2025-2026 Rapport sur les appels à la justice : 5.1 - 5.24 : Ministère de la Justice
Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 5.1 à 5.24.
Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.
Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2026.
Sur cette page
- 5.1 : Mettre en œuvre les recommandations concernant le système de justice de la Commission royale sur les peuples autochtones et de l'Enquête publique sur l'administration de la justice et les autochtones
- 5.3 : Examiner et réformer les lois portant sur la violence fondée sur le sexe en tenant compte des perspectives des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones
- 5.4 : Transformer les services de police autochtones afin qu'ils représentent l'exercice de l'autonomie gouvernementale et de l'autodétermination et remplacer le Programme des services de police des Premières Nations par un nouveau cadre législatif et financier
- 5.5 : Nous demandons à tous les gouvernements de financer la prestation de services de police dans les communautés autochtones des régions du Nord ou éloignées afin de garantir que ces services répondent aux besoins communautaires en matière de sécurité et de justice et que leur qualité est semblable à celle des services fournis à la population canadienne non autochtone
- 5.6 : Élaborer une approche exhaustive de l'aide aux familles et aux survivantes
- 5.10 : Recruter et retenir davantage de juges de paix autochtones et élargir leurs compétences pour qu'elles correspondent à celles du juge de paix du Nunavut
- 5.11 : Favoriser l'accès à des pratiques juridiques efficaces et adaptées à la culture
- 5.12 : Accroître la représentation autochtone au sein de tous les tribunaux canadiens, y compris la Cour suprême du Canada
- 5.13 : Élargir les programmes d'aide juridique afin que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones aient accès à la justice et puissent jouer un rôle concret au sein du système de justice
- 5.15 : Considérer l'utilisation des rapports Gladue comme un droit et leur attribuer des ressources adéquates
- 5.16 : Proposer des options communautaires et autochtones en matière de détermination de la peine
- 5.21 : Réduire la surreprésentation démesurée des femmes et des filles autochtones dans le système de justice criminelle
- 5.22 : Appliquer les principes clés énoncés dans La création de choix en matière de services correctionnels
- 5.24 : Modifier les processus de collecte de données et d'évaluation de l'admissibilité afin de recueillir des données fondées sur les distinctions et des données intersectionnelles sur les femmes, les filles autochtones et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones
5.1 : Mettre en œuvre les recommandations concernant le système de justice de la Commission royale sur les peuples autochtones et de l'Enquête publique sur l'administration de la justice et les autochtones
Initiatives
Accords sur l'administration de la justice – Justice Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Les accords sur l'administration de la justice (AAJ) sont négociés bilatéralement entre le gouvernement du Canada et les gouvernements autochtones, ou trilatéralement avec l'ajout des provinces ou des territoires, afin d'appuyer la revitalisation et l'application des lois et des ordres juridiques autochtones. Étant donné la compétence partagée en matière d'administration de la justice, la participation des gouvernements provinciaux et territoriaux constitue un élément important pour faire progresser ces accords. Les AAJ sont poursuivis dans le cadre des tables de négociation sur la reconnaissance des droits des Autochtones et l'autodétermination, dirigées par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), avec la participation de Justice Canada (JUS) aux volets liés à l'administration de la justice. Les AAJ peuvent également se concrétiser par l'inclusion de dispositions relatives à l'administration de la justice dans des accords sur l'autonomie gouvernementale et des traités modernes. Les AAJ sont conçus pour appuyer l'autonomie gouvernementale autochtone, renforcer la sécurité communautaire et créer un espace pour la coexistence des ordres juridiques autochtones et canadiens.
Depuis 2018, Justice Canada participe à des discussions sur l'administration de la justice aux tables de négociation sur la reconnaissance des droits des Autochtones et l'autodétermination. Ces négociations répondent aux priorités exprimées par les gouvernements autochtones, qui souhaitent rétablir leurs traditions juridiques et renforcer leur pouvoir de mettre en œuvre et d'appliquer des lois d'une manière culturellement ancrée et adaptée aux besoins communautaires.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
La mobilisation et les négociations en 2025-2026 se sont poursuivies dans plusieurs régions, des partenaires des Premières Nations cherchant à faire progresser des systèmes de justice adaptés qui intègrent des pratiques juridiques traditionnelles. Les discussions ont porté sur l'établissement de voies à suivre pour la revitalisation, l'application et la reconnaissance des lois autochtones. Les principaux domaines de travail cernés dans le cadre de ces négociations comprennent la coexistence juridique, le renforcement des capacités, l'application de la loi et l'élaboration de mécanismes de justice communautaire.
Justice Canada a mobilisé des partenaires avec les Premières Nations suivants en 2025-2026 :
- Comité de la justice du Forum tripartite de la Nouvelle-Écosse
- Musqueam
- Acho Dene Koe
- K'ahsho Got'ine
- Dehla Got'ine
- Akwesasne
- Nisichawayasihk Cree Nation (Man.)
- Table collaborative de l'Ontario
- Conseil des Tlingits de Teslin
- Peskotomuhkati
- Mi'gmawe'l Tplu'taqnn Incorporated
- Première Nation d'Elsipogtog
- Nation Wolastoqey (N.-B.)
- Nation anishinaabe du territoire du Traité no 2
- Conseil tribal de Meadow Lake
- Première Nation de Muskeg Lake
- Première Nation de Red Earth
- Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO)
- Six Nations de la rivière Grand
- Bureau de négociation Kwilmu'kw Maw-klusuaqn (KMKNO)
- Table tripartite du Manitoba
Réponse à l'appel à la justice 5.1
Les AAJ répondent à l'appel à la justice 5.1 en appuyant des réformes systémiques qui permettent aux communautés autochtones d'élaborer et de mettre en œuvre leurs propres ordres jurdiques. Les AAJ favorisent l'autonomie gouvernementale et l'autodétermination des Autochtones en créant des mécanismes officiels pour revitaliser et appliquer les lois autochtones. Le rôle de Justice Canada dans l'appui aux négociations sur l'administration de la justice garantit que les priorités déterminées par les communautés orientent l'élaboration de ordres juridiques qui reflètent les lois et les traditions juridiques autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la discrimination systémique bénéficient des AAJ grâce à l'élaboration d'approches de justice réparatrices et tenant compte des traumatismes, qui accordent la priorité à la sécurité, à la guérison et à la continuité culturelle. Les AAJ permettent aux communautés d'élaborer des réponses juridiques qui réduisent la dépendance envers les systèmes de justice coloniaux et améliorent l'accès à des services de justice culturellement appropriés.
Répercussions principales
- Soutient la revitalisation juridique : permet aux communautés autochtones de rétablir et de mettre en œuvre leurs propres ordres juridiques et lois
- Favorise la sécurité communautaire : fait progresser des systèmes de justice culturellement ancrés qui reflètent les besoins et les priorités des communautés autochtones en matière de sécurité
- Renforce l'autonomie gouvernementale : reconnaît l'autorité et la compétence des Autochtones dans l'administration de la justice
- Accroît la représentation : crée un espace pour que les femmes, les filles, les personnes 2ELGBTQI+ autochtones et les Aînés façonnent les réformes de la justice
- Fait progresser le changement systémique : contribue à transformer les structures juridiques coloniales en intégrant les traditions juridiques autochtones dans les cadres de justice plus larges
Détails sur le financement
Le gouvernement investit 8,1 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2026-2027), avec 1,7 million de dollars en financement permanent, pour appuyer les travaux futurs.
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (la Stratégie) a été publiée le 10 mars 2025. Elle comprend trois chapitres fondés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui énoncent des principes et des priorités propres à chaque distinction afin de faire progresser l'autodétermination et la revitalisation des lois et des ordres juridiques autochtones.
La Stratégie présente une vision et établit des mesures prioritaires pour orienter la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Justice Canada adopte une approche progressive de mise en œuvre, y compris des discussions ciblées aux tables de collaboration existantes axées sur la justice avec des partenaires autochtones, des provinces pour élaborer des plans de mise en œuvre régionaux pour les Premières Nations en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi que des partenaires inuits par l'intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne.
Il est entendu que d'autres investissements seront nécessaires pour soutenir la mise en œuvre complète de la Stratégie.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur les distinctions établissent une vision et des domaines prioritaires pour les travaux à venir du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Au cours des deux prochaines années, Justice Canada adoptera une approche progressive pour la mise en œuvre initiale de la Stratégie, en utilisant les tables et les processus trilatéraux existants axés sur la justice avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. L'objectif des travaux à ces tables sera de faire progresser les plans régionaux de mise en œuvre de l'établissement des priorités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi qu'avec les partenaires inuits par l'entremise du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.
Réponse aux appels à la justice 5.1
La Stratégie répond en partie à l'appel à la justice 5.1 en donnant suite à l'orientation de l'Enquête visant à « mettre en œuvre les recommandations relatives au système de justice formulées par la Commission royale sur les peuples autochtones et par l'Enquête publique sur l'administration de la justice et les peuples autochtones ». La Stratégie prend cet appel au sérieux en créant un espace pour la revitalisation des lois, des systèmes juridiques et des institutions juridiques autochtones, ainsi que pour les programmes de justice communautaire, les initiatives de déjudiciarisation et les approches réparatrices qui reflètent les besoins propres aux Autochtones. Ces efforts visent à réduire les obstacles systémiques et à faire en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones puissent avoir accès à une justice significative et respectueuse.
Le travail de réponse à l'appel à la justice 5.1 est évolutif et reconnaît que les priorités des peuples autochtones continueront de changer au fil du temps. Un changement significatif prend du temps, et Justice Canada reconnaît que s'appuyer sur des décennies d'efforts pour réduire les obstacles systémiques constitue un long parcours, mais un parcours profondément important. En intégrant les réformes recherchées au moyen d'une vaste mobilisation et de priorités codéveloppées, la Stratégie va au-delà des engagements symboliques et commence à transformer le système de justice afin qu'il se tienne aux côtés des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, en honorant leurs expériences vécues et en affirmant un engagement commun envers un changement durable.
Répercussions principales
- Sécurité et protection :
- Fait progresser des mesures qui répondent aux constatations du rapport final selon lesquelles de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones n'ont pas été adéquatement protégées par les systèmes de justice existants
- Vise à élargir l'accès à des mesures de soutien culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes qui favorisent la sécurité, la guérison et des voies significatives vers la justice
- Changement systémique et surreprésentation :
- S'attaque aux facteurs structurels cernés dans le rapport final sur les FFADA qui contribuent à la surreprésentation persistante des Autochtones dans le système de justice
- Fait progresser des réformes visant à améliorer l'équité des processus policiers et judiciaires et à accroître l'accès à des solutions de rechange dirigées par les communautés qui réduisent la récidive
- Lois autochtones et autonomie communautaire :
- Soutient la revitalisation et l'application des lois et des traditions juridiques autochtones en harmonie directe avec l'accent mis dans le rapport final sur les FFADA sur les visions du monde autochtones et le droit naturel dans les réponses de justice
- Permet l'élaboration d'initiatives de justice communautaires qui redonnent le pouvoir décisionnel aux Nations autochtones
- Gouvernance inclusive et informée par les survivantes :
- Fait en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones contribuent activement à l'élaboration des programmes et à la prise de décisions
- Souligne que les structures doivent refléter les expériences vécues et les priorités des personnes les plus touchées par la violence et les obstacles systémiques
- Responsabilisation et transparence à long terme :
- Établit des priorités et des indicateurs communs qui reflètent l'attente du rapport final sur les FFADA en matière de responsabilisation claire
- Soutient une mobilisation continue avec les titulaires de droits, les survivantes et les communautés afin que les progrès soient surveillés, maintenus et adaptés aux besoins changeants
Détails sur le financement
Le gouvernement investit 25,1 millions de dollars sur trois ans (de 2024-2025 à 2026-2027) pour appuyer la mise en œuvre progressive.
Le financement a soutenu la participation à des tables et à des processus tripartites axés sur l'élaboration de plans de mise en œuvre régionaux pour la SJA, ainsi qu'un soutien aux communautés autochtones pour élaborer des approches pratiques pour faire respecter les lois autochtones locales.
5.3 : Examiner et réformer les lois portant sur la violence fondée sur le sexe en tenant compte des perspectives des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones
Initiatives
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (la Stratégie) a été publiée le 10 mars 2025. Elle comprend trois chapitres fondés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui énoncent des principes et des priorités propres à chaque distinction afin de faire progresser l'autodétermination et la revitalisation des lois et des ordres juridiques autochtones.
La Stratégie présente une vision et établit des mesures prioritaires pour orienter la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Justice Canada adopte une approche progressive de mise en œuvre, y compris des discussions ciblées aux tables de collaboration existantes axées sur la justice avec des partenaires autochtones, des provinces pour élaborer des plans de mise en œuvre régionaux pour les Premières Nations en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi que des partenaires inuits par l'intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne.
Il est entendu que d'autres investissements seront nécessaires pour soutenir la mise en œuvre complète de la Stratégie.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur les distinctions établissent une vision et des domaines prioritaires pour les travaux à venir du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Au cours des deux prochaines années, Justice Canada adoptera une approche progressive pour la mise en œuvre initiale de la Stratégie, en utilisant les tables et les processus trilatéraux existants axés sur la justice avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. L'objectif des travaux à ces tables sera de faire progresser les plans régionaux de mise en œuvre de l'établissement des priorités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi qu'avec les partenaires inuits par l'entremise du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.
Réponse aux appels à la justice 5.3
La Stratégie répond en partie à l'appel à la justice 5.3 en mobilisant un large éventail de voix autochtones dans son élaboration, notamment celles des femmes, des personnes 2ELGBTQI+, des Aînés, des jeunes et des personnes ayant une expérience vécue du système de justice. Le rapport final sur les FFADA rappelle que « les violences coloniales, le racisme et la misogynie ont créé la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA autochtones disparues et assassinées ». La Stratégie met l'accent sur la lutte contre la discrimination systémique en appuyant des programmes de justice communautaire dirigés par les Autochtones qui sont culturellement sécurisants, qui tiennent compte des traumatismes et qui répondent aux besoins des Autochtones.
En accordant la priorité à la mobilisation des personnes les plus touchées par la violence et en soutenant des initiatives dirigées par les Autochtones qui reflètent les réalités vécues, la Stratégie contribue à des réponses du système de justice qui sont plus accessibles, équitables et responsables. Ces efforts renforcent la capacité des communautés autochtones de concevoir et de mettre en œuvre des approches axées sur la sécurité, culturellement ancrées, qui répondent aux préjudices individuels et systémiques et qui appuient l'objectif à long terme de réduire la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
Répercussions principales
- Sécurité et protection :
- Fait progresser des mesures qui répondent aux constatations du rapport final selon lesquelles de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones n'ont pas été adéquatement protégées par les systèmes de justice existants
- Vise à élargir l'accès à des mesures de soutien culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes qui favorisent la sécurité, la guérison et des voies significatives vers la justice
- Changement systémique et surreprésentation :
- S'attaque aux facteurs structurels cernés dans le rapport final sur les FFADA qui contribuent à la surreprésentation persistante des Autochtones dans le système de justice
- Fait progresser des réformes visant à améliorer l'équité des processus policiers et judiciaires et à accroître l'accès à des solutions de rechange dirigées par les communautés qui réduisent la récidive
- Lois autochtones et autonomie communautaire :
- Soutient la revitalisation et l'application des lois et des traditions juridiques autochtones en harmonie directe avec l'accent mis dans le rapport final sur les FFADA sur les visions du monde autochtones et le droit naturel dans les réponses de justice
- Permet l'élaboration d'initiatives de justice communautaires qui redonnent le pouvoir décisionnel aux Nations autochtones
- Gouvernance inclusive et informée par les survivantes :
- Fait en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones contribuent activement à l'élaboration des programmes et à la prise de décisions
- Souligne que les structures doivent refléter les expériences vécues et les priorités des personnes les plus touchées par la violence et les obstacles systémiques
- Responsabilisation et transparence à long terme :
- Établit des priorités et des indicateurs communs qui reflètent l'attente du rapport final sur les FFADA en matière de responsabilisation claire
- Soutient une mobilisation continue avec les titulaires de droits, les survivantes et les communautés afin que les progrès soient surveillés, maintenus et adaptés aux besoins changeants
Détails sur le financement
Le gouvernement investit 25,1 millions de dollars sur trois ans (de 2024-2025 à 2026-2027) pour appuyer la mise en œuvre progressive.
Le financement a soutenu la participation à des tables et à des processus tripartites axés sur l'élaboration de plans de mise en œuvre régionaux pour la SJA, ainsi qu'un soutien aux communautés autochtones pour élaborer des approches pratiques pour faire respecter les lois autochtones locales.
5.4 : Transformer les services de police autochtones afin qu'ils représentent l'exercice de l'autonomie gouvernementale et de l'autodétermination et remplacer le Programme des services de police des Premières Nations par un nouveau cadre législatif et financier
Initiatives
Co-développement d'une loi sur les services de police des Premières Nations - Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative de co-développement d'une loi sur les services de police des Premières Nations répond à une lettre de mandat de décembre 2021 demandant au ministre de la Sécurité publique, avec l'appui des ministres des Relations Couronne-Autochtones et des Services aux Autochtones Canada, de continuer de travailler avec les partenaires des Premières Nations afin de codévelopper un cadre législatif pour les services policiers des Premières Nations. Cette loi fédérale viserait à reconnaître les services de police des Premières Nations comme des services essentiels.
De 2021 à 2024, Sécurité publique Canada a mené une vaste mobilisation auprès des Premières Nations, y compris les signataires de traités modernes et d'ententes sur l'autonomie gouvernementale, des organisations de femmes des Premières Nations, des jeunes et des personnes 2ELGBTQI+, des services de police des Premières Nations et des organismes de gouvernance policière, ainsi que des provinces et des territoires. Ces activités de mobilisation, qui comprenaient plusieurs rencontres nationales et régionales, des présentations dans divers forums et des rencontres avec des personnes et des groupes sur demande, visaient à recueillir un large éventail de perspectives et de renseignements techniques afin d'éclairer le co-développement d'une loi fédérale qui reconnaîtrait les services de police des Premières Nations comme des services essentiels.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Les travaux menés avec les Premières Nations, les services de police et les partenaires provinciaux et territoriaux tout au long du processus de co-développement ont continué d'orienter les efforts de réforme des programmes de Sécurité publique Canada pendant l'exercice 2025-2026, afin de mieux refléter les réalités et les besoins des communautés des Premières Nations et des Inuit et de faire en sorte que le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit et le Programme des installations policières des Premières Nations et des Inuit soient adaptés, durables et alignés sur les communautés qu'ils servent.
Réponse à l'appel à la justice 5.4
Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 5.4 en travaillant à la reconnaissance des services de police des Premières Nations comme des services essentiels au moyen du co-développement d'une loi fédérale. Le processus de mobilisation a mis l'accent sur le leadership des Premières Nations et sur une participation inclusive afin que la loi fédérale reflète les réalités vécues et les priorités des Premières Nations elles-mêmes.
Les familles, les survivantes et les Premières Nations bénéficieraient d'une future loi visant à soutenir un financement équitable des services de police des Premières Nations et des organismes de gouvernance policière des Premières Nations, tout en respectant les rôles et responsabilités des Premières Nations ainsi que des provinces et territoires. En reconnaissant les services de police des Premières Nations comme des services essentiels, l'initiative soutiendrait une sécurité accrue, l'autodétermination et des services policiers culturellement appropriés pour les Premières Nations.
Répercussions principales
- Reconnaissance des services de police des Premières Nations comme services essentiels : établit le rôle du gouvernement du Canada à l'égard du financement des services de police des Premières Nations comme services essentiels
- Renforcement de la capacité en matière de sécurité publique et de réforme de la justice : fait progresser des approches policières culturellement appropriées et éclairées par les communautés, ancrées dans la gouvernance des Premières Nations
- Soutien à la guérison et à la sécurité des familles et des survivantes : vise à soutenir des services de police des Premières Nations qui répondent aux besoins des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ des Premières Nations
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a affecté 26,1 millions de dollars sur cinq ans (commençant en 2021).
