2025-2026 Rapport sur les appels à la justice 14.1 à 14.13 : Appels visant le Service correctionnel du Canada

Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 14.1 à 14.13.

Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.

Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2026.

Sur cette page

14.1 : Établir des installations pour s'assurer que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones ont des options de non-incarcération

Initiatives

Élargissement des soutiens à la réinsertion communautaire pour les femmes autochtones délinquantes – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) élargit les soutiens à la réinsertion communautaire pour les femmes autochtones délinquantes afin d'améliorer leur transition des établissements vers la vie en communauté. Cette initiative comprend des services tenant compte des traumatismes, des traitements des dépendances, du counseling en aptitudes à la vie quotidienne et des programmes de désaffiliation des gangs. Elle renforce aussi les liens entre les communautés autochtones éloignées et le SCC afin d'appuyer les efforts de réinsertion, en améliorant la mobilisation communautaire et en faisant mieux connaître les programmes du SCC offerts dans les communautés autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC a établi le Fonds de réinsertion communautaire afin de collaborer avec les communautés et les organisations autochtones à la prestation de services culturels qui soutiennent la réinsertion des personnes autochtones incarcérées sous responsabilité fédérale.

Le Fonds de réinsertion communautaire soutient des propositions au moyen de contributions et de contrats avec des communautés et organisations autochtones qui appuient la réinsertion en répondant aux besoins culturels et spirituels particuliers des délinquants autochtones. Les initiatives financées comprennent du soutien à la désaffiliation des gangs, du soutien à la mise en liberté et après l'incarcération, la réinsertion des femmes autochtones et l'entrée sur le marché du travail grâce au mentorat et au soutien des Aînés.

Le SCC fait progresser et renforce la planification de la mise en liberté prévue à l'Article 84 en élaborant une trousse de planification de la mise en liberté en vertu de l'Article 84 à l'intention des communautés. Cette trousse appuiera les communautés et les organisations qui participent au processus de planification prévu à l'Article 84.

Réponse à l'appel à la justice 14.1

Cette initiative répond à l'appel à la justice 14.1 en donnant la priorité à l'établissement de pavillons de ressourcement en vertu de l'article 81 et en explorant d'autres possibilités de logement communautaire pour les délinquantes autochtones. Le SCC examine ses programmes, ses outils et ses services pour s'assurer qu'ils répondent efficacement aux besoins des femmes autochtones en matière de réinsertion sociale. Ces mesures s'attaquent aux obstacles systémiques qui désavantagent constamment certains groupes de délinquants en détention et fournissent un soutien essentiel à la réadaptation dans un environnement culturellement sûr. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative en veillant à ce que les femmes autochtones aient accès à des solutions de rechange à l'incarcération axées sur la guérison et axées sur la communauté.

Répercussions principales
  • Élargissement des services de santé mentale et de soutien en cas de traumatisme : Les femmes autochtones délinquantes ont accès à des services de santé mentale, de soutien en cas de traumatisme et de traitement des dépendances qui sont culturellement appropriés
  • Capacité accrue des communautés en matière de réinsertion : Les communautés autochtones reçoivent un soutien pour participer à la planification de la réinsertion et au développement de leurs capacités
  • Renforcement des liens culturels : Les programmes comprennent du mentorat offert par des Aînés, l'accès à des enseignements culturels et une formation en aptitudes à la vie quotidienne adaptée aux traditions autochtones
  • Réduction de la récidive : En dotant les femmes autochtones de systèmes de soutien et d'outils de réadaptation, cette initiative vise à réduire la récidive
  • Soutien à la guérison et à la réadaptation dirigées par les Autochtones : Des fonds sont versés à des organisations autochtones pour élaborer et mettre en œuvre des programmes de réinsertion communautaires
Détails sur le financement

Ces travaux sont financés de façon continue au moyen d'un financement existant de 3,5 millions de dollars (qui n'est pas propre aux femmes délinquantes, mais dont les services leur sont accessibles) dans le cadre du Fonds de réinsertion communautaire.

Explorer des options d'hébergement pour soutenir les délinquantes autochtones – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) met en œuvre des mesures pour mieux soutenir les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones au moyen d'options culturellement pertinentes et de programmes de réadaptation. Cette initiative vise à établir des établissements de réinsertion communautaires sécuritaires tout en veillant à ce que les programmes correctionnels reconnus à l'échelle nationale tiennent compte des besoins particuliers des femmes autochtones. Les travaux s'inscrivent dans les efforts plus larges du SCC visant à améliorer les résultats de réinsertion des délinquantes autochtones grâce à des options spécialisées de logement et de traitement. Dans le cadre de ces efforts, le SCC révise les programmes existants afin de créer des options de réadaptation immersives et adaptées à la culture, et examine la possibilité de mettre à jour la politique du Programme mère-enfant afin de reconnaître diverses structures familiales et pratiques parentales culturelles.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC demeure déterminé à offrir des interventions culturellement appropriées et à soutenir la réinsertion des femmes autochtones.

En 2025-2026, cela comprenait l'exploration de possibilités de conclure des ententes visées à l'article 81 avec des communautés et organisations autochtones intéressées, afin d'offrir aux femmes autochtones des options leur permettant de purger leur peine plus près de leur domicile. Le SCC a également travaillé à renforcer les processus de transfèrement des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral vers des établissements visés à l'article 81 et des pavillons de ressourcement du SCC dans le cadre de leurs plans de réinsertion.

Le Plan d'action de la gestion découlant de l'audit du Programme mère-enfant, terminé au printemps 2025, demeure en bonne voie pour être achevé d'ici 2027. Par ailleurs, le SCC a mené des consultations auprès de femmes autochtones incarcérées et anciennement incarcérées afin de recueillir leurs commentaires sur le Programme mère-enfant. Les constatations seront analysées afin d'éclairer les améliorations au programme, en mettant l'accent sur un meilleur soutien aux femmes autochtones. Une ébauche de la politique mise à jour devrait être achevée d'ici mars 2027.

Le SCC examine également les établissements résidentiels communautaires afin de répondre aux besoins en matière de capacité et aux besoins intersectionnels, notamment ceux des femmes autochtones et des personnes 2ELGBTQI+.

De plus, le SCC accorde la priorité à l'examen des taux de suspension et des suspensions annulées afin de cerner les tendances et les pratiques exemplaires, dans le but d'encourager les unités de surveillance des femmes et les bureaux de libération conditionnelle dans la collectivité à explorer des solutions de rechange à la suspension, y compris des options communautaires de retour progressif, la résidence volontaire temporaire (par exemple dans des établissements visés à l'article 81), le recours à des comités autochtones d'examen des suspensions et d'autres options culturellement pertinentes pour les femmes autochtones.

Enfin, le Programme correctionnel pilote pour délinquantes autochtones a été lancé en août 2025. Le programme intègre du matériel mis à jour avec l'orientation d'un comité consultatif d'Aînés et comprend une rétroaction continue des Aînés et des femmes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. Sa mise en œuvre dans tous les établissements pour délinquantes est prévue au début de 2026. Une étude de recherche connexe est en cours afin d'évaluer les répercussions et d'éclairer les améliorations futures.

Réponse à l'appel à la justice 14.1

Cette initiative répond à l'appel à la justice 14.1 en accordant la priorité à l'établissement de pavillons de ressourcement visés à l'article 81 et en explorant d'autres possibilités d'hébergement communautaire pour les délinquantes autochtones. Le SCC examine ses programmes, outils et services afin de s'assurer qu'ils soutiennent efficacement les besoins de réinsertion des femmes autochtones. Ces mesures répondent aux obstacles systémiques qui ont constamment désavantagé certains groupes de délinquantes en détention et fournissent un soutien essentiel à la réadaptation dans un environnement culturellement sécuritaire. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative, car elle permet aux femmes autochtones d'avoir accès à des solutions de rechange à l'incarcération axées sur la guérison et fondées dans la communauté.

Répercussions principales
  • Expansion des pavillons de ressourcement visés à l'article 81 et des options de rechange plus sûres : le SCC continue de prioriser le placement dans les pavillons de ressourcement visés à l'article 81 et explore d'autres options de réinsertion culturellement pertinentes afin d'offrir des solutions de rechange sécuritaires à l'incarcération
  • Programmes de réadaptation adaptés à la culture : le SCC a révisé et met en œuvre des programmes correctionnels adaptés aux besoins particuliers des femmes autochtones, afin qu'elles aient accès à des services de guérison et de réadaptation culturellement ancrés
  • Renforcement des soutiens à la réinsertion : les efforts comprennent l'amélioration de l'accès en temps opportun des femmes autochtones aux programmes et services, notamment au moyen d'un examen des unités à sécurité minimale, ainsi que la réduction des taux disproportionnés de suspension et de révocation chez les femmes autochtones
  • Expansion du Programme mère-enfant : la politique fait l'objet d'un examen en vue de réduire les obstacles qui empêchent les femmes autochtones de maintenir des liens familiaux pendant leur incarcération
Détails sur le financement

Le SCC s'est engagé à augmenter le nombre de places disponibles dans les pavillons de ressourcement; le financement sera affecté lorsque des ententes seront négociées. Le SCC continue d'affecter des ressources à la révision et à la mise en œuvre de programmes correctionnels pour les femmes autochtones. Les investissements dans des services de réadaptation culturellement pertinents demeurent une priorité. Aucun nouveau financement n'est prévu dans ces domaines.

14.2 : Assurer la parité de financement entre les établissements visés aux articles 81 et 84 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition et les établissements administrés par le Service correctionnel du Canada

Initiatives

Élargissement des soutiens à la réinsertion communautaire pour les femmes autochtones délinquantes – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) élargit les soutiens à la réinsertion communautaire pour les femmes autochtones délinquantes afin d'améliorer leur transition des établissements vers la vie en communauté. Cette initiative comprend des services tenant compte des traumatismes, des traitements des dépendances, du counseling en aptitudes à la vie quotidienne et des programmes de désaffiliation des gangs. Elle renforce aussi les liens entre les communautés autochtones éloignées et le SCC afin d'appuyer les efforts de réinsertion, en améliorant la mobilisation communautaire et en faisant mieux connaître les programmes du SCC offerts dans les communautés autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC a établi le Fonds de réinsertion communautaire afin de collaborer avec les communautés et les organisations autochtones à la prestation de services culturels qui soutiennent la réinsertion des personnes autochtones incarcérées sous responsabilité fédérale.

Le Fonds de réinsertion communautaire soutient des propositions au moyen de contributions et de contrats avec des communautés et organisations autochtones qui appuient la réinsertion en répondant aux besoins culturels et spirituels particuliers des délinquants autochtones. Les initiatives financées comprennent du soutien à la désaffiliation des gangs, du soutien à la mise en liberté et après l'incarcération, la réinsertion des femmes autochtones et l'entrée sur le marché du travail grâce au mentorat et au soutien des Aînés.

Le SCC fait progresser et renforce la planification de la mise en liberté prévue à l'Article 84 en élaborant une trousse de planification de la mise en liberté en vertu de l'Article 84 à l'intention des communautés. Cette trousse appuiera les communautés et les organisations qui participent au processus de planification prévu à l'Article 84.

Réponse à l'appel à la justice 14.2

Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 14.2 en fournissant du financement pour les établissements visés par l'article 84 et en investissant dans l'expansion des mesures de soutien à la réinsertion et le renforcement de la mobilisation des communautés autochtones éloignées dans le but de contribuer à une transition plus holistique et adaptée à la culture vers la vie communautaire. Les efforts visant à mieux faire connaître les programmes de Service correctionnel Canada au sein des communautés autochtones améliorent l'accessibilité et soutiennent la continuité des soins lors de la réinsertion dans la communauté.

