2024-25 Rapport sur les appels à la justice 12.1 à 12.15 : Appels visant les travailleurs sociaux et les intervenants dans la protection de l'enfance
Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 12.1 à 12.15.
Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.
Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2025.
Sur cette page
- 12.1 : Reconnaître l'autodétermination des autochtones et leur compétence inhérente en matière de protection de l'enfance
- 12.2 : Transformer les systèmes de protection de l'enfance afin que les communautés autochtones aient le contrôle sur la conception et la prestation des services
- 12.3 : Élaborer et appliquer une définition de « l'intérêt supérieur de l'enfant » fondée sur les perspectives autochtones
- 12.4 : Interdire la prise en charge d'enfants fondée sur la pauvreté et les préjugés culturels
- 12.5 : Fournir un soutien financier et des ressources aux familles et aux communautés pour prendre soin des enfants de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées
- 12.6 : Veiller à ce que les services de protection de l'enfance accordent la priorité de garde à un membre de la famille ou à un proche membre de la communauté dans les cas où la prise en charge d'un enfant est inévitable
- 12.7 : Assurer la disponibilité et l'accessibilité de programmes culturels et linguistiques fondés sur les distinctions et culturellement sécuritaires pour les enfants autochtones pris en charge
- 12.8 : Mettre fin à la pratique consistant à cibler et à prendre en charge des nouveau-nés (alertes des hôpitaux ou avertissements de naissance)
- 12.10 : Adopter les normes du Tribunal canadien des droits de la personne 2017 TCDP 14 concernant la mise en œuvre du principe de Jordan à l'égard de tous les enfants des Premières Nations (inscrits et non inscrits), Métis et Inuit, et modifier les formules de financement pour la prestation de services en fonction des besoins, avec priorité accordée au soutien familial, à la réunification et à la prévention des préjudices, et respect du principe d'égalité réelle
- 12.11 : Établir des exigences plus rigoureuses en matière de sécurité, de prévention des préjudices et de services basés sur les besoins au sein des systèmes de prise en charge afin d'empêcher le recrutement d'enfants pris en charge dans l'industrie du sexe et de fournir des soins et des services appropriés aux enfants qui ont été exploités ou victimes de trafic pendant leur prise en charge
- 12.13 : Les gouvernements et les agences de protection de l'enfance devraient pleinement mettre en œuvre le plan Spirit Bear
- 12.14 : Établir des exigences plus rigoureuses en matière de sécurité, de prévention des préjudices et de services basés sur les besoins au sein des systèmes de prise en charge afin d'empêcher le recrutement d'enfants pris en charge dans l'industrie du sexe et de fournir des soins et des services appropriés aux enfants qui ont été exploités ou victimes de trafic pendant leur prise en charge
12.1 : Reconnaître l'autodétermination des autochtones et leur compétence inhérente en matière de protection de l'enfance
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.1
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.1 puisqu'elle confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale, notamment la compétence en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi établit un cadre législatif permettant aux communautés autochtones d'élaborer et de mettre en œuvre leurs propres lois sur les services à l'enfance et à la famille, leur transférant ainsi le contrôle assuré auparavant par les systèmes provinciaux. L'initiative favorise des solutions portées par les autochtones en imposant des normes nationales fondées sur la continuité culturelle, l'égalité réelle et l'intérêt supérieur de l'enfant. Dans ce cadre, la Loi appuie les autochtones qui peuvent exercer leur pleine autorité pour des décisions qui ont des répercussions sur leurs enfants et leurs familles. Cette initiative est conforme à l'esprit de l'appel à la justice 12.1, puisqu'elle permet aux communautés de définir leurs propres approches en matière de sécurité et de prise en charge.
Les familles, les enfants et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de services régis par la communauté, sûrs d'un point de vue culturel et fondés sur l'autodétermination. Ces systèmes réduisent la dépendance à l'égard des interventions externes de protection de l'enfance qui ont historiquement contribué au traumatisme et à la déconnexion, et ils favorisent plutôt la guérison grâce à l'utilisation de structures de soutien adaptées à la culture.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.1
Le programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 12.1 en favorisant l'autodétermination grâce au soutien apporté aux Premières Nations pour concevoir et offrir des services de prévention et d'autres formes de soutien (p. ex., les Services de représentation des Premières Nations) ancrés dans leurs valeurs et leurs traditions. Ces services de prévention visent à réduire le nombre d'enfants et de jeunes des Premières Nations pris en charge et à s'attaquer aux facteurs structurels qui mènent à la maltraitance. Les Services de représentation des Premières Nations font appel à des représentants qui œuvrent dans l'intérêt de la Première Nation, de ses enfants et de ses familles, tout en défendant les droits des enfants et en collaborant avec d'autres prestataires de services.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
12.2 : Transformer les systèmes de protection de l'enfance afin que les communautés autochtones aient le contrôle sur la conception et la prestation des services
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.2
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.2 en permettant aux communautés autochtones d'exercer leur compétence en matière de services à l'enfance et à la famille par l'entremise de leurs propres lois et accords de coordination. La Loi veille à ce que ces communautés puissent établir et mettre en œuvre des modèles de prestation de services ancrés dans les visions du monde, les valeurs et les coutumes autochtones. En imposant des normes et des principes nationaux, elle garantit la cohérence en matière de soins sécuritaires sur le plan culturel tout en permettant une certaine souplesse pour les adapter à l'échelle locale. SAC appuie ce processus en finançant le développement des capacités et en facilitant les discussions sur les accords de coordination avec les provinces et les territoires. La Loi est structurée de manière à soutenir une réforme systémique à long terme en faveur d'une gouvernance autochtone.
Pour les familles et les enfants touchées par la crise des FFADA2E+, l'initiative crée les conditions nécessaires à la mise en place de services adaptés à la culture et contrôlés par les communautés, qui sont mieux outillées pour reconnaître les effets des traumatismes et y répondre. De plus, elle permet d'éviter les interventions néfastes des systèmes actuels, en rétablissant des modèles de soins et de protection ancrés dans la culture.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.2
Le programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 12.2 en s'attaquant activement aux conclusions du Tribunal canadien des droits de la personne concernant la discrimination systémique. Le programme a fait l'objet de réformes importantes, notamment l'application de nouvelles approches de financement visant à garantir que les services sont axés sur les besoins, culturellement adaptés et non discriminatoires.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
12.3 : Élaborer et appliquer une définition de « l'intérêt supérieur de l'enfant » fondée sur les perspectives autochtones
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.3
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.3 en intégrant le principe de l'intérêt supérieur de l'enfant dans une loi, en portant une attention particulière à l'identité culturelle, aux relations familiales et aux liens avec la communauté. La Loi exige des prestataires de services qu'ils prennent des décisions conformes à ces principes et donne la priorité au bien-être culturel, émotionnel et physique de l'enfant. Elle établit une obligation juridique de prendre en compte le contexte familial et culturel plus large de l'enfant dans la planification de tous les services. Ces normes sont contraignantes pour tous les gouvernements et tous les prestataires de services qui interagissent avec les enfants autochtones.
Pour les familles, les enfants et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+, cette approche permet de réduire le risque de prises en charge inappropriées sur le plan culturel. Elle favorise la prise de décisions respectant la famille, la langue et la culture des enfants autochtones, ce qui renforce la sécurité par l'appartenance et la continuité.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.3
Le programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 12.3 puisqu'il exige que les fournisseurs de services offrent des services à l'enfance et à la famille conformes aux principes et aux normes minimales énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Ces principes comprennent l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle, qui ensemble garantissent que les services ne sont pas seulement protecteurs, mais qu'ils sont le reflet des identités et des visions du monde des Premières Nations. En intégrant ces principes dans les exigences de financement et les mécanismes de reddition de comptes, le programme contribue à protéger les enfants de Premières Nations contre des interventions discriminatoires ou qui nuisent à leur identité culturelle. Les familles et les enfants bénéficient de services qui privilégient le bien-être holistique et l'appartenance culturelle, tandis que les communautés prennent confiance dans des systèmes qui honorent leurs traditions, renforcent les liens familiaux et respectent la dignité des pratiques de soins des Premières Nations.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
12.4 : Interdire la prise en charge d'enfants fondée sur la pauvreté et les préjugés culturels
Initiatives
Fonds des infrastructures alimentaires locales - Agriculture et Agroalimentaire Canada
Aperçu de l'initiative
Encadré par Agriculture et Agroalimentaire Canada, le Fonds des infrastructures alimentaires locales (FIAL) est une initiative fédérale conçue pour réduire l'insécurité alimentaire dans les communautés en favorisant la disponibilité et l'accès à des aliments nutritifs et adaptés à la culture locale. Le FIAL donne aux communautés autochtones les moyens d'agir en finançant des systèmes alimentaires locaux qui respectent leurs valeurs culturelles, améliorent le bien-être communautaire et renforcent la souveraineté alimentaire locale. Lancé en 2019, le fonds était initialement une initiative de 70 millions de dollars sur cinq ans. Le budget 2024 a annoncé son renouvellement, mobilisant 42,7 millions de dollars supplémentaires pour soutenir des projets axés sur la production. Il lève les obstacles systémiques à la sécurité alimentaire et aide les populations autochtones à s'approprier les infrastructures de production alimentaire.
- Les projets à grande échelle doivent inclure une composante de production alimentaire et comprendre au moins deux partenariats pour favoriser la collaboration. Les projets retenus reçoivent un financement non remboursable allant de 150 000 à 500 000 dollars pour aborder de manière globale la question de la sécurité alimentaire dans les communautés. La période de candidature s'étendait du 13 janvier 2025 au 28 février 2025; un total de 19,2 millions de dollars a été alloué sur deux ans à compter de 2025-2026.
- Les projets à petite échelle doivent inclure une composante de production alimentaire, comme des jardins communautaires ou des initiatives agricoles à petite échelle. Ils se voient accorder des subventions allant de 25 000 à 100 000 dollars pour répondre aux priorités en matière de sécurité alimentaire locale par l'achat et l'installation d'au moins une pièce d'équipement. Un premier appel a eu lieu du 1er au 31 octobre 2024. La prochaine période de candidature est prévue pour l'automne 2025.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
Le FIAL répond à une partie de l'appel à la justice 12.4 : il investit dans le renforcement des capacités communautaires et dans la lutte contre les obstacles systémiques à la sécurité alimentaire. Il aide les communautés autochtones à renforcer leurs systèmes alimentaires locaux pour que les familles autochtones aient accès à la nourriture dont elles ont besoin pour s'épanouir.
Répercussions principales
- Renforcement de la sécurité alimentaire de la communauté : Augmente directement la disponibilité des aliments frais et nutritifs dans les collectivités autochtones, réduisant ainsi la dépendance à l'égard des sources alimentaires externes. Investit dans des serres, des jardins communautaires, des installations d'entreposage des aliments et d'autres infrastructures et équipements.
- Exemple : En 2024-2025, 76 680 $ ont été alloués à la Urban Society for Aboriginal Youth pour l'achat de plates-bandes surélevées, d'outils et de fournitures de jardinage, d'une tour de propagation, de semences et de terre, d'outils de jardinage, d'une cuisinière, d'un congélateur/réfrigérateur, d'un réfrigérateur, d'équipement de conservation des aliments et de conteneurs de stockage.
- Soutien à la souveraineté alimentaire autochtone : Encourage les communautés autochtones qui souhaitent redonner vie aux pratiques alimentaires traditionnelles. Appuie les projets communautaires qui préservent les systèmes alimentaires autochtones (chasse, pêche, agriculture traditionnelle) en accordant la priorité à une production alimentaire adaptée à la culture.
- Exemple : En 2022-2023, l'administration tribale des Stoney (Alberta) a reçu la somme de 180 552 dollars sur deux ans pour la rénovation d'un bâtiment destiné à accueillir une boucherie et l'achat d'appareils et de fournitures pour la boucherie, de congélateurs, de réfrigérateurs, de poulaillers, de systèmes d'irrigation, de systèmes de collecte de l'eau de pluie, de clôtures de jardin, de matériel de jardinage et de pêche, ainsi que de fournitures pour la création d'ateliers de cuisine traditionnelle.
