2025-2026 Rapport sur les appels à la justice : 3.1 à 3.7 : Santé et bien-être

Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 3.1 à 3.7.

Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.

Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2026.

Sur cette page

3.1 : Veiller à ce que les droits à la santé et au bien-être des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones soient protégés

Initiatives

Charte pancanadienne des données sur la santé – Agence de la santé publique du Canada

Aperçu de l'initiative

La Charte pancanadienne des données sur la santé est un engagement fédéral, provincial et territorial (approuvé le 12 octobre 2023, sauf par le Québec) visant à s'arrimer à des principes communs sur la façon dont les renseignements sur la santé sont recueillis, communiqués, utilisés et déclarés partout au Canada. Elle s'inscrit dans le plan plus vaste Travailler ensemble pour améliorer les soins de santé pour les Canadiens et vise à orienter l'action collective en matière de normalisation, d'interopérabilité, de transparence et de partage protégé par des mesures de protection de la vie privée, afin que les personnes puissent accéder plus facilement à leurs propres renseignements sur la santé et que les systèmes puissent utiliser les données pour améliorer les soins et la prise de décisions en santé publique.

Bien que la Charte soit présentée dans le contexte des accords fédéraux sur la santé, elle est étroitement liée aux travaux de modernisation des données de santé publique de l'ASPC. L'ASPC présente la Charte, de même que le Plan d'action conjoint fédéral, provincial et territorial sur les données sur la santé et la santé numérique, comme un outil clé pour améliorer la disponibilité et la comparabilité des données de santé publique nécessaires à la préparation, à l'intervention et à la réduction des inégalités.

La Charte adopte une approche des données sur la santé centrée sur la personne et la population, et établit dix principes pour faire progresser les travaux pancanadiens, notamment :

  • une conception centrée sur la personne, afin que les données puissent suivre une personne d'un point de service à l'autre, tout en protégeant la vie privée conformément aux lois en vigueur
  • un développement et une surveillance inclusifs et culturellement intégrés, auxquels participent le public, les patients, les communautés et les partenaires
  • le soutien à la souveraineté des données des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi qu'aux cadres de gouvernance dirigés par les Autochtones
  • des normes communes pour la terminologie, la conception des données, l'intendance, l'interopérabilité, l'accès et la portabilité
  • la qualité, la sécurité et la protection de la vie privée afin de maximiser les avantages, de renforcer la confiance et de réduire les préjudices
  • la disponibilité rapide et l'accès significatif pour les personnes, les décideurs, les membres du personnel et les chercheurs
  • l'utilisation éthique pour améliorer les résultats, notamment les politiques, les programmes, les services, les statistiques et la recherche, y compris une orientation vers la science ouverte
  • l'innovation rendue possible par les partenariats et les pratiques exemplaires
  • la littératie en matière de données sur la santé pour le public, les décideurs, le personnel et les chercheurs
  • une gouvernance et une surveillance harmonisées dans les secteurs convenus afin de permettre une coordination pancanadienne

Concrètement, la Charte vise à créer une voie claire de collaboration fédérale, provinciale et territoriale afin que les données sur la santé soient plus interopérables et comparables entre les administrations, tout en demeurant sécurisées et protégées par des mesures de protection de la vie privée. Elle appuie ainsi une meilleure continuité des soins, des rapports plus clairs sur les résultats des systèmes de santé, ainsi qu'une surveillance de santé publique et une préparation aux urgences plus robustes. Il est important de souligner qu'elle énonce des engagements ambitieux en matière d'équité, de mobilisation du public et de souveraineté des données autochtones, et qu'elle positionne la gouvernance dirigée par les Autochtones comme une priorité dans le contexte pancanadien à venir.

Mise à jour pour l’exercice 2025-2026

La Charte pancanadienne des données sur la santé répond à l'appel à la justice 3.1 en fondant les pratiques pancanadiennes relatives aux données sur la santé sur une approche centrée sur la personne, axée sur l'équité et éclairée par les droits, notamment par des engagements envers des normes et des politiques communes qui facilitent l'accès des personnes à leurs propres renseignements sur la santé et leur partage sécuritaire entre les milieux de soins, avec des mesures de protection de la vie privée. La Charte positionne également les gouvernements pour travailler en étroite collaboration afin d'appuyer la souveraineté des données autochtones et la gouvernance des données de santé dirigée par les Autochtones, ce qui soutient la reconnaissance des droits et de l'autorité des peuples autochtones quant à la manière dont les données qui les concernent sont recueillies, gouvernées, consultées et utilisées. En améliorant la comparabilité, la rapidité et l'harmonisation de la gouvernance des données sur la santé, la Charte peut renforcer les données probantes nécessaires pour cerner les inégalités qui touchent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, et pour suivre si les changements systémiques produisent des résultats plus équitables au fil du temps.

Répercussions principales
  • Amélioration de la continuité des soins grâce à des données interopérables : Établit une orientation pancanadienne commune pour les normes et la portabilité des données, afin que les renseignements sur la santé puissent suivre les personnes d'un fournisseur ou d'une administration à l'autre. Cela favorise des expériences de soins plus cohérentes et réduit les obstacles administratifs lorsque les personnes déménagent ou cherchent des services dans différents milieux.
  • Renforcement de la protection de la vie privée, de la sécurité et de la confiance dans l'utilisation des données sur la santé : Renforce les attentes relatives au partage protégé, à la qualité et à la sécurité des données dans l'ensemble des administrations, ce qui contribue à réduire les risques d'utilisation abusive et à accroître la confiance du public dans le traitement responsable des renseignements personnels sur la santé.
  • Plus grande transparence et accès significatif pour les patients et les familles : Fait progresser des principes qui appuient l'accès rapide à ses propres renseignements sur la santé et des rapports publics plus clairs sur les résultats du système, ce qui renforce la participation des patients aux décisions relatives aux soins et aide les familles à mieux naviguer dans les services.
  • Données de santé publique plus rapides et comparables pour la préparation et l'intervention : Soutient les objectifs de modernisation des données de santé publique de l'ASPC en favorisant des approches cohérentes de collecte et de déclaration des données, ce qui renforce la surveillance, la préparation aux urgences et la capacité de cerner les menaces émergentes pour la santé et d'y répondre.
  • Meilleure identification et surveillance des inégalités, y compris pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones : Améliore les bases nécessaires aux données désagrégées et comparables ainsi qu'à une gouvernance coordonnée, ce qui permet de mesurer plus clairement les disparités et de suivre si les réformes font progresser des résultats équitables en matière de santé et de mieux-être au fil du temps.
  • Avancement de la souveraineté des données autochtones et de la gouvernance dirigée par les Autochtones : Affirme explicitement la souveraineté des données des Premières Nations, des Inuit et des Métis, et soutient les cadres de gouvernance dirigés par les Autochtones, renforçant ainsi l'autorité autochtone sur la gouvernance, l'accès et l'utilisation des données de santé concernant leurs peuples et leurs communautés.
  • Politique et amélioration des services plus éthiques et fondées sur des données probantes : Encourage l'utilisation éthique des données sur la santé afin d'améliorer les politiques, les programmes et les services, ce qui soutient une meilleure prise de décisions et une responsabilisation accrue grâce à des données probantes plus fiables.
  • Innovation et renforcement de la capacité du système : Favorise une gouvernance coordonnée, les pratiques exemplaires et la littératie en matière de données sur la santé, contribuant ainsi à renforcer la capacité du personnel et des institutions à utiliser efficacement les données sur la santé tout en soutenant une innovation responsable entre les administrations.

Co-développement d’une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Afin d'améliorer l'accès à des soins de santé de grande qualité et culturellement pertinents pour tous les peuples autochtones, Services aux Autochtones Canada (SAC) travaille en collaboration avec des organisations et gouvernements nationaux et régionaux des Premières Nations, des Inuit et des Métis, des partenaires autochtones qui apportent une perspective intersectionnelle, des partenaires fédéraux ainsi que les provinces et territoires afin de codévelopper une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions. Le co-développement d'une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions offre l'occasion d'établir des principes généraux comme fondement des services de santé fédéraux destinés aux peuples autochtones; d'appuyer la transformation de la prestation des services de santé en collaborant avec les organisations autochtones à l'élaboration, à la prestation et à l'amélioration des services afin d'accroître la prestation de services de santé dirigée par les Autochtones; et de continuer à faire progresser l'engagement du gouvernement du Canada envers la réconciliation et une relation renouvelée de nation à nation, entre les Inuit et la Couronne, et de gouvernement à gouvernement avec les peuples autochtones, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

SAC reste déterminé à travailler en collaboration avec ses partenaires pour améliorer l'accès des Premières Nations, des Inuit et des Métis à des services de santé de haute qualité et adaptés à leur culture. Les travaux sur la législation sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions sont actuellement suspendus en raison de changements plus vastes au sein du gouvernement fédéral et de la nécessité d'évaluer comment ils s'harmonisent avec le programme législatif de ce gouvernement. SAC continue de faire progresser les priorités en matière de santé des Autochtones grâce aux programmes existants, au financement et à d'autres initiatives ciblées.

Réponse à l’appel à la justice 3.1

Le co-développement d'une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions répond à l'appel à la justice 3.1 en créant des possibilités d'appuyer la transformation systémique de la santé des Autochtones par la reconnaissance et l'avancement des priorités autochtones en matière de santé et de mieux-être. L'initiative permet l'élaboration de politiques et/ou de mesures législatives fondées sur les distinctions qui placent les perspectives et la participation autochtones au centre de la conception et de la prestation des systèmes de santé. Grâce à l'engagement continu, l'initiative met de l'avant des solutions dirigées par les Autochtones en matière de santé et de mieux-être qui reflètent les réalités distinctes des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par les iniquités systémiques dans les soins de santé bénéficient de cette initiative grâce à l'élaboration d'options stratégiques et/ou législatives qui favorisent des systèmes de santé accessibles, ancrés dans la culture et dirigés par les communautés. En permettant aux peuples autochtones de définir et de diriger leurs propres priorités en matière de santé, l'initiative pourrait renforcer la responsabilisation, la transparence et les investissements à long terme dans le mieux-être des Autochtones.

Répercussions principales
  • Fait progresser l'autodétermination : Appuie le co-développement d'options stratégiques et/ou législatives fondées sur les distinctions
  • Appuie l'équité en santé : Travaille à le co-développement d'options stratégiques et/ou législatives culturellement pertinentes qui s'attaquent aux disparités systémiques en matière de santé
  • Place les voix diverses au centre : Assure la participation des femmes et des filles autochtones, des personnes 2ELGBTQI+ et d'autres partenaires avec une optique intersectionnelle au co-développement de politiques et/ou de mesures législatives
  • Améliore l'accès aux soins : Renforce les bases de systèmes de santé fondés sur les distinctions qui répondent aux besoins
  • Appuie la réforme à long terme : Établit un processus collaboratif pour un changement transformateur dans le co-développement de politiques et/ou de mesures législatives en matière de santé autochtone
Détails sur le financement

Un financement de 15,6 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, a été accordé pour soutenir la capacité en matière d'engagement, de politiques et d'expertise. Le financement de cette initiative a pris fin en 2022-2023. Aucun financement supplémentaire n’est prévu à l’heure actuelle.

Fonds pour la santé sexuelle et reproductive – Santé Canada

Aperçu de l'initiative

Le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive de Santé Canada appuie des projets communautaires visant à améliorer l'accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, en particulier pour les groupes mal desservis, notamment les femmes et les peuples autochtones, les personnes 2ELGBTQI+, les personnes racisées, les nouveaux arrivants et les jeunes. À ce jour, le Fonds a appuyé des initiatives fondées sur des données probantes, allant de la formation des fournisseurs de services à la sensibilisation du public à des enjeux liés à la santé sexuelle et reproductive, notamment l'amélioration de l'accès aux soins liés à l'avortement, à la planification familiale, aux lignes directrices de pratique clinique, ainsi qu'aux soins d'affirmation de genre et de fertilité.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive a fourni :

  • 403 602 $ (dont 221 652 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet de l'Association des pharmaciens du Canada visant à élaborer, à l'intention des pharmaciens, une trousse complète sur les soins de santé sexuelle et reproductive portant sur l'avortement, la contraception, la fertilité et des mesures de soutien plus larges pour les patients autochtones et Deux Esprits
    • Le projet sera mené en partenariat avec les Professionnels autochtones en pharmacie du Canada afin d'accroître l'accès à des soins culturellement appropriés, en veillant à ce que la trousse tienne compte des besoins particuliers des personnes autochtones en matière d'orientation dans le système de santé, y compris en lien avec le Programme des services de santé non assurés
    • Sous la direction d'un comité consultatif composé d'experts et de personnes ayant une expérience vécue, le projet réalisera des évaluations des besoins, mettra en œuvre des campagnes de sensibilisation et élaborera des ressources et du contenu multilingues, culturellement appropriés, sur la santé sexuelle et reproductive
  • 442 713 $ (dont 223 713 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet du Support Network for Indigenous Women and Women of Colour visant à améliorer l'accès à la santé sexuelle et reproductive pour les communautés noires, autochtones et racisées de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, en fournissant de l'information essentielle et culturellement pertinente pour soutenir une prise de décision éclairée
    • Les activités du projet, fondées sur des données probantes et guidées par un groupe de travail consultatif composé d'experts en la matière et de personnes ayant une expérience vécue, comprennent des formations, des ateliers, des cafés-causeries mensuels et des activités de sensibilisation communautaire
  • 171 854 $ (dont 85 002 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet du Northern Birthwork Collective (sous l'égide de la Makeway Charitable Society) visant à répondre aux difficultés rencontrées par les personnes cherchant à obtenir des services d'avortement dans les Territoires du Nord-Ouest, grâce à des accompagnantes à la naissance sur appel qui offrent un soutien complet lié à l'avortement et à l'orientation dans le système de santé. Le projet du Northern Birthwork Collective est conçu pour offrir un soutien global, notamment une aide financière supplémentaire pour les accompagnateurs médicaux, ainsi que des activités de sensibilisation et d'éducation communautaires
    • Les activités du projet sont guidées par un comité directeur composé de personnes ayant une expérience vécue, d'Aînés autochtones et d'accompagnantes à la naissance, afin que le projet demeure plus sécuritaire sur le plan culturel et ancré dans les valeurs et les traditions autochtones
  • 747 870 $ (dont 362 717 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet mené en partenariat par l'Association canadienne des centres de sciences, le Partenariat pour la recherche sur la santé des femmes et Ganawishkadawe – The Centre for Wise Practices in Indigenous Health, afin de réduire les obstacles à l'accès aux soins de santé sexuelle et reproductive chez les communautés autochtones, racisées et 2ELGBTQI+
    • Les activités du projet visent à améliorer la littératie numérique et à renforcer la confiance nécessaire pour s'orienter dans un environnement informationnel de plus en plus complexe
    • En collaboration avec ces communautés mal desservies et des experts en la matière, le projet créera conjointement de l'information et des ressources sur la santé sexuelle et reproductive et les diffusera au moyen de campagnes dans les médias sociaux et d'activités communautaires en personne
  • 728 305 $ (dont 224 094 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet de l'Association canadienne des sages-femmes (en partenariat avec le Conseil national autochtone des sages-femmes), qui vise l'équité en matière de santé reproductive pour toutes et tous
    • Le projet répond aux besoins des communautés mal desservies au Canada en élaborant de la formation professionnelle pour les sages-femmes, ainsi que des outils culturellement pertinents et des campagnes de sensibilisation du public afin d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les populations mal desservies, notamment les personnes immigrantes, les personnes racisées, les clients 2ELGBTQI+, ainsi que les femmes et les jeunes vivant dans les communautés rurales et éloignées
  • 966 884 $ (dont 327 758 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet d'Endometriosis Network Canada (en partenariat avec Moon Time Connections), dont l'objectif est de bâtir un meilleur avenir pour la prochaine génération de Canadiennes et de Canadiens vivant avec l'endométriose
    • Le projet soutient les jeunes au moyen de ressources accessibles, d'outils numériques et d'activités de sensibilisation élaborés et diffusés en étroite collaboration avec les jeunes, afin d'accroître la capacité des jeunes vivant avec l'endométriose à mieux s'orienter dans leur parcours d'accès aux soins
  • 860 078 $ (dont 257 909 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet de Fertility Matters Canada (en partenariat avec ParriagGroup) visant à améliorer l'accès aux soins de fertilité et à la procréation assistée pour les communautés autochtones et 2ELGBTQI+
    • Le projet appuie l'élaboration, la publication et la diffusion d'un outil en ligne qui aidera les personnes à comprendre l'information et les soins liés à la fertilité, et à s'y retrouver, au moyen d'une série de questions simples. Cet outil les aidera à se préparer aux discussions avec leur fournisseur de soins de santé et facilitera la prise de décision partagée
Réponse à l’appel à la justice 3.1

Le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive répond à l'appel à la justice 3.1 en finançant jusqu'à sept projets visant à élaborer des ressources d'information et d'éducation sur l'avortement, la contraception, l'endométriose, la fertilité et d'autres sujets liés à la santé sexuelle et reproductive pour les communautés autochtones, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que pour leurs fournisseurs de soins de santé, afin d'améliorer l'accès à de l'information et à des soins culturellement appropriés.

Répercussions principales
  • Améliore l'accès en temps opportun aux soins de santé sexuelle et reproductive pour les populations mal desservies : En finançant des projets communautaires, le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive réduit les obstacles pratiques aux soins, par exemple les mesures de soutien à l'orientation, les services de proximité et, le cas échéant, les soutiens liés aux déplacements. Il améliore ainsi l'accès à la contraception, à l'information et aux mesures de soutien liées à l'avortement, ainsi qu'à d'autres services pour les personnes confrontées à des obstacles systémiques, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones
  • Élargit l'accès à de l'information et à des services culturellement appropriés et centrés sur les Autochtones : Le financement de projets axés sur les Autochtones renforce l'accès à des ressources et à des mesures de soutien culturellement pertinentes en matière de santé sexuelle et reproductive. Ces ressources reflètent les priorités communautaires et les contextes fondés sur les distinctions, et soutiennent des parcours plus sécuritaires vers les soins pour les familles et les survivantes autochtones touchés par la crise des FFADA2E+
  • Renforce la capacité dirigée par les Autochtones et le contrôle communautaire dans la prestation des services de santé : En appuyant des projets dirigés par des Autochtones et des organisations tierces dirigées par des Autochtones, le Fonds accroît la capacité communautaire de concevoir conjointement et de mettre en œuvre des initiatives ancrées dans la gouvernance autochtone, les savoirs locaux et les besoins définis par les communautés, faisant ainsi progresser des approches de programmation en santé autodéterminées à plus long terme
  • Améliore les connaissances des fournisseurs et la qualité des services grâce à une éducation et à une formation ciblées : Les ressources et la formation destinées aux fournisseurs, y compris aux sages-femmes, aux pharmaciens et à d'autres fournisseurs de soins et de services, appuient des soins de santé sexuelle et reproductive plus uniformes, plus sécuritaires sur le plan culturel et inclusifs de genre, contribuant à réduire les préjudices liés à la stigmatisation, à la désinformation et aux expériences de services discriminatoires
  • Soutient les parcours de soins maternels et reproductifs pertinents pour les Inuit lorsque les projets s'y rattachent : Le Fonds appuie des projets qui renforcent l'accès aux services de sages-femmes, aux accompagnantes à la naissance et aux soutiens liés à la pharmacie, ce qui peut contribuer à améliorer l'accès pour les Inuit , en particulier lorsque les projets sont adaptés aux réalités des services dans les régions nordiques et éloignées et renforcent les options de soins culturellement appropriées
  • Place l'orientation des communautés 2ELGBTQI+ au cœur de l'amélioration de la sécurité culturelle et de la pertinence des programmes : En finançant des projets qui mobilisent les communautés 2ELGBTQI+ pour guider la conception et la mise en œuvre, le Fonds renforce les approches éclairées par les communautés dans un éventail de programmes de santé sexuelle et reproductive, y compris des initiatives qui s'attaquent à la désinformation et aux obstacles touchant à la fois les communautés 2ELGBTQI+ et autochtones
  • Améliore la base de données probantes pour un accès équitable à la santé sexuelle et reproductive : Les investissements du Fonds qui appuient la collecte de données et le développement des connaissances contribuent à cerner les lacunes dans les services et les approches communautaires efficaces, renforçant la reddition de comptes à l'égard des iniquités d'accès au fil du temps, notamment celles vécues par les communautés autochtones et 2ELGBTQI+
Détails sur le financement

Depuis sa création, le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive a reçu 81 millions de dollars en investissements fédéraux pour appuyer des projets communautaires. De 2025-2026 à 2027, il reçoit 10 millions de dollars supplémentaires par année. À compter de 2027-2028, il disposera de 20 millions de dollars par année de façon permanente. En 2025-2026, 12,6 millions de dollars ont été affectés au gouvernement du Québec et à 24 nouveaux projets financés. Jusqu'à 1,7 million de dollars est affecté à six projets qui contribuent aux appels à la justice fédéraux.

Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour les Autochtones – Société canadienne d’hypothèques et de logement

Aperçu de l'initiative

L'Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les Autochtones (IMHLTA) est un programme financé par le gouvernement fédéral dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence de 724,1 millions de dollars, annoncée dans l'Énoncé économique de l'automne 2020. L'IMHLTA est administrée conjointement par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) et Services aux Autochtones Canada (SAC). Des fonds de programme de 420 millions de dollars sont versés par la SCHL pour la construction d'au moins 38 nouvelles maisons d'hébergement et 50 logements de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques du Canada. Ces installations offrent des logements et des services de soutien culturellement appropriés et dirigés par les communautés aux femmes, aux enfants et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui fuient la violence fondée sur le genre. Les contributions de la SCHL à l'initiative se poursuivront en 2025-2026.

