2025-2026 Rapport sur les appels à la justice 9.1 à 9.11 : Appels visant les services de police

Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 9.1 à 9.11.

Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.

Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2026.

Sur cette page

9.1 : Reconnaître que la relation historique et actuelle avec les peuples autochtones a été largement définie par le colonialisme, le racisme, les préjugés et la discrimination

Nous demandons à tous les services de police et à tous les acteurs du système de justice de reconnaître que la relation historique et actuelle entre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones et le système de justice a été largement définie par le colonialisme, le racisme, les préjugés, la discrimination et les différences culturelles et sociétales fondamentales.

Nous demandons également à tous les services de police et à tous les acteurs du système de justice de reconnaître que, à compter de maintenant, cette relation doit être fondée sur le respect et la compréhension, qu'elle doit être guidée par les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones, et établie en partenariat avec elles.

Initiatives

Historique des relations de la Gendarmerie royale du Canada avec les personnes 2ELGBTQI+ – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

L'Initiative Espace positif, lancée en 2025-2026 au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), représente une étape institutionnelle importante vers la transparence, la responsabilisation et la réconciliation avec les communautés 2ELGBTQI+.

Elle opérationnalise plusieurs appels à la justice visant les services de police en :

  • reconnaissant les préjudices historiques
  • intégrant l'apprentissage et les changements de politiques contre la discrimination
  • améliorant la représentation et la sécurité en milieu de travail
  • établissant un précédent pour que d'autres organismes d'application de la loi s'attaquent à la violence systémique au moyen d'une responsabilisation publique et d'une réforme inclusive.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux de 2022 a révélé que les employés de la GRC qui s'identifient comme membres des communautés 2ELGBTQI+ continuent de subir du harcèlement et de la discrimination à des taux plus élevés que leurs collègues qui ne s'identifient pas comme 2ELGBTQI+. En réponse à ces résultats et conformément aux recommandations du rapport Au lendemain de la purge (PDF), l'Initiative Espace positif a vu le jour en 2025-2026.

Cette initiative vise à améliorer l'expérience en milieu de travail des employés 2ELGBTQI+ de la GRC en contribuant à un environnement plus sûr, plus inclusif et plus respectueux. Un élément central de l'initiative est la participation d'employés bénévoles formés de la GRC, appelés ambassadrices et ambassadeurs de l'Espace positif, qui peuvent être membres des communautés 2ELGBTQI+ ou alliés. Les ambassadrices et ambassadeurs offrent un soutien confidentiel, sans jugement, agissent comme défenseurs de l'inclusion et du respect, et aident les employés à accéder à des ressources de soutien internes et externes pertinentes.

L'Initiative Espace positif comprend un répertoire des personnes-ressources ambassadrices, une promotion active au moyen des canaux internes et une page Web interne dédiée accessible à tous les employés. Cette page Web regroupe des outils d'apprentissage et des ressources clés, notamment le cours national 2ELGBTQI+ d'Agora, le parcours d'apprentissage 2ELGBTQI+ de l'École de la fonction publique du Canada, le Guide de la GRC pour soutenir les employés transgenres, non binaires et bispirituels, ainsi que des réseaux comme le Réseau de la fierté de la GRC, le Réseau de mentorat TNB2S et le Comité sur l'expression et l'identité de genre du Réseau de la Fierté à la fonction publique. Des ressources supplémentaires en santé mentale et communautaires sont également fournies, de même que des conseils sur le langage inclusif afin de favoriser une communication respectueuse et affirmative. Les ambassadrices et ambassadeurs disposent d'une trousse complète et de documents de référence. Pour assurer l'uniformité et la qualité, les bénévoles doivent suivre la formation de l'École de la fonction publique du Canada, ce qui les qualifie pour agir comme ambassadrices et ambassadeurs et renforce davantage les pratiques inclusives au sein de l'organisation.

L'initiative s'harmonise avec d'autres efforts de la GRC, notamment ceux dirigés par le Secrétariat de l'antiracisme, de l'équité, de la diversité et de l'inclusion, le Réseau de la fierté et les divisions à l'échelle du pays. Ensemble, ces efforts renforcent les valeurs fondamentales de la GRC, soit assumer ses responsabilités, faire preuve de respect, servir avec excellence, démontrer de la compassion et agir avec intégrité.

De plus, la GRC continue de promouvoir la sensibilisation et l'éducation par la commémoration de journées importantes, notamment la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, la Semaine de la fierté à la fonction publique, la Semaine de sensibilisation aux personnes transgenres, les 16 jours d'activisme contre la violence fondée sur le sexe et la Journée du souvenir trans, entre autres. L'organisation présente aussi des exposés et participe à des activités, notamment avec des conférenciers invités, des levers du drapeau de la fierté et des défilés de la fierté communautaires. Ces activités visent toutes à accroître les connaissances, la compréhension, le respect et l'inclusion de toutes les identités intersectionnelles chez les employés.

Enfin, la GRC examine actuellement son Guide pour soutenir les employés deux esprits, transgenres, non binaires et de diverses identités de genre (2ETNBDI), qui vise à améliorer le soutien offert aux employés 2ETNBDI et à mettre en évidence le rôle que jouent tous les employés de la GRC dans la création d'une culture de travail inclusive.

Réponse à l'appel à la justice 9.1

La page Web de l'Initiative Espace positif répond à l'appel à la justice 9.1 en reconnaissant le rôle de la GRC dans l'application de lois et de politiques discriminatoires ciblant les personnes 2ELGBTQI+. Le récit est explicite quant à la participation de la GRC à la purge LGBT menée par le gouvernement fédéral et à la perte de confiance qui en a résulté. En centrant la responsabilisation et l'engagement envers la réforme, la GRC reconnaît que les préjugés historiques et la discrimination systémique façonnent les relations actuelles avec les communautés marginalisées, y compris les personnes autochtones 2ELGBTQI+.

Répercussions principales
  • Crée un registre visible de responsabilisation institutionnelle : Une page Web publique qui nomme la discrimination historique et décrit les réformes rend les engagements de la GRC traçables au fil du temps, ce qui appuie la transparence et permet l'examen externe par les communautés, les partenaires et les organismes de surveillance.
  • Soutient le rétablissement de la confiance par la reconnaissance des préjudices : En documentant le rôle de la GRC dans les pratiques discriminatoires et en nommant les impacts, la page peut réduire le déni institutionnel et signaler aux communautés 2ELGBTQI+, y compris aux personnes autochtones 2ELGBTQI+ touchées par la crise des FFADA2E+, que les préjudices sont reconnus plutôt que minimisés.
  • Établit une base pour un apprentissage interne et un changement de culture cohérents : Le regroupement de la formation, des mises à jour de politiques et des initiatives en milieu de travail dans un même espace renforce les attentes communes en matière de conduite respectueuse et de prestation de services, et donne aux employés un point de référence clair sur ce que l'organisation affirme changer.
Détails sur le financement

La mise en œuvre de l'Initiative Espace positif s'harmonise avec les valeurs fondamentales de la GRC et constitue un exemple de l'engagement de l'organisation à assurer une culture de travail saine, inclusive et digne de confiance pour les employés de la GRC. Le Bureau de la dirigeante principale des ressources humaines n'a pas reçu de financement pour cette initiative, puisqu'elle fait partie de ses responsabilités dans le cadre de ses programmes visant à faire progresser les politiques, stratégies et programmes d'antiracisme, d'équité, de diversité et d'inclusion.

Stratégie d'apprentissage interculturel - Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Alors qu'il reste moins d'un an au financement de la Stratégie d'apprentissage interculturel (SAI) et que la capacité interne est limitée, les Services nationaux d'apprentissage (SNA) de la GRC ont réorienté leurs efforts, passant de la planification de consultations externes supplémentaires à la mise en œuvre d'un plan d'action plus ciblé. Les Services nationaux d'apprentissage tireront parti des commentaires et des contributions pertinents recueillis lors de consultations antérieures et procéderont à une mobilisation externe plus ciblée, au besoin (par exemple au moyen de partenariats et de commentaires communautaires pendant l'élaboration ou l'examen de produits et d'initiatives d'apprentissage pertinents). Cette transition permet de se concentrer davantage sur l'obtention de résultats immédiats dans le cadre de la Stratégie d'apprentissage interculturel, à partir des résultats des vastes consultations internes et de l'analyse environnementale externe déjà réalisées.

Cours Uniting Against Racism

Le cours Uniting Against Racism est obligatoire pour tout le personnel de la GRC et répond aux appels à la justice ainsi qu'aux appels au Miskotahâ. Ce cours a été élaboré en consultation avec des intervenants internes et externes afin d'accroître la connaissance des réalités du racisme au Canada et de développer les compétences interculturelles nécessaires pour travailler avec les communautés autochtones et racisées. Le cours encourage un engagement durable envers l'antiracisme et l'alliéship. Il est actuellement en cours d'examen et devrait être mis à jour en 2026.

  • Au 31 mars 2026, 90,9 % du personnel de la GRC avait suivi cette formation.
Cours sur la sensibilisation culturelle et l'humilité

En plus du cours Uniting Against Racism, le cours de la GRC sur la sensibilisation culturelle et l'humilité est obligatoire pour tout le personnel et répond aux appels à la justice ainsi qu'aux appels au Miskotahâ. Ce cours a été élaboré en consultation avec des intervenants internes et externes afin d'accroître la conscience de soi à l'égard des préjugés personnels et de développer les compétences interculturelles nécessaires pour travailler avec les communautés autochtones et racisées. Il souligne les avantages d'un apprentissage continu au sujet des diverses cultures, valeurs et croyances.

  • Au 31 mars 2026, 93,9 % du personnel de la GRC avait suivi cette formation.
Formation sur les crimes et incidents haineux destinée aux policières et policiers de première ligne

La formation sur les crimes et incidents haineux destinée aux policières et policiers de première ligne au Canada est offerte à tous les services de police compétents au Canada par l'entremise du Réseau canadien du savoir policier et est accessible au moyen du système de gestion de l'apprentissage de la GRC. Cette formation est actuellement révisée à la lumière des commentaires reçus lors du Forum sur la formation et l'éducation relatives à la lutte contre les crimes motivés par la haine du Collège canadien de police, tenu en mars 2025. Une prestation pilote nationale est prévue en 2026 afin de peaufiner le contenu et d'y intégrer des études de cas réelles, de la jurisprudence et des activités d'apprentissage.

Cours Cultivating Equitable and Unbiased Policing

Le cours Cultivating Equitable and Unbiased Policing vise à approfondir la compréhension qu'ont les policières et policiers de l'équité et de l'impartialité, particulièrement dans leurs interactions avec les communautés racisées et marginalisées. Cette formation intègre des stratégies de réduction des préjugés et des concepts de justice procédurale afin d'améliorer la légitimité policière et la confiance des communautés. En intégrant les perspectives de communautés autochtones et d'organisations axées sur l'équité, ce cours a été conçu stratégiquement pour renforcer la sensibilisation culturelle et le respect. Il comprend des applications fondées sur des scénarios qui permettent aux policières et policiers d'appliquer des stratégies de réduction des préjugés dans des situations policières réelles. En 2026-2027, la GRC élargira le cours à l'échelle nationale et le rendra accessible à toutes les employés de la GRC.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Cours Reconnaître le contrôle coercitif et y répondre

Des travaux sont en cours pour concevoir et élaborer un nouveau cours national sur le contrôle coercitif. Ce cours vise à doter les membres réguliers des connaissances, des compétences et des outils nécessaires pour reconnaître les incidents de contrôle coercitif, enquêter à leur sujet et y répondre de façon appropriée, tout en appliquant des principes centrés sur la victime et tenant compte des traumatismes afin de mieux renforcer la sécurité des victimes. Une prestation pilote est prévue en 2026.