Répercussions principales
  • Élargissement des services de santé mentale et de soutien en cas de traumatisme : Les femmes autochtones délinquantes ont accès à des services de santé mentale, de soutien en cas de traumatisme et de traitement des dépendances qui sont culturellement appropriés
  • Capacité accrue des communautés en matière de réinsertion : Les communautés autochtones reçoivent un soutien pour participer à la planification de la réinsertion et au développement de leurs capacités
  • Renforcement des liens culturels : Les programmes comprennent du mentorat offert par des Aînés, l'accès à des enseignements culturels et une formation en aptitudes à la vie quotidienne adaptée aux traditions autochtones
  • Réduction de la récidive : En dotant les femmes autochtones de systèmes de soutien et d'outils de réadaptation, cette initiative vise à réduire la récidive
  • Soutien à la guérison et à la réadaptation dirigées par les Autochtones : Des fonds sont versés à des organisations autochtones pour élaborer et mettre en œuvre des programmes de réinsertion communautaires
Détails sur le financement

Ces travaux sont financés de façon continue au moyen d'un financement existant de 3,5 millions de dollars (qui n'est pas propre aux femmes délinquantes, mais dont les services leur sont accessibles) dans le cadre du Fonds de réinsertion communautaire.

Explorer des options d'hébergement pour soutenir les délinquantes autochtones – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) met en œuvre des mesures pour mieux soutenir les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones au moyen d'options culturellement pertinentes et de programmes de réadaptation. Cette initiative vise à établir des établissements de réinsertion communautaires sécuritaires tout en veillant à ce que les programmes correctionnels reconnus à l'échelle nationale tiennent compte des besoins particuliers des femmes autochtones. Les travaux s'inscrivent dans les efforts plus larges du SCC visant à améliorer les résultats de réinsertion des délinquantes autochtones grâce à des options spécialisées de logement et de traitement. Dans le cadre de ces efforts, le SCC révise les programmes existants afin de créer des options de réadaptation immersives et adaptées à la culture, et examine la possibilité de mettre à jour la politique du Programme mère-enfant afin de reconnaître diverses structures familiales et pratiques parentales culturelles.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC demeure déterminé à offrir des interventions culturellement appropriées et à soutenir la réinsertion des femmes autochtones.

En 2025-2026, cela comprenait l'exploration de possibilités de conclure des ententes visées à l'article 81 avec des communautés et organisations autochtones intéressées, afin d'offrir aux femmes autochtones des options leur permettant de purger leur peine plus près de leur domicile. Le SCC a également travaillé à renforcer les processus de transfèrement des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral vers des établissements visés à l'article 81 et des pavillons de ressourcement du SCC dans le cadre de leurs plans de réinsertion.

Le Plan d'action de la gestion découlant de l'audit du Programme mère-enfant, terminé au printemps 2025, demeure en bonne voie pour être achevé d'ici 2027. Par ailleurs, le SCC a mené des consultations auprès de femmes autochtones incarcérées et anciennement incarcérées afin de recueillir leurs commentaires sur le Programme mère-enfant. Les constatations seront analysées afin d'éclairer les améliorations au programme, en mettant l'accent sur un meilleur soutien aux femmes autochtones. Une ébauche de la politique mise à jour devrait être achevée d'ici mars 2027.

Le SCC examine également les établissements résidentiels communautaires afin de répondre aux besoins en matière de capacité et aux besoins intersectionnels, notamment ceux des femmes autochtones et des personnes 2ELGBTQI+.

De plus, le SCC accorde la priorité à l'examen des taux de suspension et des suspensions annulées afin de cerner les tendances et les pratiques exemplaires, dans le but d'encourager les unités de surveillance des femmes et les bureaux de libération conditionnelle dans la collectivité à explorer des solutions de rechange à la suspension, y compris des options communautaires de retour progressif, la résidence volontaire temporaire (par exemple dans des établissements visés à l'article 81), le recours à des comités autochtones d'examen des suspensions et d'autres options culturellement pertinentes pour les femmes autochtones.

Enfin, le Programme correctionnel pilote pour délinquantes autochtones a été lancé en août 2025. Le programme intègre du matériel mis à jour avec l'orientation d'un comité consultatif d'Aînés et comprend une rétroaction continue des Aînés et des femmes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. Sa mise en œuvre dans tous les établissements pour délinquantes est prévue au début de 2026. Une étude de recherche connexe est en cours afin d'évaluer les répercussions et d'éclairer les améliorations futures.

Réponse à l'appel à la justice 14.2

Cette initiative répond à l'appel à la justice 14.2 en accordant la priorité à l'établissement de pavillons de ressourcement visés à l'article 81 et en explorant d'autres possibilités d'hébergement communautaire pour les délinquantes autochtones. Le SCC examine ses programmes, outils et services afin de s'assurer qu'ils soutiennent efficacement les besoins de réinsertion des femmes autochtones. Ces mesures répondent aux obstacles systémiques qui ont constamment désavantagé certains groupes de délinquantes en détention et fournissent un soutien essentiel à la réadaptation dans un environnement culturellement sécuritaire. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative, car elle permet aux femmes autochtones d'avoir accès à des solutions de rechange à l'incarcération axées sur la guérison et fondées dans la communauté.

Répercussions principales
  • Expansion des pavillons de ressourcement visés à l'article 81 et des options de rechange plus sûres : le SCC continue de prioriser le placement dans les pavillons de ressourcement visés à l'article 81 et explore d'autres options de réinsertion culturellement pertinentes afin d'offrir des solutions de rechange sécuritaires à l'incarcération
  • Programmes de réadaptation adaptés à la culture : le SCC a révisé et met en œuvre des programmes correctionnels adaptés aux besoins particuliers des femmes autochtones, afin qu'elles aient accès à des services de guérison et de réadaptation culturellement ancrés
  • Renforcement des soutiens à la réinsertion : les efforts comprennent l'amélioration de l'accès en temps opportun des femmes autochtones aux programmes et services, notamment au moyen d'un examen des unités à sécurité minimale, ainsi que la réduction des taux disproportionnés de suspension et de révocation chez les femmes autochtones
  • Expansion du Programme mère-enfant : la politique fait l'objet d'un examen en vue de réduire les obstacles qui empêchent les femmes autochtones de maintenir des liens familiaux pendant leur incarcération
Détails sur le financement

Le SCC s'est engagé à augmenter le nombre de places disponibles dans les pavillons de ressourcement; le financement sera affecté lorsque des ententes seront négociées. Le SCC continue d'affecter des ressources à la révision et à la mise en œuvre de programmes correctionnels pour les femmes autochtones. Les investissements dans des services de réadaptation culturellement pertinents demeurent une priorité. Aucun nouveau financement n'est prévu dans ces domaines.

Financement des pavillons de ressourcement visés à l'Article 81 - Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) finance actuellement 10 pavillons de ressourcement à l'échelle du Canada. Il en administre certains, tandis que d'autres sont gérés par des partenaires ou des organismes communautaires. Le SCC a finalisé un plan d'action stratégique relatif à l'Article 81 qui permet de suivre les progrès.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC :

  • réduit les obstacles à la pleine utilisation des ententes existantes relatives aux pavillons de ressourcement visés à l'Article 81
  • crée de nouvelles ententes grâce à l'établissement de relations et à des partenariats renouvelés avec des communautés et des organisations autochtones
  • élimine les obstacles et accroît les mises en liberté avec soutien pour les femmes autochtones dans leur communauté d'origine
Réponse à l'appel à la justice 14.2

Le financement des pavillons de ressourcement visés à l'Article 81 par le SCC répond à l'appel à la justice 14.2 en soutenant les pavillons de ressourcement dirigés par des Autochtones et ceux administrés en partenariat avec des Autochtones. En réduisant les obstacles à la pleine utilisation des ententes existantes au titre de l'Article 81, le SCC peut veiller à ce que la capacité financée soit utilisée de façon constante et que le financement opérationnel soutienne une dotation, une programmation et des services constants pour les femmes autochtones et les autres délinquants autochtones dans les pavillons de ressourcement. Les efforts visant à conclure de nouvelles ententes grâce à l'établissement de relations et à des partenariats renouvelés élargissent le nombre et la portée des placements au titre de l'Article 81. Le travail visant à éliminer les obstacles et à accroître les mises en liberté avec soutien pour les femmes autochtones dans leur communauté d'origine renforce le continuum entre les établissements visés à l'Article 81 et les processus de mise en liberté prévus à l'Article 84, où des ressources comparables pour la planification de la mise en liberté, les soutiens communautaires et la surveillance sont nécessaires pour rendre les placements communautaires viables et sécuritaires. Le plan d'action stratégique du SCC relatif à l'Article 81 fournit un mécanisme de responsabilisation pour suivre les progrès au fil du temps, notamment pour déterminer si les modèles de financement et les niveaux de service pour les Articles 81 et 84 s'harmonisent avec les normes des établissements exploités par le SCC.

Répercussions principales
  • Accès élargi à des placements dans des pavillons de ressourcement dirigés par des Autochtones : La réduction des obstacles à la pleine utilisation des ententes existantes au titre de l'Article 81 augmente le recours à la capacité financée et soutient une prestation plus uniforme de la dotation, de la programmation et de la planification de la réinsertion ancrées dans la culture pour les femmes autochtones et les autres délinquants autochtones
  • Réinsertion communautaire : Les nouvelles ententes au titre de l'Article 81 et l'augmentation des mises en liberté avec soutien dans les communautés d'origine renforcent le continuum entre les Articles 81 et 84, en établissant les conditions opérationnelles nécessaires à des niveaux de service et de ressources comparables à ceux des établissements exploités par le SCC

14.3 : Retirer immédiatement la cote de sécurité maximale qui limite de façon disproportionnée l'accès des délinquantes autochtones sous responsabilité fédérale classées à ce niveau aux services, aux mesures de soutien et aux programmes nécessaires pour favoriser leur réinsertion sociale en toute sécurité et en temps opportun

Initiatives

Recherche sur les outils d'évaluation de la sécurité - Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Tous les établissements pour femmes du Service correctionnel du Canada (SCC), à l'exception des pavillons de ressourcement, sont à niveaux multiples et accueillent des femmes classées aux niveaux de sécurité minimale, moyenne et maximale. Le pavillon de ressourcement pour délinquantes accueille des femmes classées aux niveaux de sécurité minimale ou moyenne. Le SCC travaille à faire en sorte que son processus de classification de sécurité tienne compte des facteurs systémiques et contextuels des délinquants autochtones et intègre de façon significative des interventions culturellement pertinentes et éclairées par les perspectives autochtones. Ces travaux sont menés à la fois à l'interne au SCC et avec des partenaires universitaires. Le SCC est en voie de mettre à jour ses politiques afin de définir les objectifs et les étapes nécessaires pour obtenir une classification de sécurité moins élevée.

La Direction de la recherche du SCC a mené à bien un projet de quatre ans avec l'Université de Regina axé sur l'élaboration d'un outil et d'un processus d'évaluation du risque culturellement éclairés. La recherche Processus de classification de sécurité pour les Autochtones visait à améliorer les outils de classification de sécurité pour les personnes autochtones incarcérées sous responsabilité fédérale en intégrant des méthodes culturellement éclairées et sensibles au genre dans la prise de décisions. Reconnaissant les obstacles systémiques auxquels les Autochtones sont confrontés dans le système correctionnel, l'initiative cherchait à s'attaquer au placement disproportionné des femmes autochtones dans des classifications à sécurité maximale, ce qui limite leur accès aux services, aux soutiens et aux programmes nécessaires à une réinsertion sûre et opportune. Le projet a aussi généré des connaissances utiles sur les stratégies de mobilisation des communautés autochtones, le contexte juridique entourant l'évaluation du risque chez les Autochtones et l'efficacité des outils actuels d'évaluation de la sécurité dans les milieux de détention fédéraux.

Le SCC a commencé à examiner la meilleure façon de mettre en œuvre les enseignements tirés de la recherche achevée sur l'évaluation du risque culturellement éclairée pour les Autochtones. Cela comprenait la poursuite de la mobilisation d'experts externes et indépendants afin d'élaborer des approches fondées sur des données probantes et culturellement adaptées pour renforcer le processus d'évaluation et de classification des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. En s'appuyant sur les résultats de la recherche antérieure, le SCC collabore avec des partenaires autochtones afin d'examiner les conclusions et de cerner des mesures supplémentaires pour améliorer les pratiques de classification. Au moyen d'une approche de mise en œuvre progressive, le projet améliorera la prestation des services correctionnels, veillera à ce que les décisions de classification tiennent compte des réalités et des facteurs de protection des Autochtones, et appuiera un système correctionnel plus adapté à la culture des Autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

S'appuyant sur des recherches antérieures, la Direction de la recherche du SCC travaille en collaboration avec des partenaires autochtones à l'élaboration d'approches culturellement adaptées et fondées sur des données probantes pour améliorer l'évaluation et la classification des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. Ces efforts visent à réduire les biais systémiques, à traiter le risque de surclassement et à améliorer l'accès aux possibilités de réadaptation et de réinsertion.