Le financement opérationnel continu de ces refuges est fourni par Services aux Autochtones Canada, ce qui assure un soutien durable à long terme. L'IMHLTA accorde la priorité à l'autodétermination autochtone dans la prestation des services et favorise la sécurité, la guérison et un soutien ancré dans la culture pour les personnes qui fuient la violence.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Au 31 mars 2026, 395,97 millions de dollars ont été engagés conditionnellement ou financièrement pour la construction de 38 nouvelles maisons d'hébergement et de 42 logements de transition.

  • Financement initial en immobilisations pour les projets : 398 millions de dollars, notamment :
    • 7,2 millions de dollars par établissement dans les territoires et l'Inuit Nunangat
    • 3,48 millions de dollars par établissement dans les provinces
  • 22 millions de dollars en financement administratif
Réponse à l’appel à la justice 3.1

L'IMHLTA répond à l'appel à la justice 3.1 en fournissant des logements d'urgence et de transition aux femmes, aux enfants et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones. L'accès à ces soutiens et services essentiels appuie leur santé et leur mieux-être.

Principales répercussions
  • Expansion du logement : Expansion des logements d'urgence et de transition pour les survivantes autochtones de violence fondée sur le genre, y compris des projets dirigés par les Autochtones
  • Renforcement des soutiens dirigés par les Autochtones : Renforcement des services aux victimes et des soutiens au logement dirigés par les Autochtones, y compris un meilleur accès à des logements sûrs et culturellement appropriés
  • Services de soutien culturellement pertinents : Accès accru à des services de soutien globaux, culturellement appropriés, tenant compte des traumatismes, dirigés par les communautés et destinés aux survivantes
  • Sécurité et stabilité accrues pour les survivantes : Sûreté et sécurité accrues pour les femmes et les familles autochtones qui fuient la violence, y compris des options à long terme
  • Solutions de logement durables : Soutien aux solutions de logement à long terme et aux services globaux
  • Leadership autochtone et renforcement des capacités : Renforcement du leadership autochtone en matière de prévention de la violence familiale et financement de la prévention de la violence dirigée par les communautés
  • Prévention de la violence dirigée par les Métis et leadership en matière de services de logement : Renforcement des efforts de prévention de la violence dirigés par les Métis et du leadership en matière de refuges et de services de logement
  • Expansion des soutiens culturellement appropriés : Expansion des soutiens culturellement appropriés et communautaires
Détails sur le financement

Depuis 2021, 395,97 millions de dollars ont été engagés pour la construction de nouvelles maisons d'hébergement, le financement de la construction étant géré par la SCHL et versé aux partenaires autochtones.

Au cours de l'exercice 2025 à 2026, la SCHL avait financé quatre nouveaux projets dans le cadre de l'IMHLTA et avait versé 16,7 millions de dollars en financement.

Instituts de recherche en santé du Canada

Aperçu de l'initiative

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), sous la direction de leur Institut de la santé des Autochtones (ISA), font progresser un programme national de recherche en santé autochtone et appuient des travaux de recherche novateurs visant à appuyer la santé, le bien-être, et les priorités autodéterminées des Premières Nations, des Inuit et des Métis (peuples autochtones) au Canada. Par leurs initiatives de recherche, les IRSC soutiennent la production de données probantes qui approfondissent la compréhension des nombreux facteurs qui façonnent la santé et le mieux-être des Premières Nations, des Inuit et des Métis, notamment :

  • la gouvernance
  • le territoire
  • la langue
  • la culture
  • les forces communautaires,
  • les conditions sociales et structurelles qui influent sur la santé.

Les IRSC offrent du financement aux chercheurs qui s'efforcent de répondre à des questions importantes pour améliorer la santé, renforcer les systèmes de santé et améliorer les résultats en matière de santé au Canada et à l'échelle mondiale. Les étudiants autochtones sont encouragés à poursuivre des carrières en recherche en santé afin d'apporter des perspectives autochtones et de travailler aux côtés des communautés autochtones pour améliorer la santé des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Lorsque des chercheurs non autochtones participent aux travaux, les IRSC appuient l'alignement, la mobilisation et les partenariats significatifs avec les communautés, afin d'aider a assurer que la recherche soit menée avec respect et reflète les priorités communautaires.

Les possibilités de financement et les partenariats dirigés par les IRSC contribuent à renforcer la capacité de recherche dirigée par les Autochtones et à soutenir des approches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones et l'autodétermination. Ces efforts répondent aux obstacles systémiques relevés par l'Enquête en favorisant une participation équitable et fondée sur les distinctions à la recherche en santé. Les IRSC contribuent aussi à faire progresser les appels à la justice liés à l'inclusion des personnes 2ELGBTQI+ dans la recherche, tout en offrant des possibilités de renforcer cet axe par du financement ciblé et de la mobilisation futurs.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Au cours de l'exercice 2025-2026, les IRSC, par l'intermédiaire de l'Institut de la santé des peuples autochtones et en collaboration avec des partenaires de l'ensemble des IRSC, ont continué de soutenir la recherche en santé dirigée par les Autochtones, fondée sur les communautés et les distinctions. Voici quelques exemples notables :

  • L'Institut de la santé des Autochtones des IRSC a terminé 18 mois de mobilisation nationale pour éclairer ses orientations stratégiques, réunissant des partenaires, des communautés, des chercheurs, des stagiaires et des organisations autochtones afin de déterminer les priorités et les possibilités de recherche en santé autochtone.
    • Cet engagement permet de s'assurer que la recherche soutenue par l'Institut de la santé des peuples autochtones reflète les priorités définies par les Autochtones, y compris celles liées à la sécurité, au bien-être, à la guérison et aux soins adaptés à la culture.
  • Soutien aux cohortes de l'Initiative sur les trajectoires de vie en santé chez les Autochtones, en faisant progresser la recherche dirigée par les Autochtones axée sur la santé et le bien-être tout au long de la vie, y compris au début de la vie, dans les familles et dans les générations futures.
Réponse à l’appel à la justice 3.1

Les IRSC répondent à l'appel à la justice 3.1 en faisant progresser la recherche en santé dirigée par les Autochtones et fondée sur les distinctions, qui appuie les droits des peuples autochtones à une santé et à un mieux-être équitables et renforce les approches culturellement sûres dans les systèmes et services de santé. Les IRSC appuient des possibilités de financement, des partenariats et le renforcement des capacités en recherche qui priorisent l'autodétermination autochtone en recherche, renforcent la gouvernance et le leadership autochtones dans la production de connaissances en santé et favorisent des approches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones. En renforçant les approches en matière de politiques, de financement et d'évaluation qui respectent les droits des Autochtones, les IRSC contribuent à réduire les obstacles systémiques à une participation équitable à la recherche en santé et soutiennent l'utilisation de données probantes ancrées dans les façons autochtones de savoir et de faire. Les IRSC, en partenariat avec Femmes et Égalité des genres Canada (FEGC), dirigent également l'Initiative nationale de recherche sur la santé des femmes (INRSF) qui fait progresser un programme de recherche coordonné sur des domaines sous-étudiés et hautement prioritaires de la santé des femmes. L'INRSF favorise l'application d'une perspective intersectionnelle afin que la recherche reflète la diversité des femmes au Canada et que les nouvelles données probantes améliorent les soins et les résultats de santé des femmes et des personnes 2ELGBTQI+ tout au long de la vie. Plusieurs projets financés dans le cadre de l'INRSF visent à produire et à mobiliser des données probantes pour améliorer la santé des femmes et des filles autochtones, ainsi que des personnes 2ELGBTQI+, notamment l'Inuit Perinatal Health Hub, qui vise à améliorer les résultats de santé au Nunavut grâce à la co-développement de ressources en santé périnatale conçues avec et pour les femmes inuites.

Répercussions principales
  • Leadership autochtone en recherche en santé : Dirige un programme national de recherche sur la santé et le mieux-être autochtones et soutient des recherches novatrices pouvant améliorer la santé et le mieux-être des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
  • Renforcement de l'autodétermination autochtone en recherche : Fait progresser l'autodétermination autochtone en recherche en santé. Soutient la gouvernance et le leadership autochtones dans la production de connaissances en santé au moyen de possibilités de financement, de partenariats et d'approches de gouvernance de la recherche.
  • Capacité de recherche autochtone et parcours professionnels accrus : Soutient la formation et le mentorat des chercheurs autochtones et des praticiens de la santé. Cela comprend des partenariats avec les Environnements réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones, des établissements postsecondaires et des organisations autochtones.
  • Données probantes culturellement sûres et communautaires en santé : Finance des recherches ancrées dans les systèmes de savoirs autochtones et les priorités définies par les communautés. Ces recherches peuvent éclairer des services de santé culturellement sûrs et communautaires. Elles peuvent aussi améliorer la réactivité des systèmes de santé.
  • Approches de guérison tenant compte des traumatismes et culturellement ancrées : Soutient la recherche dirigée par les Autochtones sur la guérison intergénérationnelle et collective. Fait progresser des parcours de guérison et de mieux-être culturellement ancrés, notamment l'élaboration et l'utilisation d'indicateurs de mieux-être définis par les communautés. Soutient l'Initiative nationale de recherche sur la santé des femmes, qui vise à améliorer la santé des femmes et des filles autochtones, ainsi que des personnes 2ELGBTQI+.
  • Capacité et infrastructure de recherche inuites fondées sur les distinctions : Soutient la capacité et l'infrastructure de recherche dirigées par les Inuit dans l'Inuit Nunangat grâce au renforcement des relations et à des partenariats avec des organisations inuites. Renforce les conditions nécessaires aux priorités de recherche définies par les Inuit, y compris le soutien continu au Réseau de recherche inuit à mesure qu'il chemine vers l'autodétermination en matière de recherche interdisciplinaire et de renforcement des capacités.
  • Recherche inclusive et données probantes améliorées sur les réalités de santé des personnes 2ELGBTQI+ : Renforce le potentiel d'une représentation plus exacte et de meilleures données probantes sur les réalités de santé des personnes autochtones 2ELGBTQI+, afin d'éclairer des services et des soutiens culturellement sûrs. Les IRSC le font au moyen d'approches inclusives et communautaires, lorsque les projets priorisent l'inclusion des personnes 2ELGBTQI+.

Initiative de transformation de l’apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones – Emploi et Développement social Canada

Aperçu de l'initiative

Le Cadre d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones (AGJEA) a été coélaboré en réponse à l'appel de la Commission de vérité et réconciliation en faveur d'une éducation de la petite enfance adaptée à la culture. Le gouvernement du Canada estime que tous les enfants au Canada méritent une chance réelle et équitable de réussir et reconnaît que l'apprentissage des jeunes enfants joue un rôle essentiel dans l'identité culturelle et le sentiment de valeur d'un enfant. Le cadre a été coélaboré au moyen d'une vaste mobilisation nationale auprès de partenaires et d'organisations autochtones, qui a rejoint plus de 3 000 participants et a établi une voie commune pour une éducation de la petite enfance enracinée dans la culture pour les enfants âgés de 0 à six ans. Afin de soutenir la mise en œuvre du cadre et de faire progresser ses objectifs, l'Initiative de transformation de l'AGJEA a été créée. Cette initiative, de concert avec le Cadre d'AGJEA, veille à ce que les programmes dirigés par les Autochtones et soutenus par le gouvernement fédéral intègrent les langues, les cultures et les traditions autochtones dans l'éducation de la petite enfance. Elle renforce également la gouvernance dirigée par les Autochtones, en veillant à ce que les communautés des Premières Nations, inuites et métisses puissent élaborer des programmes d'études et des programmes linguistiques culturellement pertinents et adaptés à leurs besoins.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Tout au long de l'exercice 2025-2026, des progrès significatifs ont été réalisés par les partenaires autochtones et le Secrétariat de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones afin de veiller à ce que tous les enfants autochtones aient accès à des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de grande qualité et culturellement forts. Les investissements fédéraux dans l'apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones ont continué d'être versés aux partenaires autochtones selon une approche fondée sur les distinctions, guidée par environ 60 tables nationales et régionales de partenariat en matière d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones ou par des ententes bilatérales. Ce modèle fondé sur les partenariats aide les dirigeants autochtones aux niveaux national et régional à orienter les allocations de financement vers un large éventail de priorités définies par les communautés. En 2025-2026, les investissements ont soutenu la gouvernance et le renforcement des capacités, l'amélioration des programmes et des services, les réparations et rénovations d'infrastructure (petits et grands projets d'immobilisations), ainsi que le renforcement continu des programmes existants, notamment les programmes d'aide préscolaire aux Autochtones et l'Initiative de services de garde pour les Premières Nations et les Inuit. Les partenaires autochtones ont également fait progresser le développement de la main-d'œuvre en investissant dans l'élaboration de grilles salariales, la formation ciblée et les partenariats avec des collèges et des établissements de formation afin de recruter, de former et de maintenir en poste des éducatrices et éducateurs autochtones de la petite enfance.

En plus des progrès réalisés grâce au financement de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones fondé sur les distinctions, des organisations autochtones ont également mené des travaux significatifs appuyés par les investissements du fonds des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.

Les faits saillants comprennent :

  • 649 187 $ ont été alloués au projet 2-Spirit Children and Caregiver Knowledge Sharing Project de 2-Spirited Peoples of the First Nations, dans le cadre du financement des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.
    • Ce projet vise à élaborer un guide de ressources spécialisé et à offrir une formation culturellement adaptée aux enfants Deux Esprits et à leurs proches aidants. Ancrés dans les enseignements des communautés des Premières Nations, inuites et métisses, ces ressources et séances de formation veilleront à ce que les fournisseurs de soins offrent un soutien culturellement approprié et inclusif aux enfants Deux Esprits et à leurs proches aidants.
  • 546 940 $ ont été alloués au projet Enriching Métis Early Learners and Creating Métis-Specific Early Learning Tools de Les Femmes Michif Otipemisiwak, dans le cadre du financement des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.
    • Il vise à élaborer des outils et des ressources de grande qualité, culturellement pertinents et accessibles pour les jeunes apprenants métis et le personnel de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones.
  • 635 421 $ ont été alloués au projet Improving Early Learning and Child Care Quality for Indigenous Children with Disabilities in Nunavut de la Nunavummi Disabilities Makinnasuaqtiit Society, dans le cadre du financement des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.
    • Ce projet appuie les efforts visant à cerner les possibilités et les lacunes existantes pour les enfants en situation de handicap; à faire participer activement les familles à la conception d'un système de garde inclusif; à élaborer des programmes d'études et de la formation culturellement pertinents sur les programmes inclusifs; et à mettre en œuvre un cadre d'assurance de la qualité et d'évaluation pour veiller à ce que les programmes répondent efficacement aux besoins particuliers des enfants en situation de handicap au Nunavut.
  • 354 149 $ ont été alloués à l'initiative Gift Lake Aboriginal Head Start Improvement Initiative de la Gift Lake Métis Settlement Association, dans le cadre du financement des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.
    • Ce projet appuiera l'élaboration de nouveaux programmes d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones, y compris la mise sur pied de nids linguistiques, des occasions pour les enfants de participer à des activités d'apprentissage en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques, la création d'environnements d'apprentissage culturellement sensibles et l'expansion des initiatives d'apprentissage axé sur le territoire.
Réponse à l’appel à la justice 3.1

L'Initiative de transformation de l'AGJEA répond en partie à l'appel à la justice 3.1 en renforçant les programmes d'apprentissage et de garde des jeunes enfants dirigés par les Autochtones et soutenus par le gouvernement fédéral qui offrent des soutiens holistiques et culturellement ancrés aux enfants et aux familles autochtones. Ces programmes intègrent les langues, les cultures et les traditions autochtones dans les environnements d'apprentissage des jeunes enfants, veillant à ce que les enfants aient accès à une éducation qui affirme leur culture dès leurs premières années. L'initiative améliore aussi l'accès aux ressources communautaires, notamment en matière de santé, d'éducation, de services sociaux et de garde d'enfants, qui favorisent des liens communautaires solides et le bien-être global. Grâce à ces investissements, les enfants autochtones bénéficient d'une meilleure préparation scolaire, d'une identité culturelle renforcée et d'une amélioration de leur santé et de leur bien-être, de la petite enfance à l'âge adulte.

Répercussions principales
  • Accès équitable à l'éducation :
    • Veille à ce que les enfants et les familles autochtones aient accès à une éducation préscolaire de grande qualité et culturellement appropriée.
    • Les investissements ciblés reposent sur la reconnaissance des obstacles auxquels les communautés inuites sont confrontées en matière d'accès à l'éducation, notamment l'isolement géographique, le manque de ressources et le besoin de programmes d'études culturellement pertinents
  • Investissement dans des programmes éducatifs dirigés par les Autochtones : Soutient une éducation dirigée par les Autochtones et axée sur les communautés qui reflète les connaissances, les langues et les traditions propres aux communautés
  • Intégration de la langue inuktut : Accroît les programmes d'immersion linguistique dirigés par les Inuit dans les milieux de garde
  • Investissement dans des programmes éducatifs dirigés par les Inuit : Soutient une éducation dirigée par les Inuit et axée sur les communautés qui reflète les connaissances, la langue et les traditions inuites, et accroît les programmes qui préservent et revitalisent la culture inuite, particulièrement dans les milieux d'apprentissage des jeunes enfants
  • Intégration de la langue michif : Accroît les programmes d'immersion linguistique dirigés par les Métis dans les milieux de garde
  • Investissement dans des programmes éducatifs dirigés par les Métis : Soutient une éducation dirigée par les Métis et axée sur les communautés qui reflète les connaissances, la langue et les traditions métisses, et accroît les programmes qui préservent et revitalisent la culture métisse, particulièrement dans les milieux d'apprentissage des jeunes enfants
Détails sur le financement

L'initiative d'AGJEA repose sur une structure de financement permanente et continue.

En 2025-2026, le financement total de l'AGJEA pour chaque distinction comprend 574,4 millions de dollars pour les services de garde dirigés par les Premières Nations; 57,8 millions de dollars pour les programmes d'apprentissage des jeunes enfants propres aux Inuits; et 194,4 millions de dollars pour les services de garde dirigés par la Nation métisse.

Le reste du financement de l'AGJEA pour 2025-2026 n'est pas consacré au financement fondé sur les distinctions. Ainsi, 16 millions de dollars sont consacrés au fonds des projets d'amélioration de la qualité, qui finance des projets favorisant l'innovation et l'amélioration de la qualité dans l'AGJEA. De même, le financement est également offert par l'intermédiaire des trois volets de financement des programmes existants de l'AGJEA. En 2025-2026, 42 millions de dollars ont été consacrés au Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les réserves, 29 millions de dollars au Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques, et 55 millions de dollars à l'Initiative de services de garde pour les Premières Nations et les Inuits. Les trois premières années de financement des réparations et rénovations ont été administrées par le gouvernement fédéral aux sites existants; à compter de 2025-2026, le financement des réparations et rénovations est dirigé par les distinctions et intégré aux enveloppes propres à chaque distinction. Cela s'ajoute à tout financement pouvant être alloué aux communautés autochtones pour l'AGJEA au moyen d'ententes de financement avec les provinces et les territoires.

Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones – Justice Canada

Aperçu de l'initiative

La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Loi sur la Déclaration des Nations Unies) affirme l'application de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Déclaration des Nations Unies) en droit canadien. Adoptée le 21 juin 2021, la Loi sur la Déclaration des Nations Unies exige du gouvernement du Canada qu'il :

  • veille à ce que les lois fédérales soient compatibles avec la Déclaration des Nations Unies (article 5)
  • élabore et mette en œuvre un plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies pour atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies (article 6)
  • présente chaque année au Parlement un rapport sur les progrès réalisés (article 7)

Ces obligations doivent être remplies en consultation et en coopération avec les peuples autochtones. La Déclaration des Nations Unies affirme les droits individuels et collectifs des peuples autochtones, y compris les droits à l'autodétermination, à la langue, à la culture, à l'égalité et au contrôle des terres et des ressources.

Publié en juin 2023, le Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies reflète l'engagement du Canada à prendre des mesures précises pour atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies. Le Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies est pour une période de cinq ans, de 2023 à 2028, et sera révisée en consultation et en coopération avec les peuples autochtones afin d'assurer des progrès continus dans la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

La participation des partenaires autochtones, par le biais de consultations et de la coopération sur la mise en œuvre du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, se poursuit, notamment par le biais d'environ 197 réunions dirigées par le ministère de la Justice tenues entre avril 2025 et mars 2026, avec des partenaires autochtones. Le ministère de la Justice a également soutenu la création du Comité consultatif sur le plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies (CCAP), qui a commencé ses travaux au printemps 2025. Le Comité fournira une expertise et des conseils précieux au fur et à mesure que le ministre mettra en œuvre les mesures des priorités communes du Plan d'action, en consultation et en coopération avec les peuples autochtones et d'autres ministres fédéraux. Il pourrait s'agir, entre autres, de conseils sur les mesures relatives à la participation des Autochtones à la prise de décisions, au consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause, et aux mécanismes de surveillance et de responsabilisation. L'APAC est un organisme indépendant dirigé par des Autochtones et composé de 10 experts issus de diverses origines et expériences des Premières Nations, des Inuits et des Métis, y compris des partenaires des traités historiques et modernes. Le Comité reflète des perspectives distinctes façonnées par les cultures, les langues, les traditions et les expériences autochtones, y compris les Autochtones vivant en milieu urbain, la diversité régionale et la diversité de genre. Cette création est une étape importante dans la mise en œuvre de la mesure 22 du chapitre sur les priorités partagées du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.

