Éducation

Apprenez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à l'action 6 à 12 de la Commission de vérité et réconciliation.

Fondé sur les données fournies en juin 2023.

  • Les appels à l'action 7, 8, 9, 10, 11 et 12 sont fondés sur les données fournies en octobre 2025.

6. Nous demandons au gouvernement du Canada d'abroger l'article 43 du Code criminel du Canada.

Que se passe-t-il?

Le gouvernement du Canada continue d'appuyer l'éducation parentale, y compris en mettant au point des publications qui découragent le châtiment corporel et la discipline physique des enfants et qui permettent aux parents d'acquérir des compétences parentales positives. Le ministère de la Justice du Canada a récemment mis à jour le document intitulé Droit criminel et contrôle du comportement d'un enfant afin d'expliquer la loi et de préciser que le recours au châtiment corporel est interdit dans les écoles. Le document précise également que de nombreuses formes de châtiment corporel infligé à des enfants ne sont pas conformes aux directives établies par la Cour suprême du Canada dans sa décision de 2004 sur l'article 43 du Code criminel (Canadian Foundation for Children, Youth and the Law v. Canada (Procureur général)) et sont considérées comme étant des crimes au Canada.

Le contenu révisé comprend également des liens vers plusieurs ressources qui fournissent de plus amples renseignements sur les lois au Canada et l'éducation des parents, comme celles publiées en partenariat avec l'Agence de la santé publique du Canada.

Prochaines étapes

Le gouvernement du Canada continue d'étudier la meilleure façon de répondre à l'appel à l'action no. 6 de la Commission de vérité et de réconciliation visant à abroger l'article 43 du Code criminel.

7. Nous demandons au gouvernement fédéral d'élaborer, de concert avec les groupes autochtones, une stratégie conjointe pour combler les écarts en matière d'éducation et d'emploi entre les Canadiens autochtones et les Canadiens non autochtones.

Que se passe-t-il?

Les gouvernements autochtones et les détenteurs de droits ont identifié la sécurité économique, l'éducation culturellement pertinente et l'accès à un emploi significatif comme étant des éléments fondamentaux du bien-être à long terme. Le fait de travailler en collaboration avec les partenaires autochtones est essentiel si on veut éliminer les écarts en matière d'éducation et d'emploi entre les Autochtones et non-Autochtones au Canada.

Le gouvernement du Canada a soutenu l'appel à l'action 7 par la mise en œuvre de nouveaux investissements et l'ajustement de certains programmes.

Programmes d'éducation

Les Investissements fédéraux dans la petite enfance, le programme Head Start, l'alimentation scolaire, l'apprentissage précoce et les services de garde représentent une étape cruciale pour soutenir les enfants afin qu'ils commencent l'école primaire prêts à apprendre.

Le gouvernement du Canada a pris des mesures pour combler les écarts de réussite scolaire entre les Premières Nations et les Canadiens non autochtones dans l'enseignement primaire et secondaire, ainsi qu'entre les Autochtones et les Canadiens non autochtones dans l'éducation postsecondaire. Les investissements dans l'enseignement préscolaire, le Programme d'aide préscolaire ainsi que l'apprentissage et la garde des jeunes enfants sont également importants pour préparer les enfants à apprendre lorsqu'ils feront leur entrée à l'école primaire.

Éducation primaire et secondaire

Entre 2016 et 2018, Service aux Autochtones Canada (SAC) a soutenu la mobilisation communautaire auprès des Premières Nations et a participé à l'élaboration d'une politique et d'une approche de financement transformées pour l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations afin de mieux répondre aux besoins des élèves qui résident habituellement dans une réserve. Ces séances de mobilisation, menées par des organisations des Premières Nations, ont permis aux membres des communautés de faire part de leurs points de vue sur la manière d'améliorer la réussite des élèves des Premières Nations.

Mis en œuvre depuis le 1er avril 2019, le cadre élaboré conjointement, auquel ont été apportées des investissements en 2021, 2022 et 2024 :

  • remplace un certain nombre de programmes désuets, fondés sur des propositions, en offrant un meilleur accès à un financement de base prévisible grâce à des formules de financement régionales;
  • fournit un financement de base comparable aux systèmes provinciaux dans l'ensemble du pays;
  • comprend des mesures d'adaptation et des investissements nationaux communs supplémentaires, tels que des programmes de langue et de culture, la maternelle à temps plein pour les enfants de 4 et 5 ans, des programmes avant et après l'école, et plus récemment, un programme national d'alimentation scolaire;
  • soutient l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation afin d'atteindre les objectifs et de donner suite aux priorités en matière d'éducation fixées par les communautés des Premières Nations participantes.

Cette approche transformée de financement de l'enseignement primaire et secondaire s'est traduit par une augmentation de 112 % du financement pour l'éducation des Premières Nations dans les réserves entre 2015 et 2016 et entre 2024 et 2025.

Depuis 2016 et au 30 juin 2025, SAC a investi 2,29 milliards de dollars de fonds ciblés (à l'exclusion des dépenses d'exploitation) pour soutenir 337 projets d'infrastructure liés aux écoles, dont 214 sont achevés. Ces projets permettront la construction ou la rénovation de 236 écoles, au bénéfice d'environ 40 000 élèves :

  • la construction de 77 nouvelles écoles, au profit d'environ 19 000 élèves, dont 58 sont achevées;
  • la rénovation ou modernisation de 159 écoles existantes, au profit d'environ 21 000 élèves, dont 113 sont achevées.

En outre, grâce à la collaboration avec les partenaires des Premières Nations, SAC a commencé à mettre en œuvre des programmes d'éducation secondaire des adultes des Premières Nations, en fournissant des fonds de mise en œuvre et d'expansion pour améliorer l'accès à l'éducation des adultes, soutenir l'élaboration de programmes et de programmes d'études, financer la sensibilisation des apprenants et contribuer aux initiatives de perfectionnement des enseignants, ainsi qu'un soutien pédagogique axé sur les inscriptions pour les adultes résidant habituellement dans les réserves afin de les aider à se préparer, à se perfectionner ou à terminer leurs études secondaires. Les Premières Nations des provinces peuvent choisir de verser les fonds destinés à la mise en œuvre et à l'expansion par l'intermédiaire des mécanismes existants des programmes d'éducation primaire et secondaire, ou par l'intermédiaire du Programme d'éducation secondaire des adultes des Premières Nations, un nouveau mécanisme créé pour répondre à l'intérêt des Premières Nations à établir des partenariats avec des établissements postsecondaires, y compris des établissements autochtones, dans les réserves ou hors réserve. Dans les territoires, un soutien similaire est fourni par l'intermédiaire du Programme d'éducation des adultes des Premières Nations, où le financement du soutien direct aux apprenants et celui de la mise en œuvre et de l'expansion des programmes d'éducation des adultes sont regroupés en un seul programme ou mécanisme.

Éducation postsecondaire

SAC soutient 3 stratégies fondées sur les distinctions pour fournir un soutien financier aux étudiants admissibles des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse qui poursuivent des études postsecondaires.

Conformément à un examen complet des mesures d'aide fédérales à l'éducation postsecondaire autochtone annoncé en 2017, le gouvernement du Canada a collaboré avec l'Assemblée des Premières Nations, l'Inuit Tapiriit Kanatami et le Ralliement national des Métis afin d'élaborer des stratégies fondées sur les distinctions pour aider à garantir que les étudiants autochtones aient un meilleur accès aux possibilités d'éducation postsecondaire et pour fournir plus de soutien afin que les étudiants autochtones puissent terminer leurs études avec succès.

Ces stratégies, qui ont été mises en œuvre grâce aux investissements annoncés dans le budget de 2019, intègrent le soutien aux étudiants, la compréhension des besoins locaux et les programmes et services communautaires afin d'aider les étudiants autochtones à obtenir un diplôme d'études postsecondaires.

En plus du financement pour les étudiants de niveau postsecondaire, SAC soutient également la mise en œuvre du Programme de partenariats postsecondaires en fournissant des fonds pour soutenir les établissements postsecondaires des Premières Nations, ainsi que pour soutenir les partenariats dirigés par les Premières Nations avec les établissements postsecondaires afin d'accroître la disponibilité de programmes d'éducation postsecondaire adaptés à leurs besoins culturels et éducatifs.

Ces investissements sont complétés par de nombreux programmes fédéraux du marché du travail à portée générale, conçus pour éliminer les obstacles à l'accès à l'éducation.

Contexte

Investissements budgétaires récents

Dans l'Énoncé économique de l'automne de 2022, le gouvernement a annoncé un investissement supplémentaire de 802,1 millions de dollars sur 3 ans à compter de l'exercice de 2023 à 2024 pour le programme Stratégie emploi et compétences jeunesse. Ce financement comprend des fonds pour la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations, ainsi que 100,2 millions de dollars pour continuer à soutenir les stages destinés aux jeunes des Premières Nations dans le cadre du projet pilote de la Stratégie d'aide au revenu et d'emploi pour les jeunes des Premières Nations, qui a pris fin durant l'exercice de 2024 à 2025.