Voies pour la sécurité des communautés autochtones - Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Voies pour la sécurité des communautés autochtones est un programme fédéral administré par Services aux Autochtones Canada (SAC) afin de financer des programmes, interventions et services dirigés par des Autochtones qui renforcent la sécurité et le mieux-être des communautés. L'initiative permet aux communautés des Premières Nations, inuit et métisses, y compris celles en milieu urbain et hors réserve, de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies de sécurité autodéterminées, ancrées dans les visions du monde, les réalités vécues et les approches holistiques autochtones en matière de guérison et de justice. Reconnaissant que la sécurité communautaire dépasse les services policiers, cette initiative finance des projets qui intègrent les savoirs traditionnels et les soutiens en santé mentale à des modèles de sécurité communautaires et culturellement ancrés. Cela comprend des projets visant à s'attaquer aux causes profondes de la violence, notamment les traumatismes intergénérationnels, les inégalités systémiques et la rupture des liens sociaux, au moyen d'approches réparatrices, relationnelles et axées sur le territoire. Les modèles autochtones de sécurité sont guidés par les lois, la gouvernance et les systèmes de connaissances autochtones, et mettent l'accent sur la guérison, la continuité culturelle et les liens.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
En 2025-2026, l'initiative Voies pour la sécurité a fourni 36 015 516 $ en financement à 57 projets de sécurité et de mieux-être communautaires. Les bénéficiaires comprenaient :
- 30 organisations et communautés des Premières Nations
- 9 organisations inuit
- 7 organisations et communautés métisses
- 11 projets d'organisations autochtones urbaines
Réponse à l'appel à la justice 5.4
L'initiative Voies pour la sécurité des communautés autochtones répond en partie à l'appel à la justice 5.4 en aidant les communautés autochtones à élaborer et à mettre en œuvre leurs propres interventions en matière de sécurité. L'initiative donne aux organisations et aux communautés autochtones les moyens de concevoir des projets qui favorisent la sécurité en accordant la priorité au mieux-être, à la guérison et aux approches culturellement ancrées. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative en obtenant un plus grand contrôle sur les interventions en matière de sécurité et de mieux-être qui reflètent leurs traditions culturelles, leurs priorités et leurs besoins autodéterminés.
Répercussions principales
- Renforcement de l'autodétermination autochtone : Finance la mise en œuvre de mesures de sécurité culturellement appropriées qui correspondent aux valeurs des communautés autochtones
- Réduction de la dépendance aux forces de l'ordre : Favorise des approches alternatives de la sécurité qui ne reposent pas sur les services policiers
- Lutte contre la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones : Finance des programmes axés sur les besoins particuliers en matière de sécurité des femmes autochtones et des personnes 2ELGBTQI+
- Renforcement de la sécurité des communautés métisses : Finance la mise en œuvre de mesures de sécurité dirigées par des Métis qui répondent aux besoins propres aux communautés métisses et qui sont alignées sur leurs valeurs
- Promotion de modèles holistiques dirigés par des Métis : Met l'accent sur des approches de sécurité qui ne reposent pas sur les services policiers, y compris la santé mentale et les savoirs traditionnels métis
- Soutien aux populations 2ELGBTQI+ et métisses urbaines : Finance des programmes axés sur les besoins particuliers en matière de sécurité des femmes métisses et des personnes 2ELGBTQI+
Détails sur le financement
En 2025-2026, l'initiative Voies pour la sécurité des communautés autochtones a fourni 36 015 516 $ pour soutenir 57 projets. Un montant de 120 millions de dollars sur cinq ans (2021-2026) a été affecté au soutien de projets de sécurité communautaires dirigés par les communautés auprès des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les organisations autochtones en milieu urbain.
5.5 : Nous demandons à tous les gouvernements de financer la prestation de services de police dans les communautés autochtones des régions du Nord ou éloignées afin de garantir que ces services répondent aux besoins communautaires en matière de sécurité et de justice et que leur qualité est semblable à celle des services fournis à la population canadienne non autochtone
Cela doit comprendre les mesures suivantes, sans toutefois s'y limiter :
- Compte tenu du fait que l'on s'appuie de plus en plus sur des systèmes de gestion de l'information, en particulier dans le cas des grandes enquêtes criminelles intergouvernementales, les communautés éloignées doivent pouvoir compter sur leur droit à un accès Internet haute vitesse fiable;
- L'accès aux services offerts par les unités des crimes majeurs et la gestion des cas graves doivent être améliorés dans les communautés éloignées ou du Nord, et leurs interventions doivent être plus rapides;
- Il faut renforcer la capacité à l'égard des outils et techniques d'enquête dans les cas de violence sexuelle, notamment en ce qui concerne les outils nécessaires à la collecte de preuves indicielles, comme les trousses de prélèvement dans les cas d'agressions sexuelles, ainsi que les techniques d'interrogation spécialisées et adaptées aux traumatismes;
- Le financement et l'élaboration de programmes de prévention du crime doivent refléter les besoins des communautés
Initiatives
Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
Le Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones (FPCNA), administré par Sécurité publique Canada (SP), soutient des initiatives adaptées à la culture qui visent à réduire la vulnérabilité à la criminalité et à renforcer la sécurité communautaire dans les communautés autochtones et nordiques. Le Fonds renforce les capacités, soutient l'échange de connaissances et fait progresser des stratégies de prévention du crime conçues et dirigées par les communautés autochtones. Il finance des projets dans les réserves, hors réserve et dans l'ensemble du Nord, et fournit aux communautés autochtones les ressources nécessaires pour mettre en œuvre des mesures de sécurité communautaire qui répondent aux risques de criminalité et de victimisation.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
À l'automne 2024, Sécurité publique Canada a lancé un appel de demandes pour trois programmes relevant de la Stratégie nationale pour la prévention du crime : le Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones, le Fonds d'action en prévention du crime et le Fonds de prévention des gangs de jeunes. Il s'agissait du premier appel de demandes ouvert pour le Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones. Cet appel public visait à accroître la participation communautaire et à élargir les possibilités d'initiatives de prévention du crime dirigées par des Autochtones. En 2025-2026, 13 accords ont été signés.
À des fins administratives, les projets de sécurité communautaire autochtones qui auraient été admissibles au Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones sont plutôt avancés par l'intermédiaire du Fonds d'action en prévention du crime.
Réponse à l'appel à la justice 5.5
Le FPCNA répond à l'appel à la justice 5.5iv en finançant l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de prévention du crime dirigés par des Autochtones et adaptés à la culture. Ces initiatives reconnaissent les facteurs historiques et systémiques qui contribuent à la criminalité et à la victimisation dans les communautés autochtones et priorisent des solutions ancrées dans les savoirs, les traditions et les approches autodéterminées autochtones. Grâce au FPCNA, les communautés autochtones ont accès à des ressources qui soutiennent des programmes de sécurité proactifs et de la formation en prévention du crime culturellement pertinente. Cela permet d'harmoniser les efforts de prévention du crime avec les structures de gouvernance autochtones et les priorités locales, tout en renforçant la sécurité communautaire. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme puisqu'il fournit un soutien direct à des solutions de prévention du crime dirigées par des Autochtones qui rendent les communautés plus sûres.
Répercussions principales
- Approche préventive de la sécurité communautaire : Finance l'élaboration de stratégies locales de sécurité dirigées par les communautés qui abordent la prévention du crime et la sécurité communautaire selon une perspective autochtone. Soutient des services durables, préventifs et accessibles
- Renforcement des capacités : Finance des initiatives qui renforcent la capacité des communautés autochtones et nordiques à mettre en œuvre et à maintenir des stratégies de prévention du crime
- Échange de connaissances et réponses conçues par les Autochtones : Appuie la diffusion de pratiques exemplaires en prévention du crime autochtone afin que des approches culturellement pertinentes soient largement accessibles. Soutient des stratégies de sécurité conçues par les Autochtones qui intègrent les savoirs culturels et répondent aux facteurs systémiques qui contribuent à la criminalité et à la victimisation
- Prévention du crime adaptée à la culture : Soutient l'élaboration de programmes dirigés par les communautés qui intègrent les valeurs culturelles autochtones dans les stratégies de prévention du crime
- Accessibilité accrue : Élargit les possibilités pour les organisations et les communautés autochtones d'obtenir du financement pour des initiatives de prévention du crime
Détails sur le financement
Le Fonds de prévention du crime dans les collectivités nordiques et autochtones est soutenu par 22 783 865 dollars sur cinq ans, alloués en 2021, ainsi que par 6 millions de dollars de façon continue.
Fonds pour la large bande universelle – Innovation, Sciences et Développement économique Canada
Aperçu de l'initiative
Le Fonds pour la large bande universelle (FLBU) est une initiative de 3,225 milliards de dollars, dirigée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE), visant à élargir l'accès à Internet haute vitesse (50/10 Mbit/s) dans les collectivités rurales et éloignées du Canada. Le FLBU est un élément essentiel de la Stratégie canadienne pour la connectivité, qui vise à ce que 98 % des ménages canadiens aient accès à Internet haute vitesse d'ici la fin de 2026 et 100 % d'ici 2030. Il offre des volets de financement ciblés pour des projets à grande échelle et des déploiements rapides dans les régions mal desservies, et vise à combler le fossé numérique dans les collectivités rurales et éloignées, y compris les collectivités autochtones.
Le Fonds comprend :
- jusqu'à 50 millions de dollars pour des projets de téléphonie mobile qui améliorent la couverture cellulaire dans les régions qui profitent principalement aux communautés autochtones, y compris la connectivité le long de la Route des larmes
- jusqu'à 750 millions de dollars pour des projets de connectivité à grande échelle et à fort impact
- du financement dans le cadre du volet Réponse rapide pour des projets prêts à démarrer qui peuvent être mis en œuvre rapidement
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Du financement a été annoncé pour 11 nouveaux projets de large bande et 2 nouveaux projets mobiles visant à améliorer la connectivité dans les collectivités autochtones. Ces projets permettront d'offrir Internet haute vitesse à plus de 6 000 ménages autochtones en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, et d'améliorer la couverture mobile sur 122 kilomètres de route autour de collectivités autochtones en Colombie-Britannique.
Cinq projets de connectivité dans des collectivités autochtones ont été achevés en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan, permettant d'offrir Internet haute vitesse à plus de 3 000 ménages autochtones et d'améliorer la couverture de téléphonie mobile sur 24 kilomètres de route autour de collectivités autochtones en Colombie-Britannique.
Réponse à l'appel à la justice 5.5
Les investissements fédéraux dans le cadre du FLBU répondent à l'appel à la justice 5.5chiffre romain 1 en élargissant la couverture cellulaire sans fil et l'infrastructure à large bande dans les collectivités rurales et éloignées, y compris les collectivités autochtones, particulièrement celles des régions éloignées et nordiques. L'amélioration de la connectivité renforce la sécurité communautaire, notamment le long des corridors de transport comme la route des larmes. Cela réduit les risques pour la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, qui font face à des vulnérabilités accrues dans les régions isolées. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme grâce à un meilleur accès aux services d'intervention d'urgence, aux outils numériques liés à la justice et aux améliorations générales de la sécurité communautaire rendues possibles par un Internet haute vitesse fiable.
Répercussions principales
- Sécurité communautaire accrue : Soutient la connectivité dans les zones à risque élevé, comme la route des larmes, où des femmes et des filles autochtones ont été victimes de violence
- Infrastructure de communication accrue : Renforce les capacités d'intervention d'urgence dans les collectivités éloignées
- Accès amélioré au système de justice : Permet aux services de police autochtones en région éloignée d'accéder à des outils numériques d'analyse judiciaire, à des systèmes de gestion des dossiers et à une collaboration entre administrations
- Accès numérique amélioré dans les communautés inuites : Fait progresser les travaux visant à assurer que les 25 collectivités du Nunavut bénéficient d'investissements fédéraux en connectivité et soutient l'éducation, la télésanté et la gouvernance d'ici 2030
- Participation économique accrue : Renforce les possibilités pour les entreprises inuites et le télétravail
- Soutien à l'autonomie gouvernementale : Permet au leadership inuit de participer à la gouvernance numérique, à l'éducation et à la prestation de services
Détails sur le financement
Programme de 3,225 milliards de dollars, dont 50 millions de dollars pour des projets de téléphonie mobile qui améliorent la couverture cellulaire dans les régions qui profitent principalement aux peuples autochtones, y compris des projets le long des autoroutes et des routes où la connectivité mobile fait défaut. Jusqu'à présent, des annonces concernant le FLBU dans le cadre du volet des services mobiles ont été faites en Colombie-Britannique, en Saskatchewan, au Manitoba et au Québec. Les projets annoncés fournissent une connectivité mobile à plus de 1 109 kilomètres de route.
Initiative de planification de la sécurité des communautés autochtones – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
L'Initiative de planification de la sécurité des communautés autochtones (IPSCA), dirigée par Sécurité publique Canada (SP), aide les communautés autochtones à élaborer et à mettre en œuvre des plans de sécurité communautaire (PSC) qui reflètent leurs priorités culturelles, sociales et de sécurité distinctes. Ces plans sont fondés sur une approche holistique dirigée par la communauté qui met l'accent sur la détermination des forces locales, la résolution des problèmes de sécurité et l'amélioration du bien-être général de la communauté. L'initiative favorise un engagement inclusif, encourageant une large participation des membres de la communauté et des intervenants locaux afin de créer des environnements plus sûrs et plus sains.
L'IPSCA travaille directement avec les communautés autochtones et les soutient par la mobilisation, l'élaboration d'un PSC et le financement de la mise en œuvre de projets de sécurité conçus par la communauté. Cela permet de s'assurer que les communautés disposent des ressources et des conseils nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre leurs initiatives de sécurité culturellement appropriées. Grâce à un engagement soutenu tout au long du processus de planification et à l'offre de financement pour des projets communautaires conçus pour faire progresser leurs objectifs de sécurité, l'initiative soutient la prévention du crime, la guérison et l'amélioration des résultats en matière de sécurité. En mettant l'accent sur les systèmes de connaissances autochtones et en faisant progresser les approches autodéterminées, l'IPSCA contribue à la sécurité et au bien-être à long terme des communautés autochtones partout au Canada.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
285 749 $ de financement ont été acordés au programme Voies vers des modes de vie sains des quatre nations des Cris de Maskwacis du Conseil tribal cri de Maskwacis. Le but de ce projet est de s'attaquer aux problèmes importants et aux causes profondes des problèmes de sécurité auxquels sont confrontées les quatre Nations de Maskwacis, en mettant l'accent sur des séances holistiques de santé et de bien-être dans les quatre communautés. Les séances améliorent le bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel en abordant des sujets tels que la prévention de la violence, les relations saines, les activités prosociales, la langue et les activités culturelles.
Le gouvernement mi'gmaq de Listuguj a reçu 167 240 $ pour financer le Mi'gmaq Youth Leadership Peer Program. Il s'agit d'un programme de leadership conçu sur mesure pour les jeunes de Listuguj afin d'inculquer des compétences en leadership aux jeunes de Listuguj âgés de 12 à 17 ans. Les activités du projet comprennent la participation des jeunes à des discussions, à des exercices de renforcement de l'esprit d'équipe, à des ateliers et à des événements culturels visant à promouvoir des comportements prosociaux et le développement de l'estime de soi.
La Première Nation de Woodstock a reçu 112 025 $ pour faire face à l'augmentation des activités criminelles et à la circulation élevée des non-membres de la collectivité en installant un éclairage public amélioré alimenté par l'énergie solaire et des caméras de surveillance. En améliorant la visibilité et la couverture, le projet vise à créer un environnement plus sûr pour les membres de la communauté et à renforcer la résilience à long terme.
L'IPSCA a organisé un rassemblement de communautés à Edmonton, en Alberta, réunissant des représentants des communautés participantes pour apprendre des expériences communes, discuter et soutenir les pratiques exemplaires, et fournir des ressources et des mesures qui soutiennent la planification de la sécurité dirigée par les Autochtones. Le thème du rassemblement était « Nos voix, notre sécurité : élaborer des stratégies résilientes de l'intérieur », et les sujets abordés comprenaient le renforcement des modèles de sécurité dirigés par les Autochtones, l'élaboration d'une approche communautaire de la gestion de l'information, la mobilisation des jeunes et les pratiques exemplaires pour le recrutement et le maintien en poste des bénévoles.
Tout au long de l'exercice 2025-2026, l'IPSCA a travaillé avec des communautés de tout le Canada pour terminer la planification de la sécurité au moyen d'ateliers guidés par un animateur et d'un partage des connaissances entre les communautés. Parmi ces communautés, 11 ont soumis des plans de sécurité communautaire achevés au cours de l'exercice et 35 processus sont toujours en cours.
Réponse à l'appel à la justice 5.5
L'IPSCA répond à l'appel à la justice 5.5iv en aidant les communautés autochtones à élaborer des plans de sécurité communautaire qui définissent des initiatives de sécurité et de bien-être adaptées à la culture et dirigées par la communauté pour tenir compte de leur situation unique. En demandant l'approbation du processus par les dirigeants des communautés autochtones, l'IPSCA veille à ce que les efforts de planification de la sécurité correspondent aux besoins, aux traditions et aux objectifs distincts de chaque communauté. Cette approche favorise des solutions autodéterminées et durables pour la sécurité et le bien-être.
Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de l'IPSCA en ayant accès à une planification de la sécurité adaptée à la communauté et adaptée à la culture, ainsi qu'aux ressources nécessaires pour créer des communautés plus sûres et plus saines.
Répercussions principales
- Planification de la sécurité holistique, communautaire, adaptée à la culture et autodéterminée :
- Les communautés autochtones élaborent des plans de sécurité communautaire qui intègrent les besoins et les perspectives culturels, sociaux, de sécurité et de santé mentale dans les stratégies de sécurité et de mieux-être
- Les communautés autochtones dirigent l'élaboration de leurs plans de sécurité et de toute initiative connexe, renforçant l'autonomie gouvernementale et soutenant les initiatives qui reflètent les traditions, la gouvernance et les systèmes de connaissances autochtones
- Renforcement de la capacité locale d'intervention en cas de crise : Offre du financement pour des projets conçus par la communauté pour répondre à ses besoins uniques en matière de sécurité et de bien-être communautaires, ce qui pourrait inclure des projets visant à renforcer l'intervention en cas de crise.
- Prévention du crime dirigée par la communauté : Les communautés autochtones reçoivent un soutien pour élaborer et mettre en œuvre des projets visant à atteindre les objectifs définis dans leurs plans de sécurité communautaire
- Initiatives durables et communautaires :
- Une fois qu'une communauté dispose d'un plan de sécurité communautaire, elle peut demander un financement pour mettre en œuvre des projets de sécurité adaptés à ses besoins distincts
- Le financement peut être destiné à des projets conçus pour renforcer les capacités ou accroître l'état de préparation, ainsi que pour la mise en œuvre de projets à plus long terme (cinq ans)
- Partenariats : Encourage les partenariats entre les organisations autochtones, les fournisseurs de services locaux et les gouvernements pour permettre l'atteinte des objectifs de sécurité et de bien-être des communautés.
Détails sur le financement
En 2020, 6,27 millions de dollars ont été alloués sur cinq ans (à partir de 2021), avec un investissement supplémentaire de 40,5 millions de dollars sur cinq ans (à partir de 2021), et 11,6 millions de dollars par la suite.
Programme des installations policières des Premières Nations et des Inuit - Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme des installations policières des Premières Nations et des Inuit (FNIPFP), dirigé par Sécurité publique Canada (SP), soutient la sécurité et le bien-être des communautés des Premières Nations et des Inuit au moyen d'investissements dans la planification, la construction, la réparation et l'acquisition de nouvelles installations policières. Le programme permet aux services de police des Premières Nations et des Inuit d'exercer leurs activités dans des milieux sûrs, culturellement appropriés et fonctionnels, ce qui renforce leur capacité à offrir des services policiers efficaces. Tous les investissements sont réalisés selon un modèle de partage des coûts avec les provinces et les territoires de compétence, Sécurité publique Canada assumant 52 % des coûts admissibles.
Les bénéficiaires admissibles comprennent les gouvernements autochtones régionaux ou locaux, les autorités de gouvernance des services de police des Premières Nations ou des Inuit, ainsi que les propriétaires autochtones d'installations policières situées dans des communautés des Premières Nations ou des Inuit. Le programme s'attaque à des lacunes de longue date en matière d'infrastructure qui compromettent la sécurité, la stabilité et l'efficacité des services policiers communautaires.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Au cours de l'exercice financier 2025-2026, dix-neuf projets au total ont été financés dans le cadre du PFIPNI, dont une nouvelle construction et dix-huit projets en cours :
- Une nouvelle construction a été lancée au Manitoba pour le service de police des Premières Nations du Manitoba dans la Nation ojibway de Brokenhead.
