2025-2026 Rapport sur les appels à la justice : 2.1 à 2.7 : Culture

Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 2.1 à 2.7.

Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.

Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2026.

Sur cette page

2.1 : Reconnaître les droits des peuples autochtones à leurs cultures et à leurs langues et assurer leur protection

Initiatives

Fonds pour la diversité des voix– Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Fonds pour la diversité des voix (FDV) de Patrimoine canadien (PCH) est une nouvelle initiative qui aide diverses communautés, par exemple les communautés autochtones, noires, racisées, ethnoreligieuses, les personnes en situation de handicap et les communautés 2ELGBTQI+, à faire connaître leurs récits, leurs expériences et leurs points de vue afin que leurs voix soient représentées avec exactitude et authenticité dans les secteurs des médias et de la culture au Canada.

L'objectif du FDV est de mettre en œuvre des mesures incitatives et des initiatives qui favorisent une plus grande participation des diverses communautés et organisations aux secteurs de la culture et des médias. Pour atteindre cet objectif, le FDV offre un soutien pour des possibilités de mentorat, de formation et de perfectionnement professionnel destinées aux diverses communautés, à toutes les étapes de la carrière, afin que leurs membres puissent accroître leur participation aux secteurs de la création.

Le financement alloué au FDV sera distribué par l'intermédiaire de trois programmes existants afin de mieux soutenir les diverses communautés et organisations dans trois secteurs :

Le volet du Fonds pour la diversité des voix du Fonds des médias du Canada accorde la priorité aux projets qui favorisent le développement d'un secteur audiovisuel inclusif en offrant des possibilités de formation et de perfectionnement professionnel aux diverses communautés.

Le volet du Fonds pour la diversité des voix de l'Initiative de journalisme local accorde la priorité à l'embauche de journalistes issus de la diversité, c'est-à-dire des communautés autochtones, noires, racisées, ethnoreligieuses, des personnes en situation de handicap et des communautés 2ELGBTQI+, au sein d'organisations de presse appartenant à des groupes diversifiés ainsi que dans des médias grand public, afin de produire du journalisme civique pour les communautés mal desservies. Ces journalistes participeront à des activités de mentorat, de formation et de perfectionnement professionnel afin d'accroître leur participation au secteur des médias à toutes les étapes de leur carrière. Afin de protéger l'indépendance de la presse, la Coalition des médias communautaires, représentée par le Fonds canadien de la radio communautaire, assurera la mise en œuvre de ce volet.

Le volet Initiatives collectives du Fonds du Canada pour les périodiques accorde la priorité aux projets conçus pour accroître la viabilité globale du secteur canadien des magazines et des journaux communautaires non quotidiens.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le Fonds des médias du Canada : a investi 940 000 $ dans le Fonds pour la diversité des voix pour l'exercice 2025 à 2026, dont 457 722 $ (49 %) ont soutenu trois projets autochtones :

  • Shine Bright: Indigenous Showrunner Mentorship Intensive a reçu 130 582 $
    • Il s'agit d'une initiative de huit mois dirigée par des Autochtones qui soutient cinq femmes autochtones scénaristes, productrices et showrunners émergentes dans l'élaboration d'un projet télévisuel original, en offrant du mentorat, de la formation commerciale et juridique ainsi qu'un accompagnement ancré dans la culture afin de renforcer les capacités en leadership
    • L'initiative est offerte à l'échelle nationale et livrée virtuellement à des participantes situées dans au moins trois provinces et territoires
  • Digital Stewardship and Indigenous Storytelling a reçu 64 020 $
    • Le projet Culture Capture offre du mentorat et de la formation à des créatrices et créateurs autochtones et métis axés sur la photogrammétrie et la création d'actifs numériques, et il est offert à l'échelle nationale selon un modèle hybride
    • Douze participantes et participants numérisent des objets d'importance culturelle et créent une contextualisation narrative ancrée dans la mémoire communautaire
  • Indigenous Futures Virtual Production Training Program (Manitoba) : 263 120 $
    • L'Indigenous Futures Media Centre produit une initiative de formation en deux volets qui offre à 29 créatrices et créateurs autochtones des compétences de base et avancées en production virtuelle, alliant enseignement technique et approches autochtones du récit, tout en élargissant l'accès aux technologies médiatiques immersives

L'Initiative de journalisme local : En octobre 2025, le ministère du Patrimoine canadien a conclu une entente de contribution avec la Coalition des médias communautaires (représentée par le Fonds canadien de la radio communautaire) pour la mise en œuvre du volet Fonds pour les récits changeants de l'Initiative de journalisme local, couvrant la période du 1er octobre 2025 au 31 mars 2027. Les renseignements sur les projets financés en 2025-2026 ne sont pas disponibles pour le moment.

Volet Initiatives collectives du Fonds du Canada pour les périodiques : les renseignements sur les projets financés en 2025-2026 ne sont pas disponibles pour le moment.

Réponse à l'appel à la justice 2.1

Le Fonds pour la diversité des voix répond à l'appel à la justice 2.1 et en fait progresser la reconnaissance en soutenant le droit des communautés autochtones de faire connaître leurs récits et leurs points de vue dans les secteurs des médias et de la culture.

Répercussions principales

Les résultats attendus du Fonds pour la diversité des voix comprennent les suivants :

  • augmentation du nombre d'initiatives de développement sectoriel entreprises par les associations de magazines et de journaux communautaires
  • le développement sectoriel, par exemple dans les secteurs des médias et de la culture, est soutenu
  • les possibilités de perfectionnement professionnel favorisent l'émergence et le développement des talents issus des diverses communautés
  • les Canadiennes et les Canadiens apprécient la diversité de la population canadienne
  • les diverses communautés participent aux secteurs de la culture et des médias
Détails sur le financement

Le budget de 2024 a prévu 10 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2024-2025, pour le ministère du Patrimoine canadien afin de soutenir la mise en œuvre du Fonds pour la diversité des voix.

Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones – Justice Canada

Aperçu de l'initiative

La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Loi sur la Déclaration des Nations Unies) affirme l'application de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Déclaration des Nations Unies) en droit canadien. Adoptée le 21 juin 2021, la Loi sur la Déclaration des Nations Unies exige du gouvernement du Canada qu'il :

  • veille à ce que les lois fédérales soient compatibles avec la Déclaration des Nations Unies (article 5)
  • élabore et mette en œuvre un plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies pour atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies (article 6)
  • présente chaque année au Parlement un rapport sur les progrès réalisés (article 7)

Ces obligations doivent être remplies en consultation et en coopération avec les peuples autochtones. La Déclaration des Nations Unies affirme les droits individuels et collectifs des peuples autochtones, y compris les droits à l'autodétermination, à la langue, à la culture, à l'égalité et au contrôle des terres et des ressources.

Publié en juin 2023, le Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies reflète l'engagement du Canada à prendre des mesures précises pour atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies. Le Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies est pour une période de cinq ans, de 2023 à 2028, et sera révisée en consultation et en coopération avec les peuples autochtones afin d'assurer des progrès continus dans la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

La participation des partenaires autochtones, par le biais de consultations et de la coopération sur la mise en œuvre du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, se poursuit, notamment par le biais d'environ 197 réunions dirigées par le ministère de la Justice tenues entre avril 2025 et mars 2026, avec des partenaires autochtones. Le ministère de la Justice a également soutenu la création du Comité consultatif sur le plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies (CCAP), qui a commencé ses travaux au printemps 2025. Le Comité fournira une expertise et des conseils précieux au fur et à mesure que le ministre mettra en œuvre les mesures des priorités communes du Plan d'action, en consultation et en coopération avec les peuples autochtones et d'autres ministres fédéraux. Il pourrait s'agir, entre autres, de conseils sur les mesures relatives à la participation des Autochtones à la prise de décisions, au consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause, et aux mécanismes de surveillance et de responsabilisation. L'APAC est un organisme indépendant dirigé par des Autochtones et composé de 10 experts issus de diverses origines et expériences des Premières Nations, des Inuits et des Métis, y compris des partenaires des traités historiques et modernes. Le Comité reflète des perspectives distinctes façonnées par les cultures, les langues, les traditions et les expériences autochtones, y compris les Autochtones vivant en milieu urbain, la diversité régionale et la diversité de genre. Cette création est une étape importante dans la mise en œuvre de la mesure 22 du chapitre sur les priorités partagées du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.

Conformément à l'article 7 de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, le rapport annuel 2025-2026 sur la mise en œuvre sera préparé d'ici le 30 juin 2026 et déposé au Parlement par la suite. Le rapport annuel 2025-2026, ainsi que les rapports annuels précédents, peuvent être consultés sur le site Web du ministère de la Justice Canada lorsqu'il sera disponible : Rapports d'étape annuels sur la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. L'engagement continu est axé sur le soutien de la mise en œuvre du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, le suivi des progrès et la garantie de possibilités de renouvellement périodique et d'élaboration conjointe de nouvelles priorités.

Réponse à l'appel à la justice 2.1

La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones répond à l'appel à la justice 2.1 en affirmant les droits inhérents des peuples autochtones énoncés dans la Déclaration des Nations Unies, y compris le droit à l'autodétermination, à l'égalité et à la liberté de toute forme de discrimination et de violence. En exigeant que les lois canadiennes soient harmonisées avec la Déclaration des Nations Unies au fil du temps, la Loi sur la Déclaration des Nations Unies favorise les changements structurels et législatifs nécessaires pour faire respecter les droits des peuples autochtones à la santé, à la sécurité, à la justice et à la culture. Sa mise en œuvre repose sur la consultation et la coopération avec les peuples autochtones, ce qui garantit que les priorités fédérales sont éclairées par les titulaires de droits et les organisations autochtones. Le Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies fournit une feuille de route nationale pour orienter les réformes juridiques et stratégiques et s'appuie sur les engagements du gouvernement fédéral à respecter les droits des Autochtones dans tous les domaines de la vie publique, y compris les sphères sociale, économique, juridique et culturelle. Par ses obligations et ses mécanismes de transparence, la Loi sur la Déclaration des Nations Unies constitue une mesure concrète pour aider le Canada à respecter ses responsabilités en matière de droits de la personne et à réaliser les principes fondamentaux de l'appel à la justice 2.1.

Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la violence bénéficient de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies grâce à la reconnaissance officielle, par le gouvernement, de leurs droits et de leur dignité. La Loi sur la Déclaration des Nations Unies contribue à s'attaquer aux causes profondes de la violence en reflétant l'accent mis par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones à l'identité culturelle, à l'autonomie gouvernementale et à un accès équitable à la justice et aux services. Le Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies fournit un cadre à long terme pour un changement transformateur, avec un leadership autochtone intégré à toutes les étapes de son élaboration et de sa mise en œuvre. Le financement ciblé destiné aux organisations autochtones, y compris celles qui représentent les femmes, les personnes 2ELGBTQI+, les jeunes et les populations autochtones urbaines, appuie une mobilisation inclusive et fait en sorte que les voix les plus touchées contribuent à façonner l'avenir de la mise en œuvre des droits au Canada. Ces efforts contribuent à créer des systèmes plus sûrs et plus équitables qui protègent et respectent le bien-être et la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Répercussions principales
  • Réduit les obstacles systémiques : appuie l'examen et la modification des lois canadiennes au fil du temps afin de les harmoniser avec les droits des Autochtones et de réduire les obstacles législatifs et stratégiques enracinés dans le colonialisme
  • Centre les droits et les priorités des Autochtones : affirme le droit des peuples autochtones à l'autodétermination et au leadership dans l'élaboration et la mise en œuvre du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
  • Soutient l'inclusion fondée sur le genre et l'identité : fournit du financement de renforcement des capacités aux organisations de femmes autochtones, aux jeunes, aux Aînés, aux personnes 2ELGBTQI+ et aux organisations autochtones urbaines afin qu'ils participent à la mise en œuvre
  • Fait progresser la transformation juridique et stratégique : amorce de vastes changements juridiques et stratégiques par la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies dans l'ensemble des ministères et organismes fédéraux
  • Prévoit des mécanismes de responsabilisation : exige des rapports annuels au Parlement et appuie la transparence et le suivi des progrès au moyen d'indicateurs et de la mobilisation
Détails sur le financement

Le gouvernement a investi 26 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021, afin de permettre aux partenaires autochtones de participer à l'élaboration du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. Un autre investissement de 37 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2023-2024, appuie la consultation et la coopération, avec 4 millions de dollars par année en financement permanent, afin de soutenir la participation des partenaires autochtones à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.

Programme d'aide aux musées – volet Patrimoine autochtone – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Programme d'aide aux musées (PAM) appuie les établissements et les travailleuses et travailleurs du patrimoine dans la préservation et la présentation des collections patrimoniales. Le programme favorise la préservation de la culture autochtone et facilite l'accès aux collections patrimoniales pour l'ensemble de la population canadienne. Il favorise aussi les connaissances, les compétences et les pratiques professionnelles liées aux principales fonctions muséales. Le Programme offre une aide financière aux musées canadiens et aux établissements connexes pour des activités qui facilitent l'accès des Canadiennes et des Canadiens à leur patrimoine; favorisent la préservation du patrimoine culturel diversifié et riche du Canada (autre que le patrimoine bâti), y compris le patrimoine culturel autochtone; et renforcent les connaissances, les compétences et les pratiques professionnelles liées aux principales fonctions muséales. Les investissements sont consacrés à des activités visant notamment l'élaboration et la circulation d'expositions itinérantes canadiennes et du matériel d'interprétation connexe; la préservation et la présentation du patrimoine culturel autochtone; la mise en oeuvre de systèmes clés de gestion des collections; et l'échange de pratiques exemplaires liées aux principales fonctions muséales, au bénéfice de plusieurs institutions.

Le volet Patrimoine autochtone du Programme d'aide aux musées offre un soutien ciblé aux communautés et organisations autochtones pour préserver, présenter et promouvoir le patrimoine culturel autochtone dans les musées et les établissements culturels. Il vise aussi à accroître la sensibilisation et la compréhension du public à l'égard des cultures riches et diversifiées des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuit. Le financement appuie des activités telles que l'élaboration d'expositions dirigées par des Autochtones, la recherche, la programmation éducative et la revitalisation des pratiques culturelles, afin que les voix autochtones orientent l'interprétation de leurs propres histoires. Le programme soutient aussi les organisations afin que leur personnel participe à des possibilités de perfectionnement professionnel et de formation, y compris des stages, pour renforcer les connaissances et les compétences dans ces domaines. La priorité de financement est accordée aux projets soumis par des organisations autochtones et réalisés au bénéfice des communautés autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme d'aide aux musées a financé 30 nouveaux projets dirigés par des organisations et des instances dirigeantes autochtones dans le cadre de son volet Patrimoine autochtone, en plus de financer 14 projets en cours approuvés au cours d'exercices précédents. Environ 55 % du financement du Programme d'aide aux musées destiné aux nouveaux projets a été attribué au volet Patrimoine autochtone.

En réponse aux besoins croissants, le programme continue de soutenir le retour au foyer et le rapatriement des biens culturels autochtones vers leurs communautés. Au cours de l'exercice 2025-2026, le programme a appuyé 10 nouveaux projets liés au rapatriement dans le cadre du volet Patrimoine autochtone, pour un montant total de 819 080 $.

Réponse à l'appel à la justice 2.1

Le volet Patrimoine autochtone du Programme d'aide aux musées répond à l'appel à la justice 2.1 en appuyant les communautés et organisations autochtones dans la préservation, la présentation et la promotion du patrimoine culturel autochtone, de manière à respecter les droits inhérents des peuples autochtones à leurs cultures et à leurs langues. En accordant la priorité aux expositions, à la recherche et à la programmation éducative dirigées par des Autochtones, le programme soutient les voix autochtones afin qu'elles dirigent l'interprétation de leurs propres histoires et enseignements culturels au sein des musées et des établissements culturels. Le financement peut aussi soutenir la revitalisation des pratiques culturelles et l'amélioration de l'accès aux collections patrimoniales, ce qui contribue à renforcer la transmission du savoir, définie par les communautés, entre les générations. Le programme renforce également la capacité du secteur culturel autochtone en soutenant le perfectionnement professionnel, les possibilités de formation et les stages destinés au personnel et aux travailleuses et travailleurs du patrimoine. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'espaces sécuritaires et affirmants où les identités, les cultures et les histoires autochtones sont honorées, et où les vérités sur la violence coloniale sont reconnues de manière à renforcer la compréhension, à réduire le racisme et à soutenir le mieux-être communautaire.

Répercussions principales
  • Représentation et interprétation culturelles dirigées par des Autochtones : soutient les organisations autochtones afin qu'elles dirigent la recherche, la conservation et la narration des histoires et cultures des Premières Nations, des Inuit et des Métis dans les musées et les établissements culturels, en orientant la représentation vers des récits produits par les Autochtones
  • Préservation et protection du patrimoine culturel autochtone : finance des activités de préservation et des pratiques améliorées de gestion des collections qui protègent les biens culturels et renforcent l'accès à long terme pour les communautés autochtones et les générations futures
  • Apprentissage public et vérité élargis : permet la réalisation d'expositions dirigées par des Autochtones, d'expositions itinérantes, de matériel d'interprétation et de programmes éducatifs qui aident la population canadienne à apprendre la vraie histoire du Canada et à contrer les stéréotypes et le racisme anti-autochtone
  • Renforcement de la main-d'oeuvre et du leadership autochtones dans le secteur culturel : soutient le perfectionnement professionnel, la formation et les stages qui développent la capacité et l'expertise autochtones dans le travail patrimonial, renforçant le leadership autochtone dans le secteur au fil du temps
  • Espaces culturels plus sûrs et affirmants pour les familles et les survivantes : contribue à des environnements où les identités et les histoires autochtones sont honorées et où les torts coloniaux sont reconnus, soutenant des récits publics plus respectueux pour les familles, les survivantes et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+
Détails sur le financement

En 2025-2026, plus de 2,7 millions de dollars ont été accordés à 44 bénéficiaires autochtones, notamment :

  • 36 organisations des Premières Nations
  • une organisation inuite
  • une organisation métisse
  • une organisation autochtone urbaine
  • cinq organisations multidistinctionnelles

Programmes de l'initiative de radiodiffusion autochtone dans le Nord et des langues autochtones – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le volet Radiodiffusion autochtone dans le Nord (RAN) finance des radiodiffuseurs autochtones dans l'ensemble du Nord canadien, en soutenant des plateformes de radio, de télévision et en ligne dans les langues autochtones. La RAN est un volet du Programme des langues autochtones qui soutient la production et la distribution de contenu audio et vidéo autochtone.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, la RAN a versé 7,9 millions de dollars à 22 clients. Ce financement soutient la production et la distribution d'émissions de radio et de télévision dans le Nord, près de la moitié de la programmation étant produite et diffusée dans des langues autochtones.

