnelles et à des réseaux de soutien familial. Les familles, les survivantes et les communautés métisses bénéficient de ce programme en ayant un accès accru à des espaces culturels de guérison et à des réseaux de soutien culturellement adaptés qui aident les familles à surmonter le deuil, la perte et les traumatismes.

Répercussions principales
  • Services de soutien aux Métis adaptés à la culture : Les programmes intègrent les connaissances, les traditions et les pratiques de guérison axées sur la communauté des Métis.
    • Exemple : En 2024-2025, 149 569 $ ont été alloués aux projets de communautés sécuritaires (voies de rétablissement) de l'Association métisse de Prince Albert. Ces projets visent à créer des espaces sécuritaires pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones afin qu'elles puissent partager leur histoire et obtenir du soutien, et à offrir un soutien et des services holistiques par l'intermédiaire d'aînés et d'un conseiller familial/intervenant en sensibilisation. Le projet vise à sensibiliser davantage les gens aux disparitions et aux assassinats de femmes autochtones et aux conséquences de la victimisation sur les familles. Les voies de rétablissement impliquent une collaboration avec d'autres organisations autochtones, des organismes communautaires et des membres de la communauté afin de cerner les besoins et les lacunes en matière de services.
  • Accès accru à des mesures de soutien tenant compte des traumatismes : Les familles bénéficient de séances de consultation portant sur le deuil, de cercles de guérison et de rassemblements communautaires.
  • Programmes dirigés par les Métis : Les services sont fournis par des organisations métisses afin qu’ils reflètent les valeurs et les traditions de la culture métisse.
    • Exemple : En 2024-2025, 150 000 $ ont été alloués au projet de soutien aux familles métisses de la Manitoba Métis Federation pour créer un processus d’inscription permettant aux familles et aux citoyens métis de la rivière Rouge d’avoir accès aux ressources et aux services, et d’accroître les connaissances et la sensibilisation en matière de victimisation.
Détails sur le financement

Le budget 2023 a alloué 20 millions de dollars sur cinq ans, dont 4,15 millions par an, pour soutenir et étendre l'initiative. Ce financement a permis d'accroître le nombre de projets financés chaque année et, comme il est continu, des plans de travail et des activités pluriannuels peuvent être financés. En 2024-2025, 33 projets pluriannuels ont été approuvés à la suite de l'appel à propositions d'octobre 2023, pour un investissement total de plus de 22,2 millions de dollars sur cinq ans et de plus de 4,85 millions de dollars en 2024-2025.

Unités de liaison pour l’information à l’intention des familles – Justice Canada

Aperçu de l’initiative

Les Unités de liaison pour l’information à l’intention des familles (ULIF) de Justice Canada fournissent des services spécialisés et respectueux des traumatismes aux familles et aux proches des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, dans tout le Canada. Travaillant dans le cadre des services provinciaux et territoriaux d’aide aux victimes, les ULIF servent de centres d’information et de soutien à guichet unique.

Pour de nombreux membres de la famille, il a été difficile d'accéder à des informations sur leur proche en raison de divers obstacles interdépendants, systémiques et structurels. De nombreuses familles continuent de se poser des questions sur l'enquête policière, les décisions prises par les organismes gouvernementaux et les professionnels de la justice pénale concernant leur proche et ne savent peut-être pas vers qui se tourner pour obtenir des réponses ou ne sont pas satisfaites des réponses qu'elles ont reçues.

Les ULIF visent à garantir que les membres de la famille aient accès à toutes les informations disponibles qu’ils recherches au sujet de leurs proches, y compris les informations provenant des institutions du secteur de la justice – telles que la police, les poursuites, les coroners, la protection de l’enfance et les services correctionnels – tout en veillant à ce que les familles soient mises en relation avec des soutiens adaptés à la culture et des ressources communautaires pour les aider sur le chemin de la guérison.