Dans le budget de 2024, le gouvernement fédéral a également annoncé un financement de 351,2 millions de dollars pour la SECJ durant l'exercice de 2025 à 2026 afin de créer 90 000 stages pour les jeunes et des occasions d'aide à l'emploi. Ce financement comprend :

  • 150,7 millions de dollars pour le programme de la SECJ de 2025 à 2026;
  • 200,5 millions de dollars en financement pour Emplois d'été Canada de 2025 à 2026.
Éducation primaire et secondaire

Le budget de 2024 a permis d'investir dans les programmes d'éducation de la maternelle à la 12e année des Premières Nations et dans les infrastructures scolaires, notamment :

  • 649,4 millions de dollars sur 2 ans, à compter de l'exercice de 2024 à 2025, pour l'éducation primaire et secondaire dans les réserves;
  • 545,1 millions de dollars sur 3 ans, à compter de l'exercice de 2024 à 2025, pour l'infrastructure des écoles primaires et secondaires, afin de construire et de rénover des milieux d'apprentissage sains et sûrs pour les élèves des Premières Nations.

Le 1er avril 2024, le gouvernement du Canada a annoncé un investissement de 1 milliard de dollars sur 5 ans dans le cadre du budget de 2024 pour créer un Programme national d'alimentation scolaire, en collaboration avec les provinces, les territoires et les partenaires autochtones, afin d'améliorer et d'élargir les programmes d'alimentation scolaire existants. Le soutien commencera dès l'année scolaire de 2024 à 2025.

Cet investissement comprend un financement destiné aux instances dirigeantes des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les Premières Nations vivant dans les réserves ainsi que les titulaires d'accords modernes sur les traités et l'autonomie gouvernementale. Il appuiera également les activités de mobilisation dirigées par les Autochtones sur les priorités en matière d'alimentation scolaire et le renforcement des capacités.

Dans le cadre du budget de 2022, le gouvernement du Canada a investi 310,6 millions de dollars sur 5 ans pour favoriser davantage l'amélioration des résultats pour les élèves des niveaux primaires et secondaires par le biais d'une entente régionale en matière d'éducation avec le Conseil en Éducation des Premières Nations (CEPN) du Québec. L'entente régionale en matière d'éducation du CEPN, établie pour 22 communautés du Québec, reflète non seulement les principes d'autodétermination, mais elle est également fondée sur plus de 10 ans de travail effectué par le CEPN et ses communautés membres pour concevoir et élaborer un modèle de financement de l'éducation qui répond aux besoins et aux priorités propres aux élèves des communautés. L'entente prévoit une enveloppe totale d'environ 1,1 milliard de dollars sur 5 ans pour que ces communautés mettent en œuvre des programmes d'éducation qui favoriseront la réussite scolaire des élèves des Premières Nations.

Les investissements prévus dans les budgets de 2024 et de 2022 s'appuient sur les annonces de financement faites dans le budget de 2021, dans lequel le gouvernement du Canada a continué à prendre des mesures pour combler l'écart en matière d'éducation entre les peuples des Premières Nations et les Canadiens non autochtones. Le budget de 2021 a permis d'investir 1,7 milliard de dollars sur 5 ans et 300 millions de dollars en continu dans le financement et les initiatives qui répondent aux besoins des élèves du primaire et du secondaire des Premières Nations dans les réserves. Il s'agit notamment de :

  • 726 millions de dollars sur 5 ans, et 188 millions de dollars en continu, afin de renforcer le financement du cadre élaboré conjointement pour l'éducation primaire et secondaire dans des domaines critiques, tels que le transport des élèves, de veiller à ce que le financement des écoles des Premières Nations dans les réserves demeure prévisible d'une année à l'autre, et accroitre le contrôle par les Premières Nations de l'éducation des Premières Nations en concluant davantage des ententes régionales en matière d'éducation.
  • 515 millions de dollars sur 5 ans, et 112 millions de dollars en continu, pour soutenir les programmes avant et après l'école pour les enfants des Premières Nations dans les réserves, ce qui a été annoncé dans le cadre du système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants pancanadien.
  • 350 millions de dollars sur 5 ans, afin d'élargir l'accès à l'éducation des adultes pour les Premières Nations qui résident habituellement dans les réserves, ainsi qu'au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, y compris le soutien aux étudiants des Premières Nations qui veulent accéder à des programmes d'éducation des adultes en dehors de la communauté.
  • 112 millions de dollars durant l'exercice de 2021 à 2022, en réponse à la pandémie de COVID-19, pour soutenir les mesures communautaires prises par les Premières Nations afin que les enfants vivant dans les réserves puissent continuer de fréquenter l'école en toute sécurité.
Éducation postsecondaire

S'appuyant sur les investissements réalisés en 2019, le budget de 2024 a permis d'accroître le soutien accordé aux étudiants postsecondaires des Premières Nations en :

  • investissant 242,7 millions de dollars sur 3 ans, à compter de l'exercice de 2024 à 2025, pour soutenir l'accès aux études postsecondaires des étudiants des Premières Nations par l'entremise du Programme d'aide aux étudiants de niveau postsecondaire.

Le gouvernement fédéral continuera de soutenir l'éducation postsecondaire des Inuit et de la Nation métisse au moyen de leurs stratégies d'éducation postsecondaire financées dans le budget de 2019, qui prévoyait des investissements de 487,5 millions de dollars sur plus de 10 ans et 61,8 millions de dollars par la suite.

Progrès récents

Programme national d'alimentation scolaire

Le gouvernement du Canada reconnaît que l'éducation ne devrait pas être compromise par un manque d'accès à des aliments sains et culturellement pertinents. Les programmes d'alimentation scolaire ont des effets positifs sur la santé et l'apprentissage, et aident les enfants à réaliser leur plein potentiel en classe, ce qui contribue à améliorer leur qualité de vie et à renforcer les communautés.

Le budget de 2024 prévoyait un investissement de 1 milliard de dollars sur 5 ans pour mettre en œuvre un Programme national d'alimentation scolaire, dont :

  • 227 millions de dollars sur 5 ans;
  • 38 millions de dollars pour l'exercice de 2024 à 2025 — que SACfournira pour les élèves des Premières Nations vivant dans les réserves;
  • des investissements sont également prévus pour les communautés inuites et métisses, ainsi que pour les partenaires autochtones titulaires d'accords d'autonomie gouvernementale ou de traités modernes, dont plusieurs sont confrontés à des taux élevés d'insécurité alimentaire au Canada.

Ces investissements permettront également de soutenir le renforcement des capacités et la mobilisation des partenaires autochtones afin de coélaborer des solutions culturellement appropriées. Ces partenariats visent à lutter contre l'insécurité alimentaire en faisant progresser des solutions dirigées par les Autochtones, tout en contribuant aux efforts de réconciliation.

Éducation primaire et secondaire

Grâce à la nouvelle approche de financement, le gouvernement du Canada et les partenaires intéressés des Premières Nations élaborent des ententes régionales en matière d'éducation qui répondent aux besoins et aux priorités uniques des communautés des Premières Nations. Cette approche reconnait que les Premières Nations sont les mieux placées pour prendre des décisions sur leurs priorités ou là où elles voient les besoins les plus importants et s'aligne sur le principe du contrôle par les Premières Nations de l'éducation de leurs membres.

Au 31 mars 2025, 11 ententes régionales en matière d'éducation avaient été signées avec des partenaires des Premières Nations, dont 9 sont encore en vigueur. De plus, 53 organisations des Premières Nations de partout au Canada ont eu accès au financement destinés à l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation afin de participer à une table technique régionale ou de prendre part à des discussions sur l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation.

Éducation postsecondaire

Durant l'exercice de 2024 à 2025, les stratégies d'éducation postsecondaire fondées sur les distinctions ont fourni des mesures de soutien directes, souples et culturellement pertinentes aux étudiants des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse, permettant à un plus grand nombre d'apprenants admissibles d'accéder à l'éducation postsecondaire et de réussir dans ce domaine. En finançant les frais académiques et de subsistance et en soutenant des programmes communautaires et culturellement adaptés, ces stratégies visent à éliminer les obstacles immédiats à l'éducation et à renforcer le contrôle des Autochtones sur leurs systèmes d'éducation.

Prochaines étapes

Éducation primaire et secondaire

Les Premières Nations ou les organisations scolaires des Premières Nations mandatées continuent de manifester leur intérêt pour l'élaboration et le renouvellement d'ententes régionales en matière d'éducation avec SAC ce qui continuera à soutenir le contrôle de l'éducation des Premières Nations par les Premières Nations et d'une voie vers le transfert de services.

Éducation postsecondaire

Au cours de l'exercice de 2025 à 2026, le Ministère continuera à mettre en œuvre des stratégies d'éducation postsecondaire faisant distinction pour chaque groupe autochtone, élaborées conjointement, à l'intention des bénéficiaires des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse.

La mise en œuvre continue de ces stratégies est conforme au principe de contrôle des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse sur l'éducation postsecondaire des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse.

Emploi

Que se passe-t-il?

Le gouvernement du Canada s'engage à collaborer avec les peuples autochtones pour éliminer les obstacles à l'emploi et au développement des compétences.