Réponse à l'appel à la justice 9.1

Cette initiative répond à l'appel à la justice 9.1 en renforçant les connaissances et les capacités du personnel afin qu'il comprenne le racisme et ses racines, et qu'il devienne de meilleurs alliés et défenseurs des peuples autochtones et de leurs communautés. En intégrant l'apprentissage antiraciste au cadre de perfectionnement professionnel de la GRC, cette initiative contribue à une culture policière plus informée et responsable, capable de répondre aux besoins des communautés autochtones. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de la façon dont ce programme renforce la capacité de la GRC à interagir avec les peuples autochtones de manière respectueuse, éclairée et culturellement sécuritaire.

Détails sur le financement

Le budget de 2021 a affecté 75 millions de dollars à la GRC pour la lutte contre le racisme systémique, dont une partie a été consacrée à l'élaboration et à la prestation du Programme d'apprentissage interculturel et de sa série de produits de formation.

En 2025-2026, un total de 909 710 $ provenant du financement visant à lutter contre le racisme systémique a été utilisé; 531 153 $ ont servi à couvrir les salaires et 378 557 $ les dépenses de fonctionnement et d'entretien (F et E).

De plus, un total de 248 186 $ provenant du financement consacré à la lutte contre les crimes haineux a été utilisé; 170 794 $ ont servi à couvrir les salaires et 77 392 $ les dépenses de F et E.

En dehors de ce financement d'initiative, et à l'appui de la formation antiraciste, 50 000 $ ont été fournis par les Services de police contractuels et autochtones pour couvrir les coûts de prestation du cours liés aux déplacements des employés de la GRC participant à l'atelier animé sur l'expérience des Canadiennes et Canadiens d'ascendance africaine.

Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada

Aperçu de l'initiative

La Stratégie en matière de justice autochtone (la Stratégie) a été publiée le 10 mars 2025. Elle comprend trois chapitres fondés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui énoncent des principes et des priorités propres à chaque distinction afin de faire progresser l'autodétermination et la revitalisation des lois et des ordres juridiques autochtones.

La Stratégie présente une vision et établit des mesures prioritaires pour orienter la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.

Justice Canada adopte une approche progressive de mise en œuvre, y compris des discussions ciblées aux tables de collaboration existantes axées sur la justice avec des partenaires autochtones, des provinces pour élaborer des plans de mise en œuvre régionaux pour les Premières Nations en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi que des partenaires inuits par l'intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne.

Il est entendu que d'autres investissements seront nécessaires pour soutenir la mise en œuvre complète de la Stratégie.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur les distinctions établissent une vision et des domaines prioritaires pour les travaux à venir du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.

Au cours des deux prochaines années, Justice Canada adoptera une approche progressive pour la mise en œuvre initiale de la Stratégie, en utilisant les tables et les processus trilatéraux existants axés sur la justice avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. L'objectif des travaux à ces tables sera de faire progresser les plans régionaux de mise en œuvre de l'établissement des priorités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi qu'avec les partenaires inuits par l'entremise du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.

Réponse aux appels à la justice 9.1

La création de la Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 9.1 en reconnaissant clairement que la relation entre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones et le système de justice a longtemps été façonnée par des pratiques coloniales, la discrimination raciale et de profondes divisions culturelles et sociétales. Cette reconnaissance est fondamentale pour la Stratégie et affirme que passer ces vérités sous silence reviendrait à nier la relation fracturée et préjudiciable qui a marqué de nombreuses expériences autochtones avec les institutions de justice.

La coélaboration, qui a accordé la priorité à une mobilisation inclusive et fondée sur les distinctions, a donné lieu à une Stratégie qui vise à refléter toute la diversité des expériences autochtones. Les partenariats avec les organisations des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi que les consultations ciblées avec des femmes autochtones, des jeunes, des Aînés, des personnes en situation de handicap, des personnes 2ELGBTQI+ et des personnes ayant une expérience vécue du système de justice, permettent à cette reconnaissance d'orienter l'ensemble de la Stratégie.

Ces mobilisations ont éclairé la détermination des principales priorités et mesures de la Stratégie, ce qui signifie que les personnes les plus directement touchées par la discrimination systémique orientent l'élaboration des réformes de la justice. Cette approche reflète un engagement envers l'équité, la représentation et le leadership communautaire dans l'élaboration des politiques et services de justice futurs.

Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de l'approche de mobilisation inclusive de la Stratégie en matière de justice autochtone, qui veille à ce que les réformes du système de justice soient éclairées par un large éventail de voix autochtones. En intégrant les perspectives des personnes les plus touchées par la violence coloniale et systémique, la Stratégie favorise l'élaboration de politiques et de programmes qui reflètent les réalités vécues et qui appuient la création de réponses de justice culturellement pertinentes et accessibles. Ces efforts contribuent à un système de justice plus réceptif et plus équitable, qui respecte les droits et la sécurité des femmes, des filles, des personnes 2ELGBTQI+ autochtones et de leurs communautés.

Répercussions principales
  • Sécurité et protection :
    • Fait progresser des mesures qui répondent aux constatations du rapport final selon lesquelles de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones n'ont pas été adéquatement protégées par les systèmes de justice existants
    • Vise à élargir l'accès à des mesures de soutien culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes qui favorisent la sécurité, la guérison et des voies significatives vers la justice
  • Changement systémique et surreprésentation :
    • S'attaque aux facteurs structurels cernés dans le rapport final sur les FFADA qui contribuent à la surreprésentation persistante des Autochtones dans le système de justice
    • Fait progresser des réformes visant à améliorer l'équité des processus policiers et judiciaires et à accroître l'accès à des solutions de rechange dirigées par les communautés qui réduisent la récidive
  • Lois autochtones et autonomie communautaire :
    • Soutient la revitalisation et l'application des lois et des traditions juridiques autochtones en harmonie directe avec l'accent mis dans le rapport final sur les FFADA sur les visions du monde autochtones et le droit naturel dans les réponses de justice
    • Permet l'élaboration d'initiatives de justice communautaires qui redonnent le pouvoir décisionnel aux Nations autochtones
  • Gouvernance inclusive et informée par les survivantes :
    • Fait en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones contribuent activement à l'élaboration des programmes et à la prise de décisions
    • Souligne que les structures doivent refléter les expériences vécues et les priorités des personnes les plus touchées par la violence et les obstacles systémiques
  • Responsabilisation et transparence à long terme :
    • Établit des priorités et des indicateurs communs qui reflètent l'attente du rapport final sur les FFADA en matière de responsabilisation claire
    • Soutient une mobilisation continue avec les titulaires de droits, les survivantes et les communautés afin que les progrès soient surveillés, maintenus et adaptés aux besoins changeants
Détails sur le financement

Le gouvernement investit 25,1 millions de dollars sur trois ans (de 2024-2025 à 2026-2027) pour appuyer la mise en œuvre progressive.

Le financement a soutenu la participation à des tables et à des processus tripartites axés sur l'élaboration de plans de mise en œuvre régionaux pour la SJA, ainsi qu'un soutien aux communautés autochtones pour élaborer des approches pratiques pour faire respecter les lois autochtones locales.

Voie de réconciliation de la Gendarmerie royale du Canada : Renforcer la confiance envers la GRC – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

« Voie de réconciliation de la Gendarmerie royale du Canada : Renforcer la confiance envers la GRC (2019-2020) » a été le premier rapport de réconciliation de portée organisationnelle de la GRC. Il reconnaissait publiquement le rôle historique de la GRC dans la colonisation et résumait les mesures en cours avec et pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis. Une évaluation des mesures de réconciliation de la GRC menée en 2021 a recommandé l'élaboration d'une stratégie nationale afin de créer un cadre permettant d'harmoniser les efforts de réconciliation de l'organisation, notamment par l'élaboration et la mise en œuvre de stratégies et d'outils nationaux visant à renforcer la planification et la production de rapports sur la réconciliation. Cette recommandation a mené à l'élaboration de la Voie nationale de la GRC (stratégie de réconciliation).

Fondée sur le principe « Rien à propos de nous sans nous », la Voie nationale de la GRC a été élaborée conjointement dans le cadre d'un partenariat entre la GRC (administration centrale nationale, divisions et détachements partout au Canada) et des représentants des peuples autochtones au Canada. Elle vise à présenter une vision prospective en harmonisant et en priorisant les engagements, les mesures et les responsabilités de la GRC en matière de réconciliation, tout en tenant compte des approches divisionnaires adaptées aux besoins de chacune des communautés autochtones servies par la GRC, ainsi que des pratiques exemplaires nationales et internationales. La réconciliation est un cheminement partagé et ne comporte pas de point final. Les travaux se poursuivent afin de finaliser la Voie en vue de sa mise en œuvre nationale. Entre-temps, la GRC continue de mobiliser les partenaires et de prioriser une approche de réconciliation guidée par les communautés.

Le plan stratégique 2024-2027 de la GRC souligne que le renouvellement de l'engagement envers la réconciliation est une priorité organisationnelle et que la mobilisation auprès des Premières Nations, des Inuit et des Métis contribuera à façonner les politiques, pratiques et procédures à venir, ce qui est essentiel à l'établissement de relations fondées sur la confiance. La GRC reconnaît que les gestes de réconciliation peuvent prendre de nombreuses formes, tant à l'échelle communautaire qu'à l'échelle nationale. Les employés et les détachements sont encouragés à mettre en œuvre des initiatives de réconciliation qui ont du sens pour eux et pour les communautés locales.

La GRC compte plus de 647 détachements partout au Canada et fournit des services de police culturellement adaptés à près de 550 communautés autochtones : 450 Premières Nations, 40 communautés inuit et 58 communautés métisses, dans le cadre d'ententes sur les services de police provinciaux et territoriaux, ce qui comprend certaines communautés des Premières Nations et inuit visées par une entente communautaire tripartite dans le cadre du Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit de Sécurité publique Canada. Partout au Canada, la GRC travaille en partenariat avec des organisations et gouvernements des Premières Nations, inuit et métis à l'échelle nationale, régionale et locale afin d'assurer l'utilisation d'une approche fondée sur les distinctions et adaptée aux réalités locales pour répondre aux besoins des communautés desservies par la GRC. La mobilisation varie selon chaque communauté ou organisation autochtone et est généralement guidée par leurs priorités établies et leurs échéanciers préférés.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

SPA-N continue d'appuyer l'élaboration de l'Outil de sensibilisation et de mobilisation communautaires autochtones de la GRC, un mécanisme de suivi permettant de consigner les interactions non opérationnelles et non liées aux enquêtes avec les communautés autochtones. Déployé dans le cadre d'une phase pilote en janvier 2025, puis dans le cadre d'un déploiement national complet en cours depuis l'automne 2025, l'outil soutient la collecte simplifiée de données et la production de rapports sur les activités de sensibilisation et de mobilisation auprès des communautés autochtones dans l'ensemble de l'organisation. Il permettra d'établir une base nationale de données qualitatives et quantitatives utilisée pour rendre compte, tant à l'interne qu'à l'externe, des activités de sensibilisation et de mobilisation communautaires menées dans l'ensemble de la GRC, y compris celles qui appuient l'avancement de la réconciliation.

De plus, des échanges réguliers se poursuivent entre SPA-N à l'administration centrale nationale et les unités divisionnaires des Services de police autochtones afin d'offrir du soutien au besoin, de fournir des mises à jour sur les initiatives nationales, de veiller à ce que les besoins propres à chaque division soient compris et de discuter des mises à jour des stratégies divisionnaires de réconciliation.

Réponse à l'appel à la justice 9.1

La Voie nationale de la GRC (stratégie de réconciliation) répond à l'appel à la justice 9.1 et a commencé par une reconnaissance publique des préjudices, tout en s'engageant à un changement à l'échelle de l'organisation. L'évaluation interne reconnaît explicitement que les « appels visant les services de police » (appels à la justice 9.1 à 9.11) relèvent du mandat de la GRC. Grâce aux efforts continus de réconciliation de la GRC, qui comprennent des stratégies divisionnaires élaborées conjointement, une mobilisation continue avec les communautés des Premières Nations, Inuit et Métisses, et une prestation de services culturellement adaptée, le plan stratégique lie la réconciliation aux changements de politiques et de pratiques ainsi qu'à la mobilisation autochtone. De plus, l'organisation a également introduit différentes initiatives et outils, notamment des consultations sur l'apprentissage interculturel, l'élargissement de la justice réparatrice, le déploiement de caméras d'intervention et la production de rapports publics visant à renforcer la transparence et la confiance.