- Stabilité familiale renforcée : Contribue à atténuer les pressions socioéconomiques liées à la pauvreté invoquées pour justifier la prise en charge des enfants. Investit dans des projets visant à améliorer les infrastructures de production alimentaire des collectivités afin de faciliter l'accès des familles autochtones à des aliments nutritifs et de leur offrir un environnement plus stable et plus favorable.
- Exemple : En 2024-2025, 98 126 $ ont été alloués à la Première Nation Day Star pour l'achat d'une cave à racines, d'étagères, d'arbres et d'arbustes, d'un système d'irrigation, d'un paillis, d'outils et de fournitures de jardin, de jardins en tour, d'un motoculteur, d'un semoir et d'une balance afin d'accroître l'accès aux aliments locaux pour cette communauté rurale.
- Renforcement de la résilience économique : Investit dans les économies alimentaires locales, des éléments essentiels au renforcement de la sécurité économique des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Apportent un soutien aux projets à grande échelle qui favorisent l'emploi, la formation et le développement des compétences dans les domaines de la production et de la distribution alimentaires locales.
- Exemple : En 2024-2025, 100 000 dollars ont été alloués au Qikiqtani Resource Institute pour développer la pêche de subsistance dans 13 communautés grâce à l'achat de lève-filets, de petites dragues, d'équipements de pêche, de filets maillants et de casiers. Grâce à une formation à l'utilisation de ces équipements, les communautés pourront récolter les espèces disponibles localement et les distribuer.
Détails sur le financement
À ce jour, sur l'enveloppe de financement totale de 112,7 millions de dollars, le LFIF a engagé 71 millions de dollars dans près de 1 200 projets, dont plus d'un tiers des bénéficiaires financés s'identifiaient comme autochtones.
Initiative : Les enfants inuits d'abord– Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Initiative : Les enfants inuits d'abord (IEIA) est axée sur les besoins et les intérêts supérieurs des enfants inuits. Elle tient compte des réalités distinctes des communautés afin d'assurer que les enfants inuits puissent accéder aux produits, services et soutiens en matière de santé, sociaux et éducatifs dont ils ont besoin, peu importe où ils résident au Canada. Tous les enfants inuits qui sont mineurs dans leur province ou territoire de résidence et qui sont admissibles à titre de bénéficiaires d'une organisation inuite signataire (OIS) sont visés, sont éligibles pour les supports Initiative : Les enfants inuits d'abord.
L'IEIA suit actuellement le même modèle de prestation que le Principe de Jordan, avec des variations régionales fondées sur les besoins des organisations inuites signataires. Le modèle actuel, administré par le gouvernement fédéral, a toujours été conçu comme une approche provisoire, avec l'intention de coélaborer à long terme un modèle propre aux Inuit avec les partenaires inuits, afin de mieux répondre aux besoins des enfants.
Services aux Autochtones Canada (SAC) travaille actuellement avec Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et les quatre organisations inuites signataires pour coélaborer cette approche, selon un modèle de responsabilité partagée.
- En janvier 2023, un comité directeur de coélaboration a été mis sur pied, avec des membres de l'ITK, des quatre OIS et du gouvernement du Canada. Ce comité se réunit régulièrement pour discuter, planifier et faire progresser l'élaboration d'une nouvelle approche à long terme dirigée par les Inuits.
- En juin 2023, l'ITK a retenu les services de KPMG pour diriger les consultations auprès des organisations inuites signataires.
- Ces consultations ont mené à la création d'un nouveau modèle de responsabilité partagée et à l'élaboration de principes directeurs, qui ont été approuvés par le conseil d'administration de l'ITK le 27 septembre 2023.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024–2025
Au printemps 2024, le gouvernement du Canada a approuvé le modèle de responsabilité partagée et six des sept principes directeurs proposés par les partenaires inuits. SAC a ensuite reçu pour mandat de coélaborer, avec les partenaires inuits, un cadre national établissant des paramètres communs qui orienteront la mise en œuvre de l'IEIA à l'échelle nationale, ainsi que des approches régionales provisoires. Une approbation de ces approches est prévue pour mars 2025. Des consultations ont été menées avec les partenaires inuits à l'automne 2024 et à l'hiver 2025 pour coélaborer le cadre national et les approches régionales intérimaires.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 12.4 en fournissant des soutiens et services en matière de santé, sociaux et éducatifs aux enfants inuits.
Détails sur le financement
Un total de 387,5 millions de dollars a été alloué à ce jour.
- Le Budget 2024 a alloué 167,5 millions de dollars sur deux ans (2023–2024 à 2024–2025).
- Le Budget 2019 a alloué 220 millions de dollars sur cinq ans (2019–2020 à 2023–2024).
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.4 en interdisant explicitement la prise en charge d'enfants pour des raisons fondées uniquement sur les conditions socioéconomiques. La Loi fixe une norme nationale selon laquelle la pauvreté, un logement inadéquat ou l'état de santé d'un parent ou soignant ne peuvent constituer des motifs pour retirer un enfant de sa famille. Elle met plutôt l'accent sur l'unité familiale et soutient les services de prévention visant à renforcer les familles. La Loi exige que les interventions de protection de l'enfance respectent le principe de l'égalité réelle et tiennent compte des obstacles systémiques auxquels les familles autochtones peuvent être confrontées.
Pour les familles et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+, cette disposition s'attaque à l'un des moteurs historiques de la prise en charge et de l'institutionnalisation des enfants. Elle les protège contre les séparations inutiles qui exposent souvent les enfants à des risques supplémentaires, y compris à de la violence et de l'exploitation.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations ;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance ;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
Le programme des SEFPN répond partiellement à l'appel à la justice 12.4 puisqu'il exige que tous les services financés par le programme respectent les principes et les normes minimales énoncées dans la Loi sur les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, y compris les principes de l'intérêt supérieur de l'enfant, de la continuité culturelle et de l'égalité réelle.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
Programme national d'alimentation scolaire pour les Premières Nations dans les réserves - Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme national d'alimentation scolaire est une initiative financée par le gouvernement fédéral qui vise à garantir l'accès à des aliments nutritifs et culturellement adaptés aux élèves de tout le Canada, y compris aux élèves des Premières Nations vivant dans les réserves. Le budget de 2024 a alloué un milliard de dollars sur cinq ans à la mise en œuvre du programme, dont un investissement spécifique de 227,8 millions de dollars sur cinq ans consacré à l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations vivant dans les réserves. Ce financement offre aux Premières Nations la souplesse nécessaire pour que le Programme national d'alimentation scolaire soit mis en œuvre en fonction de leurs priorités éducatives particulières et en harmonie avec les réalités locales des systèmes alimentaires de leurs communautés.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
À compter de 2024-2025, les Premières Nations ont la possibilité d'allouer ce financement en fonction de leurs priorités uniques en matière d'éducation et en fonction des réalités locales des systèmes alimentaires et des besoins spécifiques de la communauté.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
Le Programme national d'alimentation scolaire répond à une partie de l'appel à la justice 12.4 en s'attaquant à l'un des principaux facteurs systémiques contribuant à l'appréhension des enfants : l'insécurité alimentaire. Ce programme comprend un investissement de 227,8 millions de dollars dédié au Programme national d'alimentation scolaire pour les élèves des Premières Nations du primaire et du secondaire vivant dans les réserves et contribue à garantir que les enfants des Premières Nations aient accès à une alimentation adéquate, nutritive et culturellement adaptée dans leur milieu d'apprentissage. Ce soutien peut contribuer à réduire le risque que des familles soient signalées ou que leurs enfants soient appréhendés en raison de problèmes liés à la pauvreté, comme la faim ou une alimentation inadéquate. Le programme contribue à créer les conditions propices à la réussite et à la cohésion des familles autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones pourraient bénéficier de la façon dont ce programme garantit aux enfants des repas sains à l'école et contribue à maintenir l'unité des familles, réduisant ainsi les risques liés à la pauvreté qui contribuent à l'appréhension des enfants.
Résultats potentiels
- Les services et ressources éducatifs reflètent mieux les besoins, la culture et la langue des élèves.
- Les élèves des Premières Nations vivant dans les réserves participent et progressent dans leurs études primaires et secondaires.
Détails sur le financement
Dans le cadre du budget de 2024, le gouvernement du Canada s'est engagé à investir un milliard de dollars sur cinq ans pour établir un Programme national d'alimentation scolaire, comprenant des investissements dédiés aux communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi qu'aux partenaires autonomes et signataires de traités modernes. Dans le cadre de cet engagement, 227,8 millions de dollars sur cinq ans ont été alloués au Programme d'éducation primaire et secondaire des Premières Nations.
Recherche-action sur l'itinérance chronique – Logement, Infrastructures et Collectivités Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative de recherche-action sur l'itinérance chronique (RAIC), financée par Logement, Infrastructure et Collectivités Canada, est un effort stratégique et communautaire visant à prévenir et à réduire l'itinérance chronique, y compris l'itinérance chez les autochtones. Reconnaissant que les autochtones sont en situation d'itinérance à des taux disproportionnellement élevés en raison d'une marginalisation historique et systémique, RAIC privilégie la collaboration, l'harmonisation des systèmes, l'amélioration des données et des soutiens autochtones culturellement adaptés.
RAIC est actuellement active dans trois collectivités au Canada : Brandon (Manitoba), Sudbury (Ontario) et Fredericton (Nouveau-Brunswick). Les projets de recherche financés ont pris fin le 31 mars 2025 dans les cinq collectivités suivantes : Whitehorse (Yukon), Medicine Hat (Alberta), Edmonton (Alberta), Hamilton (Ontario) et London (Ontario).
Réponse à l'appel à la justice 12.4
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.4 en aidant à s'attaquer aux lacunes systémiques qui contribuent à l'itinérance des jeunes autochtones, en particulier ceux qui sortent du système de protection de l'enfance. L'initiative de RAIC comprend un projet à Sudbury qui vise à améliorer la coordination entre le système de protection de l'enfance et les services de logement. Ce projet améliore les services culturellement adaptés aux jeunes autochtones, renforce les liens entre les organismes et favorise la stabilité à long terme en matière de logement. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme en ayant un meilleur accès aux services de soutien qui réduisent le risque d'itinérance pour les jeunes autochtones qui sortent du système de protection de l'enfance.
Répercussions principales
- Solutions de logement pour les jeunes : Améliore les mesures ciblées de soutien au logement pour les jeunes autochtones qui passent de la protection de l'enfance à une vie indépendante. Réduit les facteurs de risque contribuant à l'itinérance chez les jeunes.
- Exemple : En 2024-2025, 627 000 $ ont été alloués à la Ville de Sudbury, à la Fédération des centres d'amitié autochtones de l'Ontario et au Centre d'amitié autochtone N'Swakamok afin d'explorer des moyens d'améliorer l'harmonisation des systèmes avec le système de protection de l'enfance et les résultats pour les jeunes autochtones. Le projet vise à créer le Réseau des services d'autonomisation des adultes émergents avec des organismes clés qui interagissent avec les jeunes qui quittent le système de protection de l'enfance et à piloter la base de données « Growing Response Analytics on Child-Welfare Exists » du Système d'information sur les personnes et les familles sans abri. Cette base de données partagée de profils axés sur les forces des jeunes (âgés de 18 à 29 ans) en transition facilite la coordination entre les organismes.
- Coordination systémique : Renforce les liens entre la protection de l'enfance, les services de logement et les services sociaux.
- Exemple : En 2024-2025, 725 000 $ ont été alloués au Saint John Human Development Council et à Turning Leaf pour étudier l'harmonisation avec le système correctionnel afin de prévenir les renvois vers l'itinérance en améliorant les pratiques de gestion des cas pour les personnes en milieu correctionnel, en consacrant davantage de ressources aux programmes autochtones et en pilotant un rôle de navigateur de systèmes pour mieux soutenir les clients.
- Services de soutien adaptés à la culture : Veille à ce que les jeunes autochtones bénéficient de services qui respectent leur identité et leur vécu.
Détails sur le financement
Le budget 2022 a alloué 11 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2023-2024.