La Direction de la recherche du SCC examine également des façons d'intégrer des mesures dynamiques, parallèlement aux mesures statiques du risque, dans la prestation de services auprès des Autochtones, tout en explorant les forces et les facteurs de protection susceptibles d'atténuer le risque. Des éléments de co-conception et de conception de recherche inclusive seront intégrés lorsque cela sera possible.

Pour soutenir ces initiatives, la Direction de la recherche du SCC a mis sur pied le Conseil consultatif de recherche des peuples de la terre. Ce conseil comprend des Aînés autochtones, des chercheurs, des universitaires et des dirigeants communautaires, et jouera un rôle central pour orienter des pratiques de recherche culturellement respectueuses. Il veille à ce que les perspectives, les enseignements et les visions du monde autochtones soient intégrés de façon significative à la conception et à la mise en œuvre de la recherche.

Ces initiatives témoignent des efforts continus de la Direction de la recherche du SCC pour fournir des connaissances fondées sur des données probantes, recueillies au moyen d'approches culturellement sensibles, afin d'améliorer la prise de décisions opérationnelles du SCC.

Chaque année, le SCC fournit une mise à jour publique des progrès réalisés dans ce domaine.

À la suite de consultations, le SCC a rédigé un bulletin de politique provisoire à l'intention des détenues qui résident dans un établissement pour femmes et qui sont classées à sécurité maximale. Le présent Bulletin de politique provisoire établit qu'une conférence de cas doit avoir lieu au plus tard tous les six mois pour les femmes purgeant une peine de ressort fédéral qui sont classées au niveau de sécurité maximale. Le Bulletin de politique provisoire est actuellement en attente d'approbation finale et de préparation en vue de sa promulgation.

Réponse à l'appel à la justice 14.3

Cette initiative répond à l'appel à la justice 14.3 en veillant à ce que les échelles de classification de sécurité et les outils d'évaluation du risque tiennent compte des antécédents, des besoins et des réalités propres aux personnes autochtones sous garde fédérale. L'initiative priorise l'intégration de méthodes de connaissance sensibles au genre, culturellement pertinentes et éclairées par les perspectives autochtones dans le processus de classification. Les efforts de recherche visent à atténuer les biais systémiques qui ont contribué au surclassement des délinquants autochtones vers des niveaux de sécurité plus élevés, améliorant ainsi l'accès aux possibilités de réadaptation et aux voies de réinsertion communautaire. En affinant les processus de classification de sécurité, cette initiative met en place une approche qui est non seulement fondée sur des données probantes, mais qui soutient aussi l'autodétermination et la guérison des personnes autochtones dans le système correctionnel.

Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme grâce à une équité accrue dans les décisions de classification, à de meilleures perspectives de réinsertion et à une approche correctionnelle qui répond davantage aux contextes culturels et sociaux autochtones.

Répercussions principales
  • Outils de classification adaptés à la culture : Recherche et élaboration de cadres de classification de sécurité qui intègrent les perspectives et les considérations culturelles autochtones
  • Voies de réadaptation améliorées : Les méthodes de classification améliorées contribuent à un meilleur accès aux programmes correctionnels, à l'éducation et aux initiatives de guérison pour les personnes autochtones
  • Réduction du surclassement : La détermination des biais systémiques dans les outils actuels d'évaluation du risque contribue à réduire le placement inutile de délinquants autochtones dans des milieux à sécurité élevée
  • Mobilisation centrée sur la communauté : La collaboration avec les intervenants autochtones permet de veiller à ce que les pratiques de classification correspondent aux valeurs communautaires et soutiennent les efforts de réinsertion
Détails sur le financement

L'initiative est appuyée à l'interne par la Direction de la recherche du SCC.

14.4 : Évaluer les échelles et les outils de classement des cotes de sécurité qui tiennent compte des subtilités des antécédents et des réalités des autochtones

Initiatives

Recherche sur les outils d'évaluation de la sécurité - Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Tous les établissements pour femmes du Service correctionnel du Canada (SCC), à l'exception des pavillons de ressourcement, sont à niveaux multiples et accueillent des femmes classées aux niveaux de sécurité minimale, moyenne et maximale. Le pavillon de ressourcement pour délinquantes accueille des femmes classées aux niveaux de sécurité minimale ou moyenne. Le SCC travaille à faire en sorte que son processus de classification de sécurité tienne compte des facteurs systémiques et contextuels des délinquants autochtones et intègre de façon significative des interventions culturellement pertinentes et éclairées par les perspectives autochtones. Ces travaux sont menés à la fois à l'interne au SCC et avec des partenaires universitaires. Le SCC est en voie de mettre à jour ses politiques afin de définir les objectifs et les étapes nécessaires pour obtenir une classification de sécurité moins élevée.

La Direction de la recherche du SCC a mené à bien un projet de quatre ans avec l'Université de Regina axé sur l'élaboration d'un outil et d'un processus d'évaluation du risque culturellement éclairés. La recherche Processus de classification de sécurité pour les Autochtones visait à améliorer les outils de classification de sécurité pour les personnes autochtones incarcérées sous responsabilité fédérale en intégrant des méthodes culturellement éclairées et sensibles au genre dans la prise de décisions. Reconnaissant les obstacles systémiques auxquels les Autochtones sont confrontés dans le système correctionnel, l'initiative cherchait à s'attaquer au placement disproportionné des femmes autochtones dans des classifications à sécurité maximale, ce qui limite leur accès aux services, aux soutiens et aux programmes nécessaires à une réinsertion sûre et opportune. Le projet a aussi généré des connaissances utiles sur les stratégies de mobilisation des communautés autochtones, le contexte juridique entourant l'évaluation du risque chez les Autochtones et l'efficacité des outils actuels d'évaluation de la sécurité dans les milieux de détention fédéraux.

Le SCC a commencé à examiner la meilleure façon de mettre en œuvre les enseignements tirés de la recherche achevée sur l'évaluation du risque culturellement éclairée pour les Autochtones. Cela comprenait la poursuite de la mobilisation d'experts externes et indépendants afin d'élaborer des approches fondées sur des données probantes et culturellement adaptées pour renforcer le processus d'évaluation et de classification des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. En s'appuyant sur les résultats de la recherche antérieure, le SCC collabore avec des partenaires autochtones afin d'examiner les conclusions et de cerner des mesures supplémentaires pour améliorer les pratiques de classification. Au moyen d'une approche de mise en œuvre progressive, le projet améliorera la prestation des services correctionnels, veillera à ce que les décisions de classification tiennent compte des réalités et des facteurs de protection des Autochtones, et appuiera un système correctionnel plus adapté à la culture des Autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

S'appuyant sur des recherches antérieures, la Direction de la recherche du SCC travaille en collaboration avec des partenaires autochtones à l'élaboration d'approches culturellement adaptées et fondées sur des données probantes pour améliorer l'évaluation et la classification des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. Ces efforts visent à réduire les biais systémiques, à traiter le risque de surclassement et à améliorer l'accès aux possibilités de réadaptation et de réinsertion.

La Direction de la recherche du SCC examine également des façons d'intégrer des mesures dynamiques, parallèlement aux mesures statiques du risque, dans la prestation de services auprès des Autochtones, tout en explorant les forces et les facteurs de protection susceptibles d'atténuer le risque. Des éléments de co-conception et de conception de recherche inclusive seront intégrés lorsque cela sera possible.

Pour soutenir ces initiatives, la Direction de la recherche du SCC a mis sur pied le Conseil consultatif de recherche des peuples de la terre. Ce conseil comprend des Aînés autochtones, des chercheurs, des universitaires et des dirigeants communautaires, et jouera un rôle central pour orienter des pratiques de recherche culturellement respectueuses. Il veille à ce que les perspectives, les enseignements et les visions du monde autochtones soient intégrés de façon significative à la conception et à la mise en œuvre de la recherche.

Ces initiatives témoignent des efforts continus de la Direction de la recherche du SCC pour fournir des connaissances fondées sur des données probantes, recueillies au moyen d'approches culturellement sensibles, afin d'améliorer la prise de décisions opérationnelles du SCC.

Chaque année, le SCC fournit une mise à jour publique des progrès réalisés dans ce domaine.

À la suite de consultations, le SCC a rédigé un bulletin de politique provisoire à l'intention des détenues qui résident dans un établissement pour femmes et qui sont classées à sécurité maximale. Le présent Bulletin de politique provisoire établit qu'une conférence de cas doit avoir lieu au plus tard tous les six mois pour les femmes purgeant une peine de ressort fédéral qui sont classées au niveau de sécurité maximale. Le Bulletin de politique provisoire est actuellement en attente d'approbation finale et de préparation en vue de sa promulgation.

Réponse à l'appel à la justice 14.4

Cette initiative répond à l'appel à la justice 14.4 en veillant à ce que les échelles de classification de sécurité et les outils d'évaluation du risque tiennent compte des antécédents, des besoins et des réalités propres aux personnes autochtones sous garde fédérale. L'initiative priorise l'intégration de méthodes de connaissance sensibles au genre, culturellement pertinentes et éclairées par les perspectives autochtones dans le processus de classification. Les efforts de recherche visent à atténuer les biais systémiques qui ont contribué au surclassement des délinquants autochtones vers des niveaux de sécurité plus élevés, améliorant ainsi l'accès aux possibilités de réadaptation et aux voies de réinsertion communautaire. En affinant les processus de classification de sécurité, cette initiative met en place une approche qui est non seulement fondée sur des données probantes, mais qui soutient aussi l'autodétermination et la guérison des personnes autochtones dans le système correctionnel.

Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme grâce à une équité accrue dans les décisions de classification, à de meilleures perspectives de réinsertion et à une approche correctionnelle qui répond davantage aux contextes culturels et sociaux autochtones.

Répercussions principales
  • Outils de classification adaptés à la culture : Recherche et élaboration de cadres de classification de sécurité qui intègrent les perspectives et les considérations culturelles autochtones
  • Voies de réadaptation améliorées : Les méthodes de classification améliorées contribuent à un meilleur accès aux programmes correctionnels, à l'éducation et aux initiatives de guérison pour les personnes autochtones
  • Réduction du surclassement : La détermination des biais systémiques dans les outils actuels d'évaluation du risque contribue à réduire le placement inutile de délinquants autochtones dans des milieux à sécurité élevée
  • Mobilisation centrée sur la communauté : La collaboration avec les intervenants autochtones permet de veiller à ce que les pratiques de classification correspondent aux valeurs communautaires et soutiennent les efforts de réinsertion
Détails sur le financement

L'initiative est appuyée à l'interne par la Direction de la recherche du SCC.

14.5 : Appliquer les facteurs énoncés dans l'arrêt Gladue à tous les processus décisionnels concernant les femmes et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones d'une manière qui répond à leurs besoins et contribue à leur réhabilitation

Initiatives

Application des facteurs Gladue en milieu correctionnel - Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) travaille à faire en sorte que les principes Gladue soient appliqués à toutes les décisions concernant les femmes autochtones et les personnes 2ELGBTQI+ pendant leurs interactions avec le système correctionnel.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
  • Le SCC a continué d'examiner et de mettre en œuvre des programmes et des pratiques correctionnels adaptés aux besoins particuliers des femmes autochtones, en mettant particulièrement l'accent sur l'accès à des services de guérison et de réadaptation ancrés dans la culture.
  • À l'automne 2025, le programme pilote correctionnel pour délinquantes autochtones a été lancé et sera offert sur une période de 18 mois.
  • Un bulletin de gestion des cas a été diffusé afin de rappeler aux membres du personnel du SCC leurs obligations de veiller à ce que les antécédents sociaux des Autochtones, les considérations liées à la santé mentale et les préoccupations des victimes soient pris en compte dans le processus décisionnel.
Réponse à l'appel à la justice 14.5

Cette initiative répond à l'appel à la justice 14.5 en opérationnalisant la prise de décisions éclairée par les principes Gladue dans l'ensemble du continuum correctionnel pour les femmes autochtones et les personnes 2ELGBTQI+, de sorte que les décisions reflètent les antécédents sociaux des Autochtones et soient adaptées aux besoins, à la sécurité et à la réadaptation plutôt que d'appliquer une approche uniforme.