Répercussions principales
  • Amélioration et renforcement des relations fondées sur la confiance et de la responsabilisation en matière de réconciliation
  • Prestation de services de police professionnels, spécialisés et adaptés aux besoins et aux cultures des Premières Nations, des Inuit et des Métis
  • Création d'un milieu de travail culturellement sensible, mobilisé, sûr et informé qui appuie les candidates et candidats ainsi que les employés autochtones, et qui permet à l'ensemble des employés de la GRC de travailler à partir d'une posture de sensibilisation culturelle et d'humilité
  • Soutien au recrutement, au maintien en poste et à l'avancement des employés et membres des Premières Nations, Inuit et Métis
Détails sur le financement

Il n'y a actuellement aucun financement dédié et ce travail est financé sur une base continue par les budgets opérationnels existants.

9.2 : Nous demandons à tous les acteurs du système de justice, y compris les services de police, de bâtir des relations de travail respectueuses avec les peuples autochtones qu'ils servent en apprenant à les connaître, à les comprendre et à les respecter.

Les initiatives et les mesures devraient inclure les suivantes, sans toutefois s'y limiter :

  1. Examiner et revoir toutes les politiques, pratiques et procédures pour faire en sorte que les services fournis sont adaptés à la culture et qu'ils ne traduisent pas de préjugés ou de racisme à l'égard des peuples autochtones, y compris les victimes et les survivantes de la violence;
  2. Appeler à la mobilisation et établir des partenariats avec les personnes, les communautés et les dirigeants autochtones, y compris les femmes, les Aînés, les jeunes et les personnes 2ELGBTQQIA des territoires qu'ils desservent et qui résident dans un lieu sous la compétence d'un service de police;
  3. Assurer une représentation autochtone adéquate au sein des conseils administratifs des services de police et des autorités chargées de la surveillance, y compris en assurant la présence de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQQIA autochtones;
  4. Entreprendre de former et de sensibiliser tous les employés et agents de police afin qu'ils comprennent et mettent en œuvre des pratiques adaptées à la culture et qui tiennent compte des traumatismes, en particulier lorsqu'ils font affaire avec les familles de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQQIA autochtones disparues ou assassinées.

Initiatives

Analyse comparative entre les sexes Plus (ACS Plus) et ateliers – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Conformément au cadre du gouvernement du Canada, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) s'engage à appliquer l'ACS Plus afin d'améliorer ses opérations, son administration, ses politiques, ses programmes et ses services en déterminant, en prévenant et en éliminant les obstacles à l'égalité. Cette approche contribue également à éviter les répercussions négatives sur les employés et les communautés servies par la GRC. L'ACS Plus est une compétence importante pour favoriser un milieu de travail plus diversifié et inclusif, et pour mieux comprendre les besoins variés des communautés et y répondre.

L'application de l'ACS Plus soutient la réforme de la GRC et s'harmonise avec ses valeurs fondamentales.

L'Énoncé de politique relatif à l'ACS Plus de la GRC précise les attentes envers les employés de la GRC quant à l'application de l'ACS Plus, notamment :

  • remettre en question les hypothèses et réfléchir à ses propres biais;
  • s'informer sur les besoins et les expériences de divers groupes de personnes à l'intérieur et à l'extérieur de l'organisation, notamment en mobilisant des personnes ayant une expérience vécue;
  • tenir compte des répercussions sociales, économiques et culturelles plus larges de leur travail; et
  • utiliser des données désagrégées et des recherches pour mesurer les répercussions de leur travail sur divers groupes de personnes et pour soutenir la prise de décisions fondée sur des données probantes.

L'application efficace de l'ACS Plus est une responsabilité partagée par tous les employés de la GRC. Le Centre d'expertise de la GRC en matière d'ACS Plus met les employés en relation avec des ressources et dirige un réseau interne d'ACS Plus, ce qui contribue à accroître la capacité des employés à appliquer l'ACS Plus.

L'analyse comparative entre les sexes Plus en action à la GRC

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

La mise en œuvre de l'ACS Plus a continué d'être intégrée à la GRC dans l'ensemble de ses opérations, de son administration, de ses politiques, de ses programmes et de ses services.

Réponse à l'appel à la justice 9.2

L'application de l'ACS Plus par la GRC répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 1 en renforçant la capacité des employés à déterminer, prévenir et éliminer les obstacles à l'égalité, ainsi qu'à réduire le risque de biais ou de discrimination dans les politiques, programmes et pratiques opérationnelles de la GRC. Grâce à l'énoncé de politique de la GRC sur l'ACS Plus et au renforcement continu des capacités internes (y compris la formation, le soutien consultatif et le partage de ressources), l'initiative appuie l'examen et l'amélioration continus des procédures afin de mieux refléter les besoins et les expériences des diverses communautés servies par la GRC, notamment les femmes et les filles autochtones et les personnes 2ELGBTQIA+. En exigeant des employés qu'ils remettent en question leurs hypothèses, qu'ils réfléchissent à leurs biais personnels et qu'ils tiennent compte des répercussions sociales, économiques et culturelles plus larges, l'ACS Plus contribue à intégrer des approches culturellement appropriées et axées sur l'équité dans la prestation des services et la prise de décisions organisationnelles. L'utilisation de données désagrégées et de recherches, lorsque possible, appuie en outre des ajustements fondés sur des données probantes visant à réduire les préjudices involontaires et à améliorer les résultats pour les familles, les survivantes et les survivants, ainsi que les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+.

Répercussions principales
  • Réduction des préjudices liés aux biais dans la prise de décisions et la prestation des services de la GRC : Renforce la capacité du personnel à cerner et à atténuer les obstacles à l'égalité. Soutient des politiques, des programmes et des pratiques opérationnelles plus équitables pour les communautés servies par la GRC
  • Amélioration de la qualité de la mobilisation auprès de diverses communautés : Encourage les employés à remettre en question leurs hypothèses, à réfléchir à leurs biais personnels et à apprendre de l'expérience vécue. Cela favorise des interactions plus respectueuses avec les familles, les survivantes et les survivants autochtones, ainsi qu'avec les communautés touchées par la crise des FFADA2E+
  • Renforcement des ajustements aux politiques et aux programmes fondés sur des données probantes : Favorise l'utilisation de données désagrégées et de recherches pour mesurer les répercussions différenciées et éclairer les changements. Cela contribue à réduire les répercussions négatives involontaires sur les femmes et les filles autochtones et les personnes 2ELGBTQIA+
  • Soutien à la réforme de la GRC : Développe une compétence organisationnelle en matière d'analyse intersectionnelle. Cela renforce la Stratégie d'équité, de diversité et d'inclusion de la GRC et son Énoncé de politique relatif à l'ACS Plus. Cela contribue aussi à une prise en compte plus uniforme des impacts différenciés dans l'ensemble des secteurs d'activité
  • Amélioration des conditions d'inclusion et de maintien en poste en milieu de travail : Aide à cerner les obstacles et les risques dans l'administration et les pratiques en milieu de travail de la GRC. Cela contribue à créer un environnement plus inclusif pour les employés issus de groupes sous-représentés
Détails sur le financement

Les coûts de mise en œuvre sont couverts par l'entremise des allocations internes, dans le cadre des pratiques opérationnelles continus.

Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés (CNPDRN, le Centre), administré par la GRC, sert d'organisme national de coordination pour les enquêtes sur les personnes disparues et les restes non identifiés. Le CNPDRN fournit un soutien spécialisé aux enquêtes et des services centralisés aux organismes d'application de la loi, aux coroners et aux médecins légistes partout au Canada.

Ses responsabilités principales comprennent la gestion du Programme national d'ADN pour les personnes disparues, du site public Disparus-Canada et de la base de données nationale sur les enfants et personnes disparus et les restes non identifiés. Le Centre élabore et offre également des orientations sur les pratiques exemplaires, de la formation en ligne et des activités de mobilisation communautaire afin de renforcer l'uniformité des pratiques d'enquête dans l'ensemble du pays.

Le CNPDRN pilote également un processus de discussion de soutien au retour des personnes disparues (MP RSD) tenant compte des traumatismes, afin de mieux comprendre pourquoi des personnes disparaissent et de renforcer la prestation de services après leur retour. L'élaboration et la formation liées au MP RSD ont été éclairées par des consultations avec des spécialistes autochtones, des communautés et les Services de police contractuels et autochtones.

Le CNPDRN appuie aussi des initiatives ciblées de la GRC et y contribue, comme la campagne annuelle sur les médias sociaux portant sur les FFADA2E+. Ces activités reposent sur l'engagement avec les communautés autochtones et visent à accroître la visibilité des dossiers non résolus de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le CNPDRN a coanimé le Symposium à l'intention des enquêteurs sur les personnes disparues et les restes non identifiés afin de réunir des enquêteurs spécialisés dans les personnes disparues et des spécialistes du domaine de partout au pays pour travailler ensemble en collaboration, renforcer les compétences d'enquête et échanger des pratiques exemplaires. Le symposium visait à cerner des technologies, des approches et des stratégies novatrices et efficaces pour la recherche, l'enquête, l'identification, la récupération et la réunification des personnes disparues. Il a également examiné la nature complexe et multidimensionnelle des dossiers de personnes disparues ainsi que les besoins particuliers de divers groupes de population vulnérables et à risque, notamment les personnes 2ELGBTQI+, les personnes autochtones et d'autres groupes.

Dans le cadre du financement lié aux séquelles des pensionnats, des postes désignés au sein du CNPDRN ont poursuivi les activités de sensibilisation auprès des communautés autochtones et des partenaires de l'application de la loi. La prestation de ces services spécialisés appuie le travail avec les partenaires autochtones et met l'accent sur les besoins des communautés.

Réponse à l'appel à la justice 9.2

Le CNPDRN répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 1 en examinant le système de base de données sur les personnes disparues et les restes non identifiés afin de raffiner les données existantes relatives aux entrées concernant des personnes autochtones. L'examen a permis de renseigner l'attribut relatif au groupe autochtone lorsque d'autres éléments probants dans les données permettaient d'identifier un groupe précis. Le CNPDRN a modifié ses pratiques afin d'encourager la saisie du groupe autochtone lorsqu'une personne est indiquée comme Autochtone. Cela contribue efficacement à l'amélioration de la qualité des données fondées sur la race et de la collecte de renseignements démographiques concernant la population autochtone.

Répercussions principales
  • Amélioration de la cohérence nationale : promeut des pratiques normalisées et la collecte centralisée de données dans l'ensemble des administrations pour les personnes disparues et les restes non identifiés
  • Soutien à l'engagement dirigé par les Autochtones : intègre les perspectives autochtones dans la formation et la conception des services grâce à des consultations ciblées et à des activités de sensibilisation culturellement pertinentes
  • Visibilité publique accrue : sensibilise le public aux dossiers non résolus liés aux FFADA2E+ au moyen de la plateforme Disparus-Canada et des campagnes de sensibilisation annuelles
  • Mise à l'essai d'innovations tenant compte des traumatismes : élabore et teste de nouveaux mécanismes, comme le MP RSD, afin d'améliorer les résultats d'enquête et les soutiens après le retour d'une personne
Détails sur le financement

Dans le cadre du Cadre fédéral visant à répondre aux séquelles continues des pensionnats indiens, la GRC a reçu 5,1 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2022-2023.

Enquête systémique sur le Groupe d'intervention communautaire-industrie de la GRC en Colombie-Britannique – Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC

Aperçu de l'initiative

La Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP) mène une enquête systémique sur la gouvernance, la structure et les opérations du Groupe d'intervention communautaire-industrie (C-IRG) de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique. Créé en 2017, le C-IRG est une unité spécialisée chargée d'assurer une intervention coordonnée lors d'événements d'ordre public liés à de grands projets industriels fondés sur les ressources en Colombie-Britannique. Depuis le 1er janvier 2024, la GRC a renommé le C-IRG l'Unité d'intervention critique – Colombie-Britannique (CRU-BC).

