2024-25 Rapport sur les appels à la justice : 3.1 - 3.7 : Santé et bien-être
Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 3.1 à 3.7.
Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.
Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2025.
Sur cette page
- 3.1 Veiller à ce que les droits à la santé et au bien-être des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones soient protégés
- 3.2 Fournir un financement aux services de santé et de bien-être communautaires
- 3.3 Soutenir les communautés autochtones pour établir des programmes communautaires qui tiennent compte des traumatismes et qui sont destinés aux survivantes de traumatismes et de la violence
- 3.4 Veiller à ce que toutes les communautés autochtones reçoivent les ressources et du soutien pour l'établissement de services préventifs, permanents et holistiques
- 3.5 Créer des équipes d'intervention en cas de crise pour répondre aux besoins immédiats d'une communauté après un événement traumatisant
- 3.6 Veiller à une égalité réelle dans le financement des services aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones
- 3.7 Offrir des programmes et du soutien de guérison à tous les enfants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées et aux membres de leur famille
3.1 Veiller à ce que les droits à la santé et au bien-être des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones soient protégés
Initiatives
Élaboration conjointe de dispositions législatives sur la santé des autochtones fondées sur les distinctions – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Afin d'améliorer l'accès à des soins de santé de haute qualité et culturellement pertinents pour tous les peuples autochtones, Services aux Autochtones Canada (SAC) travaille en collaboration avec les organisations et les gouvernements nationaux et régionaux des Premières nations, des Inuit et des Métis, les partenaires autochtones qui adoptent une perspective intersectionnelle, les partenaires fédéraux, ainsi que les provinces et les territoires, pour élaborer conjointement une législation sur la santé autochtone fondée sur les distinctions. L'élaboration conjointe d'une législation sur la santé autochtone fondée sur des distinctions est l'occasion d'établir des principes généraux comme fondement des services de santé fédéraux destinés aux peuples autochtones ; de soutenir la transformation de la prestation des services de santé en collaborant avec les organisations autochtones à l'élaboration, à la prestation et à l'amélioration des services afin d'accroître la prestation de services de santé dirigés par des autochtones ; et de continuer à faire progresser l'engagement du gouvernement du Canada à l'égard de la réconciliation et d'une relation renouvelée de nation à nation, d'Inuit à Couronne et de gouvernement à gouvernement avec les peuples autochtones, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, compte tenu des nombreux commentaires des partenaires autochtones, SAC a reçu l'autorisation de suivre des cheminements distincts fondés sur les distinctions afin d'élaborer des options politiques et/ou législatives avec les partenaires des Premières Nations, Inuit et Métis. Cette approche permet d'assurer la transparence, la mobilisation continue des partenaires et l'adaptabilité en fonction de l'état de préparation, des priorités et des orientations de chacun d'entre eux tout au long du processus.
SAC continue de rencontrer les partenaires intéressés pour discuter de la situation actuelle et des prochaines étapes, mais il n'y a pas de financement disponible pour l'instant.
Réponse à l'appel à la justice 3.1
L'élaboration conjointe de dispositions législatives sur la santé des autochtones fondées sur les distinctions répond à l'appel à la justice 3.1 en créant des possibilités de soutenir la transformation systémique dans le domaine de la santé des autochtones par la reconnaissance et la promotion des priorités en matière de santé et de bien-être autochtones. Cette initiative permet l'élaboration de politiques et/ou de lois fondées sur les distinctions qui mettent l'accent sur la perspective et la participation des autochtones dans la conception et la mise en œuvre des systèmes de santé. Par une mobilisation continue, elle promeut des solutions dirigées par les autochtones en matière de santé et de bien-être qui tiennent compte des réalités distinctes des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par les inégalités systémiques en matière de soins de santé bénéficient de cette initiative, car elle permet l'élaboration d'options politiques et/ou législatives qui favorisent des systèmes de santé accessibles, fondés sur la culture et pilotés par la communauté. En permettant aux peuples autochtones de définir et de diriger leurs priorités en matière de santé, l'initiative a le potentiel de renforcer la reddition de comptes, la transparence et l'investissement à long terme dans le bien-être des autochtones.
Répercussions principales
- Fait progresser l'autodétermination : soutient l'élaboration conjointe de politiques et/ou d'options législatives fondées sur les distinctions.
- Promeut l'équité en matière de santé : Œuvre à l'élaboration conjointe de politiques et/ou d'options législatives culturellement pertinentes qui s'attaquent aux disparités systémiques en matière de santé.
- Met l'accent sur des voix diverses : Assure la participation des femmes et des filles autochtones, des personnes 2ELGBTQI+ et d'autres partenaires intersectionnels à l'élaboration conjointe des politiques et/ou des lois.
- Améliore l'accès aux soins : Renforce les fondements des systèmes de santé fondés sur les distinctions et répondant aux besoins.
- Favorise une réforme à long terme : Établit un processus de collaboration pour un changement transformateur dans la politique de santé autochtone et/ou le codéveloppement législatif.
Détails sur le financement
Un montant de 15,6 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, a été alloué pour soutenir les capacités d'engagement, les politiques et les experts. Le financement de cette initiative prendra fin en 2022-2023. Aucun financement n'est disponible pour le moment.
Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Loi sur la Déclaration des Nations Unies ou LDNU) confirme l'application de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) dans le droit canadien. Promulguée le 21 juin 2021, la LDNU exige que le gouvernement du Canada :
- veille à ce que les lois fédérales soient compatibles avec la Déclaration des Nations Unies (article 5);
- élabore et mette en œuvre un plan d'action afin d'atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations unies (article 6);
- faire rapport chaque année au Parlement sur les progrès réalisés (article 7).
Ces obligations doivent être remplies en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones. La Déclaration des Nations Unies affirme les droits individuels et collectifs des peuples autochtones, notamment les droits à l'autodétermination, à la langue, à la culture, à l'égalité et au contrôle des terres et des ressources.
Le budget 2021 a engagé 26 millions de dollars sur deux ans pour permettre aux partenaires autochtones de participer à l'élaboration du Plan d'action de la LDNU. Pour soutenir la consultation et la coopération, le budget 2022 a engagé 37 millions de dollars sur cinq ans à partir de 2023-2024, avec 4 millions de dollars en continu, pour soutenir la participation des partenaires autochtones à la mise en œuvre de la LDNU. En 2024-2025, un financement de 11,5 millions de dollars a été alloué aux gouvernements et organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi qu'aux organismes et groupes autochtones urbains représentant les femmes, les jeunes et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
De la publication du Plan d'action de la LDNU en juin 2023 à mars 2024, 145 séances de mobilisation ont eu lieu. Au total, 285 séances de mobilisation ont eu lieu pour l'exercice financier 2024-2025, dont 142 avec les Premières Nations, 10 avec les Métis, 18 avec les Inuit, 5 avec les gouvernements autochtones autonomes et signataires de traités modernes, 19 avec les organisations autochtones urbaines et 81 avec les organisations autochtones œuvrant pour la diversité et 10 avec des organisations sectorielles.
Conformément à l'article 7 de la LDNU, le rapport annuel 2024-2025 sur la mise en œuvre sera complété pour le 30 juin 2025 et déposé au Parlement par la suite. La mobilisation continue vise à appuyer la mise en œuvre du Plan d'action de la LDNU, à surveiller les progrès et à assurer des possibilités de renouvellement périodique et d'élaboration conjointe de nouvelles priorités.
Réponse à l'appel à la justice 3.1
La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones répond à l'appel à la justice 3.1 en établissant un cadre législatif pour appuyer l'affirmation complète et efficace des droits des peuples autochtones dans le droit canadien, conformément à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La LDNU exige que le gouvernement du Canada, en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones, prenne toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que les lois fédérales sont conformes à la Déclaration. Qui plus est, elle exige l'élaboration conjointe d'un plan d'action national de la LDNU dans lequel sont définies des mesures concrètes pour l'atteinte des objectifs de la Déclaration et les exigences en matière de rapports annuels afin de promouvoir la transparence et la responsabilité. Ce cadre témoigne de l'engagement à transformer la relation entre la Couronne et les peuples autochtones en intégrant des principes de gouvernance partagée, de reconnaissance juridique des droits inhérents et de création conjointe de solutions. La mise en œuvre de la LDNU contribue aux changements structurels et législatifs nécessaires pour le traitement des causes profondes de l'inégalité systémique, du colonialisme et de la discrimination, et s'harmonise avec les engagements plus larges du gouvernement fédéral à l'égard de la réconciliation et de la justice.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la crise actuelle concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées bénéficient des réformes structurelles rendues possibles par la LDNU. En exigeant une véritable collaboration avec les peuples autochtones dans l'élaboration et la surveillance du Plan d'action de la LDNU, la LDNU veille à ce que les priorités des personnes les plus touchées par la violence éclairent l'approche du gouvernement du Canada en matière de changement systémique. L'initiative appuie les processus dirigés par les autochtones qui font progresser des solutions fondées sur la culture et les distinctions dans des domaines comme la sécurité, la justice, la guérison et la gouvernance. Le financement ciblé des capacités permet par ailleurs aux organisations de femmes autochtones, aux groupes de personnes 2ELGBTQI+ et à d'autres partenaires communautaires de participer à la mise en œuvre de la LDNU. Ensemble, ces mesures contribuent à la transformation institutionnelle à long terme et renforcent le droit des peuples autochtones de participer pleinement et équitablement à l'élaboration des lois, des politiques et des systèmes qui ont une incidence sur leur vie.
Répercussions principales
- Réduction des obstacles systémiques : Appuie l'examen et la modification des lois canadiennes pour les harmoniser avec les droits des autochtones, réduisant ainsi les obstacles législatifs et politiques enracinés dans le colonialisme.
- Place centrale accordée aux droits et aux priorités des autochtones : Affirme le droit des peuples autochtones à l'autodétermination et met le leadership autochtone au cœur de l'élaboration et de la mise en œuvre du Plan d'action de la LDNU.