Conformément à l'article 7 de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, le rapport annuel 2025-2026 sur la mise en œuvre sera préparé d'ici le 30 juin 2026 et déposé au Parlement par la suite. Le rapport annuel 2025-2026, ainsi que les rapports annuels précédents, peuvent être consultés sur le site Web du ministère de la Justice Canada lorsqu'il sera disponible : Rapports d’étape annuels sur la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. L'engagement continu est axé sur le soutien de la mise en œuvre du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, le suivi des progrès et la garantie de possibilités de renouvellement périodique et d'élaboration conjointe de nouvelles priorités.

Réponse à l’appel à la justice 3.1

La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones donne suite à l'appel à la justice 3.1 en établissant un cadre législatif visant à appuyer la mise en œuvre pleine et effective des droits des peuples autochtones en droit canadien, conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones exige que le gouvernement du Canada, en consultation et en coopération avec les peuples autochtones, prenne toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que les lois fédérales soient compatibles avec la Déclaration. Elle exige également la coélaboration d'un plan d'action national de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones qui détermine des mesures concrètes pour atteindre les objectifs de la Déclaration et qui établit des exigences de rapport annuel afin de favoriser la transparence et la responsabilisation. Ce cadre reflète un engagement à transformer la relation entre la Couronne et les peuples autochtones en intégrant les principes de gouvernance partagée, de reconnaissance juridique des droits inhérents et de création conjointe de solutions. La mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones contribue aux changements structurels et législatifs nécessaires pour s'attaquer aux causes profondes de l'inégalité systémique, du colonialisme et de la discrimination, et s'harmonise avec les engagements plus larges du gouvernement fédéral en matière de réconciliation et de justice.

La mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones appuie des processus dirigés par les Autochtones qui font progresser des solutions culturellement ancrées et fondées sur les distinctions dans des domaines comme la sécurité, la justice, la guérison et la gouvernance. Le financement ciblé pour le renforcement des capacités permet également aux organisations de femmes autochtones, aux groupes 2ELGBTQI+ et à d'autres partenaires communautaires de participer à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Ensemble, ces mesures contribuent à une transformation institutionnelle à long terme et renforcent les droits des peuples autochtones de participer pleinement et équitablement à la conception des lois, des politiques et des systèmes qui touchent leur vie.

Répercussions principales
  • Réduit les obstacles systémiques : appuie l'examen et la modification des lois canadiennes au fil du temps afin de les harmoniser avec les droits des Autochtones et de réduire les obstacles législatifs et stratégiques enracinés dans le colonialisme
  • Centre les droits et les priorités des Autochtones : affirme le droit des peuples autochtones à l'autodétermination et un leadership dans l'élaboration et la mise en œuvre du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
  • Soutient l'inclusion fondée sur le genre et l'identité : fournit du financement de renforcement des capacités aux organisations de femmes autochtones, aux jeunes, aux Aînés, aux personnes 2ELGBTQI+ et aux organisations autochtones urbaines afin qu'ils participent à la mise en œuvre
  • Fait progresser la transformation juridique et stratégique : amorce de vastes changements juridiques et stratégiques par la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies dans l'ensemble des ministères et organismes fédéraux
  • Prévoit des mécanismes de responsabilisation : exige des rapports annuels au Parlement et appuie la transparence et le suivi des progrès au moyen d'indicateurs et de la mobilisation
Détails sur le financement

Le gouvernement a investi 26 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021, afin de permettre aux partenaires autochtones de participer à l'élaboration du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. Un autre investissement de 37 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2023-2024, appuie la consultation et la coopération, avec 4 millions de dollars par année en financement permanent, afin de soutenir la participation des partenaires autochtones à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.

Programme urbain pour les peuples autochtones – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme urbain pour les peuples autochtones (PUPA) de Services aux Autochtones Canada (SAC) a été créé en 2017 et vise à aider les Premières Nations inscrites et non inscrites, les Inuit et les Métis qui vivent dans des centres urbains ou qui y font la transition. Du financement est également offert aux organisations qui desservent des régions rurales et nordiques agissant comme pôles pour les personnes vivant dans des réserves ou dans de plus petites collectivités nordiques. Aujourd'hui, le PUPA finance plus de 120 organisations autochtones partout au Canada, y compris des centres d'amitié, des organisations métisses et des fournisseurs de services inuit, afin d'offrir des services dans les centres urbains. Pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones en milieu urbain, dont beaucoup sont exposées à des risques accrus de pauvreté, d'itinérance, de violence et d'exclusion, le PUPA donne accès à des soutiens au logement culturellement sécuritaires, à des services d'approche, à des services de transition et à des programmes de lutte contre le racisme.

Le PUPA compte six volets de financement :

  • Capacité organisationnelle : Financement de base pour les coûts de fonctionnement quotidiens des organisations autochtones qui offrent des programmes et services aux peuples autochtones en milieu urbain (par exemple, dotation, loyer, services publics)
  • Programmes et services : Financement de projets dans six domaines prioritaires (femmes; populations vulnérables; jeunes; services de transition et navigateurs; sensibilisation et conscience culturelle; soutiens au mieux-être communautaire comme les plans de logement, la lutte contre le racisme et la préparation à l'emploi)
  • Logement : Financement de projets de logement autochtones (achats, nouvelles constructions, réparations, rénovations) pour des organisations autochtones de logement et de prestation de services en milieux urbain, rural et nordique
  • Coalitions : Soutien aux coalitions locales afin d'harmoniser les gouvernements et les intervenants pour cerner les priorités, coordonner la prestation et élaborer des plans locaux
  • Recherche et innovation : Financement destiné aux universitaires, chercheuses et chercheurs et organisations afin de produire des données probantes sur les réalités autochtones en milieu urbain, de cerner les pratiques exemplaires et de mettre à l'essai des approches novatrices aux défis systémiques
  • Infrastructure : Financement visant à améliorer les installations (capacité, sécurité, sûreté et accessibilité) afin que les organisations autochtones de services en milieux urbain et rural puissent offrir de nouveaux programmes ou répondre à une demande accrue
Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme de financement des programmes urbains pour les peuples autochtones a octroyé du financement à des organismes autochtones urbains offrant des programmes et des services adaptés à leur culture partout au Canada. Des exemples de projets financés et d'organismes partenaires sont disponibles sur le site Web du gouvernement du Canada :

Les projets financés dans le cadre de l'appel de propositions de 2023-2025 ont continué d'être financés jusqu'à la fin de l'exercice financier 2025-2026.

Réponse à l’appel à la justice 3.1

Le PUPA répond en partie à l'appel à la justice 3.1 en soutenant des services sociaux et de mieux-être culturellement appropriés, offerts par des organisations autochtones urbaines de services, conçus en fonction des priorités locales et des besoins définis par la communauté. Le PUPA renforce la capacité des organisations financées à offrir des services d'approche, de transition et de navigation, ainsi que des initiatives de mieux-être communautaire qui contribuent à réduire les obstacles à l'accès aux soutiens dans les centres urbains. Grâce au financement de projets, le PUPA peut également soutenir des programmes destinés aux femmes, aux populations vulnérables et aux jeunes, y compris des activités culturellement ancrées et des liens vers des services qui répondent à des besoins complexes liés à l'insécurité du logement, à la violence et à l'exclusion sociale. L'alignement est partiel, car la portée, l'intensité et la combinaison des services varient selon la communauté et l'organisation financée, et tous les lieux n'offrent pas la même couverture de services. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient d'un meilleur accès à des soutiens sociaux et de mieux-être culturellement sécuritaires qui peuvent renforcer la sécurité et le mieux-être des peuples autochtones dans les villes, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Répercussions principales
  • Capacité de prestation de services urbains dirigés par des Autochtones : finance plus de 120 organisations autochtones, y compris des centres d'amitié, des organisations métisses et des fournisseurs de services inuit, renforçant ainsi la prestation constante de services dans les centres urbains et dans les communautés-pôles rurales et nordiques
  • Sécurité immédiate et soutiens culturellement sécuritaires : accroît l'accès aux services d'approche, de transition et de navigation, ainsi qu'aux programmes de mieux-être définis par la communauté qui répondent aux risques accrus de violence, d'itinérance et d'exclusion pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones dans les villes
  • Stabilité du logement et voies plus sécuritaires pour sortir de l'itinérance : soutient des projets de logement autochtones, notamment des achats, de nouvelles constructions, des réparations et des rénovations, améliorant ainsi l'accès aux soutiens liés au logement pour les personnes en situation d'itinérance, près de l'itinérance ou fuyant la violence
  • Espaces de services plus sécuritaires et plus accessibles : investit dans des améliorations d'infrastructure qui accroissent la capacité et renforcent la sécurité, la sûreté et l'accessibilité des installations de prestation de services afin que les organisations puissent offrir des programmes dans des environnements plus sécuritaires et répondre à une demande accrue
  • Soutiens à la sécurité sociale et économique : finance des programmes pour les jeunes définis par la communauté, du mentorat, des soutiens de transition et des activités de préparation à l'emploi qui renforcent les parcours vers l'éducation, le développement des compétences et l'emploi, particulièrement pour les populations en situation de vulnérabilité accrue.
  • Programmation urbaine coordonnée et fondée sur des données probantes : soutient les coalitions locales ainsi que la recherche et l'innovation afin de cerner les priorités, renforcer la coordination, recueillir des pratiques prometteuses et mettre à l'essai de nouvelles approches qui améliorent la prestation de services autochtones en milieu urbain au fil du temps
Détails sur le financement
  • Environ 91,1 millions de dollars ont été investis dans le cadre des PUPA en 2025-2026 pour soutenir les organismes de prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain qui offrent des programmes, des services et des initiatives communautaires adaptés à la culture partout au Canada, notamment :
    • 27,5 millions de dollars en financement annuel continu du programme
    • 33,6 millions de dollars en financement renouvelé d'un an pour faire face aux pressions qui prennent fin en 2025-2026
    • Et la dernière année des 60 millions de dollars prévus dans le budget de 2024 pour soutenir les centres d'amitié sur deux ans

En mars 2026, les PUPA ont reçu une décision de financement de 168 millions de dollars sur 5 ans pour améliorer le modèle continu de prestation de services directs par l'intermédiaire de l'Association nationale des centres d'amitié et de la Fédération ontarienne des centres d'amitié autochtones. Ce financement s'ajoute au financement annuel continu du programme; ce financement vise à fournir un soutien supplémentaire au Mouvement des centres d'amitié dans le cadre des volets de financement Capacité organisationnelle et Programmes et services.

Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et Fonds des programmes alimentaires communautaires – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Aperçu de l'initiative

Nutrition Nord Canada, de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), contribue à la sécurité alimentaire et à la souveraineté alimentaire dans les collectivités nordiques isolées admissibles en renforçant les systèmes alimentaires locaux (aliments achetés en magasin, aliments traditionnels et aliments produits localement). Les collectivités admissibles sont situées en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, à Terre-Neuve-et-Labrador, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.

La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et le Fonds des programmes alimentaires communautaires ont été élaborés en collaboration avec des partenaires autochtones et nordiques. Ces initiatives appuient les priorités alimentaires propres aux résidents du Nord et visent à améliorer les conditions nécessaires à la souveraineté alimentaire grâce au soutien financier direct des activités traditionnelles de chasse, de récolte et de partage des aliments.

Ces initiatives favorisent également l'accès à des aliments nutritifs et adaptés à la culture en renforçant la capacité des collectivités autochtones à maintenir et à se réapproprier les pratiques alimentaires traditionnelles. La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs accroît l'accès aux aliments traditionnels en appuyant la chasse, la récolte et le partage des aliments, tout en respectant les droits inhérents des peuples autochtones en matière de chasse et de récolte. Le Fonds des programmes alimentaires communautaires, élaboré conjointement, élargit ces efforts en appuyant les activités de partage des aliments et d'autres initiatives, notamment les programmes alimentaires scolaires, les programmes de repas pour les Aînés et les commandes alimentaires groupées. Le financement sert à répondre à divers besoins communautaires, allant de l'achat de fournitures à l'aménagement ou à l'entretien d'infrastructures. Les investissements servent à appuyer l'accès des collectivités à l'équipement de récolte, au transport et à l'entreposage; l'entretien des sites et des infrastructures de récolte; l'aménagement d'installations alimentaires, comme des centres alimentaires, des carrefours et des cuisines communautaires; le soutien aux structures décisionnelles traditionnelles et aux activités culturelles; ainsi que la formation, la sécurité et l'éducation liées à la récolte et à la sécurité alimentaire.

Le programme est conçu pour faire en sorte que la prise de décisions soit dirigée par des structures de gouvernance autochtones. Cela comprend un Conseil des femmes composé de personnes possédant une vaste expertise des enjeux nordiques et des pratiques traditionnelles de récolte. Le Conseil joue un rôle essentiel dans l'évaluation des propositions et la détermination des allocations de financement afin que le programme demeure aligné sur les priorités définies par les collectivités et les systèmes de connaissances autochtones.

Des investissements fédéraux en 2021 ont permis d'élargir la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs de Nutrition Nord Canada et d'introduire une nouvelle composante, soit le Fonds des programmes alimentaires communautaires, faisant passer le financement annuel total de 8 millions de dollars à 40 millions de dollars.

En 2024, 120,7 millions de dollars ont été engagés sur trois ans pour la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et le Fonds des programmes alimentaires communautaires, ce qui comprend 96,7 millions de dollars en financement complémentaire et 8 millions de dollars en soutien annuel permanent. Pour le cycle de financement 2024-2027, Nutrition Nord Canada a conclu de nouvelles ententes de subvention de trois ans avec 24 gouvernements et organisations autochtones qui appuient la mise en œuvre des deux programmes dans 112 collectivités éloignées.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et le Fonds des programmes alimentaires communautaires appuient un large éventail d'initiatives de chasse et de récolte et, ensemble, ont soutenu plus de 15 000 chasseurs-cueilleurs traditionnels. Grâce à ces programmes, plus de 700 nouvelles initiatives de partage des aliments et 400 chasses et récoltes communautaires ont été réalisées dans plus de 112 collectivités éloignées, en partenariat avec 24 gouvernements et organisations autochtones. Ces nouveaux partenariats favorisent des réseaux d'approvisionnement novateurs, améliorent l'accès aux aliments traditionnels, font progresser les initiatives de partage des aliments et contribuent à créer des options alimentaires à faible coût qui complètent, et dans bien des cas inspirent, le rétablissement des pratiques traditionnelles de récolte.

Dans un esprit d'autodétermination et afin de respecter les principes, par exemple, de PCAP®, les projets sont conçus et mis en œuvre de manière autonome au niveau communautaire, et les résultats précis et détaillés de chaque initiative demeurent entre les mains des bénéficiaires du financement. Par conséquent, des exemples détaillés ne peuvent pas être inclus dans le présent rapport. Cette approche reflète et respecte le principe de l'autodétermination, en veillant à ce que les structures de gouvernance autochtones conservent l'entière autorité sur leurs processus décisionnels.

RCAANC reçoit des rapports d'étape des bénéficiaires sur les activités de récolte et de partage des aliments appuyées par la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs. Ces rapports fournissent des renseignements qualitatifs précieux sur la façon dont la subvention bénéficie aux groupes vulnérables, comme les femmes et les Aînés, et continue d'orienter l'élaboration du programme. La mobilisation continue des partenaires autochtones renforce également la compréhension de RCAANC des expériences vécues par les femmes et les autres groupes vulnérables dans les collectivités admissibles.

Réponse à l’appel à la justice 3.1

La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et le Fonds des programmes alimentaires communautaires répondent à l'appel à la justice 3.1 en appuyant l'accès à la chasse traditionnelle, à la récolte et au partage des aliments, affirmant ainsi les droits des peuples autochtones à la santé et au mieux-être.

Répercussions principales
  • Sécurité alimentaire accrue : finance les initiatives de récolte traditionnelle, de production alimentaire et de partage des aliments
  • Soutien aux pratiques traditionnelles : encourage la revitalisation des coutumes autochtones de récolte et de partage des aliments. Renforce les systèmes alimentaires autochtones et respecte les droits traditionnels de chasse et de récolte
  • Autodétermination : permet aux collectivités autochtones de concevoir et de mettre en œuvre des solutions de sécurité alimentaire qui correspondent à leurs besoins et à leurs traditions culturelles
  • Solutions dirigées par les collectivités : permet aux collectivités autochtones de concevoir et de mettre en œuvre des solutions de sécurité alimentaire qui correspondent à leurs besoins et à leurs traditions culturelles, et appuie la capacité des refuges, des maisons de transition et des logements de deuxième étape dirigés par des Autochtones à fournir des aliments adéquats et sains aux personnes vulnérables en situation de crise
  • Soutien aux pratiques traditionnelles :
    • encourage la revitalisation des coutumes autochtones de récolte et de partage des aliments. Les programmes qui rétablissent les pratiques alimentaires traditionnelles, comme la récolte communautaire, les systèmes alimentaires axés sur le territoire et les initiatives de souveraineté alimentaire
    • les refuges et les espaces sûrs qui intègrent des programmes alimentaires axés sur le territoire peuvent soutenir le rétablissement, les liens culturels et l'autosuffisance, en particulier pour les personnes qui se remettent de la violence ou du déplacement
  • Soutien global : le financement appuie un éventail d'activités, notamment la chasse, le transport, l'entreposage et la production alimentaire locale
  • Accès durable aux aliments : appuie la production alimentaire et la récolte dirigées par les collectivités. Renforce les systèmes alimentaires locaux, y compris les aliments traditionnels (chasse, piégeage et pêche). Réduit la dépendance aux sources alimentaires externes et le fardeau du coût des aliments dans les collectivités éloignées
  • Souveraineté alimentaire communautaire : veille à ce que les décisions concernant la sécurité alimentaire et l'allocation des ressources soient dirigées par les collectivités et adaptées à la culture, puisque les organisations autochtones gouvernent et déterminent la façon dont le financement répond à leurs priorités et besoins uniques en matière de sécurité alimentaire
  • Soutien aux pratiques de récolte inuites : finance l'équipement de récolte ainsi que les infrastructures de transport et d'entreposage afin que les collectivités inuites puissent poursuivre les activités traditionnelles de chasse et de récolte
  • Réseaux de partage des aliments renforcés : renforce les systèmes locaux de production et de distribution alimentaires dirigés par les collectivités et axés sur l'autosuffisance. Réduit la dépendance aux aliments achetés en magasin, qui sont souvent insuffisants sur le plan nutritionnel et d'un coût prohibitif dans les collectivités nordiques
  • Solutions de sécurité alimentaire adaptées à la culture : appuie les initiatives dirigées par les Inuit pour améliorer la souveraineté alimentaire
Détails sur le financement

En 2024, 96,7 millions de dollars ont été alloués à la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et au Fonds des programmes alimentaires communautaires (SSCC/FPAC) pour le cycle de financement 2024-2027. Ensemble, ces montants portent l'investissement total dans les programmes de la SSCC et du FPAC sur la période de trois ans à 120,7 millions de dollars (118,4 millions de dollars ont déjà été alloués, le reste étant en cours). Ces sommes s'ajoutent au financement accordé en 2021 pour élargir le programme Nutrition Nord Canada.

Dans l'ensemble, de 2019 à 2027, un total de 255,1 millions de dollars a été investi dans les programmes de la SSCC et du FPAC. Cela comprend 64 millions de dollars en financement permanent (selon 8 millions de dollars par année de 2019 à 2027), ainsi que 191,1 millions de dollars en investissements supplémentaires au cours de la période de huit ans.

Sport au service du développement social dans les communautés autochtones – Patrimoine Canadian

Aperçu de l'initiative

Le programme Sport au service du développement social dans les communautés autochtones (SSDSCA), dirigé par Patrimoine canadien, fournit du financement aux gouvernements, aux communautés et aux organismes autochtones sans but lucratif afin de réaliser des projets de sport et de loisirs. Le volet trois du programme SSDSCA met l'accent sur le soutien aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones en répondant aux besoins définis par les communautés au moyen du sport, des loisirs et de l'activité physique. Le programme accorde la priorité aux initiatives qui contribuent aux objectifs de développement social liés à la santé physique et mentale, à la prévention du suicide, à la sensibilisation et à la prévention de la traite sexuelle, aux relations sûres et saines, et à une sexualité positive.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Le volet trois du programme Sport au service du développement social dans les communautés autochtones (SSDSCA) fonctionne selon un cycle de réception des demandes de deux ans. Les rapports finaux et les données qui en seront tirées (comme le nombre de participantes et participants et le nombre de communautés rejointes) seront disponibles après juin 2026.

En 2025-2026, 42 projets ont été réalisés partout au Canada. Ces 42 projets sont pluriannuels et s'inscrivent dans la continuité de l'exercice financier 2024-2025. Ils ont pris fin le 31 mars 2026.