La création et la mise en œuvre des ULIF ont été fondées sur les commentaires des membres des familles de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues ou assassinées. En 2015, lors des séances de consultation sur la conception de l’enquête nationale, des membres de familles de tout le Canada ont fait part de leurs préoccupations concernant les nombreux obstacles auxquels ils se heurtent pour obtenir des informations sur leurs proches disparus ou assassinés, et ont souligné la difficulté d'accéder à un soutien culturellement adapté pour les aider à faire face à leur deuil et à leur perte. Cette rétroaction a directement contribué à la création des ULIF, qui ont été lancés en 2016. Depuis, les ULIF continuent d’évoluer en fonction des besoins de la communauté et des engagements fédéraux. Ces unités reflètent une approche soutenue et pangouvernementale visant à remédier à l’héritage de la violence systémique et aux obstacles institutionnels auxquels sont confrontées les familles autochtones, en particulier en ce qui concerne les proches disparus et assassinés. Plus récemment, en 2023, le financement des ULIF a été augmenté et rendu permanent afin de permettre aux ULIF de soutenir les familles aussi longtemps que nécessaire, et son champ d'application a été élargi afin de permettre le soutien aux familles d'hommes et de garçons autochtones disparus et assassinés.

La collaboration en cours s’inscrit dans le cadre des relations existantes entre les gouvernements provinciaux et territoriaux et avec les organisations autochtones ainsi que dans la conception et la mise en œuvre des ULIF. Dans de nombreuses régions, des partenariats officiels ont été conclus avec des organismes dirigés par des autochtones afin d’offrir des activités des ULIF. De plus, un réseau national des ULIF est soutenu par Justice Canada afin de renforcer les capacités et d’assurer la cohérence entre les régions, de partager les bonnes pratiques et de créer un cadre pour le soutien et l'aide aux familles entre les différentes administrations.

Les ULIF visent à garantir que les familles des personnes autochtones disparues ou assassinées aient accès à tous les renseignements disponibles concernant le cas de leur proche disparus ou victimes d’homicide. Ils fournissent un soutien centré sur la famille, tenant compte des traumatismes subis et ancré dans la culture tout au long du processus de recherche d’information; à promouvoir la collaboration interorganismes et réduire les obstacles juridictionnels entre les secteurs et les ordres de gouvernement; et à combler les lacunes de longue date dans les services et veiller à ce que les besoins des membres des familles autochtone et des communautés autochtones soient pris en compte. Les ULIF partent du principe que recevoir des informations sur un proche disparu ou assassiné est un élément important du processus de guérison d'une famille, mais aussi un droit garanti par la Charte canadienne des droits des victimes.

Les principaux éléments du modèle de prestation sont les suivants :

  • Une prestation de services tenant compte des traumatismes et ancrée dans la culture, dirigée par des professionnels expérimentés travaillant en collaboration avec des organisations et des gardiens du savoir autochtones;
  • Le leadership politique de Justice Canada, y compris la création d’une ULIF fédérale virtuelle, d’un réseau national d’ULIF, la prestation de conseils techniques et le soutien à la coordination intergouvernementale;
  • Une gouvernance collaborative, où chaque jusridiction a conçu un modèle d’ULIF basé sur les besoins régionaux et la contribution des partenaires autochtones, tout en respectant les objectifs du programme national; et
  • Un financement continu afin de garantir que les ULIF soient disponibles aussi longtemps que les familles en ont besoin.

Un résultat clé est que les membres des familles à travers le Canada ont désormais accès à des informations précises sur la disparition ou le décès de leur proche. Grâce à de nouveaux partenariats et relations, les ULIF ont pu travailler aux côtés des membres des familles pour favoriser leur guérison et leur bien-être, et sensibiliser le public aux expériences vécues par les membres des familles au sein du système judiciaire et d'autres organismes.