Répercussions principales
  • Des décisions plus uniformes éclairées par les principes Gladue dans l'ensemble des services correctionnels : Renforce les attentes du SCC en matière de gestion des cas afin que les antécédents sociaux des Autochtones, les considérations liées à la santé mentale et les préoccupations des victimes soient systématiquement pris en compte dans la classification de sécurité, les aiguillages vers les programmes, les décisions en établissement et la planification de la mise en liberté pour les femmes autochtones et les personnes 2ELGBTQI+.
  • Meilleur accès à des soutiens à la réadaptation ancrés dans la culture : L'adaptation continue des programmes et le programme pilote correctionnel pour délinquantes autochtones élargissent les interventions axées sur la guérison et la réadaptation qui correspondent aux besoins des femmes autochtones, ce qui soutient, au fil du temps, des résultats de réinsertion plus sécuritaires.

14.6 : Offrir des services d'aide en santé mentale, de lutte contre la toxicomanie et de traitement des traumatismes aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones incarcérées

Initiatives

Élargissement des soutiens à la réinsertion communautaire pour les femmes autochtones délinquantes – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) élargit les soutiens à la réinsertion communautaire pour les femmes autochtones délinquantes afin d'améliorer leur transition des établissements vers la vie en communauté. Cette initiative comprend des services tenant compte des traumatismes, des traitements des dépendances, du counseling en aptitudes à la vie quotidienne et des programmes de désaffiliation des gangs. Elle renforce aussi les liens entre les communautés autochtones éloignées et le SCC afin d'appuyer les efforts de réinsertion, en améliorant la mobilisation communautaire et en faisant mieux connaître les programmes du SCC offerts dans les communautés autochtones.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC a établi le Fonds de réinsertion communautaire afin de collaborer avec les communautés et les organisations autochtones à la prestation de services culturels qui soutiennent la réinsertion des personnes autochtones incarcérées sous responsabilité fédérale.

Le Fonds de réinsertion communautaire soutient des propositions au moyen de contributions et de contrats avec des communautés et organisations autochtones qui appuient la réinsertion en répondant aux besoins culturels et spirituels particuliers des délinquants autochtones. Les initiatives financées comprennent du soutien à la désaffiliation des gangs, du soutien à la mise en liberté et après l'incarcération, la réinsertion des femmes autochtones et l'entrée sur le marché du travail grâce au mentorat et au soutien des Aînés.

Le SCC fait progresser et renforce la planification de la mise en liberté prévue à l'Article 84 en élaborant une trousse de planification de la mise en liberté en vertu de l'Article 84 à l'intention des communautés. Cette trousse appuiera les communautés et les organisations qui participent au processus de planification prévu à l'Article 84.

Réponse à l'appel à la justice 14.6

Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 14.6 en offrant des services tenant compte des traumatismes, des traitements des dépendances et du counseling en aptitudes à la vie quotidienne pour soutenir la santé mentale et le bien-être des femmes autochtones incarcérées. Elle comprend également des programmes de désaffiliation des gangs visant à s'attaquer à l'un des facteurs sous-jacents qui contribuent aux cycles d'incarcération. L'élargissement des soutiens à la réinsertion et le renforcement de la mobilisation des communautés autochtones éloignées contribuent à une transition vers la vie en communauté qui est plus globale et mieux adaptée à la culture. Les efforts visant à mieux faire connaître les programmes du Service correctionnel du Canada dans les communautés autochtones améliorent l'accessibilité et appuient la continuité des soins au moment de la réinsertion dans la communauté.

En accordant la priorité aux services de santé mentale et aux soutiens à la réinsertion culturellement ancrés, cette initiative reconnaît les effets de la violence coloniale, des traumatismes intergénérationnels et de la discrimination systémique sur les femmes autochtones dans le système de justice pénale. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme grâce à de meilleurs résultats en matière de réinsertion, à des taux de récidive réduits et à des liens communautaires plus solides qui appuient la guérison et le bien-être à long terme.

Répercussions principales
  • Élargissement des services de santé mentale et de soutien en cas de traumatisme : Les femmes autochtones délinquantes ont accès à des services de santé mentale, de soutien en cas de traumatisme et de traitement des dépendances qui sont culturellement appropriés
  • Capacité accrue des communautés en matière de réinsertion : Les communautés autochtones reçoivent un soutien pour participer à la planification de la réinsertion et au développement de leurs capacités
  • Renforcement des liens culturels : Les programmes comprennent du mentorat offert par des Aînés, l'accès à des enseignements culturels et une formation en aptitudes à la vie quotidienne adaptée aux traditions autochtones
  • Réduction de la récidive : En dotant les femmes autochtones de systèmes de soutien et d'outils de réadaptation, cette initiative vise à réduire la récidive
  • Soutien à la guérison et à la réadaptation dirigées par les Autochtones : Des fonds sont versés à des organisations autochtones pour élaborer et mettre en œuvre des programmes de réinsertion communautaires
Détails sur le financement

Ces travaux sont financés de façon continue au moyen d'un financement existant de 3,5 millions de dollars (qui n'est pas propre aux femmes délinquantes, mais dont les services leur sont accessibles) dans le cadre du Fonds de réinsertion communautaire.

Examen des ressources au pavillon de ressourcement pour femmes du SCC – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Situé sur le territoire de la Première Nation Nekaneet, en Saskatchewan, le Pavillon de ressourcement Okimaw Ohci (PROO) a été établi en 1995 comme premier pavillon de ressourcement pour femmes autochtones incarcérées, offrant des programmes de réadaptation ancrés dans la culture.

Le Service correctionnel du Canada (SCC) entreprend un examen stratégique de l'affectation des ressources dans tous les établissements pour femmes délinquantes, avec une attention particulière portée au PROO. Cet examen vise à déterminer si un modèle de financement actualisé est nécessaire compte tenu de l'évolution de la population carcérale et à évaluer et combler les besoins en capacité de ressources au PROO afin d'assurer des services correctionnels culturellement sûrs et efficaces. L'examen permet de veiller à ce que l'établissement conserve sa capacité d'offrir des services culturellement sûrs qui répondent aux besoins des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones sous garde fédérale.

Le processus d'examen de 2024-2025 comprenait des consultations auprès du personnel des finances et des opérations du PROO, qui ont permis de cerner des besoins clés, notamment un chauffeur ou un coordonnateur des placements à l'extérieur pour faciliter les permissions de sortir avec escorte et les placements à l'extérieur. Grâce à son évaluation de la capacité en ressources du PROO, le Service correctionnel du Canada travaille à obtenir un financement adéquat pour répondre aux besoins en personnel et renforcer le soutien à la réadaptation. Les efforts visant à obtenir un financement durable pour mettre en œuvre ces améliorations se poursuivent.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC continuera de soutenir la région et l'établissement dans la gestion du budget lié aux ressources du PROO. Le principal besoin relevé à l'heure actuelle est un coordonnateur des placements à l'extérieur, qui accompagnera les femmes lors des permissions de sortir avec escorte et des placements à l'extérieur. Le SCC a fourni le financement nécessaire pour assurer ce service pour l'exercice 2025-2026. Si ce poste est maintenu, une source de financement devra être déterminée.

Réponse à l'appel à la justice 14.6

L'initiative répond à l'appel à la justice 14.6 en travaillant à obtenir un financement adéquat pour répondre aux besoins en personnel et renforcer le soutien à la réadaptation, tout en assurant des services et des ressources culturellement sûrs pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones incarcérées. Cette initiative bénéficie aux familles, aux survivantes et aux communautés autochtones en veillant à ce que les femmes autochtones sous garde reçoivent le soutien culturellement adapté nécessaire à leur réadaptation et à leur réinsertion.

Répercussions principales
  • Soutien à la guérison autochtone : Soutient la réadaptation et la guérison des femmes autochtones grâce à des programmes culturellement pertinents
  • Renforcement du leadership autochtone : La Première Nation Nekaneet joue un rôle actif dans les décisions liées à l'embauche et à la dotation
  • Amélioration des possibilités de réinsertion : Améliore l'accès aux possibilités de réinsertion communautaire, y compris les absences avec escorte et les placements à l'extérieur
  • Réponse aux lacunes en matière de dotation et de financement : Cherche à comprendre les lacunes en matière de financement et de dotation afin de veiller à ce que le PROO dispose des ressources adéquates nécessaires pour fonctionner à pleine capacité
  • Maintien des modèles correctionnels autochtones : Maintient les modèles correctionnels dirigés par les Autochtones comme solutions de rechange viables à l'incarcération classique
Détails sur le financement

Un financement de soutien à la réinsertion de 43 363 $ a été fourni au PROO pour l'exercice 2025-2026.

Initiative sur les services correctionnels communautaires destinés aux Autochtones – Sécurité publique Canada

Aperçu de l'initiative

Lancé en 2022 par Sécurité publique Canada (SP), le Cadre fédéral visant à réduire la récidive (le Cadre) cerne les facteurs essentiels qui influencent les raisons pour lesquelles les personnes récidivent et la façon de soutenir une réintégration sûre et réussie dans la communauté, et vise à réduire la surreprésentation des peuples autochtones, des personnes noires au Canada et d'autres groupes marginalisés dans le système de justice pénale du Canada.

L'Initiative sur les services correctionnels communautaires destinés aux Autochtones (ISCCA) appuie le plan de mise en œuvre du Cadre en finançant des projets correctionnels communautaires culturellement appropriés qui offrent des solutions de rechange à l'incarcération et des soutiens à la réintégration adaptés aux besoins uniques des Autochtones au Canada. Les projets de l'ISCCA offrent des services holistiques et culturellement pertinents, notamment des programmes de counseling et de traitement pour répondre aux traumatismes et aux besoins en santé mentale; du coaching en compétences de vie pour appuyer le développement personnel et l'intégration communautaire; des initiatives de réunification familiale pour renforcer les systèmes de soutien après l'incarcération; et des services de rétablissement des dépendances adaptés aux façons autochtones de guérir. Les projets de l'ISCCA s'attaquent aux causes sous-jacentes de la criminalité, notamment les traumatismes intergénérationnels, les problèmes de santé mentale, les dépendances, les effets des pensionnats et les expériences liées aux systèmes de protection de l'enfance.

L'ISCCA a été renouvelée et élargie en 2022 afin de créer des possibilités adaptées aux femmes autochtones et aux personnes 2ELGBTQI+, en reconnaissant leurs expériences uniques au sein du système de justice pénale.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, 280 812 $ a été attribué à la Première Nation de Pelican Lake pour créer une équipe de justice culturellement ancrée grâce à une formation spécialisée, à de l'observation au travail dans des communautés voisines et à l'établissement de partenariats communautaires. Cette équipe est responsable de l'élaboration d'un plan global d'action préventive réparatrice adapté aux coutumes, aux traditions et aux besoins de sa communauté.

En 2025-2026, la Ville de Campbell River a reçu 37 331 $ pour embaucher un intervenant autochtone en justice réparatrice afin d'accroître la capacité du programme de justice réparatrice de Campbell River et de travailler avec les communautés des Premières Nations locales pour offrir des services culturellement conscients et tenant compte des traumatismes.

En 2025-2026, la Warriors Against Violence Society (WAVS) a reçu 136 330 $ pour son projet de renforcement des capacités Mamook Kloshe Community Safe Hub – An Alternative to Incarceration. Ce financement permettra à WAVS d'élaborer le modèle Safe Hub comme solution de rechange à l'incarcération et à la récidive, appuyée par des données probantes, dirigée par des Autochtones et communautaire, afin d'accroître le mieux-être et la sécurité des familles autochtones et de l'ensemble de la communauté.