Voici quelques exemples de projets financés :

  • Les Aboriginal Friendship Centres of Saskatchewan ont reçu 40 000 $ pour un Programme de mentorat des entraîneuses et entraîneurs qui jumelle des entraîneurs mentorés à des mentors professionnels dans le cadre d'un programme de 16 semaines offrant de la formation en entraînement, des ateliers et des séances culturelles visant à soutenir le développement physique, mental et spirituel. Le projet organise également des camps pour femmes et personnes de diverses identités de genre, qui offrent aux athlètes filles et 2ELGBTQI+ du basketball, des ateliers de mieux-être, de l'éducation culturelle et un soutien aux déplacements.
  • Minwaashin Lodge: Indigenous Women’s Support Centre a reçu 60 000 $ pour tenir un programme de guérison axée sur le territoire et d'autonomisation culturelle destiné aux femmes, aux jeunes et aux enfants autochtones, afin de soutenir la guérison des violences et des traumatismes par des traditions saisonnières et des activités sur le territoire, comme des cérémonies de suerie, des marches de médecine et de la raquette. Le programme offrira un soutien holistique à la santé en reconnectant les participantes et participants à la culture, à la communauté et aux Aînés, tout en créant un environnement culturellement sûr propice à la guérison et au rétablissement, particulièrement pour les personnes en milieu urbain confrontées à des vulnérabilités croisées comme la pauvreté, la violence et l'itinérance.
  • 2Spirit Manitoba Inc. a reçu 84 614 $ pour soutenir les personnes Deux-Esprits dans les régions éloignées, rurales et urbaines en leur donnant accès à des programmes axés sur le territoire, à des activités culturelles et à des cérémonies, tout en favorisant les liens communautaires au moyen de cercles de partage virtuels et en personne. Le projet comprend l'achat d'équipement, du soutien aux déplacements et l'animation de diverses activités, comme des cérémonies de suerie, des groupes de tambour et des camps saisonniers, afin de renforcer les capacités et les liens au sein des communautés Deux-Esprits.
  • La Whitefish Lake Band #128 a reçu 50 000 $ en financement. Le projet de la Whitefish Lake Band vise à promouvoir le mieux-être mental, physique et émotionnel en offrant des activités culturellement pertinentes, comme des jeux traditionnels et des ateliers de guérison, tout en abordant des enjeux critiques comme la prévention du suicide, la traite sexuelle et la prévention de la violence. Il met également l'accent sur la création d'espaces et de programmes inclusifs qui soutiennent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, favorisant l'autonomisation, la sécurité et la cohésion communautaire.
Réponse à l’appel à la justice 3.1

Cette initiative répond à l'appel à la justice 3.1 en veillant à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones aient un accès équitable à des activités sportives, récréatives et physiques qui correspondent à leurs objectifs de santé et de mieux-être définis par elles-mêmes. En investissant dans des programmes culturellement pertinents et dirigés par les communautés, le SSDSCA – volet trois appuie des approches holistiques du mieux-être et s'attaque aux obstacles systémiques qui limitent la participation aux sports. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il favorise la santé et le mieux-être au moyen d'initiatives sportives dirigées par des Autochtones.

Répercussions principales
  • Amélioration de l'accès au sport et aux loisirs : Réduit les obstacles financiers et systémiques qui empêchent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones de participer à des activités sportives et récréatives. Soutient des initiatives qui veillent à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones aient accès à des projets qui améliorent les résultats en matière de santé et de mieux-être
  • Amélioration des résultats de développement social : Aborde des enjeux sociaux clés, notamment la prévention du suicide, la sensibilisation à la traite sexuelle, la sexualité positive, la santé physique et mentale, ainsi que les relations sûres
  • Renforcement du leadership et de l'autodétermination autochtones : Développe la capacité des communautés autochtones à maintenir et à élargir des programmes axés sur le mieux-être. Investit dans des organismes dirigés par des Autochtones qui conçoivent des initiatives reflétant les valeurs culturelles, les traditions et les priorités communautaires autochtones
  • Accroissement des programmes sportifs communautaires : Finance des organismes autochtones pour concevoir et offrir des initiatives sportives et récréatives culturellement pertinentes
  • Guérison et mieux-être par le sport : Offre aux familles et aux survivantes ayant vécu des traumatismes, de la violence ou une perte un accès à des espaces récréatifs sûrs et soutenants qui favorisent la guérison mentale et physique
  • Accès accru à des espaces sûrs et inclusifs : Soutient des initiatives qui veillent à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disposent d'environnements sûrs et accueillants pour participer au sport et aux loisirs
Détails sur le financement

Avec un budget annuel de 2,5 millions de dollars, le SSDSCA – volet trois veille à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones aient des possibilités significatives de participer à des activités qui favorisent le mieux-être. En 2021, 14,3 millions de dollars sur cinq ans, ainsi que 2,9 millions de dollars en financement permanent ont été alloués, afin de maintenir et d'élargir l'accès au programme. À ce jour, la totalité des 2,5 millions de dollars a été affectée pour l'exercice financier 2025-2026.

3.2 : Fournir un financement aux services de santé et de bien-être communautaires

Initiatives

Fonds d’urgence pour le traitement – Santé Canada

Aperçu de l'initiative

Le Fonds d'urgence pour le traitement (FUT) de Santé Canada fournit un financement par contributions à durée limitée à des municipalités ainsi qu'à des communautés et organisations des Premières Nations, inuites et métisses pour des projets qui répondent aux besoins urgents et immédiats liés à la crise de l'usage de substances et des surdoses, tels que définis par les communautés, afin de soutenir la capacité locale et de donner accès à des programmes et services culturellement pertinents, tenant compte des traumatismes et fondés sur des données probantes.

Le FUT accorde la priorité aux propositions urgentes, financièrement réalisables et prêtes à être mises en œuvre qui répondent à la crise liée aux drogues dans les communautés partout au Canada.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Le financement a continué d'appuyer un éventail de projets municipaux et de projets dirigés par des Autochtones, y compris ceux mis en œuvre par des communautés et des organisations des Premières Nations, inuites et métisses, afin d'élargir l'accès à des services culturellement pertinents, tenant compte des traumatismes et fondés sur des données probantes. Les investissements prévus ont ciblé des initiatives approuvées et prêtes à être mises en œuvre, qui répondent à des besoins urgents déterminés par les communautés et qui démontrent leur capacité à produire des retombées immédiates.

Le FUT a appuyé 51 projets axés sur les populations autochtones, représentant un investissement total de plus de 35 millions de dollars dans plusieurs régions, y compris des communautés autochtones éloignées et nordiques. Le financement par contributions vise à élargir l'accès aux services mobiles de proximité et au traitement, à offrir des services de réduction des méfaits comme la prévention des surdoses et la distribution de naloxone, à renforcer les soutiens en matière d'intervention en situation de crise et de stabilisation, et à appuyer des modèles de soins communautaires, notamment des soutiens culturellement adaptés en matière de dépendances, des programmes dirigés par des pairs et des Aînés, et des approches de guérison sur le territoire.

Santé Canada a lancé l'appel de propositions 2025 du FUT afin de distribuer le financement restant du FUT prévu dans le budget de 2024. L'appel de propositions a pris fin le 4 novembre 2025. Les nouveaux projets sélectionnés pour un financement devraient commencer dès le 1er avril 2026, et des annonces de nouveaux projets suivront.

Au 31 mars 2026, le FUT avait engagé du financement pour 68 projets axés sur les Autochtones partout au Canada, d'une valeur de plus de 61 millions de dollars (ce montant comprend les 51 projets / 35 millions de dollars fournis ci-dessus). Des renseignements supplémentaires sur le FUT et les futures possibilités de financement se trouvent sur la page Fonds d'urgence pour le traitement : À propos du Fonds. La page Web du FUT est mise à jour de façon continue à mesure que d'autres projets sont annoncés.

Réponse à l’appel à la justice 3.2

Le Fonds aide à répondre à l'appel à la justice 3.2 en finançant les communautés et les organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis afin de renforcer l'accès à des services de santé mentale et de toxicomanie adaptés à la culture et dirigés par des Autochtones. Ces projets offrent une gamme de services, notamment des programmes communautaires et des programmes de guérison sur le terrain, un accès accru aux gardiens du savoir, aux Aînés et à d'autres professionnels autochtones, des services de soutien et d'orientation pour les personnes sur le point d'entamer un traitement, des services de rétablissement et des services complets, l'élargissement des services mobiles de sensibilisation aux communautés mal desservies ou éloignées, l'éducation, l'accès à des approches de prévention et de réduction des méfaits, et des services d'intervention en cas de surdose. Le financement du FUT exige que les bénéficiaires intègrent des considérations d'analyse comparative fondée sur le sexe et le genre plus dans la conception du projet afin de s'assurer que les activités soutenues sont adaptées et inclusives, notamment en répondant de manière significative aux besoins des populations cibles clés telles que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Les familles et les survivantes autochtones bénéficient de ces services financés par le FUT parce qu'ils sont conçus et dirigés par les communautés autochtones elles-mêmes, ce qui garantit que les soutiens reflètent les réalités locales, les valeurs culturelles, les priorités et les forces des communautés. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un meilleur accès, défini par les communautés, à des services de santé et de mieux-être communautaires et culturellement appropriés, qui réduisent les obstacles aux soins et renforcent la capacité locale de répondre à la crise des surdoses.

Répercussions attendues et principales
  • Renforce les soins communautaires : Élargit l'accès à des services de santé mentale et de soutien lié à l'usage de substances qui sont culturellement appropriés et dirigés par des Autochtones dans les communautés des Premières Nations, inuites et métisses
  • Renforce la capacité locale : Soutient le recrutement, la formation et le perfectionnement du personnel local afin d'offrir des soins tenant compte des traumatismes et déterminés par les communautés
  • Élargit l'accès à des soutiens culturellement pertinents et tenant compte des traumatismes : Les activités financées par le FUT augmentent la disponibilité de programmes dirigés par des Autochtones dans l'ensemble du continuum de soins, y compris des programmes culturels ou communautaires et des activités de guérison sur le territoire, des soutiens au rétablissement et des services globaux qui améliorent l'accès et la continuité
  • Renforce la réduction des méfaits et la capacité de première ligne : Le financement appuie des interventions essentielles qui sauvent des vies, des mesures de réduction des méfaits et de prévention des surdoses, y compris la naloxone, des services d'intervention en cas de surdose, ainsi que de la formation et de l'éducation qui améliorent la préparation communautaire et réduisent les risques immédiats de méfaits liés aux surdoses
  • Soutient l'autodétermination, l'équité et l'inclusion : Veille à ce que les communautés autochtones conçoivent et dirigent des projets qui répondent directement à leurs besoins, guidés par des principes d'équité, de souplesse et de collaboration
  • Élargit la portée et la représentation : Mobilise et finance un éventail diversifié de titulaires de droits, de gouvernements et d'organisations autochtones régionaux et nationaux, y compris les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les nations autonomes et les détenteurs de traités modernes. Cela démontre une forte mobilisation et une disposition à financer la prestation de services culturellement ancrés lorsque les dirigeants autochtones cernent une capacité
  • Améliore l'accessibilité : Fournit un financement rapide et souple afin que les communautés puissent répondre rapidement aux défis urgents en matière de santé et de mieux-être
Détails sur le financement

Le gouvernement du Canada a engagé 150 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2024-2025, pour élargir le FUT. Le financement est offert aux municipalités et aux communautés autochtones afin de fournir des réponses rapides aux besoins émergents et critiques liés à la crise de l'usage de substances et des surdoses.

Fonds pour la santé sexuelle et reproductive – Santé Canada

Aperçu de l'initiative

Le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive de Santé Canada appuie des projets communautaires visant à améliorer l'accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, en particulier pour les groupes mal desservis, notamment les femmes et les peuples autochtones, les personnes 2ELGBTQI+, les personnes racisées, les nouveaux arrivants et les jeunes. À ce jour, le Fonds a appuyé des initiatives fondées sur des données probantes, allant de la formation des fournisseurs de services à la sensibilisation du public à des enjeux liés à la santé sexuelle et reproductive, notamment l'amélioration de l'accès aux soins liés à l'avortement, à la planification familiale, aux lignes directrices de pratique clinique, ainsi qu'aux soins d'affirmation de genre et de fertilité.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive a fourni :

  • 403 602 $ (dont 221 652 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet de l'Association des pharmaciens du Canada visant à élaborer, à l'intention des pharmaciens, une trousse complète sur les soins de santé sexuelle et reproductive portant sur l'avortement, la contraception, la fertilité et des mesures de soutien plus larges pour les patients autochtones et Deux Esprits
    • Le projet sera mené en partenariat avec les Professionnels autochtones en pharmacie du Canada afin d'accroître l'accès à des soins culturellement appropriés, en veillant à ce que la trousse tienne compte des besoins particuliers des personnes autochtones en matière d'orientation dans le système de santé, y compris en lien avec le Programme des services de santé non assurés
    • Sous la direction d'un comité consultatif composé d'experts et de personnes ayant une expérience vécue, le projet réalisera des évaluations des besoins, mettra en œuvre des campagnes de sensibilisation et élaborera des ressources et du contenu multilingues, culturellement appropriés, sur la santé sexuelle et reproductive
  • 442 713 $ (dont 223 713 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet du Support Network for Indigenous Women and Women of Colour visant à améliorer l'accès à la santé sexuelle et reproductive pour les communautés noires, autochtones et racisées de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, en fournissant de l'information essentielle et culturellement pertinente pour soutenir une prise de décision éclairée
    • Les activités du projet, fondées sur des données probantes et guidées par un groupe de travail consultatif composé d'experts en la matière et de personnes ayant une expérience vécue, comprennent des formations, des ateliers, des cafés-causeries mensuels et des activités de sensibilisation communautaire
  • 171 854 $ (dont 85 002 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet du Northern Birthwork Collective (sous l'égide de la Makeway Charitable Society) visant à répondre aux difficultés rencontrées par les personnes cherchant à obtenir des services d'avortement dans les Territoires du Nord-Ouest, grâce à des accompagnantes à la naissance sur appel qui offrent un soutien complet lié à l'avortement et à l'orientation dans le système de santé. Le projet du Northern Birthwork Collective est conçu pour offrir un soutien global, notamment une aide financière supplémentaire pour les accompagnateurs médicaux, ainsi que des activités de sensibilisation et d'éducation communautaires
    • Les activités du projet sont guidées par un comité directeur composé de personnes ayant une expérience vécue, d'Aînés autochtones et d'accompagnantes à la naissance, afin que le projet demeure plus sécuritaire sur le plan culturel et ancré dans les valeurs et les traditions autochtones
  • 747 870 $ (dont 362 717 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet mené en partenariat par l'Association canadienne des centres de sciences, le Partenariat pour la recherche sur la santé des femmes et Ganawishkadawe – The Centre for Wise Practices in Indigenous Health, afin de réduire les obstacles à l'accès aux soins de santé sexuelle et reproductive chez les communautés autochtones, racisées et 2ELGBTQI+
    • Les activités du projet visent à améliorer la littératie numérique et à renforcer la confiance nécessaire pour s'orienter dans un environnement informationnel de plus en plus complexe
    • En collaboration avec ces communautés mal desservies et des experts en la matière, le projet créera conjointement de l'information et des ressources sur la santé sexuelle et reproductive et les diffusera au moyen de campagnes dans les médias sociaux et d'activités communautaires en personne
  • 728 305 $ (dont 224 094 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet de l'Association canadienne des sages-femmes (en partenariat avec le Conseil national autochtone des sages-femmes), qui vise l'équité en matière de santé reproductive pour toutes et tous
    • Le projet répond aux besoins des communautés mal desservies au Canada en élaborant de la formation professionnelle pour les sages-femmes, ainsi que des outils culturellement pertinents et des campagnes de sensibilisation du public afin d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les populations mal desservies, notamment les personnes immigrantes, les personnes racisées, les clients 2ELGBTQI+, ainsi que les femmes et les jeunes vivant dans les communautés rurales et éloignées
  • 966 884 $ (dont 327 758 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet d'Endometriosis Network Canada (en partenariat avec Moon Time Connections), dont l'objectif est de bâtir un meilleur avenir pour la prochaine génération de Canadiennes et de Canadiens vivant avec l'endométriose
    • Le projet soutient les jeunes au moyen de ressources accessibles, d'outils numériques et d'activités de sensibilisation élaborés et diffusés en étroite collaboration avec les jeunes, afin d'accroître la capacité des jeunes vivant avec l'endométriose à mieux s'orienter dans leur parcours d'accès aux soins
  • 860 078 $ (dont 257 909 $ affectés à l'exercice 2025-2026) au projet de Fertility Matters Canada (en partenariat avec ParriagGroup) visant à améliorer l'accès aux soins de fertilité et à la procréation assistée pour les communautés autochtones et 2ELGBTQI+
    • Le projet appuie l'élaboration, la publication et la diffusion d'un outil en ligne qui aidera les personnes à comprendre l'information et les soins liés à la fertilité, et à s'y retrouver, au moyen d'une série de questions simples
    • Cet outil les aidera à se préparer aux discussions avec leur fournisseur de soins de santé et facilitera la prise de décision partagée
Réponse à l’appel à la justice 3.2

Le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive répond à l'appel à la justice 3.2 en finançant jusqu'à sept projets financés qui sont dirigés par des Autochtones ou qui appuient des organisations tierces dirigées par des Autochtones, afin de soutenir de façon collaborative des services de santé sexuelle et reproductive fondés sur les distinctions et centrés sur les Autochtones.

Répercussions principales
  • Améliore l'accès en temps opportun aux soins de santé sexuelle et reproductive pour les populations mal desservies : En finançant des projets communautaires, le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive réduit les obstacles pratiques aux soins, par exemple les mesures de soutien à l'orientation, les services de proximité et, le cas échéant, les soutiens liés aux déplacements. Il améliore ainsi l'accès à la contraception, à l'information et aux mesures de soutien liées à l'avortement, ainsi qu'à d'autres services pour les personnes confrontées à des obstacles systémiques, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones
  • Élargit l'accès à de l'information et à des services culturellement appropriés et centrés sur les Autochtones : Le financement de projets axés sur les Autochtones renforce l'accès à des ressources et à des mesures de soutien culturellement pertinentes en matière de santé sexuelle et reproductive. Ces ressources reflètent les priorités communautaires et les contextes fondés sur les distinctions, et soutiennent des parcours plus sécuritaires vers les soins pour les familles et les survivantes autochtones touchés par la crise des FFADA2E+
  • Renforce la capacité dirigée par les Autochtones et le contrôle communautaire dans la prestation des services de santé : En appuyant des projets dirigés par des Autochtones et des organisations tierces dirigées par des Autochtones, le Fonds accroît la capacité communautaire de concevoir conjointement et de mettre en œuvre des initiatives ancrées dans la gouvernance autochtone, les savoirs locaux et les besoins définis par les communautés, faisant ainsi progresser des approches de programmation en santé autodéterminées à plus long terme
  • Améliore les connaissances des fournisseurs et la qualité des services grâce à une éducation et à une formation ciblées : Les ressources et la formation destinées aux fournisseurs, y compris aux sages-femmes, aux pharmaciens et à d'autres fournisseurs de soins et de services, appuient des soins de santé sexuelle et reproductive plus uniformes, plus sécuritaires sur le plan culturel et inclusifs de genre, contribuant à réduire les préjudices liés à la stigmatisation, à la désinformation et aux expériences de services discriminatoires
  • Soutient les parcours de soins maternels et reproductifs pertinents pour les Inuit lorsque les projets s'y rattachent : Le Fonds appuie des projets qui renforcent l'accès aux services de sages-femmes, aux accompagnantes à la naissance et aux soutiens liés à la pharmacie, ce qui peut contribuer à améliorer l'accès pour les Inuit , en particulier lorsque les projets sont adaptés aux réalités des services dans les régions nordiques et éloignées et renforcent les options de soins culturellement appropriées
  • Place l'orientation des communautés 2ELGBTQI+ au cœur de l'amélioration de la sécurité culturelle et de la pertinence des programmes : En finançant des projets qui mobilisent les communautés 2ELGBTQI+ pour guider la conception et la mise en œuvre, le Fonds renforce les approches éclairées par les communautés dans un éventail de programmes de santé sexuelle et reproductive, y compris des initiatives qui s'attaquent à la désinformation et aux obstacles touchant à la fois les communautés 2ELGBTQI+ et autochtones
  • Améliore la base de données probantes pour un accès équitable à la santé sexuelle et reproductive : Les investissements du Fonds qui appuient la collecte de données et le développement des connaissances contribuent à cerner les lacunes dans les services et les approches communautaires efficaces, renforçant la reddition de comptes à l'égard des iniquités d'accès au fil du temps, notamment celles vécues par les communautés autochtones et 2ELGBTQI+
Détails sur le financement

Depuis sa création, le Fonds pour la santé sexuelle et reproductive a reçu 81 millions de dollars en investissements fédéraux pour appuyer des projets communautaires. De 2025-2026 à 2027, il reçoit 10 millions de dollars supplémentaires par année. À compter de 2027-2028, il disposera de 20 millions de dollars par année de façon permanente. En 2025-2026, 12,6 millions de dollars ont été affectés au gouvernement du Québec et à 24 nouveaux projets financés. Jusqu'à 1,7 million de dollars est affecté à six projets qui contribuent aux appels à la justice fédéraux.

Lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada, dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC), appuie les efforts visant à éliminer le racisme envers les Autochtones au moyen de projets dirigés par les Autochtones et éclairés par les communautés, qui font progresser la sécurité culturelle et la sécurité des patients, améliorent l'accès à des services culturellement appropriés et renforcent la représentation autochtone à tous les niveaux du système de santé.

Les principaux domaines d'action comprennent le soutien aux navigateurs autochtones dans les systèmes de santé et aux défenseurs des patients, l'élargissement des services de sages-femmes et de doulas autochtones, l'élaboration de formations culturellement sécuritaires pour les professionnels de la santé, ainsi que la création de parcours d'éducation et de possibilités qui appuient la représentation autochtone dans les professions de la santé. En intégrant les savoirs et les priorités autochtones dans le système de santé, l'initiative vise à réduire les préjudices, à renforcer la confiance et à améliorer les résultats en santé des personnes et des familles autochtones.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Grâce au financement des investissements annoncés en 2024, SAC a appuyé divers partenaires autochtones et organismes de santé dans la mise en œuvre d'initiatives dirigées par les Autochtones à l'échelle nationale en 2025-2026. Ces initiatives s'attaquent au racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé et améliorent l'accès à des services de santé de grande qualité et culturellement sécuritaires pour les peuples autochtones dans l'ensemble des provinces et des territoires, ainsi qu'en milieu urbain. Divers postes de navigateurs dans les systèmes de santé et de défenseurs des patients sont appuyés partout au pays dans le cadre de cette initiative. Ces postes améliorent l'accès à des soins culturellement sécuritaires et, dans certains cas, offrent un soutien spirituel et des services aux clients dans leur langue autochtone. Les communautés et organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis continuent également d'être appuyées dans leurs travaux visant à faire progresser la restauration de la pratique sage-femme autochtone par l'élaboration ou l'élargissement de programmes de sages-femmes autochtones, y compris la formation en pratique sage-femme autochtone. De plus, les organisations nationales de santé autochtones continuent d'être appuyées.