Stratégie nationale sur le logement – Société canadienne d'hypothèques et de logement
Aperçu de l'initiative
La Stratégie nationale sur le logement (SNL) est une initiative à long terme lancée en 2017, et bénéficiant d'un investissement de plus de 115 milliards de dollars, qui a pour objectif de veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à des logements sûrs, abordables et durables. Étant donné la crise du logement qui sévit dans les communautés autochtones et du Nord, la SNL privilégie les projets qui répondent directement aux besoins particuliers des peuples autochtones, des familles et des populations nordiques dans le cadre de divers programmes de financement, dont le Fonds pour le logement abordable, l'Initiative pour la création rapide de logements et Vers un chez-soi : la stratégie canadienne de lutte contre l'itinérance.
Une des composantes essentielles de la SNL est son approche fondée sur les distinctions, laquelle garantit que les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis disposent de solutions de logement adaptées à leur culture, à leur situation géographique et à leurs réalités sociales. En appuyant les initiatives de logement autodéterminées et dirigées par les autochtones, la Stratégie vise à réduire les crises du logement chroniques, la surpopulation, les logements insalubres et le manque de services essentiels, autant d'obstacles qui ont de tout temps contribué à la marginalisation des populations autochtones. La SNL finance de nouvelles constructions, des travaux de réparation et l'aménagement d'infrastructures, tout en contribuant aux mesures d'aide à l'accession à la propriété, aux subventions locatives et aux solutions en matière d'efficacité énergétique des logements.
La SNL adopte une approche sexospécifique et intersectionnelle qui tient compte des obstacles accrus auxquels les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones font face en raison d'inégalités systémiques. Les femmes et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones sont touchées de manière disproportionnée par l'itinérance, la précarité en matière de logement et la violence fondée sur le sexe. Par conséquent, la SNL finance des refuges, des logements de transition et des logements supervisés à long terme pour les personnes ayant survécu à des situations de violence familiale, à la traite d'êtres humains et à des mauvais traitements. Des programmes tels que la Stratégie globale de prévention de la violence et l'Initiative de maisons d'hébergement et de logement de transition pour les autochtones apportent un financement stable et à long terme pour des solutions de logement dirigées par les autochtones, garantissant ainsi des environnements sûrs sur le plan culturel pour les personnes fuyant la violence.
La SNL a également comme objectif de réduire les prises en charge d'enfants autochtones liées à la pauvreté et au logement inadéquat. En élargissant l'accès à des logements abordables, à l'aide au loyer et aux options en matière de logement d'urgence, la Stratégie cherche à éviter de séparer les familles autochtones et à éviter que les enfants ne soient placés dans des familles d'accueil du fait de conditions de vie dangereuses ou instables.
Jusqu'à maintenant, en date de l'exercice financier 2024-2025, la Stratégie nationale sur le logement a consacré les sommes suivantes au logement autochtone et nordique :
- 336,78 millions de dollars a été engagés dans le cadre de l'Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les autochtones en vue de la construction de 37 refuges et de 34 nouveaux logements de transition pour les femmes, les enfants et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones qui fuient la violence fondée sur le sexe;
- 138,1 millions de dollars dans le cadre du Fonds pour le logement abordable (précédemment appelé le Fonds national de co-investissement pour le logement);
- 25 millions de dollars pour réparer 560 unités dans le parc de logements communautaires autochtones urbain existant;
- 13,1 millions de dollars pour deux refuges d'urgence dans les territoires;
- 100 millions de dollars pour soutenir la construction et la réparation de logements dans les Territoires du Nord-Ouest et au Yukon;
- 896 millions de dollars dans le cadre de Vers un chez-soi : la stratégie canadienne de lutte contre l'itinérance;
- 686,05 millions de dollars dans le cadre du volet Itinérance chez les autochtones pour maintenir l'approche communautaire et continuer à répondre aux priorités locales;
- 210,4 millions de dollars qui seront investis dans des priorités déterminées en collaboration avec les partenaires autochtones, 10 millions de dollars de ce financement ont été alloués aux communautés des territoires.
- La réponse pertinente aux besoins en logement des Canadiens vulnérables est une priorité de la SNL. Les personnes 2ELGBTQI+ sont connues comme étant un groupe prioritaire. À compter du 31 décembre 2024, 148 nouvelles unités ont été engagées et 7 unités de réparation ont été engagées dans le cadre de l'Initiative de logement rapide et du Fonds pour le logement abordable pour les personnes 2ELGBTQI+.
La SNL fournit également du financement exclusivement pour le logement autochtone et nordique dans le cadre d'ententes bilatéraux de la SNL avec les provinces et les territoires :
- 200 millions de dollars sont alloués dans le cadre de l'Initiative fédérale de logement communautaire, exécutée par les provinces et les territoires au titre des accords bilatéraux de la SNL, pour soutenir 7 000 unités dans le parc de logements communautaires autochtones urbain existant afin qu'ils continuent d'être mis à la disposition des ménages à faible revenu;
- 300 millions de dollars sont alloués par le biais d'un financement destiné aux territoires, dans le cadre de l'investissement conjoint fédéral-territorial de 606,6 millions de dollars exécuté par les territoires au titre des accords bilatéraux de la SNL.
Dans l'ensemble, la Stratégie nationale sur le logement joue un rôle essentiel dans la lutte contre la précarité en matière de logement chez les autochtones, en veillant à ce que les politiques et les programmes de logement respectent les droits et l'autodétermination des autochtones et proposent des solutions adaptées à leur culture. En intégrant des stratégies à long terme dirigées par les communautés, la SNL cherche à corriger les injustices historiques et systémiques, tout en contribuant à l'aménagement de logements sûrs, stables et résilients pour les peuples autochtones du Canada.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
La SNL répond à une partie de l'appel à la justice 12.4 en s'attaquant à la précarité en matière de logement liée à la pauvreté, qui est l'une des principales causes de la prise en charge des enfants autochtones. Par des investissements dans des logements stables, abordables et adaptés à la culture, la Stratégie aide à ne pas avoir à séparer les membres des familles autochtones. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de solutions de logement qui réduisent les prises en charge et favorisent la réunification des familles.
Répercussions principales
- Solutions de logement autogérées et dirigées par la communauté : Politiques autodéterminées par les Premières Nations, les Inuit et les Métis, y compris des initiatives en matière de logement dirigées par les autochtones et la gouvernance des refuges et des logements de transition par les Métis.
- Élargissement de l'accès à un logement sûr : Financement de nouvelles constructions de maisons, d'immeubles à logements multiples et de projets de logement menés par la communauté, ainsi que de travaux de mise à niveau et de réparation destinés à garantir que le parc de logements existant répond aux normes de sécurité, de durabilité et d'accessibilité.
- Accroissement des refuges et des logements de transition : Engagement de 336,78 millions de dollars dans le cadre de l'initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les autochtones en vue de la construction de 37 nouveaux refuges et 34 nouvelles maisons de transition pour les femmes, les familles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
- Priorité accordée aux populations vulnérables : Logements sûrs et stables pour les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes qui risquent de se trouver en situation d'itinérance ou d'être victime de violence familiale ou de traite des personnes.
- Logement à long terme et sécurité économique : Investissements dans des logements de transition et de deuxième étape, l'aide à la location et les logements abordables pour les familles autochtones à faible revenu.
- Prévention de la séparation des familles et des interventions des services de protection de l'enfance : Programmes de logement qui apportent une stabilité aux familles autochtones, réduisant ainsi le risque de prise en charge des enfants en raison de la pauvreté, de la surpopulation ou de conditions de vie dangereuses.
- Solutions de logement inclusives pour les personnes 2ELGBTQI+ : Refuges tenant compte des réalités culturelles, logements abordables et défense des intérêts des personnes 2ELGBTQI+ faisant face à la précarité en matière de logement.
Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et Subvention pour les programmes alimentaires des communautés – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Nutrition Nord Canada contribue à la sécurité et à la souveraineté alimentaires des communautés isolées admissibles du Nord en renforçant les systèmes alimentaires locaux (marché, pays et production alimentaire locale). Les communautés admissibles sont situées en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec, à Terre-Neuve-et-Labrador, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.
La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et la Subvention pour les programmes alimentaires des communautés contribuent à la sécurité et à la souveraineté alimentaires dans les communautés isolées du Nord en renforçant les systèmes alimentaires locaux, notamment en promouvant les marchés et produits locaux et les aliments produits localement. Élaborées en collaboration avec des partenaires autochtones et du Nord, ces initiatives répondent aux priorités alimentaires des habitants du Nord et visent à améliorer les conditions de la souveraineté alimentaire grâce à un soutien financier direct aux activités traditionnelles de chasse, de cueillette et de partage des aliments.
Ces investissements favorisent l'accès à des aliments nutritifs et adaptés à la culture en renforçant la capacité des communautés autochtones à maintenir et à retrouver leurs pratiques alimentaires traditionnelles. La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs vise à améliorer l'accès aux aliments traditionnels en finançant la chasse, la cueillette et le partage des aliments, et en œuvrant pour le respect des droits des peuples autochtones inhérents à la chasse et à la cueillette. La Subvention pour les programmes alimentaires des communautés, élaborée conjointement avec des partenaires, vient s'ajouter à ces efforts en soutenant les activités de partage de la nourriture et d'autres initiatives, comme les programmes alimentaires dans les écoles, les programmes de distribution de repas aux aînés et les commandes groupées d'aliments. Les fonds servent à répondre à divers besoins communautaires, allant de l'achat de fournitures à la création ou à l'entretien d'infrastructures. Les investissements servent à aider les communautés à : accéder à de l'équipement de chasse et de cueillette, des moyens de transport et des installations de stockage; entretenir les sites et infrastructures de chasse et de cueillette; construire des installations liées à l'alimentation, comme des foires et des carrefours alimentaires et des cuisines communautaires; soutenir les structures décisionnelles traditionnelles et les activités culturelles; et mettre en place des formations, des mesures de sécurité et des programmes éducatifs liés à la chasse, à la cueillette et à la sécurité alimentaire.
Le programme est conçu pour garantir que les décisions soient prises par les structures de gouvernance autochtones, notamment par un conseil des femmes composé de personnes possédant une expertise approfondie sur les questions liées au Nord et aux pratiques traditionnelles de chasse et de cueillette. Le Conseil joue un rôle central dans l'évaluation des propositions et la détermination de l'affectation des fonds, afin de garantir que le programme reste conforme aux priorités définies par la communauté et aux systèmes de connaissances autochtones.
Ce programme fait partie d'une initiative horizontale impliquant Services aux Autochtones Canada et l'Agence de la santé publique du Canada. Il vient compléter la subvention de Nutrition Nord Canada en offrant un financement pour des initiatives d'éducation nutritionnelle culturellement appropriées, menées en magasin ou au sein des communautés. Ces initiatives visent à améliorer les connaissances en matière d'alimentation saine et à développer les compétences liées au choix et à la préparation des aliments, qu'ils soient achetés en magasin ou issus des traditions (nourriture du territoire).
Le Budget de 2021 a permis d'élargir la subvention de soutien aux récoltants de Nutrition Nord Canada et d'introduire une nouvelle composante – le Fonds pour les programmes alimentaires communautaires – faisant passer le financement annuel total de 8 millions à 40 millions de dollars.
Le Fonds pour les programmes alimentaires communautaires appuie des activités de partage alimentaire dans les communautés admissibles, notamment l'achat en gros, les programmes alimentaires pour les aînés, les programmes alimentaires scolaires, et bien plus encore.
En 2022-2023, Nutrition Nord Canada a signé des accords de subvention de deux ans (2022 à 2024) totalisant 113 millions de dollars avec 24 gouvernements et organisations autochtones, soutenant ainsi la prestation des deux programmes dans 112 communautés isolées. À l'hiver 2025, Nutrition Nord Canada a conclu de nouveaux accords de subvention de trois ans avec 24 gouvernements et organisations autochtones pour le cycle de financement 2024-2027, totalisant 118,4 millions de dollars.
Mises à jour pour l'exercice 2024-2025
La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et la Subvention pour les programmes alimentaires des communautés contribuent toutes deux à renforcer la gouvernance et les capacités organisationnelles des communautés autochtones, à réduire leur dépendance à l'égard des aliments vendus dans les magasins et à améliorer la sécurité alimentaire au sein des communautés locales. Ces deux subventions jouent un rôle essentiel en revitalisant les pratiques alimentaires traditionnelles, en favorisant les approches déterminées par les communautés elles-mêmes en matière de souveraineté alimentaire et en améliorant la continuité culturelle autochtone.