- Les dix-huit projets en cours sont situés en Alberta, en Ontario et au Québec, principalement pour la construction d'une nouvelle infrastructure policière (par exemple, un détachement).
Les dépenses totales pour l'exercice financier 2025-2026 étaient de : 21 493 161 $, dont 1 406 486 $ pour les nouveaux projets et 20 086 675 $ pour les initiatives continues.
Réponse à l'appel à la justice 5.5
Pour répondre en partie à l'appel à la justice 5.5, le FNIPFP finance la construction, l'acquisition, la réparation et la rénovation d'infrastructures afin que les services de police autochtones puissent exercer leurs activités dans des installations stables, sûres et culturellement appropriées, qui répondent aux besoins des communautés. En comblant des lacunes critiques en matière d'infrastructure, le programme renforce la sécurité publique et accroît la confiance des communautés envers les services policiers locaux.
Les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+ sont servies par l'amélioration des conditions de travail des services policiers de première ligne et par le renforcement de l'infrastructure nécessaire aux services de sécurité communautaires tenant compte des traumatismes. Le programme appuie directement les efforts communautaires visant l'autodétermination autochtone dans les domaines de la justice et des services policiers.
Répercussions principales
- Amélioration de la sécurité et de la capacité opérationnelle : des installations modernes et conformes aux codes assurent des milieux plus sûrs pour les agentes et agents ainsi que pour les membres des communautés
- Soutien aux services policiers autodéterminés : les investissements en infrastructure contribuent à la viabilité des services policiers dirigés par des Autochtones
- Investissements ciblés dans les communautés mal desservies : les projets visent des communautés des Premières Nations du Nord et des régions éloignées de l'Ontario et du Québec, où les besoins en infrastructure sont particulièrement importants
- Partenariat avec la gouvernance autochtone : le financement est versé à des autorités et propriétaires d'installations autochtones, ce qui favorise la reddition de comptes et la réponse aux priorités locales
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a affecté 159,4 millions de dollars sur sept ans (des exercices 2021-2022 à 2027-2028) au FNIPFPNote de bas de page 1.
De plus, le budget de 2024 a affecté 200 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, aux projets réalisés dans le cadre du FNIPFP. Ces investissements fournissent au FNIPFP un niveau de référence annuel total de 81 922 937 $ pour l'exercice financier de 2025 à 2026. Un transfert de 15 427 063 $ a été effectué au Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit pour compléter l'accord de contribution trilatéral avec le service de police de Nishnawbe Aski et la province de l'Ontario afin de répondre aux besoins opérationnels.
Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit - Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit (PSPPNI) est administré par Sécurité publique Canada (SP). Il soutient des services policiers et de sécurité communautaire culturellement appropriés et adaptés dans les communautés des Premières Nations et des Inuit, au moyen d'investissements réalisés en collaboration avec les provinces et les territoires selon un modèle de partage des coûts (52 % fédéral et 48 % provincial ou territorial). Le PSPPNI soutient des ententes de financement pour des services de police des Premières Nations et des Inuit ainsi que des services policiers dédiés et culturellement appropriés fournis par le service de police compétent (par exemple dans le cadre d'ententes tripartites communautaires pour les services policières de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de même que des agents de sécurité communautaire et d'autres initiatives policières.
L'objectif général du PSPPNI est de contribuer à l'amélioration des résultats en matière de sécurité communautaire dans les communautés des Premières Nations et des Inuit, en réponse à leurs besoins et priorités uniques.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Au 31 mars 2026, 114 projets au total avaient reçu un soutien dans le cadre du programme au cours de l'exercice financier 2025-2026, dont 109 dans des communautés des Premières Nations, un dans une communauté inuite et quatre dans des communautés des Premières Nations et inuites. De ce nombre, 40 projets ont été (ou devraient être) nouvellement financés pour les communautés existantes des Premières Nations ou des Inuits servies dans le cadre du PSPPNI ; tandis que 72 projets des Premières Nations et un projet inuit ont été reportés des exercices précédents. Un projet desservant plusieurs groupes démographiques autochtones (Premières Nations et Inuit) se poursuivait depuis les exercices précédents.
Cela n'inclut pas les 140+ ententes communautaires tripartites financées en vertu d'accords-cadres pour l'utilisation de la GRC pour les services de police communautaires. De plus, un transfert de 15 427 063 $ a été effectué au PSPPNI à partir du Programme des installations des services de police des Premières Nations et des Inuit pour compléter l'accord de contribution trilatéral avec le Service de police Nishnawbe Aski (SPNA) et la province de l'Ontario afin de répondre aux besoins en infrastructures essentielles. Au total, ces investissements portent le décaissement total du financement du PSPPNI pour l'exercice financier 2025-2026 à environ 392 977 193 $. Ces totaux comprennent les projets nouvellement financés, les ententes en cours et les initiatives qui devraient être achevées. Il comprend également le transfert à la GRC d'un montant de 76 196 312 $ pour la prestation de services de police spécialisés aux communautés des Premières Nations et des Inuit en vertu d'ententes communautaires tripartites.
Voici des exemples de projets financés au cours de l'exercice 2025-2026 :
- Financement consultatif pour les groupes consultatifs communautaires du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest : lancée en avril 2025, cette initiative finance le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest afin d'aider les communautés à établir et à maintenir des groupes consultatifs communautaires. Le conseil est composé de membres choisis au sein de la communauté et veille à ce que les intérêts de la communauté en matière de services policiers soient bien représentés. Financement total de l'entente pour 2025-2026 : 0,28 million de dollars (100 % fédéral).
- Entente relative au Nishnawbe-Aski Police Service : soutien continu à un service de police des Premières Nations opérant notamment dans des communautés éloignées et nordiques. Financement total de l'entente : 63,37 millions de dollars (dont une part fédérale de 32,43 millions de dollars).
- Nunavik Police Service pour l'administration des services policiers dans la région de Kativik : financement continu pour un service de police inuit fournissant des services policiers quotidiens et locaux aux 14 communautés inuit du gouvernement régional Kativik. Financement total de l'entente pour 2025-2026 : 134,89 millions de dollars (part fédérale de 50,64 millions de dollars).
- Ententes tripartites communautaires : agentes et agents de la GRC affectés à des communautés des Premières Nations et des Inuit conformément à des ententes-cadres négociées avec la province ou le territoire concerné.
Réponse aux appels à la justice 5.5
Le PSPPNI répond en partie à l'appel à la justice 5.5, puisque les efforts continus de stabilisation devraient mener à un financement plus équitable et durable des modèles policiers communautaires. Le programme a élargi sa portée, grâce à une augmentation importante du financement et de la couverture des services. Toutefois, des améliorations continues à la gouvernance du programme, comme l'a souligné le rapport de 2024 de la vérificatrice générale sur le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit, sont nécessaires pour assurer l'équité et la reddition de comptes à long terme à l'appui des services policiers dirigés par des Autochtones.
Les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées bénéficient du PSPPNI grâce à un meilleur accès à des services policiers spécialisés et culturellement informés qui accordent la priorité à la confiance, à la sécurité et à la capacité d'intervention des communautés. En soutenant la stabilité opérationnelle et la capacité des services de police autochtones, le programme renforce les réponses locales à la violence fondée sur le genre et les efforts de prévention en matière de sécurité dans les communautés.
Répercussions principales
- Accès accru à des services policiers adaptés à la culture : soutien aux services policiers dans les communautés autochtones, y compris les nouvelles communautés qui se joignent à des services autoadministrés existants.
- Sécurité et stabilité communautaires : les projets en cours et achevés ont renforcé la capacité des services de police autochtones à fournir des services de sécurité spécialisés et adaptés au contexte local.
- Gouvernance collaborative : la mobilisation des gouvernements autochtones et des conseils de police a orienté la modernisation du programme et l'allocation du financement.
- Renouvellement et surveillance du programme : des mises à jour des politiques et des mécanismes de surveillance ont été mises de l'avant afin de renforcer l'alignement sur les priorités autochtones et d'améliorer l'efficacité à long terme du programme.
Détails sur le financement
En 2021, le gouvernement a réservé 540,3 millions de dollars sur cinq ans, jusqu'en 2025-2026, dont 126,8 millions de dollars en financement annuel continu. De plus, le gouvernement a réservé 250 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, dont 92,5 millions de dollars en financement annuel continu. En 2025-2026, le financement total versé s'est élevé à 316 780 881 $ pour couvrir des projets nouveaux, en cours et terminés dans les communautés des Premières Nations et des Inuit. De plus, il a fourni 76 196 312 $ à la GRC pour la réalisation d'appels à l'action existants dans les communautés des Premières Nations et des Inuit. Le décaissement des investissements a été effectué en fonction d'un niveau de référence annuel total de 392 977 193 $ pour l'exercice 2025-2026, y compris le financement de 15 427 063 $ transféré du PSPPNI pour accroître le soutien au Service de police de Nishnawbe-Aski dans le cadre du PSPPNI.
5.6 : Élaborer une approche exhaustive de l'aide aux familles et aux survivantes
Initiatives
Fonds de justice communautaire du Programme de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme de justice autochtone (PJA) de Justice Canada (JUS) finance et appuie des programmes de justice communautaire dirigés par des Autochtones partout au Canada. Ces programmes offrent des solutions de rechange aux processus judiciaires conventionnels et renforcent les services de justice dirigés par des Autochtones, notamment la médiation civile et familiale, la justice réparatrice et les programmes de réintégration. Le PJA fournit un financement de base durable à plus de 214 programmes de justice communautaire dirigés par des Autochtones, afin d'assurer l'accès à des programmes de prévention et de déjudiciarisation qui répondent aux besoins communautaires en matière de justice. Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones, tout en appuyant l'élaboration de solutions de rechange en matière de justice qui reflètent les perspectives autochtones et mettent l'accent sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice.
Le PJA fonctionne selon trois volets de financement : le Fonds de justice communautaire, le Fonds de renforcement des capacités et le Fonds de mobilisation des Autochtones. Le fonds communautaire soutient des initiatives telles que les programmes de justice autochtone communautaires, qui peuvent également fournir des services supplémentaires tels que le suivi Gladue et la médiation civile et familiale. En 2021, le gouvernement a alloué 13,6 millions de dollars sur trois ans pour assurer l'intégrité des programmes communautaires propres au volet communautaire du PJA et pour soutenir la formation des victimes tenant compte des traumatismes pour les bénéficiaires du PJA qui ont un programme communautaire continu. En 2024, le gouvernement a annoncé 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour renouveler le financement de 2021 pour l'intégrité des programmes, y compris le soutien au renforcement des capacités pour les programmes communautaires du PJA.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Depuis l'exercice 2024-2025, le financement permanent pour l'intégrité du programme prévu dans le budget de 2024 a été alloué aux bénéficiaires du Fonds de justice communautaire du PJA. Cette bonification du financement a permis d'éviter toute interruption des services de justice offerts par les programmes financés par le PJA et de combler des lacunes importantes dans l'accès à des programmes et services culturels autochtones efficaces pour lutter contre la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Voici quelques exemples de programmes de justice communautaire du PJA qui ont reçu un financement pour l'intégrité du programme :
- la Nation Tsuu'tina, en Alberta, qui fournit des services de pacification au tribunal des pacificateurs de la Nation Tsuu'tina situé dans la réserve
- le Mi'kmaw Legal Support Network, en Nouvelle-Écosse, qui fait la promotion de la prévention, offre des services de déjudiciarisation à la suite de renvois par les tribunaux provinciaux, les conseillers parajudiciaires autochtones ou les communautés, et organise des cercles de détermination de la peine
- la Vancouver Aboriginal Transformative Justice Services Society, en Colombie-Britannique, qui offre des services de prévention, des mesures de rechange, du soutien au tribunal autochtone de Vancouver et du soutien aux victimes
Réponse à l'appel à la justice 5.6
Le PJA répond à l'appel à la justice 5.6 en assurant des solutions de rechange communautaires en matière de justice qui donnent la priorité , à la justice réparatrice et aux processus juridiques axés sur la guérison et culturellement pertinent. Bien que le PJA soit principalement axé sur la déjudiciarisation et la justice réparatrice, il joue aussi un rôle dans la réponse aux besoins des victimes en soutenant des programmes de justice communautaire dirigés par des Autochtones qui impliquent des services tenant compte des traumatismes et culturellement pertinents pour les victimes, les survivantes et les familles. Le PJA finance des services de médiation civile et familiale pour le soutien aux victimes, afin que les familles autochtones aient accès à un soutien juridique culturellement sécuritaire. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de l'accès à des services de médiation et de soutien aux victimes culturellement pertinents qui réduisent les risques de retraumatisation et favorisent la guérison.
Répercussions principales
- Prévention et déjudiciarisation : Les programmes financés par le PJA sont axés sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice. Ils contribuent à prévenir la violence et les conflits avant qu'ils ne dégénèrent en procédures judiciaires officielles, et soutiennent aussi la déjudiciarisation avant et après le dépôt d'accusations ainsi qu'au moment de la détermination de la peine afin de réduire les taux d'incarcération des Autochtones.
- Sécurité culturelle : Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones dans les pratiques de justice.
- Soutien aux victimes : La formation tenant compte des traumatismes aide les programmes de justice à offrir un soutien culturellement approprié aux victimes.
- Accent sur la sécurité des femmes autochtones et des personnes 2ELGBTQI+ : Bien qu'elles servent largement les communautés autochtones, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence visant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation familiale : Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
- Justice réparatrice : Les programmes intègrent des pratiques traditionnelles de justice et de guérison. Ils mettent l'accent sur la justice réparatrice et la réintégration plutôt que sur les mesures punitives, et contribuent à réduire la récidive et à favoriser la guérison communautaire.
- Accent sur la sécurité des femmes métisses et des personnes 2ELGBTQI+ : Bien qu'elles servent largement les communautés métisses, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence visant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ métisses en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation propre aux Métis : Les programmes facilitent la médiation familiale et communautaire. Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
- Soutien à la résolution des conflits : La médiation prévient l'escalade judiciaire et favorise l'unité familiale.
Détails sur le financement
En 2024, le gouvernement a investi 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par année par la suite pour le Programme de justice autochtone. Les investissements ont soutenu 214 programmes desservant plus de 650 communautés dans le cadre d'ententes de financement couvrant la période de 2024-2025 à 2026-2027.
Soutien au bien-être des familles et des survivantes de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Dirigé par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), le Programme de contribution pour le soutien au bien-être des familles et des survivantes de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées offre du financement afin d'aider les organisations et les communautés autochtones à fournir de l'aide et des services aux membres des familles autochtones et aux survivantes qui ont des proches disparus ou décédés en raison de la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Le programme privilégie des approches culturellement pertinentes et tenant compte des traumatismes, et reconnaît les besoins particuliers des familles et des survivantes autochtones.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Dans le cadre du Programme de contribution pour le soutien au bien-être des familles et des survivantes de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, le financement accordé en 2025-2026 a permis aux bénéficiaires autochtones d'offrir des soins et des services culturellement appropriés et tenant compte des traumatismes qui appuient le parcours de guérison des familles et des survivantes autochtones touchées par la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En 2025-2026, le financement a été entièrement affecté afin d'appuyer des projets pluriannuels existants en cours, deux nouveaux projets pluriannuels et un nouveau projet d'un an. Les initiatives financées visaient à aider les membres des familles et les survivantes de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées à trouver une voie de guérison qui leur est significative. Le programme appuie notamment des projets tels que la tenue de célébrations de la vie et de l'héritage pour des survivantes, des familles ou des communautés de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, ainsi que des centres de ressources ou des navigateurs qui aident les membres des familles et les survivantes à accéder aux soutiens culturellement pertinents qui leur sont offerts.
Le financement approuvé pour l'exercice 2025-2026 a appuyé 10 projets pluriannuels existants, deux nouveaux projets pluriannuels et un projet d'un an. Treize organisations autochtones ont été approuvées pour recevoir du financement afin d'appuyer ces projets.
Réponse à l'appel à la justice 5.6
Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 5.6 en finançant des programmes qui offrent des soins tenant compte des traumatismes, un soutien émotionnel et des services culturellement ancrés au moyen d'un processus d'appel de propositions accessible. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative en recevant des services de soutien équitables et culturellement appropriés qui les aident à composer avec les répercussions de la criminalité, de la violence et de la perte.
Répercussions principales
- Services de guérison culturellement pertinents : le financement appuie des projets qui intègrent des pratiques et des cérémonies autochtones traditionnelles
- Financement durable des programmes de guérison : le financement permet la viabilité à long terme des programmes et des solutions communautaires
- Soutien accessible et à faible seuil : veille à ce que le financement atteigne les communautés qui en ont besoin sans obstacles bureaucratiques complexes et réduit les obstacles à l'accès aux services essentiels de guérison pour les victimes et les familles autochtones
- Services de soutien holistiques : offre aux victimes et aux familles autochtones des soins tenant compte des traumatismes, du counseling et des initiatives de guérison communautaires
- Programmes communautaires durables : appuie les organisations dirigées par des Autochtones dans l'élaboration de réseaux de soutien à long terme
- Initiatives de guérison dirigées par des Métis : veille à ce que les services soient conçus et offerts par des communautés métisses pour les Métis
Détails sur le financement
Le programme offre un financement permanent de 2,5 millions de dollars par exercice afin d'appuyer les parcours de guérison des familles et des survivantes autochtones touchées par la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones (FFADA2E+).
En 2025-2026, un peu plus de 3 millions de dollars, en plus du financement annuel de 2,5 millions de dollars qui comprenait les affectations reportées de l'exercice 2024-2025, ont été alloués à des organisations autochtones et à des bénéficiaires de projets communautaires retenus dans le cadre du Programme de contributions pour le soutien au bien-être des familles et des survivants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, dirigé par RCAANC. Le financement a permis aux groupes autochtones d'offrir des soins et des services adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes qui soutiennent le parcours de guérison des familles et des survivants autochtones qui ont été touchés par la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
Le financement approuvé pour l'exercice 2025-2026 a permis de soutenir 10 projets pluriannuels existants, deux nouveaux projets pluriannuels et un projet annuel. Le financement de treize organisations autochtones a été approuvé pour soutenir les projets.
Soutien aux victimes autochtones d'actes criminels – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Soutien aux victimes autochtones d'actes criminels (SVAC) de Justice Canada (JUS) a été lancée en 2024 afin de fournir du financement pour appuyer un large éventail d'activités dirigées par des Autochtones ou menées conjointement, visant à accroître l'accès à la justice pour les personnes des Premières Nations, métisses et inuites qui ont vécu des actes criminels et de la violence.
La conception et la prestation de l'initiative SVAC ont été éclairées par le rapport final de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (appels à la justice, principes de changement et voies de la violence) et par les secteurs prioritaires énoncés dans le Plan d'action national coélaboré pour mettre fin à la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones (PAN). L'initiative SVAC vise à accroître l'accès à des services et soutiens dirigés par les Autochtones, culturellement sécuritaires et centrés sur les survivantes, à l'échelle communautaire, pour les Autochtones qui sont victimes et survivants d'actes criminels. Elle soutient également des activités qui renforcent les partenariats entre les organismes autochtones, les organismes du secteur de la justice et tous les ordres de gouvernement, afin de cerner et de concevoir des actions, des pratiques et des initiatives dans le système de justice, y compris les services de police, les tribunaux et les services aux victimes, qui réduisent les préjudices que les victimes et survivants autochtones subissent lorsqu'ils entrent en contact avec le système, tout en renforçant les droits des victimes.
L'initiative adopte une approche transformatrice et communautaire qui reconnaît la violence systémique vécue par les peuples autochtones et vise directement à combler les lacunes dans les services aux victimes. Elle mobilise aussi tous les ordres de gouvernement afin d'améliorer l'expérience des victimes autochtones dans le système de justice, tout en travaillant à réduire les préjudices et à établir des parcours vers la justice qui tiennent compte des traumatismes et répondent aux besoins des communautés.