- Appuie l'inclusion des genres et de l'identité : Fournit du financement pour le renforcement des capacités afin que les organisations de femmes, de jeunes, d'Aînés et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones et d'autochtones vivant en milieu urbain puissent participer à la mise en œuvre.
- Fait progresser la transformation des lois et des politiques : Amorce de vastes changements juridiques et politiques grâce à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies dans tous les ministères et organismes fédéraux.
- Fournit des mécanismes de responsabilité : Exige la présentation d'un rapport annuel au Parlement et appuie la transparence et le suivi des progrès au moyen d'indicateurs et d'activités de mobilisation.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 26 millions de dollars sur deux ans pour favoriser la participation des autochtones à l'élaboration conjointe du Plan d'action de la LDNU. En outre, le budget 2022 a engagé 37 millions de dollars sur cinq ans à partir de 2023-2024, avec 4 millions de dollars en continu, pour soutenir la participation des partenaires autochtones à la mise en œuvre de la LDNU. En 2024-2025, 11,5 millions de dollars ont été alloués à divers partenaires autochtones pour soutenir la consultation et la coopération en cours pour mettre en œuvre la déclaration des Nations unies, la LDNU et le plan d'action de la LDNU, notamment :
- les gouvernements et organisations autochtones nationaux et régionaux (Premières Nations, Inuit, Métis);
- les conseils tribaux et les Premières Nations individuelles;
- les organisations autochtones urbaines et hors réserve;
- les groupes de femmes, de jeunes et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones;
- les groupes autochtones de défense des droits et de la diversité.
Le Plan d'action de la LDNU est évolutif et sera régulièrement mis à jour en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones afin d'assurer la progression continue de l'application de la Déclaration des Nations Unies dans le droit canadien.
Sport au service du développement social dans les communautés autochtones – Patrimoine Canadien
Aperçu de l'initiative
Le volet Sport au service du développement social dans les communautés autochtones (SSDSCA), dirigé par Patrimoine canadien, accorde du financement aux gouvernements et aux communautés autochtones ainsi qu'aux organismes autochtones à but non lucratif pour la réalisation de projets de sport et de loisirs. La troisième composante du SSDSCA vise à soutenir les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones en répondant à des besoins ciblés au moyen d'activités sportives et récréatives. Sport au service du développement social dans les communautés autochtones mettra l'accent sur les initiatives favorisant la santé mentale et physique, la prévention du suicide, la sensibilisation à la traite des personnes et les mesures de prévention connexes, les relations sécuritaires et saines et une vision positive par rapport à la sexualité.
Réponse à l'appel à la justice 3.1
Cette initiative répond à l'appel à la justice 3.1 en veillant à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+autochtones aient un accès équitable aux activités sportives, récréatives et physiques qui correspondent à des objectifs personnels en matière de santé et de bien-être. En investissant dans des programmes qui sont adaptés à la culture et dirigés par des communautés, la troisième composante du volet soutient le bien-être général et s'attaque aux barrières systémiques limitant la participation aux sports. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient des activités du volet qui favorisent la santé et le bien-être par l'intermédiaire de projets de sport dirigés par des autochtones.
Répercussions principales
- Amélioration de l'accès au sport et aux loisirs : élimine les obstacles financiers et systémiques qui empêchent les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones de participer à des activités sportives et récréatives; soutient des initiatives qui offrent aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones des milieux sûrs et accueillants où faire du sport et des loisirs.
- Exemple : En 2024-2025, 130 000 dollars ont été remis à la Nation des Squamish (555). Les fonds étaient destinés à la création d'espaces sûrs et inclusifs pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ par l'offre des services d'une personne-ressource en matière d'inclusion, l'organisation d'activités communautaires adaptées et la présentation de programmes culturels non discriminatoires. Des services communautaires de garde d'enfants, de soutien individuel, de formation spécialisée et de sensibilisation à la santé mentale ont également été mis sur pied pour améliorer l'accessibilité des activités et favoriser la participation.
- Amélioration des résultats en matière de développement social : aborde de grandes questions comme la prévention du suicide, la sensibilisation au trafic sexuel et les relations sûres.
- Exemple : En 2024-2025, 85 000 dollars ont été alloués au Indigenous Physical Activity and Cultural Circle pour un projet visant à soutenir, par la tenue d'ateliers et de formations combinant des éléments de culture, de psychologie du sport et d'entraînement holistique, les autochtones qui jouent au soccer et s'identifient comme des femmes.
- Renforcement du leadership et de l'autodétermination des autochtones : renforce la capacité des communautés autochtones de maintenir et des programmes axés sur le bien-être et d'en élargir la portée; investit dans des organismes, dirigés par des autochtones, qui conçoivent des initiatives intégrant les valeurs culturelles, les traditions et les priorités des autochtones.
- Exemple : En 2024-2025, 99 574 dollars ont été alloués à la société Canoe Culture pour la présentation d'un programme de six mois combinant des éléments d'ancrage culturel à des ateliers pratiques de fabrication de pagaies, à l'enseignement de techniques traditionnelles de pagaie et à des exercices pratiques sur l'eau, pour améliorer à la fois la forme physique.
Détails sur le financement
Avec un budget annuel de 2,5 millions de dollars, la troisième composante du volet SSDSCA veille à ce que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones aient de véritables occasions de prendre part à des activités qui favorisent leur bien-être. Le budget de 2021 a alloué 14,3 millions de dollars sur cinq ans, dont 2,9 millions de dollars en financement permanent, pour le maintien et l'élargissement de l'accès au programme. À ce jour, 3,75 millions de dollars ont été versés, et 1,25 million de dollars supplémentaires ont été reportés pour soutenir les programmes de l'exercice 2024-2025.
3.2 Fournir un financement aux services de santé et de bien-être communautaires
Initiatives
Élaboration conjointe de dispositions législatives sur la santé des autochtones fondées sur les distinctions – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Afin d'améliorer l'accès à des soins de santé de haute qualité et culturellement pertinents pour tous les peuples autochtones, Services aux Autochtones Canada (SAC) travaille en collaboration avec les organisations et les gouvernements nationaux et régionaux des Premières nations, des Inuit et des Métis, les partenaires autochtones qui adoptent une perspective intersectionnelle, les partenaires fédéraux, ainsi que les provinces et les territoires, pour élaborer conjointement une législation sur la santé autochtone fondée sur les distinctions. L'élaboration conjointe d'une législation sur la santé autochtone fondée sur des distinctions est l'occasion d'établir des principes généraux comme fondement des services de santé fédéraux destinés aux peuples autochtones ; de soutenir la transformation de la prestation des services de santé en collaborant avec les organisations autochtones à l'élaboration, à la prestation et à l'amélioration des services afin d'accroître la prestation de services de santé dirigés par des autochtones ; et de continuer à faire progresser l'engagement du gouvernement du Canada à l'égard de la réconciliation et d'une relation renouvelée de nation à nation, d'Inuit à Couronne et de gouvernement à gouvernement avec les peuples autochtones, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, compte tenu des nombreux commentaires des partenaires autochtones, SAC a reçu l'autorisation de suivre des cheminements distincts fondés sur les distinctions afin d'élaborer des options politiques et/ou législatives avec les partenaires des Premières Nations, Inuit et Métis. Cette approche permet d'assurer la transparence, la mobilisation continue des partenaires et l'adaptabilité en fonction de l'état de préparation, des priorités et des orientations de chacun d'entre eux tout au long du processus.
SAC continue de rencontrer les partenaires intéressés pour discuter de la situation actuelle et des prochaines étapes, mais il n'y a pas de financement disponible pour l'instant.
Réponse à l'appel à la justice 3.2
L'élaboration conjointe de dispositions législatives sur la santé des autochtones fondées sur les distinctions répond à l'appel à la justice 3.2 en soutenant plus de 200 activités d'engagement distinctes avec des partenaires autochtones, en plus de l'engagement mené par les partenaires dans l'identification des priorités en matière de santé et de bien-être. Par des processus de consultation inclusifs, les partenaires ont contribué à définir des orientations futures en matière de politiques et d'investissements qui reflètent les perspectives autochtones en ce qui concerne les services de santé adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes. Ce travail contribuera à l'élaboration conjointe d'options politiques et/ou législatives fondées sur les distinctions, qui reconnaissent et respectent l'autodétermination autochtone en matière de santé.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative en ayant la possibilité d'élaborer des politiques et/ou des options législatives qui ont un impact direct sur les résultats en matière de santé. En donnant la priorité à la contribution autochtone dans la conception et la mise en œuvre du système, l'initiative crée des opportunités pour améliorer l'accès aux services de santé qui sont équitables et répondent aux besoins des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que de leurs communautés au sens large.
Répercussions principales
- Fait progresser l'autodétermination : soutient l'élaboration conjointe de politiques et/ou d'options législatives fondées sur les distinctions.
- Promeut l'équité en matière de santé : Œuvre à l'élaboration conjointe de politiques et/ou d'options législatives culturellement pertinentes qui s'attaquent aux disparités systémiques en matière de santé.
- Met l'accent sur des voix diverses : Assure la participation des femmes et des filles autochtones, des personnes 2ELGBTQI+ et d'autres partenaires intersectionnels à l'élaboration conjointe des politiques et/ou des lois.
- Améliore l'accès aux soins : Renforce les fondements des systèmes de santé fondés sur les distinctions et répondant aux besoins.
- Favorise une réforme à long terme : Établit un processus de collaboration pour un changement transformateur dans la politique de santé autochtone et/ou le codéveloppement législatif.
Détails sur le financement
Un montant de 15,6 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, a été alloué pour soutenir les capacités d'engagement, les politiques et les experts. Le financement de cette initiative prendra fin en 2022-2023. Aucun financement n'est disponible pour le moment.
Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada est dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC) et vise à soutenir les efforts déployés pour éliminer le racisme anti-autochtone par l'entremise des projets menés par des autochtones, en fonction des besoins exprimés par la communauté, qui font progresser la sécurité culturelle et la sécurité des patients, améliorent l'accès à des services adaptés à la culture et renforcent la représentation des autochtones à tous les niveaux du système de santé.
Les domaines d'intervention principaux sont le soutien aux guides du système de santé et aux défenseurs des droits des patients autochtones, la bonification des services de sages-femmes et de doulas autochtones, le développement d'une formation adaptée à la culture pour les professionnels de la santé et la création de filières d'enseignement et des opportunités qui favorisent la représentation autochtone dans les professions du domaine de la santé. En intégrant le savoir autochtone et les priorités des autochtones dans le système de santé, l'initiative vise à réduire les préjudices, à instaurer la confiance et à améliorer les résultats en matière de santé pour les personnes et les familles autochtones.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Le budget 2024 a fourni 167,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme anti-autochtone dans les soins de santé grâce à un soutien continu aux défenseurs des patients, aux navigateurs du système de santé, aux sages-femmes et aux travailleurs de soutien à la naissance, ainsi qu'à des initiatives visant à accroître la représentation autochtone dans les professions de la santé.
En 2024-2025, SAC a continué de financer des organisations autochtones nationales et régionales pour mener des initiatives de lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé. Parmi celles-ci diverses initiatives de navigateurs du système de santé autochtone et de défenseurs des patients; le Bureau de l'ombudsman des Premières Nations de la Fédération des nations autochtones souveraines; le Programme d'expérience en santé des Métis de la Nation métisse de la Colombie-Britannique; les séances d'information de Two-Spirited People of Manitoba Inc. sur le consentement éclairé et la sensibilisation aux droits; et les initiatives de sage-femme et de soutien à l'accouchement partout au Canada, notamment au Yukon, à Inuvialuit, au Nunavut et à Kuujjuaq.
Réponse à l'appel à la justice 3.2
L'initiative Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada répond en partie à l'appel à la justice 3.2 en finançant les communautés et les organisations autochtones pour élargir les parcours de formation des sages-femmes et des doulas autochtones, créer de nouveaux services et infrastructures, ce qui représente une augmentation de l'accès à des soins de reproduction culturellement sûrs. En soutenant des parcours de formation fondés sur la culture, l'initiative contribue à développer une main-d'œuvre autochtone de spécialistes de l'accouchement et à élargir l'accès à des soins prénataux, d'accouchement et postnataux adaptés à la culture.
Les familles et les survivantes autochtones bénéficient de services de santé reproductive qui valorisent les pratiques autochtones en matière d'accouchement, rétablissent la continuité culturelle et réduisent les facteurs de risque associés à la colonisation, à l'isolement et à la négligence systémique dans le système de santé.
Répercussions principales
- Renforcer la sécurité culturelle : Soutient l'offre de services adaptés à la culture dans l'ensemble du système de santé.
- Appuyer les guides du système : Soutient la formation et l'emploi de navigateurs en santé autochtones et de défenseurs des patients.
- Accroître la représentation : Crée des voies d'accès pour la représentation autochtone dans les professions de la santé.
- Prévenir la violence dans les soins : Améliore la sensibilisation et la responsabilité grâce à une formation prévoyant la sécurité culturelle.
- Soutenir la justice en matière de santé reproductive Élargit l'accès aux sages-femmes, aux doulas et aux services intégrés.
Détails sur le financement
Fort du succès des investissements du budget de 2021, le budget de 2024 a réinvesti 167,6 millions de dollars sur les cinq prochaines années, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé canadiens. L'affectation des fonds est guidée par des approches fondées sur les distinctions, les besoins des communautés et la collaboration avec les leaders en santé autochtones et les tables régionales afin d'assurer la pertinence et l'impact continus. Les fonds ont été alloués pour 2024-2025 et 2025-2026.
Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Les fonds du Programme de mieux-être mental, fournis par Services aux Autochtones Canada, permettent l'accès à :
- un soutien psychologique, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les personnes touchées par la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), pour les survivantes et les survivants intergénérationnels des pensionnats indiens et des externats indiens fédéraux, grâce au financement d'un réseau national d'environ 1 000 travailleurs communautaires offrant des services de soutien à la santé et à la culture en vertu de 233 accords de financement;
- des services communautaires de mieux-être mental;
- des services de prévention et de traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie;
- des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental fournissant des services aux communautés;
- des services complets sur les sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO);
- une ligne d'écoute téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d’écoute des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées, la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; et la Ligne d'écoute téléphonique nationale sur les pensionnats indiens;
- des activités de promotion de la vie et de prévention du suicide.
Deux activités du Programme de mieux-être mental fournissent des services directement aux survivantes, aux familles et aux autochtones touchés par la crise des FFADA2E+ : 1) le Programme de soutien à la santé et à la culture lié aux FFADA et 2) la Ligne d'écoute téléphonique des FFADA. Les autres activités soutiennent divers aspects du mieux-être mental à l'intention des personnes touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, le Programme de mieux-être mental a continué de financer de manière flexible une gamme de services de mieux-être mental, la plupart étant offerts par des organismes des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le Programme finance l'accès à des services de soutien en santé mentale tenant compte des traumatismes pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées ; les survivantes, les survivants intergénérationnels, les membres de leur famille et les autres personnes touchées par les pensionnats indiens; les externats indiens fédéraux ; et d'autres sources de traumatismes coloniaux. Ce programme finance l'accès à des services de counseling en santé mentale (comme des psychologues et des travailleurs sociaux) et de soutien émotionnel (comme des agents de santé communautaires, des pairs aidants) et culturel (comme des aînés et des guérisseurs traditionnels). Le programme soutient également des programmes et services de prévention du suicide, de promotion de la vie et d'intervention en cas de crise dirigés par des autochtones, notamment des services d'intervention par ligne de crise, et améliore la prestation de services de traitement et de prévention de la toxicomanie culturellement adaptés dans les communautés autochtones. Voici quelques exemples d'organismes financés en 2024-2025 par le Programme de mieux-être mental :
- Association nationale des centres d'amitié (ANCA)
- Réseau des femmes autochtones de Terre-Neuve (RFAPN)
- Autonomisation des femmes autochtones pour des communautés plus fortes (EVFAC)
- Fédération des centres d'amitié autochtones de l'Ontario (FICAO)
- Centre d'amitié First Light de St. John's
- Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ)
- Conseil des femmes autochtones du Yukon
- Qavvivik
- Centre de ressources inuites Tunngasugit
- Indigiqueer
- Personnes bispirituelles des Premières Nations
- Fédération des Métis du Manitoba
- Nation métisse de la Colombie-Britannique (MNBC)
- Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest (NWTMN)
- Conseil général de l'établissement métis (CMÉS)
- Gouvernement métis d'Otipemisiwak
- Nation métisse de l'Ontario (NMO)
- Nation métisse de la Saskatchewan (MN-S)
- Ralliement national des Métis (RNM)
- Réseau de santé sexuelle des jeunes autochtones (RSSJA)
- Société Two Spirits in Motion (S2SIMS)
- Centre national pour la vérité et la réconciliation
- Cercle de mieux-être des Premiers Peuples
- Nous comptons
- Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik
- Fondation du partenariat Thunderbird
Le Programme de mieux-être mental collabore avec les organisations autochtones à l'échelle nationale et régionale afin d'identifier les priorités en matière de bien-être mental, de recueillir des commentaires sur les programmes existants, de partager les possibilités de financement et de discuter des ententes de financement en cours.
Réponse à l'appel à la justice 3.2
Le Programme de mieux-être mental répond partiellement à l'appel à la justice 3.2 en finançant et en soutenant des services de santé mentale et de consommation de substances adaptés à la culture, accessibles et tenant compte des traumatismes pour les autochtones. En investissant dans des initiatives de prévention du suicide et de promotion de la vie menées par des autochtones, dans des services d'intervention d'urgence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et dans des équipes mobiles de mieux-être mental, le programme améliore les interventions immédiates et adaptées à la culture pour répondre aux besoins en matière de santé mentale. Le programme renforce la prestation de services de prévention et de traitement de la toxicomanie dans les communautés autochtones, en y intégrant des pratiques de guérison traditionnelles et des mesures de soutien globales qui reflètent les systèmes de connaissances autochtones. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme qui leur offre des parcours sécuritaires et ancrés dans la culture vers la guérison et le mieux-être, réduit les obstacles pour l'accès aux soins et donne aux communautés les moyens de diriger et de définir leurs propres approches en matière de santé mentale et de mieux-être.
Détails sur le financement
Le Programme de mieux-être mental continue d'être soutenu par les investissements du budget 2021, du budget 2022, de l'Énoncé économique de l'automne 2022 et du budget 2024. Plus précisément, le budget 2024 prévoyait 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par l'intermédiaire de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.
3.3 Soutenir les communautés autochtones pour établir des programmes communautaires qui tiennent compte des traumatismes et qui sont destinés aux survivantes de traumatismes et de la violence
Initiatives
Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Les fonds du Programme de mieux-être mental, fournis par Services aux Autochtones Canada, permettent l'accès à :
- un soutien psychologique, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les personnes touchées par la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), pour les survivantes et les survivants intergénérationnels des pensionnats indiens et des externats indiens fédéraux, grâce au financement d'un réseau national d'environ 1 000 travailleurs communautaires offrant des services de soutien à la santé et à la culture en vertu de 233 accords de financement;
- des services communautaires de mieux-être mental;
- des services de prévention et de traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie;
- des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental fournissant des services aux communautés;
- des services complets sur les sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO);
- une ligne d'écoute téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d’écoute des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées, la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; et la Ligne d'écoute téléphonique nationale sur les pensionnats indiens;
- des activités de promotion de la vie et de prévention du suicide.