Les équipes d’ULIF ont été mises en place dans chaque province et territoire. Bien que la plupart d’entre elles relèvent des services d’aide aux victimes des régions, certaines sont dirigées par les services chargés de l’égalité des sexes ou des relations avec les autochtones. Elles sont ainsi bien placés pour faciliter l’accès aux systèmes réglementés tels que la justice criminelle, la santé et les services sociaux. Cette structure permet à la fois d’assurer la cohérence et l’adaptabilité entre les secteurs de compétence, tout en favorisant la reddition de comptes par le biais d’exigences en matière de rapports et d’ententes de financement.

L’initiative des unités de liaison pour l’information à l’intention des familles reste un élément essentiel de la réponse du Canada à la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, et l’initiative continue d’évoluer, en veillant à ce que les familles aient accès à l’information, au soutien et aux services adaptés à la culture dont elles ont besoin, où qu’elles soient et aussi longtemps qu’elles en ont besoin.

Mises à jour pour l’exercice financier 2024-2025

Au cours de l’exercice financier 2024-2025, l'initiative a continué de s’appuyer sur le mandat élargi proposé dans le budget de 2023, notamment :

  • Amélioration du partage d'informations entre les juridictions afin d'éclairer la mise en place de nouveaux modèles et activités dans le cadre des ULIF ;
  • Augmentation du financement destiné à soutenir l'examen stratégique et la conception des ULIF dans chaque juridiction afin d'assurer la continuité des services, la formation et le prochain plan stratégique quinquennal ;
  • Réorganisation par certaines juridictions afin de garantir que le département ou le ministère provincial ou territorial approprié assure la mise en œuvre et le suivi des ULIF ; et
  • Approbation de nouveaux accords de financement pour la continuité des activités des ULIF dans chaque province et territoire pour la période 2025-2026 à 2029-2030.
Réponse à l’appel à la justice 17.28

L’initiative des ULIF répond à une partie de l’appel à la justice 17.28 en travaillant à la création et à l’expansion de services d’aide aux victimes adaptés aux Métis qui soutiennent les familles métisses dont les proches ont disparu ou ont été assassinés. L’appel à la justice 17.28 demande que les services d’aide aux victimes soient renforcés et adaptés à la culture et aux besoins uniques des familles métisses. Les ULIF renforcent leur capacité à offrir des services qui tiennent compte des besoins des Métis et à consolider les partenariats avec les organisations et les communautés métisses afin de mieux refléter leurs contextes culturels et régionaux particuliers. Les familles, les survivants et les communautés métisses bénéficient de ce programme en obtenant un meilleur accès à l’information et aux mesures de soutien qui reflètent leurs identités culturelles uniques, leurs expériences et leurs besoins en matière de guérison.

Répercussions principales
  • Services de soutien propres aux Métis : Bien que certains ULIF soient mis en œuvre en partenariats avec les Métis, les ULIF pancanadiens travaillent à l’élaboration de capacités leur permettant de répondre aux besoins particuliers des familles métisses qui doivent s’orienter dans le système judiciaire et de veiller à ce que ces familles reçoivent des services adaptés à leur culture et à leurs expériences et qui tiennent compte des traumatismes.
  • Coordination entre les secteurs de compétence : Les ULIF aident les familles métisses à surmonter les obstacles systémiques en coordonnant l’accès à l’information provenant de divers organismes, notamment les services de police, les tribunaux et les services d’aide aux victimes, dans tous les secteurs de compétence.
  • Rayonnement des services : Grâce à une augmentation du financement, les ULIF continuent d’améliorer leurs activités de sensibilisation et leurs programmes pour les familles métisses, en veillant à ce qu’elles aient accès à un soutien holistique et adapté à leur culture au cours de leur cheminement vers la guérison.
Détails sur le financement

Les ULIF sont financées par le biais du Fonds d’aide aux victimes de la Stratégie fédérale d’aide aux victimes, grâce à un engagement de 37,3 millions de dollars sur cinq ans établi en 2023 et de 7,5 millions de dollars par année par la suite. En 2024-2025, près de 6 millions de dollars ont été accordés aux provinces et aux territoires pour la mise en œuvre des ULIF.

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