Ancrée dans l'autodétermination autochtone, l'initiative soutient une approche fondée sur les distinctions et décolonisante, alignée sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Elle reconnaît les besoins particuliers des diverses communautés autochtones et appuie des mesures conçues par et pour les peuples autochtones. Les projets sont conçus et réalisés par des partenaires autochtones, Justice Canada fournissant un financement souple, un soutien au renforcement des capacités et des mécanismes de reddition de comptes élaborés en collaboration avec les partenaires et respectueux de la compétence des provinces et des territoires en matière d'administration de la justice.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
- Maintien du financement à l'appui de 43 projets dirigés par des Autochtones ou menés conjointement, conçus pour accroître l'accès à la justice pour les personnes métisses, des Premières Nations et inuites qui ont vécu des actes criminels et de la violence
- Sous la direction d'organisations, d'organismes et de gouvernements des Premières Nations, inuits et métis, les travaux réalisés en 2025-2026 ont porté sur l'établissement de partenariats, la formation, ainsi que la conception et l'élaboration de modèles communautaires tenant compte des traumatismes pour atteindre les objectifs d'amélioration de l'accès aux services et soutiens aux victimes, et de réduction des préjudices que vivent les victimes autochtones d'actes criminels lorsqu'elles entrent en contact avec le système de justice pénale. Certains projets ont été dirigés par des organisations non autochtones, avec des partenariats autochtones requis et la confirmation qu'aucune organisation dirigée par des Autochtones n'avait la capacité de réaliser le projet dans cette région.
Réponse à l'appel à la justice 5.6
Cette initiative appuie l'appel à la justice 5.6 en améliorant l'accès à des services et soutiens dirigés par des Autochtones et tenant compte des traumatismes pour les victimes autochtones d'actes criminels et leurs familles. Les victimes, les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de services et soutiens aux victimes soutenus et culturellement pertinents qui favorisent la guérison, la justice et l'autonomisation.
Répercussions principales
- Soutiens culturellement sécuritaires : Élargit l'accès à des services dirigés par des Autochtones et adaptés aux besoins particuliers des personnes dans l'industrie du sexe, ainsi que des personnes victimes de traite de personnes.
- Réduction des méfaits et sécurité : Fournit des espaces sûrs et des ressources qui favorisent le mieux-être et la sécurité.
- Soutiens tenant compte des traumatismes : Accroît l'accès, au niveau communautaire, à des soutiens culturellement enracinés et tenant compte des traumatismes pour les victimes autochtones d'actes criminels, même lorsqu'elles choisissent de ne pas signaler l'acte criminel.
- Services aux victimes dirigés par des Autochtones :
- Accès à des services et soutiens conçus et offerts par la communauté pour aider les victimes à naviguer dans le système de justice pénale, à accéder à l'information et à exercer leurs droits
- L'initiative reconnaît les besoins particuliers des diverses communautés autochtones et soutient des services conçus par et pour les peuples autochtones.
- Services et soutiens soutenus : Grâce à des ententes pluriannuelles, les gouvernements et organisations autochtones disposent d'un soutien pour concevoir et offrir des services et soutiens aux victimes culturellement appropriés, et pour établir des partenariats avec les services aux victimes provinciaux et territoriaux afin de partager la formation et de renforcer les relations avec les organismes de justice pénale.
- Centres d'appui aux enfants :
- Soutient des espaces dirigés par des Autochtones et éclairés par les réalités autochtones qui offrent des soins holistiques aux enfants victimes sous un même toit, afin d'atténuer les effets des expériences traumatisantes et d'ouvrir la voie à la guérison.
- L'initiative des centres d'appui aux enfants soutient la création de nouveaux centres d'appui aux enfants autochtones et l'élargissement des soutiens et services dirigés par des Autochtones dans les centres d'appui aux enfants existants.
Détails sur le financement
Le gouvernement fédéral a alloué 38,6 millions de dollars sur cinq ans (2023 à 2028), dont 8 millions de dollars par la suite. Grâce à ces investissements, le gouvernement fédéral s'est engagé à élargir et à renforcer les services aux victimes dirigés par des Autochtones, et à soutenir les partenariats visant à accroître l'accès à la justice pour les victimes et survivants autochtones d'actes criminels dans le système de justice pénale. Le financement fédéral permanent permet aux organisations autochtones de continuer à offrir des services de soutien aux victimes communautaires et culturellement pertinents, et d'établir des partenariats avec d'autres intervenants du système de justice afin de mieux soutenir les victimes et les survivants. En 2025-2026, 7,3 millions de dollars ont été engagés pour soutenir des approches dirigées par des Autochtones destinées aux victimes et survivants autochtones d'actes criminels.
Soutien communautaire et guérison pour les familles – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative de soutien communautaire et de guérison pour les familles (SCGF), dirigée par Justice Canada (JUS), a été créée pour accroître l'accès à un soutien adapté à la culture et tenant compte des traumatismes pour les familles des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. En 2023, le gouvernement du Canada a fourni un financement renouvelé, accru et durable à l'initiative du SCGF, ce qui a permis d'accroître la disponibilité de soutiens communautaires et de services de guérison pour les familles partout au Canada, et d'élargir son travail pour permettre de soutenir les familles de toutes les personnes autochtones disparues et assassinées, y compris les hommes et les garçons. L'initiative fournit du financement aux organisations communautaires et aux gouvernements autochtones pour concevoir et réaliser des projets de guérison qui reflètent les besoins culturels, linguistiques et régionaux particuliers des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
Par l'entremise du Fonds pour la santé communautaire, les familles et les survivantes ont accès à un large éventail d'activités pour les aider à surmonter le chagrin et le traumatisme de leur perte, y compris, mais sans s'y limiter, des cercles de guérison, des conseils avec des aînés, la guérison axée sur la terre, des réseaux de soutien familial, des cérémonies et des rassemblements communautaires. Ces services soutiennent la guérison à long terme en s'attaquant également aux traumatismes intergénérationnels et à la marginalisation systémique qui contribuent à la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En mettant l'accent sur l'autodétermination des Autochtones, la sécurité culturelle et les approches holistiques de guérison, l'initiative renforce la capacité des communautés autochtones à diriger et à fournir leurs propres systèmes de soutien.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
- Financement continu à l'appui de 27 projets dirigés par des Autochtones dans toutes les régions du Canada pour aider les familles des personnes autochtones disparues et assassinées
- Bien que de nombreux projets en cours soient axés sur les familles de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées, les activités comprenaient également des soutiens communautaires et des services de guérison pour les familles d'hommes et de garçons
- Une communauté de pratique dirigée par Justice Canada a été lancée en 2025-2026 afin d'établir des liens entre les projets afin de favoriser les possibilités d'apprentissage partagé et d'échange significatif de connaissances sur les bonnes pratiques en matière de soutien aux familles
Réponse à l'appel à la justice 5.6
L'initiative du SCGF répond en partie à l'appel à la justice 5.6 en améliorant l'accès aux services et aux soutiens aux victimes dirigés par des Autochtones, fondés sur les distinctions et propres à la communauté. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative grâce à un accès accru à des espaces de guérison essentiels et à des réseaux de soutien adaptés à la culture qui aident les familles à surmonter le deuil, la perte et les traumatismes.
Répercussions principales
- Renforcer la guérison familiale et communautaire : En offrant des cercles de guérison, des cérémonies et des soutiens axés sur la famille, l'initiative favorise la guérison collective
- Accès accru à des mesures de soutien adaptées à la culture et à une approche tenant compte des traumatismes propres à la culture :
- L'initiative finance des services de guérison communautaires qui intègrent les pratiques culturelles et spirituelles autochtones
- Les services sont conçus pour créer des espaces sûrs pour les familles, en intégrant le savoir autochtone et les pratiques thérapeutiques occidentales
- Les services sont fournis par des organisations métisses, inuites et des Premières Nations afin de s'assurer qu'ils reflètent les valeurs, les traditions et les connaissances culturelles
- L'initiative finance des activités telles que la guérison axée sur la terre, les cercles de partage et le counseling avec les aînés. Les familles reçoivent du soutien par le biais d'activités de projet adaptées à la culture qui favorisent la guérison et la résilience
- Approche tenant compte des traumatismes et centrée sur les survivantes : Les services donnent la priorité à la sécurité, à la dignité et à l'autonomisation des familles.
- Mesures de soutien culturellement sûres et dirigées par les Inuit : Les projets sont conçus et mis en œuvre par les communautés inuites, ce qui garantit la pertinence culturelle.
- Meilleur accès à un soutien tenant compte des traumatismes : Les familles reçoivent des conseils sur le deuil, des cercles de guérison et des rassemblements communautaires
Détails sur le financement
Le financement de 2023 a alloué 20 millions de dollars sur cinq ans, dont 4,15 millions de dollars par an pour soutenir et élargir l'initiative. Ce financement a permis d'augmenter le nombre de projets financés chaque année et, comme le financement est continu, des plans de travail et des activités pluriannuels peuvent être financés. En 2025-2026, un peu plus de 4,4 millions de dollars ont été engagés pour soutenir les activités de soutien communautaire et de guérison pour les familles.
Unités de liaison pour l'information à l'intention des familles – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Les Unités de liaison pour l'information à l'intention des familles (ULIF) de Justice Canada offrent des services spécialisés tenant compte des traumatismes aux familles et aux proches de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées partout au Canada. Fonctionnant dans les cadres provinciaux et territoriaux des services aux victimes, les ULIF agissent comme des guichets uniques d'information et de soutien.
Pour de nombreux membres des familles, l'accès à l'information concernant leur être cher a été difficile en raison de divers obstacles systémiques et structurels interreliés. De nombreuses familles ont encore des questions au sujet des enquêtes policières, des décisions prises par des organismes gouvernementaux et des professionnels du système de justice pénale relativement à leur proche. Elles peuvent ne pas savoir vers qui se tourner pour obtenir des réponses ou ne pas être satisfaites des réponses reçues.
Les ULIF visent à faire en sorte que les membres des familles aient accès à toute l'information disponible qu'ils recherchent au sujet de leurs proches, y compris l'information provenant d'institutions du secteur de la justice comme les services de police, les poursuites, les coroners, la protection de l'enfance et les services correctionnels. Elles veillent également à ce que les familles soient mises en relation avec des soutiens culturellement enracinés disponibles et des ressources communautaires pour les accompagner dans leur cheminement de guérison.
L'élaboration et la prestation des ULIF reposent sur les commentaires de membres des familles de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues ou assassinées. En 2015, lors des séances de mobilisation sur la conception de l'Enquête nationale, des membres des familles de partout au Canada ont soulevé les nombreux obstacles auxquels ils faisaient face pour obtenir de l'information au sujet de leur proche disparu ou assassiné, ainsi que la difficulté d'accéder à des soutiens culturellement enracinés pour les aider à vivre leur deuil et leur perte. Ces commentaires ont directement orienté la création et la conception des ULIF, lancées en 2016. Depuis, les ULIF ont continué d'évoluer en fonction des besoins des communautés et des engagements fédéraux. Elles reflètent une approche pangouvernementale soutenue visant à remédier à l'héritage de la violence systémique et aux obstacles institutionnels auxquels font face les familles autochtones, particulièrement en lien avec leurs proches disparus ou assassinés. Plus récemment, en 2023, le financement des ULIF a été augmenté et rendu permanent afin qu'elles puissent soutenir les familles aussi longtemps que nécessaire; leur portée a également été élargie pour permettre le soutien aux familles d'hommes et de garçons autochtones disparus ou assassinés.
La collaboration continue s'appuie sur les relations existantes entre les gouvernements provinciaux et territoriaux et les organisations autochtones, et a orienté la conception et la prestation des ULIF. Dans de nombreuses régions, des partenariats officiels avec des organismes autochtones appuient la prestation des activités des ULIF. Justice Canada soutient également un Réseau national des ULIF afin de renforcer les capacités et la cohérence entre les régions, de mettre en commun les bonnes pratiques et de créer un cadre de soutien et d'aide intergouvernemental pour les familles.
Les ULIF visent à faire en sorte que les familles des personnes autochtones disparues ou assassinées aient accès à toute l'information disponible qu'elles recherchent au sujet de leur proche qui pourrait être disparu ou avoir été victime d'homicide. Elles offrent un soutien centré sur la famille, tenant compte des traumatismes et culturellement enraciné tout au long du processus de collecte d'information; favorisent la collaboration entre organismes et réduisent les obstacles juridictionnels entre les secteurs et les ordres de gouvernement; et comblent des lacunes de longue date dans les services afin de mieux répondre aux besoins des membres des familles et des communautés autochtones. Les ULIF reposent sur la compréhension que l'obtention d'information au sujet d'un proche disparu ou assassiné constitue une partie importante du cheminement de guérison d'une famille, ainsi qu'un droit prévu par la Charte canadienne des droits des victimes.
Les principaux éléments du modèle de prestation comprennent :
- la prestation de services tenant compte des traumatismes et culturellement enracinés, assurée par des professionnels expérimentés travaillant en collaboration avec des organisations autochtones et des détenteurs du savoir
- le leadership stratégique de Justice Canada, y compris l'élaboration d'une ULIF fédérale virtuelle, d'un Réseau national des ULIF, la prestation d'orientations techniques et le soutien à la coordination intergouvernementale
- une gouvernance collaborative, dans le cadre de laquelle chaque administration a conçu un modèle d'ULIF fondé sur les besoins régionaux et la contribution des partenaires autochtones, tout en s'alignant sur les objectifs nationaux du programme
- un financement permanent afin que les ULIF soient disponibles aussi longtemps que les familles en ont besoin
Un résultat clé est que les membres des familles partout au Canada ont maintenant accès à de l'information exacte sur la disparition ou le décès de leur proche. Grâce à de nouveaux partenariats et à de nouvelles relations, les ULIF ont pu travailler aux côtés des membres des familles pour soutenir la guérison et le mieux-être, et pour accroître la sensibilisation aux expériences des familles dans le système de justice et au sein d'autres organismes.
Des équipes des ULIF ont été établies dans chaque province et territoire. La plupart sont intégrées au cadre des services aux victimes des régions, tandis que certaines relèvent de l'équité des genres ou des relations avec les Autochtones. Cela les place dans une position favorable pour faciliter l'accès à des systèmes réglementés, comme la justice pénale, la santé et les services sociaux. Cette structure permet à la fois une cohérence et une adaptabilité entre les administrations, tout en soutenant la responsabilisation au moyen d'exigences de déclaration et d'ententes de financement.
L'initiative des Unités de liaison pour l'information à l'intention des familles demeure un élément essentiel de la réponse du Canada à la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. L'initiative continue d'évoluer afin de faire en sorte que les familles aient accès à l'information, au soutien et aux services culturellement sécuritaires dont elles ont besoin, où qu'elles se trouvent et aussi longtemps qu'elles en ont besoin.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Au cours de l'exercice 2025-2026, l'initiative a continué de s'appuyer sur le mandat élargi introduit en 2023, notamment :
- le maintien du financement des ULIF dans chaque province et territoire, en partenariat avec les gouvernements provinciaux et territoriaux
- le maintien de l'échange d'information intergouvernemental afin d'éclairer les modèles renouvelés et les nouvelles activités dans le cadre des ULIF, y compris la planification d'un échange de connaissances des ULIF
- le réalignement de certaines administrations afin de s'assurer que le ministère ou l'organisme provincial ou territorial approprié assure la prestation et le suivi des ULIF
Réponse à l'appel à la justice 5.6
L'initiative des ULIF répond en partie à l'appel à la justice 5.6 en donnant aux familles de personnes autochtones disparues ou assassinées accès à des services aux victimes culturellement enracinés, centrés sur la famille et tenant compte des traumatismes. L'appel à la justice 5.6 demande à tous les ordres de gouvernement d'élaborer une approche améliorée, holistique et complète pour soutenir les victimes autochtones d'actes criminels ainsi que les familles et les amis des personnes autochtones assassinées ou disparues. Les ULIF contribuent à cette approche en créant un cadre de collaboration entre tous les ordres de gouvernement pour soutenir les familles et les survivantes, en travaillant directement avec les familles pour obtenir de l'information dans les systèmes de justice et de services sociaux, et en les mettant en relation avec des soutiens culturellement appropriés, notamment en santé mentale, en services juridiques et dans la communauté. Grâce au renouvellement de l'investissement fédéral, la portée des ULIF a été élargie afin d'inclure également les familles d'hommes et de garçons autochtones disparus ou assassinés. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme en recevant l'information à laquelle elles ont droit au sujet de leur proche disparu ou assassiné, dans un cadre global et culturellement respectueux qui honore leurs expériences et peut contribuer à créer ou à renforcer la confiance dans le système de justice pénale et les organismes qui servent les victimes.
Répercussions principales
- Services améliorés centrés sur les familles : Les ULIF veillent à ce que les familles aient accès à toute l'information disponible au sujet de leur proche, provenant de plusieurs organismes, et les mettent en relation avec tous les soutiens disponibles dont elles peuvent avoir besoin au niveau communautaire.
- Soutien culturellement enraciné - services de soutien propres aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuit :
- Les ULIF partout au Canada renforcent régulièrement leur capacité à répondre aux besoins particuliers des familles des Premières Nations, métisses et inuites qui naviguent dans le système de justice et à en tenir compte, afin que les familles reçoivent des services culturellement pertinents et tenant compte des traumatismes qui reflètent leurs valeurs, leurs traditions et leurs expériences.
- Un principe clé des ULIF est de fournir des services tenant compte des traumatismes qui respectent les traditions autochtones.
- Collaboration interorganismes et coordination intergouvernementale accrues pour éliminer les obstacles juridictionnels :
- Les ULIF aident les familles à accéder à l'information concernant leurs proches dans différents secteurs, comme la justice, les services correctionnels, la santé et les services sociaux, ainsi qu'entre les systèmes fédéral, provinciaux et territoriaux.
- Les ULIF soutiennent les familles dans le dépassement des obstacles systémiques en coordonnant l'accès à l'information provenant de divers organismes, notamment les services de police, les tribunaux et les services aux victimes. Parallèlement, les ULIF travaillent au sein des provinces et territoires et entre ceux-ci pour assurer une réponse coordonnée.
- Les ULIF fournissent également un soutien coordonné et intergouvernemental aux familles par l'intermédiaire du Réseau national des ULIF, créant des occasions de soutenir les membres des familles qui vivent dans une province ou un territoire afin qu'ils puissent accéder à l'information détenue dans une autre administration au sujet de leur proche.
- Services améliorés : Les ULIF sont maintenant en mesure d'élaborer et de concevoir de nouvelles méthodes pour soutenir les familles, y compris les familles d'hommes et de garçons disparus ou assassinés - certains FILUS ont progressé dans ce domaine et d'autres explorent des options pour le faire.
Détails sur le financement
Les ULIF sont financées par le Fonds d'aide aux victimes de la Stratégie fédérale d'aide aux victimes, avec un engagement de 37,3 millions de dollars sur cinq ans en 2023 et de 7,5 millions de dollars par année par la suite. En 2025-2026, près de 7,4 millions de dollars ont été engagés pour les provinces et les territoires aux fins de la prestation des ULIF.
5.10 : Recruter et retenir davantage de juges de paix autochtones et élargir leurs compétences pour qu'elles correspondent à celles du juge de paix du Nunavut
Initiatives
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (la Stratégie) a été publiée le 10 mars 2025. Elle comprend trois chapitres fondés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui énoncent des principes et des priorités propres à chaque distinction afin de faire progresser l'autodétermination et la revitalisation des lois et des ordres juridiques autochtones.
La Stratégie présente une vision et établit des mesures prioritaires pour orienter la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Justice Canada adopte une approche progressive de mise en œuvre, y compris des discussions ciblées aux tables de collaboration existantes axées sur la justice avec des partenaires autochtones, des provinces pour élaborer des plans de mise en œuvre régionaux pour les Premières Nations en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi que des partenaires inuits par l'intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne.
Il est entendu que d'autres investissements seront nécessaires pour soutenir la mise en œuvre complète de la Stratégie.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur les distinctions établissent une vision et des domaines prioritaires pour les travaux à venir du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Au cours des deux prochaines années, Justice Canada adoptera une approche progressive pour la mise en œuvre initiale de la Stratégie, en utilisant les tables et les processus trilatéraux existants axés sur la justice avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. L'objectif des travaux à ces tables sera de faire progresser les plans régionaux de mise en œuvre de l'établissement des priorités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi qu'avec les partenaires inuits par l'entremise du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.