Les deux subventions financent un large éventail d'initiatives de chasse et de cueillette et ont permis de soutenir plus de 15 000 chasseurs-cueilleurs traditionnels, grâce à plus de 700 nouvelles initiatives de partage de nourriture et 400 activités communautaires de chasse et de cueillette organisées dans plus de 112 communautés isolées en partenariat avec 24 gouvernements et organisations autochtones. De nouveaux partenariats donnent naissance à des réseaux d'approvisionnement innovants, améliorent l'accès aux aliments locaux et favorisent la création d'offres alimentaires à bas prix qui complètent et suscitent le renouveau des pratiques traditionnelles. Une liste complète des bénéficiaires des subventions est également disponible au public.
Les répercussions particulières et les détails de chaque initiative ne sont connus que des bénéficiaires des subventions. Aussi, étant donné que les projets sont mis en œuvre de façon autonome et à l'initiative des communautés, il n'est pas possible de donner des exemples précis dans le présent rapport. Cette approche est conforme au principe d'autodétermination, garantissant que les structures de gouvernance autochtones ont pleine autorité sur les processus décisionnels.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et la Subvention pour les programmes alimentaires des communautés répondent en partie à l'appel à l'action 12.4 en améliorant la sécurité alimentaire dans les communautés autochtones et en favorisant la cueillette d'aliments et la chasse traditionnelles, les réseaux de partage de nourriture et les initiatives menées par les communautés. Ces programmes contribuent à réduire le nombre d'enfants pris en charge par les services sociaux en raison de la pauvreté, en améliorant la sécurité alimentaire, la souveraineté alimentaire et l'autonomie économique des familles autochtones vivant dans les communautés nordiques et éloignées. En renforçant les systèmes alimentaires locaux, ces initiatives aident les communautés à rester autonomes, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis des sources alimentaires extérieures et diminuant le risque que la pénurie alimentaire serve à justifier le placement des enfants.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'une sécurité alimentaire renforcée, de pratiques alimentaires culturelles améliorées et d'une dépendance réduite à l'égard des aliments coûteux vendus sur le marché. Des programmes tels que les programmes de repas pour les aînés, les commandes alimentaires groupées et les cuisines communautaires offrent un soutien global qui aide à maintenir les réseaux familiaux et communautaires, favorisant ainsi les mesures préventives plutôt que les mesures punitives de placement des enfants.
Répercussions principales
- Accès durable à l'alimentation : Soutient les activités de chasse et de production et de cueillette d'aliments menées par les communautés. Renforce les systèmes alimentaires locaux, notamment l'alimentation traditionnelle (chasse, piégeage et pêche). Réduit la dépendance vis-à-vis des sources alimentaires externes et le coût des denrées alimentaires dans les communautés isolées.
- Souveraineté alimentaire des communautés : Garantit que les décisions relatives à la sécurité alimentaire et à l'allocation des ressources sont prises par les communautés et sont adaptées à leur culture, car les organisations autochtones gèrent et déterminent la manière dont les fonds sont utilisés pour répondre à leurs priorités et à leurs besoins spécifiques en matière de sécurité alimentaire.
Détails sur le financement
Le Budget 2024 a alloué 96,7 millions de dollars à la Subvention de soutien aux récoltants et au Fonds pour les programmes alimentaires communautaires (SSRé/FPACom) pour le cycle de financement 2024–2027. À cela s'ajoute un budget annuel permanent de 8 millions de dollars, soit un total de 24 millions de dollars d'ici 2027. Ensemble, cela porte l'investissement total dans les programmes SSRé/FPACom sur trois ans à 120,7 millions de dollars (118,4 millions ont déjà été alloués, le reste étant en cours de traitement).
Le programme Nutrition Nord Canada (NNC) n'a eu accès au financement du Budget 2021 qu'à partir de 2022, ce qui a nécessité de condenser deux années de financement en 72,5 millions de dollars pour 2022–2023 et 40,2 millions pour 2023–2024 (incluant les 8 millions annuels permanents).
En tout, de 2019 à 2027, un total de 255,1 millions de dollars a été investi dans les programmes SSRé/FPACom. Ce montant comprend 64 millions de dollars de financement permanent (basé sur 8 millions par an de 2019 à 2027), ainsi que 191,1 millions de dollars en investissements supplémentaires sur cette période de huit ans.
Système canadien de renseignements relatifs à la protection de l'enfance – Agence de la santé publique du Canada
Aperçu de l'initiative
Le Système canadien de renseignements relatifs à la protection de l'enfance (SCRPE) est une base de données gérée par l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) qui comprend des données démographiques des provinces, des territoires et de Services aux Autochtones Canada (SAC). Le SCRPE assure le suivi de données relatives à la protection de l'enfance au niveau de la population, afin d'évaluer les tendances dans le temps et d'appuyer une approche de santé publique axée sur le bien-être de l'enfant et de la famille.
Le SCRPE a été conçu en collaboration avec les Premières Nations, les Inuit, les Métis et des partenaires non autochtones et s'harmonise aux efforts plus vastes visant à améliorer les données, les politiques axées sur la prévention et la responsabilisation en matière de protection de l'enfance au Canada.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En février 2024, l'ASPC a publié le premier rapport national du SCRPE sur les taux d'enfants vivant hors de leur foyer au Canada, par province ou territoire, année, sexe/genre, âge et type de placement. Le rapport comprend des données provenant des provinces, des territoires et des données de SAC accessibles au public. Les données du CSI ont été incluses pour estimer un taux national maximum, qui couvrait des organismes de protection de l'enfance des Premières Nations. Cependant, les estimations fondées sur les distinctions n'ont pas été prises en compte, car les partenariats n'ont pas été obtenues de la part des partenaires autochtones ou provinciaux et territoriaux.
Malgré tout, le rapport représente une base pour l'établissement des futurs rapports fondés sur les distinctions. L'année dernière (2024-2025), l'initiative a permis d'améliorer la qualité des données et la couverture nationale y compris des ventilations nouvelles et/ou plus granulaires par l'année, le sexe/genre, l'âge, le type de placement et le statut juridique. L'ASPC continuera à publier des résumés en langage clair afin de faciliter l'accès et la compréhension des résultats par le public.
Ces améliorations permettent d'assurer un suivi plus précis, à l'échelle de la population, du recours aux services de protection de l'enfance, et facilitent la compréhension de l'ampleur et de la nature des placements hors du foyer au Canada.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
Cette initiative permet de répondre en partie à l'appel à la justice 12.4, car elle prévoit la collaboration avec des partenaires pour la collecte et la communication de données administratives nationales sur les enfants placés hors de leur foyer. Le rapport du SCRPE fournit une base de données essentielles pour la surveillance des taux d'enfants placés hors de leur foyer (arrestations) à l'échelle nationale et pour l'établissement des futurs rapports fondés sur les distinctions. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce travail grâce à l'amélioration des informations sur les enfants et les familles concernés par la protection de l'enfance, y compris les facteurs d'inégalités sociales et sanitaires.. Ce travail jette les bases nécessaires au processus de responsabilisation et à la prise de mesures fondées sur des données pour soutenir les enfants, les jeunes et les familles.
Répercussions principales
- Collecte de données désagrégées : Au fil du temps, le SCRPE vise à améliore le paysage des données nationales en tenant compte des expériences, des priorités et des besoins particuliers des Premières Nations, des Inuit et des Métis, et des autochtones en milieu urbain au pays. Ces travaux essentiels soutiennent les futures analyses fondées sur les distinctions et axées sur l'identité, le lieu de résidence et les réalités intersectionnelles.
- Base pour les rapports fondés sur les distinctions : Les rapports du SCRPE créent une base de référence pour les futures activités de suivi des résultats en matière de protection de l'enfance, notamment parce qu'il contient des données désagrégées en fonction de l'identité autochtone (Premières Nations, Inuit et Métis).
- Soutien à l'égard des politiques fondées sur des données probantes : Le SCRPE permet d'effectuer des analyses détaillées des données nationales sur la protection de l'enfance, analyses qui pourront servir à éclairer l'élaboration de programmes inclusifs et adaptés, y compris à la culture, dans l'ensemble des administrations. Ce travail permet d'assurer que les interventions sont adaptées aux réalités des personnes les plus touchées.
- Promotion de la surveillance et de la responsabilisation : Le SCRPE appuie la capacité d'assurer un suivi des progrès réalisés vers l'amélioration des résultats sociaux et de santé, notamment pour les enfants inuits placés à l'intérieur et hors de l'Inuit Nunangat, ce qui permet d'assurer que leurs droits sont respectés et que leurs avantages sont maintenus.
- Surveillance nationale de la protection de l'enfance : Le SCRPE établit un mécanisme pour le suivi et la production de rapports sur les tendances nationales des enfants relatives aux placements des enfants hors de leur foyer, afin de soutenir les efforts déployés à l'échelle du système pour réduire la prise en charge d'enfants et promouvoir le maintien de l'unité familiale.
- Collaboration intergouvernementale : Élaborée en partenariat avec des organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis, les provinces, les territoires et SAC, l'initiative du SCRPE renforce la responsabilité partagée relativement à la production de rapports sur la protection de l'enfance.
- Accessibilité des données et transparence : La publication du premier rapport du SCRPE (2023-2024) et du blogue de données d'accompagnement facilite l'accès du public aux données nationales relatives à la protection de l'enfance, ce qui favorise la transparence et la compréhension du public de la manière dont les expériences des enfants pris en charge sont évaluées et gérées.
- Politique sociale et de santé publique éclairée : Le SCRPE contribue à l'adoption d'une approche de santé publique axée sur le bien-être de l'enfant et de la famille en fournissant la base de données probantes nécessaires à la mise en œuvre d'interventions axées sur la prévention qui améliorent les résultats à long terme.
Détails sur le financement
Le SCRPE est financé par l'ASPC, ce qui comprend 175 000 $ en financement annuel continu. Un financement temporaire supplémentaire a été accordé de 2022 à 2025 pour le renforcement de la couverture et de l'infrastructure de données nationales.
Vers un chez-soi : La stratégie canadienne de lutte contre l'itinérance – Logement, Infrastructure et Collectivités Canada
Aperçu de l'initiative
Vers un chez-soi : La stratégie canadienne de lutte contre l'itinérance est une initiative financée par le gouvernement fédéral qui vise à prévenir et à réduire l'itinérance en fournissant un soutien direct et un financement aux centres urbains, aux communautés autochtones, aux communautés territoriales et aux communautés rurales et éloignées partout au Canada. Cette approche communautaire offre la souplesse nécessaire pour répondre aux défis et aux priorités locales en investissant dans une gamme d'interventions, y compris des programmes conçus pour répondre aux besoins des populations vulnérables (par exemple, les femmes et/ou les familles fuyant la violence, les autochtones, les communautés 2ELGBTQI+). Reconnaissant qu'il y a une surreprésentation des personnes autochtones parmi les personnes en situation d'itinérance, Vers un chez-soi prévoit des volets de financement réservé pour soutenir des initiatives adaptées à la culture et dirigées par des autochtones. Bien que les autochtones peuvent accéder aux services dans le cadre de tous les volets de financement du programme Vers un chez-soi, un financement spécifique est mis à la disposition pour soutenir des approches adaptées à la culture afin de lutter contre l'itinérance chez les autochtones, par le biais de deux volets dédiés :
- Le volet Itinérance chez les autochtones finance la mise en œuvre de programmes spécifiques aux autochtones dans 30 communautés urbaines et sept régions à travers du pays pour des services de soutien hors-réserves, urbains et ruraux.
- Le volet Approches fondées sur les distinctions offre du financement réservé pour répondre aux besoins particuliers et uniques des personnes et familles des Premières Nations, y compris les signataires de traités modernes, des Inuit et des Métis en situation d'itinérance ou à risque de le devenir.
Dans le cadre de l'initiative Vers un chez-soi, le Logement, Infrastructure et Collectivités Canada collabore avec des groupes communautaires autochtones; des organisations à but non lucratif; des communautés autochtones dans toutes les provinces et tous les territoires; des organisations autochtones nationales; le gouvernement territorial du Nunavut; ainsi que des gouvernements autochtones, y compris les Nations métisses, les organisations inuites signataires de traités et les gouvernements autochtones autonomes. Vers un chez-soi ne mène pas d'activités d'engagement ponctuelles avec les partenaires autochtones. Le programme vise plutôt à établir et à entretenir des relations continues avec les gouvernements, les organisations et les communautés autochtones. Chacun des volets de financement axés sur les autochtones adopte une approche différente à l'égard de ces relations.