Depuis 2017, la CCETP a reçu 573 plaintes du public concernant les opérations d'application de la loi du C-IRG.

L'enquête vise à déterminer si les politiques, procédures, lignes directrices et formations du C-IRG sont adéquates, appropriées, suffisantes et claires. Elle comprend aussi un examen complet des dossiers afin d'évaluer si les activités et opérations du C-IRG sont menées conformément aux normes juridiques, aux exigences stratégiques et aux pratiques exemplaires, et dans quelle mesure elles le sont.

La tenue d'une enquête systémique permet à la CCETP :

  • d'examiner de façon stratégique les programmes, activités et opérations de la GRC sur plusieurs années afin de cerner les lacunes et les problèmes systémiques
  • de formuler des recommandations pour améliorer la GRC
  • de tenir la GRC responsable en rendant publics le rapport et la réponse de la GRC
  • d'assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations antérieures afin de veiller à leur mise en œuvre significative
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, la CCETP a terminé son examen des documents fournis par la GRC et a mené les dernières entrevues avec des membres de la GRC et des secteurs de programme. La CCETP poursuit la rédaction de son rapport final, qui présentera les constatations et les recommandations découlant de l'enquête systémique.

Réponse à l'appel à la justice 9.2

Cette initiative répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 1 en entreprenant un examen complet du C-IRG de la GRC en Colombie-Britannique, y compris sa gouvernance, sa structure et ses opérations. Lorsque cela est approprié, l'enquête systémique déterminera également dans quelle mesure les opérations et les actions du C-IRG respectent, reflètent, prennent en compte ou sont conformes aux normes et aux attentes établies par le projet de loi C-15, Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, par la Declaration on the Rights of Indigenous Peoples Act de la Colombie-Britannique et par les appels à la justice de l'Enquête nationale sur les femmes, les filles, et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones disparues et assassinées (FFADA2E+).

Cette initiative répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 2 en accordant la priorité à la mobilisation des Autochtones au moyen d'un processus de recueil et de partage de la vérité fondé sur les distinctions et dirigé par les Autochtones. Menée en partenariat avec un cabinet d'avocats appartenant à des Autochtones, cette approche mobilise les personnes et les communautés touchées par le Groupe d'intervention communautaire-industrie de la GRC d'une manière qui tient compte des traumatismes, qui est culturellement ancrée et qui respecte les traditions juridiques autochtones.

Répercussions principales
  • Renforcement de la responsabilisation policière : tenir la GRC responsable en rendant publics le rapport et la réponse de la GRC
  • Réforme systémique : cerner les lacunes et les problèmes systémiques et formuler des recommandations pour améliorer la GRC. Les constatations pourraient entraîner des changements aux politiques, à la formation, aux lignes directrices et aux procédures de la GRC afin de les harmoniser avec les normes juridiques et les pratiques exemplaires
  • Confiance du public : un examen approfondi et indépendant du C-IRG peut contribuer à rétablir la confiance des communautés autochtones envers les mécanismes de surveillance des services policiers
  • Centrage des voix autochtones : le processus de recueil et de partage de la vérité veille à ce que les expériences vécues des peuples autochtones orientent directement l'enquête
  • Approche et mobilisation fondées sur les distinctions : la CCETP a accordé la priorité à une approche fondée sur les distinctions et a retenu les services d'un cabinet d'avocats appartenant à des Autochtones pour mener un processus de recueil et de partage de la vérité et produire un rapport « Ce que nous avons entendu », donnant aux personnes participantes l'occasion de raconter leurs expériences selon leurs propres modalités, d'une manière décoloniale et autochtonisée
  • Recommandations éclairées : dans la mesure du possible, les perspectives autochtones éclaireront les recommandations de l'enquête afin que ses résultats soient pertinents, significatifs et réalisables
Détails sur le financement

Cette initiative est financée à l'interne par la CCETP.

Formation de sensibilisation aux réalités autochtones – Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC

Aperçu de l'initiative

La Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP) a continué d'inclure la formation de sensibilisation aux réalités autochtones dans les ententes de rendement du personnel de la CCETP. Cette formation vise à améliorer la compréhension, par le personnel de la CCETP, des histoires, des cultures et des réalités contemporaines des Autochtones, et à assurer une prestation de services culturellement appropriée et respectueuse aux peuples autochtones. Comme moyen d'assurer un changement systémique transformationnel au fil du temps, la formation est obligatoire et a été intégrée aux ententes de rendement de tous les employés.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

La CCETP a continué d'offrir au personnel de la formation et de l'éducation sur la sensibilisation aux réalités autochtones. Au cours de l'exercice 2025-2026, les employés ont participé à diverses activités, notamment une visite éducative à pied du centre-ville d'Ottawa avec Indigenous Walks Ottawa, une démonstration sur les chevaux spirituels ojibwés à la ferme Mādahòkì et des cours de formation offerts par l'École de la fonction publique du Canada.

De plus, la CCETP a lancé une Série de conférences sur les relations avec les Autochtones, mettant en vedette des conférenciers sur divers enjeux liés aux Autochtones. La série de conférences a permis de tenir deux événements au cours de cet exercice, avec des présentations sur la « Mise en œuvre de la Loi sur les langues autochtones au sein de la GRC » et « Reconnaître la Journée des vétérans autochtones ». Les deux séances ont connu une forte participation du personnel de la CCETP.

Réponse à l'appel à la justice 9.2

La formation répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 4 en offrant à tous les employés de la CCETP une formation et une éducation obligatoires et continues sur les réalités autochtones. En participant à cette formation, les employés de la CCETP sont mieux outillés pour comprendre les histoires et les enjeux contemporains autochtones d'une manière qui soutient des interactions culturellement sécuritaires et des engagements respectueux avec les clients et les communautés autochtones. En offrant une formation et une éducation obligatoires et continues sur les réalités autochtones, la CCETP veille à ce que son personnel connaisse les histoires et les réalités vécues par les peuples autochtones.

Répercussions principales
  • Renforcement de la compétence culturelle : le personnel de la CCETP développe une compréhension plus approfondie des histoires et des cultures autochtones. La formation veille à ce que le personnel de la CCETP interagisse avec les peuples autochtones de façons culturellement appropriées
  • Engagement institutionnel envers la réconciliation : l'intégration de la formation aux ententes de rendement témoigne d'un engagement organisationnel continu envers la réconciliation et le changement systémique
Détails sur le financement

Cette initiative est financée à l'interne par la CCETP.

Gendarmerie royale du Canada – Programme de liaison avec la communauté métisse – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme de liaison avec la communauté métisse (LCM), administré par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), finance quatre postes équivalents temps plein (ETP) qui visent à soutenir, à établir et à renforcer des relations de travail respectueuses avec les dirigeants et les communautés métisses en reconnaissant et en protégeant les coutumes et les traditions des Métis au Canada.

Les LCM exercent un large éventail de tâches et d'activités spécifiques, qui varient en fonction des besoins et des intérêts des communautés qu'ils servent. Les LCM travaillent en partenariat avec les dirigeants et les communautés métisses pour cerner les besoins particuliers et y répondre. Les activités comprennent la mobilisation communautaire, le réseautage, la promotion des programmes de justice réparatrice des Métis, la communication sur les incidents graves impliquant des communautés ou des individus métis et la promotion du programme de prévention du crime et d'autonomisation des jeunes. Les LCM offrent une formation sur la culture, l'histoire et les droits des Métis au personnel de la GRC. Ces postes créent des postes de mobilisation permanents, fondés sur les distinctions, qui relient les communautés métisses au processus décisionnel de la GRC.

Sensibilisation communautaire et maintien des relations : Les LCM assistent à des réunions provinciales, territoriales, régionales et locales d'organisations métisses. Les interactions avec les membres et les représentants de la communauté métisse sont axées sur l'établissement de la confiance, du respect mutuel et du travail en partenariat. Cela a permis d'améliorer la prestation de services aux communautés métisses et d'accroître le sentiment de sécurité des membres de la communauté et la volonté de travailler ensemble. Les LCM offrent des programmes de prévention et de réduction du crime dans les communautés et en partenariat avec des groupes métis : les LCM participent à des programmes de prévention en milieu scolaire et à des présentations sur la toxicomanie et l'intimidation. Les LCM offrent des programmes de sécurité communautaire et des présentations sur des sujets tels que la violence conjugale, la violence conjugale, la sécurité des femmes, la prévention du suicide et la sécurité routière.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Les engagements de la GRC comprennent certains des gouvernements métis suivants, mais aussi des engagements locaux dans le cadre des engagements nationaux et locaux avec les Métis :

  • Gouvernement Métis d'Otipemisiwak (OMG, anciennement MNA) ;
  • Nation métisse de la Saskatchewan (MNS) ;
  • Fédération des Métis du Manitoba (FMM) ; et
  • Nation métisse de la Colombie-Britannique.
Réponse à l'appel à la justice 9.2

Le programme LCM de la GRC répond à l'appel à la justice 9.2, car les postes sont consacrés au soutien, à l'établissement et au renforcement de relations de travail respectueuses avec les dirigeants et les communautés métisses en reconnaissant l'histoire et en protégeant les coutumes et les traditions des Métis au Canada. Le LCM entreprend des activités telles que la mobilisation communautaire, le réseautage, la promotion des programmes de justice réparatrice métisse, la communication sur les incidents graves impliquant des communautés ou des individus métis et la promotion des programmes de prévention du crime et d'autonomisation des jeunes.

Répercussions principales
  • Améliore la mobilisation et la communication propres aux Métis avec les services de police : Les postes LCM fournissent des points de contact cohérents et désignés qui renforcent la communication quotidienne entre les dirigeants métis, les communautés et la GRC. Cela comprend la sensibilisation communautaire et le maintien des relations en participant aux réunions des organisations métisses provinciales, territoriales, régionales et locales. La mobilisation des membres et des représentants de la communauté métisse est axée sur l'établissement de la confiance, du respect mutuel et du travail en partenariat.
  • Renforce les relations de travail respectueuses ancrées dans les réalités métisses : Les rôles de liaison soutiennent l'établissement de relations grâce à une meilleure compréhension des communautés, des cultures et des priorités métisses, ce qui contribue à améliorer la qualité, la réactivité et la pertinence culturelle des interactions avec la GRC au fil du temps.
  • Fait progresser la représentation des Métis au sein des structures policières : Les postes dédiés au LCM augmentent la présence des Métis dans les fonctions policières et soutiennent une prise en compte plus éclairée des besoins de la communauté métisse dans la planification, la prise de décision et les discussions opérationnelles de la GRC.
Détails du financement

Le programme LCM reçoit un financement continu du Conseil du Trésor du Canada, totalisant 739 392 $ pour l'exercice de 2025 à 2026, pour quatre postes équivalents temps plein situés à l'extérieur de l'administration centrale.

Plan de collecte, d'analyse et de production de rapports sur les données démographiques - Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC

Aperçu de l'initiative

La Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP) deviendra la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public (CETPP), un organisme d'examen indépendant renforcé chargé de surveiller à la fois la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). La CETPP aura le mandat de recueillir, d'analyser et de publier des données démographiques, y compris des données fondées sur la race. Cela permettra à la CETPP de soutenir des décisions et des politiques fondées sur des données probantes, de contribuer à cerner les enjeux systémiques au sein des organismes fédéraux d'application de la loi et d'élaborer des solutions mieux éclairées pour les combattre. Bien qu'il s'agisse d'une exigence législative pour la CETPP, la communication de ces renseignements sera volontaire pour les personnes plaignantes.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, la CCETP a continué d'élaborer le plan de collecte, d'analyse et de production de rapports sur les données démographiques de la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public. Dans le cadre de ces efforts, elle a commencé à concevoir le sondage de collecte de données démographiques de la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public et a exploré les utilisations possibles des données recueillies. Ces utilisations comprennent l'orientation des activités d'éducation et de sensibilisation, l'amélioration de la prestation des services, l'ajout d'information aux rapports et l'appui aux enquêtes futures. L'ébauche du sondage fait actuellement l'objet d'un examen interne. Avant son lancement, la CCETP mènera une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée afin de gérer les risques connexes en matière de protection des renseignements personnels.