Réponse à l'appel à la justice 14.6

L'ISCCA répond en partie à l'appel à la justice 14.6 en finançant des projets qui peuvent offrir aux Autochtones impliqués dans la justice des services complets de santé mentale, de traitement des dépendances et de soutien en matière de traumatismes pendant leur processus de réintégration. Les services sont fournis selon les besoins pour la durée des projets et ne sont pas liés à la durée de la peine ou de l'incarcération. Les participants à l'ISCCA recevront les soutiens holistiques et culturellement appropriés dont ils ont besoin pour guérir et réussir leur réintégration dans les communautés, dans le but de réduire la surreprésentation des peuples autochtones dans le système de justice pénale.

Répercussions principales
  • Services de soutien culturellement appropriés : Les contrevenants autochtones reçoivent une variété de services de soutien culturellement appropriés enracinés dans les connaissances et les pratiques autochtones
  • Solutions de rechange à l'incarcération : L'ISCCA favorise les initiatives de justice communautaire et les approches réparatrices
  • Programmation spécifique au genre et inclusive : Les services sont élargis et adaptés pour répondre précisément aux besoins des femmes autochtones et des personnes 2ELGBTQI+ qui sont en contact avec le système de justice pénale
  • Efforts de réintégration dirigés par la communauté : L'ISCCA finance des organisations locales qui travaillent avec des contrevenants autochtones pour soutenir leur retour dans leur communauté au moyen des services et des structures de soutien nécessaires
Détails sur le financement

En 2022, le gouvernement fédéral s'est engagé à verser 56,01 millions de dollars sur cinq ans, en commençant par 5,21 millions de dollars et 12,7 millions de dollars par année par la suite pour soutenir la mise en œuvre de l'ISCCA.

Programmation correctionnelle adaptée à la culture et guérison autochtone dans les établissements pour femmes – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) offre un volet distinct de programmes correctionnels pour délinquantes autochtones qui sont axés sur les femmes et tiennent compte des traumatismes. Les Programmes correctionnels pour délinquantes autochtones sont guidés par les Aînés et allient la guérison à un travail axé sur les compétences, tout en intégrant des enseignements et des cérémonies culturellement pertinents. Ils s'inscrivent dans le Continuum de soins pour Autochtones du SCC et sont liés aux possibilités de guérison offertes dans le cadre des Sentiers autochtones.

Le SCC collabore avec des partenaires autochtones afin d'élaborer des approches adaptées à la culture et fondées sur des données probantes pour améliorer l'évaluation et la classification des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. Ces efforts visent à réduire les préjugés systémiques, à intégrer des facteurs dynamiques et des facteurs de protection, et à veiller à ce que les décisions reflètent les réalités autochtones. Le Conseil consultatif de recherche des Gens de la Terre, composé d'Aînés, de chercheurs et de dirigeants communautaires, oriente des pratiques de recherche culturellement respectueuses et veille à ce que les perspectives autochtones soient intégrées. Le SCC continue de fournir des connaissances fondées sur des données probantes au moyen de méthodes inclusives et culturellement sensibles afin d'éclairer les décisions opérationnelles.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le lancement du nouveau Programme pilote pour les femmes autochtones se poursuit, trois des six sites étant à l'étape de la mise en œuvre.

Réponse à l'appel à la justice 14.6

La programmation correctionnelle adaptée à la culture et la guérison autochtone dans les établissements pour femmes du SCC répondent à l'appel à la justice 14.6 en offrant des programmes correctionnels adaptés à la culture et des services de guérison autochtones dans les établissements pour femmes.

Répercussions principales
  • Contenu du curriculum : Les Programmes correctionnels pour délinquantes autochtones enseignent la gestion des émotions, la résolution de problèmes, la résolution de conflits et la communication, et mettent l'accent sur les relations saines et les modes de vie positifs, ce qui contribue directement à contrer les croyances et les comportements favorables à la violence dans le milieu correctionnel.
  • Prestation ancrée dans la culture : Tous les volets du programme comprennent la participation d'Aînés ainsi que des enseignements et cérémonies culturellement pertinents; le renforcement de l'identité et l'autonomisation sont des objectifs explicites, essentiels pour désapprendre la violence normalisée par les torts coloniaux.
  • Maintien et renforcement : Les interventions d'autogestion et les interventions modulaires, y compris les modules des unités à sécurité maximale pour les femmes autochtones, renforcent les compétences de prévention de la violence pendant la peine et durant la surveillance dans la collectivité, ce qui soutient un changement de comportement durable.
  • Environnements axés sur la guérison : Les pavillons de ressourcement pour femmes, par exemple Okimaw Ohci et les pavillons visés à l'Article 81 comme Buffalo Sage et Eagle Women's Lodge, offrent des espaces culturellement sécuritaires qui mettent l'accent sur la non-violence, les liens communautaires et l'accompagnement par les Aînés, ce qui contribue à dénormaliser la violence dans les routines quotidiennes.

14.7 : Interdire le transfèrement des délinquantes incarcérées dans les établissements fédéraux qui ont besoin de soins en santé mentale vers des centres de traitement pour hommes

Initiatives

Politique et mesures de protection du SCC concernant l'utilisation des centres régionaux de traitement pour hommes pour les femmes – Service correctionnel Canada

Aperçu de l'initiative

L'une des priorités du Service correctionnel du Canada (SCC) est de veiller à ce que les personnes incarcérées dans les établissements fédéraux du Canada aient accès à des soins de qualité, sécuritaires et centrés sur le patient. Le SCC fournit des soins de santé essentiels ainsi qu'un accès raisonnable aux soins de santé non essentiels aux délinquants, conformément aux normes professionnelles. La politique du SCC prévoit que :

  • l'état de santé de la personne incarcérée et/ou ses besoins en matière de soins de santé sont pris en compte dans toutes les décisions relatives au transfèrement
  • l'admission dans un centre de traitement du SCC pour des soins hospitaliers psychiatriques est une décision clinique fondée sur des critères cliniques d'admission

Le placement de femmes dans des centres régionaux de traitement pour hommes s'est toujours fait uniquement à titre exceptionnel. Cette pratique est maintenant codifiée dans la politique du SCC et assortie de mécanismes de surveillance connexes.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Bien que les politiques du SCC permettent le transfèrement de femmes vers des centres régionaux de traitement pour hommes, ces transfèrements ne seraient effectués que dans des circonstances exceptionnelles et uniquement sur recommandation d'un médecin. Toutes les autres options raisonnables seraient envisagées avant un tel transfèrement.

Réponse à l'appel à la justice 14.7

La politique et les mesures de protection du SCC relatives à l'utilisation des centres régionaux de traitement pour hommes pour les femmes répondent en partie à l'appel à la justice 14.7 en limitant la pratique permettant le transfèrement de femmes vers ces centres et en prévoyant plutôt l'examen de plusieurs autres options. La règle restreint cette utilisation aux situations d'urgence et à de courtes périodes seulement.

14.8 : Veiller à ce que les établissements correctionnels reconnaissent les besoins des délinquantes autochtones au moment de la conception et de la mise en œuvre des programmes

Initiatives

Explorer des options d'hébergement pour soutenir les délinquantes autochtones – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) met en œuvre des mesures pour mieux soutenir les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones au moyen d'options culturellement pertinentes et de programmes de réadaptation. Cette initiative vise à établir des établissements de réinsertion communautaires sécuritaires tout en veillant à ce que les programmes correctionnels reconnus à l'échelle nationale tiennent compte des besoins particuliers des femmes autochtones. Les travaux s'inscrivent dans les efforts plus larges du SCC visant à améliorer les résultats de réinsertion des délinquantes autochtones grâce à des options spécialisées de logement et de traitement. Dans le cadre de ces efforts, le SCC révise les programmes existants afin de créer des options de réadaptation immersives et adaptées à la culture, et examine la possibilité de mettre à jour la politique du Programme mère-enfant afin de reconnaître diverses structures familiales et pratiques parentales culturelles.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC demeure déterminé à offrir des interventions culturellement appropriées et à soutenir la réinsertion des femmes autochtones.

En 2025-2026, cela comprenait l'exploration de possibilités de conclure des ententes visées à l'article 81 avec des communautés et organisations autochtones intéressées, afin d'offrir aux femmes autochtones des options leur permettant de purger leur peine plus près de leur domicile. Le SCC a également travaillé à renforcer les processus de transfèrement des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral vers des établissements visés à l'article 81 et des pavillons de ressourcement du SCC dans le cadre de leurs plans de réinsertion.

Le Plan d'action de la gestion découlant de l'audit du Programme mère-enfant, terminé au printemps 2025, demeure en bonne voie pour être achevé d'ici 2027. Par ailleurs, le SCC a mené des consultations auprès de femmes autochtones incarcérées et anciennement incarcérées afin de recueillir leurs commentaires sur le Programme mère-enfant. Les constatations seront analysées afin d'éclairer les améliorations au programme, en mettant l'accent sur un meilleur soutien aux femmes autochtones. Une ébauche de la politique mise à jour devrait être achevée d'ici mars 2027.

Le SCC examine également les établissements résidentiels communautaires afin de répondre aux besoins en matière de capacité et aux besoins intersectionnels, notamment ceux des femmes autochtones et des personnes 2ELGBTQI+.

De plus, le SCC accorde la priorité à l'examen des taux de suspension et des suspensions annulées afin de cerner les tendances et les pratiques exemplaires, dans le but d'encourager les unités de surveillance des femmes et les bureaux de libération conditionnelle dans la collectivité à explorer des solutions de rechange à la suspension, y compris des options communautaires de retour progressif, la résidence volontaire temporaire (par exemple dans des établissements visés à l'article 81), le recours à des comités autochtones d'examen des suspensions et d'autres options culturellement pertinentes pour les femmes autochtones.

Enfin, le Programme correctionnel pilote pour délinquantes autochtones a été lancé en août 2025. Le programme intègre du matériel mis à jour avec l'orientation d'un comité consultatif d'Aînés et comprend une rétroaction continue des Aînés et des femmes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. Sa mise en œuvre dans tous les établissements pour délinquantes est prévue au début de 2026. Une étude de recherche connexe est en cours afin d'évaluer les répercussions et d'éclairer les améliorations futures.

Réponse à l'appel à la justice 14.8

Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 14.8 en reconnaissant et en prenant en compte les besoins distincts des délinquantes autochtones. Le SCC révise les programmes autochtones afin d'offrir un milieu culturel immersif pour la réadaptation. De plus, le SCC a pris des mesures pour veiller à ce que les programmes correctionnels tiennent compte des réalités vécues des femmes autochtones, notamment des traumatismes intergénérationnels et des pratiques de guérison culturellement appropriées. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative, car elle veille à ce que les femmes autochtones dans le système correctionnel reçoivent des services de réadaptation culturellement sécuritaires et tenant compte des traumatismes.

Répercussions principales
  • Expansion des pavillons de ressourcement visés à l'article 81 et des options de rechange plus sûres : le SCC continue de prioriser le placement dans les pavillons de ressourcement visés à l'article 81 et explore d'autres options de réinsertion culturellement pertinentes afin d'offrir des solutions de rechange sécuritaires à l'incarcération
  • Programmes de réadaptation adaptés à la culture : le SCC a révisé et met en œuvre des programmes correctionnels adaptés aux besoins particuliers des femmes autochtones, afin qu'elles aient accès à des services de guérison et de réadaptation culturellement ancrés
  • Renforcement des soutiens à la réinsertion : les efforts comprennent l'amélioration de l'accès en temps opportun des femmes autochtones aux programmes et services, notamment au moyen d'un examen des unités à sécurité minimale, ainsi que la réduction des taux disproportionnés de suspension et de révocation chez les femmes autochtones
  • Expansion du Programme mère-enfant : la politique fait l'objet d'un examen en vue de réduire les obstacles qui empêchent les femmes autochtones de maintenir des liens familiaux pendant leur incarcération
Détails sur le financement

Le SCC s'est engagé à augmenter le nombre de places disponibles dans les pavillons de ressourcement; le financement sera affecté lorsque des ententes seront négociées. Le SCC continue d'affecter des ressources à la révision et à la mise en œuvre de programmes correctionnels pour les femmes autochtones. Les investissements dans des services de réadaptation culturellement pertinents demeurent une priorité. Aucun nouveau financement n'est prévu dans ces domaines.