Par l'intermédiaire du Programme de formation pour les compétences et l'emploi destiné aux Autochtones (PFCEA), Emploi et Développement social Canada (EDSC) finance des organismes autochtones de prestation de services qui conçoivent et offrent des services de formation professionnelle aux membres des Premières Nations, aux Inuit, aux Métis ainsi qu'aux Autochtones vivant en milieu urbain ou non affiliés, dans leurs communautés. Des ententes de 10 ans assorties de modalités souples permettent aux partenaires des Premières Nations, inuits et métis de diriger, concevoir et mettre en œuvre des solutions adaptées aux besoins des personnes qu'ils desservent.

En plus du PFCEA, d'autres initiatives contribuent également à combler les écarts sur le marché du travail. Par exemple, le Fonds pour les compétences et les partenariats (FCP) offre des investissements stratégiques à plus court terme qui financent des partenariats entre des organisations autochtones et des employeurs afin de fournir une formation axée sur les compétences, adaptée à la demande et liée aux possibilités économiques, ce qui contribue à améliorer les possibilités d'emploi pour les Autochtones.

Ces investissements sont complétés par plusieurs programmes fédéraux à portée générale visant à soutenir le développement des compétences et la participation au marché du travail.

Le gouvernement du Canada prend également des mesures significatives pour améliorer l'éducation, la participation au marché du travail et la réussite économique des populations autochtones au Canada. La Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations de SAC est une composante de la Stratégie emploi et compétences jeunesse du gouvernement du Canada pilotée par Emploi et Développement Social Canada.

La Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations soutient des initiatives qui permettent aux jeunes inuits et des Premières Nations de 15 à 30 ans d'acquérir de l'expérience de travail, d'obtenir de l'information sur les possibilités et les options de carrière, et d'acquérir des compétences qui les aideront à obtenir un emploi et à faire progresser leur carrière. SAC offre deux programmes dans le cadre de la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations : le programme Expérience emploi été pour les étudiants inuits et des Premières Nations et le programme Connexion compétences pour les jeunes inuits et des Premières Nations.

Ce projet pilote vise à renforcer la relation de travail entre la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations et les programmes d'aide au revenu afin soutenir jusqu'à 2 000 jeunes des Premières Nations âgés de 18 à 30 ans pour favoriser l'autosuffisance à la transition vers le marché du travail ou le retour aux études, ce qui permet de réduire la dépendance à l'aide au revenu.

Investissements budgétaires récents

Dans le budget de 2024, on a annoncé 150,7 millions de dollars pour l'exercice de 2025 à 2026 pour la Stratégie emploi et compétences jeunesse afin d'offrir des stages et des mesures de soutien à l'emploi aux jeunes.

L'Énoncé économique de l'automne 2022 prévoyait 802,1 millions de dollars sur 3 ans, à partir de l'exercice de 2022 à 2023, pour la Stratégie emploi et compétences jeunesse. Cela comprend 301,4 millions de dollars sur 2 ans, à partir de l'exercice de 2023 à 2024, dans le cadre du programme de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, afin de fournir un soutien global et des placements aux jeunes confrontés à des obstacles à l'emploi, et 54 millions de dollars fournis à la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations.

Le budget de 2021 prévoyait 109,3 millions de dollars pour la période de 2022 à 2023 pour la Stratégie emploi et compétences jeunesse afin de mieux répondre aux besoins des jeunes vulnérables confrontés à de multiples obstacles à l'emploi, dont 28,8 millions de dollars ont été alloués à SAC pour la mise en œuvre de la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations.

Progrès récents

Depuis sa création, le programme FCEA a soutenu plus de 298 000 personnes, ce qui a permis plus de 112 000 placements en emploi et plus de 37 000 retours aux études.

Depuis 2016, le Fonds pour les compétences et les partenariats (FCP) a desservi plus de 24 000 clients autochtones dans le cadre de projets fondés sur des propositions. Ces efforts ont permis à plus de 9 000 personnes de trouver un emploi et à plus de 2 000 personnes de retourner aux études. Comme il vise à améliorer les résultats en matière d'emploi pour les peuples autochtones, le FCP est mis en œuvre en partenariat avec des employeurs et des communautés, en mettant l'accent sur des initiatives de formation axées sur la demande et réactives aux évolutions du marché du travail, reliant directement les Autochtones à des emplois précis et améliorant leurs perspectives d'emploi.

Au printemps 2022, un cinquième appel de propositions a été lancé, donnant lieu à 35 projets financés par le FCP. À ce jour, ces projets ont desservi 3 379 clients, dont 919 participants ont obtenu un emploi et 64 sont retournés aux études.

Le gouvernement du Canada s'est engagé à collaborer avec les partenaires autochtones pour transformer la façon dont le ministère mène l'examen et la réforme des politiques et des programmes.

Durant l'exercice de 2022 à 2023, SAC a lancé un processus officiel de consultation auprès des partenaires afin de mettre à jour les modalités d'administration de la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations. L'objectif de ce processus était d'améliorer l'harmonisation de la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations avec les objectifs généraux de la Stratégie emploi et compétences jeunesse d'Emploi et Développement social Canada. Les commentaires recueillis dans le cadre du processus de consultation ont contribué à éclairer les recommandations pour les prochaines mises à jour.

Durant l'exercice de 2024 à 2025, un total de 5 289 jeunes ont bénéficié de la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations, selon environ 64 % des rapports reçus des bénéficiaires de financement.

Prochaines étapes

Emploi et Développement social Canada demeure résolu à collaborer avec les partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis pour assurer la mise en œuvre continue du Programme de formation pour les compétences et l'emploi destiné aux Autochtones (PFCEA). Cela comprend une mobilisation soutenue auprès des gouvernements autochtones, des organisations autochtones nationales et des organismes de prestation de services du PFCEA représentant les Premières Nations, les Inuit, la Nation Métisse et les stratégies de marché du travail pour les Autochtones vivant en milieu urbain ou qui sont non affiliés.

SAC continuera de participer à l'exécution de programmes en matière d'éducation et de développement des compétences dans le cadre de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, qui est dirigée par Emploi et Développement social Canada. Ce programme favorise l'accès à des compétences, à une expérience professionnelle et à des informations sur les options de carrière en vue d'aider les jeunes des Premières Nations et des Inuit à trouver un emploi. Service aux Autochtones Canada continuera de collaborer avec Emploi et Développement social Canada afin de veiller à ce que les jeunes Autochtones bénéficient d'un soutien à l'emploi. Services aux Autochtones Canada continuera de collaborer avec Emploi et Développement social Canada afin d'assurer un soutien à l'emploi pour les jeunes Autochtones, y compris le travail en cours pour moderniser et élargir les modalités actuels du programme.

La Voie fédérale pour répondre aux femmes, aux filles et aux personnes autochtones 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées, publiée en juin 2021, ainsi que le Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2023-2028), réaffirment que les mesures visant à éliminer les obstacles socioéconomiques à l'éducation, à la formation et à l'emploi constituent une priorité commune du gouvernement du Canada, des gouvernements autochtones et des titulaires de droits autochtones.

La Voie fédérale décrit les engagements du gouvernement du Canada pour garantir que les femmes autochtones et les personnes 2ELGBTQQIA+ soient représentées et incluses dans la fonction publique, y compris à des postes de direction, grâce à des initiatives ciblées telles que la modification de la Loi sur l'emploi dans la fonction publique afin de promouvoir l'importance d'une main-d'œuvre diversifiée et inclusive et d'éliminer les préjugés et les obstacles à l'embauche. Le gouvernement du Canada examinera les options pour appuyer les gouvernements et les organisations autochtones dans leurs efforts de rematriation, notamment en soutenant leurs initiatives visant à accroître la représentation des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ dans les rôles de leadership.

Le Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies comprend des engagements à travailler en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones pour garantir que les milieux de travail et les pratiques sous réglementation fédérale soient équitables et sécuritaires (Priorité commune 16), et pour appuyer le droit à l'autodétermination des peuples et des communautés autochtones en matière de questions socioéconomiques, y compris l'accès à l'éducation postsecondaire, à la formation professionnelle et à l'emploi.

8. Nous demandons au gouvernement fédéral d'éliminer l'écart entre le financement en matière d'éducation qu'il verse pour les besoins des enfants des Premières Nations qui fréquentent des écoles dans les réserves et celui qu'il accorde pour les besoins des enfants des Premières Nations qui fréquentent des écoles à l'extérieur des réserves.

Que se passe-t-il?

Enseignement primaire et secondaire

Entre 2016 et 2018, Services aux Autochtones Canada (SAC) a soutenu la mobilisation communautaire auprès des Premières Nations et a participé à l'élaboration d'une politique et d'une approche de financement transformées pour l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations afin de mieux répondre aux besoins des élèves résidant habituellement dans les réserves. Ces séances de mobilisation, menées par des organisations des Premières Nations, ont permis aux membres des communautés de donner leurs points de vue sur la manière d'améliorer la réussite scolaire des élèves des Premières Nations.