Vers un chez-soi a investi environ 5 milliards de dollars sur une période de 9 ans (2019-2028) pour lutter contre l'itinérance à l'échelle du pays. De cette somme, les volets Itinérance chez les autochtones et Approches fondées sur les distinctions ont reçu environ 890 millions de dollars et 286,9 millions de dollars, respectivement. En 2024-2025, ces volets ont bénéficié d'investissements d'environ 110 millions de dollars (volet Itinérance chez les autochtones) et 62,1 millions de dollars (volet Approches fondées sur les distinctions).En 2024–2025, d'importants progrès ont été réalisés dans la mise en place de partenariats fondés sur les distinctions. Le Logement, Infrastructure et Collectivités Canada a travaillé avec les Premières Nations à l'échelle régionale pour négocier et mettre en œuvre des ententes qui soutiennent et respectent les processus, l'autonomie et l'autodétermination des Premières Nations tout en reconnaissant les différences et les priorités concurrentes. Cinq ententes régionales ont été conclues avec les Premières Nations dans les régions de l'Atlantique, du Québec/Labrador, de l'Ontario, du Manitoba et de la Saskatchewan. Le Logement, Infrastructure et Collectivités Canada a également collaboré avec des partenaires des Métis, des Inuit et des traités modernes à la mise en œuvre de Vers un chez-soi.
Vers un chez-soi reconnaît le rôle de la pauvreté et du logement inadéquat dans l'appréhension des enfants autochtones et s'efforce d'atténuer ces facteurs. L'initiative soutient les services qui stabilisent les familles, notamment l'aide au loyer, l'hébergement d'urgence et l'accès aux prestations de revenu et aux services d'emploi. Les prestataires de services dirigés par des autochtones garantissent des solutions culturellement adaptées qui privilégient le maintien de l'unité familiale.
Vers un chez-soi s'inscrit également dans les objectifs globaux de la Stratégie nationale sur le logement, qui vise à améliorer l'accès à des logements sûrs, stables et abordables dans l'ensemble du Canada. Grâce à des engagements financiers à long terme et à des partenariats avec les gouvernements et les organisations autochtones, le programme vise à réduire l'itinérance chronique, à renforcer la sécurité en matière de logement et à promouvoir la stabilité sociale et économique des personnes et des familles autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 12.4
Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 12.4 en s'attaquant aux conditions socio-économiques qui contribuent à la prise en charge des enfants autochtones.
Répercussions principales
- Approche communautaire et pertinente sur le plan culturel : Décisions en matière de financement prises localement, de façon à privilégier les initiatives dirigées par les autochtones qui intègrent les connaissances traditionnelles, les pratiques de guérison et un soutien linguistique.
- Solutions holistiques en matière de logement : Investissements dans les refuges d'urgence, les logements de transition et la sécurité en matière de logement à long terme pour les populations vulnérables, à savoir les femmes, les filles, les personnes 2ELGBTQI+ et les familles autochtones fuyant la violence.
- Autonomisation économique et sociale : Programmes qui orientent les personnes vers des mesures de soutien du revenu, des services d'emploi et des programmes d'éducation, ce qui réduit les risques liés à la pauvreté et favorise l'autosuffisance.
- Soutien aux familles et protection de l'enfance : Programmes dirigés par des autochtones peuvent renforcer l'unité des familles, de prévenir les interventions des services de protection de l'enfance et de fournir des services adaptés à la culture pour ne pas séparer les membres d'une famille.
- Services inclusifs et adaptés à la culture : Vers un chez-soi peut être utilisé pour financer des soutiens complets, y compris des services adaptés à la culture et des liens avec la communauté (par exemple : cérémonies culturelles, guérison traditionnelle, services offerts par des Aînés, et cours de langue et de culture autochtones)
- Infrastructures et renforcement des capacités : Investissements durables dans le logement, les services de soutien et les espaces sûrs.
- Investissements ciblés pour les populations vulnérables : Les communautés financées par l'initiative Vers un chez-soi sont encouragées à donner la priorité aux populations vulnérables, notamment aux femmes, aux filles, aux personnes 2ELGBTQI et aux familles autochtones qui fuient la violence.
Détails sur le financement
En 2024-2025, 110 millions de dollars ont été alloués au volet Itinérance chez les autochtones et 62,1 millions de dollars au volet Approches fondées sur les distinctions. Cette somme comprend un financement dédié aux programmes de lutte contre l'itinérance dirigés par des autochtones, pouvant soutenir une gamme de services, de soutiens de ressources pour des services de soutien complets, du logement d'urgence, des services de prévention et des solutions de logement à long terme.
12.5 : Fournir un soutien financier et des ressources aux familles et aux communautés pour prendre soin des enfants de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.5
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.5 en établissant des normes minimales obligatoires qui s'appliquent à la prestation de services à l'enfance et à la famille pour les enfants autochtones à l'échelle du pays. Ces normes comprennent l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'obligation de donner la priorité à la prise en charge par la famille. La Loi veille à ce que les services de protection de l'enfance soient fournis de manière cohérente, équitable et en tenant compte de la culture. Elle impose aux prestataires de réévaluer régulièrement les placements et d'envisager la possibilité d'une réunification familiale.
Les familles et les enfants touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de ces protections, qui réduisent le risque de déconnexion à long terme et favorisent des voies sûres vers la réunification et la prise en charge au sein des familles et des communautés autochtones.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.5
Le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations répond en partie à l'appel à la justice 12.5, car les fournisseurs de services financés par le programme pour offrir des services aux enfants, aux jeunes et aux familles des Premières Nations résidant habituellement dans une réserve ou au Yukon sont tenus de respecter les principes et les normes nationales énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Cette loi établit des normes nationales minimales qui s'appliquent partout au Canada à la prestation de services à l'enfance et à la famille pour les enfants autochtones. Les familles et les enfants bénéficient de services axés sur les besoins et d'une réduction des perturbations des liens familiaux et culturels, essentiels à la guérison et au bien-être à long terme. Les communautés sont renforcées en gardant les enfants proches, en soutenant la continuité de l'identité et en veillant à ce que la prestation de soins demeure ancrée dans les valeurs, les traditions et les responsabilités collectives autochtones.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
12.6 : Veiller à ce que les services de protection de l'enfance accordent la priorité de garde à un membre de la famille ou à un proche membre de la communauté dans les cas où la prise en charge d'un enfant est inévitable
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.6
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.6 en exigeant que les placements d'enfants autochtones privilégient la proximité des parents, des membres adultes de la famille et des membres de la communauté appartenant au même groupe autochtone. La Loi prévoit, en outre, une réévaluation permanente de ces placements afin d'explorer les possibilités de réunification. Ces exigences sont à la base d'un système qui protège les enfants autochtones contre leur placement à long terme dans des environnements peu familiers ou non sécuritaires sur le plan culturel.
Pour les familles autochtones touchées par la crise des FFADA2E+, l'accent mis sur la prise en charge par la parenté et le placement au sein des communautés autochtones permet de préserver l'identité culturelle et d'assurer une plus grande continuité des soins. Cela constitue une protection essentielle contre l'isolement, l'exploitation et l'ajout d'autres traumatismes.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations ;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance ;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.6
Le programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 12.6 puisqu'il accorde la priorité aux placements qui reflètent les coutumes, les structures familiales et les relations autochtones, conformément aux normes minimales énoncées dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Le programme soutient les modèles de prise en charge par la famille élargie et met l'accent sur les décisions de placement qui tiennent compte des liens affectifs de l'enfant, de son identité culturelle et de l'importance de rester au sein de sa communauté dans la mesure du possible. Il comprend également des mécanismes de suivi du nombre d'enfants placés auprès de membres de leur famille, ce qui renforce la reddition de comptes à l'égard des priorités culturelles et communautaires. Les familles et les enfants bénéficient d'une réduction de la rupture des liens familiaux et culturels, qui sont essentiels à la guérison et au bien-être à long terme. Le fait de garder les enfants près des communautés permet de dynamiser ces dernières, de soutenir la continuité identitaire et de veiller à ce que les soins restent ancrés dans les valeurs, les traditions et le concept de la responsabilité collective des autochtones.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
12.7 : Assurer la disponibilité et l'accessibilité de programmes culturels et linguistiques fondés sur les distinctions et culturellement sécuritaires pour les enfants autochtones pris en charge
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.7
L'initiative répond à l'appel à la justice 12.7 en intégrant le principe de continuité culturelle dans la Loi et en obligeant les prestataires de services à maintenir et à protéger les langues, les cérémonies, les traditions et les coutumes autochtones. Le paragraphe 9(2) de la Loi reconnaît que ces éléments sont essentiels au bien-être des enfants, des familles et des communautés autochtones. La Loi soutient également les lois et les modèles de services adaptés à la culture émanant des corps dirigeants autochtones. SAC finance la mise en œuvre de ces modèles, y compris le soutien aux Aînés, aux gardiens du savoir traditionnel et aux programmes mis en place par les communautés.
Pour les familles, les enfants et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+, cette assise juridique favorise la guérison et l'appartenance. Elle réduit également la probabilité d'une prise en charge préjudiciable sur le plan culturel et garantit que les enfants demeurent connectés à qui ils sont et à leurs origines.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.7
Le programme des SEFPN répond à l'appel à la justice 12.7 puisqu'il permet de verser du financement aux Premières Nations pour qu'elles fournissent des services de prévention et de protection qui s'harmonisent avec les traditions juridiques autochtones, les pratiques de soins et les définitions communautaires du bien-être des enfants. Ces services comprennent la protection de l'enfance, la tutelle, le soutien aux familles et les services de représentation des Premières Nations, tous conçus et mis en œuvre par les Premières Nations conformément à leurs propres valeurs et systèmes relationnels. Cette approche garantit que les enfants restent en contact avec leur culture, leur langue et leur communauté tout au long de la prise en charge. Les familles et les enfants bénéficient de services qui confirment leur rôle dans l'éducation des enfants et reflètent les conceptions autochtones de la responsabilité collective, tandis que les communautés sont habilitées à se réapproprier leurs compétences et à veiller à ce que les systèmes de soins soient fondés sur la continuité culturelle, la sécurité et la guérison.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
12.8 : Mettre fin à la pratique consistant à cibler et à prendre en charge des nouveau-nés (alertes des hôpitaux ou avertissements de naissance)
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.8
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.8 en donnant la priorité aux services de prévention avant l'accouchement dans le cadre de ses normes nationales. Le paragraphe 14(2) de la Loi prévoit que les services favorisant la santé prénatale et le soutien à la famille doivent avoir la priorité afin de prévenir la prise en charge de l'enfant à sa naissance. Cette approche reflète l'évolution générale vers des interventions holistiques en amont visant à préserver l'unité de la famille.
Pour les familles, les enfants et les communautés autochtones, en particulier celles qui ont été touchées par la crise des FFADA2E+, ces mesures peuvent briser les cycles de séparation intergénérationnelle. Un soutien prénatal adapté à la culture réduit la probabilité d'une intervention précoce du système et améliore les résultats à long terme pour les mères et les nourrissons.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.8
Le programme des SEFPN répond partiellement à l'appel à la justice 12.8 puisqu'il met l'accent sur la prévention, l'intervention précoce et l'utilisation des mesures les moins perturbatrices en matière de services à l'enfance et à la famille. Il soutient les approches dirigées par les communautés qui donnent la priorité au maintien des enfants en sécurité dans leur famille et au sein de leur communauté, dans la mesure du possible, grâce à des mesures de soutien adaptées à la culture qui s'attaquent aux facteurs de risque sous-jacents tels que la pauvreté, les traumatismes et l'insécurité en matière de logement. Les plans d'intervention sont élaborés en mettant l'accent sur la réduction de la séparation des familles et le maintien des liens relationnels, culturels et linguistiques. Les familles et les enfants bénéficient de services qui visent à renforcer (et non à remplacer) les systèmes de soins existants, à favoriser la guérison et à réduire le traumatisme du retrait de l'enfant de son milieu familial. Les communautés sont dynamisées grâce au rétablissement des pratiques de soins autochtones et à la préservation des relations intergénérationnelles.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
12.10 : Adopter les normes TCDP 14 de 2017 du Tribunal canadien des droits de la personne concernant la mise en œuvre du principe de Jordan en ce qui concerne tous les enfants des Premières Nations (inscrits et non inscrits), métis et inuits
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.10
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.10 en exigeant que les prestataires de services évitent les lacunes dans les services découlant de conflits de compétence. L'alinéa 9(3)(e) de la Loi établit ce principe dans le cadre de son engagement en faveur de l'égalité réelle. De manière plus large, la Loi donne la priorité aux soins préventifs et à la réunification familiale, en veillant à ce que les enfants bénéficient de services continus quelle que soit la compétence.