En 2025-2026, les navigateurs et défenseurs du système de santé autochtone de l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répondent aux appels à la justice des FFADA en améliorant l'accès des Premières Nations, des Inuits et des Métis à des services de soutien en santé adaptés à la culture, tenant compte des traumatismes et dirigés par les Autochtones. Ces rôles aident les patients à naviguer dans des systèmes de santé complexes, à accéder à des voies de défense et de recours, à comprendre leurs droits et à aborder les expériences de racisme et de discrimination dans les établissements de soins. Voici quelques exemples de travaux en cours :

  • La Nation métisse de la Colombie-Britannique a élaboré un guide sur l'expérience en santé des Métis pour aider les patients métis à naviguer dans les systèmes de santé, à comprendre leurs droits et à accéder à des soins culturellement sûrs.
  • 46 navigateurs autochtones du système de santé ont été embauchés dans l'ensemble du pays. 18 sont propres aux Premières Nations, 6 sont spécifiques aux Métis et 22 servent toutes les distinctions par l'intermédiaire de l'Association nationale des centres d'amitié (ANCA) dans les zones urbaines.
  • 6 défenseurs des droits des patients autochtones ont été embauchés à l'échelle nationale, dont 5 sont propres aux Premières Nations et 1 aux Métis.
  • Le Bureau de l'ombudsman de la santé des Premières Nations en Saskatchewan continue d'offrir des mécanismes de défense des droits, de résolution des plaintes et de responsabilisation culturellement sûrs pour les patients des Premières Nations victimes de racisme, de discrimination ou de traitement inéquitable dans les systèmes de santé.

En 2025-2026, l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones a soutenu les organisations nationales de professionnels de la santé autochtones afin de renforcer les efforts de défense des intérêts des Autochtones, le perfectionnement de la main-d'œuvre, le soutien aux patients, le mentorat, les initiatives de bien-être et les efforts de transformation du système. Voici quelques exemples de travaux en cours :

  • L'Association des médecins autochtones du Canada (AMAC) a élaboré conjointement des ressources sur le bien-être et la guérison pour les médecins et les apprenants autochtones en partenariat avec l'Association médicale canadienne. Ils ont mis en œuvre des initiatives de mentorat auprès de 14 étudiants autochtones en médecine tout en renforçant les partenariats avec le Conference Board du Canada pour produire des rapports quantitatifs et qualitatifs cernant les lacunes et les recommandations visant à améliorer le soutien aux apprenants autochtones en médecine. Ils ont également collaboré avec Black Physicians of Canada, la Fédération des femmes médecins du Canada et Médecins résidents du Canada pour faire progresser les réformes équitables de la résidence et la lutte contre le racisme dans l'enseignement médical.
  • Indigenous Pharmacy Professionals of Canada a élaboré des modules éducatifs sur l'équité, la diversité, l'inclusion et la santé des Autochtones à l'intention de toutes les facultés de pharmacie et de tous les étudiants. Ils se sont associés à des membres du corps professoral de pharmacie pour créer une formation, des affectations et des cadres de travail en pharmacie dirigés par des Autochtones, en appliquant les apprentissages de la culture autochtone et de l'équité en matière de santé. Ils ont également lancé une série de six modules sur la formation sur les compétences culturelles autochtones pour les professionnels de la pharmacie : EDI et Formation sur la santé et la sécurité culturelle autochtones pour les professionnels de la pharmacie. Et ils ont traduit les meilleures pratiques en modèles autoréglementés pour les professionnels de la pharmacie.
  • L'Association des gestionnaires de santé des Premières Nations continue d'élaborer un programme de formation pour les navigateurs autochtones du système de santé afin de soutenir la normalisation, l'éducation et la création de réseaux pour les navigateurs autochtones de l'AAIR dans l'ensemble du système de santé.
  • Le projet Hearts-based Education and Anti-colonial Learning in Healthcare (H.E.A.L) du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) a utilisé des approches d'apprentissage basées sur les arts, anticoloniales et anti-oppressives pour lutter contre le racisme systémique et les préjugés dans les soins de santé. Il a été élaboré en collaboration avec le Centre de recherche sur les arts de la santé et constitue une initiative en libre accès qui utilise la narration, la poésie et les arts visuels pour humaniser les expériences des patients, renforcer les soins culturellement sûrs et aider les fournisseurs de soins de santé, les éducateurs et les institutions à faire face aux préjudices et aux inégalités coloniaux qui touchent les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les personnes bispirituelles et les personnes de diverses identités de genre.

En 2025-2026, le financement destiné à la pratique sage-femme autochtone continue d'appuyer le travail des sages-femmes, des communautés et des porte-parole autochtones visant à restaurer les pratiques d'accouchement autochtones. Voici quelques exemples de ces travaux en cours :

  • le nouveau Cadre de formation en pratique sage-femme autochtone du Conseil national des sages-femmes autochtones aide les Nations à former leurs propres sages-femmes et à ramener les naissances dans les communautés
    • à l'automne 2025, 13 étudiantes autochtones en pratique sage-femme, dans huit communautés, poursuivent leur formation tout en vivant et en travaillant dans leurs Nations, une approche qui renforce la continuité culturelle, soutient le mieux-être des familles et fait progresser l'autodétermination autochtone en matière de soins de santé
  • La Première Nation de Sturgeon Lake, l'un des projets de démonstration originaux sur la pratique sage-femme autochtone du budget de 2017, a célébré en 2022 la première naissance assistée par une sage-femme dans la communauté en plus de 50 ans
    • La communauté a reçu des investissements supplémentaires pour la construction de son nouveau centre de naissance autonome, le Shirley Bighead Nihtāwiki et le pavillon d'accouchement et d'éducation des enfants Ohpikihāwasowin, qui a ouvert ses portes le 29 avril 2026
  • de nouveaux projets de sages-femmes et de doulas propres aux Métis sont en cours, notamment les travaux de la Métis Nation-Saskatchewan visant l'élaboration d'un programme d'éducation et de formation en pratique sage-femme métisse, ainsi que les soutiens intégrés du gouvernement métis d'Otipemisiwak pour les familles métisses enceintes en Alberta, fournis et coordonnés par les Aunties
  • l'élaboration et la mise en œuvre d'un réseau de travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance en Saskatchewan afin d'accroître l'accessibilité de services culturellement appropriés pendant les accouchements en milieu hospitalier
    • ces travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance ont accès à de la formation et offrent un accompagnement individuel et des services de défense des droits aux familles des Premières Nations
    • ils coordonnent également un réseau d'aiguillage qui relie les familles à des services communautaires afin de maximiser les possibilités d'un retour sécuritaire à la maison
  • Le Meadow Lake Tribal Council a commencé à travailler à la mise en place d'un programme communautaire de pratique sage-femme et d'un pavillon de naissance à Canoe Lake
    • il a mis sur pied un comité d'Aînés et amorcé des consultations communautaires pour planifier la voie à suivre
  • L'Université des Premières Nations du Canada (FNUniv) a élaboré une série de programmes de certificat : travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance, santé sexuelle et reproductive, et soins de fin de vie
    • la formation est offerte en personne et en ligne afin d'en maximiser l'accessibilité.
    • les cours peuvent être reconnus dans le cadre d'un programme menant à un diplôme en pratique sage-femme.
    • La FNUniv a également élaboré une série de microcertifications en ligne pour les personnes qui fournissent des soins et du réconfort pendant la grossesse, l'accouchement et/ou la période postnatale.
    • Les cours mettent l'accent sur la compréhension des besoins uniques des familles pendant cette période cruciale.
Réponse à l'appel à la justice 3.2

L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répond en partie à l'appel à la justice 3.2 en finançant les communautés et les organisations autochtones afin qu'elles élaborent ou élargissent des parcours de formation, des services et des infrastructures liés aux sages-femmes et aux doulas autochtones. Ces fonds accroissent l'accès à des soins de santé reproductive communautaires et culturellement sécuritaires. En soutenant des parcours de formation ancrés dans la culture, l'initiative contribue à faire croître une main-d'œuvre composée de sages-femmes et de travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance autochtones et à élargir l'accès à des soins prénataux, d'accouchement et postnataux culturellement sécuritaires.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de services de santé sexuelle et reproductive qui affirment les pratiques d'accouchement autochtones, restaurent la continuité culturelle et réduisent les facteurs de risque associés à la colonisation, à l'isolement et à la négligence systémique dans le système de santé.

Répercussions principales
  • Renforce la sécurité culturelle : Appuie des services culturellement appropriés dans l'ensemble du système de santé
  • Appuie la navigation dans le système : Soutient la formation et l'emploi de navigateurs autochtones en santé et de défenseurs des patients
  • Accroît la représentation : Crée des parcours pour accroître la représentation autochtone dans les professions de la santé
  • Prévient la violence dans les soins : Améliore la sensibilisation et la responsabilisation grâce à la formation culturellement sécuritaire
  • Appuie la justice reproductive : Élargit l'accès aux sages-femmes, aux travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance autochtones et aux mesures de soutien intégrées
Détails sur le financement

S'appuyant sur le succès des investissements de 2021, le gouvernement a réinvesti en 2024 167,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada. Les affectations de fonds sont guidées par des approches fondées sur les distinctions, les besoins des communautés et la collaboration avec les responsables de la santé autochtone et les tables régionales afin d'assurer une pertinence et un impact continus.

Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Services aux Autochtones Canada (SAC) s'est engagé à améliorer la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services et des mesures de soutien en matière de mieux-être mental dirigés par les Premières Nations et les Inuit, fondés sur la culture et la communauté, grâce à un investissement annuel approximatif de 768 millions de dollars en 2025-2026 dans le cadre du Programme de mieux-être mental. Les communautés utilisent ce financement pour fournir des services et des mesures de soutien qui répondent à leurs besoins et priorités uniques par le biais d'initiatives de promotion du mieux-être mental dirigées par les Autochtones, adaptées à la culture et communautaires, d'initiatives sur le terrain, de promotion de la vie, de prévention du suicide et d'intervention en cas de crise. Les activités comprennent :

  • un soutien en matière de santé mentale, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les Autochtones touchés par la question des femmes, des filles, et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+), pour les survivantes et les survivantes intergénérationnels des pensionnats indiens (PI) et des externats indiens fédéraux, pour les membres actuels et éventuels du recours collectif de la Convention de règlement relative aux Premières Nations, aux Services à l'enfance et à la famille et au principe de Jordan, la Convention de règlement Hardy, et d'autres sources coloniales de traumatismes
  • la prévention et le traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie en établissement et de jour;
  • des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental qui fournissent des services aux communautés;
  • services complets associés aux sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO)
  • des services de ligne d'écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
  • Services, soutiens et programmes de mieux-être mental pour les jeunes autochtones

Le Programme de mieux-être mental de SAC travaille en étroite collaboration avec des partenaires autochtones nationaux, régionaux et communautaires et est guidé par des stratégies dirigées par des Autochtones telles que le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations, Honorer nos forces, la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les Inuit et Pathfinding Towards a Flourishing Future: Awareness and Advocacy Guide de We Matter. Il soutient également les progrès réalisés dans la mise en œuvre de divers appels à l'action tels que les appels à la justice des FFADA, les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et les appels à l'action du Conseil national des jeunes de l'Assemblée des Premières Nations sur la promotion de la vie, ainsi que la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Deux activités du Programme de mieux-être mental offrent des services directement destinés aux survivantes, aux membres de leur famille et aux Autochtones touchés par les FFADA2E+ : le Programme de soutien en matière de santé et de culture pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, et la ligne d'écoute téléphonique pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Toutes les autres activités appuient divers aspects du mieux-être mental qui peuvent être utilisés par les personnes touchées par les FFADA2E+. Toutefois, étant donné qu'une approche holistique est adoptée dans l'administration du Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes et que les clients des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont généralement accès à un ou plusieurs des services tenant compte des traumatismes, des renseignements sur le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes dans son ensemble ont été inclus.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a continué de financer un réseau national d'environ 1 000 fournisseurs communautaires de soutien culturel et de travailleurs en soutien émotionnel par le biais de plus de 250 accords de financement, afin de fournir un accès à des soutiens culturels et émotionnels aux personnes admissibles, et a financé l'accès à des services de counseling en santé mentale et à une aide au transport pour raison médicale afin de faciliter l'accès lorsque les services de counseling n'étaient pas facilement accessibles.

Le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a également continué de financer la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, la Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et la Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Réponse à l’appel à la justice 3.2

Le Programme de mieux-être mental répond en partie à l'appel à la justice 3.2 en finançant et en soutenant des services de santé mentale et de toxicomanie adaptés à la culture, accessibles et tenant compte des traumatismes pour les peuples autochtones. Grâce à des investissements dans des initiatives de prévention du suicide et de promotion de la vie dirigées par des Autochtones, des services d'intervention en cas de crise 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et des équipes mobiles de mieux-être mental, le programme améliore les réponses immédiates et adaptées à la culture aux besoins en santé mentale. Le programme renforce la prestation de services de prévention et de traitement de la toxicomanie dans les communautés autochtones, en intégrant des pratiques de guérison traditionnelles et des soutiens globaux qui reflètent les systèmes de connaissances autochtones. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il offre des voies sûres et ancrées dans la culture vers la guérison et le bien-être, réduit les obstacles aux soins et permet aux communautés de diriger et de définir leurs propres approches en matière de santé mentale et de bien-être.

Les survivantes, les membres de la famille et les Autochtones touchés par la perte de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues ou assassinées peuvent accéder à des services de mieux-être mental tenant compte des traumatismes, quel que soit leur statut d'Autochtone ou leur lieu de résidence au Canada. Cela comprend l'accès à des soutiens culturels (Aînés, détenteurs du savoir, guérisseurs traditionnels, cérémonies), à des soutiens émotionnels (travailleurs de la santé communautaires, soutien par les pairs), à des services de counseling en santé mentale (psychologues agréés, travailleurs sociaux agréés) et à une aide au transport médical pour soutenir l'accès aux services de counseling en santé mentale et de guérison traditionnelle, aux cérémonies et aux services de counseling en santé mentale lorsqu'ils ne sont pas disponibles localement. Les services de soutien culturel et émotionnel sont fournis dans le cadre d'environ 250 accords de financement, tandis que le counseling en santé mentale est offert selon un modèle de rémunération à l'acte. Il n'y a aucuns frais pour accéder aux services offerts dans le cadre de ce programme.

L'accessibilité aux services est également soutenue par trois lignes d'assistance nationales (la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, la Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens, la Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées).

Détails sur le financement

Le financement du Programme de mieux-être mental pour 2026-2027 est d'environ 768 millions de dollars. Ce montant comprend les récents investissements de financement de 2021, 2022 et 2024. Plus précisément, les investissements de 2024 ont fourni 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par le biais de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.

Le 27 mars 2026, un investissement total de 630 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, a été annoncé pour soutenir la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services de mieux-être mental pour les peuples autochtones partout au pays, y compris le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes, les soutiens intégrés dans les sites de traitement par agonistes opioïdes, les équipes de mieux-être mental et l'accès continu aux lignes d'écoute téléphonique.

Programme sur l'usage et les dépendances aux substances – Santé Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme sur l'usage et les dépendances aux substances (PUDS) de Santé Canada fournit un financement sous forme de contribution à d'autres ordres de gouvernement et à des organismes communautaires, autochtones et sans but lucratif pour un large éventail de projets novateurs et fondés sur des données probantes dans l'ensemble du continuum de soins, de la prévention à la réduction des méfaits, en passant par le traitement et le rétablissement.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le Programme sur l'usage et les dépendances aux substances a continué de mettre en œuvre des accords de contribution à l'appui de projets dirigés par des Autochtones et axés sur les Autochtones dans l'ensemble du continuum des services de lutte contre la toxicomanie. Il a soutenu 20 projets axés sur les populations autochtones, représentant des investissements totaux de plus de 9 millions de dollars, dans plusieurs régions, y compris des communautés autochtones éloignées et nordiques.

Réponse à l'appel à la justice 3.2

Le Programme sur l'usage et les dépendances aux substances contribue à répondre à l'appel à la justice 3.2 en finançant des initiatives dirigées ou ciblées par des Autochtones qui mettent l'accent sur des approches culturellement ancrées en matière de prévention de la consommation de substances, de réduction des méfaits, de traitement et de rétablissement. Il soutient les programmes des Premières Nations, des Inuit et des Métis qui intègrent la guérison et la médecine traditionnelles, les soins axés sur la terre et les modèles de bien-être holistique dans le continuum des services pour des substances telles que les opioïdes, l'alcool et le cannabis.

Le PUDS exige également que les demandeurs de financement effectuent une analyse comparative fondée sur le sexe et le genre plus et qu'ils communiquent des renseignements démographiques sur les activités du projet. Dans le cadre de cette analyse, on envisage de répondre aux besoins des populations cibles clés, comme les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, le cas échéant, et de concevoir des services inclusifs, adaptés à la culture et équitables.

Les familles autochtones et les survivantes bénéficient de projets financés par le PUDS qui sont façonnés et dirigés par leurs propres communautés, ce qui garantit que les mesures de soutien reflètent les priorités locales, renforcent les capacités et améliorent l'accès à des soins adaptés à la culture, y compris dans les régions rurales et éloignées. Grâce à un investissement et à une collaboration continus, le PUDS aide à créer des voies stables vers la guérison, la connexion et le bien-être communautaire.

Répercussions principales
  • Fournit un soutien holistique tout au long du continuum de soins : finance des initiatives qui traitent de la prévention, de la réduction des méfaits, ainsi que des services de traitement et de rétablissement adaptés aux communautés autochtones.
  • Renforce les capacités communautaires : investit dans la formation, le partage des connaissances et l'accumulation de données probantes pour améliorer l'expertise locale et la prestation de services durables
  • Favorise l'autodétermination des Autochtones : Crée des occasions pour les gouvernements et les organisations autochtones de déterminer leurs besoins particuliers et de concevoir et d'offrir des programmes et des services adaptés à la culture.
  • Améliore l'accès dans les régions rurales et éloignées : Appuie des approches novatrices pour surmonter les obstacles géographiques et assurer un accès équitable aux soins pour toutes les communautés autochtones
Détails sur le financement

Les investissements fédéraux alloués en 2021 ont appuyé une Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances renouvelée, qui a fourni 144 millions de dollars au PUDS pour financer d'autres projets novateurs et fondés sur des données probantes. Depuis 2017, le PADS a engagé plus de 762,1 millions de dollars dans plus de 470 projets partout au Canada. Ce financement soutient des initiatives qui réduisent les méfaits de la consommation de substances et améliorent les résultats en matière de santé pour tous les Canadiens, y compris les communautés autochtones.

Vous trouverez de plus amples renseignements sur le PADS et les futures possibilités de financement sur le site Web du Programme sur l'usage et les dépendances aux substances.

3.3 : Soutenir les communautés autochtones pour établir des programmes communautaires qui tiennent compte des traumatismes et qui sont destinés aux survivantes de traumatismes et de la violence

Initiatives

Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Services aux Autochtones Canada (SAC) s'est engagé à améliorer la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services et des mesures de soutien en matière de mieux-être mental dirigés par les Premières Nations et les Inuit, fondés sur la culture et la communauté, grâce à un investissement annuel approximatif de 768 millions de dollars en 2025-2026 dans le cadre du Programme de mieux-être mental. Les communautés utilisent ce financement pour fournir des services et des mesures de soutien qui répondent à leurs besoins et priorités uniques par le biais d'initiatives de promotion du mieux-être mental dirigées par les Autochtones, adaptées à la culture et communautaires, d'initiatives sur le terrain, de promotion de la vie, de prévention du suicide et d'intervention en cas de crise. Les activités comprennent :

  • un soutien en matière de santé mentale, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les Autochtones touchés par la question des femmes, des filles, et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+), pour les survivantes et les survivantes intergénérationnels des pensionnats indiens (PI) et des externats indiens fédéraux, pour les membres actuels et éventuels du recours collectif de la Convention de règlement relative aux Premières Nations, aux Services à l'enfance et à la famille et au principe de Jordan, la Convention de règlement Hardy, et d'autres sources coloniales de traumatismes
  • la prévention et le traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie en établissement et de jour;
  • des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental qui fournissent des services aux communautés;
  • services complets associés aux sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO)
  • des services de ligne d'écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
  • Services, soutiens et programmes de mieux-être mental pour les jeunes autochtones

Le Programme de mieux-être mental de SAC travaille en étroite collaboration avec des partenaires autochtones nationaux, régionaux et communautaires et est guidé par des stratégies dirigées par des Autochtones telles que le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations, Honorer nos forces, la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les Inuit et Pathfinding Towards a Flourishing Future: Awareness and Advocacy Guide de We Matter. Il soutient également les progrès réalisés dans la mise en œuvre de divers appels à l'action tels que les appels à la justice des FFADA, les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et les appels à l'action du Conseil national des jeunes de l'Assemblée des Premières Nations sur la promotion de la vie, ainsi que la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Deux activités du Programme de mieux-être mental offrent des services directement destinés aux survivantes, aux membres de leur famille et aux Autochtones touchés par les FFADA2E+ : le Programme de soutien en matière de santé et de culture pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, et la ligne d'écoute téléphonique pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Toutes les autres activités appuient divers aspects du mieux-être mental qui peuvent être utilisés par les personnes touchées par les FFADA2E+. Toutefois, étant donné qu'une approche holistique est adoptée dans l'administration du Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes et que les clients des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont généralement accès à un ou plusieurs des services tenant compte des traumatismes, des renseignements sur le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes dans son ensemble ont été inclus.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a continué de financer un réseau national d'environ 1 000 fournisseurs communautaires de soutien culturel et de travailleurs en soutien émotionnel par le biais de plus de 250 accords de financement, afin de fournir un accès à des soutiens culturels et émotionnels aux personnes admissibles, et a financé l'accès à des services de counseling en santé mentale et à une aide au transport pour raison médicale afin de faciliter l'accès lorsque les services de counseling n'étaient pas facilement accessibles.