Mis en œuvre depuis le 1er avril 2019, le cadre élaboré conjointement, auquel ont été apportés des investissements en 2021, 2022 et 2024 :

  • remplace un certain nombre de programmes désuets, fondés sur des propositions, en offrant un meilleur accès à un financement de base prévisible grâce à des formules de financement régionales;
  • fournit un financement de base comparable à celui des systèmes provinciaux dans l'ensemble du pays;
  • comprend des mesures d'adaptation et des investissements nationaux communs supplémentaires, tels que des programmes de langue et de culture, la maternelle à temps plein pour les enfants de 4 et 5 ans, des programmes avant et après l'école, et plus récemment, un programme national d'alimentation scolaire;
  • soutient l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation afin d'atteindre les objectifs et de donner suite aux priorités en matière d'éducation fixées par les communautés des Premières Nations participantes.

Cette approche transformée de financement de l'enseignement primaire et secondaire s'est traduit par une augmentation de 112 % du financement pour l'éducation des Premières Nations dans les réserves entre 2015-2016 et 2024-2025.

En outre, depuis 2016 et au 30 juin 2025, SAC a investi 2,29 milliards de dollars de fonds ciblés (à l'exclusion des dépenses d'exploitation) pour soutenir 337 projets d'infrastructure liés aux écoles, dont 214 sont achevés. Ces projets permettront la construction ou la rénovation de 236 écoles, au bénéfice d'environ 40 000 élèves. De plus, on note :

  • la construction de 77 nouvelles écoles, au profit d'environ 19 000 élèves, dont 58 sont achevées;
  • la rénovation ou modernisation de 159 écoles existantes, au profit d'environ 21 000 élèves, dont 113 sont achevées.

Investissements récents du budget

Le budget de 2024 a permis d'investir dans les programmes d'éducation de la maternelle à la 12e année des Premières Nations et dans les infrastructures scolaires, notamment :

  • 649,4 millions de dollars sur 2 ans, à compter de l'exercice de 2024 à 2025, pour l'éducation primaire et secondaire dans les réserves ;
  • 545,1 millions de dollars sur 3 ans, à compter de l'exercice de 2024 à 2025, pour l'infrastructure des écoles primaires et secondaires, afin de construire et de rénover des milieux d'apprentissage sains et sûrs pour les élèves des Premières Nations.

En outre, dans le budget de 2024, on a accordé 1 milliard de dollars sur cinq ans pour créer un programme national d'alimentation scolaire, qui comprend des investissements pour les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi que les partenaires signataires d'ententes sur l'autonomie gouvernementale et de traités modernes.

Dans le cadre du budget de 2022, le gouvernement du Canada a investi 310,6 millions de dollars sur 5 ans pour soutenir l'amélioration des résultats des élèves du primaire et du secondaire au moyen d'une entente régionale en matière d'éducation avec le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) du Québec. L'entente régionale en matière d'éducation du CEPN, élaborée pour 22 communautés du Québec, reflète non seulement les principes d'autodétermination, mais elle est également fondée sur plus de 10 ans de travail de la part du CEPN et de ses communautés membres pour concevoir et élaborer un modèle de financement de l'éducation qui réponde aux besoins et aux priorités des élèves de ces communautés, par exemple des programmes adaptés sur le plan culturel. Cette entente prévoit une enveloppe totale d'environ 1,1 milliard de dollars sur 5 ans pour que ces communautés mettent en œuvre des programmes d'éducation qui favoriseront la réussite scolaire des étudiants des Premières Nations.

Les investissements prévus dans les budgets de 2024 et de 2022 s'appuient sur les annonces de financement faites dans le budget de 2021, dans le cadre duquel le gouvernement du Canada a continué à prendre des mesures pour combler l'écart en matière d'éducation entre les peuples des Premières Nations et les Canadiens non autochtones. Le budget de 2021 a permis d'investir 1,7 milliard de dollars sur 5 ans et 300 millions de dollars en continu dans le financement et les initiatives qui répondent aux besoins des élèves du primaires et du secondaires des Premières Nations dans les réserves. Il s'agit notamment de :

  • 726 millions de dollars sur 5 ans et 188 millions de dollars en continu, afin de renforcer le financement du cadre élaboré conjointement pour l'éducation primaire et secondaire dans des domaines essentiels tels que :
    • le transport des élèves,
    • de veiller à ce que le financement des écoles des Premières Nations dans les réserves reste prévisible d'une année à l'autre,
    • accroitre le contrôle par les Premières Nations de l'éducation des Premières Nations en concluant davantage des ententes régionales en matière d'éducation;
  • 515 millions de dollars sur 5 ans, et 112 millions de dollars en continu, pour soutenir les programmes avant et après l'école pour les enfants des Premières Nations dans les réserves, ce qui a été annoncé dans le cadre du système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants pancanadien;
  • 350 millions de dollars sur 5 ans, afin d'élargir l'accès à l'éducation des adultes pour les Premières Nations qui résident habituellement dans les réserves, ainsi qu'au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, y compris le soutien aux étudiants des Premières Nations qui veulent accéder à des programmes d'éducation des adultes en dehors de la communauté;
  • 112 millions de dollars en 2021-2022, en réponse à la pandémie de COVID-19, pour soutenir les mesures communautaires prises par les Premières Nations afin que les enfants vivant dans les réserves puissent continuer de fréquenter l'école en toute sécurité.

Progrès récents

Par l'entremise de la nouvelle approche de financement, le gouvernement du Canada et les partenaires intéressés des Premières Nations élaborent des ententes régionales en matière d'éducation qui répondent aux besoins et aux priorités uniques des communautés des Premières Nations. Cette approche valorise le fait que les Premières Nations sont les mieux placées pour prendre des décisions sur leurs priorités ou là où elles voient les besoins les plus importants et s'aligne sur le principe du contrôle par les Premières Nations de l'éducation des Premières Nations.

Au 31 mars 2025, 11 ententes régionales en matière d'éducation avaient été signées avec des partenaires des Premières Nations, dont 9 sont encore en vigueur. De plus, 53 organisations des Premières Nations de partout au Canada ont eu accès au financement destinés à l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation afin de participer à une table technique régionale ou de prendre part à des discussions sur l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation.

Prochaines étapes

Les Premières Nations ou les organismes scolaires mandatées par les Premières Nations continuent de manifester leur intérêt pour l'élaboration et le renouvellement d'ententes régionales en matière d'éducation avec SAC, ce qui continuera à soutenir le contrôle de l'éducation des Premières Nations par les Premières Nations et d'une voie vers le transfert de services.

9. Nous demandons au gouvernement fédéral de préparer et de publier des rapports annuels sur le financement en matière d'éducation destiné aux enfants des Premières Nations dans les réserves par comparaison avec celui dont bénéficient les enfants des Premières Nations à l'extérieur des réserves, ainsi que sur les niveaux de scolarisation et le revenu des membres des peoples autochtones par rapport aux non-Autochtones au Canada.

Que se passe-t-il?

Entre 2016 et 2018, Services aux Autochtones Canada (SAC) a soutenu la mobilisation communautaire auprès des Premières Nations et a participé à l'élaboration d'une politique et d'une approche de financement transformées pour l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations afin de mieux répondre aux besoins des élèves qui résident habituellement dans une réserve.

Ces séances de mobilisation, menées par des organisations des Premières Nations, ont permis aux membres des communautés de faire part de leurs points de vue sur la manière d'améliorer la réussite des élèves des Premières Nations.

Mis en œuvre depuis le 1er avril 2019, le cadre élaboré conjointement, auquel ont été apportées des investissements en 2021, 2022 et 2024 :

  • remplace un certain nombre de programmes désuets, fondés sur des propositions, en offrant un meilleur accès à un financement de base prévisible grâce à des formules de financement régionales;
  • fournit un financement de base comparable aux systèmes provinciaux dans l'ensemble du pays;
  • comprend des mesures d'adaptation et des investissements nationaux communs supplémentaires, tels que des programmes de langue et de culture, la maternelle à temps plein pour les enfants de 4 et 5 ans, des programmes avant et après l'école, et plus récemment, un programme national d'alimentation scolaire;
  • soutient l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation afin d'atteindre les objectifs et de donner suite aux priorités en matière d'éducation fixées par les communautés des Premières Nations participantes.

Cette approche transformée de financement de l'enseignement primaire et secondaire s'est traduite par une augmentation de 112 % du financement pour l'éducation des Premières Nations dans les réserves entre les exercices de 2015 à 2016 et de 2024 à 2025.

Services aux Autochtones Canada publie régulièrement des informations sur les écarts de réussite scolaire entre les Autochtones et les non-Autochtones au Canada Le Rapport annuel 2024 du ministère au Parlement comprend des informations sur la proportion de la population titulaire d'un diplôme universitaire et sur les écarts de réussite scolaire parmi les personnes âgées de 25 à 64 ans ayant au moins un diplôme d'études secondaires. Des informations supplémentaires, notamment sur le financement des programmes, sont disponibles dans le rapport annuel sur les résultats ministériels et le plan ministériel de Services aux Autochtones Canada.