Programmation correctionnelle adaptée à la culture et guérison autochtone dans les établissements pour femmes – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) offre un volet distinct de programmes correctionnels pour délinquantes autochtones qui sont axés sur les femmes et tiennent compte des traumatismes. Les Programmes correctionnels pour délinquantes autochtones sont guidés par les Aînés et allient la guérison à un travail axé sur les compétences, tout en intégrant des enseignements et des cérémonies culturellement pertinents. Ils s'inscrivent dans le Continuum de soins pour Autochtones du SCC et sont liés aux possibilités de guérison offertes dans le cadre des Sentiers autochtones.

Le SCC collabore avec des partenaires autochtones afin d'élaborer des approches adaptées à la culture et fondées sur des données probantes pour améliorer l'évaluation et la classification des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. Ces efforts visent à réduire les préjugés systémiques, à intégrer des facteurs dynamiques et des facteurs de protection, et à veiller à ce que les décisions reflètent les réalités autochtones. Le Conseil consultatif de recherche des Gens de la Terre, composé d'Aînés, de chercheurs et de dirigeants communautaires, oriente des pratiques de recherche culturellement respectueuses et veille à ce que les perspectives autochtones soient intégrées. Le SCC continue de fournir des connaissances fondées sur des données probantes au moyen de méthodes inclusives et culturellement sensibles afin d'éclairer les décisions opérationnelles.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le lancement du nouveau Programme pilote pour les femmes autochtones se poursuit, trois des six sites étant à l'étape de la mise en œuvre.

Réponse à l'appel à la justice 14.8

La programmation correctionnelle adaptée à la culture et la guérison autochtone dans les établissements pour femmes du SCC répondent à l'appel à la justice 14.8 en offrant des programmes correctionnels adaptés à la culture et des services de guérison autochtones dans les établissements pour femmes.

Répercussions principales
  • Contenu du curriculum : Les Programmes correctionnels pour délinquantes autochtones enseignent la gestion des émotions, la résolution de problèmes, la résolution de conflits et la communication, et mettent l'accent sur les relations saines et les modes de vie positifs, ce qui contribue directement à contrer les croyances et les comportements favorables à la violence dans le milieu correctionnel.
  • Prestation ancrée dans la culture : Tous les volets du programme comprennent la participation d'Aînés ainsi que des enseignements et cérémonies culturellement pertinents; le renforcement de l'identité et l'autonomisation sont des objectifs explicites, essentiels pour désapprendre la violence normalisée par les torts coloniaux.
  • Maintien et renforcement : Les interventions d'autogestion et les interventions modulaires, y compris les modules des unités à sécurité maximale pour les femmes autochtones, renforcent les compétences de prévention de la violence pendant la peine et durant la surveillance dans la collectivité, ce qui soutient un changement de comportement durable.
  • Environnements axés sur la guérison : Les pavillons de ressourcement pour femmes, par exemple Okimaw Ohci et les pavillons visés à l'Article 81 comme Buffalo Sage et Eagle Women's Lodge, offrent des espaces culturellement sécuritaires qui mettent l'accent sur la non-violence, les liens communautaires et l'accompagnement par les Aînés, ce qui contribue à dénormaliser la violence dans les routines quotidiennes.

Stratégie holistique inuite Anijaarniq – Service correctionnel Canada

Aperçu de l'initiative

La Stratégie holistique inuite Anijaarniq (SHIA) est une initiative de Service correctionnel Canada (SCC), élaborée initialement en 2013 (et revitalisée en 2022), afin de répondre aux besoins culturels, spirituels, géographiques et de réinsertion propres aux Inuit purgeant une peine de ressort fédéral, et d'appuyer leur retour dans leurs collectivités d'origine de l'Inuit Nunangat.

La Stratégie offre des parcours correctionnels propres aux Inuit qui intègrent la programmation culturelle, le counseling, l'orientation des Aînés et les mesures de soutien à la réinsertion. Enracinée dans les savoirs et les valeurs inuits d'équilibre et de guérison, elle propose une solution culturellement sécuritaire qui se distingue des modèles correctionnels génériques. Pour les familles et les survivantes inuites, l'accent mis par Anijaarniq sur l'ancrage culturel appuie une réinsertion plus sécuritaire et commence à interrompre les cycles de traumatisme qui contribuent à la violence. Elle accorde la priorité à la planification de la mise en liberté prévue à l'Article 84 avec les collectivités inuites et met l'accent sur le logement et la surveillance « à la maison », selon une approche de prestation des services et de gouvernance communautaire propre à l'Inuit Nunangat. Les Centres d'excellence inuits et la programmation culturellement adaptée intègrent les savoirs, la langue et les Aînés/travailleurs inuits tout au long du continuum correctionnel, afin d'arrimer les services aux réalités de l'Inuit Nunangat.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC continue de faire progresser la Stratégie holistique inuite Anijaarniq, qui oriente son approche en matière de services correctionnels pour les Inuits au moyen de la guérison, de la réinsertion et du renforcement des liens culturels. La Stratégie est appuyée par le Groupe de travail sur la stratégie Anijaarniq (GTSA), établi en mai 2024 et composé d'organisations inuites (y compris celles qui représentent les femmes inuites), de gouvernements territoriaux, de dirigeants du SCC et de représentants des quatre régions visées par des revendications territoriales inuites. Les travaux du GTSA mettent l'accent sur le recrutement d'Aînés et de membres du personnel inuits, le rapatriement des délinquants inuits, la mise en œuvre d'une programmation propre aux Inuit, la formation de sensibilisation à la culture inuite pour le personnel du SCC et un engagement accru auprès des collectivités inuites. Le GTSA discute également des améliorations aux politiques, aux services et à la planification de la réinsertion, et les appuie.

Le SCC continue d'offrir une formation de sensibilisation à la culture inuite destinée au personnel de première ligne qui travaille dans les Centres d'excellence inuits, dans le but de renforcer les compétences culturelles, de promouvoir des approches de soins propres aux Inuit et de veiller à ce que les services soient mieux adaptés aux réalités inuites. Le SCC continue de progresser en matière de réinsertion culturellement adaptée et de soutiens communautaires en concluant des contrats avec des Aînés et des conseillers spirituels inuits, en réduisant les obstacles linguistiques au moyen d'ententes de services de traduction et d'interprétation en inuktitut, et en diffusant des directives visant à réduire l'isolement et à appuyer des décisions de placement culturellement éclairées pour les Inuit purgeant une peine de ressort fédéral. Une entente de services avec le Labrador Correctional Centre accroît les possibilités pour les délinquants inuits du Nunatsiavut de demeurer plus près de leurs collectivités pendant qu'ils purgent une peine fédérale. Par l'entremise du Fonds de réinsertion communautaire, le ministère de la Justice de Makivik, au Québec, travaille à simplifier les communications, à renforcer la planification de la réinsertion menée par la collectivité et à assurer un soutien coordonné aux délinquants inuits qui retournent chez eux. Au moyen du même fonds, l'Iqaluit Community Tukisigiarvik Society, à Iqaluit, au Nunavut, mène des activités de sensibilisation et d'engagement communautaire à l'appui de l'élaboration des articles 81 et 84. Dans l'ensemble, ces initiatives visent à renforcer l'engagement communautaire, à améliorer la continuité des soins et à favoriser une réinsertion réussie et culturellement ancrée des délinquants inuits.

Réponse à l'appel à la justice 14.8

La Stratégie holistique inuite Anijaarniq répond en partie à l'appel à la justice 14.8 en faisant progresser le principe d'une programmation culturellement ancrée et fondée sur les distinctions. Le Groupe de travail sur la stratégie holistique Anijaarniq veille à ce que le SCC reçoive des orientations et des conseils concernant les besoins propres aux Inuit dans l'élaboration des programmes.

Répercussions principales
  • Parcours correctionnel fondé sur les distinctions pour les Inuit : Offre des parcours correctionnels propres aux Inuit qui reflètent mieux la culture, la langue, la spiritualité et les réalités de l'Inuit Nunangat, réduisant ainsi le recours à des modèles génériques qui peuvent être mal adaptés aux besoins et aux contextes inuits
  • Continuité culturelle renforcée tout au long du continuum de la peine : Les Centres d'excellence inuits, la programmation culturellement adaptée et l'accès aux Aînés/travailleurs intègrent les savoirs et les valeurs inuits, de l'admission à la réinsertion, ce qui appuie l'affirmation de l'identité et un engagement culturellement sécuritaire pour les Inuit en détention
  • Réinsertion plus sécuritaire et plus efficace dans l'Inuit Nunangat : En accordant la priorité au retour « à la maison », la stratégie renforce une planification de la réinsertion qui est réaliste sur les plans géographique et social pour les collectivités inuites, ce qui contribue à réduire les déplacements déstabilisants et à soutenir la continuité des mesures d'appui au moment de la mise en liberté
  • Amélioration de la planification de la mise en liberté avec les collectivités inuites (Article 84) : L'accent mis sur la planification prévue à l'Article 84 appuie une collaboration plus structurée avec les collectivités inuites et les partenaires de services, permettant des mises en liberté mieux adaptées à la capacité communautaire, aux approches de surveillance et aux soutiens locaux à la réinsertion
  • Renforcement du partenariat avec les Inuit et des orientations inuites dans la conception des programmes : Le Groupe de travail sur la Stratégie holistique Anijaarniq fournit au SCC une orientation continue sur les besoins propres aux Inuit, soutenant ainsi, au fil du temps, l'élaboration de politiques et de programmes plus responsables et éclairés par les Inuit

Technologie de balayage corporel – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

L'introduction par le SCC d'une nouvelle technologie de balayage corporel représente un virage important vers des pratiques correctionnelles plus humaines et tenant compte des traumatismes. Les fouilles à nu sont depuis longtemps reconnues comme dégradantes et susceptibles de retraumatiser les personnes, particulièrement les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, qui sont surreprésentées dans les établissements correctionnels et plus susceptibles d'avoir vécu de la violence sexualisée. En remplaçant les fouilles à nu par des scanneurs corporels, le SCC fait directement avancer la recommandation de l'appel à la justice 14.13 visant à éliminer les fouilles à nu et, au moyen de mesures de protection procédurales, appuie en partie des soins tenant compte des traumatismes. Pour les survivantes, les familles et les communautés autochtones, la réduction des procédures de fouille invasives répond à des préjudices systémiques liés à la surincarcération et à l'atteinte à la dignité humaine en milieu correctionnel. Bien que la technologie améliore les conditions et la sécurité, son incidence est limitée par une mise en œuvre inégale dans les établissements.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

D'ici la fin de l'exercice 2025-2026, le SCC prévoit disposer de 11 scanneurs corporels opérationnels dans les établissements fédéraux, dont trois dans des établissements pour femmes.

Les scanneurs corporels ont été introduits afin de réduire le recours aux fouilles à nu de routine et de contribuer à réduire l'introduction et la circulation d'objets interdits. En offrant une solution moins intrusive qui maintient la sécurité de l'établissement, les scanneurs corporels aident à préserver la dignité des personnes incarcérées tout en soutenant les protocoles de fouille et de sécurité. Lorsqu'une fouille par balayage corporel est autorisée en vertu de l'article 48.1 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition ou de l'article 48 du Règlement sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, elle doit être effectuée au lieu d'une fouille à nu si un scanneur corporel réglementaire se trouve dans l'aire où la fouille à nu serait normalement effectuée. De plus, le scanneur corporel doit être en bon état de fonctionnement, du personnel formé doit être disponible pour effectuer la fouille, et il doit être possible de procéder à la fouille en toute sécurité.

Réponse à l'appel à la justice 14.8

Les nouvelles technologies de balayage corporel répondent à l'appel à la justice 14.8 en soutenant des pratiques tenant compte des traumatismes grâce à l'introduction d'une mesure de protection procédurale et, par conséquent, en réduisant la retraumatisation causée par les fouilles à nu.