En 2024-2025, 20 organisations ont produit 98 537 nouvelles heures de contenu radiophonique, dont 45 641 heures de nouvelle programmation en langues autochtones. La RAN a aussi financé cinq organisations pour produire 205 heures de nouveau contenu télévisuel en langues autochtones.

Les faits saillants et réussites rendus possibles grâce au financement de la RAN comprenaient notamment :

  • Northern Native Broadcasting Yukon a souligné son 40e anniversaire par une célébration publique à laquelle de nombreuses personnes ont participé
  • Northern Native Broadcasting (Terrace) a présenté plusieurs activités culturelles importantes à ses communautés, comme le tournoi de basketball All-Native et Hoobiyee. Hoobiyee est un événement qui rassemble les membres de la communauté pour honorer les traditions et partager la joie des prestations cérémonielles
  • Native Communications Inc. a été mise en nomination dans les catégories meilleure station country et meilleure émission matinale par les Manitoba Country Music Awards
  • l'auditoire des segments d'actualités en cri de Minahik Achimowin Inc. a augmenté de façon constante tout au long de l'année. Ces segments couvrent le territoire cri et au-delà, rejoignant le Nord du Québec, l'Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba, l'Alberta et la Colombie-Britannique
Réponse à l'appel à la justice 2.1

La RAN répond à l'appel à la justice 2.1 en veillant à ce que les peuples autochtones puissent utiliser, protéger et renforcer leurs langues et leurs cultures au moyen de la radiodiffusion et d'initiatives linguistiques dirigées par les communautés. Les objectifs de la RAN comprennent la protection et le renforcement des langues et des cultures autochtones par le soutien à la production d'une programmation autochtone culturellement pertinente.

Répercussions principales
  • Maintien des médias en langues autochtones dans le Nord : soutient la production et la distribution continues d'émissions de radio, de télévision et en ligne dans les langues autochtones. Cela aide les personnes à conserver un accès quotidien à leur langue dans les communautés éloignées et nordiques où les autres options médiatiques en langues locales peuvent être limitées.
  • Renforcement de l'identité, du sentiment d'appartenance au lieu et du lien communautaire par la narration communautaire : en soutenant les communautés inuites, des Premières Nations et métisses afin qu'elles dirigent une programmation culturelle qui reflète les besoins locaux, le programme appuie le transfert intergénérationnel des histoires, des enseignements et des connaissances culturelles. Cela peut renforcer les liens pour les familles, les survivantes et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+
  • Amélioration de l'accès à de l'information culturellement pertinente et aux messages de sécurité communautaire : les radiodiffuseurs autochtones peuvent diffuser rapidement des annonces communautaires, de l'information sur la sécurité publique et des messages culturellement ancrés dans des langues autochtones. Cela appuie une communication plus claire par des canaux auxquels les personnes qui dépendent des médias en langues autochtones font davantage confiance
  • Promotion de la représentation dans les systèmes médiatiques canadiens : les producteurs financés par la RAN accroissent la visibilité de voix et de perspectives autochtones authentiques sur des plateformes comme APTN et Uvagut TV. Ils contribuent ainsi à une meilleure compréhension publique des histoires et des réalités vécues autochtones
Détails sur le financement

La Radiodiffusion autochtone dans le Nord dispose d'un financement stable de 7,9 millions de dollars par année pour soutenir les radiodiffuseurs autochtones qui produisent et distribuent des émissions de radio et de télévision dans le Nord, dont un grand pourcentage d'émissions produites en langues autochtones.

2.2 : Reconnaître les langues autochtones comme langues officielles, et de veiller à ce qu'elles bénéficient du même statut et des mêmes protections que le français et l'anglais

Cela comprend les directives qui :

  1. Les gouvernements fédéraux, provinciaux et territoriaux doivent légiférer pour que les langues autochtones soient reconnues comme langues officielles dans leur territoire respectif;
  2. Tous les gouvernements doivent accorder du financement aux peuples autochtones à l'appui des efforts requis pour rétablir et revitaliser les cultures et les langues autochtones.

Initiatives

Fonds du Canada pour la formation dans le secteur des arts – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Fonds du Canada pour la formation dans le secteur des arts (FCFSA), dirigé par Patrimoine canadien, soutient le développement des artistes et des futurs leaders culturels des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Cette initiative s'inscrit dans un effort plus large visant à revitaliser les cultures et les langues autochtones par des programmes de formation professionnelle dans le secteur des arts. En augmentant le financement accordé aux bénéficiaires autochtones existants et en mobilisant les communautés autochtones pour élaborer de nouveaux programmes de formation artistique, le FCFSA veille à ce que les étudiantes et étudiants autochtones reçoivent une formation qui reflète leurs pratiques culturelles, leurs langues et leurs visions du monde traditionnelles. Le FCFSA finance des organismes artistiques autochtones sans but lucratif spécialisés dans la préparation des Autochtones à des carrières dans les arts, comblant ainsi des lacunes importantes dans les disciplines et les communautés artistiques. Ce financement sert à élargir le soutien financier aux organismes de formation autochtones existants et à élaborer de nouveaux programmes de formation artistique dirigés par des Autochtones, culturellement pertinents et alignés sur les valeurs autochtones. Le FCFSA appuie aussi des initiatives de renforcement de la capacité numérique afin d'aider les artistes autochtones à naviguer et à répondre aux changements culturels et sociaux dans le secteur des arts.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Les faits saillants comprenaient notamment :

  • 60 000 $ accordés à l'Animikiig Creators Unit de Native Earth Performing Arts, une organisation de théâtre autochtone établie reconnue pour avoir lancé la carrière de nombreux artistes autochtones du théâtre
    • Entrant dans sa 13e saison, l'Animikiig Creators Unit est un programme de deux ans qui soutient des créatrices et créateurs autochtones émergents ayant des pratiques multidisciplinaires en arts de la scène, alors qu'ils transforment les débuts d'une idée en oeuvres en cours d'élaboration
  • 250 000 $ accordés au Wabanaki Arts Training Program de Mawi'Art: Wabanaki Artist Collective afin d'offrir aux artistes l'accès à des ressources et à des expériences, comme des expositions et salons d'art, des résidences dans les quatre provinces de l'Atlantique, du perfectionnement professionnel et de la formation
    • La formation est offerte dans les pratiques artistiques coutumières wabanaki, notamment la vannerie en frêne, le perlage, le travail du piquant, la sculpture sur bois, les masques ou les pagaies, ainsi que l'iconographie et l'histoire culturelle wabanaki explorées par le dessin ou la peinture
  • 200 000 $ accordés au programme de danse interculturelle autochtone Mawiamalga'tijig / Mawokahtine, une formation dirigée par des Autochtones. Le programme offre de la danse autochtone, du ballet et de la danse contemporaine à l'aide de méthodologies autochtones
    • Les connaissances et les pratiques d'apprentissage autochtones réunissent des concepts interreliés, comme l'importance de la langue et de la géographie des récits, les cosmologies et visions du monde, la relationalité et la responsabilité, ainsi que le lien avec la réconciliation
Réponse à l'appel à la justice 2.2

Le Fonds du Canada pour la formation dans le secteur des arts répond en partie à l'appel à la justice 2.2chiffre romain 2 en offrant un soutien financier accru aux programmes de formation artistique établis et nouveaux dirigés par des Autochtones. Cet engagement reconnaît que les langues autochtones font partie intégrante de l'identité culturelle et de sa pérennité. Le programme veille à ce que les établissements de formation respectent l'autodétermination dans le partage des connaissances autochtones et offrent aux étudiantes et étudiants la possibilité de se connecter ou de se reconnecter à leur patrimoine culturel. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de la manière dont cette initiative cultive la réappropriation culturelle, renforce la préservation des langues et dote les artistes autochtones des compétences nécessaires pour maintenir et développer leurs pratiques artistiques en harmonie avec leurs identités et leurs traditions.

Répercussions principales
  • Revitalisation culturelle et préservation des langues : soutient des programmes de formation dirigés par des Autochtones qui intègrent des pratiques, des récits et des langues traditionnels. Renforce les occasions pour les étudiantes et étudiants autochtones d'entrer en relation avec leurs langues et leurs enseignements culturels par l'éducation artistique
  • Excellence artistique autochtone soutenue : offre une stabilité de financement aux organismes artistiques autochtones spécialisés dans la formation professionnelle
  • Développement de carrière : prépare les artistes autochtones émergents à des carrières dans un large éventail de disciplines, notamment la musique, le théâtre, la danse et les arts visuels
Détails sur le financement

Une partie de l'augmentation de 5 millions de dollars du FCFSA annoncée en 2022 est directement liée à l'appel à la justice 2.2chiffre romain 2. Cette augmentation permanente a été mise en oeuvre progressivement sur trois ans, entre 2022-2023 et 2024-2025.

Durant l'exercice de 2024 à 2025, le montant total alloué aux programmes de formation artistique autochtones, nouveaux et récurrents, s'élevait à 2 435 000 $. De ce montant, 560 000 $ du financement approuvé pour l'exercice 2024 à 2025 faisaient partie de l'augmentation de 5 millions de dollars qui a été mise en œuvre progressivement entre les exercices 2022 à 2023 et 2024 à 2025.

En 2025-2026, le montant total attribué aux programmes de formation artistique autochtones récurrents et nouveaux était de 2 935 000 $.

Initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone – Écoutez pour entendre nos voix – Bibliothèque et Archives Canada

Aperçu de l'initiative

Le programme Écoutez pour entendre nos voix, qui fait partie de l'initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone de Bibliothèque et Archives Canada, qui appuie les efforts menés par les autochtones pour préserver et revitaliser les langues et les cultures autochtones au moyen de la numérisation. Le programme offre du financement aux gouvernements et aux organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis pour la conversion de documents physiques (p. ex., documents papier, photographies, bandes audio) en fichiers numériques (p. ex., images numériques, fichiers texte ou formats audio/vidéo numériques) liés aux langues et aux cultures autochtones. Il soutient également les efforts de renforcement des capacités afin d'améliorer les compétences techniques transférables et les ressources pour la préservation numérique. L'initiative est encadrée par un Cercle consultatif autochtone (CCI) et les recommandations de financement sont formulées par un comité d'examen autochtone externe qui assure une mise en œuvre et une prise de décision culturellement pertinentes.

Réponse à l'appel à la justice 2.2

L'initiative Écoutez pour entendre nos voix répond à l'appel à la justice 2.2chiffre romain 2 en investissant dans le travail nécessaire pour revitaliser et rétablir les cultures et les langues autochtones. Cet appel à la justice souligne l'importance de mettre en place un soutien financier soutenu pour veiller à ce que les communautés autochtones puissent diriger efficacement leurs propres efforts de revitalisation des cultures et des langues. En permettant un financement direct des projets de numérisation, l'initiative favorise la documentation, la préservation et la revitalisation des langues et des cultures autochtones par les autochtones eux-mêmes. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de l'initiative en ayant accès à des documents importants sur le plan culturel qui renforcent l'identité, la préservation de la langue et la continuité historique, tous des éléments essentiels pour soutenir la guérison et la résilience culturelle.

Répercussions principales
  • Meilleur accès aux documents culturels : Permet aux communautés autochtones de numériser et de préserver des documents sur les langues et les cultures pour les générations à venir.
  • Renforcement de l'identité culturelle : Permet de faire en sorte que les langues et traditions autochtones demeurent accessibles et célébrées.
  • Pouvoir d'agir grâce à l'autodétermination : Permet aux gouvernements et aux organisations autochtones de diriger leurs propres projets de numérisation afin de veiller à l'utilisation de méthodes appropriées.
Détails sur le financement

Le budget de 2021 a prévu 14,9 millions de dollars sur quatre ans, dont 2 962 843 $ à Écoutez pour entendre nos voix. Bibliothèque et Archives Canada fournit du financement aux communautés autochtones pour de petits projets (jusqu'à concurrence de 24 999 $) et de grands projets (de 25 000 $ à 100 000 $).

Mise en œuvre de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), entrée en vigueur le 1er janvier 2020, affirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence autochtone en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi a été élaborée à la suite de mobilisations amorcées lors de la réunion d'urgence de janvier 2018 sur les services à l'enfance et à la famille autochtones. Elle introduit des principes nationaux — la continuité culturelle, l'égalité réelle et l'intérêt de l'enfant — ainsi que des normes minimales de prestation de services qui doivent être respectées par tous les fournisseurs de services. La législation affirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale des groupes autochtones et contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Dans ce cadre, les groupes, communautés et peuples des Premières Nations, inuits et métis peuvent, à leur propre rythme, élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes de prestation de services à l'enfance et à la famille culturellement ancrés. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par du financement pour le renforcement des capacités, des discussions sur les accords de coordination et des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire des services à l'enfance et à la famille qui priorise les liens familiaux, les valeurs culturelles autochtones et l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchés par la crise des FFADA2E+. Le préambule de la Loi indique explicitement que le Parlement reconnaît les perturbations que les femmes et les filles autochtones ont vécues dans leur vie en lien avec les systèmes de services à l'enfance et à la famille ainsi que l'importance de soutenir les femmes et les filles autochtones pour surmonter les désavantages historiques qu'elles ont subis.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Depuis l'entrée en vigueur de la Loi en 2020, environ 3,3 milliards de dollars ont été engagés pour soutenir la mise en œuvre globale de la Loi, promouvoir des modèles de services dirigés par les Autochtones et mettre en œuvre leurs lois en matière de services à l'enfance et à la famille. Au 31 mars 2026, 289 bénéficiaires des Premières Nations, Inuit, et Métis avaient reçu du financement pour le renforcement des capacités, afin d'appuyer leurs activités de développement de la compétence et leurs préparatifs en vue des discussions sur les accords de coordination. Il y a actuellement 15 accords signés (14 avec des Premières Nations et un avec un corps dirigeant inuit), et d'autres accords devraient être signés avant la fin de l'exercice. De plus en plus de communautés autochtones expriment l'intention d'exercer leur compétence en vertu de la Loi. De plus, les travaux se poursuivent sur le premier examen législatif des dispositions et de l'application de la Loi. La mobilisation préliminaire des organisations autochtones nationales et des provinces et territoires a commencé en 2024-2025 afin de déterminer les approches privilégiées pour le processus d'examen. En 2026, cette mobilisation s'est étendue aux organisations régionales des Premières Nations, des Inuit et des Métis et aux corps dirigeants autochtones par le biais d'activités de mobilisation dirigées par les Autochtones.

Réponse à l'appel à la justice 2.2

Cette initiative répond à l'appel à la justice 2.2chiffre romain 2 par des dispositions qui reconnaissent que la transmission des langues, des cultures, des pratiques, des coutumes et des traditions des peuples autochtones fait partie intégrante de la continuité culturelle. Ces dispositions obligent les fournisseurs de services à veiller à ce que les enfants et les personnes prises en charge aient un accès significatif à leur culture, à leur langue et à des services culturellement pertinents. La Loi intègre ce principe au cadre législatif afin d'assurer un changement systémique à long terme.

Les enfants, les familles et les communautés autochtones touchés par la crise des FFADA2E+ bénéficient de systèmes de services à l'enfance et à la famille qui reconnaissent l'identité culturelle comme facteur de protection et déterminant clé du mieux-être. L'accès à des services culturellement ancrés réduit les risques d'isolement et de préjudice, particulièrement pour les enfants pris en charge.

Répercussions principales
  • Renforce la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre l'autorité sur les services à l'enfance et à la famille et d'adopter leurs propres lois
  • Réduit la surreprésentation : Soutient des approches préventives et culturellement appropriées pour s'attaquer aux facteurs structurels de l'implication du système de protection de l'enfance
  • Protège l'intérêt de l'enfant et la continuité culturelle : Priorise la préservation des langues, des traditions, des systèmes de parenté et de l'identité autochtones dans les décisions de prise en charge
  • Renforce l'équité des services : Rend obligatoires des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension d'un enfant fondée sur la pauvreté
  • Favorise la sécurité et le mieux-être à long terme : Améliore les conditions pour les enfants et les familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par les communautés
Détails sur le financement

Depuis 2020, plusieurs affectations budgétaires fédérales ont appuyé la mise en œuvre de la Loi :

  • Aperçu économique et financier de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
  • Budget 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
  • Budget 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
  • Budget 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
  • Budget 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)

Programme des langues autochtones – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Programme des langues autochtones (PLA), dirigé par Patrimoine canadien, appuie les efforts des peuples autochtones pour se réapproprier, revitaliser, maintenir et renforcer leurs langues autochtones partout au Canada. Le résultat ultime du PLA est d'accroître la transmission intergénérationnelle des langues autochtones et d'améliorer leur vitalité.

Le PLA offre un financement à long terme, prévisible et durable par l'entremise de différents volets, y compris, sans s'y limiter, le volet des langues autochtones (le principal volet de financement du PLA). Le programme appuie des projets et des initiatives dirigés par des Autochtones, comme des programmes d'immersion et de mentorat, des nids linguistiques, la formation d'instructeurs, la création de ressources, ainsi que la documentation et l'archivage des langues.

Depuis 2023-2024, l'approche de financement du volet des langues autochtones est passée d'un appel de propositions dirigé par le Ministère à des modèles de financement fondés sur les distinctions qui accroissent le contrôle autochtone sur les décisions de financement. Ces modèles sont adaptés aux besoins particuliers des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme des langues autochtones a continué à mettre en œuvre de la Loi sur les langues autochtones, en appuyant les communautés et les organisations autochtones dans leurs efforts pour se réapproprier, revitaliser, maintenir et renforcer les langues autochtones. Le programme a continué à permettre les modèles de financement fondés sur les distinctions, dans leur troisième année de fonctionnement, qui a offert aux partenaires des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse une plus grande autonomie, un financement à long terme et une meilleure capacité de répondre à leurs besoins distincts et à leurs priorités en matière de revitalisation linguistique.

Dans le cadre des accords de financement quinquennaux en cours lancés en 2023-2024, le PLA a affecté 45,1 millions de dollars à des organisations régionales désignées des Premières Nations en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Ces organisations ont continué à travailler avec les communautés et les organisations des Premières Nations pour faire progresser les priorités linguistiques régionales, y compris des initiatives linguistiques qui soutiennent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Le PLA a alloué environ 1,9 million de dollars au Gouvernement de la Nation crie, dans le cadre d'une entente totalisant 6,8 millions de dollars, pour la mise en œuvre de sa stratégie pluriannuelle de revitalisation des langues amorcée en 2024-2025.