Progrès récents

Un aperçu des dépenses entre l'exercice de 2020 à 2021 et l'exercice de 2022 à 2023 se trouve dans le Rapport sur les résultats ministériel 2023-2024, et les renseignements sur les programmes de paiements de transfert de 5 millions de dollars ou plus :

10. Nous demandons au gouvernement fédéral d'élaborer de nouvelles dispositions législatives sur l'éducation des Autochtones, avec la pleine participation et le consentement éclairé des peuples autochtones. Ces nouvelles dispositions législatives comprendraient un engagement à l'égard d'un financement suffisant et intègreraient les principes suivants :

  1. fournir un financement suffisant pour combler les écarts mentionnés sur le plan des niveaux de scolarisation en une génération;
  2. améliorer les niveaux de scolarisation et les taux de réussite;
  3. élaborer des programmes d'études adaptés à la culture;
  4. protéger le droit d'utiliser les langues autochtones, y compris en ce qui touche l'enseignement de telles langues dans le cadre de cours crédités;
  5. voir à ce que les parents et la communauté puissent assumer la responsabilité et le contrôle du système scolaire qui les concerne, et à ce qu'ils soient tenus de rendre des comptes à cet égard, de manière semblable à la situation des parents dans le système scolaire public;
  6. permettre aux parents de participer pleinement à l'éducation de leurs enfants;
  7. respecter et honorer les relations découlant des traités.

Que se passe-t-il?

Le gouvernement du Canada continue de travailler avec ses partenaires autochtones sur les priorités liées à l'éducation.

Entre 2016 et 2018, Services aux Autochtones Canada (SAC) a soutenu la mobilisation communautaire auprès des Premières Nations et a participé à l'élaboration d'une politique et d'une approche de financement transformées pour l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations afin de mieux répondre aux besoins des élèves résidant habituellement dans les réserves.

Ces séances de mobilisation, menées par des organisations des Premières Nations, ont permis aux membres des communautés de donner leurs points de vue sur la manière d'améliorer la réussite scolaire des élèves des Premières Nations.

Mis en œuvre depuis le 1er avril 2019, le cadre élaboré conjointement, auquel ont été apportées des investissements en 2021, 2022 et 2024 :

  • remplace un certain nombre de programmes désuets, fondés sur des propositions, en offrant un meilleur accès à un financement de base prévisible grâce à des formules de financement régionales;
  • fournit un financement de base comparable à celui des systèmes provinciaux dans l'ensemble du pays;
  • comprend des mesures d'adaptation et des investissements nationaux communs supplémentaires, tels que des programmes de langue et de culture, la maternelle à temps plein pour les enfants de 4 et 5 ans, des programmes avant et après l'école, et plus récemment, un programme national d'alimentation scolaire;
  • soutient l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation afin d'atteindre les objectifs et de donner suite aux priorités en matière d'éducation fixées par les communautés des Premières Nations participantes.

Cette approche transformée de financement de l'enseignement primaire et secondaire s'est traduit par une augmentation de 112 % du financement pour l'éducation des Premières Nations dans les réserves entre les exercices de 2015 à 2016 et de 2024 à 2025.

Investissements budgétaires récents

Éducation primaire et secondaire

Le budget de 2024 a permis d'investir dans les programmes d'éducation de la maternelle à la 12e année des Premières Nations et dans les infrastructures scolaires, notamment :

  • 649,4 millions de dollars sur 2 ans, à compter de l'exercice de 2024 à 2025, pour l'éducation primaire et secondaire dans les réserves ;
  • 545,1 millions de dollars sur 3 ans, à compter de l'exercice de 2024 à 2025, pour l'infrastructure des écoles primaires et secondaires, afin de construire et de rénover des milieux d'apprentissage sains et sûrs pour les élèves des Premières Nations.

En outre, dans le budget de 2024, on a accordé 1 milliard de dollars sur cinq ans pour créer un programme national d'alimentation scolaire, qui comprend des investissements pour les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi que les partenaires signataires d'ententes sur l'autonomie gouvernementale et de traités modernes.

Dans le cadre du budget de 2022, le gouvernement du Canada a investi 310,6 millions de dollars sur 5 ans pour soutenir l'amélioration des résultats des élèves du primaire et du secondaire au moyen d'une entente régionale en matière d'éducation avec le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) du Québec. L'entente régionale en matière d'éducation du CEPN, élaborée pour 22 communautés du Québec, reflète non seulement les principes d'autodétermination, mais elle est également fondée sur plus de 10 ans de travail de la part du CEPN et de ses communautés membres pour concevoir et élaborer un modèle de financement de l'éducation qui réponde aux besoins et aux priorités des élèves de ces communautés, par exemple des programmes adaptés sur le plan culturel. Cette entente prévoit une enveloppe totale d'environ 1,1 milliard de dollars sur 5 ans pour que ces communautés mettent en œuvre des programmes d'éducation qui favoriseront la réussite scolaire des étudiants des Premières Nations.

Les investissements prévus dans les budgets de 2024 et de 2022 s'appuient sur les annonces de financement faites dans le budget de 2021, dans le cadre duquel le gouvernement du Canada a continué à prendre des mesures pour combler l'écart en matière d'éducation entre les peuples des Premières Nations et les Canadiens non autochtones. Le budget de 2021 a permis d'investir 1,7 milliard de dollars sur 5 ans et 300 millions de dollars en continu dans le financement et les initiatives qui répondent aux besoins des élèves du primaires et du secondaires des Premières Nations dans les réserves. Il s'agit notamment de :

  • 726 millions de dollars sur 5 ans et 188 millions de dollars en continu, afin de renforcer le financement du cadre élaboré conjointement pour l'éducation primaire et secondaire dans des domaines essentiels tels que :
    • le transport des élèves,
    • de veiller à ce que le financement des écoles des Premières Nations dans les réserves reste prévisible d'une année à l'autre,
    • accroitre le contrôle par les Premières Nations de l'éducation des Premières Nations en concluant davantage des ententes régionales en matière d'éducation;
  • 515 millions de dollars sur 5 ans, et 112 millions de dollars en continu, pour soutenir les programmes avant et après l'école pour les enfants des Premières Nations dans les réserves, ce qui a été annoncé dans le cadre du système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants pancanadien;
  • 350 millions de dollars sur 5 ans, afin d'élargir l'accès à l'éducation des adultes pour les Premières Nations qui résident habituellement dans les réserves, ainsi qu'au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, y compris le soutien aux étudiants des Premières Nations qui veulent accéder à des programmes d'éducation des adultes en dehors de la communauté;
  • 112 millions de dollars en 2021-2022, en réponse à la pandémie de COVID-19, pour soutenir les mesures communautaires prises par les Premières Nations afin que les enfants vivant dans les réserves puissent continuer de fréquenter l'école en toute sécurité.

Progrès récents

Par l'entremise de la nouvelle approche de financement, le gouvernement du Canada et les partenaires intéressés des Premières Nations élaborent des ententes régionales en matière d'éducation qui répondent aux besoins et aux priorités uniques des communautés des Premières Nations. Cette approche valorise le fait que les Premières Nations sont les mieux placées pour prendre des décisions sur leurs priorités ou là où elles voient les besoins les plus importants et s'aligne sur le principe du contrôle par les Premières Nations de l'éducation de leurs membres.

Au 31 mars 2025, 11 ententes régionales en matière d'éducation avaient été signées avec des partenaires des Premières Nations, dont 9 sont encore en vigueur. De plus, 53 organisations des Premières Nations de partout au Canada ont eu accès au financement destinés à l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation afin de participer à une table technique régionale ou de prendre part à des discussions sur l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation.

Prochaines étapes

Les Premières Nations ou les organisations scolaires mandatées par les Premières Nations continuent de manifester leur intérêt pour l'élaboration et le renouvellement d'ententes régionales en matière d'éducation avec SAC, ce qui continuera à soutenir le contrôle de l'éducation des Premières Nations par les Premières Nations et d'une voie vers le transfert de services.

SAC continuera à travailler dans le cadre des mécanismes bilatéraux permanents établis avec les Premières Nations, les Inuit et la Nation métisse afin de déterminer les priorités communes en matière d'éducation, d'élaborer conjointement des options en matière de politiques, de programmes et de services, ainsi que de suivre les progrès accomplis conformément aux engagements envers l'appel à l'action 10.

Le travail de ces 3 tables a inclus l'éducation comme domaine prioritaire, et des options législatives pour l'éducation pourraient être discutées à l'avenir si les partenaires autochtones identifient la législation comme une priorité.

11. Nous demandons au gouvernement fédéral de fournir un financement adéquat pour remédier à l'insuffisance des places disponibles pour les élèves des Premières Nations qui souhaitent poursuivre des études postsecondaires.

Que se passe-t-il?

Éducation

Le gouvernement du Canada a pris des mesures pour combler les écarts de réussite scolaire au niveau postsecondaire entre les Premières Nations et les Canadiens non autochtones.

Services aux Autochtones Canada soutient 3 stratégies fondées sur les distinctions pour fournir un soutien financier aux étudiants admissibles des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse qui poursuivent des études postsecondaires.