Deux activités du Programme de mieux-être mental fournissent des services directement aux survivantes, aux familles et aux autochtones touchés par la crise des FFADA2E+ : 1) le Programme de soutien à la santé et à la culture lié aux FFADA et 2) la Ligne d'écoute téléphonique des FFADA. Les autres activités soutiennent divers aspects du mieux-être mental à l'intention des personnes touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, le Programme de mieux-être mental a continué de financer de manière flexible une gamme de services de mieux-être mental, la plupart étant offerts par des organismes des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le Programme finance l'accès à des services de soutien en santé mentale tenant compte des traumatismes pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées ; les survivantes, les survivants intergénérationnels, les membres de leur famille et les autres personnes touchées par les pensionnats indiens ; les externats indiens fédéraux ; et d'autres sources de traumatismes coloniaux. Ce programme finance l'accès à des services de counseling en santé mentale (comme des psychologues et des travailleurs sociaux) et de soutien émotionnel (comme des agents de santé communautaires, des pairs aidants) et culturel (comme des aînés et des guérisseurs traditionnels). Le programme soutient également des programmes et services de prévention du suicide, de promotion de la vie et d'intervention en cas de crise dirigés par des autochtones, notamment des services d'intervention par ligne de crise, et améliore la prestation de services de traitement et de prévention de la toxicomanie culturellement adaptés dans les communautés autochtones. Voici quelques exemples d'organismes financés en 2024-2025 par le Programme de mieux-être mental :
- Association nationale des centres d'amitié (ANCA)
- Réseau des femmes autochtones de Terre-Neuve (RFAPN)
- Autonomisation des femmes autochtones pour des communautés plus fortes (EVFAC)
- Fédération des centres d'amitié autochtones de l'Ontario (FICAO)
- Centre d'amitié First Light de St. John's
- Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ)
- Conseil des femmes autochtones du Yukon
- Qavvivik
- Centre de ressources inuites Tunngasugit
- Indigiqueer
- Personnes bispirituelles des Premières Nations
- Fédération des Métis du Manitoba
- Nation métisse de la Colombie-Britannique (MNBC)
- Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest (NWTMN)
- Conseil général de l'établissement métis (CMÉS)
- Gouvernement métis d'Otipemisiwak
- Nation métisse de l'Ontario (NMO)
- Nation métisse de la Saskatchewan (MN-S)
- Ralliement national des Métis (RNM)
- Réseau de santé sexuelle des jeunes autochtones (RSSJA)
- Société Two Spirits in Motion (S2SIMS)
- Centre national pour la vérité et la réconciliation
- Cercle de mieux-être des Premiers Peuples
- Nous comptons
- Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik
- Fondation du partenariat Thunderbird
Le Programme de mieux-être mental collabore avec les organisations autochtones à l'échelle nationale et régionale afin d'identifier les priorités en matière de bien-être mental, de recueillir des commentaires sur les programmes existants, de partager les possibilités de financement et de discuter des ententes de financement en cours.
Réponse à l'appel à la justice 3.3
Le Programme de mieux-être mental répond partiellement à l'appel à la justice 3.3 en élargissant l'accès à des services de santé et de mieux-être tenant compte des traumatismes et ancrés dans la culture pour les survivants des traumatismes intergénérationnels, y compris les personnes touchées par la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Le programme finance un réseau national de travailleurs communautaires de soutien à la santé et à la culture offrant du soutien émotionnel, des services de guérison traditionnelle et un accès aux Aînés et aux détenteurs du savoir ainsi que d'autres ressources pertinentes sur le plan culturel. Ces services sont offerts d'une manière qui tient compte des visions du monde des autochtones et des répercussions intergénérationnelles des traumatismes.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme qui rétablit les parcours de guérison, affirme l'identité culturelle et fournit un soutien sécuritaire ancré dans la communauté qui tient compte des traumatismes vécus et y répond.
Détails sur le financement
The Mental Wellness Program continues to be supported by investments from Budget 2021, Budget 2022, the 2022 Fall Economic Statement, and Budget 2024. Specifically, Budget 2024 provided $630.2 million over two years, starting in 2024-25, to support Indigenous people's access to mental health services, including through distinctions-based mental wellness strategies.
Soutien communautaire et guérison pour les familles – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Soutien communautaire et guérison pour les familles (SCHF), dirigée par Justice Canada, a été créée pour accroître l'accès à un soutien adapté à la culture et aux traumatismes pour les familles de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues ou assassinées. L'initiative finance les organismes communautaires et les gouvernements autochtones pour concevoir et mettre en œuvre des projets de guérison qui reflètent les besoins culturels, linguistiques et régionaux spécifiques des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
Grâce au SCGF, les familles et les survivantes ont accès à un large éventail d'activités pour les aider à surmonter le deuil et le traumatisme de leur perte, notamment des cercles de guérison, des consultations avec des aînés, des activités de guérison axées sur le territoire, des réseaux de soutien familial, des cérémonies et des rassemblements communautaires. Ces services favorisent la guérison à long terme en s'attaquant également aux traumatismes intergénérationnels et à la marginalisation systémique qui contribuent à la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En mettant l'accent sur l'autodétermination autochtone, la sécurité culturelle et les approches de guérison holistiques, l'initiative renforce la capacité des communautés autochtones à diriger et à fournir leurs propres systèmes de soutien.
Réponse à l'appel à la justice 3.3
Soutien communautaire et guérison pour les familles répond à une partie de l'appel à la justice 3.3 en mettant à disposition des fonds de projet pour les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis afin de concevoir et de mettre en œuvre des systèmes de soutien communautaires et fondés sur la culture qui aident les familles et les survivantes à faire face au deuil et aux traumatismes. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme en ayant un accès accru à des espaces sûrs qui favorisent le mieux-être émotionnel, mental et spirituel, ainsi qu'au soutien culturellement adapté dont elles ont besoin pour guérir leur traumatisme lié à la perte.
Répercussions principales
- Accès accru à du soutien ancré dans la culture : L'initiative octroie des fonds pour des services de guérison communautaires qui intègrent les pratiques culturelles et spirituelles autochtones.
- Exemple : En 2024-2025, 150 000 $ ont été alloués au projet Natsamat 3.0 de la Vancouver Aboriginal Community Policing Centre Society afin d'offrir de la formation sur des outils culturels fondés sur le territoire conçus pour aider les survivants de traumatismes intergénérationnels directs et complexes, et plus particulièrement les familles des femmes, des filles et des personnes 2ELGTBQI+ autochtones disparues et assassinées.
- Renforcement des familles et la guérison communautaire En proposant des cercles de guérison, des cérémonies et des mesures de soutien centrés sur la famille, l'initiative favorise la guérison collective.
- Exemple : En 2024-2025, 150 000 $ ont été alloués au projet Soutenir les survivants et les familles des autochtones disparus et assassinés de la Nation Nishnawbe Askipour la tenue d'événements et d'activités de guérison pour les survivants et les familles du territoire de la Nation Nishnawbe Aski, notamment par des activités de sensibilisation auprès des communautés de la Nation, une mobilisation continue, un rassemblement annuel, du matériel d'éducation du public pertinent sur le plan culturel et des activités de mobilisation communautaire.
- Approche tenant compte des traumatismes spécifiques aux cultures Les services visent à créer des espaces sûrs pour les familles par l'intégration des connaissances autochtones et des pratiques thérapeutiques occidentales.
- Exemple : En 2024-2025, 150 000 $ ont été alloués au programme Kativiik de l'Association inuite du Manitoba afin d'offrir des services de consultation adaptés à la culture inuite, communautaires et adaptés aux traumatismes. Des intervenants en milieu inuit formés et en exercice travailleront directement avec la communauté inuite et d'autres organismes de santé et de services sociaux connexes qui offrent des services aux familles inuites touchées par la perte d'un proche disparu ou assassiné.
Détails sur le financement
Le budget 2023 a alloué 20 millions de dollars sur cinq ans, dont 4,15 millions par an, pour soutenir et étendre l'initiative. Ce financement a permis d'accroître le nombre de projets financés chaque année et, comme il est continu, des plans de travail et des activités pluriannuels peuvent être financés. En 2024-2025, 33 projets pluriannuels ont été approuvés à la suite de l'appel à propositions d'octobre 2023, pour un investissement total de plus de 22,2 millions de dollars sur cinq ans et de plus de 4,85 millions de dollars en 2024-2025.
3.4 Veiller à ce que toutes les communautés autochtones reçoivent les ressources et du soutien pour l'établissement de services préventifs, permanents et holistiques
Initiatives
Fonds de prévention du crime chez les collectivités autochtones et du Nord – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
Le Fonds de prévention du crime chez les collectivités autochtones et du Nord (FPCCAN), géré par Sécurité publique Canada, soutient des initiatives adaptées à la culture visant à réduire la vulnérabilité des collectivités autochtones et du Nord à la criminalité et à améliorer la sécurité dans ces dernières. Le fonds renforce les capacités, favorise l'échange de connaissances et permet de promouvoir les stratégies de prévention du crime conçues et dirigées par les communautés autochtones. Il finance des projets à l'intérieur et à l'extérieur des réserves, partout dans le Nord, et fournit aux collectivités autochtones les ressources nécessaires à la mise en œuvre de mesures de sécurité communautaires visant à réduire les risques de criminalité et de victimisation. Auparavant, le choix des projets était guidé par des recommandations ciblées liées à des sollicitations régionales et à l'Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtone. Cependant, en novembre-décembre 2024, le FPCCAN a été intégré à l'appel à propositions de la Stratégie nationale pour la prévention du crime; il s'agissait du premier appel à candidatures ouvert lié au FPCCAN. Cet élargissement accroît la participation des collectivités et améliore les possibilités d'initiatives de prévention du crime dirigées par les autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 3.4
Le FPCCAN répond en partie à l'appel à la justice 3.4 en favorisant la mise en place de programmes de sécurité durables, dirigés par les collectivités et privilégiant le renforcement des capacités et les stratégies globales de prévention de la criminalité. En tenant compte des facteurs de risque et de protection connus liés à la criminalité, le FPCCAN contribue à briser les cycles de violence qui ont de graves répercussions sur les communautés autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme grâce à un meilleur accès à des initiatives de sécurité élaborées par les communautés et tenant compte des traumatismes subis, ce qui garantit que des ressources adaptées à la culture sont disponibles pour favoriser la guérison et la résilience.