Dans les régions où aucune organisation régionale désignée des Premières Nations n'a encore été établie, le PLA a continué de soutenir directement les communautés des Premières Nations au moyen d'ententes fondées sur des propositions d'un an et de plusieurs années. Le financement appuie un large éventail de projets linguistiques, comme des programmes d'immersion, des foyers de revitalisation linguistique, des programmes de mentorat et d'apprentissage, la formation d'instructeurs et le développement de ressources.

Un montant d'environ 17,1 millions de dollars a aussi été affecté à Nunavut Tunngavik Incorporated, à l'Inuvialuit Regional Corporation, à la Société Makivvik et au gouvernement du Nunatsiavut dans le cadre des ententes quinquennales totalisant 92,1 millions de dollars, amorcée en 2023-2024, qui soutient la revitalisation de l'inuktut. Le financement continu permet à ces organisations inuites de revendication territoriale de faire progresser des stratégies qui renforcent l'accès à l'inuktut et son utilisation dans l'ensemble de l'Inuit Nunangat.

Patrimoine canadien a continué de travailler avec 21 ministères et organismes fédéraux, par l'entremise d'un comité interministériel de niveau opérationnel, afin d'explorer les possibilités d'accroître l'accès aux services fédéraux en inuktut au Nunavut. Dans le cadre de cette mobilisation, un rapport intitulé « Ce que nous avons entendu » a été rédigé, qui comprend les services actuellement offerts en inuktut au Nunavut par les ministères, la capacité actuelle de fournir des services en inuktut et les lacunes qui existent en ce qui concerne la capacité et la demande. En s'appuyant sur les conclusions du rapport, Patrimoine canadien s'efforce de cerner les possibilités d'améliorer davantage l'accès aux services fédéraux en langues autochtones. Ces travaux s'appuient sur les travaux antérieurs d'un comité directeur de niveau supérieur amorcés en 2022.

En 2025-2026, le PLA a affecté environ 11,4 millions de dollars aux cinq Nations métisses (Métis Nation British Columbia, Otipemisiwak Métis Government within Alberta, Métis Nation-Saskatchewan, Manitoba Métis Federation et Métis Nation of Ontario) dans le cadre des accords de financement quinquennaux en cours totalisant 61,4 millions de dollars, amorcés en 2023-2024, qui soutiennent la mise en œuvre des stratégies de revitalisation linguistique des Nations métisses. Ces initiatives comprennent l'élaboration de ressources linguistiques, la livraison des activités d'enseignement des langues, le renforcement de la capacité linguistique au sein des organisations, ainsi que la planification linguistique régionale et locale.

Enfin, afin d'appuyer les priorités linguistiques autochtones multidistinctions et urbaines, le PLA a également affecté environ 6,1 millions de dollars dans le cadre d'accords de financement annuels et pluriannuels qui permettent une programmation soutenue de revitalisation linguistique dans des contextes urbains et multidistinctions partout au Canada. Des organisations comme l'Association nationale des centres d'amitié continuent de réaliser des projets qui évaluent les besoins des populations autochtones urbaines, soutiennent la programmation en langues autochtones dans les espaces urbains et favorisent le partage des connaissances.

Réponse à l'appel à la justice 2.2

Patrimoine canadien répond à l'appel à la justice 2.2chiffre romain 2 en fournissant environ 120 millions de dollars pour soutenir les communautés et les organisation autochtones à mettre en œuvre des stratégies et une variété de projets linguistiques pluriannuels visant la réappropriation, la revitalisation, le maintien et le renforcement des langues autochtones par l'entremise du volet des langues autochtones.

Grâce aux efforts de revitalisation menés à la base, les modèles de financement fondés sur les distinctions accroissent l'autonomie autochtone et le contrôle des décisions de financement, appuient des accords de financement prévisibles et à long terme pour soutenir des stratégies pluriannuelles, et répondent aux besoins distincts des priorités des Premières Nations, des Inuit et des Métis concernant leurs langues. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il appuie la transmission des langues autochtones aux générations futures.

Répercussions principales
  • Financement durable pour la revitalisation des langues : Investissements dans la programmation des langues autochtones
  • Approches dirigées par des Autochtones pour la revitalisation linguistique : Soutient des approches autodéterminées de revitalisation linguistique au moyen d'initiatives communautaires
  • Accessibilité accrue aux langues autochtones : Renforce les possibilités pour les peuples autochtones d'apprendre et d'utiliser leurs langues dans divers aspects de la vie quotidienne
  • Décisions de financement dirigées par des Autochtones : Offre une plus grande autonomie aux communautés autochtones pour répondre aux priorités de revitalisation linguistique de diverses populations autochtones, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones
  • Soutien à long terme et prévisible : Délaisse le financement à court terme fondé sur des projets au profit de stratégies pluriannuelles
  • Préservation des connaissances autochtones : Soutient la numérisation et la documentation des langues autochtones
  • Coordination interministérielle pour élargir l'accès aux services fédéraux en inuktut : Renforce la collaboration entre les ministères fédéraux afin d'accroître l'accès aux services en inuktut, en commençant au Nunavut
  • Nombre accru d'éducatrices et d'éducateurs en inuktut : Soutient la formation et l'embauche d'enseignantes et d'enseignants parlant l'inuktut
Détails sur le financement

Un financement permanent totalisant environ 119,4 millions de dollars par année est affecté au volet des langues autochtones de Patrimoine canadien afin de soutenir les efforts des communautés et organisations autochtones pour revitaliser leurs langues.

En 2025-2026, en s'appuyant sur les accords pluriannuels établis à compter de 2023-2024, Patrimoine canadien a continué de travailler avec les quatre organisations régionales désignées des Premières Nations et le Gouvernement de la Nation crie au Québec, les quatre organisations inuites de revendication territoriale et cinq nations métisses à la mise en œuvre de ces accords afin d'appuyer leurs stratégies linguistiques régionales respectives et l'élargissement des services. Le programme fournit du financement aux communautés et organisations des Premières Nations dans les autres régions avec l'appui d'un comité d'examen des Premières Nations, en plus de soutenir des organisations autochtones multidistinctions et urbaines dans le cadre de projets de revitalisation linguistique destinés aux populations autochtones urbaines.

Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN) de Services aux Autochtones Canada (SAC) appuie un plus grand contrôle des Premières Nations sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes visant à corriger la discrimination passée. Le programme fournit du financement pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et d'offrir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont communautaires, culturellement éclairés et axés sur les facteurs structurels de maltraitance envers les enfants, comme la pauvreté, le logement inadéquat et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer les familles et de les garder ensemble.

Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et culturellement appropriés, des services de soutien après l'atteinte de la majorité, des services de représentants des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après l'atteinte de la majorité aident les jeunes adultes à répondre à leurs besoins en matière de logement, d'alimentation, de santé mentale, d'emploi et de mieux-être pendant leur transition de la prise en charge vers l'autonomie.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Une évaluation du Programme des SEFPN est en cours. L'objectif de l'évaluation est de documenter l'évolution du programme; plus précisément, elle vise à évaluer la pertinence, l'efficacité et l'efficience du programme ainsi que les réformes progressives qui ont été mises en œuvre. L'évaluation vise à éclairer la prise de décisions en vue d'améliorations au programme. La mobilisation des partenaires est en cours.

Les principaux développements du Programme des SEFPN en 2025-2026 comprennent :

  • la poursuite de la prestation de services de prévention et de protection culturellement ancrés, de services de soutien après l'atteinte de la majorité et de services de représentants des Premières Nations
  • la tenue de séances d'information avec les organismes de l'Ontario et les Premières Nations concernant les transitions prévues
  • la poursuite de la mobilisation avec les Chiefs of Ontario et la Nation Nishnawbe Aski au sujet de l'accord final de l'Ontario
  • la poursuite de la collaboration avec les partenaires afin de respecter et d'intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis
Réponse à l'appel à la justice 2.2

Le Programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 2.2chiffre romain 2 en plaçant la sécurité, le mieux-être et l'intérêt supérieur des enfants des Premières Nations au cœur de sa conception, tout en respectant leur droit de demeurer liés à leurs cultures, à leurs langues, à leurs familles et à leurs communautés. En appuyant les Premières Nations afin qu'elles offrent des services fondés sur leurs propres coutumes et traditions de soins, le programme veille à ce que les interventions soient culturellement pertinentes et reflètent les expériences vécues des familles des Premières Nations. Les décisions de placement priorisent les soins par la parenté et les options communautaires afin de maintenir la continuité culturelle et relationnelle, de réduire les perturbations et de favoriser le développement de l'identité. Les familles et les enfants bénéficient de services qui affirment les systèmes de savoirs autochtones et réduisent la probabilité que les enfants soient retirés de leurs milieux culturels, tandis que les communautés sont renforcées par la préservation des relations, des langues et des valeurs d'une génération à l'autre.

Répercussions principales
  • Prévient la séparation des familles : Priorise les services de prévention et d'intervention précoce afin d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité; appuie des réponses rapides aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque d'appréhension des enfants; et soutient les soins par la parenté et les programmes parentaux culturellement ancrés
  • Soutient la guérison intergénérationnelle :
    • Vise à rompre les cycles de traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et l'héritage des pensionnats et de la rafle des années 1960, grâce à des services enracinés dans la culture et conçus et offerts par les Premières Nations
    • Fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements culturels, les langues et les pratiques traditionnelles de soins
  • Fournit des soutiens holistiques et intégrés :
    • Finance un large éventail de services intégrés qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, le logement inadéquat, l'usage de substances et les difficultés de santé mentale
    • Finance des soutiens après l'atteinte de la majorité pour les jeunes qui quittent la prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en santé mentale, réduisant ainsi les risques d'itinérance et d'exploitation
  • Favorise la continuité culturelle et l'identité : Travaille à faire en sorte que les enfants demeurent liés à leurs cultures, à leurs communautés et à leurs langues grâce à des services offerts par leurs propres Nations. Cet ancrage culturel renforce l'identité et le sentiment d'appartenance, qui sont des facteurs de protection essentiels pour réduire les risques et favoriser la guérison, particulièrement pour les personnes qui ont subi de la violence fondée sur le genre ou qui y sont exposées
  • Place l'intérêt de l'enfant au centre :
    • Tous les services financés par le programme sont guidés par les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle
    • Cela permet de veiller à ce que les interventions priorisent la sécurité, la guérison et le mieux-être à long terme des enfants des Premières Nations dans le contexte de leurs familles et de leurs Nations
  • Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme continue du Programme des SEFPN et de son harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, accorde une importance accrue à la conception et à la prestation de services de prévention et de soutiens, par exemple les services de représentants des Premières Nations et les services de soutien après l'atteinte de la majorité, par les Premières Nations d'une manière souple, communautaire et fondée sur les besoins
  • Renforce la capacité communautaire :
    • Investit dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations conçoivent, mettent en œuvre et surveillent leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille
    • Le financement des services de représentants des Premières Nations permet aux Nations de répondre à leurs réalités propres et de soutenir les familles avec dignité et soin
  • S'attaque aux inégalités systémiques :
    • Continue de s'attaquer à l'héritage des cadres de financement et de politiques discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne
    • Permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à une réconciliation, à une justice et à une sécurité plus larges pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ des Premières Nations
Détails sur le financement

Le gouvernement fédéral a alloué 1 milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, avec 118,7 millions de dollars en financement permanent, pour soutenir le Programme des SEFPN. En 2024-2025, 3,87 milliards de dollars ont été affectés au Programme des SEFPN afin de financer les services de prévention et de protection, les soutiens après l'atteinte de la majorité et les services de représentants des Premières Nations, veillant à ce que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique. En 2025-2026, SAC prévoit que les niveaux de financement seront semblables à ceux de l'exercice précédent.

2.3 : S'assurer que toutes les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones puissent avoir accès à leurs cultures et à leurs langues

Initiatives

Dechinta – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Aperçu de l'initiative

Le Centre de recherche et d'apprentissage Dechinta (non disponible en français) offre des cours d'éducation postsecondaire et de recherche accrédités et axés sur la terre aux Autochtones dans le Nord, en offrant des cours sur la gouvernance, les collectivités durables, la santé, les communications, le droit, les arts, les langues, les sciences de l'environnement et l'intendance des terres. Dechinta a été créé en réponse à une recherche sur les obstacles auxquels les étudiants autochtones sont confrontés pour accéder à l'éducation postsecondaire. Son modèle garantit que l'éducation est accessible, culturellement pertinente et communautaire. Les programmes sont offerts en collaboration avec des Aînés, des dirigeants communautaires et des professeurs d'université.

Depuis sa création il y a 15 ans, les programmes de Dechinta se sont étendus à d'autres régions, ce qui lui a permis de bâtir son réseau de praticiens axés sur la terre, d'élaborer des programmes qui répondent aux besoins des communautés autochtones du Nord et de s'adapter aux réalités des changements climatiques en 2025-2026.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Programmes axés sur la terre : Dechinta continue d'offrir des programmes accrédités par les universités axées sur la terre dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et au Yukon, alliant enseignement théorique et apprentissage sur le terrain dirigé par des aînés, des professeurs et des détenteurs du savoir.

  • Au printemps et à l'été 2025, Dechinta a organisé un programme accrédité de camp de caches à Inuvik, où toutes les participantes étaient des femmes autochtones, et beaucoup ont amené leur famille.
  • Au cours de l'été et de l'automne 2025, Dechinta a organisé trois cours en collaboration avec l'Institut Dena Keyah. Il s'agissait de la première itération de l'Intendance des terres kaska, élaborée conjointement avec les aînés Kaska au cours des 2 dernières années avec une cohorte de 14 étudiants Kaska Dena. Ces étudiants sont des personnes de langue dénée qui vivent dans le sud du Yukon.
  • À l'automne 2025, Dechinta a organisé son premier programme agréé en partenariat avec la Première Nation des Kwanlin Dün, Whitehorse (Yukon).
  • En janvier et février 2026, Dechinta offrira deux programmes accrédités sur le territoire de la Première Nation des Dénés Yellowknives.

Accessibilité accrue du programme pour les apprenants à distance : Dechinta continue d'améliorer l'accessibilité pour les étudiants des communautés éloignées en continuant à couvrir les frais de déplacement, les frais de scolarité, l'hébergement, les services de garde d'enfants adaptés à la culture et la nourriture des participants, garantissant ainsi une pleine participation sans fardeau financier.

Initiatives actives de recherche et de mobilisation des connaissances : Dechinta fait progresser le renforcement des capacités à long terme et le changement durable dans les collectivités du Nord grâce à un partage accessible des connaissances, y compris des publications universitaires, des présentations, des ateliers, des rapports communautaires et des recherches collaboratives. Toutes les pratiques de recherche sont guidées par les principes de propriété, de contrôle, d'accès et de possession (PCAP), ce qui garantit que les Premières Nations régissent la collecte de données et conservent la pleine autorité sur la façon dont leurs renseignements sont utilisés. Dechinta soutient et facilite également les initiatives de recherche dirigées par les Autochtones du Nord (y compris les Dénés, les Inuit et les Inuvialuit) sur des sujets tels que le mieux-être, la revitalisation des langues, les changements climatiques et la gouvernance.

Élargissement des partenariats avec les établissements d'enseignement : Dechinta maintient et renforce continuellement les partenariats avec les établissements œuvrant dans le domaine de l'éducation dans le Nord. Les cours universitaires accrédités de Dechinta sont actuellement en partenariat avec l'Université de la Colombie-Britannique.

Réponse à l'appel à la justice 2.3

Le Centre de recherche et d'apprentissage Dechinta répond en partie à l'appel à la justice 2.3 en veillant à ce que les Autochtones aient un accès permanent et significatif à leurs cultures et à leurs enseignements par le biais d'expériences d'apprentissage axées sur la terre. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones sont servis par la façon dont le Centre investit dans le renforcement de l'identité culturelle autochtone des élèves, la réappropriation du savoir traditionnel et l'accès aux modes de connaissance et d'existence autochtones aux générations futures.

Répercussions principales
  • Accès à la culture et aux enseignements autochtones : Dechinta offre une éducation axée sur la terre qui plonge les élèves dans les connaissances, les pratiques traditionnelles et les langues autochtones
  • Préservation du savoir autochtone : Les Aînés, les dirigeants communautaires et les universitaires offrent ensemble des programmes qui soutiennent et revitalisent les enseignements autochtones.
  • Éducation au sein des communautés : En offrant des cours dans le Nord, Dechinta veille à ce que les apprenants autochtones puissent accéder à l'éducation postsecondaire sans quitter leur communauté.
  • Possibilités d'éducation accrues : Les étudiants autochtones ont accès à un enseignement postsecondaire qui reconnaît et intègre leur contexte culturel.
  • Apprentissage dirigé par les Autochtones : Les cours sont conçus et dispensés par des aînés, des détenteurs du savoir et des membres de la communauté autochtone.
  • Mesures de soutien globales : Les mesures de soutien en matière de santé mentale, d'études et de logistique permettent aux étudiants de réussir leurs études supérieures tout en restant dans leur communauté.
  • Revitalisation des pratiques de guérison autochtones : Dechinta intègre les enseignements sur la santé axée sur la terre dans son programme d'études, renforçant ainsi les connaissances traditionnelles en matière de guérison
  • Apprentissage intergénérationnel : Les Aînés et les détenteurs du savoir partagent leur sagesse qui renforce l'identité culturelle et le bien-être.
  • Éducation à la santé accessible : Les programmes axés sur la terre offrent aux élèves des connaissances pratiques sur la guérison traditionnelle, la gérance de l'environnement et le bien-être communautaire
  • Éducation reflétant les besoins des Inuit et des Inuvialuit : Les programmes intègrent les connaissances, la langue et les perspectives de gouvernance des Inuit et des Inuvialuit.
  • Rétention des étudiants du Nord : En offrant une éducation postsecondaire locale et axée sur le territoire, Dechinta réduit les obstacles à l'enseignement supérieur pour les étudiants autochtones du Nord
  • Renforcement du leadership communautaire : Les cours sur la gouvernance et le droit donnent aux étudiants inuit et inuvialuit les outils nécessaires à l'autodétermination
  • Programme d'études adapté à la culture : Les visions du monde des Inuit et des Inuvialuit sont intégrées dans le contenu du programme, ce qui garantit que l'éducation est adaptée aux expériences vécues par les élèves.
  • Soutien aux langues autochtones : Les cours encouragent l'utilisation et la préservation des langues autochtones, soutenant ainsi la revitalisation des langues
  • L'éducation pour les générations futures : Dechinta renforce le secteur du savoir dans le Nord en formant des étudiants autochtones à devenir de futurs éducateurs et leaders
Détails sur le financement

Depuis 2019, Dechinta a reçu 18,17 millions de dollars, auxquels s'ajoutent 150 000 dollars en 2023 pour le soutien au rétablissement après les incendies de forêt. Cela comprend 5,2 millions de dollars sur deux ans (à compter de l'exercice de 2024 à 2025) pour continuer à soutenir les programmes éducatifs de Dechinta. Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada administre le financement de Dechinta.