Conformément à un examen complet des mesures d'aide fédérales à l'éducation postsecondaire autochtone annoncé en 2017, le gouvernement du Canada a collaboré avec l'Assemblée des Premières Nations, l'Inuit Tapiriit Kanatami et le Ralliement national des Métis afin d'élaborer des stratégies fondées sur les distinctions pour aider à garantir que les étudiants autochtones aient un meilleur accès aux possibilités d'éducation postsecondaire et pour fournir plus de soutien afin que les étudiants autochtones puissent terminer leurs études avec succès.

Ces stratégies, qui ont été mises en œuvre grâce aux investissements annoncés dans le budget de 2019, intègrent le soutien aux étudiants, la compréhension des besoins locaux et les programmes et services communautaires afin d'aider les étudiants autochtones à obtenir un diplôme d'études postsecondaires.

Stratégie d'éducation postsecondaire des Premières Nations

La Stratégie d'éducation postsecondaire des Premières Nations comporte 4 volets :

  • le Programme d'aide aux étudiants de niveau postsecondaire (PAENP);
  • le Programme préparatoire à l'entrée au collège et à l'université (PPECU);
  • le Programme de partenariats postsecondaires (PPP);
  • les mécanismes d'éducation secondaire pour les adultes des Premières Nations.

L'objectif du Programme d'aide aux étudiants de niveau postsecondaires (PAENP) est d'améliorer les conditions socioéconomiques des Premières Nations en les appuyant afin qu'elles puissent fournir aux étudiants admissibles un financement pour leur permettre d'accéder à des possibilités d'éducation inclusives et de qualité au niveau postsecondaire, conformément au principe du contrôle des Premières Nations sur l'éducation des Premières Nations.

L'objectif du Programme préparatoire à l'entrée au collège et à l'université (PPECU) est d'apporter une aide financière non remboursable aux étudiants qui sont membres inscrits des Premières Nations et qui sont inscrits à des programmes de préparation à l'entrée au collège et à l'université, afin de leur permettre d'atteindre le niveau scolaire requis pour entrer dans des programmes menant à un diplôme ou à des crédits, selon les priorités et les directives des Premières Nations.

Le Programme de partenariats postsecondaires fournit des fonds pour soutenir les établissements postsecondaires des Premières Nations, ainsi que pour soutenir les partenariats dirigés par les Premières Nations avec les établissements postsecondaires afin d'accroître la disponibilité de programmes d'éducation postsecondaire adaptés à leurs besoins culturels et éducatifs.

En outre, grâce à la collaboration avec les partenaires des Premières Nations, SAC a commencé à mettre en œuvre le Programme d'éducation secondaire des adultes des Premières Nations, en fournissant des fonds de mise en œuvre et d'expansion pour améliorer l'accès à l'éducation des adultes, soutenir l'élaboration de programmes et de programmes d'études, financer la sensibilisation des apprenants et contribuer aux initiatives de perfectionnement des enseignants, ainsi qu'un soutien pédagogique axé sur les inscriptions pour les adultes résidant habituellement dans les réserves afin de les aider à se préparer, à se perfectionner ou à terminer leurs études secondaires.

Investissements budgétaires récents

Le budget de 2024 a permis de renouveler les investissements temporaires dans l'éducation postsecondaire prévus dans le budget de 2019, en fournissant 242,7 millions de dollars sur 3 ans, à compter de 2024-2025, pour soutenir l'accès aux études postsecondaires des étudiants des Premières Nations par l'entremise du Programme d'aide aux étudiants de niveau postsecondaire.

Dans le budget de 2019, on prévoyait 320 millions de dollars sur 5 ans pour améliorer le Programme d'aide aux étudiants des Premières Nations de niveau postsecondaire, en plus de 7,5 millions de dollars sur 3 ans pour soutenir la participation des Premières Nations à l'élaboration de modèles régionaux d'éducation postsecondaire pour les Premières Nations. Le budget de 2019 a également permis d'investir 125,5 millions de dollars sur 10 ans et 21,8 millions de dollars de façon continue dans la Stratégie d'éducation postsecondaire des Inuit, ainsi que 362 millions de dollars sur 10 ans et 40 millions de dollars de façon continue dans la Stratégie d'éducation postsecondaire de la Nation métisse.

Progrès récents

Le gouvernement du Canada s'est engagé à collaborer avec les partenaires autochtones pour transformer la façon dont le Ministère mène les examens et la réforme des politiques et des programmes.

Durant l'exercice de 2022 à 2023, SAC a lancé un processus officiel de consultation auprès des partenaires afin de mettre à jour les modalités d'administration de la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations. L'objectif de ce processus était d'améliorer l'harmonisation de la Stratégie d'emploi pour les jeunes inuits et des Premières Nations avec les objectifs généraux de la Stratégie emploi et compétences jeunesse d'Emploi et Développement social Canada. Les commentaires recueillis dans le cadre du processus de consultation ont contribué à éclairer les recommandations pour les prochaines mises à jour.

Durant l'exercice de 2024 à 2025, les stratégies d'éducation postsecondaire fondées sur les distinctions ont fourni des mesures de soutien directes, souples et culturellement pertinentes aux étudiants des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse, permettant à un plus grand nombre d'apprenants admissibles d'accéder à l'éducation postsecondaire et de réussir dans ce domaine. En finançant les frais académiques et de subsistance et en soutenant des programmes communautaires et culturellement adaptés, ces stratégies visent à éliminer les obstacles immédiats à l'éducation et à renforcer le contrôle des Autochtones sur leurs systèmes d'éducation.

Prochaines étapes

Au cours de l'exercice de 2025 à 2026, le ministère continuera à mettre en œuvre des stratégies d'éducation postsecondaire à l'intention des Premières Nations.

La mise en œuvre continue de ces stratégies est conforme au principe de contrôle par les Premières Nations, les Inuit et la Nation métisse sur l'éducation postsecondaire des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse.

12. Nous demandons au gouvernement fédéral, aux gouvernements provinciaux et territoriaux de même qu'aux gouvernements autochtones d'élaborer des programmes d'éducation de la petite enfance adaptés à la culture des familles autochtones.

Que se passe-t-il?

En 2017, le gouvernement du Canada et les partenaires autochtones ont entrepris un vaste processus de consultation sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones. Plus de 100 activités de consultation ont été menées partout au pays, atteignant plus de 3  000 participants par l'entremise de séances de discussion ouverte, de réunions régionales et nationales et de sondages en ligne.

Le cadre de travail sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones jette les bases de la collaboration continue entre le gouvernement du Canada et les partenaires autochtones afin de tracer une voie d'avenir commune. Le cadre sert de guide à tous les intervenants dans le domaine de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants et vise à réaliser la vision partagée selon laquelle tous les enfants autochtones devraient avoir la chance de bénéficier d'une expérience d'apprentissage et de garde de grande qualité et solidement ancrée dans leur culture.

Dans le budget de 2021, on prévoyait un investissement de 795 millions de dollars pour la mise en place de mesures de prévention et d'intervention précoce dirigées par les communautés. La Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées, publiée en juin 2021, affirmait aussi que des mesures seraient prises pour soutenir l'éducation gérée par les Autochtones et les activités de sensibilisation pour les enfants autochtones, les jeunes et les familles, et pour améliorer et complémenter le soutien et les services pour les enfants autochtones, les familles et les communautés basés sur leur histoire unique, leur culture et les circonstances. La mise en œuvre de plusieurs initiatives en vertu de la Voie fédérale est en cours avec les partenaires autochtones, y compris le lancement du Programme de soutien au bien-être des familles et des survivantes et des survivants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées, qui finance des projets qui fournissent de l'aide et des services pour la guérison des membres de famille autochtones et des survivants qui ont une proche qui est disparue ou qui est décédée à cause de la violence contre les femmes, filles et personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones.

De plus, le gouvernement du Canada a fait et continuera de faire plusieurs réformes importantes au programme des Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN) depuis que le Tribunal canadien des droits de la personne a jugé qu'il était discriminatoire en 2016.

Services aux Autochtones Canada travaille avec des partenaires pour réformer le programme des SEFPN et réduire le nombre d'enfants autochtones pris en charge ainsi que pour améliorer le bien-être des enfants et de leurs familles. Le programme des SEFPN a commencé à offrir les Initiatives de bien-être communautaire et en matière de compétence en 2018. Ce dernier est un programme autonome qui est directement accessible par les Premières Nations pour compléter la disponibilité des initiatives de prévention et de bien-être qui sont adaptées aux besoins de la communauté et pour soutenir les Premières Nations dans le développement et la mise en œuvre de modèles juridictionnels. Les activités admissibles en vertu de ce programme autonome peuvent comprendre le développement et la mise en œuvre de programmes adaptés culturellement sur le rôle des parents.

De plus, la réforme du programme des SEFPN comprend la mise en œuvre complète des ordres du Tribunal canadien des droits de la personne, soit :

  • financer les coûts actuels des agences de services à l'enfance et à la famille des Premières Nations dans des domaines comme la prévention;
  • travailler pour faire en sorte que le système soit centré sur l'enfant, dirigé par les communautés et axé sur la prévention et l'intervention précoce.

Les efforts de réforme à même le secteur de réforme des Services à l'enfance et à la famille comprennent aussi la transition vers l'exercice d'une juridiction partielle ou complète des peuples autochtones sur le développement et la prestation de services à l'enfance et à la famille.