Répercussions principales
- Approche préventive en matière de sécurité communautaire : Finance l'élaboration de stratégies locales de sécurité dirigées par les collectivités et axées sur la prévention de la criminalité et la sécurité communautaire d'un point de vue autochtone. Favorise la mise en place de services de prévention durables et accessibles.
- Exemple : Un montant de 4 651 500 $ a été alloué au Plan de sécurité communautaire de la Première Nation de Moosomin sur 5 ans, afin de mettre en œuvre un projet visant à revitaliser les méthodes traditionnelles de prévention du crime et à les intégrer aux techniques contemporaines au niveau communautaire pour améliorer la sécurité communautaire et relever les défis socio-économiques.
- Renforcement des capacités : Finance des initiatives qui renforcent la capacité des collectivités autochtones et du Nord à mettre en œuvre et à maintenir en place des stratégies de prévention du crime.
- Exemple : 3 025 000 $ ont été alloués à Saqijuq sur 5 ans, pour créer une nouvelle équipe d'éducateurs inuits afin d'offrir des services sur le terrain aux résidents d'une nouvelle communauté au Nunavik, y compris les personnes impliquées dans la justice qui constituent généralement la majorité des participants.
- Échange de connaissances et mesures conçues par les autochtones : Facilite la diffusion des pratiques exemplaires en matière de prévention du crime chez les autochtones afin de garantir que les approches adaptées à la culture soient largement accessibles. Favorise la mise en œuvre de stratégies de sécurité conçues par les autochtones qui intègrent le savoir culturel et tiennent compte des facteurs systémiques qui contribuent à la criminalité et aux agressions.
- Exemple : Un montant de 4 154 361 $ a été alloué au projet de prévention et d’intervention Kisiku’kw Kekina’muksi’kik (Les aînés nous enseignent) de la nation mi’kmaw de Paqtnkek sur 5 ans, afin de mettre en œuvre un projet d’intervention directe multisectorielle de 60 mois visant à atténuer l’impact des facteurs de risque identifiés chez les jeunes à risque (âgés de 12 à 30 ans) de la communauté de la Première Nation de Paqtnkek.
Détails sur le financement
Le FPCCAN bénéficie d'un financement de 22 783 865 dollars sur cinq ans alloué dans le cadre du budget de 2021 et de 6 millions de dollars en continu.
Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les autochtones – Société canadienne d'hypothèques et de logement
Aperçu de l'initiative
L'Initiative de maisons d'hébergement et de logements de transition pour les autochtones (Initiative) est un programme financé par le gouvernement fédéral dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence, dotée de 724,1 millions de dollars et annoncée dans l'Énoncé économique de l'automne 2020, cette initiative, administrée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), alloue 420 millions de dollars à la construction d'au moins 38 nouveaux refuges et 50 maisons de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques du Canada. Ces établissements offrent des logements et des services de soutien communautaires adaptés à la culture des femmes, des enfants et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence fondée sur le sexe.
Le financement opérationnel permanent de ces refuges est assuré par Services aux Autochtones Canada, permettant ainsi de garantir un soutien stable. Dans le cadre de l'Initiative, la priorité est donnée à l'autodétermination des autochtones pour la prestation de services et à la promotion de la sécurité, de la guérison et du soutien fondé sur la culture pour les personnes qui fuient la violence.
Réponse à l'appel à la justice 3.4
L'Initiative répond en partie à l'appel à la justice 3.4 puisqu'elle fournit les ressources et le financement immédiats nécessaires pour construire et exploiter les maisons d'hébergement d'urgence et les logements de transition qui améliorent la sécurité des femmes, des enfants et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. L'Initiative contribue à la mise en place de services de soutien intégrés, notamment en matière de santé mentale, de rétablissement après un traumatisme et de prévention de la violence. Des investissements continus sont nécessaires pour garantir des services complets, sans obstacle à l'accès et permanents. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un accès à des espaces et à des maisons d'hébergement sécuritaires, ancrés dans leur culture, où elles peuvent se réfugier et guérir.
Répercussions principales
- Accroissement de l'accès à un logement : Augmentation de la disponibilité des logements d'urgence et de transition.
- Exemple : En 2024-2025, 3,48 millions de dollars ont été alloués au programme Coming Home du gouvernement de la Nation métisse de la Saskatchewan pour construire un logement de transition de 16 unités et 48 lits à l'intention des femmes, des enfants et des membres de la communauté 2ELGBTQI+ fuyant la violence domestique.
- Services de soutien holistiques : Soutien aux victimes de traumatismes et services complets adaptés à la culture.
- Sécurité et stabilité à long terme : Amélioration de la sécurité à long terme des femmes et des familles autochtones.
Détails sur le financement
Depuis 2021, 336,78 millions de dollars ont été engagés pour la construction de nouveaux refuges. Le financement de la construction a été géré par la SCHL et versé à des partenaires autochtones.
Au 31 décembre 2024, pour l'exercice 2024-2025, la SCHL avait financé 32 nouveaux projets par l'intermédiaire de l'ISTHI et fourni un financement de 161 706 675 $.
Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtones (IPSCA) – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
L'Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtones (IPSCA), dirigée par Sécurité publique Canada, aide les communautés autochtones à élaborer et à mettre en œuvre des plans de sécurité communautaire (PSC) qui tiennent compte de leurs priorités culturelles, sociales et de sécurité distinctes. Ces plans s'appuient sur une approche holistique et communautaire qui vise à identifier les atouts locaux, à relever les défis en matière de sécurité et à améliorer le bien-être général de la communauté. L'initiative favorise un engagement inclusif, encourageant une large participation des membres de la communauté et des acteurs locaux afin de créer des environnements plus sûrs et plus sains.
L'IPSCA travaille directement avec les communautés autochtones et les soutient par la mobilisation, l'élaboration d'un PSC et le financement de la mise en œuvre de projets de sécurité communautaires. Ainsi, les communautés disposent des ressources et de l'encadrement nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre des initiatives de sécurité culturellement adaptées. Grâce à un engagement soutenu tout au long du processus de planification et au financement de projets communautaires visant à promouvoir leurs objectifs de sécurité, l'initiative favorise la prévention du crime, la guérison et l'amélioration des résultats en matière de sécurité. En accordant une place centrale aux systèmes de connaissances autochtones et en faisant progresser les approches autodéterminées, l'IPSCA contribue à assurer la sécurité et le mieux-être à long terme des communautés autochtones partout au Canada.
Réponse à l'appel à la justice 3.4
L'IPSCA répond à une partie de l'appel à la justice 3.4 en soutenant les communautés autochtones dans l'élaboration de plans de sécurité communautaire, dans lesquels elles identifient leurs priorités en matière de sécurité, lesquelles pourraient inclure des services accessibles, intégrés et accessibles, dirigés par les autochtones. Grâce à un soutien direct et à un financement, l'IPSCA peut aider les communautés à identifier des objectifs et des solutions de sécurité et de bien-être adaptés à la culture et aux traumatismes afin de s'attaquer aux causes profondes des problèmes de sécurité communautaire et de favoriser la résilience et la guérison à long terme. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de l'IPSCA en ayant accès à des processus de planification de la sécurité ancrés dans la culture qui leur donnent les moyens de créer et de mettre en œuvre leurs propres initiatives en matière de mieux-être et de sécurité.
Répercussions principales
- Planification globale, autodéterminée et axée sur la communauté en matière de sécurité : Les communautés autochtones élaborent des plans de sécurité communautaire qui intègrent les besoins et perspectives culturels, sociaux, de sécurité et de santé mentale dans leurs stratégies de sécurité et de bien-être. Elles dirigent l'élaboration de leurs plans de sécurité et de toute initiative connexe, renforçant ainsi leur autonomie.
- Exemple : En 2024-2025, 180 458 $ ont été attribués au programme des voies vers de bonnes habitudes de vie des quatre Nations cries de Maskwacis du Conseil tribal des Cris de Maskwacis pour le traitement des questions importantes touchant les problèmes de sécurité auxquels font face les quatre Nations cries de Maskwacis et les causes profondes de ces problèmes. Le programme est axé sur la santé globale et le mieux-être.
- Initiatives durables et communautaires : Une fois qu'une communauté dispose d'un plan de sécurité communautaire, elle peut demander un financement pour mettre en œuvre des projets de sécurité adaptés à ses besoins spécifiques. Le financement peut concerner des projets visant à renforcer les capacités ou à améliorer la préparation, ainsi que des projets à plus long terme (5 ans).
Détails sur le financement
L'Énoncé économique de l'automne 2020 prévoyait un financement de 6,27 millions de dollars sur cinq ans (à compter de 2021). Le budget de 2021 prévoyait 40,5 millions de dollars sur cinq ans (à compter de 2021), dont 11,6 millions de dollars par an.
Pour 2024-2025, le budget de l'IPSCA était de 10,8 millions de dollars, dont 6 millions de dollars de contributions.
Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada est dirigée par Services aux Autochtones Canada (SAC) et vise à soutenir les efforts déployés pour éliminer le racisme anti-autochtone par l'entremise des projets menés par des autochtones, en fonction des besoins exprimés par la communauté, qui font progresser la sécurité culturelle et la sécurité des patients, améliorent l'accès à des services adaptés à la culture et renforcent la représentation des autochtones à tous les niveaux du système de santé.