Réponse aux appels à la justice 5.10
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.10 en soutenant la revitalisation des lois, des systèmes juridiques et des traditions juridiques autochtones comme éléments centraux de la réforme du système de justice. Codéveloppée avec des partenaires autochtones, la Stratégie énonce des mesures précises pour appuyer la reconnaissance et la mise en œuvre des traditions juridiques autochtones, parallèlement à des mesures visant à contrer la discrimination systémique et la surreprésentation. Elle s'appuie sur les recommandations de commissions et d'enquêtes nationales et affirme l'importance du droit inhérent des peuples autochtones d'élaborer et de maintenir leurs propres institutions juridiques. Grâce à une mobilisation ciblée et à l'élaboration de politiques, la Stratégie fait progresser une approche coordonnée pour intégrer les lois autochtones dans les cadres de justice plus larges, tout en respectant l'autonomie et l'autodétermination des communautés autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par les systèmes juridiques coloniaux bénéficient de la Stratégie en matière de justice autochtone grâce à son appui aux approches dirigées par les Autochtones qui s'appuient sur les valeurs culturelles, les traditions, les enseignements et les conceptions de la justice définies par les communautés. En accordant la priorité à la revitalisation et à la reconnaissance des ordres juridiques autochtones, la Stratégie permet aux communautés de reprendre le contrôle des processus de justice de manière à favoriser la guérison, la responsabilisation et la sécurité à long terme. Ces efforts contribuent à un système de justice plus inclusif et équilibré, qui affirme les droits des Autochtones et renforce l'accès à la justice pour les personnes historiquement marginalisées dans les cadres juridiques existants.
Répercussions principales
- Sécurité et protection :
- Fait progresser des mesures qui répondent aux constatations du rapport final selon lesquelles de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones n'ont pas été adéquatement protégées par les systèmes de justice existants
- Vise à élargir l'accès à des mesures de soutien culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes qui favorisent la sécurité, la guérison et des voies significatives vers la justice
- Changement systémique et surreprésentation :
- S'attaque aux facteurs structurels cernés dans le rapport final sur les FFADA qui contribuent à la surreprésentation persistante des Autochtones dans le système de justice
- Fait progresser des réformes visant à améliorer l'équité des processus policiers et judiciaires et à accroître l'accès à des solutions de rechange dirigées par les communautés qui réduisent la récidive
- Lois autochtones et autonomie communautaire :
- Soutient la revitalisation et l'application des lois et des traditions juridiques autochtones en harmonie directe avec l'accent mis dans le rapport final sur les FFADA sur les visions du monde autochtones et le droit naturel dans les réponses de justice
- Permet l'élaboration d'initiatives de justice communautaires qui redonnent le pouvoir décisionnel aux Nations autochtones
- Gouvernance inclusive et informée par les survivantes :
- Fait en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones contribuent activement à l'élaboration des programmes et à la prise de décisions
- Souligne que les structures doivent refléter les expériences vécues et les priorités des personnes les plus touchées par la violence et les obstacles systémiques
- Responsabilisation et transparence à long terme :
- Établit des priorités et des indicateurs communs qui reflètent l'attente du rapport final sur les FFADA en matière de responsabilisation claire
- Soutient une mobilisation continue avec les titulaires de droits, les survivantes et les communautés afin que les progrès soient surveillés, maintenus et adaptés aux besoins changeants
Détails sur le financement
Le gouvernement investit 25,1 millions de dollars sur trois ans (de 2024-2025 à 2026-2027) pour appuyer la mise en œuvre progressive.
Le financement a soutenu la participation à des tables et à des processus tripartites axés sur l'élaboration de plans de mise en œuvre régionaux pour la SJA, ainsi qu'un soutien aux communautés autochtones pour élaborer des approches pratiques pour faire respecter les lois autochtones locales.
5.11 : Favoriser l'accès à des pratiques juridiques efficaces et adaptées à la culture
Initiatives
Accords sur l'administration de la justice – Justice Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Les accords sur l'administration de la justice (AAJ) sont négociés bilatéralement entre le gouvernement du Canada et les gouvernements autochtones, ou trilatéralement avec l'ajout des provinces ou des territoires, afin d'appuyer la revitalisation et l'application des lois et des ordres juridiques autochtones. Étant donné la compétence partagée en matière d'administration de la justice, la participation des gouvernements provinciaux et territoriaux constitue un élément important pour faire progresser ces accords. Les AAJ sont poursuivis dans le cadre des tables de négociation sur la reconnaissance des droits des Autochtones et l'autodétermination, dirigées par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), avec la participation de Justice Canada (JUS) aux volets liés à l'administration de la justice. Les AAJ peuvent également se concrétiser par l'inclusion de dispositions relatives à l'administration de la justice dans des accords sur l'autonomie gouvernementale et des traités modernes. Les AAJ sont conçus pour appuyer l'autonomie gouvernementale autochtone, renforcer la sécurité communautaire et créer un espace pour la coexistence des ordres juridiques autochtones et canadiens.
Depuis 2018, Justice Canada participe à des discussions sur l'administration de la justice aux tables de négociation sur la reconnaissance des droits des Autochtones et l'autodétermination. Ces négociations répondent aux priorités exprimées par les gouvernements autochtones, qui souhaitent rétablir leurs traditions juridiques et renforcer leur pouvoir de mettre en œuvre et d'appliquer des lois d'une manière culturellement ancrée et adaptée aux besoins communautaires.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
La mobilisation et les négociations en 2025-2026 se sont poursuivies dans plusieurs régions, des partenaires des Premières Nations cherchant à faire progresser des systèmes de justice adaptés qui intègrent des pratiques juridiques traditionnelles. Les discussions ont porté sur l'établissement de voies à suivre pour la revitalisation, l'application et la reconnaissance des lois autochtones. Les principaux domaines de travail cernés dans le cadre de ces négociations comprennent la coexistence juridique, le renforcement des capacités, l'application de la loi et l'élaboration de mécanismes de justice communautaire.
Justice Canada a mobilisé des partenaires avec les Premières Nations suivants en 2025-2026 :
- Comité de la justice du Forum tripartite de la Nouvelle-Écosse
- Musqueam
- Acho Dene Koe
- K'ahsho Got'ine
- Dehla Got'ine
- Akwesasne
- Nisichawayasihk Cree Nation (Man.)
- Table collaborative de l'Ontario
- Conseil des Tlingits de Teslin
- Peskotomuhkati
- Mi'gmawe'l Tplu'taqnn Incorporated
- Première Nation d'Elsipogtog
- Nation Wolastoqey (N.-B.)
- Nation anishinaabe du territoire du Traité no 2
- Conseil tribal de Meadow Lake
- Première Nation de Muskeg Lake
- Première Nation de Red Earth
- Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO)
- Six Nations de la rivière Grand
- Bureau de négociation Kwilmu'kw Maw-klusuaqn (KMKNO)
- Table tripartite du Manitoba
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Les AAJ répondent à l'appel à la justice 5.11 en accroissant la capacité du gouvernement fédéral de travailler avec les gouvernements autochtones qui souhaitent revitaliser leurs ordres juridiques et élaborer des réponses de justice culturellement pertinentes. La participation de Justice Canada aux tables de négociation sur la reconnaissance des droits des Autochtones et l'autodétermination appuie les demandes croissantes des partenaires autochtones de participer à des négociations qui reflètent leurs traditions juridiques et leurs structures de gouvernance distinctes.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient des AAJ grâce à un meilleur accès à des services de justice qui reflètent les traditions juridiques autochtones et qui sont ancrés dans les valeurs communautaires. Les AAJ contribuent à la transformation du système de justice en reconnaissant la légitimité des lois et des institutions autochtones et en appuyant des réponses dirigées par les Autochtones aux préjudices, à la guérison et à la responsabilisation.
Répercussions principales
- Soutient la revitalisation juridique : permet aux communautés autochtones de rétablir et de mettre en œuvre leurs propres ordres juridiques et lois
- Favorise la sécurité communautaire : fait progresser des systèmes de justice culturellement ancrés qui reflètent les besoins et les priorités des communautés autochtones en matière de sécurité
- Renforce l'autonomie gouvernementale : reconnaît l'autorité et la compétence des Autochtones dans l'administration de la justice
- Accroît la représentation : crée un espace pour que les femmes, les filles, les personnes 2ELGBTQI+ autochtones et les Aînés façonnent les réformes de la justice
- Fait progresser le changement systémique : contribue à transformer les structures juridiques coloniales en intégrant les traditions juridiques autochtones dans les cadres de justice plus larges
Détails sur le financement
Le gouvernement investit 8,1 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2026-2027), avec 1,7 million de dollars en financement permanent, pour appuyer les travaux futurs.
Fonds de justice communautaire du Programme de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme de justice autochtone (PJA) de Justice Canada (JUS) finance et appuie des programmes de justice communautaire dirigés par des Autochtones partout au Canada. Ces programmes offrent des solutions de rechange aux processus judiciaires conventionnels et renforcent les services de justice dirigés par des Autochtones, notamment la médiation civile et familiale, la justice réparatrice et les programmes de réintégration. Le PJA fournit un financement de base durable à plus de 214 programmes de justice communautaire dirigés par des Autochtones, afin d'assurer l'accès à des programmes de prévention et de déjudiciarisation qui répondent aux besoins communautaires en matière de justice. Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones, tout en appuyant l'élaboration de solutions de rechange en matière de justice qui reflètent les perspectives autochtones et mettent l'accent sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice.
Le PJA fonctionne selon trois volets de financement : le Fonds de justice communautaire, le Fonds de renforcement des capacités et le Fonds de mobilisation des Autochtones. Le fonds communautaire soutient des initiatives telles que les programmes de justice autochtone communautaires, qui peuvent également fournir des services supplémentaires tels que le suivi Gladue et la médiation civile et familiale. En 2021, le gouvernement a alloué 13,6 millions de dollars sur trois ans pour assurer l'intégrité des programmes communautaires propres au volet communautaire du PJA et pour soutenir la formation des victimes tenant compte des traumatismes pour les bénéficiaires du PJA qui ont un programme communautaire continu. En 2024, le gouvernement a annoncé 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour renouveler le financement de 2021 pour l'intégrité des programmes, y compris le soutien au renforcement des capacités pour les programmes communautaires du PJA.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Depuis l'exercice 2024-2025, le financement permanent pour l'intégrité du programme prévu dans le budget de 2024 a été alloué aux bénéficiaires du Fonds de justice communautaire du PJA. Cette bonification du financement a permis d'éviter toute interruption des services de justice offerts par les programmes financés par le PJA et de combler des lacunes importantes dans l'accès à des programmes et services culturels autochtones efficaces pour lutter contre la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Voici quelques exemples de programmes de justice communautaire du PJA qui ont reçu un financement pour l'intégrité du programme :
- la Nation Tsuu'tina, en Alberta, qui fournit des services de pacification au tribunal des pacificateurs de la Nation Tsuu'tina situé dans la réserve
- le Mi'kmaw Legal Support Network, en Nouvelle-Écosse, qui fait la promotion de la prévention, offre des services de déjudiciarisation à la suite de renvois par les tribunaux provinciaux, les conseillers parajudiciaires autochtones ou les communautés, et organise des cercles de détermination de la peine
- la Vancouver Aboriginal Transformative Justice Services Society, en Colombie-Britannique, qui offre des services de prévention, des mesures de rechange, du soutien au tribunal autochtone de Vancouver et du soutien aux victimes
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Le PJA répond en partie à l'appel à la justice 5.11 en finançant et en renforçant des initiatives de justice communautaire dirigées par des Autochtones qui offrent un soutien juridique, de la médiation et des services de justice réparatrice. Le programme contribue à faire en sorte que les Autochtones aient accès à des solutions de rechange au système de justice conventionnel, qui les a historiquement mal servis, et veille à ce que les initiatives de justice soient adaptées, culturellement pertinentes et inclusives des pratiques de justice réparatrice.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un système de justice qui respecte leurs traditions juridiques, soutient la sécurité communautaire et réduit la criminalisation des Autochtones.
Répercussions principales
- Prévention et déjudiciarisation : Les programmes financés par le PJA sont axés sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice. Ils contribuent à prévenir la violence et les conflits avant qu'ils ne dégénèrent en procédures judiciaires officielles, et soutiennent aussi la déjudiciarisation avant et après le dépôt d'accusations ainsi qu'au moment de la détermination de la peine afin de réduire les taux d'incarcération des Autochtones.
- Sécurité culturelle : Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones dans les pratiques de justice.
- Soutien aux victimes : La formation tenant compte des traumatismes aide les programmes de justice à offrir un soutien culturellement approprié aux victimes.
- Accent sur la sécurité des femmes autochtones et des personnes 2ELGBTQI+ : Bien qu'elles servent largement les communautés autochtones, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence visant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation familiale : Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
- Justice réparatrice : Les programmes intègrent des pratiques traditionnelles de justice et de guérison. Ils mettent l'accent sur la justice réparatrice et la réintégration plutôt que sur les mesures punitives, et contribuent à réduire la récidive et à favoriser la guérison communautaire.
- Accent sur la sécurité des femmes métisses et des personnes 2ELGBTQI+ : Bien qu'elles servent largement les communautés métisses, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence visant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ métisses en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation propre aux Métis : Les programmes facilitent la médiation familiale et communautaire. Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
- Soutien à la résolution des conflits : La médiation prévient l'escalade judiciaire et favorise l'unité familiale.
Détails sur le financement
En 2024, le gouvernement a investi 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par année par la suite pour le Programme de justice autochtone. Les investissements ont soutenu 214 programmes desservant plus de 650 communautés dans le cadre d'ententes de financement couvrant la période de 2024-2025 à 2026-2027.
Programme communautaire dirigé par des Autochtones – Médiation civile et familiale – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme communautaire dirigé par des Autochtones – Médiation civile et familiale, dirigé par Justice Canada, a été établi dans le cadre du Programme de justice autochtone (PJA) afin d'offrir des services de médiation culturellement appropriés aux familles et aux communautés autochtones. Le programme soutient les efforts de médiation dirigés par des Autochtones dans les différends civils et familiaux, en mettant l'accent sur la prévention de l'escalade et l'offre de solutions de rechange sûres et adaptées aux mécanismes de justice conventionnels. Le programme met également l'accent sur le soutien aux jeunes à risque et l'aide aux parents pour régler les arrangements relatifs à la garde au moyen de démarches non accusatoires.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Le PJA continue de soutenir 34 projets de médiation civile et familiale partout au Canada en 2025-2026. Il s'agit de projets de trois ans, de 2024-2025 à 2026-2027, dont plusieurs s'appuient sur les projets initiaux financés dans le cadre du budget de 2021. Les investissements actuels ont accordé la priorité à 26 projets en milieu rural et éloigné, où les lacunes en matière d'accès aux programmes et services de justice sont plus importantes.
Voici quelques exemples de projets financés :
- la Première Nation Tla'amin, en Colombie-Britannique, afin d'élaborer un programme de renforcement des familles comprenant la planification de cas familiaux et les conférences familiales de groupe
- le Yorkton Tribal Council, en Saskatchewan, afin d'élaborer un programme de cercles familiaux offrant de la médiation familiale et de la médiation de conflits en milieu scolaire
- le gouvernement tłı̨chǫ, dans les Territoires du Nord-Ouest, afin d'établir un programme de médiation familiale traitant les différends civils, les conflits intergénérationnels ainsi que les plans de garde et de responsabilités parentales
- le gouvernement des Six Nations, en Ontario, afin de fournir des services aux clients impliqués dans des affaires civiles et familiales
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.11 en élargissant l'accès à des programmes de justice dirigés par des Autochtones qui reflètent les valeurs culturelles, les lois et les traditions des communautés autochtones. En situant les solutions de justice au sein des communautés autochtones, le programme veille à ce que les processus de justice soient culturellement pertinents, inclusifs et réparateurs plutôt que punitifs. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme en ayant accès à des solutions de justice qui donnent la priorité à la guérison, respectent les structures de gouvernance traditionnelles et offrent des voies sûres pour réduire la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice conventionnel.
Répercussions principales
- Soutien aux familles et aux jeunes enraciné dans la culture : veille à ce que les différends relatifs à la garde et les conflits familiaux soient résolus d'une manière qui donne la priorité à la guérison et à la réconciliation; fournit une médiation dirigée par des Autochtones qui intègre les pratiques et les valeurs traditionnelles; et assure que les processus de médiation sont culturellement sécuritaires, tiennent compte des traumatismes et sont menés par la communauté.
- Prévention des conflits : vise à résoudre les différends de manière non accusatoire et à réduire la probabilité d'une escalade judiciaire.
- Accès accru à la justice dirigée par des Autochtones : élargit les solutions de rechange aux processus judiciaires conventionnels, réduisant les obstacles à la justice pour les Autochtones. Le programme offre une médiation culturellement cohérente qui respecte les traditions et la gouvernance autochtones.
Détails sur le financement
En 2024, le programme de justice autochtone a reçu 14,5 millions de dollars sur cinq ans et 2,9 millions de dollars par année par la suite pour la médiation civile et familiale. Actuellement, 34 projets sont financés de 2024-2025 à 2026-2027.
Services d'assistance parajudiciaire familiale aux Autochtones – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La prestation des services d'assistance parajudiciaire familiale aux Autochtones est appuyée par le financement du Programme d'assistance parajudiciaire aux Autochtones. Ces services soutiennent la prestation de services culturellement compétents aux Autochtones qui participent aux systèmes de justice familiale et/ou de protection de l'enfance. Ancrés dans les principes d'équité, de respect et de sécurité culturelle, les services d'assistance parajudiciaire familiale aux Autochtones contribuent à améliorer l'accès à la justice pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis en comblant les lacunes systémiques et en soutenant une prise de décisions éclairée tout au long des processus judiciaires.
Objectifs et services du programme : Les services d'assistance parajudiciaire familiale aux Autochtones visent à améliorer les résultats pour les familles autochtones qui naviguent dans des systèmes de justice complexes, en offrant :
- Navigation juridique et défense des droits : Les conseillers parajudiciaires aident les clients à comprendre leurs droits juridiques, les procédures judiciaires et les options qui leur sont offertes dans les dossiers de droit de la famille et de protection de l'enfance.
- Intervention précoce culturellement compétente : Les conseillers parajudiciaires autochtones aident leurs clients à se mettre en relation avec des ressources locales, comme l'aide juridique, les services sociaux et les soutiens communautaires culturellement appropriés, dès les premières étapes des procédures judiciaires.
- Liaison et défense des droits : Les conseillers parajudiciaires autochtones agissent comme intermédiaires entre les clients et le système de justice, afin que la voix des familles autochtones soit entendue et respectée par les professionnels et les institutions juridiques.
- Prestation de services culturellement pertinente : Les services sont offerts par des organismes autochtones de prestation de services, ce qui renforce l'importance des traditions, des langues et des valeurs autochtones dans le soutien au mieux-être familial.
- Accès et équité : Les conseillers parajudiciaires autochtones aident à s'attaquer aux inégalités systémiques dans le système de justice en veillant à ce que les Autochtones connaissent leurs droits et reçoivent le soutien nécessaire pour participer pleinement aux processus judiciaires.
Le modèle de prestation privilégie les approches communautaires et la mise en œuvre dirigée par les Autochtones afin de favoriser la confiance, la pertinence et l'efficacité. Les conseillers parajudiciaires soutiennent les clients à chaque étape des procédures judiciaires, contribuant ainsi à combler les écarts de communication et de compréhension culturelle entre les familles autochtones et le système de justice.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
En 2025-2026, le Programme d'assistance parajudiciaire aux Autochtones a fourni du financement dans toutes les provinces et tous les territoires, rejoignant plus de 80 000 clients. Les provinces et territoires qui reçoivent actuellement un soutien fédéral pour l'élaboration et/ou la prestation de services d'assistance parajudiciaire familiale aux Autochtones comprennent la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan, l'Ontario, le Québec et les Territoires du Nord-Ouest. Justice Canada continue de travailler avec d'autres administrations afin d'élaborer des cadres pour la prestation future des services d'assistance parajudiciaire familiale.