Pour les familles et les enfants touchées par la crise des FFADA2E+, ces mesures font en sorte que les enfants et les fournisseurs de soins ne sont pas lésés par des retards bureaucratiques ou des conflits intergouvernementaux. La Loi favorise un accès ininterrompu à des services sécuritaires sur le plan culturel et protège les enfants des lacunes du système.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.10
Le programme des SEFPN répond partiellement à l'appel à la justice 12.10 puisqu'il met en œuvre des réformes de son modèle de financement qui s'attaquent aux pratiques discriminatoires de longue date confirmées par le Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP). Ces réformes comprennent le passage d'un financement à des modèles basés sur les besoins qui reconnaissent les coûts réels de la mise en œuvre de services adaptés à la culture des enfants et des familles. Le programme comprend également des investissements ciblés pour soutenir les services de prévention, les soutiens après la majorité et des services de représentation des Premières Nations. Bien que des travaux soient en cours pour mettre en place un cadre de financement revu équitable, ces mesures représentent un changement significatif en faveur de l'équité et de la pertinence culturelle en matière de prestation de services. Les familles et les enfants bénéficient d'un soutien plus cohérent et plus accessible qui reflète leurs besoins réels et préserve leur dignité, tandis que les communautés contrôlent davantage les ressources afin de concevoir des services qui favorisent la guérison, la sécurité et le bien-être à long terme.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
Soutien aux enfants des Premières Nations par le Principe de Jordan – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Le Principe de Jordan est un principe fondé sur les droits de la personne établi par le Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP) afin de garantir que les enfants des Premières Nations n'aient pas à subir de retards, de refus ou d'obstacles dans l'accès aux services gouvernementaux en raison de leur identité autochtone.
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le Principe de Jordan vise à s'assurer que tous les enfants des Premières Nations au Canada puissent accéder aux produits, services et soutiens dont ils ont besoin, au moment opportun, en tenant compte de leurs circonstances, besoins et expériences distincts.
Les enfants des Premières Nations vivant au Canada, qui sont mineurs dans leur province ou territoire de résidence, sont éligibles pour le Principe de Jordan s'ils résident de façon permanente au Canada et répondent à l'un des critères suivants :
- sont inscrits ou admissibles à l'inscription en vertu de la Loi sur les Indiens;
- ont un parent ou tuteur inscrit ou admissible à l'inscription en vertu de la Loi sur les Indiens;
- sont reconnus par leur nation aux fins du Principe de Jordan;
- résident habituellement dans une réserve.
SAC collabore étroitement avec des partenaires clés des Premières Nations pour répondre aux commentaires et améliorer la mise en œuvre du Principe de Jordan, y compris l'Assemblée des Premières Nations (APN), la Nation Nishnawbe Aski (NAN), les Chefs de l'Ontario (COO), la Société de soutien à l'enfance et à la famille des Premières Nations du Canada (la Société de soutien) et des représentants régionaux des Premières Nations.
Réponse à l'appel à la justice 12.10
Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 12.10, puisqu'elle soutient la mise en œuvre du Principe de Jordan pour tous les enfants des Premières Nations en finançant la prestation de services selon les besoins, en mettant l'accent sur le soutien aux familles, la réunification et la prévention des préjudices.
Détails sur le financement
De 2016–2017 à 2024–2025, un total de 6,7 milliards de dollars a été alloué au Principe de Jordan. Depuis 2022 :
- Le Budget 2022 a alloué 4 milliards de dollars sur six ans (2022–2028).
- Le Budget supplémentaire des dépenses C 2023–2024 a alloué 803,9 millions de dollars sur deux ans (2023–2025).
- Le Budget supplémentaire des dépenses B 2024–2025 a alloué 725 millions de dollars sur un an (2024-2025).
12.11 : Établir des exigences plus rigoureuses en matière de sécurité, de prévention des préjudices et de services basés sur les besoins au sein des systèmes de prise en charge afin d'empêcher le recrutement d'enfants pris en charge dans l'industrie du sexe et de fournir des soins et des services appropriés aux enfants qui ont été exploités ou victimes de trafic pendant leur prise en charge
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, Inuit et Métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.11
L'initiative répond en partie à l'appel à la justice 12.11 en fournissant un cadre pour la mise en œuvre des arrangements fiscaux durables et fondés sur les besoins pour soutenir l'exercice de la compétence autochtone. La Loi prévoit le financement de services de prévention, de protection et de soutien des jeunes devenus adultes, qui aident ceux-ci à sortir avec succès du système de prise en charge. SAC fournit un financement sur mesure fondé sur les lois et les accords de coordination des communautés.
Pour les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+, cet investissement soutient la mise en place de services intégrés qui répondent à des besoins réels et évolutifs. Il permet l'adoption de façons de faire ancrées dans la culture qui donnent la priorité à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants et des jeunes pris en charge.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.11
Le programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 12.11 en finançant des services de soutien après la majorité aux jeunes anciennement pris en charge, jusqu'à l'âge de 26 ans ou à l'âge tel que défini dans la législation provinciale ou du Yukon, selon le plus élevé des deux. Ces services sont conçus pour aider les jeunes adultes à passer d'une situation de prise en charge vers leur indépendance à l'âge adulte, et à assurer leur stabilité en répondant à des besoins essentiels tels que le logement, la sécurité alimentaire, l'éducation, l'emploi, la santé mentale, l'aide aux toxicomanes et les relations saines. En offrant ces soutiens, les responsables du programme tiennent compte du fait que les répercussions de la prise en charge et des traumatismes ne s'arrêtent pas à l'âge de majorité. L'objectif est de réduire les risques de sans-abrisme, d'exploitation et de marginalisation continue. Les jeunes bénéficient d'un soutien prolongé et ancré dans leur culture qui les aide à reprendre en main leur avenir, tandis que les communautés sont mieux à même d'aider les jeunes à guérir, à renouer avec leur culture et leur famille et à contribuer à la vie de la communauté. Cette approche favorise la sécurité à long terme, la résilience et l'autodétermination des jeunes adultes au moment où ils deviennent majeurs et indépendants.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie d'éducation postsecondaire (EPS) des Inuit a été lancée en 2019. Il s'agit d'une initiative fondée sur les distinctions, élaborée en collaboration avec l'Inuit Tapiriit Kanatami (ITK) et les organismes de revendications territoriales inuits. Son objectif est de combler l'écart de réussite en matière d'éducation postsecondaire entre les Inuit et les Canadiens non autochtones grâce à un soutien stratégique régional et fondé sur les distinctions. La Stratégie reflète l'engagement du gouvernement du Canada à renouveler sa relation avec les Inuit, une relation fondée sur les principes de réconciliation, notamment la reconnaissance des droits, le respect, la coopération, le partenariat et l'autodétermination.
Financée par le budget de 2019, avec un investissement de 125,5 millions de dollars sur 10 ans et un financement continu de 21,8 millions de dollars, la Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit soutient un large éventail d'activités. Celles-ci comprennent un soutien financier direct aux étudiants inuits, des programmes et services scolaires et non scolaires, l'engagement communautaire et la gouvernance ou la coordination nationale. Le financement est attribué aux bénéficiaires désignés par les Inuit, qui déterminent et fournissent le soutien en fonction des besoins locaux et régionaux.
La Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit reflète une approche transformationnelle en investissant non seulement dans le soutien aux étudiants, les programmes et les services, mais aussi dans l'engagement communautaire et la capacité de gouvernance, notamment par l'élaboration de contenus culturellement pertinents (programmes d'études). La Stratégie garantit que les étudiants inuits de niveau postsecondaire reçoivent le soutien scolaire, financier et culturel nécessaire à leur réussite. SAC supervise le programme au moyen de rapports annuels et travaille en collaboration avec ses partenaires pour assurer sa flexibilité et sa réactivité.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
- La mise en œuvre de la Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit se poursuit par l'intermédiaire de partenaires régionaux désignés par les Inuit pour soutenir les étudiants, les programmes et les services, l'engagement communautaire et la gouvernance ou la coordination nationale.
- SAC collabore avec ses partenaires pour mettre à jour les modalités et conditions afin de garantir leur pertinence et leur réactivité continues.
Réponse à l'appel à la justice 12.11
La Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit répond à une partie de l'appel à la justice 12.11 en offrant un financement fondé sur les distinctions pour soutenir les étudiants inuits de niveau postsecondaire, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+. Grâce à des soutiens financiers et à des programmes et services complémentaires, la Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit offre aux étudiants inuits des parcours équitables vers l'enseignement supérieur, favorisant ainsi leur réussite à long terme. Les étudiants inuits de niveau postsecondaire, les organismes communautaires et éducatifs, les fournisseurs de services régionaux et les établissements d'enseignement postsecondaire bénéficient tous de la Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit, qui facilite l'accès aux études postsecondaires.
Répercussions principales
- Aide financière ciblée : Couvre les droits de scolarité, les livres, les frais de subsistance et de déplacement pour les étudiants inuits.
- Programmes de transition et de persévérance scolaire : Fournit un soutien pour la préparation aux études, le mentorat et l'orientation professionnelle afin d'aider les étudiants à réussir.
- Renforcement des capacités des organisations d'éducation inuites : Renforce la capacité des organisations régionales afin d'aider les jeunes inuits dans leur éducation.
Détails sur le financement
Le budget de 2019 a fourni 125,5 millions de dollars sur dix ans (2019-2029), plus 21,8 millions de dollars en financement continu, pour soutenir la Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit.
Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie d'éducation postsecondaire (SEP) de la Nation métisse a été conçue en collaboration avec les signataires de l'Accord Canada-Nation métisse et mise en œuvre en 2019-2020. Elle vise à combler l'écart de réussite scolaire entre les étudiants métis et non autochtones et à aider les apprenants métis à mieux réussir grâce à un soutien stratégique régional et fondé sur les distinctions.
Dans le budget de 2019, le gouvernement du Canada s'est engagé à verser 362 millions de dollars sur 10 ans et 40 millions de dollars en financement continu pour soutenir la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse. Dans le cadre de cette stratégie, SAC alloue des fonds aux bénéficiaires de la Nation métisse, qui financent ensuite les frais d'études et de subsistance des étudiants métis qui poursuivent des études postsecondaires. La Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse finance également des programmes non scolaires et des services de soutien aux étudiants de niveau postsecondaire, ainsi que des capacités de gouvernance en éducation, comme le counselling, le tutorat, le mentorat et le suivi des données sur l'éducation postsecondaire. L'ISC supervise le programme au moyen de rapports annuels et travaille en collaboration avec des partenaires pour garantir flexibilité et réactivité.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
- Poursuite de la mise en œuvre de la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse par l'intermédiaire de partenaires de la Nation métisse fournissant une aide directe aux étudiants, un financement pour les programmes et services, et un soutien à la capacité de gouvernance de l'éducation.
- SAC a commencé à travailler avec ses partenaires pour mettre à jour les modalités de la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse afin de les adapter aux besoins actuels.
Réponse à l'appel à la justice 12.11
La Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse répond à une partie de l'appel à la justice 12.11 en offrant un financement pour l'éducation postsecondaire, fondé sur les distinctions et culturellement adapté, des mesures de soutien qui répondent spécifiquement aux besoins des jeunes de la Nation métisse et en contribuant à la création d'environnements d'apprentissage sécuritaires et favorables. La conception holistique et communautaire de la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse crée un parcours d'éducation et des possibilités d'emploi à long terme plus favorables pour les femmes, les filles et les apprenants 2ELGBTQI+ de la Nation métisse.