Les domaines d'intervention principaux sont le soutien aux guides du système de santé et aux défenseurs des droits des patients autochtones, la bonification des services de sages-femmes et de doulas autochtones, le développement d'une formation adaptée à la culture pour les professionnels de la santé et la création de filières d'enseignement et des opportunités qui favorisent la représentation autochtone dans les professions du domaine de la santé. En intégrant le savoir autochtone et les priorités des autochtones dans le système de santé, l'initiative vise à réduire les préjudices, à instaurer la confiance et à améliorer les résultats en matière de santé pour les personnes et les familles autochtones.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Le budget 2024 a fourni 167,6 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme anti-autochtone dans les soins de santé grâce à un soutien continu aux défenseurs des patients, aux navigateurs du système de santé, aux sages-femmes et aux travailleurs de soutien à la naissance, ainsi qu'à des initiatives visant à accroître la représentation autochtone dans les professions de la santé.
En 2024-2025, SAC a continué de financer des organisations autochtones nationales et régionales pour mener des initiatives de lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé. Parmi celles-ci diverses initiatives de navigateurs du système de santé autochtone et de défenseurs des patients; le Bureau de l'ombudsman des Premières Nations de la Fédération des nations autochtones souveraines; le Programme d'expérience en santé des Métis de la Nation métisse de la Colombie-Britannique; les séances d'information de Two-Spirited People of Manitoba Inc. sur le consentement éclairé et la sensibilisation aux droits; et les initiatives de sage-femme et de soutien à l'accouchement partout au Canada, notamment au Yukon, à Inuvialuit, au Nunavut et à Kuujjuaq.
Réponse à l'appel à la justice 3.4
L'initiative Lutte contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé du Canada répond en partie à l'appel à la justice 3.4 en mettant en place et en soutenant des postes de guides du système de santé et des défenseurs des droits des patients autochtones. Ces professionnels aident les autochtones à naviguer leur chemin dans les systèmes de santé complexes, à lutter contre les traitements discriminatoires et à accéder aux soins dans le respect de leur dignité et de leur culture.
Pour les familles, les survivantes et les communautés touchées par la crise des FFADA2E+, ce soutien renforce l'accès à des soins respectueux et tenant compte des traumatismes. Les guides jouent un rôle important en répondant aux préoccupations immédiates en matière de sécurité et en veillant à ce que les voix et les besoins des patients soient entendus et respectés.
Répercussions principales
- Renforcer la sécurité culturelle : Soutient l'offre de services adaptés à la culture dans l'ensemble du système de santé.
- Appuyer les guides du système : Soutient la formation et l'emploi de navigateurs en santé autochtones et de défenseurs des patients.
- Accroître la représentation : Crée des voies d'accès pour la représentation autochtone dans les professions de la santé.
- Prévenir la violence dans les soins : Améliore la sensibilisation et la responsabilité grâce à une formation prévoyant la sécurité culturelle.
- Soutenir la justice en matière de santé reproductive Élargit l'accès aux sages-femmes, aux doulas et aux services intégrés.
Détails sur le financements
Fort du succès des investissements du budget de 2021, le budget de 2024 a réinvesti 167,6 millions de dollars sur les cinq prochaines années, à compter de 2024-2025, pour lutter contre le racisme envers les autochtones dans les systèmes de santé canadiens. L'affectation des fonds est guidée par des approches fondées sur les distinctions, les besoins des communautés et la collaboration avec les leaders en santé autochtones et les tables régionales afin d'assurer la pertinence et l'impact continus. Les fonds ont été alloués pour 2024-2025 et 2025-2026.
Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Les fonds du Programme de mieux-être mental, fournis par Services aux Autochtones Canada, permettent l'accès à :
- un soutien psychologique, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les personnes touchées par la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), pour les survivantes et les survivants intergénérationnels des pensionnats indiens et des externats indiens fédéraux, grâce au financement d'un réseau national d'environ 1 000 travailleurs communautaires offrant des services de soutien à la santé et à la culture en vertu de 233 accords de financement;
- des services communautaires de mieux-être mental;
- des services de prévention et de traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie;
- des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental fournissant des services aux communautés;
- des services complets sur les sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO);
- une ligne d'écoute téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d’écoute des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées, la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; et la Ligne d'écoute téléphonique nationale sur les pensionnats indiens;
- des activités de promotion de la vie et de prévention du suicide.
Deux activités du Programme de mieux-être mental fournissent des services directement aux survivantes, aux familles et aux autochtones touchés par la crise des FFADA2E+ : 1) le Programme de soutien à la santé et à la culture lié aux FFADA et 2) la Ligne d'écoute téléphonique des FFADA. Les autres activités soutiennent divers aspects du mieux-être mental à l'intention des personnes touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, le Programme de mieux-être mental a continué de financer de manière flexible une gamme de services de mieux-être mental, la plupart étant offerts par des organismes des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le Programme finance l'accès à des services de soutien en santé mentale tenant compte des traumatismes pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées ; les survivantes, les survivants intergénérationnels, les membres de leur famille et les autres personnes touchées par les pensionnats indiens; les externats indiens fédéraux; et d'autres sources de traumatismes coloniaux. Ce programme finance l'accès à des services de counseling en santé mentale (comme des psychologues et des travailleurs sociaux) et de soutien émotionnel (comme des agents de santé communautaires, des pairs aidants) et culturel (comme des aînés et des guérisseurs traditionnels). Le programme soutient également des programmes et services de prévention du suicide, de promotion de la vie et d'intervention en cas de crise dirigés par des autochtones, notamment des services d'intervention par ligne de crise, et améliore la prestation de services de traitement et de prévention de la toxicomanie culturellement adaptés dans les communautés autochtones. Voici quelques exemples d'organismes financés en 2024-2025 par le Programme de mieux-être mental :
- Association nationale des centres d'amitié (ANCA)
- Réseau des femmes autochtones de Terre-Neuve (RFAPN)
- Autonomisation des femmes autochtones pour des communautés plus fortes (EVFAC)
- Fédération des centres d'amitié autochtones de l'Ontario (FICAO)
- Centre d'amitié First Light de St. John's
- Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ)
- Conseil des femmes autochtones du Yukon
- Qavvivik
- Centre de ressources inuites Tunngasugit
- Indigiqueer
- Personnes bispirituelles des Premières Nations
- Fédération des Métis du Manitoba
- Nation métisse de la Colombie-Britannique (MNBC)
- Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest (NWTMN)
- Conseil général de l'établissement métis (CMÉS)
- Gouvernement métis d'Otipemisiwak
- Nation métisse de l'Ontario (NMO)
- Nation métisse de la Saskatchewan (MN-S)
- Ralliement national des Métis (RNM)
- Réseau de santé sexuelle des jeunes autochtones (RSSJA)
- Société Two Spirits in Motion (S2SIMS)
- Centre national pour la vérité et la réconciliation
- Cercle de mieux-être des Premiers Peuples
- Nous comptons
- Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik
- Fondation du partenariat Thunderbird
Le Programme de mieux-être mental collabore avec les organisations autochtones à l'échelle nationale et régionale afin d'identifier les priorités en matière de bien-être mental, de recueillir des commentaires sur les programmes existants, de partager les possibilités de financement et de discuter des ententes de financement en cours.
Réponse à l'appel à la justice 3.4
Le Programme de mieux-être mental répond partiellement à l'appel à la justice 3.4 en investissant dans les besoins immédiats et à long terme en matière de bien-être mental des communautés autochtones par l'entremise de services tenant compte des traumatismes, sécuritaires sur le plan culturel et dirigés par la communauté. Le programme finance des initiatives autochtones de prévention du suicide, de promotion de la vie et d'intervention d'urgence qui intègrent des pratiques de guérison traditionnelles et des soins ancrés dans la culture. Il soutient les équipes mobiles de mieux-être mental, le traitement communautaire et à domicile de la toxicomanie et les lignes d'écoute téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 adaptées aux besoins des familles et des survivantes de la crise des FFADA2E+. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il fournit des services de santé mentale accessibles et significatifs sur le plan culturel qui donnent la priorité à la sécurité, à la dignité et au rétablissement du bien-être holistique.
Détails sur le financement
Le Programme de mieux-être mental continue d'être soutenu par les investissements du budget 2021, du budget 2022, de l'Énoncé économique de l'automne 2022 et du budget 2024. Plus précisément, le budget 2024 prévoyait 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par l'intermédiaire de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.
Stratégie globale de prévention de la violence – Programme pour la prévention de la violence familiale – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie globale de prévention de la violence – Programme pour la prévention de la violence familiale (PPVF) – est une initiative dirigée par Services aux Autochtones Canada qui vise à soutenir les efforts menés par les autochtones et les communautés pour prévenir la violence familiale et intervenir en cas de violence, et ce, partout au Canada, en accordant la priorité aux services adaptés à la culture des Premières Nations, des Inuit, des Métis, des autochtones en milieu urbain et des communautés 2ELGBTQI+. Suite à un appel de propositions annuel, le programme finance une série de refuges d'urgence, de logements de transition (de deuxième étape) et d'activités de prévention de la violence afin d'assurer la sécurité et la guérison des personnes et des familles autochtones.
Le PPVF fournit un financement des activités essentielles aux refuges d'urgence et aux logements de transition dans les régions urbaines, rurales et nordiques, ce qui donne accès à des espaces sûrs aux femmes, aux enfants, aux familles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones fuyant la violence. Ces refuges n'offrent pas seulement une protection immédiate, ils proposent aussi un soutien complet, notamment des services d'intervention en cas de crise; de la sensibilisation à la violence en milieu familial; des soins de santé mentale tenant compte des traumatismes; l'accès à des programmes de guérison fondés sur la culture, y compris le savoir traditionnel et la guérison par des activités axées sur le territoire.
Pour s'attaquer aux causes profondes de la violence, le PPVF :
- finance diverses initiatives communautaires de prévention de la violence, y compris des campagnes de sensibilisation; des ateliers et programmes de formation; des groupes de soutien pour les survivantes et leurs familles; des initiatives d'éducation axées sur la prévention de la violence fondée sur le genre; des soutiens au renforcement des capacités des prestataires de services autochtones.