Éducation primaire et secondaire – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme d'éducation primaire et secondaire de Services aux Autochtones Canada (SAC) appuie la prestation de l'enseignement primaire et secondaire aux élèves admissibles qui résident habituellement dans une réserve, en versant du financement directement aux bénéficiaires des Premières Nations et aux organisations d'éducation désignées par les partenaires des Premières Nations.

En avril 2019, une approche de financement et de politique coélaborée a été mise en œuvre afin de transformer l'éducation primaire et secondaire pour mieux répondre aux besoins des élèves des Premières Nations vivant dans les réserves. Cette approche a remplacé plusieurs programmes désuets fondés sur des propositions par un meilleur accès à un financement de base au moyen de formules régionales provisoires qui utilisent la comparabilité provinciale comme base et qui assurent un financement stable, souple, prévisible et durable. Cette approche comprend également des investissements nationaux communs supplémentaires, notamment pour les programmes de langues et de cultures, la maternelle à temps plein pour les enfants de quatre et cinq ans, les programmes avant et après l'école et les programmes d'alimentation scolaire.

Cette initiative s'harmonise avec l'autodétermination des Premières Nations en matière d'éducation et appuie le contrôle par les Premières Nations de l'éducation des Premières Nations, en veillant à ce que les institutions dirigées par les Premières Nations exercent un plus grand contrôle sur leurs services d'éducation. Les partenaires des Premières Nations sont les mieux placés pour prendre des décisions concernant leurs priorités en éducation, y compris la meilleure façon d'affecter les ressources pour répondre aux besoins particuliers des élèves de leurs communautés. Les Premières Nations disposent donc de la souplesse nécessaire pour déterminer la façon dont les ressources sont allouées à l'ensemble de leurs besoins en matière de programmes d'éducation primaire et secondaire.

Ententes régionales en matière d'éducation : les ententes régionales en matière d'éducation répondent aux objectifs et aux priorités en matière d'éducation établis par les communautés des Premières Nations participantes, appuient une planification pluriannuelle renforcée et facilitent des progrès accrus vers le transfert de services, l'autodétermination et la réduction des écarts en matière d'éducation. Cela comprend l'entente régionale en matière d'éducation du Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN) au Québec, pour laquelle 310,6 millions de dollars sur cinq ans ont été investis en 2022 afin de mieux soutenir les résultats des élèves du primaire et du secondaire. L'entente régionale en matière d'éducation du CEPN, soutenant 22 communautés des Premières Nations au Québec, reflète non seulement les principes d'autodétermination, mais repose aussi sur plus de dix ans de travail du Conseil en Éducation des Premières Nations et de ses communautés membres visant à concevoir et à élaborer un modèle de financement de l'éducation qui répond aux besoins et aux priorités particuliers des élèves des communautés, notamment par l'intégration des connaissances et des méthodes d'enseignement autochtones en classe.

Éducation des adultes : Services aux Autochtones Canada finance l'éducation des adultes pour les apprenants des Premières Nations résidant habituellement dans les réserves et au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, en aidant les adultes à se préparer, à terminer, à mettre à niveau ou à obtenir une équivalence d'études secondaires. Ce financement répond aux priorités définies par les partenaires et reflète des approches plus larges et élaborées conjointement en matière d'éducation des Premières Nations. Il est offert par l'intermédiaire des conseils de bande des Premières Nations et des organismes désignés, y compris les organismes d'éducation et les établissements d'enseignement postsecondaire établis par les Premières Nations, et comprend des assouplissements administratifs qui aident les partenaires à établir et à offrir des programmes d'éducation des adultes qui répondent aux besoins et aux circonstances uniques de leurs communautés.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, Services aux Autochtones Canada (SAC) a continué d'appuyer les Premières Nations dans la prestation d'une éducation primaire et secondaire de grande qualité. Par l'entremise du Programme d'éducation primaire et secondaire, SAC a financé plus de 541 programmes d'éducation administrés par les Premières Nations partout au Canada, soutenant environ 120 000 élèves des Premières Nations résidant habituellement dans une réserve afin qu'ils fréquentent des écoles sur et hors des réserves.

Le budget de 2025 a proposé d'adopter une loi pour rendre permanent le Programme national d'alimentation scolaire et de fournir un total de 216,6 millions de dollars par année, à compter de 2029-2030 de façon continue, ce qui maintiendra le financement actuellement versé par SAC, soit 47,5 millions de dollars par année.

Ententes régionales en matière d'éducation : en 2025-2026, SAC a continué d'appuyer les Premières Nations dans la poursuite d'ententes régionales en matière d'éducation (ERE) comme mécanisme clé pour faire progresser l'autodétermination et améliorer les résultats scolaires. À ce jour, 12 ERE ont été signées, dont 10 sont actuellement actives et soutiennent collectivement environ 30 000 élèves des Premières Nations du primaire et du secondaire dans six provinces.

Éducation des adultes : l'année 2025-2026 marque la quatrième année de l'investissement quinquennal dans l'éducation des adultes effectué en 2021. Services aux Autochtones Canada a continué de soutenir les apprenants adultes des Premières Nations vivant dans les réserves et dans le Nord afin qu'ils se préparent à terminer leurs études secondaires, les terminent, les mettent à niveau ou obtiennent une attestation d'équivalence.

Réponse à l'appel à la justice 2.3

Le Programme d'éducation primaire et secondaire répond en partie à l'appel à la justice 2.3 au moyen d'une nouvelle approche de politique et de financement qui comprend des programmes avant et après l'école ainsi qu'un soutien aux programmes de langues et de cultures.

Le financement des programmes avant et après l'école répond à l'appel à la justice 2.3, car il devrait aider les parents et les principaux fournisseurs de soins à concilier le travail et la famille et pourrait également réduire les obstacles en offrant davantage de possibilités aux parents de poursuivre leurs études ou d'entrer sur le marché du travail et d'y rester.

Le financement des programmes de langues et de cultures répond à l'appel à la justice 2.3, puisqu'il fournit environ 1 500 dollars par élève par année pour appuyer les programmes de langues et de cultures dans les écoles des réserves. Le financement aide les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones à avoir un accès permanent et significatif à leurs cultures et à leurs langues par l'éducation. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un financement durable et d'un meilleur accès à une scolarisation de qualité, dirigée par les Autochtones et culturellement pertinente pour les élèves.

Détails sur le financement

Le 1er avril 2019, le gouvernement fédéral a mis en œuvre une nouvelle approche de politique et de financement coélaborée pour l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations dans les réserves. SAC fournit, au minimum, un financement fondé sur méthodes de financement comparables à celles des provinces, auquel s'ajoutent des adaptations et des investissements nationaux communs supplémentaires, notamment pour les langues et les cultures, la maternelle à temps plein pour les enfants de quatre et cinq ans, les programmes avant et après l'école et les programmes d'alimentation scolaire.

Le budget de 2025 a proposé d'adopter une loi pour rendre permanent le Programme national d'alimentation scolaire et de fournir un total de 216,6 millions de dollars par année, à compter de 2029-2030 de façon continue, ce qui maintiendra le financement actuellement versé par SAC, soit 47,5 millions de dollars par année.

En 2025-2026, le gouvernement du Canada a fourni 3,5 milliards de dollars en financement à l'éducation primaire et secondaire dans les réserves.

Ententes régionales en matière d'éducation : en 2022, le gouvernement du Canada a investi 310,6 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans afin de mieux soutenir les résultats des élèves du primaire et du secondaire au moyen d'une entente régionale en matière d'éducation avec le CEPN.

Éducation des adultes : En 2022, le gouvernement du Canada a investi 310,6 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans pour mieux soutenir les résultats scolaires des élèves du primaire et du secondaire grâce à une entente régionale en matière d'éducation.

Initiative de transformation de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones - Emploi et Développement social Canada

Aperçu de l'initiative

Le Cadre d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones (AGJEA) a été coélaboré en réponse à l'appel de la Commission de vérité et réconciliation en faveur d'une éducation de la petite enfance adaptée à la culture. Le gouvernement du Canada estime que tous les enfants au Canada méritent une chance réelle et équitable de réussir et reconnaît que l'apprentissage des jeunes enfants joue un rôle essentiel dans l'identité culturelle et le sentiment de valeur d'un enfant. Le cadre a été coélaboré au moyen d'une vaste mobilisation nationale auprès de partenaires et d'organisations autochtones, qui a rejoint plus de 3 000 participants et a établi une voie commune pour une éducation de la petite enfance enracinée dans la culture pour les enfants âgés de 0 à six ans. Afin de soutenir la mise en œuvre du cadre et de faire progresser ses objectifs, l'Initiative de transformation de l'AGJEA a été créée. Cette initiative, de concert avec le Cadre d'AGJEA, veille à ce que les programmes dirigés par les Autochtones et soutenus par le gouvernement fédéral intègrent les langues, les cultures et les traditions autochtones dans l'éducation de la petite enfance. Elle renforce également la gouvernance dirigée par les Autochtones, en veillant à ce que les communautés des Premières Nations, inuites et métisses puissent élaborer des programmes d'études et des programmes linguistiques culturellement pertinents et adaptés à leurs besoins.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Tout au long de l'exercice 2025-2026, des progrès significatifs ont été réalisés par les partenaires autochtones et le Secrétariat de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones afin de veiller à ce que tous les enfants autochtones aient accès à des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de grande qualité et culturellement forts. Les investissements fédéraux dans l'apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones ont continué d'être versés aux partenaires autochtones selon une approche fondée sur les distinctions, guidée par environ 60 tables nationales et régionales de partenariat en matière d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones ou par des ententes bilatérales. Ce modèle fondé sur les partenariats aide les dirigeants autochtones aux niveaux national et régional à orienter les allocations de financement vers un large éventail de priorités définies par les communautés. En 2025-2026, les investissements ont soutenu la gouvernance et le renforcement des capacités, l'amélioration des programmes et des services, les réparations et rénovations d'infrastructure (petits et grands projets d'immobilisations), ainsi que le renforcement continu des programmes existants, notamment les programmes d'aide préscolaire aux Autochtones et l'Initiative de services de garde pour les Premières Nations et les Inuits. Les partenaires autochtones ont également fait progresser le développement de la main-d'œuvre en investissant dans l'élaboration de grilles salariales, la formation ciblée et les partenariats avec des collèges et des établissements de formation afin de recruter, de former et de maintenir en poste des éducatrices et éducateurs autochtones de la petite enfance.

En plus des progrès réalisés grâce au financement de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones fondé sur les distinctions, des organisations autochtones ont également mené des travaux significatifs appuyés par les investissements du fonds des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.

Les faits saillants comprennent :

  • 649 187 $ ont été alloués au projet 2-Spirit Children and Caregiver Knowledge Sharing Project de 2-Spirited Peoples of the First Nations, dans le cadre du financement des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.
    • Ce projet vise à élaborer un guide de ressources spécialisé et à offrir une formation culturellement adaptée aux enfants Deux Esprits et à leurs proches aidants.
    • Ancrés dans les enseignements des communautés des Premières Nations, inuites et métisses, ces ressources et séances de formation veilleront à ce que les fournisseurs de soins offrent un soutien culturellement approprié et inclusif aux enfants Deux Esprits et à leurs proches aidants.
  • 546 940 $ ont été alloués au projet Enriching Métis Early Learners and Creating Métis-Specific Early Learning Tools de Les Femmes Michif Otipemisiwak, dans le cadre du financement des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.
    • Il vise à élaborer des outils et des ressources de grande qualité, culturellement pertinents et accessibles pour les jeunes apprenants métis et le personnel de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones.
  • 635 421 $ ont été alloués au projet Improving Early Learning and Child Care Quality for Indigenous Children with Disabilities in Nunavut de la Nunavummi Disabilities Makinnasuaqtiit Society, dans le cadre du financement des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.
    • Ce projet appuie les efforts visant à cerner les possibilités et les lacunes existantes pour les enfants en situation de handicap; à faire participer activement les familles à la conception d'un système de garde inclusif; à élaborer des programmes d'études et de la formation culturellement pertinents sur les programmes inclusifs; et à mettre en œuvre un cadre d'assurance de la qualité et d'évaluation pour veiller à ce que les programmes répondent efficacement aux besoins particuliers des enfants en situation de handicap au Nunavut.
  • 354 149 $ ont été alloués à l'initiative Gift Lake Aboriginal Head Start Improvement Initiative de la Gift Lake Métis Settlement Association, dans le cadre du financement des projets d'amélioration de la qualité de l'AGJEA.
    • Ce projet appuiera l'élaboration de nouveaux programmes d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones, y compris la mise sur pied de nids linguistiques, des occasions pour les enfants de participer à des activités d'apprentissage en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques, la création d'environnements d'apprentissage culturellement sensibles et l'expansion des initiatives d'apprentissage axé sur le territoire.
Réponse à l'appel à la justice 2.3

L'Initiative de transformation de l'AGJEA répond en partie à l'appel à la justice 2.3 en veillant à ce que les enfants et les familles autochtones aient un accès sûr, sans obstacle et significatif à des programmes d'apprentissage des jeunes enfants riches sur le plan culturel. L'initiative permet l'élaboration de programmes d'études dirigés par les Autochtones, intègre les langues autochtones dans les milieux de garde et investit dans des espaces de garde communautaires et culturellement appropriés. Le programme veille à ce que les enfants aient accès à des fondements culturels solides pouvant contribuer à leur bien-être à long terme. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un système d'éducation qui affirme leur identité et renforce les liens intergénérationnels.

Répercussions principales
  • Accès équitable à l'éducation : Veille à ce que les enfants et les familles autochtones aient accès à une éducation préscolaire de grande qualité et culturellement appropriée. Les investissements ciblés reposent sur la reconnaissance des obstacles auxquels les communautés inuites sont confrontées en matière d'accès à l'éducation, notamment l'isolement géographique, le manque de ressources et le besoin de programmes d'études culturellement pertinents
  • Investissement dans des programmes éducatifs dirigés par les Autochtones : Soutient une éducation dirigée par les Autochtones et axée sur les communautés qui reflète les connaissances, les langues et les traditions propres aux communautés
  • Intégration de la langue inuktut : Accroît les programmes d'immersion linguistique dirigés par les Inuit dans les milieux de garde
  • Investissement dans des programmes éducatifs dirigés par les Inuit : Soutient une éducation dirigée par les Inuit et axée sur les communautés qui reflète les connaissances, la langue et les traditions inuites, et accroît les programmes qui préservent et revitalisent la culture inuite, particulièrement dans les milieux d'apprentissage des jeunes enfants
  • Intégration de la langue michif : Accroît les programmes d'immersion linguistique dirigés par les Métis dans les milieux de garde
  • Investissement dans des programmes éducatifs dirigés par les Métis : Soutient une éducation dirigée par les Métis et axée sur les communautés qui reflète les connaissances, la langue et les traditions métisses, et accroît les programmes qui préservent et revitalisent la culture métisse, particulièrement dans les milieux d'apprentissage des jeunes enfants
Détails sur le financement

L'initiative d'AGJEA repose sur une structure de financement permanente et continue.

La majorité des investissements fédéraux dans l'AGJEA sont regroupés dans des enveloppes de financement souples fondées sur les distinctions afin de permettre aux dirigeants autochtones aux niveaux national et régional d'orienter les allocations de financement vers un éventail de priorités.

En 2025-2026, le financement total de l'AGJEA pour chaque distinction comprend 574,4 millions de dollars pour les services de garde dirigés par les Premières Nations; 57,8 millions de dollars pour les programmes d'apprentissage des jeunes enfants propres aux Inuit; et 194,4 millions de dollars pour les services de garde dirigés par la Nation métisse.

Le reste du financement de l'AGJEA pour 2025-2026 n'est pas consacré au financement fondé sur les distinctions. Ainsi, 16 millions de dollars sont consacrés au fonds des projets d'amélioration de la qualité, qui finance des projets favorisant l'innovation et l'amélioration de la qualité dans l'AGJEA. De même, le financement est également offert par l'intermédiaire des trois volets de financement des programmes existants de l'AGJEA. En 2025-2026, 42 millions de dollars ont été consacrés au Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les réserves, 29 millions de dollars au Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques, et 55 millions de dollars à l'Initiative de services de garde pour les Premières Nations et les Inuits. Les trois premières années de financement des réparations et rénovations ont été administrées par le gouvernement fédéral aux sites existants; à compter de 2025-2026, le financement des réparations et rénovations est dirigé par les distinctions et intégré aux enveloppes propres à chaque distinction. Cela s'ajoute à tout financement pouvant être alloué aux communautés autochtones pour l'AGJEA au moyen d'ententes de financement avec les provinces et les territoires.

Mise en œuvre de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), entrée en vigueur le 1er janvier 2020, affirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence autochtone en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi a été élaborée à la suite de mobilisations amorcées lors de la réunion d'urgence de janvier 2018 sur les services à l'enfance et à la famille autochtones. Elle introduit des principes nationaux — la continuité culturelle, l'égalité réelle et l'intérêt de l'enfant — ainsi que des normes minimales de prestation de services qui doivent être respectées par tous les fournisseurs de services. La législation affirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale des groupes autochtones et contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Dans ce cadre, les groupes, communautés et peuples des Premières Nations, inuits et métis peuvent, à leur propre rythme, élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes de prestation de services à l'enfance et à la famille culturellement ancrés. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par du financement pour le renforcement des capacités, des discussions sur les accords de coordination et des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire des services à l'enfance et à la famille qui priorise les liens familiaux, les valeurs culturelles autochtones et l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchés par la crise des FFADA2E+. Le préambule de la Loi indique explicitement que le Parlement reconnaît les perturbations que les femmes et les filles autochtones ont vécues dans leur vie en lien avec les systèmes de services à l'enfance et à la famille ainsi que l'importance de soutenir les femmes et les filles autochtones pour surmonter les désavantages historiques qu'elles ont subis.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Depuis l'entrée en vigueur de la Loi en 2020, environ 3,3 milliards de dollars ont été engagés pour soutenir la mise en œuvre globale de la Loi, promouvoir des modèles de services dirigés par les Autochtones et mettre en œuvre leurs lois en matière de services à l'enfance et à la famille. Au 31 mars 2026, 289 bénéficiaires des Premières Nations, Inuit, et Métis avaient reçu du financement pour le renforcement des capacités, afin d'appuyer leurs activités de développement de la compétence et leurs préparatifs en vue des discussions sur les accords de coordination. Il y a actuellement 15 accords signés (14 avec des Premières Nations et un avec un corps dirigeant inuit), et d'autres accords devraient être signés avant la fin de l'exercice. De plus en plus de communautés autochtones expriment l'intention d'exercer leur compétence en vertu de la Loi. De plus, les travaux se poursuivent sur le premier examen législatif des dispositions et de l'application de la Loi. La mobilisation préliminaire des organisations autochtones nationales et des provinces et territoires a commencé en 2024-2025 afin de déterminer les approches privilégiées pour le processus d'examen. En 2026, cette mobilisation s'est étendue aux organisations régionales des Premières Nations, des Inuit et des Métis et aux corps dirigeants autochtones par le biais d'activités de mobilisation dirigées par les Autochtones.