Réponse à l'appel à la justice 9.2

Le plan de collecte, d'analyse et de production de rapports de données démographiques du CCETP répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 1, car il préparera l'organisme à mieux comprendre les différentes populations susceptibles d'accéder au processus de traitement des plaintes du public, notamment les Premières Nations, les Inuit, les Métis et les groupes marginalisés. La collecte de données démographiques permettra également de cerner plus précisément les inégalités et appuiera l'élaboration de politiques ciblées et fondées sur des données probantes qui s'attaquent directement aux défis uniques auxquels font face les Premières Nations, les Inuit et les Métis ainsi que les groupes marginalisés.

Répercussions principales
  • Collecte de données désagrégées : Améliore le paysage des données et reconnaît les expériences, les besoins et les priorités uniques des Premières Nations, des Métis, des Inuit, des Autochtones vivant en milieu urbain et des communautés 2ELGBTQI+ partout au pays
  • Travail préparatoire à la mise en œuvre législative : L'étude de la CCETP fournit la base de données probantes essentielle à la mise en œuvre du mandat de collecte de données démographiques de la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public, conformément à la Loi sur la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public
  • Promotion de la responsabilisation : Le plan de collecte, d'analyse et de production de rapports de données démographiques de la CCETP dispose d'une base de données probantes essentielle pour mettre en œuvre le mandat de collecte de données démographiques du CECP, comme l'exige la Loi sur la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public
  • Lutte contre la discrimination systémique : La mise en œuvre future d'un plan de collecte de données démographiques renforcera la capacité de la CETPP à cerner les enjeux systémiques dans les plaintes du public et à y répondre
Détails sur le financement

Cette initiative a été financée à l'interne par la CCETP.

Profils communautaires pour les communautés autochtones servies (Premières Nations, Inuit et Métis) - Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

En 2024-2025, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a commencé à travailler avec les communautés autochtones et les divisions de la GRC afin de créer des profils communautaires fondés sur les distinctions et propres à chaque communauté. Les profils communautaires permettent aux communautés d'indiquer ce qu'elles souhaitent que la GRC sache au sujet de leur culture, de leur langue et de leurs traditions lorsqu'elle assure des services policiers dans leurs communautés. Différentes versions des « profils communautaires » ou des « trousses d'orientation des détachements » existent au sein de la GRC, et des travaux ont commencé afin d'assurer une plus grande cohérence entre les divisions et les communautés, tout en veillant à ce que les profils demeurent précis et propres à chaque communauté.

Les profils communautaires, avec les trousses d'orientation des détachements, visent à offrir aux membres de la GRC une expérience d'intégration complète leur permettant de mieux comprendre les communautés qu'ils servent et d'y assurer des services policiers de façon plus éclairée. Un dépôt centralisé et accessible pour les profils sera utilisé afin d'héberger et soutenir la mise en œuvre nationale. Cette initiative vise à renforcer la capacité de la GRC à offrir des services policiers adaptés à la culture. Elle répond aux constatations du rapport de la vérificatrice générale sur le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit (PSPPNI).

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

L'administration centrale de la GRC a élaboré un modèle pour aider les détachements à travailler avec les communautés autochtones afin de recueillir les renseignements que celles-ci souhaitent inclure dans leurs profils communautaires. Le modèle est à l'étape d'examen, qui comprendra des partenaires internes et externes. Une fois terminé, il sera mis à l'essai dans deux divisions. Les commentaires issus du projet pilote seront intégrés avant le lancement national.

Réponse à l'appel à la justice 9.2

Cette initiative répond à l'appel à la justice 9.2, qui demande aux services de police et aux acteurs du système de justice d'établir des relations respectueuses avec les peuples autochtones en développant une compréhension culturelle et en améliorant la prestation des services. Les profils communautaires sont élaborés par les communautés elles-mêmes et fournissent aux membres de la GRC un contexte essentiel concernant les personnes qu'ils servent et protègent. Cela comprend des renseignements historiques, culturels et sociaux pour appuyer des interactions plus éclairées.

Ainsi, les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient d'une approche policière informée, respectueuse et adaptée aux réalités locales. L'initiative contribue à des milieux de service plus sécuritaires en veillant à ce que les membres de la GRC disposent des connaissances nécessaires pour interagir de façon appropriée et constructive.

Détails sur le financement

Cette initiative est mise en œuvre au moyen d'une réaffectation interne des fonds existants.

Services de police autochtones – National – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Services de police autochtones – National (SPA-N) est le centre national de politiques qui appuie les divisions de la GRC, les employés, les communautés, organisations et gouvernements autochtones en ce qui concerne la prestation de services de police culturellement adaptés dans les communautés autochtones partout au Canada. SPA-N est aussi responsable d'élaborer et de fournir des services, programmes et politiques de police tenant compte des traumatismes et culturellement appropriés qui sont propres aux cultures et aux besoins des peuples et des communautés autochtones, et de soutenir les initiatives nationales de réconciliation dans toutes les divisions et tous les secteurs d'activité de la GRC.

Contribuer à la sécurité et au bien-être des communautés autochtones est l'une des cinq priorités opérationnelles de la GRC et un élément essentiel du modèle de prestation de services culturellement adapté de l'organisation. SPA-N comprend trois équipes : Services de police autochtones – Opérations, Services de police autochtones – Sensibilisation et mobilisation, et Services de police autochtones – Programmes stratégiques et responsabilisation.

Services de police autochtones – Opérations (SPA-Ops)

Services de police autochtones – Opérations est le centre national de décision pour la prestation des services de police autochtones de la GRC dans toutes les administrations de services de police contractuels. L'unité dirige ou fournit une expertise en matière liée à la culture autochtone qui éclaire les politiques et les programmes nouveaux et existants afin de s'assurer qu'ils tiennent compte des traumatismes, qu'ils sont professionnels, dévoués et adaptés à la culture des divers besoins des communautés des Premières Nations, inuites et métisses desservies par la GRC.

SPA-Ops est le canal pour les consultations et les partenariats sur les services de police autochtones au sein d'autres secteurs d'activité de la GRC, de Sécurité publique Canada et de nombreux partenaires provinciaux et municipaux d'application de la loi partout au Canada. SPA-Ops est également responsable de l'élaboration, de la gestion et de la supervision de la politique, du cadre et de la formation nationaux liés aux rassemblements publics et aux équipes de liaison avec la police. Grâce à un engagement continu, SPA-Ops dirige la mobilisation des organisations et gouvernements autochtones nationaux (NIOG) pour faire progresser des initiatives de sécurité communautaire professionnelles, dédiées et adaptées à la culture au sein des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis partout au Canada. SPA-Ops continue de travailler à l'élaboration de directives nationales et de programmes éducatifs adaptés aux dirigeants autochtones et aux jeunes sur la Loi sur le cannabis et les répercussions de la consommation de drogues dans leurs communautés. Dans certains cas, des programmes éducatifs sont élaborés conjointement avec des partenaires internes de la GRC et divers NIOG et dirigeants communautaires qui ont accepté de travailler avec SPA-Ops et les unités divisionnaires locales des Services de police autochtones (SPA) de la GRC pour mettre à l'essai les programmes dans leurs communautés.

Services de police autochtones – Sensibilisation et mobilisation (SPA-SM)

Services de police autochtones – La sensibilisation et la mobilisation appuient le recrutement, le maintien en poste et l'avancement des employés et des membres des Premières Nations, des Inuit et des Métis grâce à la gestion et à la coordination nationales du Programme de formation des pré-cadets autochtones (PFPA) et du Programme de navigateurs de carrière autochtones (PNCA) de la GRC. L'équipe soutient également la modernisation et la sensibilisation des politiques, des processus et des programmes internes visant à éliminer les obstacles systémiques pour les Autochtones à la recherche d'un emploi à la GRC. Grâce à ce travail, la GRC peut mieux soutenir l'avancement de la réconciliation ; cultiver un environnement culturellement sûr pour les employés des Premières Nations, inuit et métis qui renforce le bien-être en milieu de travail et veille à ce que les expériences vécues partagées éclairent les priorités organisationnelles. De plus, l'SPA-SM appuie et coordonne les activités et les événements de sensibilisation, y compris le recrutement proactif auprès des communautés et des partenaires autochtones dans la région de la capitale nationale et partout au Canada, et dirige la gestion du programme de la subvention nationale de voyage pour les Autochtones, qui soutient directement la mobilisation entre la GRC, les communautés et les peuples autochtones.

Services de police autochtones – Programmes stratégiques et responsabilisation (SPA-PSR)

Services de police autochtones – Programmes stratégiques et responsabilisation fournit des analyses et élabore des initiatives stratégiques à l'appui des programmes des services de police autochtones. SPA-PSR est chargé de fournir un soutien et des conseils stratégiques et d'appliquer une optique fondée sur les distinctions autochtones pour l'élaboration de politiques, de lignes directrices, de formations et de sensibilisation en matière de maintien de l'ordre.

De plus, afin de mieux saisir les activités de sensibilisation et de mobilisation auprès des communautés autochtones menées dans l'ensemble de la GRC et de simplifier la collecte de données et la production de rapports, la GRC a élaboré l'Outil de sensibilisation et de mobilisation communautaires autochtones, un mécanisme de suivi permettant de consigner les interactions non opérationnelles et non liées aux enquêtes avec les communautés autochtones, qui a récemment été mis à l'essai et lancé à l'échelle nationale au sein de la GRC.

SPA-PSR travaille avec les communautés autochtones et les divisions afin de créer des profils communautaires fondés sur les distinctions et propres à chaque communauté, qui facilitent la contribution des communautés au sujet de leur culture, de leur langue et de leurs traditions, afin d'améliorer la capacité des membres à fournir des services policiers culturellement adaptés qui reflètent les perspectives et les besoins des communautés servies. Ce travail répond directement à une recommandation du rapport du Bureau du vérificateur général sur le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit. L'équipe est responsable de la surveillance, la production de rapports et de l'intégration des utilisateurs, ainsi que de la détermination des besoins supplémentaires pour mieux rendre compte du travail de la GRC avec les communautés autochtones.

Cette équipe est également responsable de l'analyse, de la surveillance et de la production de rapports liés aux progrès de la GRC concernant les recommandations relatives à la réconciliation avec les peuples autochtones, à l'Enquête nationale sur les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQIA+ autochtones disparues et assassinées, aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation, à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et au rapport du Bureau du vérificateur général sur le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit. À partir de ces travaux, l'équipe élabore et met en œuvre des initiatives et programmes visant à contribuer à la réponse aux recommandations.

Ces travaux font en sorte que SPA-PSR est responsable de l'élaboration et de la production de rapports sur les indicateurs nationaux de rendement afin de mieux appuyer les programmes nationaux des services de police autochtones, de soutenir les divisions de façon continue et d'orienter les améliorations et la correction des lacunes afin d'assurer la prestation de services policiers professionnels, spécialisés et adaptés aux besoins et aux cultures des Premières Nations, des Inuit et des Métis. De plus, cette équipe fournit des services de secrétariat au Comité consultatif national autochtone de la commissaire.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

SPA-N a élaboré l'Outil de sensibilisation et de mobilisation communautaires autochtones, un mécanisme de suivi permettant de consigner les interactions non opérationnelles et non liées aux enquêtes avec les communautés autochtones. Il a été déployé dans le cadre d'une phase pilote en janvier 2025, puis le déploiement national complet s'est poursuivi jusqu'à l'automne 2025. L'outil appuiera la collecte simplifiée de données et la production de rapports sur les activités de sensibilisation et de mobilisation auprès des communautés autochtones dans l'ensemble de l'organisation. Il permettra d'établir une base nationale de données qualitatives et quantitatives utilisée pour rendre compte, tant à l'interne qu'à l'externe, des activités de sensibilisation et de mobilisation communautaires menées dans l'ensemble de la GRC, y compris celles qui appuient l'avancement de la réconciliation. L'équipe est responsable de la surveillance, la production de rapports et de l'intégration des utilisateurs, ainsi que de la détermination des spécifications ou indicateurs supplémentaires requis pour mieux rendre compte du travail de la GRC avec les communautés autochtones.