Le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a également continué de financer la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, la Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et la Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Réponse à l'appel à la justice 3.3

Le Programme de mieux-être mental répond en partie à l'appel à la justice 3.3 en continuant d'élargir et d'améliorer l'accès à des services de santé et de bien-être tenant compte des traumatismes et fondés sur la culture pour tous les Autochtones, y compris les survivantes, les membres de leur famille et les Autochtones touchés par la perte de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. L'accès à des soutiens culturels (Aînés, détenteurs du savoir, guérisseurs traditionnels, cérémonies) est assuré par 250 accords de financement avec des organisations autochtones communautaires qui offrent un soutien culturel et émotionnel tenant compte des traumatismes et respectueux des cultures autochtones.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il soutient le rétablissement des voies de guérison, affirme l'identité culturelle et fournit un soutien communautaire sûr qui honore les expériences vécues de traumatisme et y répond.

Détails sur le financement

Le financement du Programme de mieux-être mental pour 2026-2027 est d'environ 768 millions de dollars. Ce montant comprend les récents investissements de financement de 2021, 2022 et 2024. Plus précisément, les investissements de 2024 ont fourni 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par le biais de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.

Le 27 mars 2026, un investissement total de 630 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, a été annoncé pour soutenir la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services de mieux-être mental pour les peuples autochtones partout au pays, y compris le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes, les soutiens intégrés dans les sites de traitement par agonistes opioïdes, les équipes de mieux-être mental et l'accès continu aux lignes d'écoute téléphonique.

Soutien communautaire et guérison pour les familles – Justice Canada

Aperçu de l'initiative

L'initiative de soutien communautaire et de guérison pour les familles (SCGF), dirigée par Justice Canada (JUS), a été créée pour accroître l'accès à un soutien adapté à la culture et tenant compte des traumatismes pour les familles des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. En 2023, le gouvernement du Canada a fourni un financement renouvelé, accru et durable à l'initiative du SCGF, ce qui a permis d'accroître la disponibilité de soutiens communautaires et de services de guérison pour les familles partout au Canada, et d'élargir son travail pour permettre de soutenir les familles de toutes les personnes autochtones disparues et assassinées, y compris les hommes et les garçons. L'initiative fournit du financement aux organisations communautaires et aux gouvernements autochtones pour concevoir et réaliser des projets de guérison qui reflètent les besoins culturels, linguistiques et régionaux particuliers des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

Par l'entremise du Fonds pour la santé communautaire, les familles et les survivantes ont accès à un large éventail d'activités pour les aider à surmonter le chagrin et le traumatisme de leur perte, y compris, mais sans s'y limiter, des cercles de guérison, des conseils avec des aînés, la guérison axée sur la terre, des réseaux de soutien familial, des cérémonies et des rassemblements communautaires. Ces services soutiennent la guérison à long terme en s'attaquant également aux traumatismes intergénérationnels et à la marginalisation systémique qui contribuent à la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En mettant l'accent sur l'autodétermination des Autochtones, la sécurité culturelle et les approches holistiques de guérison, l'initiative renforce la capacité des communautés autochtones à diriger et à fournir leurs propres systèmes de soutien.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
  • Financement continu à l'appui de 27 projets dirigés par des Autochtones dans toutes les régions du Canada pour aider les familles des personnes autochtones disparues et assassinées
  • Bien que de nombreux projets en cours soient axés sur les familles de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées, les activités comprenaient également des soutiens communautaires et des services de guérison pour les familles d'hommes et de garçons
  • Une communauté de pratique dirigée par Justice Canada a été lancée en 2025-2026 afin d'établir des liens entre les projets afin de favoriser les possibilités d'apprentissage partagé et d'échange significatif de connaissances sur les bonnes pratiques en matière de soutien aux familles
Réponse à l'appel à la justice 3.3

Le SCGF répond en partie à l'appel à la justice 3.3 en mettant à la disposition des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis des fonds de projet pour concevoir et mettre en œuvre des systèmes de soutien communautaire fondés sur la culture qui aident les familles et les survivantes à faire face au deuil et aux traumatismes. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme grâce à un accès accru à des espaces sûrs qui favorisent le bien-être émotionnel, mental et spirituel, ainsi qu'au soutien culturellement pertinent nécessaire pour guérir du traumatisme de la perte.

Répercussions principales
  • Renforcer la guérison familiale et communautaire : En offrant des cercles de guérison, des cérémonies et des soutiens axés sur la famille, l'initiative favorise la guérison collective
  • Accès accru à des mesures de soutien adaptées à la culture et à une approche tenant compte des traumatismes propres à la culture :
    • L'initiative finance des services de guérison communautaires qui intègrent les pratiques culturelles et spirituelles autochtones
    • Les services sont conçus pour créer des espaces sûrs pour les familles, en intégrant le savoir autochtone et les pratiques thérapeutiques occidentales
    • Les services sont fournis par des organisations métisses, inuites et des Premières Nations afin de s'assurer qu'ils reflètent les valeurs, les traditions et les connaissances culturelles
    • L'initiative finance des activités telles que la guérison axée sur la terre, les cercles de partage et le counseling avec les aînés. Les familles reçoivent du soutien par le biais d'activités de projet adaptées à la culture qui favorisent la guérison et la résilience
  • Approche tenant compte des traumatismes et centrée sur les survivantes : Les services donnent la priorité à la sécurité, à la dignité et à l'autonomisation des familles.
  • Mesures de soutien culturellement sûres et dirigées par les Inuit : Les projets sont conçus et mis en œuvre par les communautés inuites, ce qui garantit la pertinence culturelle.
  • Meilleur accès à un soutien tenant compte des traumatismes : Les familles reçoivent des conseils sur le deuil, des cercles de guérison et des rassemblements communautaires
Détails sur le financement

Le financement de 2023 a alloué 20 millions de dollars sur cinq ans, dont 4,15 millions de dollars par an pour soutenir et élargir l'initiative. Ce financement a permis d'augmenter le nombre de projets financés chaque année et, comme le financement est continu, des plans de travail et des activités pluriannuels peuvent être financés. En 2025-2026, un peu plus de 4,4 millions de dollars ont été engagés pour soutenir les activités de soutien communautaire et de guérison pour les familles.

3.4 : Veiller à ce que toutes les communautés autochtones reçoivent les ressources et du soutien pour l'établissement de services préventifs, permanents et holistiques

Initiatives

Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones – Sécurité publique Canada

Aperçu de l'initiative

Le Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones (FPCNA), administré par Sécurité publique Canada (SP), soutient des initiatives adaptées à la culture qui visent à réduire la vulnérabilité à la criminalité et à renforcer la sécurité communautaire dans les communautés autochtones et nordiques. Le Fonds renforce les capacités, soutient l'échange de connaissances et fait progresser des stratégies de prévention du crime conçues et dirigées par les communautés autochtones. Il finance des projets dans les réserves, hors réserve et dans l'ensemble du Nord, et fournit aux communautés autochtones les ressources nécessaires pour mettre en œuvre des mesures de sécurité communautaire qui répondent aux risques de criminalité et de victimisation.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

À l'automne 2024, Sécurité publique Canada a lancé un appel de demandes pour trois programmes relevant de la Stratégie nationale pour la prévention du crime : le Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones, le Fonds d'action en prévention du crime et le Fonds de prévention des gangs de jeunes. Il s'agissait du premier appel de demandes ouvert pour le Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones. Cet appel public visait à accroître la participation communautaire et à élargir les possibilités d'initiatives de prévention du crime dirigées par des Autochtones. En 2025-2026, 13 accords ont été signés.

À des fins administratives, les projets de sécurité communautaire autochtones qui auraient été admissibles au Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones sont plutôt avancés par l'intermédiaire du Fonds d'action en prévention du crime.

Réponse à l'appel à la justice 3.4

Le FPCNA répond en partie à l'appel à la justice 3.4 en soutenant l'établissement de programmes de sécurité durables et dirigés par les communautés, qui accordent la priorité au renforcement des capacités et à des stratégies globales de prévention du crime. En agissant sur les facteurs de risque et de protection connus liés à la criminalité, le FPCNA contribue à briser les cycles de violence qui touchent de façon disproportionnée les communautés autochtones.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme grâce à un accès accru à des initiatives de sécurité conçues par les communautés, ce qui contribue à rendre disponibles des ressources culturellement appropriées pour soutenir la guérison et la sécurité.

Répercussions principales
  • Approche préventive de la sécurité communautaire : Finance l'élaboration de stratégies locales de sécurité dirigées par les communautés qui abordent la prévention du crime et la sécurité communautaire selon une perspective autochtone. Soutient des services durables, préventifs et accessibles
  • Renforcement des capacités : Finance des initiatives qui renforcent la capacité des communautés autochtones et nordiques à mettre en œuvre et à maintenir des stratégies de prévention du crime
  • Échange de connaissances et réponses conçues par les Autochtones : Appuie la diffusion de pratiques exemplaires en prévention du crime autochtone afin que des approches culturellement pertinentes soient largement accessibles. Soutient des stratégies de sécurité conçues par les Autochtones qui intègrent les savoirs culturels et répondent aux facteurs systémiques qui contribuent à la criminalité et à la victimisation
  • Prévention du crime adaptée à la culture : Soutient l'élaboration de programmes dirigés par les communautés qui intègrent les valeurs culturelles autochtones dans les stratégies de prévention du crime
  • Accessibilité accrue : Élargit les possibilités pour les organisations et les communautés autochtones d'obtenir du financement pour des initiatives de prévention du crime
Détails sur le financement

Le Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones est soutenu par 22 783 865 dollars sur cinq ans, alloués en 2021, ainsi que par 6 millions de dollars de façon continue.

Initiative de maisons d’hébergement et de logements de transition pour les Autochtones – Société canadienne d’hypothèques et de logement

Aperçu de l'initiative

L'Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les Autochtones (IMHLTA) est un programme financé par le gouvernement fédéral dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence de 724,1 millions de dollars, annoncée dans l'Énoncé économique de l'automne 2020. L'IMHLTA est administrée conjointement par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) et Services aux Autochtones Canada (SAC). Des fonds de programme de 420 millions de dollars sont versés par la SCHL pour la construction d'au moins 38 nouvelles maisons d'hébergement et 50 logements de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques du Canada. Ces installations offrent des logements et des services de soutien culturellement appropriés et dirigés par les communautés aux femmes, aux enfants et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui fuient la violence fondée sur le genre. Les contributions de la SCHL à l'initiative se poursuivront en 2025-2026.

Le financement opérationnel continu de ces refuges est fourni par Services aux Autochtones Canada, ce qui assure un soutien durable à long terme. L'IMHLTA accorde la priorité à l'autodétermination autochtone dans la prestation des services et favorise la sécurité, la guérison et un soutien ancré dans la culture pour les personnes qui fuient la violence.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Au 31 mars 2026, 395,97 millions de dollars ont été engagés conditionnellement ou financièrement pour la construction de 38 nouvelles maisons d'hébergement et de 42 logements de transition.

  • Financement initial en immobilisations pour les projets : 398 millions de dollars, notamment :
    • 7,2 millions de dollars par établissement dans les territoires et l'Inuit Nunangat
    • 3,48 millions de dollars par établissement dans les provinces
  • 22 millions de dollars en financement administratif
Réponse à l’appel à la justice 3.4

L'IMHLTA répond en partie à l'appel à la justice 3.4 en fournissant les ressources et le financement immédiats et nécessaires pour des refuges d'urgence et des logements de transition qui améliorent la sûreté et la sécurité des femmes, des enfants et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. L'initiative contribue à des services de soutien globaux, notamment en santé mentale, en rétablissement après un traumatisme et en prévention de la violence. Des investissements continus sont nécessaires pour assurer des services complets, permanents et sans obstacles. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de l'accès à des espaces sûrs et culturellement ancrés, ainsi qu'à des services de refuge pour la guérison et la protection.

Répercussions principales
  • Expansion du logement : Expansion des logements d'urgence et de transition pour les survivantes autochtones de violence fondée sur le genre, y compris des projets dirigés par les Autochtones
  • Renforcement des soutiens dirigés par les Autochtones : Renforcement des services aux victimes et des soutiens au logement dirigés par les Autochtones, y compris un meilleur accès à des logements sûrs et culturellement appropriés
  • Services de soutien culturellement pertinents : Accès accru à des services de soutien globaux, culturellement appropriés, tenant compte des traumatismes, dirigés par les communautés et destinés aux survivantes
  • Sécurité et stabilité accrues pour les survivantes : Sûreté et sécurité accrues pour les femmes et les familles autochtones qui fuient la violence, y compris des options à long terme
  • Solutions de logement durables : Soutien aux solutions de logement à long terme et aux services globaux
  • Leadership autochtone et renforcement des capacités : Renforcement du leadership autochtone en matière de prévention de la violence familiale et financement de la prévention de la violence dirigée par les communautés
  • Prévention de la violence dirigée par les Métis et leadership en matière de services de logement : Renforcement des efforts de prévention de la violence dirigés par les Métis et du leadership en matière de refuges et de services de logement
  • Expansion des soutiens culturellement appropriés : Expansion des soutiens culturellement appropriés et communautaires
Détails sur le financement

Depuis 2021, 395,97 millions de dollars ont été engagés pour la construction de nouvelles maisons d'hébergement, le financement de la construction étant géré par la SCHL et versé aux partenaires autochtones.

Au cours de l'exercice 2025 à 2026, la SCHL avait financé quatre nouveaux projets dans le cadre de l'IMHLTA et avait versé 16,7 millions de dollars en financement.

Initiative de planification de la sécurité des communautés autochtones – Sécurité publique Canada

Aperçu de l'initiative

L'Initiative de planification de la sécurité des communautés autochtones (IPSCA), dirigée par Sécurité publique Canada (SP), aide les communautés autochtones à élaborer et à mettre en œuvre des plans de sécurité communautaire (PSC) qui reflètent leurs priorités culturelles, sociales et de sécurité distinctes. Ces plans sont fondés sur une approche holistique dirigée par la communauté qui met l'accent sur la détermination des forces locales, la résolution des problèmes de sécurité et l'amélioration du bien-être général de la communauté. L'initiative favorise un engagement inclusif, encourageant une large participation des membres de la communauté et des intervenants locaux afin de créer des environnements plus sûrs et plus sains.

L'IPSCA travaille directement avec les communautés autochtones et les soutient par la mobilisation, l'élaboration d'un PSC et le financement de la mise en œuvre de projets de sécurité conçus par la communauté. Cela permet de s'assurer que les communautés disposent des ressources et des conseils nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre leurs initiatives de sécurité culturellement appropriées. Grâce à un engagement soutenu tout au long du processus de planification et à l'offre de financement pour des projets communautaires conçus pour faire progresser leurs objectifs de sécurité, l'initiative soutient la prévention du crime, la guérison et l'amélioration des résultats en matière de sécurité. En mettant l'accent sur les systèmes de connaissances autochtones et en faisant progresser les approches autodéterminées, l'IPSCA contribue à la sécurité et au bien-être à long terme des communautés autochtones partout au Canada.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

285 749 $ de financement ont été acordés au programme Voies vers des modes de vie sains des quatre nations des Cris de Maskwacis du Conseil tribal cri de Maskwacis. Le but de ce projet est de s'attaquer aux problèmes importants et aux causes profondes des problèmes de sécurité auxquels sont confrontées les quatre Nations de Maskwacis, en mettant l'accent sur des séances holistiques de santé et de bien-être dans les quatre communautés. Les séances améliorent le bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel en abordant des sujets tels que la prévention de la violence, les relations saines, les activités prosociales, la langue et les activités culturelles.

Le gouvernement mi'gmaq de Listuguj a reçu 167 240 $ pour financer le Mi'gmaq Youth Leadership Peer Program. Il s'agit d'un programme de leadership conçu sur mesure pour les jeunes de Listuguj afin d'inculquer des compétences en leadership aux jeunes de Listuguj âgés de 12 à 17 ans. Les activités du projet comprennent la participation des jeunes à des discussions, à des exercices de renforcement de l'esprit d'équipe, à des ateliers et à des événements culturels visant à promouvoir des comportements prosociaux et le développement de l'estime de soi.

La Première Nation de Woodstock a reçu 112 025 $ pour faire face à l'augmentation des activités criminelles et à la circulation élevée des non-membres de la collectivité en installant un éclairage public amélioré alimenté par l'énergie solaire et des caméras de surveillance. En améliorant la visibilité et la couverture, le projet vise à créer un environnement plus sûr pour les membres de la communauté et à renforcer la résilience à long terme.

L'IPSCA a organisé un rassemblement de communautés à Edmonton, en Alberta, réunissant des représentants des communautés participantes pour apprendre des expériences communes, discuter et soutenir les pratiques exemplaires, et fournir des ressources et des mesures qui soutiennent la planification de la sécurité dirigée par les Autochtones. Le thème du rassemblement était « Nos voix, notre sécurité : élaborer des stratégies résilientes de l'intérieur », et les sujets abordés comprenaient le renforcement des modèles de sécurité dirigés par les Autochtones, l'élaboration d'une approche communautaire de la gestion de l'information, la mobilisation des jeunes et les pratiques exemplaires pour le recrutement et le maintien en poste des bénévoles.

Tout au long de l'exercice 2025-2026, l'IPSCA a travaillé avec des communautés de tout le Canada pour terminer la planification de la sécurité au moyen d'ateliers guidés par un animateur et d'un partage des connaissances entre les communautés. Parmi ces communautés, 11 ont soumis des plans de sécurité communautaire achevés au cours de l'exercice et 35 processus sont toujours en cours.

Réponse à l’appel à la justice 3.4

L'IPSCA répond en partie à l'appel à la justice 3.4 en aidant les communautés autochtones à élaborer des plans de sécurité communautaire, dans lesquels les communautés définissent leurs priorités en matière de sécurité, qui pourraient inclure des services sans obstacle, accessibles et complets dirigés par les Autochtones. Grâce à un soutien et à un financement directs, l'IPSCA peut aider les communautés à déterminer des objectifs et des solutions en matière de sécurité et de bien-être tenant compte des traumatismes et adaptés à la culture afin de s'attaquer aux causes profondes des problèmes de sécurité communautaire, favorisant ainsi la résilience et la guérison à long terme. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de l'IPSCA en accédant à des processus de planification de la sécurité adaptés à la culture qui leur permettent de façonner et de mettre en œuvre leurs propres initiatives de bien-être et de sécurité.

Répercussions principales
  • Planification de la sécurité holistique, communautaire, adaptée à la culture et autodéterminée :
    • Les communautés autochtones élaborent des plans de sécurité communautaire qui intègrent les besoins et les perspectives culturels, sociaux, de sécurité et de santé mentale dans les stratégies de sécurité et de mieux-être
    • Les communautés autochtones dirigent l'élaboration de leurs plans de sécurité et de toute initiative connexe, renforçant l'autonomie gouvernementale et soutenant les initiatives qui reflètent les traditions, la gouvernance et les systèmes de connaissances autochtones
  • Renforcement de la capacité locale d'intervention en cas de crise : Offre du financement pour des projets conçus par la communauté pour répondre à ses besoins uniques en matière de sécurité et de bien-être communautaires, ce qui pourrait inclure des projets visant à renforcer l'intervention en cas de crise.
  • Prévention du crime dirigée par la communauté : Les communautés autochtones reçoivent un soutien pour élaborer et mettre en œuvre des projets visant à atteindre les objectifs définis dans leurs plans de sécurité communautaire
  • Initiatives durables et communautaires :
    • Une fois qu'une communauté dispose d'un plan de sécurité communautaire, elle peut demander un financement pour mettre en œuvre des projets de sécurité adaptés à ses besoins distincts
    • Le financement peut être destiné à des projets conçus pour renforcer les capacités ou accroître l'état de préparation, ainsi que pour la mise en œuvre de projets à plus long terme (cinq ans)
  • Partenariats : Encourage les partenariats entre les organisations autochtones, les fournisseurs de services locaux et les gouvernements pour permettre l'atteinte des objectifs de sécurité et de bien-être des communautés.
Détails sur le financement

En 2020, 6,27 millions de dollars ont été alloués sur cinq ans (à partir de 2021), avec un investissement supplémentaire de 40,5 millions de dollars sur cinq ans (à partir de 2021), et 11,6 millions de dollars par la suite.

Lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada, dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC), appuie les efforts visant à éliminer le racisme envers les Autochtones au moyen de projets dirigés par les Autochtones et éclairés par les communautés, qui font progresser la sécurité culturelle et la sécurité des patients, améliorent l'accès à des services culturellement appropriés et renforcent la représentation autochtone à tous les niveaux du système de santé.