De plus, la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), qui a été mise en place le 1er janvier 2020, affirme les droits des Premières Nations, des Inuit et des Métis d'exercer une juridiction sur les services à l'enfance et à la famille et établit des principes nationaux comme les meilleurs intérêts de l'enfant, la continuité culturelle et l'égalité substantive. En vertu de la Loi, l'ordre de priorité pour le placement d'un enfant autochtone sera fait de manière à prioriser la famille et la communauté et vise à porter l'attention à la prévention et à l'intervention précoce pour aider les enfants autochtones à rester dans leurs familles et leurs communautés.

De manière à continuer la mobilisation et le dialogue sur la Loi avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires, le ministère a établi des mécanismes de gouvernance basés sur les distinctions en lien avec la Loi. Ces mobilisations communautaires, régionales et nationales sont des occasions pour les parties de souligner des enjeux et de faire des recommandations aux gouvernements concernant la mise en œuvre efficace de la Loi, soit sur :

  • la coordination de l'échange d'informations;
  • les principes reliés à la détermination du montant de financement;
  • les principes reliés à la coordination de plusieurs attaches familiales et communautaires;
  • la surveillance et l'évaluation;
  • une stratégie de données;
  • des systèmes de prise en charge, de responsabilité et de coordination;
  • la responsabilité;
  • l'égalité substantive.

Les principes et les normes minimums établis en vertu de la Loi sont faits pour bénéficier à tous les enfants autochtones et les familles, que les communautés ou les groupes autochtones décident ou non d'exercer leur compétence en matière de services à l'enfance et à la famille en vertu de la Loi.

Entre 2016 et 2018, SAC a soutenu la mobilisation communautaire auprès des Premières Nations et a participé à l'élaboration d'une politique et d'une approche de financement transformées pour l'éducation primaire et secondaire des Premières Nations afin de mieux répondre aux besoins des élèves qui résident habituellement dans une réserve. Ces séances de mobilisation, menées par des organisations des Premières Nations, ont permis aux membres des communautés de faire part de leurs points de vue sur la manière d'améliorer la réussite des élèves des Premières Nations.

Mis en œuvre depuis le 1er avril 2019, le cadre de travail élaboré conjointement, auquel ont été apportées des investissements en 2021, 2022 et 2024 :

  • remplace un certain nombre de programmes désuets, fondés sur des propositions, en offrant un meilleur accès à un financement de base prévisible grâce à des formules de financement régionales;
  • fournit un financement de base comparable aux systèmes provinciaux dans l'ensemble du pays;
  • comprend des mesures d'adaptation et des investissements nationaux communs supplémentaires, tels que des programmes de langue et de culture, la maternelle à temps plein pour les enfants de 4 et 5 ans, des programmes avant et après l'école, et plus récemment, un programme national d'alimentation scolaire;
  • soutient l'élaboration d'ententes régionales en matière d'éducation afin d'atteindre les objectifs et de donner suite aux priorités en matière d'éducation fixées par les communautés des Premières Nations participantes.

Cette approche transformée à l'égard du financement de l'enseignement primaire et secondaire s'est traduit par une augmentation de 112 % du financement pour l'éducation des Premières Nations dans les réserves entre les exercices de 2015 à 2016 et de 2024 à 2025. Dans le cadre de ce financement élargi, les programmes de maternelle pour les enfants des Premières Nations de 4 et 5 ans ont vu leur portée s'élargir : Durant l'exercice de 2024 à 2025, sur les 535 programmes d'éducation administrés par les Premières Nations dans les réserves financés par les formules de financement régional provisoire de l'enseignement primaire et secondaire, 320 ont offert des programmes de maternelle d'une demi-journée ou d'une journée complète pour les enfants de 4 ans, et 341 ont offert des programmes de maternelle d'une demi-journée ou d'une journée complète pour les enfants de 5 ans.

En vigueur depuis 1995, le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques, avec le soutien de l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), est un programme de développement de la petite enfance de grande qualité, adapté à la culture. Le programme est géré par des organisations communautaires autochtones, destiné aux enfants des Premières Nations, des Inuit et des Métis et à leurs familles vivant hors réserve, qui touche plus de 4 000 enfants dans 136 centres.

De plus, l'ASPC appuie des programmes complémentaires par l'entremise du Programme d'action communautaire pour les enfants et du Programme canadien de nutrition prénatale, qui fournissent un total de 78,7 millions de dollars par année aux organismes communautaires afin qu'ils élaborent et offrent des programmes de promotion de la santé adaptés à la culture aux personnes enceintes, aux enfants (âgés de 0 à 6 ans) et à leurs parents (ou aux autres personnes qui prennent soin d'eux) qui font face à des inégalités en matière de santé et à d'autres obstacles liés à la santé, dont les Autochtones qui vivent hors des réserves.

L'ASPC élabore également des ressources et joue un rôle de coordination nationale pour le programme parental « Y'a personne de parfait », qui vise à fournir de l'information et du soutien sur la santé et le développement des enfants, les compétences parentales et les habiletés d'adaptation aux parents d'enfants (âgés de 0 à 6 ans) qui font face à des obstacles en matière d'équité en santé, dont les parents autochtones.

Investissements budgétaires récents

Le cadre de travail sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones énonce des principes directeurs et une vision commune pour que les enfants et les familles autochtones puissent grandir heureux, en sécurité et en lien avec leur culture. Il soutient un système coordonné ancré dans l'autodétermination, centré sur les enfants et fondé sur l'identité, les valeurs et les systèmes de savoirs autochtones.

Afin de réaliser cette vision, le gouvernement du Canada s'est engagé à investir 3,7 milliards de dollars afin de renforcer les programmes et les services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants destinés aux enfants et aux familles autochtones, à compter de 2018 et de 2019. Le cadre de travail a aussi engagé 2 milliards de dollars supplémentaires en investissements prévus pour les exercices financiers 2025 à 2026 et 2026 à 2027. À partir de 2027 à 2028, 903 millions de dollars par an ont été alloués de manière continue, sous réserve d'une indexation annuelle de 3 % destinée à tenir compte de l'inflation.

Les programmes d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones sont conçus par et avec les familles et les communautés autochtones afin d'aider les enfants autochtones à prendre le meilleur départ possible dans la vie. C'est pourquoi l'autodétermination et une approche fondée sur les distinctions constituent un objectif primordial. Cela signifie que le gouvernement fédéral travaille avec les Premières Nations, les Inuit et la Nation métisse d'une manière qui reconnaît les droits, les intérêts, les priorités et les préoccupations spécifiques de chaque groupe.

Par conséquent, la majorité des investissements consacrés à l'apprentissage et à la garde des jeunes enfants autochtones sont répartis en fonction de critères de distinction. Ces fonds sont gérés conjointement par des tables ou des organismes de partenariat nationaux et régionaux, en collaboration avec les gouvernements des Premières Nations, des Inuit et la Nation métisse. Ce modèle de partenariat permet aux Autochtones de prendre les décisions et prévoit le transfert éventuel de programmes d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones de grande qualité aux entités ou corps dirigeants autochtones, au rythme qu'ils choisiront.

Conformément aux décisions et aux orientations dirigés par les Autochtones, le financement de l'AGJEA touche des centaines de communautés partout au Canada au moyen d'accords de contribution fédéraux administrés par Emploi et Développement social Canada (EDSC), SAC et l'AASPC dans le cadre de l'Initiative de transformation de l'AGJEA. Une partie importante des fonds supplémentaires pour l'AGJEA est investie dans le fonctionnement des garderies fédérales communautaires et des programmes d'aide préscolaire. De plus, le financement permet de soutenir le renforcement de la gouvernance et des capacités pour favoriser des stratégies conçues et mises en œuvre par des Autochtones au sein d'un système d'AGJE à l'échelle du Canada. Les partenaires autochtones ont priorisé l'AGJE adapté à la culture en mettant l'accent sur l'expansion des programmes d'études et des ressources d'apprentissage adaptés à la culture. Un financement supplémentaire a été utilisé pour recruter, former et maintenir en poste des éducateurs de la petite enfance autochtones. Des plans sont en cours d'élaboration pour élargir l'accès en tirant parti des sites existants et des nouveaux sites ou d'une bonification des horaires. D'autres activités de financement comprennent des réparations et des rénovations mineures aux sites et aux terrains de jeu, ainsi que l'achat d'équipement afin d'assurer un milieu d'apprentissage sécuritaire, sain et enrichissant pour les jeunes enfants.

Emploi et Développement social Canada est le point central fédéral qui guide cette initiative horizontale avec SAC, l'ASPC et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) comme cosignataires des conditions de l'Initiative de transformation de l'AGJEA.

Afin d'évaluer les progrès réalisés vers l'atteinte de la vision et des objectifs du cadre de travail sur l'AGJEA, le gouvernement du Canada s'est engagé à élaborer conjointement avec les gouvernements autochtones des cadres de résultats obtenus par les Premières Nations, les Inuit et la Nation métisse. Pendant que ces travaux d'élaboration conjointe avaient été en cours, les bénéficiaires de financement autochtones doivent rendre compte annuellement des progrès réalisés dans le cadre d'accords de contribution. Il est prévu que les cadres de résultats élaborés conjointement soient approuvés durant l'exercice de 2025 à 2026 et mis en œuvre au cours des exercices de 2025 à 2026 et de 2026 à 2027.