- intègre les systèmes du savoir autochtone, les enseignements des Aînés et les pratiques culturelles dans sa prestation de services. Le programme soutient des initiatives qui associent des méthodes de guérison traditionnelles à des systèmes de soutien contemporains, afin d'offrir aux survivantes des soins holistiques qui respectent leur identité, leurs traditions et leur vécu.
- finance la formation et le perfectionnement professionnel du personnel des refuges et des travailleurs de première ligne afin d'améliorer leur capacité à fournir des services adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes. Cela garantit que les services de soutien sont ancrés dans les modes de connaissance et d'être autochtones et qu'ils favorisent la guérison, la résilience et l'autonomisation au sein des communautés.
Réponse à l'appel à la justice 3.4
Le PPVF répond en partie à l'appel à la justice 3.4 en veillant à ce que les communautés autochtones reçoivent un soutien essentiel pour financer des maisons d'hébergement et de transition accessibles, holistiques et sans obstacle. Bien que des ressources supplémentaires soient nécessaires pour élargir la portée des équipes mobiles de gestion des traumatismes et intégrer pleinement les services complets, ce programme contribue à l'application de solutions dirigées par les autochtones visant les personnes ayant survécu à la violence. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones tirent des avantages de ce programme grâce à un meilleur accès à des logements et à des services de soutien adaptés à leur culture et tenant compte des traumatismes.
Répercussions principales
- Accès accru aux maisons d'hébergement et au logement : Le programme offre du financement pour des maisons d'hébergement et des logements de transition qui fournissent une sécurité immédiate aux personnes fuyant la violence, parmi lesquelles se trouvent souvent des personnes souffrant de traumatismes, de dépendances et de problèmes de santé mentale.
- Exemple : En 2024-2025, le Programme de prévention de la violence familiale élabore une réponse coordonnée pour soutenir les femmes inuites venant du Nord qui arrivent à Ottawa pour fuir la violence, mais qui se retrouvent sans abri. Le Programme développe la capacité des principaux prestataires de services susceptibles d'interagir avec les femmes inuites dans la rue afin qu'ils puissent les orienter vers des services appropriés adaptés à leur culture à la première occasion possible et ainsi leur éviter d'autres préjudices.
- Services tenant compte des traumatismes et assurant la sécurité culturelle : Le programme finance des mesures d'accompagnement telles que l'intervention en cas de crise, l'éducation en matière de violence familiale et les programmes de guérison qui sont souvent fondés sur le savoir culturel autochtone, les conseils des Aînés et la guérison axée sur le territoire.
- Exemple : En 2024-2025, le programme Healthy Relationships and Kinship organise des séances hebdomadaires dans les écoles pour parler des relations saines, avec l'apport d'enseignements culturels des Aînés qui parlent des relations interpersonnelles. Aussi, des séances de ressourcement sont organisées pour les jeunes, lors desquelles l'accent est mis sur les enseignements que nous pouvons tirer sur le territoire.
- Services d'intervention en situation de crise : Les maisons d'hébergement et les programmes financés par le PPVF offrent souvent des services de santé mentale, de soutien par les pairs et d'orientation vers d'autres services de rétablissement après un traumatisme.
- Exemple : En 2024-2025, les Initiatives de guérison et de soutien communautaire 2ELGBTQI+ mettent en relation des personnes qui vivent une situation de crise et ont besoin d'un logement avec des personnes bénévoles qui offriront un hébergement temporaire et sûr. Pendant que la personne se trouve dans un lieu sûr, le projet offre un soutien pour s'assurer que ses besoins fondamentaux sont satisfaits. Cette personne reçoit aussi de l'aide pour accéder à des services de soutien externes.
Détails sur le financement
L'initiative est financée dans le cadre de la Stratégie globale de prévention de la violence, dotée de 724,1 millions de dollars. SAC a reçu 304,1 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2021-2022, dont 96,7 millions de dollars par la suite pour soutenir le fonctionnement de nouveaux refuges et maisons de transition, ainsi que pour financer des activités de prévention de la violence adaptées à la culture. Le Programme de prévention de la violence familiale a dépensé la totalité de son allocation de 96,7 millions de dollars en 2024-2025. Ce montant comprend 9,6 millions de dollars pour soutenir le fonctionnement des installations, 21,5 millions de dollars pour soutenir le développement de projets de refuges et 65,6 millions de dollars pour des programmes et services destinés aux autochtones confrontés à la violence fondée sur le genre.
3.5 Créer des équipes d'intervention en cas de crise pour répondre aux besoins immédiats d'une communauté après un événement traumatisant
Initiatives
Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtones (IPSCA) – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
L'Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtones (IPSCA), dirigée par Sécurité publique Canada, aide les communautés autochtones à élaborer et à mettre en œuvre des plans de sécurité communautaire (PSC) qui tiennent compte de leurs priorités culturelles, sociales et de sécurité distinctes. Ces plans s'appuient sur une approche holistique et communautaire qui vise à identifier les atouts locaux, à relever les défis en matière de sécurité et à améliorer le bien-être général de la communauté. L'initiative favorise un engagement inclusif, encourageant une large participation des membres de la communauté et des acteurs locaux afin de créer des environnements plus sûrs et plus sains.
L'IPSCA travaille directement avec les communautés autochtones et les soutient par la mobilisation, l'élaboration d'un PSC et le financement de la mise en œuvre de projets de sécurité communautaires. Ainsi, les communautés disposent des ressources et de l'encadrement nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre des initiatives de sécurité culturellement adaptées. Grâce à un engagement soutenu tout au long du processus de planification et au financement de projets communautaires visant à promouvoir leurs objectifs de sécurité, l'initiative favorise la prévention du crime, la guérison et l'amélioration des résultats en matière de sécurité. En accordant une place centrale aux systèmes de connaissances autochtones et en faisant progresser les approches autodéterminées, l'IPSCA contribue à assurer la sécurité et le mieux-être à long terme des communautés autochtones partout au Canada.
Réponse à l'appel à la justice 3.5
L'IPSCA répond à l'appel à la justice 3.5 en soutenant les communautés autochtones dans l'élaboration et la mise en œuvre d'initiatives de sécurité communautaire adaptées à leur situation particulière. Ces initiatives pourraient inclure des stratégies d'intervention en cas de crise adaptées à la culture autochtone, qui abordent les traumatismes et favorisent la guérison à long terme. Grâce à l'élaboration de plans de sécurité communautaire, l'IPSCA aide les communautés à identifier et à résoudre les problèmes de sécurité de manière à refléter les traditions, les valeurs et les structures de gouvernance autochtones. Par exemple, ces plans pourraient inclure la formation d'équipes d'intervention en cas de crise pour fournir un soutien immédiat après des événements traumatisants, tels que des violences, des accidents ou des décès, tout en renforçant la capacité des communautés à gérer les traumatismes et à assurer leur sécurité et leur bien-être à long terme.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient du processus de planification de la sécurité communautaire de l'IPSCA grâce à un soutien qui leur permet de concevoir et de mettre en œuvre des projets répondant à leurs besoins spécifiques en matière de sécurité et de bien-être. Cela pourrait inclure la fourniture à la communauté d'un soutien rapide, accessible et adapté à sa culture après des événements traumatisants, si la communauté en faisait un objectif, conduisant à la guérison communautaire et à l'amélioration de la sécurité et du bien-être.
Répercussions principales
- Partenariats : Encourage les partenariats entre les organisations autochtones, les fournisseurs de services locaux et les gouvernements pour permettre la réalisation des objectifs de sécurité et de bien-être de la communauté.
- Renforcement de la capacité locale d'intervention en cas de crise : Offre un financement pour des projets conçus par la communauté pour répondre à ses besoins uniques en matière de sécurité et de bien-être communautaire, qui pourraient inclure des projets visant à renforcer la réponse aux crises.
Détails sur le financement
L'Énoncé économique de l'automne 2020 prévoyait un financement de 6,27 millions de dollars sur cinq ans (à compter de 2021). Le budget de 2021 prévoyait 40,5 millions de dollars sur cinq ans (à compter de 2021), dont 11,6 millions de dollars par an.
Pour 2024-2025, le budget de l'IPSCA était de 10,8 millions de dollars, dont 6 millions de dollars de contributions.
3.6 Veiller à une égalité réelle dans le financement des services aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones
Initiatives
Élaboration conjointe de dispositions législatives sur la santé des autochtones fondées sur les distinctions – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
Afin d'améliorer l'accès à des soins de santé de haute qualité et culturellement pertinents pour tous les peuples autochtones, Services aux Autochtones Canada (SAC) travaille en collaboration avec les organisations et les gouvernements nationaux et régionaux des Premières nations, des Inuit et des Métis, les partenaires autochtones qui adoptent une perspective intersectionnelle, les partenaires fédéraux, ainsi que les provinces et les territoires, pour élaborer conjointement une législation sur la santé autochtone fondée sur les distinctions. L'élaboration conjointe d'une législation sur la santé autochtone fondée sur des distinctions est l'occasion d'établir des principes généraux comme fondement des services de santé fédéraux destinés aux peuples autochtones ; de soutenir la transformation de la prestation des services de santé en collaborant avec les organisations autochtones à l'élaboration, à la prestation et à l'amélioration des services afin d'accroître la prestation de services de santé dirigés par des autochtones ; et de continuer à faire progresser l'engagement du gouvernement du Canada à l'égard de la réconciliation et d'une relation renouvelée de nation à nation, d'Inuit à Couronne et de gouvernement à gouvernement avec les peuples autochtones, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, compte tenu des nombreux commentaires des partenaires autochtones, SAC a reçu l'autorisation de suivre des cheminements distincts fondés sur les distinctions afin d'élaborer des options politiques et/ou législatives avec les partenaires des Premières Nations, Inuit et Métis. Cette approche permet d'assurer la transparence, la mobilisation continue des partenaires et l'adaptabilité en fonction de l'état de préparation, des priorités et des orientations de chacun d'entre eux tout au long du processus.