SPA-N travaille aussi avec les communautés autochtones et les divisions afin de créer des profils communautaires fondés sur les distinctions et propres à chaque communauté, qui facilitent la contribution des communautés au sujet de leur culture, de leur langue et de leurs traditions. Cet outil améliore la capacité d'un membre à fournir des services policiers culturellement adaptés qui reflètent les perspectives et les besoins des communautés servies par la GRC. Ce travail répond directement à une recommandation du rapport du Bureau du vérificateur général sur le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit (PSPPNI).

Réponse à l'appel à la justice 9.2

SPA-N répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 2 en travaillant avec les communautés autochtones et les divisions afin de créer des profils communautaires fondés sur les distinctions et propres à chaque communauté, qui facilitent la contribution des communautés au sujet de leur culture, de leur langue et de leurs traditions, afin d'améliorer la capacité des membres à fournir des services policiers culturellement adaptés qui reflètent les perspectives et les besoins des communautés servies par la GRC. SPA-N a élaboré l'Outil de sensibilisation et de mobilisation communautaires autochtones, un mécanisme de suivi permettant de consigner les interactions non opérationnelles et non liées aux enquêtes avec les communautés autochtones, qui a été mis à l'essai dans cinq divisions et qui est maintenant déployé à l'échelle nationale. SPA-N dirige la mobilisation auprès des organisations et gouvernements autochtones nationaux en établissant des relations qui mènent à l'élaboration de plans de travail en partenariat et à des activités directes de sensibilisation communautaire, afin que les perspectives autochtones soient prises en compte dans toutes les politiques et tous les programmes de la GRC.

Répercussions principales
  • Changement culturel à long terme : Accroît la représentation autochtone au sein de la GRC et soutient la prestation de services policiers culturellement adaptés.
  • Renforcement de la surveillance et de la responsabilisation : Veille à ce que les progrès de la GRC en matière de réconciliation et de FFADA+ soient suivis et fassent l'objet de rapports.
  • Renforcement de la confiance envers la GRC : Les relations et partenariats avec les peuples autochtones veillent à ce que les perspectives autochtones éclairent les politiques et procédures de la GRC.
Détails sur le financement

Services de police autochtones – National – Opérations a reçu 6 millions de dollars (incluant quatre postes à temps plein) jusqu'en 2029-2030 pour élaborer et fournir du matériel éducatif propre au cannabis et mener des activités de sensibilisation et de mobilisation afin de fournir une aide culturellement adaptée et appropriée aux communautés en lien avec la législation et l'application de la loi relatives au cannabis, y compris sur les terres autochtones.

Services de police autochtones – Sensibilisation et mobilisation a reçu, dans le cadre de l'initiative visant à lutter contre le racisme systémique à la GRC, 2,7 millions de dollars en financement permanent (incluant 10 postes à temps plein et une subvention annuelle de voyage de 375 000 $).

Stratégie d'apprentissage interculturel - Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Alors qu'il reste moins d'un an au financement de la Stratégie d'apprentissage interculturel (SAI) et que la capacité interne est limitée, les Services nationaux d'apprentissage (SNA) de la GRC ont réorienté leurs efforts, passant de la planification de consultations externes supplémentaires à la mise en œuvre d'un plan d'action plus ciblé. Les Services nationaux d'apprentissage tireront parti des commentaires et des contributions pertinents recueillis lors de consultations antérieures et procéderont à une mobilisation externe plus ciblée, au besoin (par exemple au moyen de partenariats et de commentaires communautaires pendant l'élaboration ou l'examen de produits et d'initiatives d'apprentissage pertinents). Cette transition permet de se concentrer davantage sur l'obtention de résultats immédiats dans le cadre de la Stratégie d'apprentissage interculturel, à partir des résultats des vastes consultations internes et de l'analyse environnementale externe déjà réalisées.

Cours Uniting Against Racism

Le cours Uniting Against Racism est obligatoire pour tout le personnel de la GRC et répond aux appels à la justice ainsi qu'aux appels au Miskotahâ. Ce cours a été élaboré en consultation avec des intervenants internes et externes afin d'accroître la connaissance des réalités du racisme au Canada et de développer les compétences interculturelles nécessaires pour travailler avec les communautés autochtones et racisées. Le cours encourage un engagement durable envers l'antiracisme et l'alliéship. Il est actuellement en cours d'examen et devrait être mis à jour en 2026. Au 31 mars 2026, 90,9 % du personnel de la GRC avait suivi cette formation.

Cours sur la sensibilisation culturelle et l'humilité

En plus du cours Uniting Against Racism, le cours de la GRC sur la sensibilisation culturelle et l'humilité est obligatoire pour tout le personnel et répond aux appels à la justice ainsi qu'aux appels au Miskotahâ. Ce cours a été élaboré en consultation avec des intervenants internes et externes afin d'accroître la conscience de soi à l'égard des préjugés personnels et de développer les compétences interculturelles nécessaires pour travailler avec les communautés autochtones et racisées. Il souligne les avantages d'un apprentissage continu au sujet des diverses cultures, valeurs et croyances. Au 31 mars 2026, 93,9 % du personnel de la GRC avait suivi cette formation.

Formation sur les crimes et incidents haineux destinée aux policières et policiers de première ligne

La formation sur les crimes et incidents haineux destinée aux policières et policiers de première ligne au Canada est offerte à tous les services de police compétents au Canada par l'entremise du Réseau canadien du savoir policier et est accessible au moyen du système de gestion de l'apprentissage de la GRC. Cette formation est actuellement révisée à la lumière des commentaires reçus lors du Forum sur la formation et l'éducation relatives à la lutte contre les crimes motivés par la haine du Collège canadien de police, tenu en mars 2025. Une prestation pilote nationale est prévue en 2026 afin de peaufiner le contenu et d'y intégrer des études de cas réelles, de la jurisprudence et des activités d'apprentissage.

Cours Cultivating Equitable and Unbiased Policing

Le cours Cultivating Equitable and Unbiased Policing vise à approfondir la compréhension qu'ont les policières et policiers de l'équité et de l'impartialité, particulièrement dans leurs interactions avec les communautés racisées et marginalisées. Cette formation intègre des stratégies de réduction des préjugés et des concepts de justice procédurale afin d'améliorer la légitimité policière et la confiance des communautés. En intégrant les perspectives de communautés autochtones et d'organisations axées sur l'équité, ce cours a été conçu stratégiquement pour renforcer la sensibilisation culturelle et le respect. Il comprend des applications fondées sur des scénarios qui permettent aux policières et policiers d'appliquer des stratégies de réduction des préjugés dans des situations policières réelles. En 2026-2027, la GRC élargira le cours à l'échelle nationale et le rendra accessible à toutes les employés de la GRC.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
Cours Reconnaître le contrôle coercitif et y répondre

Des travaux sont en cours pour concevoir et élaborer un nouveau cours national sur le contrôle coercitif. Ce cours vise à doter les membres réguliers des connaissances, des compétences et des outils nécessaires pour reconnaître les incidents de contrôle coercitif, enquêter à leur sujet et y répondre de façon appropriée, tout en appliquant des principes centrés sur la victime et tenant compte des traumatismes afin de mieux renforcer la sécurité des victimes. Une prestation pilote est prévue en 2026.

Réponse à l'appel à la justice 9.2

Cette initiative répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 1 en adaptant les politiques, les processus et les normes d'apprentissage existants de la GRC afin d'éliminer les obstacles systémiques qui ont historiquement contribué aux préjugés raciaux et à la discrimination dans les documents et les pratiques de formation. En intégrant du contenu éclairé par les communautés et issu des consultations dans l'élaboration des programmes de formation, la GRC travaille à faire en sorte que les agentes et agents reçoivent une formation inclusive, exempte de préjugés et de stéréotypes préjudiciables, et ancrée dans les expériences vécues des communautés autochtones qu'elle sert. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative, car elle favorise un service de police plus juste, responsable et compétent sur le plan culturel, qui reconnaît et respecte les perspectives autochtones.

Cette initiative répond à l'appel à la justice 9.2chiffre romain 4 en mettant en œuvre une formation obligatoire sur la sensibilisation culturelle autochtone pour le personnel de la GRC. La formation porte sur les enjeux historiques et contemporains qui touchent les peuples autochtones, notamment la discrimination systémique, la violence coloniale et les traditions juridiques autochtones. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative, car elle renforce la compréhension, l'empathie et la capacité d'intervention de la police à l'égard des préoccupations des familles touchées par la crise des FFADA2E+.

Détails sur le financement

Le budget de 2021 a affecté 75 millions de dollars à la lutte contre le racisme systémique, dont une partie a été consacrée à l'élaboration et à la prestation du Programme d'apprentissage interculturel et de sa série de produits de formation.

En 2024-2025, un total de 909 710 $ provenant du financement visant à lutter contre le racisme systémique a été utilisé; 531 153 $ ont servi à couvrir les salaires et 378 557 $ les dépenses de fonctionnement et d'entretien (F et E).

De plus, un total de 248 186 $ provenant du financement consacré à la lutte contre les crimes haineux a été utilisé; 170 794 $ ont servi à couvrir les salaires et 77 392 $ les dépenses de F et E.

En dehors de ce financement d'initiative, et à l'appui de la formation antiraciste, 50 000 $ ont été fournis par les Services de police contractuels et autochtones pour couvrir les coûts de prestation du cours liés aux déplacements des employés de la GRC participant à l'atelier animé sur l'expérience des Canadiennes et Canadiens d'ascendance africaine.

Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada

Aperçu de l'initiative

La Stratégie en matière de justice autochtone (la Stratégie) a été publiée le 10 mars 2025. Elle comprend trois chapitres fondés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des partenaires des Premières Nations, des Inuit et des Métis, qui énoncent des principes et des priorités propres à chaque distinction afin de faire progresser l'autodétermination et la revitalisation des lois et des ordres juridiques autochtones.

La Stratégie présente une vision et établit des mesures prioritaires pour orienter la collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux et les peuples autochtones afin de lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice.

Justice Canada adopte une approche progressive de mise en œuvre, y compris des discussions ciblées aux tables de collaboration existantes axées sur la justice avec des partenaires autochtones, des provinces pour élaborer des plans de mise en œuvre régionaux pour les Premières Nations en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi que des partenaires inuits par l'intermédiaire du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne.

Il est entendu que d'autres investissements seront nécessaires pour soutenir la mise en œuvre complète de la Stratégie.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur les distinctions établissent une vision et des domaines prioritaires pour les travaux à venir du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.

Au cours des deux prochaines années, Justice Canada adoptera une approche progressive pour la mise en œuvre initiale de la Stratégie, en utilisant les tables et les processus trilatéraux existants axés sur la justice avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. L'objectif des travaux à ces tables sera de faire progresser les plans régionaux de mise en œuvre de l'établissement des priorités en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, ainsi qu'avec les partenaires inuits par l'entremise du Comité de partenariat entre les Inuits et la Couronne.

Réponse aux appels à la justice 9.2

La Stratégie répond en partie à l'appel à la justice 9.2 en faisant progresser une approche de réforme du système de justice qui est fondée sur les distinctions, tient compte des traumatismes et repose sur une mobilisation significative des peuples autochtones. Elle intègre les perspectives des femmes autochtones, des jeunes, des Aînés, des personnes 2ELGBTQI+, des personnes en situation de handicap et des personnes ayant une expérience vécue du système de justice. Cette mobilisation a éclairé l'élaboration de politiques, de pratiques et de formations culturellement appropriées et centrées sur la personne. En intégrant ces perspectives dans la conception des réformes de la justice, la Stratégie favorise une compréhension plus éclairée et respectueuse des personnes et des communautés que le système de justice sert. Elle promeut des réponses de justice qui sont non seulement efficaces, mais aussi culturellement sécurisantes et qui reflètent les traditions juridiques et les priorités communautaires autochtones.

Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de la Stratégie en matière de justice autochtone grâce à son accent sur des réformes culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes. Ces mesures renforcent la capacité du système de justice de répondre de façon appropriée et respectueuse aux besoins des peuples autochtones, particulièrement ceux qui sont les plus touchés par la violence et la discrimination systémiques. En soutenant la formation, l'élaboration de politiques et la prestation de services qui reflètent les expériences et les systèmes de connaissances autochtones, la Stratégie améliore l'accessibilité, la réactivité et l'équité des processus de justice pour les femmes, les filles, les personnes 2ELGBTQI+ autochtones et leurs communautés.

Répercussions principales
  • Sécurité et protection :
    • Fait progresser des mesures qui répondent aux constatations du rapport final selon lesquelles de nombreuses femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones n'ont pas été adéquatement protégées par les systèmes de justice existants
    • Vise à élargir l'accès à des mesures de soutien culturellement ancrées et tenant compte des traumatismes qui favorisent la sécurité, la guérison et des voies significatives vers la justice
  • Changement systémique et surreprésentation :
    • S'attaque aux facteurs structurels cernés dans le rapport final sur les FFADA qui contribuent à la surreprésentation persistante des Autochtones dans le système de justice
    • Fait progresser des réformes visant à améliorer l'équité des processus policiers et judiciaires et à accroître l'accès à des solutions de rechange dirigées par les communautés qui réduisent la récidive
  • Lois autochtones et autonomie communautaire :
    • Soutient la revitalisation et l'application des lois et des traditions juridiques autochtones en harmonie directe avec l'accent mis dans le rapport final sur les FFADA sur les visions du monde autochtones et le droit naturel dans les réponses de justice
    • Permet l'élaboration d'initiatives de justice communautaires qui redonnent le pouvoir décisionnel aux Nations autochtones
  • Gouvernance inclusive et informée par les survivantes :
    • Fait en sorte que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones contribuent activement à l'élaboration des programmes et à la prise de décisions
    • Souligne que les structures doivent refléter les expériences vécues et les priorités des personnes les plus touchées par la violence et les obstacles systémiques
  • Responsabilisation et transparence à long terme :
    • Établit des priorités et des indicateurs communs qui reflètent l'attente du rapport final sur les FFADA en matière de responsabilisation claire
    • Soutient une mobilisation continue avec les titulaires de droits, les survivantes et les communautés afin que les progrès soient surveillés, maintenus et adaptés aux besoins changeants
Détails sur le financement

Le gouvernement investit 25,1 millions de dollars sur trois ans (de 2024-2025 à 2026-2027) pour appuyer la mise en œuvre progressive.

Le financement a soutenu la participation à des tables et à des processus tripartites axés sur l'élaboration de plans de mise en œuvre régionaux pour la SJA, ainsi qu'un soutien aux communautés autochtones pour élaborer des approches pratiques pour faire respecter les lois autochtones locales.

Voie de réconciliation de la Gendarmerie royale du Canada : Renforcer la confiance envers la GRC – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

« Voie de réconciliation de la Gendarmerie royale du Canada : Renforcer la confiance envers la GRC (2019-2020) » a été le premier rapport de réconciliation de portée organisationnelle de la GRC. Il reconnaissait publiquement le rôle historique de la GRC dans la colonisation et résumait les mesures en cours avec et pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis. Une évaluation des mesures de réconciliation de la GRC menée en 2021 a recommandé l'élaboration d'une stratégie nationale afin de créer un cadre permettant d'harmoniser les efforts de réconciliation de l'organisation, notamment par l'élaboration et la mise en œuvre de stratégies et d'outils nationaux visant à renforcer la planification et la production de rapports sur la réconciliation. Cette recommandation a mené à l'élaboration de la Voie nationale de la GRC (stratégie de réconciliation).

Fondée sur le principe « Rien à propos de nous sans nous », la Voie nationale de la GRC a été élaborée conjointement dans le cadre d'un partenariat entre la GRC (administration centrale nationale, divisions et détachements partout au Canada) et des représentants des peuples autochtones au Canada. Elle vise à présenter une vision prospective en harmonisant et en priorisant les engagements, les mesures et les responsabilités de la GRC en matière de réconciliation, tout en tenant compte des approches divisionnaires adaptées aux besoins de chacune des communautés autochtones servies par la GRC, ainsi que des pratiques exemplaires nationales et internationales. La réconciliation est un cheminement partagé et ne comporte pas de point final. Les travaux se poursuivent afin de finaliser la Voie en vue de sa mise en œuvre nationale. Entre-temps, la GRC continue de mobiliser les partenaires et de prioriser une approche de réconciliation guidée par les communautés.

Le plan stratégique 2024-2027 de la GRC souligne que le renouvellement de l'engagement envers la réconciliation est une priorité organisationnelle et que la mobilisation auprès des Premières Nations, des Inuit et des Métis contribuera à façonner les politiques, pratiques et procédures à venir, ce qui est essentiel à l'établissement de relations fondées sur la confiance. La GRC reconnaît que les gestes de réconciliation peuvent prendre de nombreuses formes, tant à l'échelle communautaire qu'à l'échelle nationale. Les employés et les détachements sont encouragés à mettre en œuvre des initiatives de réconciliation qui ont du sens pour eux et pour les communautés locales.

La GRC compte plus de 647 détachements partout au Canada et fournit des services de police culturellement adaptés à près de 550 communautés autochtones : 450 Premières Nations, 40 communautés inuit et 58 communautés métisses, dans le cadre d'ententes sur les services de police provinciaux et territoriaux, ce qui comprend certaines communautés des Premières Nations et inuit visées par une entente communautaire tripartite dans le cadre du Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit de Sécurité publique Canada. Partout au Canada, la GRC travaille en partenariat avec des organisations et gouvernements des Premières Nations, inuit et métis à l'échelle nationale, régionale et locale afin d'assurer l'utilisation d'une approche fondée sur les distinctions et adaptée aux réalités locales pour répondre aux besoins des communautés desservies par la GRC. La mobilisation varie selon chaque communauté ou organisation autochtone et est généralement guidée par leurs priorités établies et leurs échéanciers préférés.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

SPA-N continue d'appuyer l'élaboration de l'Outil de sensibilisation et de mobilisation communautaires autochtones de la GRC, un mécanisme de suivi permettant de consigner les interactions non opérationnelles et non liées aux enquêtes avec les communautés autochtones. Déployé dans le cadre d'une phase pilote en janvier 2025, puis dans le cadre d'un déploiement national complet en cours depuis l'automne 2025, l'outil soutient la collecte simplifiée de données et la production de rapports sur les activités de sensibilisation et de mobilisation auprès des communautés autochtones dans l'ensemble de l'organisation. Il permettra d'établir une base nationale de données qualitatives et quantitatives utilisée pour rendre compte, tant à l'interne qu'à l'externe, des activités de sensibilisation et de mobilisation communautaires menées dans l'ensemble de la GRC, y compris celles qui appuient l'avancement de la réconciliation.

De plus, des échanges réguliers se poursuivent entre SPA-N à l'administration centrale nationale et les unités divisionnaires des Services de police autochtones afin d'offrir du soutien au besoin, de fournir des mises à jour sur les initiatives nationales, de veiller à ce que les besoins propres à chaque division soient compris et de discuter des mises à jour des stratégies divisionnaires de réconciliation.

Réponse à l'appel à la justice 9.2

La Voie nationale de la GRC, soit sa stratégie de réconciliation, répond à l'appel à la justice 9.2. Elle a commencé par une reconnaissance publique des préjudices causés et comprend un engagement à apporter des changements à l'échelle de l'organisation. L'évaluation interne indique explicitement que les « appels aux services de police » (appels à la justice 9.1 à 9.11) relèvent du mandat de la GRC. Dans le cadre des efforts continus de réconciliation de la GRC, qui comprennent des stratégies divisionnaires élaborées conjointement, un dialogue continu avec les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, ainsi que des services adaptés à la culture, le plan stratégique lie la réconciliation à des changements aux politiques et aux pratiques ainsi qu'à la mobilisation des Autochtones. De plus, les efforts visant à faire progresser la Voie nationale de la GRC ont mené à la mise en place de diverses initiatives et de divers outils, notamment des consultations sur l'apprentissage interculturel, des projets pilotes de collecte de données fondées sur la race, l'élargissement de la justice réparatrice, le déploiement de caméras d'intervention et la production de rapports publics afin de renforcer la transparence et la confiance.

Répercussions principales
  • Amélioration et renforcement des relations fondées sur la confiance et de la responsabilisation en matière de réconciliation
  • Prestation de services de police professionnels, spécialisés et adaptés aux besoins et aux cultures des Premières Nations, des Inuit et des Métis
  • Création d'un milieu de travail culturellement sensible, mobilisé, sûr et informé qui appuie les candidates et candidats ainsi que les employés autochtones, et qui permet à l'ensemble des employés de la GRC de travailler à partir d'une posture de sensibilisation culturelle et d'humilité
  • Soutien au recrutement, au maintien en poste et à l'avancement des employés et membres des Premières Nations, Inuit et Métis
Détails sur le financement

Il n'y a actuellement aucun financement dédié et ce travail est financé sur une base continue par les budgets opérationnels existants.

9.3 : Nous demandons à tous les gouvernements de financer une augmentation du recrutement d'Autochtones au sein des services de police, et à tous les services de police d'inclure dans leurs rangs une représentation de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQQIA, y compris une représentation de personnes de différentes origines culturelles autochtones.

Cela comprend des mesures telles que les suivantes :

  1. Assurer une diversité représentative des Premières Nations, des Inuits et des Métis et une diversité des genres au sein de tous les services de police au moyen d'un recrutement intensif et spécialisé partout au Canada;
  2. Veiller à ce que les services de police offrent obligatoirement des services en langues autochtones;
  3. Assurer une présélection des recrues, notamment au moyen de tests visant à dépister les préjugés quant à la race, au sexe, à l'identité de genre et à l'orientation sexuelle;
  4. Inclure les communautés autochtones dans les processus et les comités de recrutement et d'embauche;
  5. Intégrer à la formation des recrues une formation sur le rôle de la police dans l'histoire de l'oppression et du génocide des Autochtones; une formation sur la lutte contre le racisme et les préjugés; ainsi qu'une formation sur les langues et les cultures. Toutes les formations données doivent être fondées sur les distinctions et être pertinentes pour le territoire et les personnes servies : il ne doit pas s'agir de formations panautochtones;
  6. Maintenir en poste les agents autochtones en leur fournissant des mesures de soutien à l'emploi pertinentes, et leur offrir des mesures incitatives pour répondre à leurs besoins particuliers en tant qu'agents au service de communautés autochtones, dans le but d'assurer leur maintien en poste et de garantir la santé et l'équilibre général du service;
  7. Mettre fin à la pratique des services de police visant à offrir des affectations d'une durée limitée et mettre plutôt en œuvre une politique particulière pour les communautés éloignées et rurales, axée sur le renforcement et le maintien d'une relation avec les populations et les cultures locales. Cette relation doit être guidée par les Autochtones qui vivent dans ces communautés éloignées et rurales, et établie en partenariat avec eux.

Initiatives

Programme de formation des précadets autochtones – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Programme de formation des précadets autochtones (PFPA) est une initiative de recrutement de longue date de la GRC conçue pour donner aux candidates et candidats des Premières Nations, Inuit et Métis un aperçu direct d'une carrière dans les services policiers, tout en les préparant à devenir compétitifs dans le processus de candidature. Le programme comprend une séance de formation rémunérée de trois semaines à l'École de la GRC à Regina, en Saskatchewan.