Réponse à l'appel à la justice 2.3

Cette initiative répond pleinement à l'appel à la justice 2.3 par la mise en œuvre de la Loi, qui exige des fournisseurs de services qu'ils veillent à ce que les enfants autochtones pris en charge conservent un accès significatif à leur culture et à leur langue. Cela comprend l'accès aux pratiques traditionnelles, aux cérémonies et aux liens de parenté. La Loi affirme que la continuité culturelle est essentielle au mieux-être des enfants, des familles et des communautés autochtones. Ces mesures favorisent la guérison et la formation de l'identité tout en réduisant la déconnexion culturelle.

Les enfants, les familles et les communautés autochtones touchés par la crise des FFADA2E+ bénéficient de systèmes de services à l'enfance et à la famille qui soutiennent les liens intergénérationnels, la force culturelle et la préservation des façons autochtones de savoir et d'être.

Répercussions principales
  • Renforce la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre l'autorité sur les services à l'enfance et à la famille et d'adopter leurs propres lois
  • Réduit la surreprésentation : Soutient des approches préventives et culturellement appropriées pour s'attaquer aux facteurs structurels de l'implication du système de protection de l'enfance
  • Protège l'intérêt de l'enfant et la continuité culturelle : Priorise la préservation des langues, des traditions, des systèmes de parenté et de l'identité autochtones dans les décisions de prise en charge
  • Renforce l'équité des services : Rend obligatoires des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension d'un enfant fondée sur la pauvreté
  • Favorise la sécurité et le mieux-être à long terme : Améliore les conditions pour les enfants et les familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par les communautés
Détails sur le financement

Le gouvernement investit pour soutenir la mise en œuvre de la Loi :

  • En 2022, il a investi 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
  • En 2023, il a investi 444,2 millions de dollars sur trois ans (se terminant en 2026-2027)
  • En 2024, il a investi 1,8 milliard de dollars supplémentaires sur 11 ans (se terminant en 2035)
  • En 2026, il s'est engagé à investir jusqu'à 628,4 millions de dollars sur six ans (se terminant en 2031)

Nous sommes là : Voici nos histoires - Bibliothèque et Archives Canada

Aperçu de l'initiative

L'initiative Nous sommes là : Voici nos histoires fait partie de l'engagement plus large de Bibliothèque et Archives Canada (BAC) en faveur de la réconciliation et des efforts d'archivage menés par les autochtones. Cette initiative prévoit la numérisation et la description de centaines de milliers d'articles de la collection de BAC liés aux autochtones. Ce matériel comprend des documents textuels, des photographies, des œuvres d'art, des cartes et des publications se rapportant aux communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis qui proviennent de donateurs privés, d'archives gouvernementales et d'ouvrages publiés. Elle vise à rendre ce contenu largement accessible sur le site Web de BAC, sur les réseaux sociaux et à l'aide d'autres outils en ligne.

Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025

L'initiative Nous sommes là : Voici nos histoires avait procédé à la numérisation de 780 931 images des fonds des Premières Nations, des Inuit et des Métis de BAC. Un sous-ensemble de ces images a été téléversé en ligne ou transmis directement aux responsables de projets autochtones, y compris 53 collections et ordres de travail différents.

L'initiative Nous sommes là : Voici nos histoires donne suite à une partie de l'appel à la justice 2.3 : elle veille à ce que les personnes, les familles et les communautés autochtones disposent d'un accès significatif et permanent à leur histoire, à leur culture et à leur langue. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones tirent parti de la manière dont cette initiative soutient les efforts de récupération, de revitalisation et de préservation des connaissances et des identités autochtones par la numérisation et la mise en commun du matériel relatif aux autochtones.

Réponse à l'appel à la justice 2.3
  • Accès accru au patrimoine autochtone : L'initiative a permis de numériser 780 931 images de fonds des Premières Nations, des Inuit et des Métis, les rendant ainsi accessibles au public. Un sous-ensemble de ces images a été téléversé en ligne ou transmis directement aux responsables de projets autochtones.
  • Préservation du savoir autochtone : En numérisant et en décrivant les documents historiques, le projet sauvegarde les récits, les enseignements et les artefacts culturels des Premières Nations, des Inuit et des Métis pour les générations à venir.
  • Mobilisation et consultation des communautés : Les responsables de l'initiative ont travaillé en étroite collaboration avec les communautés autochtones. Ils ont répondu aux demandes de numérisation particulières et veillé à ce que les perspectives autochtones guident les descriptions archivistiques et l'accès aux archives.
Détails sur le financement

Le Budget de 2021 prévoyait 14,9 millions de dollars sur quatre ans pour le financement de l'Initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone; environ 4 965 982 dollars en coûts directs ont été investis dans Nous sommes là : Voici nos histoires.

Programme des langues autochtones – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Programme des langues autochtones (PLA), dirigé par Patrimoine canadien, appuie les efforts des peuples autochtones pour se réapproprier, revitaliser, maintenir et renforcer leurs langues autochtones partout au Canada. Le résultat ultime du PLA est d'accroître la transmission intergénérationnelle des langues autochtones et d'améliorer leur vitalité.

Le PLA offre un financement à long terme, prévisible et durable par l'entremise de différents volets, y compris, sans s'y limiter, le volet des langues autochtones (le principal volet de financement du PLA). Le programme appuie des projets et des initiatives en matière de langues dirigés par des Autochtones, comme des programmes d'immersion et de mentorat, des nids linguistiques, la formation d'instructeurs, la création de ressources numériques, ainsi que la documentation et l'archivage des langues.

Depuis 2023-2024, l'approche de financement du volet des langues autochtones est passée d'un appel de propositions dirigé par le Ministère à des modèles de financement fondés sur les distinctions qui accroissent le contrôle autochtone sur les décisions de financement. Ces modèles sont adaptés aux besoins particuliers des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme des langues autochtones a continué de mettre en œuvre de la Loi sur les langues autochtones, en appuyant les communautés et les organisations autochtones dans leurs efforts pour se réapproprier, revitaliser, maintenir et renforcer les langues autochtones. Le programme a continué à permettre les modèles de financement fondés sur les distinctions, dans leur troisième année de fonctionnement, qui offrent aux partenaires des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse une plus grande autonomie, un financement à long terme et une meilleure capacité de répondre à leurs besoins distincts et à leurs priorités en matière de revitalisation linguistique.

Dans le cadre des accords de financement quinquennaux en cours lancés en 2023-2024, le PLA a affecté 45,1 millions de dollars à des organisations régionales désignées des Premières Nations en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Ces organisations ont continué de travailler avec les communautés et les organisations des Premières Nations pour faire progresser les priorités linguistiques régionales, y compris des initiatives linguistiques qui soutiennent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Le PLA a alloué environ 1,9 million de dollars au Gouvernement de la Nation crie, dans le cadre d'une entente totalisant 6,8 millions de dollars, pour la mise en œuvre de sa stratégie pluriannuelle de revitalisation des langues amorcée en 2024-2025.

Dans les régions où aucune organisation régionale désignée des Premières Nations n'a encore été établie, le PLA a continué de soutenir directement les communautés des Premières Nations au moyen d'ententes fondées sur des propositions d'un an et de plusieurs années. Le financement appuie un large éventail de projets linguistiques, comme des programmes d'immersion, des foyers de revitalisation linguistique, des programmes de mentorat et d'apprentissage, la formation d'instructeurs et le développement de ressources.

Un montant d'environ 17,1 millions de dollars a aussi été affecté à Nunavut Tunngavik Incorporated, à l'Inuvialuit Regional Corporation, à la Société Makivvik et au gouvernement du Nunatsiavut dans le cadre des ententes quinquennales totalisant 92,1 millions de dollars, amorcée en 2023-2024, qui soutient la revitalisation de l'inuktut. Le financement continu permet à ces organisations inuites de revendication territoriale de faire progresser des stratégies qui renforcent l'accès à l'inuktut et son utilisation dans l'ensemble de l'Inuit Nunangat.

Patrimoine canadien a continué de travailler avec 21 ministères et organismes fédéraux, par l'entremise d'un comité interministériel de niveau opérationnel, afin d'explorer les possibilités d'accroître l'accès aux services fédéraux en inuktut au Nunavut. Dans le cadre de cette mobilisation, un rapport intitulé « Ce que nous avons entendu » a été rédigé, qui comprend les services actuellement offerts en inuktut au Nunavut par les ministères, la capacité actuelle de fournir des services en inuktut et les lacunes qui existent en ce qui concerne la capacité et la demande. En s'appuyant sur les conclusions du rapport, Patrimoine canadien s'efforce de cerner les possibilités d'améliorer davantage l'accès aux services fédéraux en langues autochtones. Ces travaux s'appuient sur les travaux antérieurs d'un comité directeur de niveau supérieur amorcés en 2022.

En 2025-2026, le PLA a affecté environ 11,4 millions de dollars aux cinq Nations métisses (Métis Nation British Columbia, Otipemisiwak Métis Government within Alberta, Métis Nation-Saskatchewan, Manitoba Métis Federation et Métis Nation of Ontario) dans le cadre des accords de financement quinquennaux en cours totalisant 61,4 millions de dollars, amorcés en 2023-2024, qui soutiennent la mise en œuvre des stratégies de revitalisation linguistique des Nations métisses. Ces initiatives comprennent l'élaboration de ressources linguistiques, la livraison des activités d'enseignement des langues, le renforcement de la capacité linguistique au sein des organisations, ainsi que la planification linguistique régionale et locale.

Enfin, afin d'appuyer les priorités linguistiques autochtones multidistinctions et urbaines, le PLA a également affecté environ 6,1 millions de dollars dans le cadre d'accords de financement annuels et pluriannuels qui permettent une programmation soutenue de revitalisation linguistique dans des contextes urbains et multidistinctions partout au Canada. Des organisations comme l'Association nationale des centres d'amitié continuent de réaliser des projets qui évaluent les besoins des populations autochtones urbaines, soutiennent la programmation en langues autochtones dans les espaces urbains et favorisent le partage des connaissances.

Réponse à l'appel à la justice 2.3

Le Programme des langues autochtones contribue en partie à l'appel à la justice 2.3 grâce aux modèles de financement fondés sur les distinctions élaborés conjointement pour les langues autochtones, qui remplacent l'appel de demandes à court terme dirigé par le Ministère par une nouvelle approche offrant une plus grande autonomie autochtone et un financement prévisible à long terme. Cette approche est expressément adaptée aux besoins distincts des priorités des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris des initiatives de revitalisation linguistique ciblant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de cette nouvelle approche, car elles peuvent accéder à des initiatives de revitalisation linguistique culturellement pertinentes et adaptées à leurs besoins particuliers.

Répercussions principales
  • Financement durable pour la revitalisation des langues : Investissements dans la programmation des langues autochtones
  • Approches dirigées par des Autochtones pour la revitalisation linguistique : Soutient des approches autodéterminées de revitalisation linguistique au moyen d'initiatives communautaires
  • Accessibilité accrue aux langues autochtones : Renforce les possibilités pour les peuples autochtones d'apprendre et d'utiliser leurs langues dans divers aspects de la vie quotidienne
  • Décisions de financement dirigées par des Autochtones : Offre une plus grande autonomie aux communautés autochtones pour répondre aux priorités de revitalisation linguistique de diverses populations autochtones, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones
  • Soutien à long terme et prévisible : Délaisse le financement à court terme fondé sur des projets au profit de stratégies pluriannuelles
  • Préservation des connaissances autochtones : Soutient la numérisation et la documentation des langues autochtones
  • Coordination interministérielle pour élargir l'accès aux services fédéraux en inuktut : Renforce la collaboration entre les ministères fédéraux afin d'accroître l'accès aux services en inuktut, en commençant au Nunavut
  • Nombre accru d'éducatrices et d'éducateurs en inuktut : Soutient la formation et l'embauche d'enseignantes et d'enseignants parlant l'inuktut
Détails sur le financement

Un financement permanent totalisant environ 119,4 millions de dollars par année est affecté au volet des langues autochtones de Patrimoine canadien afin de soutenir les efforts des communautés et organisations autochtones pour revitaliser leurs langues.

En 2025-2026, en s'appuyant sur les accords pluriannuels établis à compter de 2023-2024, Patrimoine canadien a continué de travailler avec les quatre organisations régionales désignées des Premières Nations et le Gouvernement de la Nation crie au Québec, les quatre organisations inuites de revendication territoriale et cinq nations métisses à la mise en œuvre de ces accords afin d'appuyer leurs stratégies linguistiques régionales respectives et l'élargissement des services. Le programme fournit du financement aux communautés et organisations des Premières Nations dans les autres régions avec l'appui d'un comité d'examen des Premières Nations, en plus de soutenir des organisations autochtones multidistinctions et urbaines dans le cadre de projets de revitalisation linguistique destinés aux populations autochtones urbaines.

Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN) de Services aux Autochtones Canada (SAC) appuie un plus grand contrôle des Premières Nations sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes visant à corriger la discrimination passée. Le programme fournit du financement pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et d'offrir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont communautaires, culturellement éclairés et axés sur les facteurs structurels de maltraitance envers les enfants, comme la pauvreté, le logement inadéquat et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer les familles et de les garder ensemble.

Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et culturellement appropriés, des services de soutien après l'atteinte de la majorité, des services de représentants des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après l'atteinte de la majorité aident les jeunes adultes à répondre à leurs besoins en matière de logement, d'alimentation, de santé mentale, d'emploi et de mieux-être pendant leur transition de la prise en charge vers l'autonomie.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Une évaluation du Programme des SEFPN est en cours. L'objectif de l'évaluation est de documenter l'évolution du programme; plus précisément, elle vise à évaluer la pertinence, l'efficacité et l'efficience du programme ainsi que les réformes progressives qui ont été mises en œuvre. L'évaluation vise à éclairer la prise de décisions en vue d'améliorations au programme. La mobilisation des partenaires est en cours.

Les principaux développements du Programme des SEFPN en 2025-2026 comprennent :

  • la poursuite de la prestation de services de prévention et de protection culturellement ancrés, de services de soutien après l'atteinte de la majorité et de services de représentants des Premières Nations
  • la tenue de séances d'information avec les organismes de l'Ontario et les Premières Nations concernant les transitions prévues
  • la poursuite de la mobilisation avec les Chiefs of Ontario et la Nation Nishnawbe Aski au sujet de l'accord final de l'Ontario
  • la poursuite de la collaboration avec les partenaires afin de respecter et d'intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis
Réponse à l'appel à la justice 2.3

Le Programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 2.3 en finançant des services à l'enfance et à la famille qui respectent le droit des enfants, des jeunes et des familles des Premières Nations d'accéder à leurs cultures et à leurs traditions grâce à des soins fondés sur les valeurs et les façons d'être des Premières Nations. En permettant aux Premières Nations de concevoir et d'offrir des services de prévention et des services de représentants des Premières Nations, le programme soutient un accès permanent et significatif aux enseignements culturels et aux structures familiales qui favorisent l'identité, la guérison et les liens communautaires. Ces services aident à restaurer et à maintenir les pratiques de soins autochtones perturbées par les politiques coloniales, tout en soutenant l'apprentissage intergénérationnel et la capacité des familles à se rétablir. Les familles et les enfants bénéficient de soins qui valident leurs savoirs culturels et renforcent le sentiment d'appartenance, tandis que les communautés peuvent reprendre la responsabilité d'élever les enfants conformément à leurs propres coutumes et enseignements.

Répercussions principales
  • Prévient la séparation des familles : Priorise les services de prévention et d'intervention précoce afin d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité; appuie des réponses rapides aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque d'appréhension des enfants; et soutient les soins par la parenté et les programmes parentaux culturellement ancrés
  • Soutient la guérison intergénérationnelle :
    • Vise à rompre les cycles de traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et l'héritage des pensionnats et de la rafle des années 1960, grâce à des services enracinés dans la culture et conçus et offerts par les Premières Nations
    • Fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements culturels, les langues et les pratiques traditionnelles de soins
  • Fournit des soutiens holistiques et intégrés :
    • Finance un large éventail de services intégrés qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, le logement inadéquat, l'usage de substances et les difficultés de santé mentale
    • Finance des soutiens après l'atteinte de la majorité pour les jeunes qui quittent la prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en santé mentale, réduisant ainsi les risques d'itinérance et d'exploitation
  • Favorise la continuité culturelle et l'identité : Travaille à faire en sorte que les enfants demeurent liés à leurs cultures, à leurs communautés et à leurs langues grâce à des services offerts par leurs propres Nations. Cet ancrage culturel renforce l'identité et le sentiment d'appartenance, qui sont des facteurs de protection essentiels pour réduire les risques et favoriser la guérison, particulièrement pour les personnes qui ont subi de la violence fondée sur le genre ou qui y sont exposées
  • Place l'intérêt de l'enfant au centre :
    • Tous les services financés par le programme sont guidés par les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle
    • Cela permet de veiller à ce que les interventions priorisent la sécurité, la guérison et le mieux-être à long terme des enfants des Premières Nations dans le contexte de leurs familles et de leurs Nations
  • Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme continue du Programme des SEFPN et de son harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, accorde une importance accrue à la conception et à la prestation de services de prévention et de soutiens, par exemple les services de représentants des Premières Nations et les services de soutien après l'atteinte de la majorité, par les Premières Nations d'une manière souple, communautaire et fondée sur les besoins
  • Renforce la capacité communautaire :
    • Investit dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations conçoivent, mettent en œuvre et surveillent leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille
    • Le financement des services de représentants des Premières Nations permet aux Nations de répondre à leurs réalités propres et de soutenir les familles avec dignité et soin
  • S'attaque aux inégalités systémiques :
    • Continue de s'attaquer à l'héritage des cadres de financement et de politiques discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne
    • Permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à une réconciliation, à une justice et à une sécurité plus larges pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ des Premières Nations
Détails sur le financement

Le gouvernement fédéral a alloué 1 milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, avec 118,7 millions de dollars en financement permanent, pour soutenir le Programme des SEFPN. En 2024-2025, 3,87 milliards de dollars ont été affectés au Programme des SEFPN afin de financer les services de prévention et de protection, les soutiens après l'atteinte de la majorité et les services de représentants des Premières Nations, veillant à ce que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique. En 2025-2026, SAC prévoit que les niveaux de financement seront semblables à ceux de l'exercice précédent.