Les principaux domaines d'action comprennent le soutien aux navigateurs autochtones dans les systèmes de santé et aux défenseurs des patients, l'élargissement des services de sages-femmes et de doulas autochtones, l'élaboration de formations culturellement sécuritaires pour les professionnels de la santé, ainsi que la création de parcours d'éducation et de possibilités qui appuient la représentation autochtone dans les professions de la santé. En intégrant les savoirs et les priorités autochtones dans le système de santé, l'initiative vise à réduire les préjudices, à renforcer la confiance et à améliorer les résultats en santé des personnes et des familles autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Grâce au financement des investissements annoncés en 2024, SAC a appuyé divers partenaires autochtones et organismes de santé dans la mise en œuvre d'initiatives dirigées par les Autochtones à l'échelle nationale en 2025-2026. Ces initiatives s'attaquent au racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé et améliorent l'accès à des services de santé de grande qualité et culturellement sécuritaires pour les peuples autochtones dans l'ensemble des provinces et des territoires, ainsi qu'en milieu urbain. Divers postes de navigateurs dans les systèmes de santé et de défenseurs des patients sont appuyés partout au pays dans le cadre de cette initiative. Ces postes améliorent l'accès à des soins culturellement sécuritaires et, dans certains cas, offrent un soutien spirituel et des services aux clients dans leur langue autochtone. Les communautés et organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis continuent également d'être appuyées dans leurs travaux visant à faire progresser la restauration de la pratique sage-femme autochtone par l'élaboration ou l'élargissement de programmes de sages-femmes autochtones, y compris la formation en pratique sage-femme autochtone. De plus, les organisations nationales de santé autochtones continuent d'être appuyées.

En 2025-2026, les navigateurs et défenseurs du système de santé autochtone de l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répondent aux appels à la justice des FFADA en améliorant l'accès des Premières Nations, des Inuits et des Métis à des services de soutien en santé adaptés à la culture, tenant compte des traumatismes et dirigés par les Autochtones. Ces rôles aident les patients à naviguer dans des systèmes de santé complexes, à accéder à des voies de défense et de recours, à comprendre leurs droits et à aborder les expériences de racisme et de discrimination dans les établissements de soins. Voici quelques exemples de travaux en cours :

  • La Nation métisse de la Colombie-Britannique a élaboré un guide sur l'expérience en santé des Métis pour aider les patients métis à naviguer dans les systèmes de santé, à comprendre leurs droits et à accéder à des soins culturellement sûrs.
  • 46 navigateurs autochtones du système de santé ont été embauchés dans l'ensemble du pays. 18 sont propres aux Premières Nations, 6 sont spécifiques aux Métis et 22 servent toutes les distinctions par l'intermédiaire de l'Association nationale des centres d'amitié (ANCA) dans les zones urbaines.
  • 6 défenseurs des droits des patients autochtones ont été embauchés à l'échelle nationale, dont 5 sont propres aux Premières Nations et 1 aux Métis.
  • Le Bureau de l'ombudsman de la santé des Premières Nations en Saskatchewan continue d'offrir des mécanismes de défense des droits, de résolution des plaintes et de responsabilisation culturellement sûrs pour les patients des Premières Nations victimes de racisme, de discrimination ou de traitement inéquitable dans les systèmes de santé.

En 2025-2026, l'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones a soutenu les organisations nationales de professionnels de la santé autochtones afin de renforcer les efforts de défense des intérêts des Autochtones, le perfectionnement de la main-d'œuvre, le soutien aux patients, le mentorat, les initiatives de bien-être et les efforts de transformation du système. Voici quelques exemples de travaux en cours :

  • L'Association des médecins autochtones du Canada (AMAC) a élaboré conjointement des ressources sur le bien-être et la guérison pour les médecins et les apprenants autochtones en partenariat avec l'Association médicale canadienne. Ils ont mis en œuvre des initiatives de mentorat auprès de 14 étudiants autochtones en médecine tout en renforçant les partenariats avec le Conference Board du Canada pour produire des rapports quantitatifs et qualitatifs cernant les lacunes et les recommandations visant à améliorer le soutien aux apprenants autochtones en médecine. Ils ont également collaboré avec Black Physicians of Canada, la Fédération des femmes médecins du Canada et Médecins résidents du Canada pour faire progresser les réformes équitables de la résidence et la lutte contre le racisme dans l'enseignement médical.
  • Indigenous Pharmacy Professionals of Canada a élaboré des modules éducatifs sur l'équité, la diversité, l'inclusion et la santé des Autochtones à l'intention de toutes les facultés de pharmacie et de tous les étudiants. Ils se sont associés à des membres du corps professoral de pharmacie pour créer une formation, des affectations et des cadres de travail en pharmacie dirigés par des Autochtones, en appliquant les apprentissages de la culture autochtone et de l'équité en matière de santé. Ils ont également lancé une série de six modules sur la formation sur les compétences culturelles autochtones pour les professionnels de la pharmacie : EDI et Formation sur la santé et la sécurité culturelle autochtones pour les professionnels de la pharmacie. Et ils ont traduit les meilleures pratiques en modèles autoréglementés pour les professionnels de la pharmacie.
  • L'Association des gestionnaires de santé des Premières Nations continue d'élaborer un programme de formation pour les navigateurs autochtones du système de santé afin de soutenir la normalisation, l'éducation et la création de réseaux pour les navigateurs autochtones de l'AAIR dans l'ensemble du système de santé.
  • Le projet Hearts-based Education and Anti-colonial Learning in Healthcare (H.E.A.L) du Centre de collaboration nationale de la santé autochtone (CCNSA) a utilisé des approches d'apprentissage basées sur les arts, anticoloniales et anti-oppressives pour lutter contre le racisme systémique et les préjugés dans les soins de santé. Il a été élaboré en collaboration avec le Centre de recherche sur les arts de la santé et constitue une initiative en libre accès qui utilise la narration, la poésie et les arts visuels pour humaniser les expériences des patients, renforcer les soins culturellement sûrs et aider les fournisseurs de soins de santé, les éducateurs et les institutions à faire face aux préjudices et aux inégalités coloniaux qui touchent les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les personnes bispirituelles et les personnes de diverses identités de genre.

En 2025-2026, le financement destiné à la pratique sage-femme autochtone continue d'appuyer le travail des sages-femmes, des communautés et des porte-parole autochtones visant à restaurer les pratiques d'accouchement autochtones. Voici quelques exemples de ces travaux en cours :

  • le nouveau Cadre de formation en pratique sage-femme autochtone du Conseil national des sages-femmes autochtones aide les Nations à former leurs propres sages-femmes et à ramener les naissances dans les communautés
    • à l'automne 2025, 13 étudiantes autochtones en pratique sage-femme, dans huit communautés, poursuivent leur formation tout en vivant et en travaillant dans leurs Nations, une approche qui renforce la continuité culturelle, soutient le mieux-être des familles et fait progresser l'autodétermination autochtone en matière de soins de santé
  • La Première Nation de Sturgeon Lake, l'un des projets de démonstration originaux sur la pratique sage-femme autochtone du budget de 2017, a célébré en 2022 la première naissance assistée par une sage-femme dans la communauté en plus de 50 ans
    • La communauté a reçu des investissements supplémentaires pour la construction de son nouveau centre de naissance autonome, le Shirley Bighead Nihtāwiki et le pavillon d'accouchement et d'éducation des enfants Ohpikihāwasowin, qui a ouvert ses portes le 29 avril 2026
  • de nouveaux projets de sages-femmes et de doulas propres aux Métis sont en cours, notamment les travaux de la Métis Nation-Saskatchewan visant l'élaboration d'un programme d'éducation et de formation en pratique sage-femme métisse, ainsi que les soutiens intégrés du gouvernement métis d'Otipemisiwak pour les familles métisses enceintes en Alberta, fournis et coordonnés par les Aunties
  • l'élaboration et la mise en œuvre d'un réseau de travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance en Saskatchewan afin d'accroître l'accessibilité de services culturellement appropriés pendant les accouchements en milieu hospitalier
    • ces travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance ont accès à de la formation et offrent un accompagnement individuel et des services de défense des droits aux familles des Premières Nations
    • ils coordonnent également un réseau d'aiguillage qui relie les familles à des services communautaires afin de maximiser les possibilités d'un retour sécuritaire à la maison
  • Le Meadow Lake Tribal Council a commencé à travailler à la mise en place d'un programme communautaire de pratique sage-femme et d'un pavillon de naissance à Canoe Lake
    • il a mis sur pied un comité d'Aînés et amorcé des consultations communautaires pour planifier la voie à suivre
  • L'Université des Premières Nations du Canada (FNUniv) a élaboré une série de programmes de certificat : travailleuses et travailleurs autochtones de soutien à la naissance, santé sexuelle et reproductive, et soins de fin de vie
    • la formation est offerte en personne et en ligne afin d'en maximiser l'accessibilité.
    • les cours peuvent être reconnus dans le cadre d'un programme menant à un diplôme en pratique sage-femme.
    • La FNUniv a également élaboré une série de microcertifications en ligne pour les personnes qui fournissent des soins et du réconfort pendant la grossesse, l'accouchement et/ou la période postnatale.
    • Les cours mettent l'accent sur la compréhension des besoins uniques des familles pendant cette période cruciale.
Réponse à l'appel à la justice 3.4

L'initiative de lutte contre le racisme envers les Autochtones répond en partie à l'appel à la justice 3.4 par l'établissement et le soutien de postes de navigateurs autochtones dans les systèmes de santé et de défenseurs des patients. Ces professionnels aident les personnes autochtones à s'orienter dans des systèmes de santé complexes, à faire face aux traitements discriminatoires et à accéder à des soins dans la dignité et la sécurité culturelle.

Pour les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+, ce soutien renforce l'accès à des soins respectueux et tenant compte des traumatismes. Les navigateurs jouent un rôle important dans la prise en compte des préoccupations immédiates en matière de sécurité et veillent à ce que les voix et les besoins des patients soient entendus et respectés.

Répercussions principales
  • Renforce la sécurité culturelle : Appuie des services culturellement appropriés dans l'ensemble du système de santé
  • Appuie la navigation dans le système : Soutient la formation et l'emploi de navigateurs autochtones en santé et de défenseurs des patients
  • Accroît la représentation : Crée des parcours pour accroître la représentation autochtone dans les professions de la santé
  • Prévient la violence dans les soins : Améliore la sensibilisation et la responsabilisation grâce à la formation culturellement sécuritaire
  • Appuie la justice reproductive : Élargit l'accès aux sages-femmes, aux travailleuses et travailleurs de soutien à la naissance autochtones et aux mesures de soutien intégrées
Détails sur le financement

S'appuyant sur le succès des investissements de 2021, le gouvernement a réinvesti en 2024 167,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme envers les Autochtones dans les systèmes de santé du Canada. Les affectations de fonds sont guidées par des approches fondées sur les distinctions, les besoins des communautés et la collaboration avec les responsables de la santé autochtone et les tables régionales afin d'assurer une pertinence et un impact continus.

Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Services aux Autochtones Canada (SAC) s'est engagé à améliorer la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services et des mesures de soutien en matière de mieux-être mental dirigés par les Premières Nations et les Inuit, fondés sur la culture et la communauté, grâce à un investissement annuel approximatif de 768 millions de dollars en 2025-2026 dans le cadre du Programme de mieux-être mental. Les communautés utilisent ce financement pour fournir des services et des mesures de soutien qui répondent à leurs besoins et priorités uniques par le biais d'initiatives de promotion du mieux-être mental dirigées par les Autochtones, adaptées à la culture et communautaires, d'initiatives sur le terrain, de promotion de la vie, de prévention du suicide et d'intervention en cas de crise. Les activités comprennent :

  • un soutien en matière de santé mentale, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les Autochtones touchés par la question des femmes, des filles, et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+), pour les survivantes et les survivantes intergénérationnels des pensionnats indiens (PI) et des externats indiens fédéraux, pour les membres actuels et éventuels du recours collectif de la Convention de règlement relative aux Premières Nations, aux Services à l'enfance et à la famille et au principe de Jordan, la Convention de règlement Hardy, et d'autres sources coloniales de traumatismes
  • la prévention et le traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie en établissement et de jour;
  • des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental qui fournissent des services aux communautés;
  • services complets associés aux sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO)
  • des services de ligne d'écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
  • Services, soutiens et programmes de mieux-être mental pour les jeunes autochtones

Le Programme de mieux-être mental de SAC travaille en étroite collaboration avec des partenaires autochtones nationaux, régionaux et communautaires et est guidé par des stratégies dirigées par des Autochtones telles que le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations, Honorer nos forces, la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les Inuit et Pathfinding Towards a Flourishing Future: Awareness and Advocacy Guide de We Matter. Il soutient également les progrès réalisés dans la mise en œuvre de divers appels à l'action tels que les appels à la justice des FFADA, les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et les appels à l'action du Conseil national des jeunes de l'Assemblée des Premières Nations sur la promotion de la vie, ainsi que la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Deux activités du Programme de mieux-être mental offrent des services directement destinés aux survivantes, aux membres de leur famille et aux Autochtones touchés par les FFADA2E+ : le Programme de soutien en matière de santé et de culture pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, et la ligne d'écoute téléphonique pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Toutes les autres activités appuient divers aspects du mieux-être mental qui peuvent être utilisés par les personnes touchées par les FFADA2E+. Toutefois, étant donné qu'une approche holistique est adoptée dans l'administration du Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes et que les clients des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont généralement accès à un ou plusieurs des services tenant compte des traumatismes, des renseignements sur le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes dans son ensemble ont été inclus.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a continué de financer un réseau national d'environ 1 000 fournisseurs communautaires de soutien culturel et de travailleurs en soutien émotionnel par le biais de plus de 250 accords de financement, afin de fournir un accès à des soutiens culturels et émotionnels aux personnes admissibles, et a financé l'accès à des services de counseling en santé mentale et à une aide au transport pour raison médicale afin de faciliter l'accès lorsque les services de counseling n'étaient pas facilement accessibles.

Le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a également continué de financer la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, la Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et la Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Réponse à l'appel à la justice 3.4

Le Programme de mieux-être mental répond en partie à l'appel à la justice 3.4 en investissant dans les besoins immédiats et à long terme des communautés autochtones en matière de mieux-être mental au moyen de services tenant compte des traumatismes, culturellement sûrs et axés sur la communauté. Le programme finance des initiatives de prévention du suicide, de promotion de la vie et d'intervention en cas de crise dirigées par des Autochtones qui intègrent des pratiques de guérison traditionnelles et des approches de soins fondées sur la culture. Il soutient des équipes communautaires mobiles et multidisciplinaires de mieux-être mental, le traitement de la toxicomanie en établissement et dans la communauté, et des lignes d'écoute téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, adaptées aux familles et aux survivants de la crise de FFADA2E+. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il offre des services de soutien en santé mentale accessibles et culturellement significatifs qui donnent la priorité à la sécurité, à la dignité et au rétablissement d'un bien-être holistique.

Détails sur le financement

Le financement du Programme de mieux-être mental pour 2026-2027 est d'environ 768 millions de dollars. Ce montant comprend les récents investissements de financement de 2021, 2022 et 2024. Plus précisément, les investissements de 2024 ont fourni 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par le biais de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.

Le 27 mars 2026, un investissement total de 630 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, a été annoncé pour soutenir la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services de mieux-être mental pour les peuples autochtones partout au pays, y compris le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes, les soutiens intégrés dans les sites de traitement par agonistes opioïdes, les équipes de mieux-être mental et l'accès continu aux lignes d'écoute téléphonique.

Programme pour la prévention de la violence familiale dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme pour la prévention de la violence familiale (PPVF) dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence est une initiative dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC) qui vise à soutenir les efforts dirigés par les Autochtones et les communautés pour prévenir la violence familiale et y répondre partout au Canada, en donnant la priorité aux services culturellement appropriés pour les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les Autochtones en milieu urbain et les communautés 2ELGBTQI+. Le programme finance une gamme de refuges d'urgence, de logements de transition (deuxième étape) et d'activités de prévention de la violence afin d'assurer la sécurité et de promouvoir la guérison des personnes et des familles autochtones.

Le PPVF fournit un financement opérationnel essentiel aux refuges d'urgence et aux logements de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques, garantissant ainsi des espaces sûrs aux femmes, aux enfants, aux familles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence. Ces refuges offrent non seulement une protection immédiate, mais intègrent également des mesures de soutien globales, notamment des services d'intervention en cas de crise; éducation sur la violence familiale; des soins de santé mentale tenant compte des traumatismes; l'accès à des programmes de guérison fondés sur la culture, y compris les connaissances traditionnelles et la guérison axée sur la terre.

Pour s'attaquer aux causes profondes de la violence, le PPVF :

  • finance une série d'initiatives communautaires de prévention de la violence, y compris des campagnes de sensibilisation; des ateliers et des programmes de formation; des groupes de soutien pour les survivantes et les familles; les initiatives éducatives axées sur la prévention de la violence fondée sur le sexe; et le soutien au renforcement des capacités des fournisseurs de services autochtones
  • intègre les systèmes de connaissances autochtones, les enseignements des aînés et les pratiques culturelles dans sa prestation de services, et soutient les initiatives qui combinent les méthodes de guérison traditionnelles avec les systèmes de soutien contemporains, en veillant à ce que les survivantes reçoivent des soins holistiques qui respectent leur identité, leurs traditions et leurs expériences vécues.
  • finance la formation et le perfectionnement professionnel du personnel des refuges et des travailleurs de première ligne afin d'améliorer leur capacité à fournir des services adaptés aux traumatismes et à la culture, ce qui garantit que les services de soutien sont ancrés dans les modes de connaissance et d'être autochtones, et favorisent la guérison, la résilience et l'autonomisation au sein des communautés.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le Programme pour la prévention de la violence familiale a collaboré avec la Société canadienne d'hypothèques et de logement et des partenaires autochtones pour faire progresser l'Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les Autochtones, qui vise à établir de nouveaux refuges et maisons de transition partout au Canada pour les femmes, les enfants et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence.

  • En mars 2026, un total de 80 projets ont été sélectionnés, soit 38 refuges et 42 maisons de transition.
  • Le Programme pour la prévention de la violence familiale aide les nouveaux refuges à assumer les coûts de démarrage avant la fin de la construction.
  • Un financement continu pour soutenir les opérations est disponible une fois que les installations sont construites et prêtes à accueillir les clients.

Le Programme pour la prévention de la violence familiale a appuyé plus de 400 projets communautaires de prévention de la violence partout au Canada, y compris, mais sans s'y limiter, des campagnes de sensibilisation du public, des ateliers, des groupes de soutien, des séminaires sur la gestion du stress et de la colère, et des programmes axés sur le savoir autochtone axés sur la terre. En voici quelques exemples :

  • Le projet EmpowerMen, qui mobilise les hommes et les garçons dans la prévention de la violence familiale, a organisé un grand rassemblement lors de sa 2e conférence sur l'application de la loi : Journey to Justice, pour aborder les problèmes critiques de l'exploitation sexuelle et de la traite des personnes au Canada, qui touchent les femmes, les enfants, les peuples autochtones et les personnes de diverses identités de genre. Des professionnels de divers secteurs, notamment des survivantes, des organismes d'application de la loi, des procureurs de la Couronne, des dirigeants autochtones, des décideurs, des travailleurs sociaux, des éducateurs et des dirigeants communautaires, se sont réunis pour explorer des stratégies visant à lutter contre la traite facilitée par la technologie et l'exploitation des jeunes Autochtones.
  • Le Cercle national autochtone contre la violence familiale, Pauktuutit Inuit Women of Canada et Les Femmes Michif Otipemisiwak ont reçu du financement pour diriger des programmes adaptés à leur culture et adaptés à leurs communautés respectives.
  • À l'échelle régionale et locale, des organisations comme Circling Buffalo, Three Eagle Wellness Society et la Coalition autochtone d'Ottawa ont reçu du soutien pour offrir des interventions communautaires.
    • Circling Buffalo a créé une série d'annonces radiophoniques et de vidéos informatives qui ont été diffusées sur les stations de radio locales du Manitoba et partagées sur les médias sociaux pour promouvoir la sensibilisation à la violence familiale et les efforts de prévention.
  • L'Association métisse de Lethbridge et de la région a reçu un soutien dans son projet de prévention de la violence familiale afin d'organiser une série d'ateliers adaptés à la culture des familles métisses, y compris les personnes ou les familles autochtones non inscrites. Le projet visait à prévenir la violence familiale en offrant aux familles l'occasion de se réunir pour en apprendre davantage sur les traditions métisses dans le cadre d'une unité familiale saine, inclusive et holistique. Les ateliers intègrent une composante linguistique, partagée dans l'histoire et les systèmes de connaissances métis, qui inculquent la fierté, la confiance et une image positive de soi pour prévenir la violence familiale.
  • Le Tunngasugit Inuit Resource Centre a dirigé une série d'ateliers adaptés à la culture visant à lutter contre la violence familiale chez les Inuits de Winnipeg. Ce projet de lutte contre la violence familiale était ancré dans les pratiques et les valeurs culturelles inuites, offrant un soutien aux femmes, aux hommes et aux jeunes pour briser le cycle de la violence et créer une dynamique familiale et communautaire plus saine.
Réponse à l'appel à la justice 3.4

Le PPVF répond en partie à l'appel à la justice 3.4 en soutenant la mise en place de services durables, permanents, sans obstacle, préventifs, accessibles, holistiques et complets fournis par des refuges d'urgence et des logements de transition dirigés par des Autochtones pour lutter contre la violence familiale partout au Canada. Les refuges et les logements de transition offrent non seulement une protection immédiate, mais intègrent également des mesures de soutien globales pour les femmes, les enfants, les familles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui fuient la violence.