Les étudiants, les familles et les communautés de la Nation métisse bénéficient de la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse en bénéficiant d'un meilleur accès à des parcours d'éducation culturellement adaptés et favorables. Pour les survivantes et leurs familles, la stratégie contribue à briser les cycles de marginalisation et de traumatisme en créant des possibilités pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ de la Nation métisse de poursuivre des études dans des environnements favorables, valorisants et conçus en fonction de leurs besoins uniques. Les survivantes ont plus de chances de réussir lorsque les services comprennent un soutien global comme le counseling, le mentorat et des espaces culturellement sécuritaires. L'accès à des possibilités d'éducation financées allège le fardeau financier et ouvre des portes aux générations futures. La réussite des élèves permet aux familles de bénéficier de modèles et d'une plus grande stabilité économique. Pour les communautés de la Nation métisse, la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse renforce l'autodétermination en permettant à ses bénéficiaires de concevoir et d'offrir des programmes d'études postsecondaires. Cela garantit que les espaces éducatifs sont ancrés dans l'identité, la langue et la culture de la Nation métisse, un élément essentiel de sécurité, d'appartenance et de guérison pour les élèves touchés par des préjudices intergénérationnels.
Répercussions principales
- Amélioration du niveau de scolarité : L'aide financière directe contribue à combler l'écart de réussite en matière d'éducation postsecondaire entre les étudiants de la Nation métisse et les étudiants non autochtones.
- Soutiens à l'apprentissage culturellement pertinents : La réussite des étudiants est soutenue par une aide financière pour les frais de scolarité et de subsistance, ainsi que par des services d'accompagnement culturellement adaptés, comme le counseling, le mentorat, l'accompagnement des aînés et le tutorat.
- Voies vers l'indépendance économique : L'accès à l'enseignement supérieur contribue à de meilleures possibilités d'emploi et à un renforcement des économies de la Nation métisse.
Détails sur le financement
Pour mettre en œuvre la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse, le budget de 2019 prévoyait 362 millions de dollars sur dix ans, dont 40 millions par la suite. Ce financement est distribué annuellement aux bénéficiaires de la Nation métisse, favorisant ainsi une approche de l'éducation fondée sur les distinctions qui répond aux besoins particuliers des jeunes Métis. L'allocation annuelle totale pour la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse en 2024-2025 s'élevait à environ 39,8 millions de dollars, qui ont été distribués aux bénéficiaires de la Nation métisse, notamment la Nation métisse de la Colombie-Britannique, la Nation métisse de la Saskatchewan, le gouvernement métis d'Otipemisiwak (anciennement la Nation métisse de l'Alberta), la Nation métisse de l'Ontario, la Fédération des Métis du Manitoba et le Ralliement national des Métis.
Stratégie d'éducation postsecondaire des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie d'éducation postsecondaire (SEP) des Premières Nations vise à permettre aux étudiants des Premières Nations d'atteindre des niveaux d'éducation postsecondaire comparables à ceux des étudiants non autochtones au Canada en aidant les Premières Nations à fournir aux étudiants admissibles un financement pour accéder aux possibilités d'éducation au niveau postsecondaire et en soutenant les établissements d'enseignement postsecondaire établis par les Premières Nations et les programmes communautaires dirigés par les Premières Nations.
La Stratégie repose sur cinq volets :
- Programme de soutien aux étudiants de niveau postsecondaire (PSENP) – offre un soutien financier non remboursable aux étudiants des Premières Nations pour les aider à obtenir un diplôme d'études postsecondaires, selon les priorités et les directives des Premières Nations.
- Programme préparatoire à l'entrée au collège et à l'université (PPUEC) – offre un soutien financier non remboursable aux étudiants des Premières Nations inscrits à des programmes préparatoires à l'entrée au collège et à l'université afin qu'ils atteignent le niveau scolaire requis pour accéder à des programmes menant à un diplôme ou à un grade, selon les priorités et les directives des Premières Nations.
- Programme de partenariats postsecondaires (PPPS) – offre un financement pour aider les Premières Nations à établir leurs propres partenariats avec des établissements afin d'accroître l'offre de programmes d'enseignement postsecondaire adaptés à leurs besoins culturels et éducatifs.
- Programme d'éducation secondaire pour adultes des Premières Nations (PESAPN) – soutient les initiatives visant à améliorer l'accès des apprenants adultes des Premières Nations à la préparation, à l'achèvement et au rattrapage des études secondaires.
- Engagement envers des modèles régionaux d'éducation postsecondaire – soutient la mobilisation menée par les Premières Nations pour l'élaboration de modèles régionaux complets d'éducation postsecondaire des Premières Nations qui offrent du soutien aux étudiants. Ce financement prendra fin après l'exercice 2022-2023, et les Premières Nations ont terminé leurs efforts de mobilisation entre 2019-2020 et 2024-2025 (une prolongation résultant des flexibilités accordées pendant la pandémie de COVID-19).
La Stratégie appuie le contrôle par les Premières Nations de leur éducation en leur offrant, à elles et à leurs organisations, la souplesse nécessaire pour financer des programmes et des services qui répondent à leurs besoins particuliers. SAC collabore régulièrement avec ses partenaires des Premières Nations pour veiller à ce que les politiques des programmes, comme les modalités et les lignes directrices, soient mises à jour afin de refléter les besoins des communautés des Premières Nations.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Financement par l'entremise du budget 2024 pour continuer à soutenir les étudiants des Premières Nations par l'entremise du Programme de soutien aux étudiants de niveau postsecondaire.
Réponse à l'appel à la justice 12.11
La Stratégie d'éducation postsecondaire (SEP) des Premières Nations répond à une partie de l'appel à la justice 12.11 en favorisant l'accès des jeunes des Premières Nations à une éducation postsecondaire culturellement adaptée. Grâce au financement et aux programmes dirigés par les Premières Nations, la Stratégie contribue à garantir que les étudiants qui ne sont plus pris en charge ou qui éprouvent des difficultés financières puissent poursuivre des études supérieures, favorisant ainsi la stabilité socioéconomique à long terme et l'autonomisation personnelle. Les communautés des Premières Nations bénéficient d'un accès accru à une éducation abordable et culturellement ancrée qui favorise la guérison, le bien-être et l'autodétermination. Les investissements dans les établissements dirigés par les Premières Nations et les programmes communautaires contribuent à créer des environnements d'apprentissage plus sûrs et plus inclusifs qui reflètent et affirment les identités et les priorités des Premières Nations.
Répercussions principales
- Augmentation des taux d'obtention de diplôme d'études postsecondaires : En offrant du financement et des programmes préparatoires, la Stratégie aide les jeunes des Premières Nations à accéder à leurs études et à les terminer.
- Stabilité financière pour les étudiants : L'aide financière directe réduit le fardeau des frais de scolarité et du coût de la vie, permettant ainsi aux jeunes des Premières Nations de se concentrer sur leurs études.
- Voies d'accès à l'avancement économique et social : L'enseignement supérieur mène à des possibilités d'emploi accrues et à une participation économique accrue pour les jeunes des Premières Nations.
Détails sur le financement
En plus des allocations historiques, le budget de 2024 a ajouté 242,7 millions de dollars sur trois ans pour soutenir l'accès à l'éducation postsecondaire des étudiants des Premières Nations par l'intermédiaire du Programme de soutien aux étudiants de niveau postsecondaire. L'allocation annuelle totale pour la Stratégie d'éducation postsecondaire des Premières Nations en 2024-2025 s'élevait à 461,7 millions de dollars, dont 367,2 millions pour le Programme de soutien aux étudiants de niveau postsecondaire, 22,1 millions pour le Programme de partenariats postsecondaires et 72,3 millions pour des investissements à durée limitée du budget de 2024 dans le Programme de soutien aux étudiants de niveau postsecondaire et le Programme préparatoire à l'entrée au collège et à l'université. Ce financement est réparti entre les régions de SAC selon des méthodes d'allocation définies et distribué aux bénéficiaires des Premières Nations par les bureaux régionaux de SAC.
12.13 : Les gouvernements et les agences de protection de l'enfance devraient pleinement mettre en œuvre le plan Spirit Bear
Initiatives
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC) programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.13
Le programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 12.13 en collaborant avec ses partenaires des Premières Nations afin de se conformer aux ordonnances du Tribunal canadien des droits de la personne concernant le sous-financement discriminatoire du programme. Ces réformes comprennent des ajustements au financement du programme pour la prévention, la protection, les services de représentation des Premières Nations, le soutien post-majorité et les immobilisations, ainsi que des changements visant à garantir que les communautés des Premières Nations exercent une plus grande influence sur l'utilisation du financement et la conception et la prestation des services. Cette approche collaborative garantit que la conception des services reflète les besoins, les pratiques culturelles et les priorités des Premières Nations. Les familles et les enfants bénéficient de systèmes de plus en plus adaptés à leur culture et tenant compte des traumatismes, tandis que les communautés participent activement à façonner l'avenir de leurs systèmes de protection de l'enfance, contribuant ainsi à une plus grande responsabilisation, à une plus grande équité et à une guérison à long terme.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.
Soutien aux enfants des Premières Nations par le Principe de Jordan – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Le Principe de Jordan est un principe fondé sur les droits de la personne établi par le Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP) afin de garantir que les enfants des Premières Nations n'aient pas à subir de retards, de refus ou d'obstacles dans l'accès aux services gouvernementaux en raison de leur identité autochtone.
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le Principe de Jordan vise à s'assurer que tous les enfants des Premières Nations au Canada puissent accéder aux produits, services et soutiens dont ils ont besoin, au moment opportun, en tenant compte de leurs circonstances, besoins et expériences distincts.
Les enfants des Premières Nations vivant au Canada, qui sont mineurs dans leur province ou territoire de résidence, sont éligibles pour le Principe de Jordan s'ils résident de façon permanente au Canada et répondent à l'un des critères suivants :
- sont inscrits ou admissibles à l'inscription en vertu de la Loi sur les Indiens;
- ont un parent ou tuteur inscrit ou admissible à l'inscription en vertu de la Loi sur les Indiens;
- sont reconnus par leur nation aux fins du Principe de Jordan;
- résident habituellement dans une réserve.
SAC collabore étroitement avec des partenaires clés des Premières Nations pour répondre aux commentaires et améliorer la mise en œuvre du Principe de Jordan, y compris l'Assemblée des Premières Nations (APN), la Nation Nishnawbe Aski (NAN), les Chefs de l'Ontario (COO), la Société de soutien à l'enfance et à la famille des Premières Nations du Canada (la Société de soutien) et des représentants régionaux des Premières Nations.
Réponse à l'appel à la justice 12.13
Le Principe de Jordan répond à l'appel à la justice 12.13 en soutenant la mise en œuvre du Plan de l'Ourson Spirituel.
Détails sur le financement
De 2016–2017 à 2024–2025, un total de 6,7 milliards de dollars a été alloué au Principe de Jordan. Depuis 2022 :
- Le Budget 2022 a alloué 4 milliards de dollars sur six ans (2022–2028).
- Le Budget supplémentaire des dépenses C 2023–2024 a alloué 803,9 millions de dollars sur deux ans (2023–2025).
- Le Budget supplémentaire des dépenses B 2024–2025 a alloué 725 millions de dollars sur un an (2024-2025).
12.14 : Établir des exigences plus rigoureuses en matière de sécurité, de prévention des préjudices et de services basés sur les besoins au sein des systèmes de prise en charge afin d'empêcher le recrutement d'enfants pris en charge dans l'industrie du sexe et de fournir des soins et des services appropriés aux enfants qui ont été exploités ou victimes de trafic pendant leur prise en charge
Initiatives
Mettre en œuvre la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, confirme le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale et établit un cadre législatif national pour l'exercice de la compétence des autochtones en matière de services à l'enfance et à la famille. La Loi, élaborée conjointement avec des partenaires autochtones, introduit des principes nationaux (continuité culturelle, égalité réelle et intérêt supérieur de l'enfant) qui doivent être respectés par tous les prestataires de services. La Loi contribue à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et vise à remédier à la surreprésentation des enfants autochtones dans le système de protection de l'enfance.