2.4 : Numériser les entrevues avec les gardiens du savoir et les locuteurs des diverses langues et appuyer les programmes linguistiques et culturels autochtones

Initiatives

Initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone – Écoutez pour entendre nos voix – Bibliothèque et Archives Canada

Aperçu de l'initiative

Le programme Écoutez pour entendre nos voix, qui fait partie de l'initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone de Bibliothèque et Archives Canada, qui appuie les efforts menés par les autochtones pour préserver et revitaliser les langues et les cultures autochtones au moyen de la numérisation. Le programme offre du financement aux gouvernements et aux organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis pour la conversion de documents physiques (p. ex., documents papier, photographies, bandes audio) en fichiers numériques (p. ex., images numériques, fichiers texte ou formats audio/vidéo numériques) liés aux langues et aux cultures autochtones. Il soutient également les efforts de renforcement des capacités afin d'améliorer les compétences techniques transférables et les ressources pour la préservation numérique. L'initiative est encadrée par un Cercle consultatif autochtone (CCI) et les recommandations de financement sont formulées par un comité d'examen autochtone externe qui assure une mise en œuvre et une prise de décision culturellement pertinentes.

Réponse à l'appel à la justice 2.4

L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 2.4 en permettant la préservation et la numérisation de l'histoire orale des autochtones et des documents sur les langues. Bien qu'elle ne permette pas de fournir l'ensemble des ressources nécessaires à toutes les communautés, il s'agit d'une étape importante vers le maintien du patrimoine linguistique et culturel autochtone. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de la préservation de l'histoire orale, laquelle permet de faire en sorte que les précieux enseignements, connaissances et langues traditionnels demeurent accessibles aux générations à venir et renforcent la cohésion communautaire.

Répercussions principales
  • Préservation du savoir autochtone : Rend possible la numérisation de l'histoire orale des gardiens du savoir et des entretiens menés avec eux.
  • Initiatives axées sur la communauté : Financement de projets dirigés par des autochtones qui accordent la priorité à la langue et à la culture locales.
  • Renforcement des capacités : offre de la formation aux communautés autochtones sur les pratiques exemplaires en matière d'archivage.
  • Transfert intergénérationnel de connaissances : S'assure que les générations futures ont accès à des documents importants sur le plan culturel.
Détails sur le financement

Le budget de 2021 a prévu 14,9 millions de dollars sur quatre ans, dont 2 962 843 $ à Écoutez pour entendre nos voix. Bibliothèque et Archives Canada fournit du financement aux communautés autochtones pour de petits projets (jusqu'à concurrence de 24 999 $) et de grands projets (de 25 000 $ à 100 000 $).

Programmes de l'initiative de radiodiffusion autochtone dans le Nord et des langues autochtones – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le volet Radiodiffusion autochtone dans le Nord (RAN) finance des radiodiffuseurs autochtones dans l'ensemble du Nord canadien, en soutenant des plateformes de radio, de télévision et en ligne dans les langues autochtones. La RAN est un volet du Programme des langues autochtones qui soutient la production et la distribution de contenu audio et vidéo autochtone.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, la RAN a versé 7,9 millions de dollars à 22 clients. Ce financement a soutenu la production et la distribution d'émissions de radio et de télévision dans le Nord, près de la moitié de la programmation étant produite et diffusée dans des langues autochtones.

En 2024-2025, 20 organisations ont produit 98 537 nouvelles heures de contenu radiophonique, dont 45 641 heures de nouvelle programmation en langues autochtones. La RAN a aussi financé cinq organisations pour produire 205 heures de nouveau contenu télévisuel en langues autochtones.

Les faits saillants et réussites rendus possibles grâce au financement de la RAN comprenaient notamment :

  • Northern Native Broadcasting Yukon a souligné son 40e anniversaire par une célébration publique à laquelle de nombreuses personnes ont participé
  • Northern Native Broadcasting (Terrace) a présenté plusieurs activités culturelles importantes à ses communautés, comme le tournoi de basketball All-Native et Hoobiyee. Hoobiyee est un événement qui rassemble les membres de la communauté pour honorer les traditions et partager la joie des prestations cérémonielles
  • Native Communications Inc. a été mise en nomination dans les catégories meilleure station country et meilleure émission matinale par les Manitoba Country Music Awards
  • l'auditoire des segments d'actualités en cri de Minahik Achimowin Inc. a augmenté de façon constante tout au long de l'année. Ces segments couvrent le territoire cri et au-delà, rejoignant le Nord du Québec, l'Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba, l'Alberta et la Colombie-Britannique
Réponse à l'appel à la justice 2.4

La RAN répond en partie à l'appel à la justice 2.4 en finançant des projets médiatiques et linguistiques autochtones. Les programmes contribuent à la préservation et à la revitalisation grâce à la production d'un volume important d'émissions de radio et de télévision en langues autochtones. Ces investissements soutiennent la restauration et la revitalisation de l'identité, du sentiment d'appartenance au lieu et du lien communautaire pour les peuples et communautés autochtones. L'accessibilité à long terme dépend de la continuité du financement et de l'infrastructure. La numérisation n'est pas explicitement indiquée comme dépense admissible dans le cadre de la RAN et le financement actuel ne permet pas de financer cette activité.

Répercussions principales
  • Maintien des médias en langues autochtones dans le Nord : soutient la production et la distribution continues d'émissions de radio, de télévision et en ligne dans les langues autochtones. Cela aide les personnes à conserver un accès quotidien à leur langue dans les communautés éloignées et nordiques où les autres options médiatiques en langues locales peuvent être limitées.
  • Renforcement de l'identité, du sentiment d'appartenance au lieu et du lien communautaire par la narration communautaire : en soutenant les communautés inuites, des Premières Nations et métisses afin qu'elles dirigent une programmation culturelle qui reflète les besoins locaux, le programme appuie le transfert intergénérationnel des histoires, des enseignements et des connaissances culturelles. Cela peut renforcer les liens pour les familles, les survivantes et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+
  • Amélioration de l'accès à de l'information culturellement pertinente et aux messages de sécurité communautaire : les radiodiffuseurs autochtones peuvent diffuser rapidement des annonces communautaires, de l'information sur la sécurité publique et des messages culturellement ancrés dans des langues autochtones. Cela appuie une communication plus claire par des canaux auxquels les personnes qui dépendent des médias en langues autochtones font davantage confiance
  • Promotion de la représentation dans les systèmes médiatiques canadiens : les producteurs financés par la RAN accroissent la visibilité de voix et de perspectives autochtones authentiques sur des plateformes comme APTN et Uvagut TV. Ils contribuent ainsi à une meilleure compréhension publique des histoires et des réalités vécues autochtones
Détails sur le financement

La Radiodiffusion autochtone dans le Nord dispose d'un financement stable de 7,9 millions de dollars par année pour soutenir les radiodiffuseurs autochtones qui produisent et distribuent des émissions de radio et de télévision dans le Nord, dont un grand pourcentage d'émissions produites en langues autochtones.

Programme des langues autochtones – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Programme des langues autochtones (PLA), dirigé par Patrimoine canadien, appuie les efforts des peuples autochtones pour se réapproprier, revitaliser, maintenir et renforcer leurs langues autochtones partout au Canada. Le résultat ultime du PLA est d'accroître la transmission intergénérationnelle des langues autochtones et d'améliorer leur vitalité.

Le PLA offre un financement à long terme, prévisible et durable par l'entremise de différents volets, y compris, sans s'y limiter, le volet des langues autochtones (le principal volet de financement du PLA). Le programme appuie des projets et des initiatives en matière de langues dirigés par des Autochtones, comme des programmes d'immersion et de mentorat, des nids linguistiques, la formation d'instructeurs, la création de ressources numériques, ainsi que la documentation et l'archivage des langues.

Depuis 2023-2024, l'approche de financement du volet des langues autochtones est passée d'un appel de propositions dirigé par le Ministère à des modèles de financement fondés sur les distinctions qui accroissent le contrôle autochtone sur les décisions de financement. Ces modèles sont adaptés aux besoins particuliers des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme des langues autochtones a continué de mettre en œuvre de la Loi sur les langues autochtones, en appuyant les communautés et les organisations autochtones dans leurs efforts pour se réapproprier, revitaliser, maintenir et renforcer les langues autochtones. Le programme a continué à permettre les modèles de financement fondés sur les distinctions, dans leur troisième année de fonctionnement, qui offrent aux partenaires des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse une plus grande autonomie, un financement à long terme et une meilleure capacité de répondre à leurs besoins distincts et à leurs priorités en matière de revitalisation linguistique.

Dans le cadre des accords de financement quinquennaux en cours lancés en 2023-2024, le PLA a affecté 45,1 millions de dollars à des organisations régionales désignées des Premières Nations en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Ces organisations ont continué de travailler avec les communautés et les organisations des Premières Nations pour faire progresser les priorités linguistiques régionales, y compris des initiatives linguistiques qui soutiennent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Le PLA a alloué environ 1,9 million de dollars au Gouvernement de la Nation crie, dans le cadre d'une entente totalisant 6,8 millions de dollars, pour la mise en œuvre de sa stratégie pluriannuelle de revitalisation des langues amorcée en 2024-2025.

Dans les régions où aucune organisation régionale désignée des Premières Nations n'a encore été établie, le PLA a continué de soutenir directement les communautés des Premières Nations au moyen d'ententes fondées sur des propositions d'un an et de plusieurs années. Le financement appuie un large éventail de projets linguistiques, comme des programmes d'immersion, des foyers de revitalisation linguistique, des programmes de mentorat et d'apprentissage, la formation d'instructeurs et le développement de ressources.

Un montant d'environ 17,1 millions de dollars a aussi été affecté à Nunavut Tunngavik Incorporated, à l'Inuvialuit Regional Corporation, à la Société Makivvik et au gouvernement du Nunatsiavut dans le cadre des ententes quinquennales totalisant 92,1 millions de dollars, amorcée en 2023-2024, qui soutient la revitalisation de l'inuktut. Le financement continu permet à ces organisations inuites de revendication territoriale de faire progresser des stratégies qui renforcent l'accès à l'inuktut et son utilisation dans l'ensemble de l'Inuit Nunangat.

Patrimoine canadien a continué de travailler avec 21 ministères et organismes fédéraux, par l'entremise d'un comité interministériel de niveau opérationnel, afin d'explorer les possibilités d'accroître l'accès aux services fédéraux en inuktut au Nunavut. Dans le cadre de cette mobilisation, un rapport intitulé « Ce que nous avons entendu » a été rédigé, qui comprend les services actuellement offerts en inuktut au Nunavut par les ministères, la capacité actuelle de fournir des services en inuktut et les lacunes qui existent en ce qui concerne la capacité et la demande. En s'appuyant sur les conclusions du rapport, Patrimoine canadien s'efforce de cerner les possibilités d'améliorer davantage l'accès aux services fédéraux en langues autochtones. Ces travaux s'appuient sur les travaux antérieurs d'un comité directeur de niveau supérieur amorcés en 2022.

En 2025-2026, le PLA a affecté environ 11,4 millions de dollars aux cinq Nations métisses (Métis Nation British Columbia, Otipemisiwak Métis Government within Alberta, Métis Nation-Saskatchewan, Manitoba Métis Federation et Métis Nation of Ontario) dans le cadre des accords de financement quinquennaux en cours totalisant 61,4 millions de dollars, amorcés en 2023-2024, qui soutiennent la mise en œuvre des stratégies de revitalisation linguistique des Nations métisses. Ces initiatives comprennent l'élaboration de ressources linguistiques, la livraison des activités d'enseignement des langues, le renforcement de la capacité linguistique au sein des organisations, ainsi que la planification linguistique régionale et locale.

Enfin, afin d'appuyer les priorités linguistiques autochtones multidistinctions et urbaines, le PLA a également affecté environ 6,1 millions de dollars dans le cadre d'accords de financement annuels et pluriannuels qui permettent une programmation soutenue de revitalisation linguistique dans des contextes urbains et multidistinctions partout au Canada. Des organisations comme l'Association nationale des centres d'amitié continuent de réaliser des projets qui évaluent les besoins des populations autochtones urbaines, soutiennent la programmation en langues autochtones dans les espaces urbains et favorisent le partage des connaissances.

Réponse à l'appel à la justice 2.4

Le Programme des langues autochtones contribue en partie à l'appel à la justice 2.4 en fournissant du financement pour des initiatives linguistiques dirigées par des Autochtones qui peuvent comprendre la numérisation d'entrevues avec des gardiens du savoir et des locuteurs courants. Les investissements dans des initiatives comme les ressources d'apprentissage numériques et en ligne contribuent davantage à protéger les langues autochtones contre l'érosion. Cela protège les connaissances linguistiques et culturelles pour les générations futures. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il renforce les connaissances traditionnelles et assure un accès durable à leurs langues.

Répercussions principales
  • Financement durable pour la revitalisation des langues : Investissements dans la programmation des langues autochtones
  • Approches dirigées par des Autochtones pour la revitalisation linguistique : Soutient des approches autodéterminées de revitalisation linguistique au moyen d'initiatives communautaires
  • Accessibilité accrue aux langues autochtones : Renforce les possibilités pour les peuples autochtones d'apprendre et d'utiliser leurs langues dans divers aspects de la vie quotidienne
  • Décisions de financement dirigées par des Autochtones : Offre une plus grande autonomie aux communautés autochtones pour répondre aux priorités de revitalisation linguistique de diverses populations autochtones, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones
  • Soutien à long terme et prévisible : Délaisse le financement à court terme fondé sur des projets au profit de stratégies pluriannuelles
  • Préservation des connaissances autochtones : Soutient la numérisation et la documentation des langues autochtones
  • Coordination interministérielle pour élargir l'accès aux services fédéraux en inuktut : Renforce la collaboration entre les ministères fédéraux afin d'accroître l'accès aux services en inuktut, en commençant au Nunavut
  • Nombre accru d'éducatrices et d'éducateurs en inuktut : Soutient la formation et l'embauche d'enseignantes et d'enseignants parlant l'inuktut
Détails sur le financement

Un financement permanent totalisant environ 119,4 millions de dollars par année est affecté au volet des langues autochtones de Patrimoine canadien afin de soutenir les efforts des communautés et organisations autochtones pour revitaliser leurs langues.

En 2025-2026, en s'appuyant sur les accords pluriannuels établis à compter de 2023-2024, Patrimoine canadien a continué de travailler avec les quatre organisations régionales désignées des Premières Nations et le Gouvernement de la Nation crie au Québec, les quatre organisations inuites de revendication territoriale et cinq nations métisses à la mise en œuvre de ces accords afin d'appuyer leurs stratégies linguistiques régionales respectives et l'élargissement des services. Le programme fournit du financement aux communautés et organisations des Premières Nations dans les autres régions avec l'appui d'un comité d'examen des Premières Nations, en plus de soutenir des organisations autochtones multidistinctions et urbaines dans le cadre de projets de revitalisation linguistique destinés aux populations autochtones urbaines.

2.5 : Créer un fonds destiné à soutenir les initiatives menées par des autochtones qui permettent d'améliorer l'accès aux connaissances culturelles

Initiatives

Initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone – Écoutez pour entendre nos voix – Bibliothèque et Archives Canada

Aperçu de l'initiative

Le programme Écoutez pour entendre nos voix, qui fait partie de l'initiative de numérisation du patrimoine documentaire autochtone de Bibliothèque et Archives Canada, qui appuie les efforts menés par les autochtones pour préserver et revitaliser les langues et les cultures autochtones au moyen de la numérisation. Le programme offre du financement aux gouvernements et aux organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis pour la conversion de documents physiques (p. ex., documents papier, photographies, bandes audio) en fichiers numériques (p. ex., images numériques, fichiers texte ou formats audio/vidéo numériques) liés aux langues et aux cultures autochtones. Il soutient également les efforts de renforcement des capacités afin d'améliorer les compétences techniques transférables et les ressources pour la préservation numérique. L'initiative est encadrée par un Cercle consultatif autochtone (CCI) et les recommandations de financement sont formulées par un comité d'examen autochtone externe qui assure une mise en œuvre et une prise de décision culturellement pertinentes.

Réponse à l'appel à la justice 2.5

L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 2.5 en fournissant aux organisations autochtones les ressources financières et techniques nécessaires pour entreprendre des projets de numérisation qui appuient l'autodétermination et la préservation culturelle. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de la capacité de documenter et de sauvegarder leur histoire, ce qui permet aux générations futures de conserver l'accès à leur patrimoine culturel et à leurs ressources linguistiques.

Répercussions principales
  • Soutien de projets dirigés par des autochtones : Fournit des ressources aux organisations autochtones pour qu'elles puissent préserver leurs propres documents.
  • Autonomisation par la documentation : Consolide la gouvernance et l'autodétermination des autochtones par la préservation de l'histoire.
  • Accessibilité des dossiers historiques : Veille à ce que les communautés autochtones aient un accès numérique à leur matériel culturel.
  • Formation et perfectionnement au sein des communautés : Renforce la capacité des organisations autochtones pour l'exécution continue du travail d'archivage.
Détails sur le financement

Le budget de 2021 a prévu 14,9 millions de dollars sur quatre ans, dont 2 962 843 $ à Écoutez pour entendre nos voix. Bibliothèque et Archives Canada fournit du financement aux communautés autochtones pour de petits projets (jusqu'à concurrence de 24 999 $) et de grands projets (de 25 000 $ à 100 000 $).

Programme d'aide aux musées – volet Patrimoine autochtone – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Programme d'aide aux musées (PAM) appuie les établissements et les travailleuses et travailleurs du patrimoine dans la préservation et la présentation des collections patrimoniales. Le programme favorise la préservation de la culture autochtone et facilite l'accès aux collections patrimoniales pour l'ensemble de la population canadienne. Il favorise aussi les connaissances, les compétences et les pratiques professionnelles liées aux principales fonctions muséales. Le Programme offre une aide financière aux musées canadiens et aux établissements connexes pour des activités qui facilitent l'accès des Canadiennes et des Canadiens à leur patrimoine; favorisent la préservation du patrimoine culturel diversifié et riche du Canada (autre que le patrimoine bâti), y compris le patrimoine culturel autochtone; et renforcent les connaissances, les compétences et les pratiques professionnelles liées aux principales fonctions muséales. Les investissements sont consacrés à des activités visant notamment l'élaboration et la circulation d'expositions itinérantes canadiennes et du matériel d'interprétation connexe; la préservation et la présentation du patrimoine culturel autochtone; la mise en oeuvre de systèmes clés de gestion des collections; et l'échange de pratiques exemplaires liées aux principales fonctions muséales, au bénéfice de plusieurs institutions.