Répercussions principales
  • Prévention de la violence et renforcement des capacités dirigées par les Autochtones : Financement des organisations autochtones pour concevoir et offrir des programmes de prévention dirigés par la communauté (par exemple, ateliers, sensibilisation, groupes de soutien), y compris des campagnes d'éducation et de sensibilisation et des formations qui renforcent la capacité locale de prévention à long terme
  • Accès à des refuges et à des logements sûrs et faciles d'accès : Élargit et soutient les refuges d'urgence, les logements de transition et les maisons d'hébergement transitoire dirigés par des Autochtones qui offrent une sécurité immédiate et une stabilité de logement à long terme aux survivantes fuyant la violence, y compris dans des contextes éloignés, ruraux, nordiques et urbains
  • Soutien global tenant compte des traumatismes et culturellement sûr : Augmente l'accès à l'intervention en cas de crise, au counseling, au soutien par les pairs, à l'aiguillage et aux programmes de guérison fondés sur les connaissances culturelles autochtones, les conseils des aînés et les approches axées sur la terre, alignés sur les besoins des survivantes (y compris les traumatismes, la santé mentale et les dépendances)
  • Mesures de soutien ciblées pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones : Améliore l'accès à des espaces plus sûrs et à des mesures de soutien adaptées à la culture pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui sont exposées à un risque élevé de violence fondée sur le sexe.
  • Portée fondée sur les distinctions pour les communautés inuites et métisses : Renforce l'accès aux refuges/logements, aux programmes de prévention et aux soutiens culturellement pertinents qui reflètent les réalités propres aux Inuit et aux Métis, y compris l'accès des Inuit dans les régions nordiques et urbaines et les initiatives de prévention dirigées par les Métis.
Détails sur le financement

L'initiative est financée dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence, qui reçoit 96,6 millions de dollars par année pour soutenir le fonctionnement de nouveaux refuges et de maisons de transition, ainsi que pour financer des activités de prévention de la violence adaptées à la culture. En 2025-2026, le Programme pour la prévention de la violence familiale a dépensé 96,6 millions de dollars, dont 56,1 millions de dollars pour soutenir le fonctionnement des installations, 0,7 million de dollars pour soutenir l'élaboration de projets de refuges et 39,8 millions de dollars pour des programmes et services destinés aux Autochtones confrontés à la violence fondée sur le sexe.

3.5 : Créer des équipes d'intervention en cas de crise pour répondre aux besoins immédiats d'une communauté après un événement traumatisant

Initiatives

Initiative de planification de la sécurité des communautés autochtones – Sécurité publique Canada

Aperçu de l'initiative

L'Initiative de planification de la sécurité des communautés autochtones (IPSCA), dirigée par Sécurité publique Canada (SP), aide les communautés autochtones à élaborer et à mettre en œuvre des plans de sécurité communautaire (PSC) qui reflètent leurs priorités culturelles, sociales et de sécurité distinctes. Ces plans sont fondés sur une approche holistique dirigée par la communauté qui met l'accent sur la détermination des forces locales, la résolution des problèmes de sécurité et l'amélioration du bien-être général de la communauté. L'initiative favorise un engagement inclusif, encourageant une large participation des membres de la communauté et des intervenants locaux afin de créer des environnements plus sûrs et plus sains.

L'IPSCA travaille directement avec les communautés autochtones et les soutient par la mobilisation, l'élaboration d'un PSC et le financement de la mise en œuvre de projets de sécurité conçus par la communauté. Cela permet de s'assurer que les communautés disposent des ressources et des conseils nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre leurs initiatives de sécurité culturellement appropriées. Grâce à un engagement soutenu tout au long du processus de planification et à l'offre de financement pour des projets communautaires conçus pour faire progresser leurs objectifs de sécurité, l'initiative soutient la prévention du crime, la guérison et l'amélioration des résultats en matière de sécurité. En mettant l'accent sur les systèmes de connaissances autochtones et en faisant progresser les approches autodéterminées, l'IPSCA contribue à la sécurité et au bien-être à long terme des communautés autochtones partout au Canada.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

285 749 $ de financement ont été acordés au programme Voies vers des modes de vie sains des quatre nations des Cris de Maskwacis du Conseil tribal cri de Maskwacis. Le but de ce projet est de s'attaquer aux problèmes importants et aux causes profondes des problèmes de sécurité auxquels sont confrontées les quatre Nations de Maskwacis, en mettant l'accent sur des séances holistiques de santé et de bien-être dans les quatre communautés. Les séances améliorent le bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel en abordant des sujets tels que la prévention de la violence, les relations saines, les activités prosociales, la langue et les activités culturelles.

Le gouvernement mi'gmaq de Listuguj a reçu 167 240 $ pour financer le Mi'gmaq Youth Leadership Peer Program. Il s'agit d'un programme de leadership conçu sur mesure pour les jeunes de Listuguj afin d'inculquer des compétences en leadership aux jeunes de Listuguj âgés de 12 à 17 ans. Les activités du projet comprennent la participation des jeunes à des discussions, à des exercices de renforcement de l'esprit d'équipe, à des ateliers et à des événements culturels visant à promouvoir des comportements prosociaux et le développement de l'estime de soi.

La Première Nation de Woodstock a reçu 112 025 $ pour faire face à l'augmentation des activités criminelles et à la circulation élevée des non-membres de la collectivité en installant un éclairage public amélioré alimenté par l'énergie solaire et des caméras de surveillance. En améliorant la visibilité et la couverture, le projet vise à créer un environnement plus sûr pour les membres de la communauté et à renforcer la résilience à long terme.

L'IPSCA a organisé un rassemblement de communautés à Edmonton, en Alberta, réunissant des représentants des communautés participantes pour apprendre des expériences communes, discuter et soutenir les pratiques exemplaires, et fournir des ressources et des mesures qui soutiennent la planification de la sécurité dirigée par les Autochtones. Le thème du rassemblement était « Nos voix, notre sécurité : élaborer des stratégies résilientes de l'intérieur », et les sujets abordés comprenaient le renforcement des modèles de sécurité dirigés par les Autochtones, l'élaboration d'une approche communautaire de la gestion de l'information, la mobilisation des jeunes et les pratiques exemplaires pour le recrutement et le maintien en poste des bénévoles.

Tout au long de l'exercice 2025-2026, l'IPSCA a travaillé avec des communautés de tout le Canada pour terminer la planification de la sécurité au moyen d'ateliers guidés par un animateur et d'un partage des connaissances entre les communautés. Parmi ces communautés, 11 ont soumis des plans de sécurité communautaire achevés au cours de l'exercice et 35 processus sont toujours en cours.

Réponse à l'appel à la justice 3.5

L'IPSCA répond à l'appel à la justice 3.5 en aidant les communautés autochtones à diriger l'élaboration et la mise en œuvre d'initiatives de sécurité communautaire adaptées à leur situation particulière. Il pourrait s'agir de stratégies d'intervention en cas de crise adaptées à la culture qui traitent les traumatismes et favorisent la guérison à long terme. Grâce à l'élaboration de plans de sécurité communautaire, l'IPSCA aide les communautés à cerner et à résoudre les problèmes de sécurité d'une manière qui reflète les traditions, les valeurs et les structures de gouvernance autochtones. Par exemple, ces plans pourraient inclure la formation d'équipes d'intervention en cas de crise pour fournir un soutien immédiat après des événements traumatisants – tels que la violence, les accidents ou les décès – tout en renforçant la capacité des communautés à gérer les traumatismes et à assurer la sécurité et le bien-être à long terme.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient du processus de planification de la sécurité communautaire de l'IPSCA grâce à un soutien qui leur permet de concevoir et de mettre en œuvre des projets qui répondent à leurs besoins particuliers en matière de sécurité et de bien-être. Il pourrait s'agir de fournir à la communauté un soutien opportun, accessible et adapté à la culture après des événements traumatisants, si la communauté devait identifier cela comme un objectif, conduisant à la guérison de la communauté et à une amélioration de la sécurité et du bien-être.

Répercussions principales
  • Planification de la sécurité holistique, communautaire, adaptée à la culture et autodéterminée :
    • Les communautés autochtones élaborent des plans de sécurité communautaire qui intègrent les besoins et les perspectives culturels, sociaux, de sécurité et de santé mentale dans les stratégies de sécurité et de mieux-être
    • Les communautés autochtones dirigent l'élaboration de leurs plans de sécurité et de toute initiative connexe, renforçant l'autonomie gouvernementale et soutenant les initiatives qui reflètent les traditions, la gouvernance et les systèmes de connaissances autochtones
  • Renforcement de la capacité locale d'intervention en cas de crise : Offre du financement pour des projets conçus par la communauté pour répondre à ses besoins uniques en matière de sécurité et de bien-être communautaires, ce qui pourrait inclure des projets visant à renforcer l'intervention en cas de crise.
  • Prévention du crime dirigée par la communauté : Les communautés autochtones reçoivent un soutien pour élaborer et mettre en œuvre des projets visant à atteindre les objectifs définis dans leurs plans de sécurité communautaire
  • Initiatives durables et communautaires :
    • Une fois qu'une communauté dispose d'un plan de sécurité communautaire, elle peut demander un financement pour mettre en œuvre des projets de sécurité adaptés à ses besoins distincts
    • Le financement peut être destiné à des projets conçus pour renforcer les capacités ou accroître l'état de préparation, ainsi que pour la mise en œuvre de projets à plus long terme (cinq ans)
  • Partenariats : Encourage les partenariats entre les organisations autochtones, les fournisseurs de services locaux et les gouvernements pour permettre l'atteinte des objectifs de sécurité et de bien-être des communautés.
Détails sur le financement

En 2020, 6,27 millions de dollars ont été alloués sur cinq ans (à partir de 2021), avec un investissement supplémentaire de 40,5 millions de dollars sur cinq ans (à partir de 2021), et 11,6 millions de dollars par la suite.

3.6 : Veiller à une égalité réelle dans le financement des services aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones

Initiatives

Co-développement d’une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Afin d'améliorer l'accès à des soins de santé de grande qualité et culturellement pertinents pour tous les peuples autochtones, Services aux Autochtones Canada (SAC) travaille en collaboration avec des organisations et gouvernements nationaux et régionaux des Premières Nations, des Inuit et des Métis, des partenaires autochtones qui apportent une perspective intersectionnelle, des partenaires fédéraux ainsi que les provinces et territoires afin de codévelopper une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions. Le co-développement d'une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions offre l'occasion d'établir des principes généraux comme fondement des services de santé fédéraux destinés aux peuples autochtones; d'appuyer la transformation de la prestation des services de santé en collaborant avec les organisations autochtones à l'élaboration, à la prestation et à l'amélioration des services afin d'accroître la prestation de services de santé dirigée par les Autochtones; et de continuer à faire progresser l'engagement du gouvernement du Canada envers la réconciliation et une relation renouvelée de nation à nation, entre les Inuit et la Couronne, et de gouvernement à gouvernement avec les peuples autochtones, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

SAC reste déterminé à travailler en collaboration avec ses partenaires pour améliorer l'accès des Premières Nations, des Inuit et des Métis à des services de santé de haute qualité et adaptés à leur culture. Les travaux sur la législation sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions sont actuellement suspendus en raison de changements plus vastes au sein du gouvernement fédéral et de la nécessité d'évaluer comment ils s'harmonisent avec le programme législatif de ce gouvernement. SAC continue de faire progresser les priorités en matière de santé des Autochtones grâce aux programmes existants, au financement et à d'autres initiatives ciblées.

Réponse à l’appel à la justice 3.6

Le codéveloppement d'une loi sur la santé des Autochtones fondée sur les distinctions répond à l'appel à la justice 3.6 en appuyant la participation de partenaires autochtones qui apportent une perspective intersectionnelle aux processus d'engagement et de co-développement. Ces partenaires comprennent des organisations qui représentent les voix et les priorités des femmes et des filles autochtones, ainsi que des personnes 2ELGBTQI+, les jeunes, les Aînés, et les Autochtones vivant en milieu urbain, afin que leurs expériences vécues et leurs besoins en santé soient pris en compte dans le co-développement d'options stratégiques et/ou législatives en matière de santé autochtone fondées sur les distinctions. SAC a accordé la priorité à un engagement inclusif afin que les considérations liées au genre, à l'identité et à la géographie fassent partie intégrante de l'élaboration d'approches de santé fondées sur les distinctions.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce processus inclusif grâce à une visibilité accrue et à une meilleure prise en compte des besoins uniques en santé de diverses populations. En assurant la représentation des femmes et des filles autochtones, ainsi que des personnes 2ELGBTQI+, dans le co-développement de politiques et/ou de mesures législatives, l'initiative pourrait appuyer une transformation du système de santé qui favorise la sécurité, l'équité et des soins culturellement appropriés.

Répercussions principales
  • Fait progresser l'autodétermination : Appuie le co-développement d'options stratégiques et/ou législatives fondées sur les distinctions
  • Appuie l'équité en santé : Travaille à le co-développement d'options stratégiques et/ou législatives culturellement pertinentes qui s'attaquent aux disparités systémiques en matière de santé
  • Place les voix diverses au centre : Assure la participation des femmes et des filles autochtones, des personnes 2ELGBTQI+ et d'autres partenaires avec une optique intersectionnelle au co-développement de politiques et/ou de mesures législatives
  • Améliore l'accès aux soins : Renforce les bases de systèmes de santé fondés sur les distinctions qui répondent aux besoins
  • Appuie la réforme à long terme : Établit un processus collaboratif pour un changement transformateur dans le co-développement de politiques et/ou de mesures législatives en matière de santé autochtone
Détails sur le financement

Un financement de 15,6 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, a été accordé pour soutenir la capacité en matière d'engagement, de politiques et d'expertise. Le financement de cette initiative a pris fin en 2022-2023. Aucun financement supplémentaire n’est prévu à l’heure actuelle.

3.7 : Offrir des programmes et du soutien de guérison à tous les enfants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées et aux membres de leur famille

Initiatives

Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Services aux Autochtones Canada (SAC) s'est engagé à améliorer la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services et des mesures de soutien en matière de mieux-être mental dirigés par les Premières Nations et les Inuit, fondés sur la culture et la communauté, grâce à un investissement annuel approximatif de 768 millions de dollars en 2025-2026 dans le cadre du Programme de mieux-être mental. Les communautés utilisent ce financement pour fournir des services et des mesures de soutien qui répondent à leurs besoins et priorités uniques par le biais d'initiatives de promotion du mieux-être mental dirigées par les Autochtones, adaptées à la culture et communautaires, d'initiatives sur le terrain, de promotion de la vie, de prévention du suicide et d'intervention en cas de crise. Les activités comprennent :

  • un soutien en matière de santé mentale, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les Autochtones touchés par la question des femmes, des filles, et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+), pour les survivantes et les survivantes intergénérationnels des pensionnats indiens (PI) et des externats indiens fédéraux, pour les membres actuels et éventuels du recours collectif de la Convention de règlement relative aux Premières Nations, aux Services à l'enfance et à la famille et au principe de Jordan, la Convention de règlement Hardy, et d'autres sources coloniales de traumatismes
  • la prévention et le traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie en établissement et de jour;
  • des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental qui fournissent des services aux communautés;
  • services complets associés aux sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO)
  • des services de ligne d'écoute 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
  • Services, soutiens et programmes de mieux-être mental pour les jeunes autochtones

Le Programme de mieux-être mental de SAC travaille en étroite collaboration avec des partenaires autochtones nationaux, régionaux et communautaires et est guidé par des stratégies dirigées par des Autochtones telles que le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations, Honorer nos forces, la Stratégie nationale de prévention du suicide chez les Inuit et Pathfinding Towards a Flourishing Future: Awareness and Advocacy Guide de We Matter. Il soutient également les progrès réalisés dans la mise en œuvre de divers appels à l'action tels que les appels à la justice des FFADA, les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et les appels à l'action du Conseil national des jeunes de l'Assemblée des Premières Nations sur la promotion de la vie, ainsi que la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Deux activités du Programme de mieux-être mental offrent des services directement destinés aux survivantes, aux membres de leur famille et aux Autochtones touchés par les FFADA2E+ : le Programme de soutien en matière de santé et de culture pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, et la ligne d'écoute téléphonique pour les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Toutes les autres activités appuient divers aspects du mieux-être mental qui peuvent être utilisés par les personnes touchées par les FFADA2E+. Toutefois, étant donné qu'une approche holistique est adoptée dans l'administration du Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes et que les clients des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont généralement accès à un ou plusieurs des services tenant compte des traumatismes, des renseignements sur le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes dans son ensemble ont été inclus.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a continué de financer un réseau national d'environ 1 000 fournisseurs communautaires de soutien culturel et de travailleurs en soutien émotionnel par le biais de plus de 250 accords de financement, afin de fournir un accès à des soutiens culturels et émotionnels aux personnes admissibles, et a financé l'accès à des services de counseling en santé mentale et à une aide au transport pour raison médicale afin de faciliter l'accès lorsque les services de counseling n'étaient pas facilement accessibles.

Le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes a également continué de financer la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être, la Ligne d'écoute nationale sur les pensionnats indiens et la Ligne d'écoute téléphonique pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Réponse à l'appel à la justice 3.7

Le Programme de mieux-être mental répond en partie à l'appel à la justice 3.7 en investissant dans des services de santé et de bien-être tenant compte des traumatismes et ancrés dans la culture qui soutiennent les Autochtones touchés par un traumatisme intergénérationnel. Les survivants, les membres de la famille (y compris les enfants) et les Autochtones touchés par la perte de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues ou assassinées peuvent recevoir du soutien dans le cadre du Programme de soutien en santé et culturel pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Le programme finance un réseau national de fournisseurs de soutien culturel et de travailleurs en soutien affectif, des services d'intervention en cas de crise et des initiatives communautaires en matière de santé mentale et de toxicomanie conçues et dirigées par les communautés autochtones. Ceux-ci offrent un soutien immédiat et accessible ancré dans les visions du monde autochtones. En mettant l'accent sur le leadership communautaire, le programme contribue à l'élaboration de services de guérison sûrs, adaptés et reflétant les expériences vécues par les Autochtones. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il rétablit l'accès à des soins culturellement sûrs, favorise la guérison holistique et renforce le soutien aux personnes qui ont subi un traumatisme intergénérationnel.

Détails sur le financement

Le financement du Programme de mieux-être mental pour 2026-2027 est d'environ 768 millions de dollars. Ce montant comprend les récents investissements de financement de 2021, 2022 et 2024. Plus précisément, les investissements de 2024 ont fourni 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par le biais de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.

Le 27 mars 2026, un investissement total de 630 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2026-2027, a été annoncé pour soutenir la disponibilité, l'accessibilité, la qualité et l'efficacité des services de mieux-être mental pour les peuples autochtones partout au pays, y compris le Programme de soutien à la santé et à la culture tenant compte des traumatismes, les soutiens intégrés dans les sites de traitement par agonistes opioïdes, les équipes de mieux-être mental et l'accès continu aux lignes d'écoute téléphonique.

Soutien au bien-être des familles et des survivantes de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Aperçu de l'initiative

Dirigé par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), le Programme de contribution pour le soutien au bien-être des familles et des survivantes de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées offre du financement afin d'aider les organisations et les communautés autochtones à fournir de l'aide et des services aux membres des familles autochtones et aux survivantes qui ont des proches disparus ou décédés en raison de la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Le programme privilégie des approches culturellement pertinentes et tenant compte des traumatismes, et reconnaît les besoins particuliers des familles et des survivantes autochtones.

Mises à jour pour l’exercice financier 2025-2026

Dans le cadre du Programme de contribution pour le soutien au bien-être des familles et des survivantes de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, le financement accordé en 2025-2026 a permis aux bénéficiaires autochtones d'offrir des soins et des services culturellement appropriés et tenant compte des traumatismes qui appuient le parcours de guérison des familles et des survivantes autochtones touchées par la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En 2025-2026, le financement a été entièrement affecté afin d'appuyer des projets pluriannuels existants en cours, deux nouveaux projets pluriannuels et un nouveau projet d'un an. Les initiatives financées visaient à aider les membres des familles et les survivantes de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées à trouver une voie de guérison qui leur est significative. Le programme appuie notamment des projets tels que la tenue de célébrations de la vie et de l'héritage pour des survivantes, des familles ou des communautés de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, ainsi que des centres de ressources ou des navigateurs qui aident les membres des familles et les survivantes à accéder aux soutiens culturellement pertinents qui leur sont offerts.

En 2025-2026, un peu plus de 3 millions de dollars ont été alloués à des organisations autochtones et à des bénéficiaires de projets communautaires réussis du programme. Ce montant dépassait le financement annuel de 2,5 millions de dollars, car il comprenait les affectations reportées de l'exercice 2024-2025. Le financement a permis aux groupes autochtones d'offrir des soins et des services adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes qui soutiennent le parcours de guérison des familles et des survivantes autochtones qui ont été touchés par la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Le financement approuvé pour l'exercice 2025-2026 a appuyé 10 projets pluriannuels existants, deux nouveaux projets pluriannuels et un projet d'un an. Treize organisations autochtones ont été approuvées pour recevoir du financement afin d'appuyer ces projets.

Réponse à l’appel à la justice 3.7

Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 3.7 en investissant un financement réservé dans des projets qui fournissent de l'aide et des services de soutien aux familles et aux survivantes autochtones de violence fondée sur le genre. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de l'investissement de cette initiative dans des projets de guérison accessibles et culturellement sécuritaires qui offrent un soutien émotionnel, psychologique et spirituel.

Principales répercussions
  • Services de guérison culturellement pertinents : le financement appuie des projets qui intègrent des pratiques et des cérémonies autochtones traditionnelles
  • Financement durable des programmes de guérison : le financement permet la viabilité à long terme des programmes et des solutions communautaires
  • Soutien accessible et à faible seuil : veille à ce que le financement atteigne les communautés qui en ont besoin sans obstacles bureaucratiques complexes et réduit les obstacles à l'accès aux services essentiels de guérison pour les victimes et les familles autochtones
  • Services de soutien holistiques : offre aux victimes et aux familles autochtones des soins tenant compte des traumatismes, du counseling et des initiatives de guérison communautaires
  • Programmes communautaires durables : appuie les organisations dirigées par des Autochtones dans l'élaboration de réseaux de soutien à long terme
  • Initiatives de guérison dirigées par des Métis : veille à ce que les services soient conçus et offerts par des communautés métisses pour les Métis
Détails sur le financement

Le programme offre un financement permanent de 2,5 millions de dollars par exercice afin d'appuyer les parcours de guérison des familles et des survivantes autochtones touchées par la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones (FFADA2E+).

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