Répercussions principales
  • Réduction des pratiques de fouille retraumatisantes : remplace les fouilles à nu par un balayage moins invasif, ce qui réduit le risque de procédures dégradantes et déclenchantes pour les personnes ayant vécu de la violence sexualisée, en particulier les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui sont surreprésentées en milieu correctionnel.
  • Renforcement de la dignité, de la vie privée et de l'équité procédurale : oriente les pratiques de fouille vers des approches qui protègent mieux l'autonomie corporelle et la dignité humaine, soutenant ainsi un environnement davantage axé sur la prise en compte des traumatismes pour les personnes sous garde.
  • Amélioration de la sécurité institutionnelle tout en réduisant les risques d'escalade : fournit un outil pour détecter les objets interdits sans recourir à des fouilles physiques invasives, ce qui contribue au maintien de la sécurité tout en pouvant réduire les confrontations, la détresse et les incidents comportementaux connexes.
  • Soutien à des conditions plus culturellement sécuritaires pour les Autochtones sous garde : en réduisant au minimum les procédures invasives qui peuvent reproduire des modèles de coercition et de contrôle liés aux préjudices coloniaux et carcéraux, les scanneurs corporels peuvent contribuer à des conditions quotidiennes plus sécuritaires pour les personnes autochtones et à une confiance accrue envers les processus institutionnels.

14.9 : Afin de faciliter la réinsertion sociale, d'accroître les possibilités de formation professionnelle utile, d'obtention du diplôme d'études secondaires, et d'études postsecondaires

Initiatives

Élargissement des possibilités de formation et d'éducation - Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada travaille activement à accroître les possibilités de formation professionnelle significative, d'obtention d'un diplôme d'études secondaires et d'études postsecondaires. Un ensemble complet de mesures, allant des politiques, des programmes et des investissements aux partenariats, fonctionne de concert pour élargir les possibilités offertes aux Autochtones sous responsabilité fédérale, y compris les femmes et les personnes 2ELGBTQI+.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC continue de soutenir l'emploi et le développement des compétences des femmes autochtones par les moyens suivants :

  • l'Initiative d'emploi pour les délinquants autochtones, y compris des possibilités d'emploi transitoire au moyen des industries communautaires de CORCAN;
  • le Programme national des compétences relatives à l'employabilité (PNCE) : un curriculum adapté à la culture et tenant compte du genre pour les femmes autochtones, offert en partenariat avec les Native Counselling Services of Alberta. Entre avril 2024 et septembre 2025, 74 femmes autochtones ont terminé le programme;
  • un projet pilote prévu dans un établissement pour femmes afin d'élargir les possibilités de permissions de sortir avec escorte, de permissions de sortir sans escorte et de placements à l'extérieur, permettant aux femmes de participer à des programmes communautaires de développement personnel, d'engagement culturel et de formation professionnelle grâce à des partenariats locaux;
  • l'octroi de financement à des organisations autochtones afin qu'elles puissent offrir un soutien à la réinsertion adapté aux besoins et à la culture des Autochtones sous responsabilité fédérale;
  • l'offre aux femmes autochtones d'une formation en matière d'emploi et d'employabilité dans le cadre de l'Initiative d'emploi pour les délinquants autochtones;
  • l'accroissement de la mobilisation et de la collaboration avec les communautés autochtones, relativement à la réinsertion, par l'intermédiaire de nos partenaires;
  • le travail visant à élargir l'initiative nationale d'éducation numérique des délinquants, fondée sur le projet pilote d'éducation numérique. Le projet d'éducation numérique combine des approches en classe et informatisées qui aident les personnes sous responsabilité fédérale à atteindre leurs objectifs d'apprentissage. Dans le cadre de ce projet pilote, divers cours sont offerts, y compris du matériel de cours et des ressources autochtones qui répondent précisément aux besoins d'apprentissage des Autochtones sous responsabilité fédérale;
  • le partenariat avec des organisations locales et des établissements postsecondaires afin d'offrir des cours qui intègrent du contenu, des langues et des cultures autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 14.9

Le travail du SCC visant à élargir les possibilités de formation professionnelle, d'achèvement des études secondaires et d'études postsecondaires répond à l'appel à la justice 14.9 en renforçant l'accès à des parcours d'éducation et d'employabilité qui soutiennent la réadaptation et une réinsertion sociale plus sécuritaire des Autochtones sous responsabilité fédérale, y compris les femmes et les personnes 2ELGBTQI+.

Répercussions principales
  • Accès accru à des parcours d'éducation et de formation adaptés à la culture : Les investissements dans la formation professionnelle et l'éducation numérique, y compris l'éducation numérique des délinquants, ainsi que les partenariats avec des établissements postsecondaires, augmentent les possibilités d'achèvement des études secondaires et de poursuite d'études qui intègrent le contenu, la langue et la culture autochtones
  • Meilleure préparation à l'emploi et soutiens à la réinsertion pour les femmes autochtones et les personnes 2ELGBTQI+ : La formation en employabilité offerte dans le cadre de l'Initiative d'emploi pour les délinquants autochtones et le financement de la réinsertion communautaire offert avec des organisations autochtones renforcent les transitions de l'éducation vers l'emploi et la continuité des soutiens dans la collectivité après la mise en liberté

14.10 : D'accroître et d'améliorer le rôle et la participation des Aînés aux processus décisionnels concernant tous les aspects de la planification pour les femmes et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones

Initiatives

Intégration de rôles accrus pour les Aînés en milieu correctionnel - Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Les Aînés, les conseillers spirituels et les aides des Aînés guident les Autochtones sous responsabilité fédérale vers les modes de vie traditionnels autochtones, selon leurs propres enseignements. Ils travaillent individuellement et en groupe au moyen d'enseignements, de counselling, ainsi que de cérémonies et de pratiques traditionnelles.

Le Service correctionnel du Canada (SCC) examine et revitalise les politiques et les procédures liées aux services correctionnels pour Autochtones, en consultation avec le Groupe de travail national des Aînés (GTNA), afin d'orienter le rôle des Aînés dans les interventions culturelles et de donner à divers groupes l'occasion d'être consultés sur un éventail de systèmes, de stratégies, de plans d'action et de normes.

Le SCC vérifie et évalue des projets importants et sollicite des conseils sur les recherches en cours auprès du Cercle consultatif autochtone sur la recherche nouvellement établi.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le SCC a rencontré le Groupe de travail national des Aînés (GTNA) en mai et en septembre et prévoit le rencontrer une autre fois au cours du présent exercice. Par leur sagesse et leurs expériences vécues, les Aînés contribuent à façonner des approches de guérison et de réadaptation ancrées dans la culture. Ils ont fourni des conseils sur la Stratégie pour les délinquants condamnés à perpétuité et les initiatives en cours d'élaboration pour les délinquantes. Ils ont examiné les Programmes correctionnels pour Autochtones et le Cadre de santé mentale, et ont fourni de la rétroaction. Ils ont également souligné la nécessité continue de poursuivre la réconciliation et l'inclusion des perspectives autochtones dans toute la planification correctionnelle.

Le SCC met à jour ses politiques et crée des guides et des outils afin d'assurer la cohérence, la responsabilisation et la clarté dans la prise de décisions et les opérations. Cela comprend les documents suivants, qui seront finalisés au cours du présent exercice :

  • la mise à jour de la DC 702, Initiatives autochtones, qui établira des rôles et responsabilités clairs pour la gestion des contrats des Aînés et des conseillers spirituels
  • la création de Cheminer dans la bonne voie avec les Aînés et les conseillers spirituels : Guide à l'intention du personnel du SCC, qui aidera le personnel à honorer la sagesse autochtone en cheminant ensemble dans l'équilibre, le respect et l'humilité
  • la création du Guide sur les interventions autochtones adaptées à la culture, en consultation avec les Aînés qui offrent des services au SCC, afin d'aider le personnel de la gestion des cas à mieux intégrer les pratiques culturelles autochtones, ainsi que leurs résultats, à la planification correctionnelle.
Réponse à l'appel à la justice 14.10

La consultation du SCC auprès du Groupe de travail national des Aînés, du Cercle consultatif autochtone sur la recherche, ainsi que dans le cadre d'autres discussions régionales et nationales avec des Aînés, répond à l'appel à la justice 14.5 en augmentant et en renforçant la participation des Aînés à la prise de décisions, ce qui permettra d'intégrer des pratiques respectueuses de la culture dans diverses politiques et divers programmes.

Répercussions principales
  • Contenu du programme : Le Programme correctionnel pour délinquantes autochtones enseigne la gestion des émotions, la résolution de problèmes, la résolution de conflits et la communication, et met l'accent sur les relations saines et les modes de vie positifs, ce qui permet de contrer directement les croyances et les comportements favorables à la violence dans le milieu correctionnel.
  • Prestation ancrée dans la culture : Tous les volets du programme comprennent la participation d'Aînés et des enseignements et cérémonies culturellement pertinents; le renforcement de l'identité et l'autonomisation sont des objectifs explicites, importants pour désapprendre la violence qui a été normalisée par les torts coloniaux.
  • Continuité et renforcement : Les interventions d'autogestion et les interventions modulaires, y compris les modules en unité sécuritaire pour les femmes autochtones, renforcent les compétences de prévention de la violence pendant la peine et dans le cadre de la surveillance dans la collectivité, ce qui soutient le changement de comportement
  • Environnements axés sur la guérison : Les pavillons de ressourcement pour femmes, par exemple Okimaw Ohci et les pavillons visés à l'Article 81 comme Buffalo Sage et Eagle Women's Lodge, offrent des espaces culturellement sûrs qui mettent l'accent sur la non-violence, les liens communautaires et l'orientation des Aînés, contribuant ainsi à dénormaliser la violence dans les routines quotidiennes

Programmation correctionnelle adaptée à la culture et guérison autochtone dans les établissements pour femmes – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) offre un volet distinct de programmes correctionnels pour délinquantes autochtones qui sont axés sur les femmes et tiennent compte des traumatismes. Les Programmes correctionnels pour délinquantes autochtones sont guidés par les Aînés et allient la guérison à un travail axé sur les compétences, tout en intégrant des enseignements et des cérémonies culturellement pertinents. Ils s'inscrivent dans le Continuum de soins pour Autochtones du SCC et sont liés aux possibilités de guérison offertes dans le cadre des Sentiers autochtones.

Le SCC collabore avec des partenaires autochtones afin d'élaborer des approches adaptées à la culture et fondées sur des données probantes pour améliorer l'évaluation et la classification des personnes autochtones purgeant une peine de ressort fédéral. Ces efforts visent à réduire les préjugés systémiques, à intégrer des facteurs dynamiques et des facteurs de protection, et à veiller à ce que les décisions reflètent les réalités autochtones. Le Conseil consultatif de recherche des Gens de la Terre, composé d'Aînés, de chercheurs et de dirigeants communautaires, oriente des pratiques de recherche culturellement respectueuses et veille à ce que les perspectives autochtones soient intégrées. Le SCC continue de fournir des connaissances fondées sur des données probantes au moyen de méthodes inclusives et culturellement sensibles afin d'éclairer les décisions opérationnelles.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le lancement du nouveau Programme pilote pour les femmes autochtones se poursuit, trois des six sites étant à l'étape de la mise en œuvre.

Réponse à l'appel à la justice 14.10

La programmation correctionnelle adaptée à la culture et la guérison autochtone dans les établissements pour femmes du SCC répondent à l'appel à la justice 14.10 en offrant des programmes correctionnels adaptés à la culture et des services de guérison autochtones dans les établissements pour femmes.

Répercussions principales
  • Contenu du curriculum : Les Programmes correctionnels pour délinquantes autochtones enseignent la gestion des émotions, la résolution de problèmes, la résolution de conflits et la communication, et mettent l'accent sur les relations saines et les modes de vie positifs, ce qui contribue directement à contrer les croyances et les comportements favorables à la violence dans le milieu correctionnel.
  • Prestation ancrée dans la culture : Tous les volets du programme comprennent la participation d'Aînés ainsi que des enseignements et cérémonies culturellement pertinents; le renforcement de l'identité et l'autonomisation sont des objectifs explicites, essentiels pour désapprendre la violence normalisée par les torts coloniaux.
  • Maintien et renforcement : Les interventions d'autogestion et les interventions modulaires, y compris les modules des unités à sécurité maximale pour les femmes autochtones, renforcent les compétences de prévention de la violence pendant la peine et durant la surveillance dans la collectivité, ce qui soutient un changement de comportement durable.
  • Environnements axés sur la guérison : Les pavillons de ressourcement pour femmes, par exemple Okimaw Ohci et les pavillons visés à l'Article 81 comme Buffalo Sage et Eagle Women's Lodge, offrent des espaces culturellement sécuritaires qui mettent l'accent sur la non-violence, les liens communautaires et l'accompagnement par les Aînés, ce qui contribue à dénormaliser la violence dans les routines quotidiennes.