Guidée par le cadre de travail sur l'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones élaboré conjointement, qui préconise une collaboration au moyen de partenariats réels avec les Autochtones afin d'offrir aux enfants et à leurs familles des programmes d'apprentissage préscolaire dirigés par des Autochtones, l'Agence de la santé publique du Canada alloue 29,1 millions de dollars par année aux programmes existants. Grâce à des investissements progressifs dans le cadre de travail sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones fournis par l'entremise du budget de 2021, le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques reçoit un financement supplémentaire de 122,9 millions de dollars en fonds d'AGJEA sur 5 ans (de l'exercice de 2022 à 2023 à l'exercice de 2026 à 2027), avec 23,2 millions de dollars annuels de manière continue et un ajustement de 3 % à partir de l'exercice de 2027 à 2028.

Progrès récents

Le 1er avril 2024, au terme de plus de 2 années de collaboration pour élaborer de nouveaux outils culturellement appropriés, modèles et processus pour l'administration du programme, l'Agence de la santé publique du Canada a mis en œuvre une nouvelle approche administrative pour le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques. Cette approche met l'accent sur une administration dirigée par les Autochtones, ancrée dans les relations et le renforcement des capacités, garantissant que l'exécution du programme tienne compte des priorités communautaires.

Grâce à des séances de consultation approfondie auprès des bénéficiaires, l'Agence de la santé publique du Canada a veillé à l'harmonisation des besoins du programme et des points de vue des partenaires afin de faciliter une mise en œuvre plus efficace de l'Initiative de transformation de l'apprentissage et de la garde des jeunes enfants autochtones. En avril 2025, 7 organismes partenaires supplémentaires ont décidé de renouveler leurs ententes de financement avec l'ASPC, portant le nombre total d'ententes sous la nouvelle approche administrative à 76. En favorisant une approche collaborative, cette initiative vise à créer des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones plus équitables et plus autonomes, au profit des enfants et des familles des collectivités urbaines et nordiques.

La Loi sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants au Canada (la Loi) a reçu la sanction royale en 2024. Elle marque une étape importante dans l'engagement du gouvernement fédéral à collaborer avec les provinces, les territoires et les peuples autochtones afin de garantir que les familles de tout le Canada aient accès à des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants abordables, inclusifs et de grande qualité, quel que soit leur lieu de résidence. Elle consacre dans la loi la vision, les objectifs et les principes directeurs du gouvernement fédéral pour un système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants et s'engage à maintenir le financement fédéral à long terme des programmes et services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants. La Loi prévoit également que les investissements fédéraux dans les programmes et services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants destinés aux peuples autochtones continueront d'être guidés par les principes élaborés conjointement qui sont énoncés dans le cadre de travail sur l'AGJEA.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux se sont engagés à collaborer avec des partenaires autochtones afin de mettre en place un système d'AGJE à l'échelle du Canada. À cette fin, les provinces et les territoires travaillent avec des partenaires autochtones à la mise en œuvre des engagements énoncés dans les accords d'AGJE.

En Colombie-Britannique, un protocole d'entente tripartite (en anglais seulement) a été élaboré entre le Conseil des leaders des Premières Nations, le gouvernement du Canada et la province de la Colombie-Britannique. Ce protocole d'entente officiel énonce l'engagement mutuel des parties à collaborer, à engager le dialogue et à mettre conjointement en œuvre des initiatives liées à l'AGJE, telles que déterminées par les Premières Nations de la Colombie-Britannique. Cette entente de collaboration pourrait servir de modèle à d'autres administrations pour améliorer les relations entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones à l'avenir.

Prochaines étapes

La Voie fédérale, lancée en 2021, était un document destiné à être renouvelé. À cette fin, les discussions avec les partenaires autochtones sur les programmes, les initiatives et les travaux à venir constituent une prochaine étape nécessaire pour déterminer les priorités, les besoins et les domaines de travail, y compris ceux qui touchent l'appel à l'action 12.

De plus, le programme des services à l'enfance et à la famille des Premières Nations continuera de financer des initiatives de prévention et de bien-être par le biais des initiatives de bien-être communautaire et de compétence, pour répondre aux besoins des communautés, ce qui pourrait inclure l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de parentalité adaptés à la culture. Les efforts de réforme du Canada comprennent également :

  • un important processus de mobilisation auprès des partenaires autochtones et l'obtention de commentaires de leur part;
  • le financement des études qui fournissent des options et des recommandations sur la réforme du programme des SEFPN, comme celles menées par l'Institut des finances publiques et de la démocratie;
  • la tenue de discussions continues avec les parties afin de résoudre les problèmes.

Le gouvernement du Canada continuera aussi à mobiliser ses partenaires par le biais de mécanismes de gouvernance sur la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis. La poursuite de l'engagement et du dialogue pourrait inclure la participation des gouvernements et des organisations nationales, régionales et communautaires qui représentent les Premières Nations, les Inuit et la Nation métisse, les détenteurs de droits en vertu de l'article 35, les nations visées par un traité, les Premières Nations autonomes, les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi que des experts et des personnes ayant une expérience vécue, notamment les Aînés, les jeunes et les femmes.

L'ASPC continuera de soutenir les bénéficiaires et les sites du Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques dans l'élaboration, sous la direction des Autochtones, de programmes et d'activités d'enrichissement destinés aux parents. L'ASPC continuera également de soutenir la vision autodéterminée des partenaires autochtones en matière d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones dans le cadre de la nouvelle initiative pancanadienne en matière de garde d'enfants. La Voie fédérale, lancée en juin 2021, s'engage aussi à poursuivre les progrès vers un système d'apprentissage et de garde des jeunes enfants qui répond aux besoins des familles autochtones, où qu'elles vivent. Cela comprend la mise en place d'activités avant et après l'école pour les enfants des Premières Nations vivant dans les réserves, l'octroi de fonds supplémentaires pour élargir l'accès aux programmes et services de garde du Programme d'aide préscolaire aux Autochtones adaptés à la culture, la réparation et la rénovation des centres d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones existants, ainsi que la construction et l'entretien de nouveaux centres.

Les investissements consacrés aux Autochtones continueront de faire progresser les priorités des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse en matière d'AGJE, tout en s'appuyant sur le cadre de travail sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones qui a été élaboré conjointement. Durant l'exercice de 2024 à 2025, la priorité a été accordée à la mise en œuvre des investissements dans l'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones afin de soutenir des projets de réparations et de rénovations mineures aux sites du Programme d'aide préscolaire aux Autochtones, ainsi que de nouveaux investissements en matière d'infrastructures pour remplacer les sites qui ont atteint leur durée de vie utile.

De plus, les gouvernements du Canada, des Premières Nations, des Inuit et de la Nation métisse continueront de collaborer afin de mettre en œuvre les cadres de résultats élaborés conjointement dès leur approbation, afin de permettre le suivi et l'évaluation des progrès réalisés par rapport à la vision et aux priorités définies dans le Cadre d'apprentissage et de garde des jeunes enfants autochtones.

Initialement prévu pour une durée de 10 ans, le financement du cadre de travail sur l'AGJEA est permanent et continu. Il comprend des investissements précis pour la gouvernance, les programmes et services, les réparations et rénovations et les immobilisations importantes. Voici quelques exemples de projets : programmes d'immersion linguistique, programmes d'études adaptés à la culture, construction de nouveaux centres, subventions et aide à la main-d'œuvre.

Bien que l'AGJEA soit un programme continu, l'objectif à long terme de l'initiative est le transfert complet de la prestation des services d'AGJEAà des entités autochtones, selon leurs souhaits et au rythme et à l'échelle de leur choix.

En outre, l'ASPC continuera d'appuyer la nouvelle approche administrative adoptée pour le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques et veillera à sa mise en œuvre harmonieuse. Cela comprend la prestation d'une aide et de ressources continues aux bénéficiaires qui s'adaptent au nouveau cadre de travail.

Enfin, l'ASPC s'efforce de faire passer les accords de contribution restants au Québec sous la nouvelle approche administrative d'ici le 1er avril 2026, ce qui concernera 10 sites répartis dans 5 organisations bénéficiaires. Cette approche assurera aux bénéficiaires des processus plus clairs, une plus grande souplesse et un soutien renforcé pour la prestation de services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants dirigés par les Autochtones qui reflètent les priorités communautaires, tout en garantissant que les accords du Québec sont harmonisés avec ceux qui ont déjà été transférés sous la nouvelle approche.

Liens connexes

Avez-vous trouvé ce que vous cherchiez?

Qu’est-ce qui n’allait pas?

Vous ne recevrez aucune réponse. N'incluez pas de renseignements personnels (téléphone, courriel, NAS, renseignements financiers, médicaux ou professionnels)
Maximum de 300 caractères

Merci de vos commentaires

Date de modification :