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Le programme des services d'assistance parajudiciaire familiale aux Autochtones répond à l'appel à la justice 5.11 en améliorant l'accès à la justice pour les peuples autochtones grâce à une navigation juridique et à un soutien communautaires et culturellement enracinés. Ce programme aide les clients autochtones à comprendre les options de justice disponibles et à y accéder, notamment les mécanismes de règlement extrajudiciaire des différends et les interventions communautaires lorsqu'ils sont disponibles.
En intégrant la prestation des services au sein d'organismes autochtones et en l'ancrant dans les visions du monde autochtones, le programme fait progresser une justice culturellement appropriée au moyen d'une navigation juridique culturellement compétente qui appuie des choix éclairés, notamment la déjudiciarisation ou les solutions de rechange dirigées par la communauté; de la défense des perspectives autochtones dans les procédures de droit de la famille et de protection de l'enfance; et de parcours renforcés vers la justice qui bâtissent la confiance et la responsabilisation du système juridique envers les peuples autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'une défense juridique accrue, d'une réduction des obstacles à la justice et de liens renforcés avec des mécanismes de règlement des différends culturellement éclairés.
Répercussions principales
- Autonomisation des clients autochtones : Les personnes acquièrent une meilleure connaissance de leurs droits juridiques, ce qui favorise une prise de décisions plus éclairée.
- Services culturellement compétents et navigation juridique culturellement pertinente : Les conseillers parajudiciaires offrent un soutien qui s'harmonise avec les valeurs et les traditions autochtones
- Soutien familial et communautaire renforcé : Les aiguillages vers des services culturellement pertinents aident les familles à recevoir une aide holistique.
- Défense des droits et soutien devant les tribunaux renforcés : Les conseillers parajudiciaires aident les Autochtones à comprendre les processus judiciaires et défendent leurs intérêts.
- Accès accru à la justice, y compris à la justice réparatrice : En accompagnant les clients autochtones dans le système des tribunaux de la famille, les conseillers parajudiciaires aident à réduire les obstacles du système , et ils soutiennent des règlements non accusatoires dans les dossiers de droit de la famille et de protection de l'enfance.
- Amélioration de l'équité dans le système de justice : Le programme s'attaque aux obstacles juridiques systémiques qui touchent de façon disproportionnée les familles autochtones.
Détails sur le financement
En 2025-2026, 3 millions de dollars ont été alloués pour soutenir les familles autochtones impliquées dans les systèmes de justice familiale et/ou de protection de l'enfance. Le financement pour l'élaboration de nouveaux cadres de prestation, et/ou des services continus est fourni au moyen d'ententes avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, et les services sont offerts par des fournisseurs de services autochtones. Le financement fédéral des services d'assistance parajudiciaire familiale a été fourni à la Colombie-Britannique, au Yukon, à l'Alberta, à la Saskatchewan, à l'Ontario, au Québec, aux Territoires du Nord-Ouest, et Justice Canada continue de travailler avec toutes les administrations pour soutenir les services d'assistance parajudiciaire familiale.
Soutien à la mise en œuvre des principes de Gladue – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Lorsqu'ils sont appliqués pour éclairer le changement systémique à toutes les étapes du système de justice pénale, les principes de Gladue sont décrits comme suit :
- Principe 1 : La surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale est un enjeu grave et complexe enraciné dans la discrimination systémique et l'histoire du colonialisme.
- Principe 2 : Les facteurs systémiques ou contextuels particuliers qui ont pu contribuer à ce qu'une personne autochtone ait des démêlés avec la justice devraient être pris en compte dans la prise de décisions en matière de justice pénale.
- Principe 3 : La déjudiciarisation avant et après le dépôt d'accusations, les mesures de rechange et d'autres options communautaires devraient être envisagées pour les Autochtones en conflit avec la loi, y compris des processus de justice réparatrice et de justice traditionnelle autochtone culturellement appropriés.
Justice Canada, au nom du gouvernement du Canada, investit dans le système de justice conventionnel et dans les réponses communautaires dirigées par des Autochtones afin de faire respecter les principes de Gladue. Le travail visant à soutenir la mise en œuvre des principes de Gladue finance une gamme d'activités, notamment le suivi communautaire après la détermination de la peine lié à Gladue; des projets d'éducation destinés aux professionnels de la justice et la réforme de politiques du système de justice éclairées par les principes de Gladue; ainsi que la production et la prestation de rapports Gladue. Le financement visant le changement systémique, y compris l'éducation des professionnels de la justice, a pris fin le 31 mars 2025, tandis que le financement destiné à la production de rapports Gladue et à la prestation de programmes et services de suivi Gladue se poursuit.
Grâce à ce financement, le Programme de justice autochtone (PJA) et le Programme d'assistance parajudiciaire aux Autochtones (PAPA) visent à réduire la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Même si aucun nouveau programme de suivi Gladue n'a été financé en 2025-2026, le Programme de justice autochtone finance actuellement 48 programmes qui offrent des services de suivi Gladue partout au Canada. Ces services de suivi après la détermination de la peine sont offerts à des clients ayant fait l'objet d'un rapport Gladue, afin de les aider à respecter les conditions de leur peine et à mettre en œuvre d'autres recommandations du rapport. Les programmes tiennent compte des facteurs Gladue et offrent une gamme de services, notamment l'élaboration de plans de guérison, l'aide à la navigation dans les services et l'accompagnement des clients qui fréquentent des tribunaux propres aux Autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.11 en améliorant l'accessibilité à des pratiques de justice significatives et culturellement appropriées, y compris l'expansion des programmes de justice réparatrice et des tribunaux autochtones. L'investissement dans la rédaction de rapports Gladue et les services de suivi garantit aux Autochtones un traitement juste et équitable devant la loi.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative grâce à un meilleur accès à des services juridiques culturellement adaptés qui respectent les droits des Autochtones et réduisent la discrimination systémique dans le système de justice.
Répercussions principales
- Accès accru à la justice réparatrice : L'élargissement de la programmation garantit aux Autochtones des solutions de rechange à la détermination de la peine conventionnelle.
- Soutien au suivi Gladue : Les programmes communautaires aident les personnes à respecter les conditions de leur peine et à mettre en œuvre les recommandations du rapport.
- Réforme du système juridique : La formation et les changements structurels favorisent la responsabilisation du système de justice et sa capacité de répondre aux besoins des Autochtones.
- Rapports axés sur les forces : Les rapports Gladue favorisent une détermination de la peine juste et culturellement éclairée.
- Responsabilisation du système judiciaire : L'éducation et la formation des professionnels du droit contribuent à intégrer les principes de Gladue dans la pratique.
- Options de détermination de la peine culturellement spécifiques : L'augmentation du financement soutient des solutions de rechange aux peines punitives conventionnelles.
- Programmes de justice dirigés par des Autochtones : Les solutions communautaires renforcent l'autodétermination des Autochtones dans les processus de justice.
- Changement systémique dans les pratiques de détermination de la peine : Une formation et une éducation accrues assurent l'intégration des perspectives autochtones dans les décisions judiciaires.
Détails sur le financement
L'initiative est soutenue par le Programme de justice autochtone et le Programme d'assistance parajudiciaire aux Autochtones, les contributions étant versées dans le cadre d'ententes de partage des coûts avec les provinces, les territoires et les organisations autochtones.
Le gouvernement du Canada a engagé 49,3 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2020-2021, ainsi que 9,7 millions de dollars par année par la suite, afin de soutenir la mise en œuvre des principes de Gladue dans le système de justice et dans les réponses communautaires dirigées par des Autochtones, notamment :
- 25,4 millions de dollars sur cinq ans et 6, 1 millions de dollars par année par la suite par l'entremise du PJA pour le suivi communautaire après la détermination de la peine lié à Gladue. En 2024-2025, 48 programmes ont été financés pour fournir des services de suivi Gladue partout au pays aux clients autochtones du système de justice touchés par les facteurs Gladue. Ces ententes de financement couvrent la période de 2024-2025 à 2026-2027. Aucune nouvelle entente n'a été conclue pour 2025-2026, puisque les ententes existantes comprennent l'exercice 2025-2026.
- 10 millions de dollars sur cinq ans pour des projets éclairés par les principes de Gladue visant le changement systémique, afin d'éduquer les professionnels de la justice et de réformer les politiques du système de justice. Ces fonds ont pris fin le 31 mars aucune nouvelle entente de financement n'a donc été conclue en 2025-2026 pour les projets de changement systémique liés à Gladue.
- 14 millions de dollars sur cinq ans et 3,5 millions de dollars par année par la suite par l'entremise du PAPA pour la production et la prestation de rapports Gladue. En 2024-2025, ce financement a soutenu des ententes de partage des coûts avec la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que l'élaboration de cadres de rédaction de rapports Gladue à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba.
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (la Stratégie) a été publiée le 10 mars 2025. Elle comprend trois chapitres fondés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui énoncent des principes et des priorités propres à chaque distinction afin de faire progresser l'autodétermination et la revitalisation des lois et des ordres juridiques autochtones.
La Stratégie présente une vision et établit des mesures prioritaires pour orienter la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Justice Canada adopte une approche progressive de mise en œuvre, y compris des discussions ciblées aux tables de collaboration existantes axées sur la justice avec des partenaires autochtones, des provinces pour élaborer des plans de mise en œuvre régionaux pour les Premières Nations en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi que des partenaires inuits par l'intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne.
Il est entendu que d'autres investissements seront nécessaires pour soutenir la mise en œuvre complète de la Stratégie.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur les distinctions établissent une vision et des domaines prioritaires pour les travaux à venir du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Au cours des deux prochaines années, Justice Canada adoptera une approche progressive pour la mise en œuvre initiale de la Stratégie, en utilisant les tables et les processus trilatéraux existants axés sur la justice avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. L'objectif des travaux à ces tables sera de faire progresser les plans régionaux de mise en œuvre de l'établissement des priorités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi qu'avec les partenaires inuits par l'entremise du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.
Réponse aux appels à la justice 5.11
La Stratégie répond en partie à l'appel à la justice 5.11 en s'appuyant directement sur les vérités documentées dans le rapport final. Le rapport a affirmé que de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones avaient été confrontées à un système de justice « inaccessible, indifférent et dangereux », et que ces défaillances avaient contribué à ce que l'Enquête a qualifié de génocide culturel. Guidée par ces constatations, la Stratégie fait progresser des mesures qui élargissent l'accès à des voies de justice culturellement ancrées, notamment des processus réparateurs et des services communautaires façonnés par les lois et les systèmes de connaissances autochtones. Ces mesures reflètent la conclusion de l'Enquête selon laquelle les réponses significatives en matière de justice pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones exigent des mesures de soutien dirigées par les Autochtones et fondées sur la communauté, des solutions de rechange à l'incarcération, des approches tenant compte des traumatismes et l'élaboration de services juridiques culturellement sécurisants. Ces mesures reposent sur une mobilisation continue avec un large éventail de titulaires de droits et d'organisations autochtones et s'inspirent des recommandations de longue date de commissions et d'enquêtes nationales.
Répercussions principales
- Sécurité et protection :
- Fait progresser des mesures qui répondent aux constatations du rapport final selon lesquelles de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones n'ont pas été adéquatement protégées par les systèmes de justice existants
- Vise à élargir l'accès à des mesures de soutien culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes qui favorisent la sécurité, la guérison et des voies significatives vers la justice
- Changement systémique et surreprésentation :
- S'attaque aux facteurs structurels cernés dans le rapport final sur les FFADA qui contribuent à la surreprésentation persistante des Autochtones dans le système de justice
- Fait progresser des réformes visant à améliorer l'équité des processus policiers et judiciaires et à accroître l'accès à des solutions de rechange dirigées par les communautés qui réduisent la récidive
- Lois autochtones et autonomie communautaire :
- Soutient la revitalisation et l'application des lois et des traditions juridiques autochtones en harmonie directe avec l'accent mis dans le rapport final sur les FFADA sur les visions du monde autochtones et le droit naturel dans les réponses de justice
- Permet l'élaboration d'initiatives de justice communautaires qui redonnent le pouvoir décisionnel aux Nations autochtones
- Gouvernance inclusive et informée par les survivantes :
- Fait en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones contribuent activement à l'élaboration des programmes et à la prise de décisions
- Souligne que les structures doivent refléter les expériences vécues et les priorités des personnes les plus touchées par la violence et les obstacles systémiques
- Responsabilisation et transparence à long terme :
- Établit des priorités et des indicateurs communs qui reflètent l'attente du rapport final sur les FFADA en matière de responsabilisation claire
- Soutient une mobilisation continue avec les titulaires de droits, les survivantes et les communautés afin que les progrès soient surveillés, maintenus et adaptés aux besoins changeants
Détails sur le financement
Le gouvernement investit 25,1 millions de dollars sur trois ans (de 2024-2025 à 2026-2027) pour appuyer la mise en œuvre progressive.
Le financement a soutenu la participation à des tables et à des processus tripartites axés sur l'élaboration de plans de mise en œuvre régionaux pour la SJA, ainsi qu'un soutien aux communautés autochtones pour élaborer des approches pratiques pour faire respecter les lois autochtones locales.
5.12 : Accroître la représentation autochtone au sein de tous les tribunaux canadiens, y compris la Cour suprême du Canada
Initiatives
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (la Stratégie) a été publiée le 10 mars 2025. Elle comprend trois chapitres fondés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui énoncent des principes et des priorités propres à chaque distinction afin de faire progresser l'autodétermination et la revitalisation des lois et des ordres juridiques autochtones.
La Stratégie présente une vision et établit des mesures prioritaires pour orienter la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Justice Canada adopte une approche progressive de mise en œuvre, y compris des discussions ciblées aux tables de collaboration existantes axées sur la justice avec des partenaires autochtones, des provinces pour élaborer des plans de mise en œuvre régionaux pour les Premières Nations en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi que des partenaires inuits par l'intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne.
Il est entendu que d'autres investissements seront nécessaires pour soutenir la mise en œuvre complète de la Stratégie.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur les distinctions établissent une vision et des domaines prioritaires pour les travaux à venir du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Au cours des deux prochaines années, Justice Canada adoptera une approche progressive pour la mise en œuvre initiale de la Stratégie, en utilisant les tables et les processus trilatéraux existants axés sur la justice avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. L'objectif des travaux à ces tables sera de faire progresser les plans régionaux de mise en œuvre de l'établissement des priorités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi qu'avec les partenaires inuits par l'entremise du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.
Réponse aux appels à la justice 5.12
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.12 en s'appuyant sur les recommandations liées à la justice formulées par la Commission royale sur les peuples autochtones, l'Enquête publique sur l'administration de la justice et les peuples autochtones, ainsi que par d'autres commissions et enquêtes nationales, et en les faisant progresser. Grâce à la coélaboration avec des partenaires autochtones, la Stratégie énonce des mesures précises pour lutter contre la discrimination systémique et renforcer les initiatives de justice dirigées par les Autochtones. Ces mesures reflètent les appels de longue date à réformer le système de justice et à améliorer les résultats pour les Autochtones, particulièrement en ce qui concerne les services juridiques culturellement pertinents, la justice réparatrice et les solutions de rechange à l'incarcération.
La Stratégie fait également progresser l'appel à la justice 5.12 en reconnaissant que l'absence de représentation autochtone dans les tribunaux est enracinée dans une longue histoire de structures coloniales qui ont exclu les voix autochtones de la prise de décisions. Elle appuie des mesures qui favorisent le leadership autochtone au sein des institutions judiciaires en renforçant la reconnaissance des traditions juridiques autochtones et en créant un espace pour les décideurs autochtones à tous les niveaux du système judiciaire. En s'attaquant aux obstacles systémiques qui ont limité la participation autochtone, la Stratégie contribue à un système de justice qui reflète les personnes qu'il sert et qui offre des voies plus solides vers la sécurité, la dignité et la responsabilisation pour les femmes, les filles, les personnes 2ELGBTQI+ autochtones et leurs communautés.
Répercussions principales
- Sécurité et protection :
- Fait progresser des mesures qui répondent aux constatations du rapport final selon lesquelles de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones n'ont pas été adéquatement protégées par les systèmes de justice existants
- Vise à élargir l'accès à des mesures de soutien culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes qui favorisent la sécurité, la guérison et des voies significatives vers la justice
- Changement systémique et surreprésentation :
- S'attaque aux facteurs structurels cernés dans le rapport final sur les FFADA qui contribuent à la surreprésentation persistante des Autochtones dans le système de justice
- Fait progresser des réformes visant à améliorer l'équité des processus policiers et judiciaires et à accroître l'accès à des solutions de rechange dirigées par les communautés qui réduisent la récidive
- Lois autochtones et autonomie communautaire :
- Soutient la revitalisation et l'application des lois et des traditions juridiques autochtones en harmonie directe avec l'accent mis dans le rapport final sur les FFADA sur les visions du monde autochtones et le droit naturel dans les réponses de justice
- Permet l'élaboration d'initiatives de justice communautaires qui redonnent le pouvoir décisionnel aux Nations autochtones
- Gouvernance inclusive et informée par les survivantes :
- Fait en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones contribuent activement à l'élaboration des programmes et à la prise de décisions
- Souligne que les structures doivent refléter les expériences vécues et les priorités des personnes les plus touchées par la violence et les obstacles systémiques
- Responsabilisation et transparence à long terme :
- Établit des priorités et des indicateurs communs qui reflètent l'attente du rapport final sur les FFADA en matière de responsabilisation claire
- Soutient une mobilisation continue avec les titulaires de droits, les survivantes et les communautés afin que les progrès soient surveillés, maintenus et adaptés aux besoins changeants
Détails sur le financement
Le gouvernement investit 25,1 millions de dollars sur trois ans (de 2024-2025 à 2026-2027) pour appuyer la mise en œuvre progressive.
Le financement a soutenu la participation à des tables et à des processus tripartites axés sur l'élaboration de plans de mise en œuvre régionaux pour la SJA, ainsi qu'un soutien aux communautés autochtones pour élaborer des approches pratiques pour faire respecter les lois autochtones locales.
5.13 : Élargir les programmes d'aide juridique afin que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones aient accès à la justice et puissent jouer un rôle concret au sein du système de justice
Initiatives
Aide juridique en matière criminelle – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative d'aide juridique en matière criminelle de Justice Canada (JUS) fournit un soutien financier afin d'accroître l'accès à la représentation juridique pour les personnes économiquement défavorisées au Canada. Le budget de 2024 a prévu un investissement supplémentaire de 440 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, afin de bonifier les contributions fédérales aux services d'aide juridique en matière criminelle. Ce financement vise à répondre à la surreprésentation des Autochtones, des personnes noires et racisées ainsi que des personnes ayant des problèmes de santé mentale dans le système de justice pénale. L'initiative soutient un système juridique plus accessible et plus équitable, et contribue à réduire les obstacles à la justice pour les communautés marginalisées.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
90 millions de dollars ont été alloués pour soutenir la prestation continue de services d'aide juridique en matière pénale aux personnes économiquement défavorisées, y compris les peuples autochtones, afin de remédier à la surreprésentation dans le système de justice pénale.
Réponse à l'appel à la justice 5.13
L'initiative d'aide juridique en matière criminelle répond en partie à l'appel à la justice 5.13 en améliorant l'accès à la représentation juridique pour les populations économiquement défavorisées, y compris les Autochtones, grâce à des investissements fédéraux accrus.
Détails sur le financement
En plus du financement permanent de 142,4 millions de dollars par année, le budget de 2024 a prévu 440 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025, afin de continuer à soutenir la prestation de services d'aide juridique en matière criminelle. De cette somme, 90 millions de dollars sont réservés à l'exercice 2025-2026 afin d'améliorer davantage l'accès à la justice et de réduire la criminalisation disproportionnée.
5.15 : Considérer l'utilisation des rapports Gladue comme un droit et leur attribuer des ressources adéquates
Initiatives
Soutien à la mise en œuvre des principes de Gladue – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Lorsqu'ils sont appliqués pour éclairer le changement systémique à toutes les étapes du système de justice pénale, les principes de Gladue sont décrits comme suit :
- Principe 1 : La surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale est un enjeu grave et complexe enraciné dans la discrimination systémique et l'histoire du colonialisme.