14.11 : D'élargir la portée des programmes destinés aux femmes et à leurs enfants et de concrétiser les options de placement décrites aux articles 81 et 84 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition afin de veiller à ce que les mères ne soient pas séparées de leurs enfants

Initiatives

Programme mère-enfant – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme mère-enfant (PME) est une initiative spécialisée de Service correctionnel du Canada (SCC) conçue pour encourager des relations positives entre les mères purgeant une peine de ressort fédéral et leurs enfants en les maintenant ensemble, lorsque cela est approprié. Il offre une gamme d'options aux femmes incarcérées afin qu'elles puissent établir, maintenir ou renforcer le lien avec leurs enfants.

Objectifs principaux du programme :

  • offrir un environnement favorable et promouvoir la continuité de la relation mère-enfant
  • aider à la réadaptation et à la réinsertion sociale réussie des femmes incarcérées

Le programme comprend un volet sur place qui permet aux enfants de rester avec leur mère pendant son incarcération, à temps partiel (enfants de moins de sept ans) ou à temps plein (enfants de moins de cinq ans). D'autres services de maintien des liens sont également offerts à toutes les mères incarcérées, notamment les visites en personne et par vidéo, le counseling, l'éducation, le soutien juridique et la médiation, la liaison avec les organismes de services à l'enfance et à la famille, les programmes de lecture ainsi que les services prénataux et postnataux.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
  • Le plan d'action de la gestion découlant de l'audit du Programme mère-enfant (PME), achevé au printemps 2025, demeure en voie d'être terminé d'ici 2027. Le cadre du PME a été examiné et mis à jour afin d'intégrer les recommandations de l'audit et de l'harmoniser avec les besoins cernés.
  • Par ailleurs, le SCC a mené des consultations auprès de femmes autochtones incarcérées et anciennement incarcérées afin de recueillir leurs commentaires sur le PME. Un plan d'action, qui reflète des commentaires fondés sur l'expérience vécue et des recommandations pratiques, est en cours d'élaboration afin d'orienter les améliorations au programme, en mettant l'accent sur un meilleur soutien aux femmes autochtones.
  • Le SCC a renforcé le PME au moyen d'une définition élargie du terme « mère », de critères d'admissibilité révisés et d'une sensibilisation accrue auprès des femmes incarcérées, en mettant l'accent sur les femmes autochtones. Une ébauche de politique est attendue d'ici mars 2027.
  • Examiner les établissements résidentiels communautaires afin d'évaluer la capacité, les spécialisations et l'hébergement pour répondre aux besoins variés des femmes dans la communauté, y compris les mères.
Réponse à l'appel à la justice 14.11

Le PME répond à l'appel à la justice 14.11 en éliminant les obstacles qui empêchent les femmes autochtones de maintenir des liens familiaux pendant leur incarcération.

Répercussions principales
  • Facilitation des contacts avec les acteurs juridiques et les tribunaux de la famille : le PME désigne une coordonnatrice ou un coordonnateur du Programme mère-enfant qui « coordonne et/ou facilite les interactions de la mère » avec les avocats et le tribunal de la famille afin de veiller à ce que les responsabilités parentales et/ou juridiques soient respectées, améliorant ainsi l'accès pratique aux conseils juridiques et aux procédures depuis l'intérieur de l'établissement
  • Permissions de sortir pour responsabilités parentales ou juridiques : les directeurs d'établissement doivent veiller à ce qu'un processus permette de présenter une demande de permission de sortir avec escorte (PSAE) en vertu de la Directive du commissaire 710-3 pour des responsabilités parentales, ce qui peut comprendre la participation à des obligations liées au tribunal qui touchent l'enfant et permettre une participation en personne lorsque cela est approprié
  • Liaison structurée avec les organismes de protection de l'enfance : la coordonnatrice ou le coordonnateur du Programme mère-enfant assure un suivi auprès des organismes de protection de l'enfance pertinents, et l'admissibilité exige l'appui de ces organismes, créant ainsi un canal pour traiter les ordonnances judiciaires, les plans de visite et les questions de garde qui nécessitent souvent une aide juridique
  • Documentation et reconnaissance des ordonnances judiciaires : les critères d'admissibilité tiennent explicitement compte des ordonnances judiciaires existantes qui régissent les contacts mère-enfant, intégrant les contraintes et les droits juridiques à la gestion des cas et favorisant une consultation juridique précoce au besoin
  • Planification de la continuité lors de la mise en liberté et de la réintégration : les procédures du PME lient la planification de la mise en liberté aux soins continus de l'enfant, ce qui recoupe souvent les exigences du droit de la famille et favorise, là encore, la coordination avec les avocats et les tribunaux
Détails sur le financement

Chaque établissement pour femmes reçoit une allocation annuelle de 50 000 $ pour administrer le PME. De plus, chaque établissement reçoit 250 $ par femme incarcérée afin d'appuyer la prestation du PME. Les établissements sont responsables de la répartition de ces fonds et de l'organisation des services et des programmes en fonction des besoins des femmes dont ils ont la charge. En ce qui concerne les indicateurs de ressources, le salaire d'un équivalent temps plein de 0,5 — agente ou agent de programmes sociaux — est alloué au poste de coordonnatrice ou coordonnateur du Programme mère-enfant.

14.12 : D'offrir des programmes aux hommes et aux garçons dont l'objectif est de dénoncer la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQQIA autochtones et d'y mettre fin

Initiatives

Programmes pour les hommes et les garçons visant les comportements qui incluent la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ - Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Service correctionnel du Canada (SCC) offre des programmes et des services aux détenus dans les établissements et pendant la surveillance dans la collectivité afin de faciliter la réadaptation et une réinsertion sociale sécuritaire. Les principaux secteurs comprennent les programmes correctionnels, les programmes d'éducation et les programmes sociaux, ainsi que les services spécialisés pour les délinquants autochtones et la formation à l'emploi par l'entremise de CORCAN. Ces programmes visent à réduire la récidive au moyen du changement cognitivo-comportemental, du développement des compétences et de la réponse à des besoins particuliers, y compris les comportements criminels des délinquants. Le SCC offre ces programmes en établissement et dans la collectivité.

Les principaux secteurs de programme comprennent :

  • Programmes correctionnels : mettent l'accent sur le changement comportemental, les facteurs de risque criminogènes et l'amélioration de la prise de décisions
  • Programmes d'éducation : offrent l'éducation de base des adultes (de la 1re à la 12e année), l'alphabétisation et des compétences de développement personnel
  • Emploi et employabilité (CORCAN) : offre de la formation professionnelle et une expérience en cours d'emploi afin de préparer les délinquants au marché du travail, y compris des services d'emploi dans la collectivité
  • Programmes sociaux : comprennent le développement personnel, les activités de loisir et des soutiens spécialisés pour les femmes, comme le Programme d'intégration sociale des femmes (PISF)
  • Programmes autochtones : offrent des initiatives culturellement appropriées et dirigées par des Aînés, comme les « Sentiers autochtones », pour soutenir la guérison spirituelle et émotionnelle
  • Justice réparatrice : offre aux victimes et aux délinquants des occasions d'aborder les répercussions du crime au moyen d'un dialogue facilité
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Pour en apprendre davantage sur les programmes offerts pour soutenir les hommes et les garçons, ainsi que les autres délinquants, veuillez consulter : Programmes pour délinquants.

Réponse à l'appel à la justice 14.12

Le SCC répond en partie à l'appel à la justice 14.12 grâce à son vaste éventail de programmes et de services visant à confronter et à traiter les comportements criminels chez les hommes et les garçons qui commettent des actes de violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+.

14.13 : D'éliminer la pratique des fouilles à nu

Initiatives

Technologie de balayage corporel – Service correctionnel du Canada

Aperçu de l'initiative

L'introduction par le SCC d'une nouvelle technologie de balayage corporel représente un virage important vers des pratiques correctionnelles plus humaines et tenant compte des traumatismes. Les fouilles à nu sont depuis longtemps reconnues comme dégradantes et susceptibles de retraumatiser les personnes, particulièrement les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, qui sont surreprésentées dans les établissements correctionnels et plus susceptibles d'avoir vécu de la violence sexualisée. En remplaçant les fouilles à nu par des scanneurs corporels, le SCC fait directement avancer la recommandation de l'appel à la justice 14.13 visant à éliminer les fouilles à nu et, au moyen de mesures de protection procédurales, appuie en partie des soins tenant compte des traumatismes. Pour les survivantes, les familles et les communautés autochtones, la réduction des procédures de fouille invasives répond à des préjudices systémiques liés à la surincarcération et à l'atteinte à la dignité humaine en milieu correctionnel. Bien que la technologie améliore les conditions et la sécurité, son incidence est limitée par une mise en œuvre inégale dans les établissements.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

D'ici la fin de l'exercice 2025-2026, le SCC prévoit disposer de 11 scanneurs corporels opérationnels dans les établissements fédéraux, dont trois dans des établissements pour femmes.

Les scanneurs corporels ont été introduits afin de réduire le recours aux fouilles à nu de routine et de contribuer à réduire l'introduction et la circulation d'objets interdits. En offrant une solution moins intrusive qui maintient la sécurité de l'établissement, les scanneurs corporels aident à préserver la dignité des personnes incarcérées tout en soutenant les protocoles de fouille et de sécurité. Lorsqu'une fouille par balayage corporel est autorisée en vertu de l'article 48.1 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition ou de l'article 48 du Règlement sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, elle doit être effectuée au lieu d'une fouille à nu si un scanneur corporel réglementaire se trouve dans l'aire où la fouille à nu serait normalement effectuée. De plus, le scanneur corporel doit être en bon état de fonctionnement, du personnel formé doit être disponible pour effectuer la fouille, et il doit être possible de procéder à la fouille en toute sécurité.

Réponse à l'appel à la justice 14.13

Les nouvelles technologies de balayage corporel répondent à l'appel à la justice 14.13 en fournissant une solution technologique de remplacement qui réduit le besoin de recourir aux fouilles à nu, une pratique largement reconnue comme préjudiciable et retraumatisante. Service correctionnel du Canada (SCC) convient qu'il s'agit d'une mesure de protection partielle visant à remplacer les fouilles à nu de routine lorsque cela est applicable.

Répercussions principales
  • Réduction des pratiques de fouille retraumatisantes : remplace les fouilles à nu par un balayage moins invasif, ce qui réduit le risque de procédures dégradantes et déclenchantes pour les personnes ayant vécu de la violence sexualisée, en particulier les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui sont surreprésentées en milieu correctionnel.
  • Renforcement de la dignité, de la vie privée et de l'équité procédurale : oriente les pratiques de fouille vers des approches qui protègent mieux l'autonomie corporelle et la dignité humaine, soutenant ainsi un environnement davantage axé sur la prise en compte des traumatismes pour les personnes sous garde.
  • Amélioration de la sécurité institutionnelle tout en réduisant les risques d'escalade : fournit un outil pour détecter les objets interdits sans recourir à des fouilles physiques invasives, ce qui contribue au maintien de la sécurité tout en pouvant réduire les confrontations, la détresse et les incidents comportementaux connexes.
  • Soutien à des conditions plus culturellement sécuritaires pour les Autochtones sous garde : en réduisant au minimum les procédures invasives qui peuvent reproduire des modèles de coercition et de contrôle liés aux préjudices coloniaux et carcéraux, les scanneurs corporels peuvent contribuer à des conditions quotidiennes plus sécuritaires pour les personnes autochtones et à une confiance accrue envers les processus institutionnels.

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