Le volet Patrimoine autochtone du Programme d'aide aux musées offre un soutien ciblé aux communautés et organisations autochtones pour préserver, présenter et promouvoir le patrimoine culturel autochtone dans les musées et les établissements culturels. Il vise aussi à accroître la sensibilisation et la compréhension du public à l'égard des cultures riches et diversifiées des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuit. Le financement appuie des activités telles que l'élaboration d'expositions dirigées par des Autochtones, la recherche, la programmation éducative et la revitalisation des pratiques culturelles, afin que les voix autochtones orientent l'interprétation de leurs propres histoires. Le programme soutient aussi les organisations afin que leur personnel participe à des possibilités de perfectionnement professionnel et de formation, y compris des stages, pour renforcer les connaissances et les compétences dans ces domaines. La priorité de financement est accordée aux projets soumis par des organisations autochtones et réalisés au bénéfice des communautés autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme d'aide aux musées a financé 30 nouveaux projets dirigés par des organisations et des instances dirigeantes autochtones dans le cadre de son volet Patrimoine autochtone, en plus de financer 14 projets en cours approuvés au cours d'exercices précédents. Environ 55 % du financement du Programme d'aide aux musées destiné aux nouveaux projets a été attribué au volet Patrimoine autochtone.

En réponse aux besoins croissants, le programme continue de soutenir le retour au foyer et le rapatriement des biens culturels autochtones vers leurs communautés. Au cours de l'exercice 2025-2026, le programme a appuyé 10 nouveaux projets liés au rapatriement dans le cadre du volet Patrimoine autochtone, pour un montant total de 819 080 $.

Réponse à l'appel à la justice 2.5

Le volet Patrimoine autochtone du Programme d'aide aux musées répond en partie à l'appel à la justice 2.5 en offrant un financement ciblé qui soutient les initiatives dirigées par des Autochtones visant à préserver, présenter et revitaliser le patrimoine culturel autochtone et à accroître l'accès aux connaissances culturelles par l'entremise des musées et des établissements culturels. En accordant la priorité aux projets soumis par des organisations autochtones et réalisés au bénéfice des communautés autochtones, le programme soutient la gouvernance autochtone sur la façon dont les histoires, les enseignements et les pratiques culturelles sont recherchés, interprétés et partagés au moyen d'expositions, de programmes éducatifs et d'activités connexes. Le programme renforce aussi la capacité du secteur culturel autochtone en soutenant le perfectionnement professionnel, les possibilités de formation et les stages qui développent les compétences en gestion des collections, en préservation et en présentation. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un meilleur accès à des espaces culturels sécuritaires et affirmants où les identités et les histoires autochtones sont honorées, où la transmission du savoir culturel est renforcée et où la compréhension du public progresse de façons qui peuvent réduire le racisme et soutenir le mieux-être communautaire.

Répercussions principales
  • Représentation et interprétation culturelles dirigées par des Autochtones : soutient les organisations autochtones afin qu'elles dirigent la recherche, la conservation et la narration des histoires et cultures des Premières Nations, des Inuit et des Métis dans les musées et les établissements culturels, en orientant la représentation vers des récits produits par les Autochtones
  • Préservation et protection du patrimoine culturel autochtone : finance des activités de préservation et des pratiques améliorées de gestion des collections qui protègent les biens culturels et renforcent l'accès à long terme pour les communautés autochtones et les générations futures
  • Apprentissage public et vérité élargis : permet la réalisation d'expositions dirigées par des Autochtones, d'expositions itinérantes, de matériel d'interprétation et de programmes éducatifs qui aident la population canadienne à apprendre la vraie histoire du Canada et à contrer les stéréotypes et le racisme anti-autochtone
  • Renforcement de la main-d'oeuvre et du leadership autochtones dans le secteur culturel : soutient le perfectionnement professionnel, la formation et les stages qui développent la capacité et l'expertise autochtones dans le travail patrimonial, renforçant le leadership autochtone dans le secteur au fil du temps
  • Espaces culturels plus sûrs et affirmants pour les familles et les survivantes : contribue à des environnements où les identités et les histoires autochtones sont honorées et où les torts coloniaux sont reconnus, soutenant des récits publics plus respectueux pour les familles, les survivantes et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+
Détails sur le financement

En 2025-2026, plus de 2,7 millions de dollars ont été accordés à 44 bénéficiaires autochtones, notamment :

  • 36 organisations des Premières Nations
  • une organisation inuite
  • une organisation métisse
  • une organisation autochtone urbaine
  • cinq organisations multidistinctionnelles

Programmes de l'initiative de radiodiffusion autochtone dans le Nord et des langues autochtones – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le volet Radiodiffusion autochtone dans le Nord (RAN) finance des radiodiffuseurs autochtones dans l'ensemble du Nord canadien, en soutenant des plateformes de radio, de télévision et en ligne dans les langues autochtones. La RAN est un volet du Programme des langues autochtones qui soutient la production et la distribution de contenu audio et vidéo autochtone.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, la RAN a versé 7,9 millions de dollars à 22 clients. Ce financement a soutenu la production et la distribution d'émissions de radio et de télévision dans le Nord, près de la moitié de la programmation étant produite et diffusée dans des langues autochtones.

En 2024-2025, 20 organisations ont produit 98 537 nouvelles heures de contenu radiophonique, dont 45 641 heures de nouvelle programmation en langues autochtones. La RAN a aussi financé cinq organisations pour produire 205 heures de nouveau contenu télévisuel en langues autochtones.

Les faits saillants et réussites rendus possibles grâce au financement de la RAN comprenaient notamment :

  • Northern Native Broadcasting Yukon a souligné son 40e anniversaire par une célébration publique à laquelle de nombreuses personnes ont participé
  • Northern Native Broadcasting (Terrace) a présenté plusieurs activités culturelles importantes à ses communautés, comme le tournoi de basketball All-Native et Hoobiyee. Hoobiyee est un événement qui rassemble les membres de la communauté pour honorer les traditions et partager la joie des prestations cérémonielles
  • Native Communications Inc. a été mise en nomination dans les catégories meilleure station country et meilleure émission matinale par les Manitoba Country Music Awards
  • l'auditoire des segments d'actualités en cri de Minahik Achimowin Inc. a augmenté de façon constante tout au long de l'année. Ces segments couvrent le territoire cri et au-delà, rejoignant le Nord du Québec, l'Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba, l'Alberta et la Colombie-Britannique
Réponse à l'appel à la justice 2.5

La RAN répond à l'appel à la justice 2.5 en contribuant à l'autonomisation des communautés autochtones par la radiodiffusion et la revitalisation linguistique, mais l'alignement est partiel puisqu'il s'agit d'un programme fédéral de contribution plutôt que de fonds permanents gouvernés par les Autochtones. La RAN est un programme gouvernemental de soutien direct consacré à la production de contenu radiophonique et télévisuel autochtone destiné à la diffusion.

Répercussions principales
  • Maintien des médias en langues autochtones dans le Nord : soutient la production et la distribution continues d'émissions de radio, de télévision et en ligne dans les langues autochtones. Cela aide les personnes à conserver un accès quotidien à leur langue dans les communautés éloignées et nordiques où les autres options médiatiques en langues locales peuvent être limitées.
  • Renforcement de l'identité, du sentiment d'appartenance au lieu et du lien communautaire par la narration communautaire : en soutenant les communautés inuites, des Premières Nations et métisses afin qu'elles dirigent une programmation culturelle qui reflète les besoins locaux, le programme appuie le transfert intergénérationnel des histoires, des enseignements et des connaissances culturelles. Cela peut renforcer les liens pour les familles, les survivantes et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+
  • Amélioration de l'accès à de l'information culturellement pertinente et aux messages de sécurité communautaire : les radiodiffuseurs autochtones peuvent diffuser rapidement des annonces communautaires, de l'information sur la sécurité publique et des messages culturellement ancrés dans des langues autochtones. Cela appuie une communication plus claire par des canaux auxquels les personnes qui dépendent des médias en langues autochtones font davantage confiance
  • Promotion de la représentation dans les systèmes médiatiques canadiens : les producteurs financés par la RAN accroissent la visibilité de voix et de perspectives autochtones authentiques sur des plateformes comme APTN et Uvagut TV. Ils contribuent ainsi à une meilleure compréhension publique des histoires et des réalités vécues autochtones
Détails sur le financement

La Radiodiffusion autochtone dans le Nord dispose d'un financement stable de 7,9 millions de dollars par année pour soutenir les radiodiffuseurs autochtones qui produisent et distribuent des émissions de radio et de télévision dans le Nord, dont un grand pourcentage d'émissions produites en langues autochtones.

2.6 : Créer un plan d'action national de lutte contre le racisme et le sexisme

Initiatives

Mise en oeuvre de la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Changer les systèmes, transformer des vies : la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme 2024-2028 (SCLR) représente un investissement de 110,4 millions de dollars visant à faire progresser l'action dans les systèmes de l'emploi, de la justice et de l'application de la loi, du logement, des soins de santé et de l'immigration. Elle comprend plus de 70 initiatives fédérales conçues pour faire en sorte que les politiques, les programmes et les services fédéraux reflètent les besoins des Canadiennes et des Canadiens, tout en travaillant en partenariat avec les communautés au moyen d'un investissement de plus de 70 millions de dollars dans des initiatives locales partout au pays.

Le Plan d'action canadien de lutte contre la haine (PACLH) prévoit un investissement de 273,6 millions de dollars sur six ans, ainsi que 29,3 millions de dollars par année en continu, afin de lutter contre la haine sous plusieurs angles : accroître le soutien offert aux victimes et aux survivantes d'incidents haineux; aider les communautés à prévenir et à combattre la haine et à protéger les personnes contre celle-ci; renforcer la recherche et la collecte de données; fournir davantage de ressources aux organismes d'application de la loi; et accroître la sensibilisation du public.

Reconnaissant les profondes répercussions du colonialisme et de la suprématie blanche, ces initiatives ciblent les populations autochtones, noires, racisées et issues de minorités religieuses qui font face à des obstacles disproportionnés à l'égalité. Le Programme de lutte contre la haine du Canada (PLTC) privilégie une approche pangouvernementale pour démanteler le racisme systémique au sein des institutions fédérales, en mettant l'accent sur l'autonomisation économique, sociale et culturelle, les réformes du système de justice et la responsabilisation du secteur public. CAPCH est la toute première stratégie nationale de lutte contre la haine, regroupant 20 initiatives fédérales clés visant à prévenir les crimes haineux, à soutenir les victimes et à améliorer les réponses institutionnelles.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Au cours de l'exercice 2025-2026, Patrimoine canadien a continué de diriger la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme et le Plan d'action canadien de lutte contre la haine, grâce à une approche communautaire et intersectionnelle. Cela comprend la priorité de lutter contre le racisme envers les Autochtones, notamment de réparer et de forger des relations plus équitables avec les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis. De même, dans le cadre du Plan d'action canadien de lutte contre la haine, le gouvernement réaffirme son engagement à l'égard d'une « relation renouvelée de nation à nation, de gouvernement à gouvernement et entre les Inuit et la Couronne », grâce à une approche intersectionnelle qui inclut les familles et les survivantes, les femmes autochtones et les partenaires 2ELGBTQI+, ainsi que les organisations dirigées par des Autochtones.

À la suite de l'appel de propositions de lutte contre le racisme lancé en octobre 2024, le Programme du multiculturalisme et de la lutte contre le racisme a soutenu un total de 79 projets en 2025-2026, ce qui représente des investissements de plus de 10,5 millions de dollars. Le Programme de multiculturalisme et de lutte contre le racisme (PMLR) a financé des initiatives axées sur l'emploi qui s'attaquent au racisme et à la discrimination systémiques au sein des organismes et institutions artistiques, culturels et patrimoniaux du Canada, ainsi que dans les industries créatives. Ces initiatives visent à améliorer l'accès et l'inclusion sur les lieux de travail en contribuant à l'élaboration de politiques et de pratiques d'emploi culturellement inclusives, en augmentant la représentation et l'inclusion dans la prise de décision et la gouvernance, et en élargissant l'accès aux soutiens et aux possibilités de leadership pour les communautés autochtones, noires et autres minorités racisées et religieuses.

Réponse à l'appel à la justice 2.6

Ces initiatives répondent à l'appel à la justice 2.6 en accordant la priorité à l'éducation, à la sensibilisation et à la réforme des politiques afin de combattre les stéréotypes racistes, sexistes et homophobes qui contribuent à la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Les initiatives d'éducation publique menées dans le cadre de la SCLR et du PACLH visent à éliminer les préjugés fondés sur la race et le genre, afin que les institutions fédérales adoptent une approche inclusive, antiraciste et anti-oppressive dans leurs politiques et programmes. En faisant participer les communautés autochtones à la prise de décisions et en plaçant l'intersectionnalité au coeur de ces initiatives, cette stratégie contribue activement à contrer la désinformation et la discrimination dans la société canadienne. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ces programmes, qui investissent des ressources dans la sécurité culturelle, remettent en question les préjugés systémiques et favorisent la justice sociale.

Répercussions principales
  • Réforme systémique pour l'équité : changements structurels aux politiques fédérales et aux systèmes de justice, de santé et d'application de la loi afin de renforcer la reddition de comptes, l'inclusion et les pratiques antiracistes
  • Éducation nationale contre le racisme et la haine : initiatives et ressources d'éducation publique visant à combattre le racisme, le sexisme, l'homophobie, la transphobie et la discrimination fondée sur le genre, avec une attention particulière aux communautés autochtones
  • Leadership communautaire et investissement : fonds destinés à soutenir les organisations autochtones, noires, racisées et issues de minorités religieuses qui dirigent des initiatives de lutte contre le racisme, en reconnaissant les communautés comme des moteurs essentiels du changement dans le cadre de la SCLR. Fonds destinés aux initiatives qui préviennent et combattent la haine au Canada, y compris le renforcement des capacités communautaires, par l'entremise du PACLH (25 millions de dollars sur cinq ans).
  • Compréhension accrue du racisme et de la discrimination : fonds destinés à la recherche et aux initiatives de données qui font progresser la compréhension du racisme et de la discrimination au Canada, y compris les efforts visant à accroître les données désagrégées et intersectionnelles afin de mieux comprendre les expériences des populations autochtones
  • Intégration d'une approche intersectionnelle dans les politiques : intégration de principes antiracistes et inclusifs sur le plan du genre dans les programmes et institutions fédéraux afin de créer des politiques et des services plus équitables
  • Initiatives culturelles et de lutte contre la haine dirigées par des Autochtones : financement réservé à l'éducation, à la revitalisation culturelle et aux programmes dirigés par des Autochtones qui s'attaquent à la discrimination systémique et à la haine
Détails sur le financement

La mise à jour économique du printemps 2026 du gouvernement a prévu 66 millions de dollars sur deux ans pour la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme. En 2024, le gouvernement a alloué 273,6 millions de dollars sur six ans au Plan d'action canadien de lutte contre la haine, et 29,3 millions de dollars par la suite. En 2023, le gouvernement a alloué 25,4 millions de dollars sur cinq ans à la Stratégie de lutte contre le racisme. Ce montant s'ajoute aux 85 millions de dollars sur quatre ans investis en 2022 dans la Stratégie canadienne de lutte contre le racisme et le Plan d'action canadien de lutte contre la haine.

2.7 : Soutenir les initiatives dirigées par les autochtones et destinées à améliorer leur représentation dans les médias

Initiatives

Fonds pour la diversité des voix– Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Fonds pour la diversité des voix (FDV) de Patrimoine canadien est une nouvelle initiative qui aide diverses communautés, par exemple les communautés autochtones, noires, racisées, ethnoreligieuses, les personnes en situation de handicap et les communautés 2ELGBTQI+, à faire connaître leurs récits, leurs expériences et leurs points de vue afin que leurs voix soient représentées avec exactitude et authenticité dans les secteurs des médias et de la culture au Canada.

L'objectif du FDV est de mettre en œuvre des mesures incitatives et des initiatives qui favorisent une plus grande participation des diverses communautés et organisations aux secteurs de la culture et des médias. Pour atteindre cet objectif, le FDV offre un soutien pour des possibilités de mentorat, de formation et de perfectionnement professionnel destinées aux diverses communautés, à toutes les étapes de la carrière, afin que leurs membres puissent accroître leur participation aux secteurs de la création.

Le financement alloué au FDV sera distribué par l'intermédiaire de trois programmes existants afin de mieux soutenir les diverses communautés et organisations dans trois secteurs :

Le volet du Fonds pour la diversité des voix du Fonds des médias du Canada accorde la priorité aux projets qui favorisent le développement d'un secteur audiovisuel inclusif en offrant des possibilités de formation et de perfectionnement professionnel aux diverses communautés.

Le volet du Fonds pour la diversité des voix de l'Initiative de journalisme local accorde la priorité à l'embauche de journalistes issus de la diversité, c'est-à-dire des communautés autochtones, noires, racisées, ethnoreligieuses, des personnes en situation de handicap et des communautés 2ELGBTQI+, au sein d'organisations de presse appartenant à des groupes diversifiés ainsi que dans des médias grand public, afin de produire du journalisme civique pour les communautés mal desservies. Ces journalistes participeront à des activités de mentorat, de formation et de perfectionnement professionnel afin d'accroître leur participation au secteur des médias à toutes les étapes de leur carrière. Afin de protéger l'indépendance de la presse, la Coalition des médias communautaires, représentée par le Fonds canadien de la radio communautaire, assurera la mise en œuvre de ce volet.

Le volet Initiatives collectives du Fonds du Canada pour les périodiques accorde la priorité aux projets conçus pour accroître la viabilité globale du secteur canadien des magazines et des journaux communautaires non quotidiens.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le Fonds des médias du Canada : a investi 940 000 $ dans le Fonds pour la diversité des voix pour l'exercice 2025 à 2026, dont 457 722 $ (49 %) ont soutenu trois projets autochtones :

  • Shine Bright: Indigenous Showrunner Mentorship Intensive a reçu 130 582 $
    • Il s'agit d'une initiative de huit mois dirigée par des Autochtones qui soutient cinq femmes autochtones scénaristes, productrices et showrunners émergentes dans l'élaboration d'un projet télévisuel original, en offrant du mentorat, de la formation commerciale et juridique ainsi qu'un accompagnement ancré dans la culture afin de renforcer les capacités en leadership
    • L'initiative est offerte à l'échelle nationale et livrée virtuellement à des participantes situées dans au moins trois provinces et territoires
  • Digital Stewardship and Indigenous Storytelling a reçu 64 020 $
    • Le projet Culture Capture offre du mentorat et de la formation à des créatrices et créateurs autochtones et métis axés sur la photogrammétrie et la création d'actifs numériques, et il est offert à l'échelle nationale selon un modèle hybride
    • Douze participantes et participants numérisent des objets d'importance culturelle et créent une contextualisation narrative ancrée dans la mémoire communautaire
  • Indigenous Futures Virtual Production Training Program (Manitoba) : 263 120 $
    • L'Indigenous Futures Media Centre produit une initiative de formation en deux volets qui offre à 29 créatrices et créateurs autochtones des compétences de base et avancées en production virtuelle, alliant enseignement technique et approches autochtones du récit, tout en élargissant l'accès aux technologies médiatiques immersives

L'Initiative de journalisme local : En octobre 2025, le ministère du Patrimoine canadien a conclu une entente de contribution avec la Coalition des médias communautaires (représentée par le Fonds canadien de la radio communautaire) pour la mise en œuvre du volet Fonds pour les récits changeants de l'Initiative de journalisme local, couvrant la période du 1er octobre 2025 au 31 mars 2027. Les renseignements sur les projets financés en 2025-2026 ne sont pas disponibles pour le moment.