- Principe 2 : Les facteurs systémiques ou contextuels particuliers qui ont pu contribuer à ce qu'une personne autochtone ait des démêlés avec la justice devraient être pris en compte dans la prise de décisions en matière de justice pénale.
- Principe 3 : La déjudiciarisation avant et après le dépôt d'accusations, les mesures de rechange et d'autres options communautaires devraient être envisagées pour les Autochtones en conflit avec la loi, y compris des processus de justice réparatrice et de justice traditionnelle autochtone culturellement appropriés.
Justice Canada, au nom du gouvernement du Canada, investit dans le système de justice conventionnel et dans les réponses communautaires dirigées par des Autochtones afin de faire respecter les principes de Gladue. Le travail visant à soutenir la mise en œuvre des principes de Gladue finance une gamme d'activités, notamment le suivi communautaire après la détermination de la peine lié à Gladue; des projets d'éducation destinés aux professionnels de la justice et la réforme de politiques du système de justice éclairées par les principes de Gladue; ainsi que la production et la prestation de rapports Gladue. Le financement visant le changement systémique, y compris l'éducation des professionnels de la justice, a pris fin le 31 mars 2025, tandis que le financement destiné à la production de rapports Gladue et à la prestation de programmes et services de suivi Gladue se poursuit.
Grâce à ce financement, le Programme de justice autochtone (PJA) et le Programme d'assistance parajudiciaire aux Autochtones (PAPA) visent à réduire la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Même si aucun nouveau programme de suivi Gladue n'a été financé en 2025-2026, le Programme de justice autochtone finance actuellement 48 programmes qui offrent des services de suivi Gladue partout au Canada. Ces services de suivi après la détermination de la peine sont offerts à des clients ayant fait l'objet d'un rapport Gladue, afin de les aider à respecter les conditions de leur peine et à mettre en œuvre d'autres recommandations du rapport. Les programmes tiennent compte des facteurs Gladue et offrent une gamme de services, notamment l'élaboration de plans de guérison, l'aide à la navigation dans les services et l'accompagnement des clients qui fréquentent des tribunaux propres aux Autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 5.15
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.15 en veillant à ce que les rapports Gladue disposent de ressources adéquates.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative en ayant accès à des options de détermination de la peine culturellement appropriées qui tiennent compte du contexte complet des expériences vécues par les Autochtones, ce qui contribue ultimement à réduire leur surreprésentation dans le système de justice.
Répercussions principales
- Accès accru à la justice réparatrice : L'élargissement de la programmation garantit aux Autochtones des solutions de rechange à la détermination de la peine conventionnelle.
- Soutien au suivi Gladue : Les programmes communautaires aident les personnes à respecter les conditions de leur peine et à mettre en œuvre les recommandations du rapport.
- Réforme du système juridique : La formation et les changements structurels favorisent la responsabilisation du système de justice et sa capacité de répondre aux besoins des Autochtones.
- Rapports axés sur les forces : Les rapports Gladue favorisent une détermination de la peine juste et culturellement éclairée.
- Responsabilisation du système judiciaire : L'éducation et la formation des professionnels du droit contribuent à intégrer les principes de Gladue dans la pratique.
- Options de détermination de la peine culturellement spécifiques : L'augmentation du financement soutient des solutions de rechange aux peines punitives conventionnelles.
- Programmes de justice dirigés par des Autochtones : Les solutions communautaires renforcent l'autodétermination des Autochtones dans les processus de justice.
- Changement systémique dans les pratiques de détermination de la peine : Une formation et une éducation accrues assurent l'intégration des perspectives autochtones dans les décisions judiciaires.
Détails sur le financement
L'initiative est soutenue par le Programme de justice autochtone et le Programme d'assistance parajudiciaire aux Autochtones, les contributions étant versées dans le cadre d'ententes de partage des coûts avec les provinces, les territoires et les organisations autochtones.
Le gouvernement du Canada a engagé 49,3 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2020-2021, ainsi que 9,7 millions de dollars par année par la suite, afin de soutenir la mise en œuvre des principes de Gladue dans le système de justice et dans les réponses communautaires dirigées par des Autochtones, notamment :
- 25,4 millions de dollars sur cinq ans et 6, 1 millions de dollars par année par la suite par l'entremise du PJA pour le suivi communautaire après la détermination de la peine lié à Gladue. En 2024-2025, 48 programmes ont été financés pour fournir des services de suivi Gladue partout au pays aux clients autochtones du système de justice touchés par les facteurs Gladue. Ces ententes de financement couvrent la période de 2024-2025 à 2026-2027. Aucune nouvelle entente n'a été conclue pour 2025-2026, puisque les ententes existantes comprennent l'exercice 2025-2026.
- 10 millions de dollars sur cinq ans pour des projets éclairés par les principes de Gladue visant le changement systémique, afin d'éduquer les professionnels de la justice et de réformer les politiques du système de justice. Ces fonds ont pris fin le 31 mars aucune nouvelle entente de financement n'a donc été conclue en 2025-2026 pour les projets de changement systémique liés à Gladue.
- 14 millions de dollars sur cinq ans et 3,5 millions de dollars par année par la suite par l'entremise du PAPA pour la production et la prestation de rapports Gladue. En 2024-2025, ce financement a soutenu des ententes de partage des coûts avec la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que l'élaboration de cadres de rédaction de rapports Gladue à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba.
5.16 : Proposer des options communautaires et autochtones en matière de détermination de la peine
Initiatives
Fonds de justice communautaire du Programme de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme de justice autochtone (PJA) de Justice Canada (JUS) finance et appuie des programmes de justice communautaire dirigés par des Autochtones partout au Canada. Ces programmes offrent des solutions de rechange aux processus judiciaires conventionnels et renforcent les services de justice dirigés par des Autochtones, notamment la médiation civile et familiale, la justice réparatrice et les programmes de réintégration. Le PJA fournit un financement de base durable à plus de 214 programmes de justice communautaire dirigés par des Autochtones, afin d'assurer l'accès à des programmes de prévention et de déjudiciarisation qui répondent aux besoins communautaires en matière de justice. Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones, tout en appuyant l'élaboration de solutions de rechange en matière de justice qui reflètent les perspectives autochtones et mettent l'accent sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice.
Le PJA fonctionne selon trois volets de financement : le Fonds de justice communautaire, le Fonds de renforcement des capacités et le Fonds de mobilisation des Autochtones. Le fonds communautaire soutient des initiatives telles que les programmes de justice autochtone communautaires, qui peuvent également fournir des services supplémentaires tels que le suivi Gladue et la médiation civile et familiale. En 2021, le gouvernement a alloué 13,6 millions de dollars sur trois ans pour assurer l'intégrité des programmes communautaires propres au volet communautaire du PJA et pour soutenir la formation des victimes tenant compte des traumatismes pour les bénéficiaires du PJA qui ont un programme communautaire continu. En 2024, le gouvernement a annoncé 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour renouveler le financement de 2021 pour l'intégrité des programmes, y compris le soutien au renforcement des capacités pour les programmes communautaires du PJA.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Depuis l'exercice 2024-2025, le financement permanent pour l'intégrité du programme prévu dans le budget de 2024 a été alloué aux bénéficiaires du Fonds de justice communautaire du PJA. Cette bonification du financement a permis d'éviter toute interruption des services de justice offerts par les programmes financés par le PJA et de combler des lacunes importantes dans l'accès à des programmes et services culturels autochtones efficaces pour lutter contre la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Voici quelques exemples de programmes de justice communautaire du PJA qui ont reçu un financement pour l'intégrité du programme :
- la Nation Tsuu'tina, en Alberta, qui fournit des services de pacification au tribunal des pacificateurs de la Nation Tsuu'tina situé dans la réserve
- le Mi'kmaw Legal Support Network, en Nouvelle-Écosse, qui fait la promotion de la prévention, offre des services de déjudiciarisation à la suite de renvois par les tribunaux provinciaux, les conseillers parajudiciaires autochtones ou les communautés, et organise des cercles de détermination de la peine
- la Vancouver Aboriginal Transformative Justice Services Society, en Colombie-Britannique, qui offre des services de prévention, des mesures de rechange, du soutien au tribunal autochtone de Vancouver et du soutien aux victimes
Réponse à l'appel à la justice 5.16
Le PJA répond à l'appel à la justice 5.16 en soutenant des programmes qui facilitent la réintégration, la déjudiciarisation et la médiation, afin que des services de justice culturellement pertinents soient disponibles à toutes les étapes du processus judiciaire.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient du soutien à la réintégration, qui contribue à réduire la récidive et à renforcer la cohésion communautaire.
Répercussions principales
- Prévention et déjudiciarisation : Les programmes financés par le PJA sont axés sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice. Ils contribuent à prévenir la violence et les conflits avant qu'ils ne dégénèrent en procédures judiciaires officielles, et soutiennent aussi la déjudiciarisation avant et après le dépôt d'accusations ainsi qu'au moment de la détermination de la peine afin de réduire les taux d'incarcération des Autochtones.
- Sécurité culturelle : Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones dans les pratiques de justice.
- Soutien aux victimes : La formation tenant compte des traumatismes aide les programmes de justice à offrir un soutien culturellement approprié aux victimes.
- Accent sur la sécurité des femmes autochtones et des personnes 2ELGBTQI+ : Bien qu'elles servent largement les communautés autochtones, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence visant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation familiale : Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
- Justice réparatrice : Les programmes intègrent des pratiques traditionnelles de justice et de guérison. Ils mettent l'accent sur la justice réparatrice et la réintégration plutôt que sur les mesures punitives, et contribuent à réduire la récidive et à favoriser la guérison communautaire.
- Accent sur la sécurité des femmes métisses et des personnes 2ELGBTQI+ : Bien qu'elles servent largement les communautés métisses, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence visant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ métisses en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation propre aux Métis : Les programmes facilitent la médiation familiale et communautaire. Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
- Soutien à la résolution des conflits : La médiation prévient l'escalade judiciaire et favorise l'unité familiale.
Détails sur le financement
En 2024, le gouvernement a investi 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par année par la suite pour le Programme de justice autochtone. Les investissements ont soutenu 214 programmes desservant plus de 650 communautés dans le cadre d'ententes de financement couvrant la période de 2024-2025 à 2026-2027.
Soutien à la mise en œuvre des principes de Gladue – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Lorsqu'ils sont appliqués pour éclairer le changement systémique à toutes les étapes du système de justice pénale, les principes de Gladue sont décrits comme suit :
- Principe 1 : La surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale est un enjeu grave et complexe enraciné dans la discrimination systémique et l'histoire du colonialisme.
- Principe 2 : Les facteurs systémiques ou contextuels particuliers qui ont pu contribuer à ce qu'une personne autochtone ait des démêlés avec la justice devraient être pris en compte dans la prise de décisions en matière de justice pénale.
- Principe 3 : La déjudiciarisation avant et après le dépôt d'accusations, les mesures de rechange et d'autres options communautaires devraient être envisagées pour les Autochtones en conflit avec la loi, y compris des processus de justice réparatrice et de justice traditionnelle autochtone culturellement appropriés.
Justice Canada, au nom du gouvernement du Canada, investit dans le système de justice conventionnel et dans les réponses communautaires dirigées par des Autochtones afin de faire respecter les principes de Gladue. Le travail visant à soutenir la mise en œuvre des principes de Gladue finance une gamme d'activités, notamment le suivi communautaire après la détermination de la peine lié à Gladue; des projets d'éducation destinés aux professionnels de la justice et la réforme de politiques du système de justice éclairées par les principes de Gladue; ainsi que la production et la prestation de rapports Gladue. Le financement visant le changement systémique, y compris l'éducation des professionnels de la justice, a pris fin le 31 mars 2025, tandis que le financement destiné à la production de rapports Gladue et à la prestation de programmes et services de suivi Gladue se poursuit.
Grâce à ce financement, le Programme de justice autochtone (PJA) et le Programme d'assistance parajudiciaire aux Autochtones (PAPA) visent à réduire la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Même si aucun nouveau programme de suivi Gladue n'a été financé en 2025-2026, le Programme de justice autochtone finance actuellement 48 programmes qui offrent des services de suivi Gladue partout au Canada. Ces services de suivi après la détermination de la peine sont offerts à des clients ayant fait l'objet d'un rapport Gladue, afin de les aider à respecter les conditions de leur peine et à mettre en œuvre d'autres recommandations du rapport. Les programmes tiennent compte des facteurs Gladue et offrent une gamme de services, notamment l'élaboration de plans de guérison, l'aide à la navigation dans les services et l'accompagnement des clients qui fréquentent des tribunaux propres aux Autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 5.16
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.16 en veillant à ce que les Autochtones aient accès à des options de détermination de la peine culturellement spécifiques et communautaires. En élargissant les programmes de justice dirigés par des Autochtones, elle aide à lutter contre la discrimination systémique et offre des solutions de rechange significatives à l'incarcération.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative en ayant accès à des approches de justice qui reflètent les valeurs autochtones, favorisent la guérison et soutiennent la réintégration dans les communautés.
Répercussions principales
- Accès accru à la justice réparatrice : L'élargissement de la programmation garantit aux Autochtones des solutions de rechange à la détermination de la peine conventionnelle.
- Soutien au suivi Gladue : Les programmes communautaires aident les personnes à respecter les conditions de leur peine et à mettre en œuvre les recommandations du rapport.
- Réforme du système juridique : La formation et les changements structurels favorisent la responsabilisation du système de justice et sa capacité de répondre aux besoins des Autochtones.
- Rapports axés sur les forces : Les rapports Gladue favorisent une détermination de la peine juste et culturellement éclairée.
- Responsabilisation du système judiciaire : L'éducation et la formation des professionnels du droit contribuent à intégrer les principes de Gladue dans la pratique.
- Options de détermination de la peine culturellement spécifiques : L'augmentation du financement soutient des solutions de rechange aux peines punitives conventionnelles.
- Programmes de justice dirigés par des Autochtones : Les solutions communautaires renforcent l'autodétermination des Autochtones dans les processus de justice.
- Changement systémique dans les pratiques de détermination de la peine : Une formation et une éducation accrues assurent l'intégration des perspectives autochtones dans les décisions judiciaires.
Détails sur le financement
L'initiative est soutenue par le Programme de justice autochtone et le Programme d'assistance parajudiciaire aux Autochtones, les contributions étant versées dans le cadre d'ententes de partage des coûts avec les provinces, les territoires et les organisations autochtones.
Le gouvernement du Canada a engagé 49,3 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2020-2021, ainsi que 9,7 millions de dollars par année par la suite, afin de soutenir la mise en œuvre des principes de Gladue dans le système de justice et dans les réponses communautaires dirigées par des Autochtones, notamment :
- 25,4 millions de dollars sur cinq ans et 6, 1 millions de dollars par année par la suite par l'entremise du PJA pour le suivi communautaire après la détermination de la peine lié à Gladue. En 2024-2025, 48 programmes ont été financés pour fournir des services de suivi Gladue partout au pays aux clients autochtones du système de justice touchés par les facteurs Gladue. Ces ententes de financement couvrent la période de 2024-2025 à 2026-2027. Aucune nouvelle entente n'a été conclue pour 2025-2026, puisque les ententes existantes comprennent l'exercice 2025-2026.
- 10 millions de dollars sur cinq ans pour des projets éclairés par les principes de Gladue visant le changement systémique, afin d'éduquer les professionnels de la justice et de réformer les politiques du système de justice. Ces fonds ont pris fin le 31 mars aucune nouvelle entente de financement n'a donc été conclue en 2025-2026 pour les projets de changement systémique liés à Gladue.
- 14 millions de dollars sur cinq ans et 3,5 millions de dollars par année par la suite par l'entremise du PAPA pour la production et la prestation de rapports Gladue. En 2024-2025, ce financement a soutenu des ententes de partage des coûts avec la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que l'élaboration de cadres de rédaction de rapports Gladue à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba.
5.21 : Réduire la surreprésentation démesurée des femmes et des filles autochtones dans le système de justice criminelle
Initiatives
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (la Stratégie) a été publiée le 10 mars 2025. Elle comprend trois chapitres fondés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui énoncent des principes et des priorités propres à chaque distinction afin de faire progresser l'autodétermination et la revitalisation des lois et des ordres juridiques autochtones.
La Stratégie présente une vision et établit des mesures prioritaires pour orienter la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.
Justice Canada adopte une approche progressive de mise en œuvre, y compris des discussions ciblées aux tables de collaboration existantes axées sur la justice avec des partenaires autochtones, des provinces pour élaborer des plans de mise en œuvre régionaux pour les Premières Nations en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi que des partenaires inuits par l'intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne.
Il est entendu que d'autres investissements seront nécessaires pour soutenir la mise en œuvre complète de la Stratégie.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur les distinctions établissent une vision et des domaines prioritaires pour les travaux à venir du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Au cours des deux prochaines années, Justice Canada adoptera une approche progressive pour la mise en œuvre initiale de la Stratégie, en utilisant les tables et les processus trilatéraux existants axés sur la justice avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. L'objectif des travaux à ces tables sera de faire progresser les plans régionaux de mise en œuvre de l'établissement des priorités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi qu'avec les partenaires inuits par l'entremise du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.
Réponse aux appels à la justice 5.21
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.21 en faisant progresser des mesures précises pour réduire la surreprésentation des femmes et des filles autochtones dans le système de justice pénale. Élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones, la Stratégie s'appuie sur les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation, du rapport Arbour et d'autres enquêtes et rapports clés qui ont demandé une réforme systémique. Elle appuie des mesures visant à éliminer les pratiques discriminatoires, à élargir les solutions de rechange à l'incarcération et à améliorer l'accès à des services de justice culturellement ancrés. Ces mesures reflètent une approche de la réforme de la justice fondée sur les distinctions et tenant compte du genre, qui reconnaît les obstacles particuliers auxquels font face les femmes et les filles autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la surreprésentation des femmes et des filles autochtones dans le système de justice pénale bénéficieront de la Stratégie en matière de justice autochtone grâce à son accent sur des réponses ciblées et dirigées par les communautés. En s'attaquant aux causes sous-jacentes de la criminalisation, notamment le colonialisme, le racisme, la pauvreté et la violence fondée sur le genre, la Stratégie favorise des résultats plus équitables et des systèmes de justice plus sûrs et plus accessibles. L'inclusion des voix des femmes autochtones dans la conception et la mise en œuvre de la Stratégie permet de veiller à ce que les réformes répondent à leurs réalités et soutiennent un changement à long terme fondé sur les valeurs et les priorités autochtones.
Répercussions principales
- Sécurité et protection :
- Fait progresser des mesures qui répondent aux constatations du rapport final selon lesquelles de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones n'ont pas été adéquatement protégées par les systèmes de justice existants
- Vise à élargir l'accès à des mesures de soutien culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes qui favorisent la sécurité, la guérison et des voies significatives vers la justice
- Changement systémique et surreprésentation :
- S'attaque aux facteurs structurels cernés dans le rapport final sur les FFADA qui contribuent à la surreprésentation persistante des Autochtones dans le système de justice
- Fait progresser des réformes visant à améliorer l'équité des processus policiers et judiciaires et à accroître l'accès à des solutions de rechange dirigées par les communautés qui réduisent la récidive
- Lois autochtones et autonomie communautaire :
- Soutient la revitalisation et l'application des lois et des traditions juridiques autochtones en harmonie directe avec l'accent mis dans le rapport final sur les FFADA sur les visions du monde autochtones et le droit naturel dans les réponses de justice
- Permet l'élaboration d'initiatives de justice communautaires qui redonnent le pouvoir décisionnel aux Nations autochtones
- Gouvernance inclusive et informée par les survivantes :
- Fait en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones contribuent activement à l'élaboration des programmes et à la prise de décisions
- Souligne que les structures doivent refléter les expériences vécues et les priorités des personnes les plus touchées par la violence et les obstacles systémiques
- Responsabilisation et transparence à long terme :
- Établit des priorités et des indicateurs communs qui reflètent l'attente du rapport final sur les FFADA en matière de responsabilisation claire
- Soutient une mobilisation continue avec les titulaires de droits, les survivantes et les communautés afin que les progrès soient surveillés, maintenus et adaptés aux besoins changeants
Détails sur le financement
Le gouvernement investit 25,1 millions de dollars sur trois ans (de 2024-2025 à 2026-2027) pour appuyer la mise en œuvre progressive.