SAC continue de rencontrer les partenaires intéressés pour discuter de la situation actuelle et des prochaines étapes, mais il n'y a pas de financement disponible pour l'instant.
Réponse à l'appel à la justice 3.6
L'élaboration conjointe de dispositions législatives sur la santé des autochtones fondées sur les distinctions répond à l'appel à la justice 3.6 en soutenant la participation de partenaires autochtones qui représentent une lentille d'intersection dans les processus d'engagement et d'élaboration conjointe. Ces partenaires comprennent des organisations qui représentent les voix et les priorités des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones et veillent à ce que leurs expériences et leurs besoins en matière de santé soient pris en compte dans l'élaboration conjointe de politiques et/ou d'options législatives en matière de santé autochtone fondées sur les distinctions. SAC privilégie une mobilisation inclusive pour s'assurer que les considérations liées au genre, à l'identité et à la géographie fassent partie intégrante de l'élaboration des approches de la santé fondées sur les distinctions.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce processus inclusif, car il leur donne une visibilité accrue et assure une meilleure prise en compte des besoins uniques des diverses populations en matière de santé. En assurant la représentation des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones dans le processus d'élaboration des politiques et/ou des lois, l'initiative a le potentiel de soutenir la transformation du système de santé en vue de favoriser la sécurité, l'équité et la prestation de soins adaptés à la culture.
Répercussions principales
- Fait progresser l'autodétermination : soutient l'élaboration conjointe de politiques et/ou d'options législatives fondées sur les distinctions.
- Promeut l'équité en matière de santé : Œuvre à l'élaboration conjointe de politiques et/ou d'options législatives culturellement pertinentes qui s'attaquent aux disparités systémiques en matière de santé.
- Met l'accent sur des voix diverses : Assure la participation des femmes et des filles autochtones, des personnes 2ELGBTQI+ et d'autres partenaires intersectionnels à l'élaboration conjointe des politiques et/ou des lois.
- Améliore l'accès aux soins : Renforce les fondements des systèmes de santé fondés sur les distinctions et répondant aux besoins.
- Favorise une réforme à long terme : Établit un processus de collaboration pour un changement transformateur dans la politique de santé autochtone et/ou le codéveloppement législatif.
Détails sur le financement
Un montant de 15,6 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2021-2022, a été alloué pour soutenir les capacités d'engagement, les politiques et les experts. Le financement de cette initiative prendra fin en 2022-2023. Aucun financement n'est disponible pour le moment.
3.7 Offrir des programmes et du soutien de guérison à tous les enfants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées et aux membres de leur famille
Initiatives
Programme de mieux-être mental – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
The Mental Wellness Program funds access to:
Les fonds du Programme de mieux-être mental, fournis par Services aux Autochtones Canada, permettent l'accès à :
- un soutien psychologique, émotionnel et culturel tenant compte des traumatismes pour les personnes touchées par la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), pour les survivantes et les survivants intergénérationnels des pensionnats indiens et des externats indiens fédéraux, grâce au financement d'un réseau national d'environ 1 000 travailleurs communautaires offrant des services de soutien à la santé et à la culture en vertu de 233 accords de financement;
- des services communautaires de mieux-être mental;
- des services de prévention et de traitement de la toxicomanie, y compris un réseau national de centres de traitement de la toxicomanie;
- des équipes multidisciplinaires mobiles de mieux-être mental fournissant des services aux communautés;
- des services complets sur les sites de traitement par agonistes opioïdes (TAO);
- une ligne d'écoute téléphonique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par l'intermédiaire de la Ligne d’écoute des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées, la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être; et la Ligne d'écoute téléphonique nationale sur les pensionnats indiens;
- des activités de promotion de la vie et de prévention du suicide.
Deux activités du Programme de mieux-être mental fournissent des services directement aux survivantes, aux familles et aux autochtones touchés par la crise des FFADA2E+ : 1) le Programme de soutien à la santé et à la culture lié aux FFADA et 2) la Ligne d'écoute téléphonique des FFADA. Les autres activités soutiennent divers aspects du mieux-être mental à l'intention des personnes touchées par la crise des FFADA2E+.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, le Programme de mieux-être mental a continué de financer de manière flexible une gamme de services de mieux-être mental, la plupart étant offerts par des organismes des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le Programme finance l'accès à des services de soutien en santé mentale tenant compte des traumatismes pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées ; les survivantes, les survivants intergénérationnels, les membres de leur famille et les autres personnes touchées par les pensionnats indiens ; les externats indiens fédéraux ; et d'autres sources de traumatismes coloniaux. Ce programme finance l'accès à des services de counseling en santé mentale (comme des psychologues et des travailleurs sociaux) et de soutien émotionnel (comme des agents de santé communautaires, des pairs aidants) et culturel (comme des aînés et des guérisseurs traditionnels). Le programme soutient également des programmes et services de prévention du suicide, de promotion de la vie et d'intervention en cas de crise dirigés par des autochtones, notamment des services d'intervention par ligne de crise, et améliore la prestation de services de traitement et de prévention de la toxicomanie culturellement adaptés dans les communautés autochtones. Voici quelques exemples d'organismes financés en 2024-2025 par le Programme de mieux-être mental :
- Association nationale des centres d'amitié (ANCA)
- Réseau des femmes autochtones de Terre-Neuve (RFAPN)
- Autonomisation des femmes autochtones pour des communautés plus fortes (EVFAC)
- Fédération des centres d'amitié autochtones de l'Ontario (FICAO)
- Centre d'amitié First Light de St. John's
- Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec (RCAAQ)
- Conseil des femmes autochtones du Yukon
- Qavvivik
- Centre de ressources inuites Tunngasugit
- Indigiqueer
- Personnes bispirituelles des Premières Nations
- Fédération des Métis du Manitoba
- Nation métisse de la Colombie-Britannique (MNBC)
- Nation métisse des Territoires du Nord-Ouest (NWTMN)
- Conseil général de l'établissement métis (CMÉS)
- Gouvernement métis d'Otipemisiwak
- Nation métisse de l'Ontario (NMO)
- Nation métisse de la Saskatchewan (MN-S)
- Ralliement national des Métis (RNM)
- Réseau de santé sexuelle des jeunes autochtones (RSSJA)
- Société Two Spirits in Motion (S2SIMS)
- Centre national pour la vérité et la réconciliation
- Cercle de mieux-être des Premiers Peuples
- Nous comptons
- Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik
- Fondation du partenariat Thunderbird
Le Programme de mieux-être mental collabore avec les organisations autochtones à l'échelle nationale et régionale afin d'identifier les priorités en matière de bien-être mental, de recueillir des commentaires sur les programmes existants, de partager les possibilités de financement et de discuter des ententes de financement en cours.
Réponse à l'appel à la justice 3.7
Le Programme de mieux-être mental répond partiellement à l'appel à la justice 3.7 en investissant dans des services de santé et de mieux-être fondés sur la culture et tenant compte des traumatismes qui soutiennent les peuples autochtones touchés par les traumatismes intergénérationnels. Le programme finance un réseau national de travailleurs de soutien à la santé et à la culture, des services d'intervention d'urgence et des initiatives communautaires en matière de santé mentale et de toxicomanie conçues et dirigées par les communautés autochtones. Ceux-ci offrent un soutien immédiat et accessible, ancré dans les visions du monde des autochtones. En mettant l'accent sur le leadership communautaire, le programme contribue à la mise en place de services de guérison sécuritaires, adaptés et tenant compte des expériences vécues des autochtones. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme qui rétablit l'accès à des soins sécuritaires sur le plan culturel, favorise la guérison holistique et renforce le soutien aux personnes qui ont vécu un traumatisme intergénérationnel.
Détails sur le financement
Le Programme de mieux-être mental continue d'être soutenu par les investissements du budget 2021, du budget 2022, de l'Énoncé économique de l'automne 2022 et du budget 2024. Plus précisément, le budget 2024 prévoyait 630,2 millions de dollars sur deux ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès des peuples autochtones aux services de santé mentale, notamment par l'intermédiaire de stratégies de mieux-être mental fondées sur les distinctions.
Programme de soutien au bien-être des familles et des survivantes et des survivants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées - Relations Couronne-autochtones et Affaires Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Dirigé par Relations Couronne-autochtones et Affaires Nord Canada, le Programme de soutien au bien-être des familles et des survivantes et des survivants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées vise à fournir un financement aux organisations et aux communautés autochtones qui offrent de l'aide et des services pour faciliter le parcours de guérison de membres individuels de familles et de survivantes autochtones dont des proches sont portés disparus ou sont décédés en raison de la violence à l'égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Le Programme accorde la priorité aux approches adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes, et reconnaît les besoins particuliers des familles et des survivantes autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 3.7
Cette initiative répond en partie de l'appel à la justice 3.7 en investissant des fonds dédiés dans des projets offrant des ressources et des services de soutien de guérison aux familles autochtones et aux survivantes de la violence fondée sur le genre. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient des investissements de cette initiative dans des projets de guérison accessibles et respectueux de la culture qui offrent un soutien émotionnel, psychologique et spirituel.
Répercussions principales
- Services de guérison adaptés à la culture : Le financement soutient des projets qui intègrent des pratiques et des cérémonies autochtones traditionnelles.
- Financement durable des programmes de guérison : Le financement permet d'assurer la viabilité à long terme des programmes et de mettre en place des solutions axées sur la communauté.
- Soutien accessible et peu contraignant : Il garantit que les fonds parviennent aux communautés dans le besoin sans obstacle bureaucratique complexe.
Détails sur le financement
Le Programme finance les organisations et les communautés autochtones aux termes d'un processus d'appel de propositions, assurant ainsi un financement équitable et durable des mesures de soutien et des services de guérison. Les montants du financement varient et sont attribués en fonction des besoins reconnus, de la portée du projet proposé et de la capacité du Programme. En 2024-2025, 2 300 424 $ ont été accordés aux bénéficiaires.