Dans ce cadre, les communautés, les groupes et les individus des Premières Nations, inuits et métis peuvent élaborer et mettre en œuvre leurs propres lois et systèmes pour fournir des services à l'enfance et à la famille fondés sur leur culture. Services aux Autochtones Canada (SAC) soutient l'initiative par le truchement d'un financement pour le renforcement des capacités, les discussions d'ententes de coordination, en plus d'offrir des ressources financières pour la mise en œuvre des lois autochtones. La Loi permet une approche communautaire de la protection de l'enfance qui donne la priorité à la sécurité culturelle et à l'autodétermination, au bénéfice direct des familles, des enfants et des communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, SAC a poursuivi sa collaboration avec les organismes dirigeants autochtones afin de soutenir la mise en œuvre de la Loi. Bien que les chiffres définitifs ne puissent être confirmés qu'une fois les Comptes publics du gouvernement du Canada pour 2024-2025 publiés, SAC estime que, depuis l'entrée en vigueur de la Loi, le 1er janvier 2020, et jusqu'au 31 mars 2025, le Ministère a versé plus de 750 millions de dollars à plus de 14 organismes dirigeants autochtones pour qu'ils puissent exercer leur compétence en vertu de la Loi. En 2024-2025, SAC estime que plus de 90 millions de dollars ont été versés aux groupes autochtones pour le renforcement des capacités et la participation aux discussions sur les accords de coordination.
Des progrès ont également été réalisés en ce qui concerne le prochain examen quinquennal des provisions et de l'opération de la Loi, qui sera mené en collaboration avec des partenaires autochtones à partir de 2025. Les activités préalables à la mobilisation ont inclus l'élaboration d'un plan de travail collaboratif et l'identification des premiers thèmes et priorités pour la mobilisation. La mise en œuvre de la Loi est toujours guidée par les communautés et les partenaires autochtones, ce qui garantit qu'elle reste adaptée aux besoins et aux priorités définis par les communautés.
Réponse à l'appel à la justice 12.14
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 12.14 en enchâssant dans la Loi des normes et des principes nationaux qui donnent la priorité aux services de prévention, à la continuité culturelle et aux soins dans la communauté. SAC verse des fonds aux corps dirigeants autochtones pour qu'ils fournissent des services à l'enfance et à la famille adaptés à la culture et fondés sur les besoins, qui peuvent inclure la prévention, la protection et le soutien après la majorité. L'objectif consiste à s'attaquer aux facteurs systémiques de la surreprésentation, tels que les traumatismes intergénérationnels, l'insécurité en matière de logement et la pauvreté, par l'entremise d'une approche fondée sur les distinctions et la culture. En investissant dans des services holistiques qui soutiennent l'unité familiale et réduisent les prises en charge, la Loi favorise une réforme du système conforme à cet appel à la justice.
Les familles, les enfants et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de mesures de soutien communautaire renforcées qui donnent la priorité à la sécurité, à la guérison et aux liens culturels. En améliorant l'accès à des services de prévention dirigés par les autochtones et en gardant les enfants plus près de chez eux, ces mesures réduisent la vulnérabilité aux préjudices et contribuent à briser les cycles de violence et de marginalisation systémique.
Répercussions principales
- Renforcement de la compétence autochtone : Permet aux communautés autochtones de reprendre le pouvoir sur les services à l'enfance et à la famille et de promulguer leurs propres lois.
- Réduction de la surreprésentation : Met en place des approches préventives et adaptées sur le plan culturel pour s'attaquer aux facteurs structurels déterminant la participation des services de protection de l'enfance.
- Protège l'intérêt supérieur de l'enfant et la continuité culturelle : Donne la priorité à la préservation des langues autochtones, aux traditions, aux systèmes de prise en charge par la parenté et à l'identité dans les décisions relatives aux soins.
- Services plus équitables : Impose des normes nationales qui soutiennent l'égalité réelle et interdisent l'appréhension des enfants fondés sur la pauvreté.
- Promotion de la sécurité et du bien-être à long terme : Améliore les conditions de vie des enfants et des familles autochtones grâce à une prestation de services durable, tenant compte des traumatismes et dirigée par la communauté.
Détails sur le financement
Depuis 2020, de multiples allocations budgétaires fédérales ont soutenu la mise en œuvre de la Loi :
- Portrait économique et budgétaire de juillet 2020 : 542 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2021 : 73,6 millions de dollars sur quatre ans (jusqu'en 2024-2025)
- Budget de 2022 : 428,1 millions de dollars sur trois à dix ans
- Budget de 2023 : 444,2 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2026-2027)
- Budget de 2024 : 1,8 milliard de dollars sur 11 ans (jusqu'en 2035)
Ces investissements ont soutenu le renforcement des capacités, les discussions sur les accords de coordination et la mise en œuvre des lois autochtones sur les services à l'enfance et à la famille. Tous les fonds sont administrés par des mécanismes de subvention et contribution et leur mise en œuvre relève des corps dirigeants autochtones.
Programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations – Services aux Autochtones Canada
Overview of initiative
Administré par Services aux Autochtones Canada (SAC), le programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN), géré par Services aux Autochtones Canada, permet aux Premières Nations d'exercer un plus grand contrôle sur la conception et la prestation des services à l'enfance et à la famille en mettant en œuvre des réformes pour remédier à la discrimination passée. Le programme verse des fonds pour les services de prévention afin de permettre aux communautés des Premières Nations de concevoir et de fournir des services qui soutiennent leurs enfants et leurs familles. Ces soutiens sont axés sur la communauté, tiennent compte de la culture et mettent l'accent sur des solutions aux facteurs structurels de la maltraitance des enfants, tels que la pauvreté, les logements inadéquats et les traumatismes intergénérationnels. L'objectif est de renforcer la résilience et de maintenir les familles unies.
Les services comprennent des efforts de prévention et de protection holistiques et adaptés à la culture, des services de soutien après la majorité, des services de représentation des Premières Nations et des initiatives de mise en œuvre. Les services après la majorité visent les jeunes adultes auparavant pris en charge pour les aider dans leur transition vers l'âge adulte et l'indépendance (logement, nourriture, santé mentale, emploi et bien-être).
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Bien que les chiffres définitifs seront confirmés dans les Comptes publics 2024-2025 du gouvernement du Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC) estime qu'il a versé plus de 3,5 milliards de dollars dans le cadre du programme des SEFPN en 2024-2025, pour donner suite à un ensemble complet de réformes.
Les principaux développements du programme FNCFS en 2024-2025 comprennent :
- Poursuite de la prestation de services de prévention et de protection adaptés à la culture, de services de soutien après l'accession à la majorité et de services aux représentants des Premières Nations;
- Poursuite du financement des Premières Nations pour soutenir la construction de logements pour les familles afin de s'attaquer à un facteur structurel de recours aux services de protection de l'enfance;
- Le 11 juillet 2024, l'Assemblée des Premières Nations, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le Canada ont conclu une entente définitive sur la réforme à long terme du programme des SEFPN. Cette entente a été rejetée par les Premières Nations en Assemblée en octobre 2024.
- En février 2025, les Chefs de l'Ontario, la Nation Nishnawbe-Aski et le gouvernement du Canada ont signé une entente historique de 8,5 milliards de dollars visant à réformer le programme des SEFPN en Ontario. En mars 2025, les Chefs de l'Ontario et la Nation Nishnawbe-Aski ont déposé une requête conjointe auprès du Tribunal canadien des droits de la personne afin d'obtenir son approbation de l'entente et la fin de sa surveillance du programme en Ontario.
- Poursuite de la collaboration avec les partenaires pour défendre et intégrer les principes de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
Réponse à l'appel à la justice 12.14
Le programme des SEFPN répond en partie à l'appel à la justice 12.14 en finançant des services de prévention, de protection, de représentation des Premières Nations et de soutien post-majorité culturellement adaptés, qui privilégient l'intervention précoce, la préservation de la famille et le bien-être des enfants, des jeunes et des familles des Premières Nations. Le programme soutient les initiatives communautaires qui renforcent les capacités des familles et des aidants, réduisent les risques et respectent les droits des enfants à la sécurité, à l'identité et à l'appartenance. Les familles et les enfants bénéficient d'un soutien global qui reflète leur réalité et favorise la guérison, tandis que les communautés sont habilitées à maintenir des systèmes de soins proactifs, fondés sur les forces et ancrés dans la continuité culturelle et linguistique. Bien que les services et le soutien financés dans le cadre du programme des SEFPN ne se limitent pas aux victimes de la traite des personnes, il est possible que certaines personnes qui y ont recours en soient victimes. L'accès aux services du programme des SEFPN pourrait contribuer à réduire la vulnérabilité d'un enfant ou d'un jeune à l'exploitation ou à la traite.
Répercussions principales
- Prévient la séparation des familles : Dans le cadre du programme, on donne la priorité aux services de prévention et d'intervention précoce dans le but d'aider les familles à rester ensemble en toute sécurité. On soutient la prise en charge par la famille élargie, les programmes d'aide aux parents fondés sur la culture et les réponses précoces aux facteurs de stress familiaux dans le but de réduire le risque de retrait de l'enfant.
- Soutient la guérison intergénérationnelle : Dans le cadre du programme, on cherche à briser les cycles des traumatismes intergénérationnels causés par la colonisation et les séquelles des pensionnats indiens et de la rafle des années soixante, grâce à des services ancrés dans la culture, conçus et dispensés par les Premières Nations. On fournit des soutiens visant à aider les familles et les communautés à renouer avec les enseignements de la culture, la langue et les pratiques traditionnelles des soins.
- Fournit un soutien global et complet : Le programme finance un large éventail de services complets qui s'attaquent aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité des enfants et des familles, notamment la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les logements inadéquats, la toxicomanie et les problèmes de santé mentale. Il finance des mesures de soutien après la majorité pour les jeunes à la fin de leur prise en charge, comme l'accès au logement, à l'emploi et aux ressources en matière de santé mentale, afin de réduire le risque de sans-abrisme et d'exploitation.
- Favorise la continuité culturelle et l'identité : Le programme permet de veiller à ce que les enfants restent en contact avec leur culture, leur communauté et leur langue grâce à des services fournis par leur propre nation. En s'ancrant ainsi dans la culture, on renforce l'identité et l'appartenance, des facteurs de protection essentiels qui réduisent les risques et favorisent la guérison, en particulier pour les personnes qui ont subi ou risquent de subir des violences fondées sur le genre.
- Met l'accent sur l'intérêt supérieur de l'enfant : Tous les services financés par le programme sont fondés sur les principes énoncés dans la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis, notamment l'intérêt supérieur de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité réelle. Ainsi, on veille à ce que lors des interventions la priorité soit donnée à la sécurité, à la guérison et au bien-être à long terme des enfants autochtones dans le contexte de leur famille et de leur nation.
- Soutient l'autodétermination des Premières Nations : Dans le cadre de la réforme en cours du programme des SEFPN et de l'harmonisation avec la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuit et des Métis, met davantage l'accent sur la conception et la prestation de services de prévention et de soutien (p. ex., Services aux représentants des Premières Nations, Services de soutien post-majorité) par les Premières Nations d'une manière flexible, dirigée par la communauté et fondée sur les besoins.
- Renforce la capacité des communautés : Le programme permet d'investir dans l'infrastructure, le personnel et le développement du leadership nécessaires pour que les Premières Nations puissent concevoir, mettre en œuvre et superviser leurs propres systèmes de services à l'enfance et à la famille. Le financement des services de représentation des Premières Nations permet aux nations de tenir compte de leurs réalités uniques et de soutenir les familles avec dignité et attention.
- S'attaque aux inégalités systémiques : Le programme permet de continuer de s'attaquer à l'héritage des cadres stratégiques et de financement discriminatoires en passant à des modèles fondés sur les besoins et en mettant en œuvre les réformes ordonnées par le Tribunal canadien des droits de la personne. Il permet un accès équitable à des services adaptés aux conditions réelles dans les communautés des Premières Nations, contribuant ainsi à la réconciliation, à la justice et à la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ Premières Nations.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait un milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2021, dont 118,7 millions de dollars par la suite, pour soutenir le programme des SEFPN. En 2023-2024, 3,57 milliards de dollars ont été alloués par l'intermédiaire du programme des SEFPN pour financer les services de prévention et de protection, le soutien post-majorité et les services de représentation des Premières Nations, afin de garantir que les communautés disposent des ressources nécessaires pour répondre aux besoins des enfants et des familles de manière culturellement ancrée et holistique.