Volet Initiatives collectives du Fonds du Canada pour les périodiques : les renseignements sur les projets financés en 2025-2026 ne sont pas disponibles pour le moment.

Réponse à l'appel à la justice 2.7

En offrant du financement pour des possibilités de mentorat, de formation et de perfectionnement professionnel aux communautés et aux organisations autochtones, à toutes les étapes de la carrière, le Fonds répond à l'appel à la justice 2.7, qui souligne la nécessité d'une plus grande participation et représentation des communautés autochtones dans les secteurs des médias et de la culture.

Dans l'ensemble, en amplifiant les voix des communautés autochtones, le Fonds permet des récits qui tiennent compte des traumatismes et sont culturellement sensibles. Il permet aux Canadiennes et Canadiens d'apprécier la riche diversité du pays, contribue à renforcer leur compréhension des préjudices coloniaux, transforme les perceptions nuisibles des communautés autochtones et favorise l'alliance entre les communautés autochtones et non autochtones.

Répercussions principales

Les résultats attendus du Fonds pour la diversité des voix comprennent les suivants :

  • augmentation du nombre d'initiatives de développement sectoriel entreprises par les associations de magazines et de journaux communautaires
  • le développement sectoriel, par exemple dans les secteurs des médias et de la culture, est soutenu
  • les possibilités de perfectionnement professionnel favorisent l'émergence et le développement des talents issus des diverses communautés
  • les Canadiennes et les Canadiens apprécient la diversité de la population canadienne
  • les diverses communautés participent aux secteurs de la culture et des médias
Détails sur le financement

Le budget de 2024 a prévu 10 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2024-2025, pour le ministère du Patrimoine canadien afin de soutenir la mise en œuvre du Fonds pour la diversité des voix.

Programme d'aide aux musées – volet Patrimoine autochtone – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le Programme d'aide aux musées (PAM) appuie les établissements et les travailleuses et travailleurs du patrimoine dans la préservation et la présentation des collections patrimoniales. Le programme favorise la préservation de la culture autochtone et facilite l'accès aux collections patrimoniales pour l'ensemble de la population canadienne. Il favorise aussi les connaissances, les compétences et les pratiques professionnelles liées aux principales fonctions muséales. Le Programme offre une aide financière aux musées canadiens et aux établissements connexes pour des activités qui facilitent l'accès des Canadiennes et des Canadiens à leur patrimoine; favorisent la préservation du patrimoine culturel diversifié et riche du Canada (autre que le patrimoine bâti), y compris le patrimoine culturel autochtone; et renforcent les connaissances, les compétences et les pratiques professionnelles liées aux principales fonctions muséales. Les investissements sont consacrés à des activités visant notamment l'élaboration et la circulation d'expositions itinérantes canadiennes et du matériel d'interprétation connexe; la préservation et la présentation du patrimoine culturel autochtone; la mise en oeuvre de systèmes clés de gestion des collections; et l'échange de pratiques exemplaires liées aux principales fonctions muséales, au bénéfice de plusieurs institutions.

Le volet Patrimoine autochtone du Programme d'aide aux musées offre un soutien ciblé aux communautés et organisations autochtones pour préserver, présenter et promouvoir le patrimoine culturel autochtone dans les musées et les établissements culturels. Il vise aussi à accroître la sensibilisation et la compréhension du public à l'égard des cultures riches et diversifiées des communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuit. Le financement appuie des activités telles que l'élaboration d'expositions dirigées par des Autochtones, la recherche, la programmation éducative et la revitalisation des pratiques culturelles, afin que les voix autochtones orientent l'interprétation de leurs propres histoires. Le programme soutient aussi les organisations afin que leur personnel participe à des possibilités de perfectionnement professionnel et de formation, y compris des stages, pour renforcer les connaissances et les compétences dans ces domaines. La priorité de financement est accordée aux projets soumis par des organisations autochtones et réalisés au bénéfice des communautés autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Programme d'aide aux musées a financé 30 nouveaux projets dirigés par des organisations et des instances dirigeantes autochtones dans le cadre de son volet Patrimoine autochtone, en plus de financer 14 projets en cours approuvés au cours d'exercices précédents. Environ 55 % du financement du Programme d'aide aux musées destiné aux nouveaux projets a été attribué au volet Patrimoine autochtone.

En réponse aux besoins croissants, le programme continue de soutenir le retour au foyer et le rapatriement des biens culturels autochtones vers leurs communautés. Au cours de l'exercice 2025-2026, le programme a appuyé 10 nouveaux projets liés au rapatriement dans le cadre du volet Patrimoine autochtone, pour un montant total de 819 080 $.

Réponse à l'appel à la justice 2.7

Le volet Patrimoine autochtone du Programme d'aide aux musées (PAM) répond à l'appel à la justice 2.7 en finançant des expositions dirigées par des Autochtones, des expositions itinérantes, du matériel d'interprétation et une programmation éducative destinée au public qui influencent ce que les Canadiennes et les Canadiens voient, apprennent et répètent au sujet des histoires et des cultures contemporaines des Premières Nations, des Inuit et des Métis. En accordant la priorité aux projets dirigés par des organisations autochtones et en soutenant le contrôle autochtone de la recherche, de la conservation et de l'interprétation, le PAM contribue à remplacer les récits stéréotypés ou externes par des récits produits par les Autochtones dans les espaces culturels grand public. Le perfectionnement professionnel, la formation et les stages soutenus par le programme contribuent aussi à développer la main-d'oeuvre et la relève autochtones dans les établissements patrimoniaux et culturels, renforçant ainsi la capacité à long terme d'influencer la représentation dans la culture publique. Pour les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+, cela contribue à des récits publics plus sûrs en validant les vérités sur la violence coloniale et en soutenant la représentation publique des identités et des histoires autochtones d'une manière qui peut réduire la stigmatisation et contrer les stéréotypes déshumanisants.

Répercussions principales
  • Représentation et interprétation culturelles dirigées par des Autochtones : soutient les organisations autochtones afin qu'elles dirigent la recherche, la conservation et la narration des histoires et cultures des Premières Nations, des Inuit et des Métis dans les musées et les établissements culturels, en orientant la représentation vers des récits produits par les Autochtones
  • Préservation et protection du patrimoine culturel autochtone : finance des activités de préservation et des pratiques améliorées de gestion des collections qui protègent les biens culturels et renforcent l'accès à long terme pour les communautés autochtones et les générations futures
  • Apprentissage public et vérité élargis : permet la réalisation d'expositions dirigées par des Autochtones, d'expositions itinérantes, de matériel d'interprétation et de programmes éducatifs qui aident la population canadienne à apprendre la vraie histoire du Canada et à contrer les stéréotypes et le racisme anti-autochtone
  • Renforcement de la main-d'oeuvre et du leadership autochtones dans le secteur culturel : soutient le perfectionnement professionnel, la formation et les stages qui développent la capacité et l'expertise autochtones dans le travail patrimonial, renforçant le leadership autochtone dans le secteur au fil du temps
  • Espaces culturels plus sûrs et affirmants pour les familles et les survivantes : contribue à des environnements où les identités et les histoires autochtones sont honorées et où les torts coloniaux sont reconnus, soutenant des récits publics plus respectueux pour les familles, les survivantes et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+
Détails sur le financement

En 2025-2026, plus de 2,7 millions de dollars ont été accordés à 44 bénéficiaires autochtones, notamment :

  • 36 organisations des Premières Nations
  • une organisation inuite
  • une organisation métisse
  • une organisation autochtone urbaine
  • cinq organisations multidistinctionnelles

Programmes de l'initiative de radiodiffusion autochtone dans le Nord et des langues autochtones – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le volet Radiodiffusion autochtone dans le Nord (RAN) finance des radiodiffuseurs autochtones dans l'ensemble du Nord canadien, en soutenant des plateformes de radio, de télévision et en ligne dans les langues autochtones. La RAN est un volet du Programme des langues autochtones qui soutient la production et la distribution de contenu audio et vidéo autochtone.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, la RAN a versé 7,9 millions de dollars à 22 clients. Ce financement a soutenu la production et la distribution d'émissions de radio et de télévision dans le Nord, près de la moitié de la programmation étant produite et diffusée dans des langues autochtones.

En 2024-2025, 20 organisations ont produit 98 537 nouvelles heures de contenu radiophonique, dont 45 641 heures de nouvelle programmation en langues autochtones. La RAN a aussi financé cinq organisations pour produire 205 heures de nouveau contenu télévisuel en langues autochtones.

Les faits saillants et réussites rendus possibles grâce au financement de la RAN comprenaient notamment :

  • Northern Native Broadcasting Yukon a souligné son 40e anniversaire par une célébration publique à laquelle de nombreuses personnes ont participé
  • Northern Native Broadcasting (Terrace) a présenté plusieurs activités culturelles importantes à ses communautés, comme le tournoi de basketball All-Native et Hoobiyee. Hoobiyee est un événement qui rassemble les membres de la communauté pour honorer les traditions et partager la joie des prestations cérémonielles
  • Native Communications Inc. a été mise en nomination dans les catégories meilleure station country et meilleure émission matinale par les Manitoba Country Music Awards
  • l'auditoire des segments d'actualités en cri de Minahik Achimowin Inc. a augmenté de façon constante tout au long de l'année. Ces segments couvrent le territoire cri et au-delà, rejoignant le Nord du Québec, l'Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba, l'Alberta et la Colombie-Britannique
Réponse à l'appel à la justice 2.7

La RAN répond à l'appel à la justice 2.7 en veillant à ce que des voix, des histoires et des langues autochtones authentiques soient représentées dans les paysages de la radiodiffusion et des médias au Canada. Les clients de la RAN sont des sociétés de communication et des radiodiffuseurs importants qui produisent et distribuent des émissions de radio et de télévision pour les communautés autochtones qu'ils servent, dans leurs propres langues. Les clients de la RAN qui produisent du contenu télévisuel améliorent la représentation des peuples autochtones sur des réseaux comme le Réseau de télévision des peuples autochtones et Uvagut TV.

Répercussions principales
  • Maintien des médias en langues autochtones dans le Nord : soutient la production et la distribution continues d'émissions de radio, de télévision et en ligne dans les langues autochtones. Cela aide les personnes à conserver un accès quotidien à leur langue dans les communautés éloignées et nordiques où les autres options médiatiques en langues locales peuvent être limitées.
  • Renforcement de l'identité, du sentiment d'appartenance au lieu et du lien communautaire par la narration communautaire : en soutenant les communautés inuites, des Premières Nations et métisses afin qu'elles dirigent une programmation culturelle qui reflète les besoins locaux, le programme appuie le transfert intergénérationnel des histoires, des enseignements et des connaissances culturelles. Cela peut renforcer les liens pour les familles, les survivantes et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+
  • Amélioration de l'accès à de l'information culturellement pertinente et aux messages de sécurité communautaire : les radiodiffuseurs autochtones peuvent diffuser rapidement des annonces communautaires, de l'information sur la sécurité publique et des messages culturellement ancrés dans des langues autochtones. Cela appuie une communication plus claire par des canaux auxquels les personnes qui dépendent des médias en langues autochtones font davantage confiance
  • Promotion de la représentation dans les systèmes médiatiques canadiens : les producteurs financés par la RAN accroissent la visibilité de voix et de perspectives autochtones authentiques sur des plateformes comme APTN et Uvagut TV. Ils contribuent ainsi à une meilleure compréhension publique des histoires et des réalités vécues autochtones
Détails sur le financement

La Radiodiffusion autochtone dans le Nord dispose d'un financement stable de 7,9 millions de dollars par année pour soutenir les radiodiffuseurs autochtones qui produisent et distribuent des émissions de radio et de télévision dans le Nord, dont un grand pourcentage d'émissions produites en langues autochtones.

Programme du Bureau de l'écran autochtone – Patrimoine canadien

Aperçu de l'initiative

Le programme de Bureau de l'écran autochtone est executé par l'entremise du Bureau de l'écran autochtone (BEA) de Patrimoine canadien, un organisme de financement indépendant, sans but lucratif et dirigé par des Autochtones, qui soutient les créatrices et créateurs des Premières Nations, des Inuit et des Métis de contenu audiovisuel au Canada. Il est soutenu par des investissements soutenus du ministère du Patrimoine canadien. Le BEA finance des projets audiovisuels dans divers formats, notamment le film, la télévision, les balados et les jeux vidéo, afin que les récits autochtones soient racontés par des voix autochtones. L'organisme a pour mandat de favoriser la souveraineté narrative et la revitalisation culturelle en accroissant la présence des récits autochtones à l'écran. Son approche stratégique repose sur la mobilisation communautaire, les savoirs autochtones et la défense des intérêts du secteur.

Mises à jour pour l'exercice de 2025-2026

Les rapports annuels de 2025-2026 seront publiés en juin, après la date de publication du Rapport d'avancement annuel sur la Voie fédérale. Les données de programme ont un an de retard.

Faits saillants :

  • Au 50e Festival international du film de Toronto, le cinéma autochtone a atteint un nouveau sommet lorsque Uiksaringitara (Wrong Husband) de Zacharias Kunuk a remporté le prix du meilleur long métrage canadien, ce qui met en lumière le leadership créatif inuit, l'incidence d'investissements soutenus dirigés par des Autochtones et la demande croissante du public pour des récits ancrés dans la culture et portés par des langues autochtones
  • En 2024-2025, 54 000 $ en fonds de finition ont été accordés à Blood Lines Films Inc. pour Blood Lines, un long métrage dirigé par des Métis en anglais et en michif qui a été présenté dans la section Centrepiece du Festival international du film de Toronto (TIFF) 2025 et faisait partie d'un nombre record de huit films autochtones au TIFF cette année, tous soutenus par le Bureau de l'écran autochtone
  • En 2024-2025, 500 000 $ ont été accordés à Ice Pirates Productions Inc. pour Smudge the Blades, un long métrage d'apprentissage dirigé par une Première Nation et ancré dans la communauté, portant sur une équipe de hockey Triple A dans sa dernière année d'admissibilité, marquée par les turbulences, au sein d'une ligue du nord de l'Alberta
  • En 2024-2025, 10 000 $ ont été accordés à Tooth & Nail Pictures Ltd. pour ECTOPIA, une installation artistique interactive et immersive portant sur une scientifique infertile à bord d'un vaisseau spatial abandonné qui implante ses embryons dans les systèmes végétaux du vaisseau comme expérience porteuse d'espoir pour les générations futures
  • En 2024-2025, 210 000 $ ont été accordés à la Tap Root Actors Academy de Tantoo Cardinal pour soutenir une école communautaire de jeu et de cinéma axée sur les Métis à la Kikino Métis Settlement, où les jeunes développent des compétences en narration, en langue et en culture grâce à des ateliers saisonniers animés par des personnes invitées à titre de gardiennes et gardiens du savoir
  • En 2024-2025, 200 000 $ ont été attribués à neuf bénéficiaires pour la création de balados originaux, dont Criminals on Patrol et The Aunties Dandelion
Réponse à l'appel à la justice 2.7

Le programme du BEA répond à l'appel à la justice 2.7 en veillant à ce que les créatrices et créateurs autochtones disposent des ressources, de la représentation et des possibilités nécessaires pour produire et diffuser leurs récits dans les médias grand public et indépendants. En finançant des projets médiatiques dirigés par des Autochtones et en défendant une représentation authentique, le BEA accroît directement la visibilité des cultures, des histoires et des réalités contemporaines autochtones. Cette approche contribue à déconstruire les stéréotypes préjudiciables et à faire rayonner les perspectives autochtones dans le paysage médiatique canadien. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme en voyant leurs expériences vécues, leurs cultures et leurs histoires représentées avec justesse à l'écran, ce qui renforce l'identité et la fierté culturelle.

Répercussions principales
  • Représentation accrue à l'écran : Soutient les créatrices et créateurs autochtones et veille à ce que leurs perspectives et leurs langues soient au cœur de la narration audiovisuelle
  • Revitalisation culturelle et souveraineté : Finance des projets dirigés par des Autochtones, renforce les traditions narratives et le partage communautaire des savoirs, et soutient la création, l'usage et la visibilité des langues autochtones à l'écran et dans les productions audio
  • Défense des intérêts du secteur et formation : Offre du soutien à la formation, au mentorat et au réseautage afin de développer un bassin de talents autochtones, d'élargir l'accès aux marchés et de soutenir une présence internationale par l'intermédiaire de festivals, de forums de coproduction et de partenariats mondiaux
  • Représentation autochtone authentique à l'écran : Le BEA veille à ce que les récits autochtones soient conçus et dirigés par des créatrices et créateurs autochtones, avec une présence autochtone dans les rôles créatifs clés et des perspectives autochtones au centre du processus
  • Équité dans l'industrie des médias : Accroît la participation autochtone à tous les aspects de la production sur écran grâce au financement, à la formation et à la défense des intérêts
  • Décolonisation des pratiques médiatiques : Intègre les « On-Screen Protocols and Pathways » en faisant des protocoles culturels, du consentement et de la gouvernance communautaire des normes à toutes les étapes du développement, de la production et de la commercialisation, favorisant ainsi une narration éthique et un paysage médiatique canadien plus inclusif et respectueux
Détails sur le financement

En 2024-2025, le BEA a distribué 11,9 millions de dollars à 222 projets. Le BEA a reçu un financement soutenu du ministère du Patrimoine canadien et d'autres partenaires afin d'appuyer le secteur audiovisuel autochtone. Le programme du BEA continue de sécuriser du financement afin d'élargir ses activités de mobilisation, de formation et de narration. Il convient de noter que les détails financiers portent sur les projets financés en 2024-2025, puisque les rapports annuels de 2025-2026 seront publiés en juin, après la date de publication du Rapport d'avancement annuel sur la Voie fédérale. Les données de programme ont un an de retard.

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