Le financement a soutenu la participation à des tables et à des processus tripartites axés sur l'élaboration de plans de mise en œuvre régionaux pour la SJA, ainsi qu'un soutien aux communautés autochtones pour élaborer des approches pratiques pour faire respecter les lois autochtones locales.
5.22 : Appliquer les principes clés énoncés dans La création de choix en matière de services correctionnels
Initiatives
La création de choix – Service correctionnel du Canada
Aperçu de l'initiative
La création de choix est un rapport rédigé en 1990 par le Groupe d'étude sur les femmes purgeant une peine fédérale, coprésidé par le Service correctionnel du Canada (SCC) et l'Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry. Le rapport a formulé des recommandations novatrices et a introduit cinq principes de changement dans les services correctionnels pour femmes : l'autonomisation, des choix valables et responsables, le respect et la dignité, un environnement de soutien et la responsabilité partagée. Bien que ces principes aient été élaborés en 1990, ils demeurent tout aussi pertinents aujourd'hui et continuent d'orienter les programmes et les interventions destinés aux femmes purgeant une peine de ressort fédéral.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Le SCC s'est engagé à veiller, et continue de veiller, à ce que tout le personnel travaillant auprès des femmes purgeant une peine de ressort fédéral, peu importe le poste ou le niveau de l'employé, reçoive la Formation axée sur les femmes.
En juillet 2025, le SCC a lancé la Formation axée sur les femmes revitalisée. Cette formation a été révisée afin de mieux refléter les responsabilités diverses du personnel qui travaille auprès des femmes purgeant une peine de ressort fédéral ou qui les soutient. Elle repose sur les cinq principes énoncés dans le rapport La création de choix. La formation mise à jour adopte une approche davantage axée sur les femmes, adaptée au genre et tenant compte des traumatismes; elle outille le personnel pour appliquer des pratiques axées sur les femmes dans leurs rôles respectifs tout en soutenant la réinsertion réussie des femmes purgeant une peine de ressort fédéral. La formation du personnel se poursuivra au cours de l'exercice 2026-2027 et sera offerte à tous les nouveaux membres du personnel au fur et à mesure qu'ils seront désignés.
Réponse à l'appel à la justice 5.22
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.22 en intégrant et en appliquant les principes clés énoncés dans La création de choix (1990) et, ce faisant, en contribuant précisément à répondre à la nécessité de réformer les services correctionnels pour femmes au Canada.
Détails sur le financement
Aucun financement n'est attribué à la Formation axée sur les femmes. Tous les coûts liés aux déplacements pour la Formation axée sur les femmes ont été imputés au budget régulier du Service correctionnel du Canada.
5.24 : Modifier les processus de collecte de données et d'évaluation de l'admissibilité afin de recueillir des données fondées sur les distinctions et des données intersectionnelles sur les femmes, les filles autochtones et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones
Initiatives
Données désagrégées et nouvelle collecte de données - Faire progresser la collecte de données sur l'identité autochtone des victimes et des personnes accusées – Statistique Canada
Aperçu de l'initiative
Dirigée par Statistique Canada dans le cadre du Plan d'action sur les données désagrégées, l'initiative Données désagrégées et nouvelle collecte de données vise à améliorer la collecte nationale de données fondées sur la race et de données démographiques, plus particulièrement l'identité autochtone des victimes et des personnes accusées dans les affaires criminelles déclarées par la police. L'initiative répond directement aux demandes de longue date visant l'obtention de données plus détaillées et fondées sur les distinctions afin de lutter contre la surreprésentation, les biais systémiques et les iniquités dans les services de police partout au Canada.
Dans le cadre d'une stratégie pangouvernementale plus vaste visant à renforcer l'équité en matière de données, l'initiative élargit le Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC) afin de permettre la collecte de données sur l'identité autochtone et racisée dans les crimes déclarés par la police. Ces mises à jour s'inscrivent dans un engagement plus large à améliorer les données sur quatre groupes visés par l'équité en matière d'emploi : les femmes, les peuples autochtones (Premières Nations, Métis et Inuit), les populations racisées et les personnes en situation de handicap. L'initiative veille à ce que ces données soient ventilées selon le genre, la région géographique, l'âge et d'autres marqueurs identitaires intersectionnels, afin de mieux refléter les expériences vécues et d'éclairer des politiques adaptées.
Dans le cadre de l'initiative de données désagrégées et de collecte de nouvelles données, Statistique Canada a élaboré et mis en œuvre la version 2.5 du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC). Cette norme mise à jour est maintenant prête à recevoir des données désagrégées et fondées sur les distinctions sur l'identité autochtone des auteurs présumés et des victimes dans les affaires déclarées à la police. Au fur et à mesure que les services de police opteront pour cette nouvelle version, les données qui en résulteront contribueront à mettre en évidence la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale et les préjugés systémiques dans les services de police, ainsi que les taux disproportionnés de victimisation. Des discussions sont en cours avec les services de police pour faciliter la transition vers la version 2.5 du Programme DUC et commencer la collecte de ces renseignements essentiels.
L'initiative est appuyée par un financement de 1 688 431 $ de 2021-2022 à 2025-2026 (et 320 857 $ en financement continu) dans le cadre du Plan d'action sur les données désagrégées, et constitue une contribution importante aux efforts fédéraux visant à renforcer la transparence, la reddition de comptes et l'équité systémique dans les domaines de la justice et de la sécurité publique.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Les rapports finals et des lignes directrices découlant du projet ont été publiées en 2025.
- S'appuyant sur le rapport d'étape provisoire publié en 2023, un total de 12 recommandations finales ont été élaborées et publiées en juin 2025 dans le rapport intitulé Rapport et recommandations finales : collecte de données déclarées par la police sur les identités autochtones et racisées dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité.
- Le 16 juillet 2025, à la suite de l'approbation de l'Association canadienne des chefs de police en juin 2025, deux rapports supplémentaires ont été publiés, présentant les lignes directrices opérationnelles et le cadre analytique pour la collecte de ces données au moyen du Programme DUC.
- En novembre 2025, le Centre canadien de la statistique juridique et de la sécurité des collectivités a tenu un webinaire réservé au personnel policier (membres assermentés et personnel civil), qui donnait un aperçu de l'initiative à ce jour, des résultats obtenus et de la façon dont l'initiative prévoit progresser vers une mise en œuvre dans les services de police.
- L'Association canadienne des chefs de police (ACCP) a mis sur pied un comité spécial en 2025 qui comprenait des experts et des hauts dirigeants de la police de partout au pays. Ce comité spécial était composé de cinq sous-comités : Mobilisation communautaire, Lignes directrices législatives et réglementaires, Éducation et sensibilisation, Normes relatives aux données et Analyse des données.
- Le sous-comité de la formation et de la mobilisation a créé une formation pour tous les services de police. Cette formation est en cours d'élaboration au Réseau canadien du savoir policier (RCSP) pour devenir une formation en ligne pour tous les policiers. Statistique Canada gère l'élaboration de la formation avec le RCSP.
Réponse à l'appel à la justice 5.24
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.24, qui demande la collecte et la publication de données sur la participation criminelle des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones afin de surveiller la surreprésentation et les biais systémiques. L'élargissement du Programme DUC permet la collecte de données sur l'identité autochtone à partir des incidents déclarés par la police, ce qui comble une lacune de longue date dans l'infrastructure canadienne de données policières. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce travail grâce à l'accès à des données fiables et fondées sur les distinctions, qui peuvent révéler des tendances liées à la criminalisation, au surcontrôle policier et aux iniquités systémiques. Ces informations donnent aux communautés et aux défenseurs des droits des moyens supplémentaires pour demander des changements et élaborer des solutions éclairées par les communautés, qui reflètent les réalités vécues et soutiennent la sécurité, la dignité et la justice.
Répercussions principales
- Collecte de données désagrégées : Permet une analyse détaillée et fondée sur les distinctions de l'identité autochtone dans les contextes de justice pénale, ce qui aide à révéler des tendances de surreprésentation et de biais systémiques
- Travail fondamental pour l'équité législative et programmatique : Appuie une approche pangouvernementale visant à améliorer l'équité en matière de données, notamment par l'intégration aux systèmes nationaux de données policières et à des ensembles de données clés dans les domaines social et de la santé
- Ancrage dans la mobilisation communautaire et sectorielle : La consultation continue des services de police, des organisations autochtones et des experts universitaires permet de s'assurer que les nouveaux processus de collecte de données sont éthiques, adaptés et éclairés par les personnes les plus touchées
- Avancement de la transparence et de la reddition de comptes : Les mises à jour publiques, les guides de mise en œuvre et l'inclusion de variables identitaires dans les données sur la criminalité favorisent l'ouverture et la reddition de comptes dans les systèmes de justice
- Favoriser le changement systémique par les données : Donne aux décideurs, aux communautés et aux chercheurs de meilleurs moyens de comprendre les causes profondes de l'iniquité dans les services de police et la justice, et d'y répondre
- Voie vers l'élaboration de politiques inclusives : Éclaire la conception de politiques, de programmes et de services qui reflètent les expériences vécues et les réalités des peuples autochtones et des personnes 2ELGBTQI+ au Canada
Détails sur le financement
Cette initiative a reçu 1 688 431 $ en financement de 2021-2022 à 2025-2026 (et 320 857 $ en financement continu) dans le cadre du Plan d'action sur les données désagrégées afin d'appuyer l'élargissement du Programme de déclaration uniforme de la criminalité ainsi que les activités connexes de mobilisation, d'analyse et de mise en œuvre. Les investissements futurs seront guidés par les efforts continus de coordination à l'échelle du système et par la collaboration entre les secteurs des services policiers, des données et de la justice.
Programme d'initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des Autochtones – Groupe consultatif national autochtone sur les données relatives aux FFADA2E+ – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, le Programme d'initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des Autochtones finance des approches novatrices dirigées par des Autochtones afin d'améliorer les méthodologies relatives aux données propres aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Ces approches comprennent des initiatives visant à élaborer des indicateurs qualitatifs fondés sur les distinctions ou l'identité, à combler les lacunes méthodologiques existantes pour les groupes mal desservis ou sous-représentés dans les données, et à définir la sécurité selon des modes de compréhension autochtones. L'objectif de ces projets est d'améliorer les données existantes et d'élargir les données relatives aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.
Le programme vise à améliorer la qualité, l'inclusivité et la pertinence culturelle des données en finançant des projets de recherche novateurs et dirigés par des Autochtones qui :
- Élaborent des indicateurs fondés sur l'identité et les distinctions :
- Le programme appuie les travaux préparatoires à de nouvelles approches permettant de produire des indicateurs de données culturellement propres qui reflètent mieux les identités diverses et les expériences vécues des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ des Premières Nations, inuites et métisses
- Cela comprend des mesures qualitatives et quantitatives qui reflètent les définitions autochtones de la sécurité, des préjudices et de la justice, au-delà des classifications coloniales des données
- Comblent les lacunes méthodologiques :
- Le programme contribue à combler les lacunes en appuyant des méthodes de collecte de données communautaires existantes afin de représenter avec exactitude les réalités autochtones, en particulier celles des groupes mal desservis ou sous-représentés
- Les projets peuvent porter sur les processus de collecte de données auprès des populations autochtones en milieu urbain, reconnaître les défis particuliers auxquels font face les personnes 2ELGBTQI+, ou intégrer les traumatismes historiques et intergénérationnels dans les cadres de données
- Définissent la sécurité selon les systèmes de connaissances autochtones :
- Le programme veille à ce que les méthodologies de données existantes reflètent les conceptions autochtones de la sécurité, de la justice et de la guérison
- Cela comprend les approches axées sur le territoire, le récit, les histoires orales et le partage des connaissances dirigé par les communautés, qui privilégient les façons de savoir autochtones afin d'appuyer la défense des intérêts et les changements de politiques autochtones fondés sur des données probantes
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Le financement accordé en 2025-2026 par le Programme d'initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des Autochtones a appuyé des projets de données dirigés par des Autochtones visant à élaborer des indicateurs ou des méthodologies fondés sur les distinctions ou propres à l'identité, afin d'accroître les connaissances sur les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées ainsi que sur la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En 2025-2026, le financement a été entièrement affecté à des projets pluriannuels en cours qui avaient été approuvés en 2022-2023 et en 2021-2022 dans le cadre de processus d'appels de propositions. Les initiatives financées visaient à jeter les bases de méthodologies améliorées et de nouvelles approches permettant de produire de meilleures données sur la sécurité qui tiennent compte des visions du monde et des perspectives autochtones. Nous attendons avec intérêt les résultats lorsque ces projets pluriannuels prendront fin.
Cette initiative répond au besoin d'agir de façon urgente, en reconnaissant les préoccupations fondées sur les distinctions et l'identité liées aux données existantes détenues par les gouvernements ainsi que par d'autres institutions statistiques, de même que les préoccupations liées aux recherches sur les peuples autochtones menées par des institutions et des chercheurs non autochtones.
En 2025-2026, les faits saillants comprenaient les suivants :
- 116 920 $ ont été alloués au projet Inuit Count de Pauktuutit Inuit Women of Canada : An Inuit-Specific, Gender-Based Approach to Improving Data and Addressing Missing & Murdered Indigenous Women and Girls, afin d'élaborer une stratégie de données au moyen d'une perspective genrée fondée sur des pratiques prometteuses, l'intervention précoce, la prévention ainsi que des soutiens et des programmes de guérison et de mieux-être. Ce projet contribue également à améliorer les méthodologies de données propres aux femmes et aux filles inuites disparues et assassinées et aux personnes inuites LGBTQI+, y compris les initiatives qui élaborent des indicateurs qualitatifs fondés sur les distinctions ou l'identité; comblent les lacunes méthodologiques existantes pour les femmes et les filles inuites et les personnes inuites de diverses identités de genre, qui sont largement mal desservies ou sous-représentées dans les données; et définissent la sécurité selon les modes de compréhension inuits et les principes de l'Inuit Qaujimajatuqangit.
- 50 000 $ ont été alloués au projet Manitoba Inuit Association Data Sovereignty de la Manitoba Inuit Association afin de donner aux Inuit du Manitoba les moyens de répondre à la question des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, en facilitant l'élaboration d'outils et de méthodologies centrés sur les Inuit qui appuient une recherche et des données novatrices, utiles et dirigées par les Inuit. L'investissement porte sur un plan stratégique pluriannuel de gestion des données qui est durable et axé sur des engagements communautaires, organisationnels et avec des partenaires et intervenants afin de mieux comprendre les lacunes en matière de données et d'élaborer des outils et des méthodologies de collecte de données centrés sur les Inuit.
- 50 000 $ ont été alloués au projet Engaging with Governmental Data Holders to Extract Data and Promote Culturally Competent Research on Missing and Murdered Métis Women, Girls and 2SLGBTQI+ Métis de Les Femmes Michif Otipemisiwak afin de mobiliser les autorités responsables de la sécurité publique, des services policiers et du système correctionnel, ainsi que les principaux ministères fédéraux qui travaillent avec les données obtenues de ces autorités, pour extraire les données existantes propres aux Métis sur les FFADA qui ne sont pas actuellement en la possession ou à la disposition des Femmes de la Nation métisse. Le projet vise également à favoriser la compréhension entre Les Femmes Michif Otipemisiwak et les détenteurs actuels de données gouvernementales sur la façon d'accroître leur compétence culturelle dans la collecte, l'enregistrement et le partage de données sur les FFADA au moyen de méthodologies et d'indicateurs fondés sur les distinctions, ventilés selon le genre et intersectionnels.
- 175 000 $ ont été alloués au projet Gathering Our Stories: Indigenous 2SLGBTQI+ Data and Research Initiatives du Comité 2ELGBTQI+ sur les FFADA afin de contribuer à transformer la façon dont l'information sur les personnes et les communautés autochtones 2ELGBTQI+ est recueillie, analysée et partagée, au moyen d'approches, de stratégies et de ressources novatrices élaborées par les communautés autochtones. Le projet vise à récupérer et à régénérer les connaissances autochtones sur les personnes 2ELGBTQI+ ainsi que les processus d'échange des connaissances; à générer des pratiques prometteuses pour mobiliser les personnes autochtones 2ELGBTQI+ en matière de collecte de données; et à établir des protocoles de gouvernance et de souveraineté des données concernant les personnes autochtones 2ELGBTQI+.
Réponse à l'appel à la justice 5.24
Le Programme d'initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des Autochtones répond à l'appel à la justice 5.24 en contribuant à améliorer les processus de collecte de données et de sélection à l'accueil afin de recueillir des données fondées sur les distinctions et intersectionnelles au sujet des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En veillant à ce que les organisations dirigées par des Autochtones définissent les méthodologies relatives aux données, l'initiative assure que diverses perspectives autochtones orientent la compréhension de la sécurité, du bien-être et des obstacles systémiques. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il renforce leur capacité de défendre des changements de politiques fondés sur des données significatives, dirigées par des Autochtones, propres aux communautés et culturellement pertinentes.
Répercussions principales
- Exactitude accrue des données : les systèmes de connaissances et les méthodologies dirigés par des Autochtones veillent à ce que les données reflètent fidèlement les valeurs, les lois, les visions du monde et les expériences vécues
- Politiques et défense des intérêts mieux éclairées : des données intersectionnelles fiables, fondées sur les distinctions et dirigées par des Autochtones renforcent la défense des intérêts fondée sur des données probantes et veillent à ce que les voix autochtones en matière de données orientent les futures politiques et les efforts de défense des intérêts
- Inclusion accrue des groupes mal desservis : l'accent mis sur les indicateurs fondés sur l'identité améliore la représentation de nombreux groupes autochtones, en particulier les personnes 2ELGBTQI+, les populations autochtones urbaines et les personnes ayant vécu des traumatismes intergénérationnels, qui ont historiquement été exclues des efforts de collecte de données
- Méthodes de collecte de données améliorées et exactitude accrue des données : le financement appuie l'amélioration des processus de collecte de données désagrégées propres aux Inuit afin de combler les lacunes historiques en matière de données, ainsi que l'amélioration des systèmes de connaissances et des méthodologies existants dirigés par les Inuit afin de refléter fidèlement les valeurs, les lois, les visions du monde et les expériences vécues
- Autodétermination accrue en recherche : le financement d'organisations inuites afin d'améliorer et d'orienter les méthodologies et l'interprétation existantes propres aux Inuit renforce la souveraineté des Inuit en matière de gouvernance des données
- Processus de collecte de données désagrégées sur la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ métisses : veille à ce que les données propres aux Métis soient recueillies et analysées séparément, en comblant les lacunes de longue date dans les statistiques sur la violence, les disparités socioéconomiques et les obstacles systémiques, et permet aux visions du monde et aux expériences vécues des Métis de définir la façon dont la violence est comprise et mesurée dans leurs communautés
- Soutien à la recherche et à la collecte de données dirigées par des Métis : accorde la priorité à la gouvernance et au leadership métis dans les processus existants de collecte de données, en veillant à ce que les perspectives culturelles métisses façonnent la compréhension de la violence, des préjudices et de la sécurité
- Mise en lumière des obstacles auxquels les Métis font face en matière de sécurité et d'accès aux droits : finance des approches novatrices visant à améliorer les méthodologies de données pour recueillir et examiner ces obstacles, notamment l'accès à des services aux victimes culturellement appropriés, et appuie les efforts de réforme des politiques qui visent une meilleure prestation des services et des allocations de financement accrues pour les communautés métisses
- Visibilité accrue des personnes autochtones 2ELGBTQI+ : finance des projets qui améliorent les cadres existants de réception des données et de recherche afin de saisir avec exactitude les identités deux esprits, transgenres et non binaires, de veiller à ce que la collecte de données respecte et reflète les identités de genre et les visions du monde autochtones, et d'aider les personnes 2ELGBTQI+ à devenir visibles dans les statistiques et les discussions stratégiques
Détails sur le financement
Le programme est financé par une allocation de 9,4 millions de dollars sur six ans (2021-2027) pour soutenir les initiatives de recherche menées par des Autochtones.
Un total d'un peu plus de 1,5 million de dollars a été approuvé pour l'exercice 2025-2026 afin de poursuivre 13 projets pluriannuels existants.