Pour présenter une demande, il faut :

  • être d'ascendance des Premières Nations, Inuite ou Métisse, 19 ans et plus
  • être citoyenne ou citoyen du Canada
  • avoir obtenu un diplôme d'une école secondaire canadienne, ou l'équivalent
  • être en mesure de réussir une vérification de sécurité de fiabilité approfondie
  • être en bonne condition physique

Les candidates et candidats du programme :

  • apprennent à travailler en équipe
  • reçoivent une introduction au Code criminel et aux politiques de la GRC
  • font de l'entraînement physique et des exercices de marche au pas
  • acquièrent des compétences qui les aideront à préparer leur demande pour devenir agente ou agent de police
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Une séance a été tenue et les huit participantes et participants au PFPA ont réussi le programme. À l'avenir, deux séances du PFPA seront offertes par exercice.

Réponse à l'appel à la justice 9.3

Le PFPA répond à l'appel à la justice 9.3 en offrant aux participantes et participants autochtones une expérience rémunérée de courte durée dans une carrière policière, ainsi qu'un parcours appuyé pour présenter une demande à la GRC, notamment grâce au mentorat de membres autochtones, à une expérience immersive de trois semaines à la Division Dépôt et à un accompagnement continu dans le processus de candidature pour devenir policière ou policier. Ce parcours contribue à renforcer la confiance, la représentation et l'engagement soutenu entre la GRC et les communautés autochtones. En réduisant les obstacles systémiques et financiers, le PFPA fait progresser l'orientation de l'appel à la justice visant à renforcer les relations de travail respectueuses avec les peuples autochtones par un engagement soutenu, l'établissement de relations et les efforts visant à accroître la représentation autochtone dans la prestation des services policiers de la GRC. Le programme appuie également l'appel à la justice en mettant l'accent sur une prestation de services culturellement appropriée et des pratiques tenant compte des traumatismes, en offrant aux candidates et candidats des possibilités de perfectionnement par le mentorat, l'apprentissage et des attentes conformes à la lutte contre les préjugés et à l'amélioration des interactions avec les communautés autochtones.

Répercussions principales
  • Réduit les obstacles pour les candidats autochtones : La participation rémunérée et les coûts couverts, tels que les déplacements, l'hébergement, les uniformes, permettent aux candidats des Premières Nations, inuit et métis d'explorer plus facilement une carrière au sein de la GRC. Cela est particulièrement important pour les demandeurs qui font face à des contraintes financières et géographiques.
  • Renforce la représentation autochtone dans l'application de la loi : offre aux candidats autochtones une expérience d'apprentissage structurée et soutenue. Cela peut les aider à devenir de meilleurs candidats dans le processus de candidature des agents de la GRC, ce qui peut favoriser une représentation accrue des Autochtones dans les services de police.
  • Favorise le soutien et la rétention des candidats : Le mentorat de membres autochtones de la GRC et les conseils continus après le dépôt aident les candidats à accroître leur préparation, leur confiance et leur persévérance au fur et à mesure qu'ils franchissent les étapes du recrutement. Cela peut contribuer à réduire la probabilité que les candidats ne terminent pas le processus.
  • Prépare les nouveaux agents à une prestation de services culturellement sûrs : Une exposition précoce à la politique de la GRC, au Code criminel, aux attentes en matière de travail d'équipe et aux environnements de formation aide les participants à entrer dans les services de police avec une meilleure compréhension du rôle d'un agent de la GRC. Cela permet de jeter des bases plus solides pour un engagement respectueux avec les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchés par la crise du FFADA2E+
  • Renforce le leadership et la capacité des services de police axés sur la communauté : Le développement du leadership et l'apprentissage par cohorte aident les participants à acquérir les compétences nécessaires pour travailler au sein des institutions policières et soutenir des services de police adaptés à la culture. Cela peut contribuer à rendre les approches policières plus communautaires et à mieux répondre aux besoins des peuples autochtones et de leurs communautés.
  • Favorise l'établissement de relations et la confiance à long terme : Un engagement constant entre les participants, les mentors et les établissements de formation autochtones favorise un dialogue continu et des relations de travail plus respectueuses entre les services de police et les communautés autochtones.
Détails sur le financement

Il n'existe actuellement aucun financement réservé au Programme de formation des précadets autochtones. Les coûts nationaux de gestion et de coordination du programme sont absorbés par les allocations budgétaires des Services de police autochtones nationaux. La participation des candidates et candidats au PFPA dépend de la disponibilité du financement des divisions.

Services de police autochtones – National – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Services de police autochtones – National (SPA-N) est le centre national de politiques qui appuie les divisions de la GRC, les employés, les communautés, organisations et gouvernements autochtones en ce qui concerne la prestation de services de police culturellement adaptés dans les communautés autochtones partout au Canada. SPA-N est aussi responsable d'élaborer et de fournir des services, programmes et politiques de police tenant compte des traumatismes et culturellement appropriés qui sont propres aux cultures et aux besoins des peuples et des communautés autochtones, et de soutenir les initiatives nationales de réconciliation dans toutes les divisions et tous les secteurs d'activité de la GRC.

Contribuer à la sécurité et au bien-être des communautés autochtones est l'une des cinq priorités opérationnelles de la GRC et un élément essentiel du modèle de prestation de services culturellement adapté de l'organisation. SPA-N comprend trois équipes : Services de police autochtones – Opérations, Services de police autochtones – Sensibilisation et mobilisation, et Services de police autochtones – Programmes stratégiques et responsabilisation.

Services de police autochtones – Opérations (SPA-Ops)

Services de police autochtones – Opérations est le centre national de décision pour la prestation des services de police autochtones de la GRC dans toutes les administrations de services de police contractuels. L'unité dirige ou fournit une expertise en matière liée à la culture autochtone qui éclaire les politiques et les programmes nouveaux et existants afin de s'assurer qu'ils tiennent compte des traumatismes, qu'ils sont professionnels, dévoués et adaptés à la culture des divers besoins des communautés des Premières Nations, inuites et métisses desservies par la GRC.

SPA-Ops est le canal pour les consultations et les partenariats sur les services de police autochtones au sein d'autres secteurs d'activité de la GRC, de Sécurité publique Canada et de nombreux partenaires provinciaux et municipaux d'application de la loi partout au Canada. SPA-Ops est également responsable de l'élaboration, de la gestion et de la supervision de la politique, du cadre et de la formation nationaux liés aux rassemblements publics et aux équipes de liaison avec la police. Grâce à un engagement continu, SPA-Ops dirige la mobilisation des organisations et gouvernements autochtones nationaux (NIOG) pour faire progresser des initiatives de sécurité communautaire professionnelles, dédiées et adaptées à la culture au sein des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis partout au Canada. SPA-Ops continue de travailler à l'élaboration de directives nationales et de programmes éducatifs adaptés aux dirigeants autochtones et aux jeunes sur la Loi sur le cannabis et les répercussions de la consommation de drogues dans leurs communautés. Dans certains cas, des programmes éducatifs sont élaborés conjointement avec des partenaires internes de la GRC et divers NIOG et dirigeants communautaires qui ont accepté de travailler avec SPA-Ops et les unités divisionnaires locales des Services de police autochtones (SPA) de la GRC pour mettre à l'essai les programmes dans leurs communautés.

Services de police autochtones – Sensibilisation et mobilisation (SPA-SM)

Services de police autochtones – La sensibilisation et la mobilisation appuient le recrutement, le maintien en poste et l'avancement des employés et des membres des Premières Nations, des Inuit et des Métis grâce à la gestion et à la coordination nationales du Programme de formation des pré-cadets autochtones (PFPA) et du Programme de navigateurs de carrière autochtones (PNCA) de la GRC. L'équipe soutient également la modernisation et la sensibilisation des politiques, des processus et des programmes internes visant à éliminer les obstacles systémiques pour les Autochtones à la recherche d'un emploi à la GRC. Grâce à ce travail, la GRC peut mieux soutenir l'avancement de la réconciliation ; cultiver un environnement culturellement sûr pour les employés des Premières Nations, inuit et métis qui renforce le bien-être en milieu de travail et veille à ce que les expériences vécues partagées éclairent les priorités organisationnelles. De plus, l'SPA-SM appuie et coordonne les activités et les événements de sensibilisation, y compris le recrutement proactif auprès des communautés et des partenaires autochtones dans la région de la capitale nationale et partout au Canada, et dirige la gestion du programme de la subvention nationale de voyage pour les Autochtones, qui soutient directement la mobilisation entre la GRC, les communautés et les peuples autochtones.

Services de police autochtones – Programmes stratégiques et responsabilisation (SPA-PSR)

Services de police autochtones – Programmes stratégiques et responsabilisation fournit des analyses et élabore des initiatives stratégiques à l'appui des programmes des services de police autochtones. SPA-PSR est chargé de fournir un soutien et des conseils stratégiques et d'appliquer une optique fondée sur les distinctions autochtones pour l'élaboration de politiques, de lignes directrices, de formations et de sensibilisation en matière de maintien de l'ordre.

De plus, afin de mieux saisir les activités de sensibilisation et de mobilisation auprès des communautés autochtones menées dans l'ensemble de la GRC et de simplifier la collecte de données et la production de rapports, la GRC a élaboré l'Outil de sensibilisation et de mobilisation communautaires autochtones, un mécanisme de suivi permettant de consigner les interactions non opérationnelles et non liées aux enquêtes avec les communautés autochtones, qui a récemment été mis à l'essai et lancé à l'échelle nationale au sein de la GRC.

SPA-PSR travaille avec les communautés autochtones et les divisions afin de créer des profils communautaires fondés sur les distinctions et propres à chaque communauté, qui facilitent la contribution des communautés au sujet de leur culture, de leur langue et de leurs traditions, afin d'améliorer la capacité des membres à fournir des services policiers culturellement adaptés qui reflètent les perspectives et les besoins des communautés servies. Ce travail répond directement à une recommandation du rapport du Bureau du vérificateur général sur le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit. L'équipe est responsable de la surveillance, la production de rapports et de l'intégration des utilisateurs, ainsi que de la détermination des besoins supplémentaires pour mieux rendre compte du travail de la GRC avec les communautés autochtones.

Cette équipe est également responsable de l'analyse, de la surveillance et de la production de rapports liés aux progrès de la GRC concernant les recommandations relatives à la réconciliation avec les peuples autochtones, à l'Enquête nationale sur les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQIA+ autochtones disparues et assassinées, aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation, à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et au rapport du Bureau du vérificateur général sur le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit. À partir de ces travaux, l'équipe élabore et met en œuvre des initiatives et programmes visant à contribuer à la réponse aux recommandations.

Ces travaux font en sorte que SPA-PSR est responsable de l'élaboration et de la production de rapports sur les indicateurs nationaux de rendement afin de mieux appuyer les programmes nationaux des services de police autochtones, de soutenir les divisions de façon continue et d'orienter les améliorations et la correction des lacunes afin d'assurer la prestation de services policiers professionnels, spécialisés et adaptés aux besoins et aux cultures des Premières Nations, des Inuit et des Métis. De plus, cette équipe fournit des services de secrétariat au Comité consultatif national autochtone de la commissaire.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

SPA-N a élaboré l'Outil de sensibilisation et de mobilisation communautaires autochtones, un mécanisme de suivi permettant de consigner les interactions non opérationnelles et non liées aux enquêtes avec les communautés autochtones. Il a été déployé dans le cadre d'une phase pilote en janvier 2025, puis le déploiement national complet s'est poursuivi jusqu'à l'automne 2025. L'outil appuiera la collecte simplifiée de données et la production de rapports sur les activités de sensibilisation et de mobilisation auprès des communautés autochtones dans l'ensemble de l'organisation. Il permettra d'établir une base nationale de données qualitatives et quantitatives utilisée pour rendre compte, tant à l'interne qu'à l'externe, des activités de sensibilisation et de mobilisation communautaires menées dans l'ensemble de la GRC, y compris celles qui appuient l'avancement de la réconciliation. L'équipe est responsable de la surveillance, la production de rapports et de l'intégration des utilisateurs, ainsi que de la détermination des spécifications ou indicateurs supplémentaires requis pour mieux rendre compte du travail de la GRC avec les communautés autochtones.

SPA-N travaille aussi avec les communautés autochtones et les divisions afin de créer des profils communautaires fondés sur les distinctions et propres à chaque communauté, qui facilitent la contribution des communautés au sujet de leur culture, de leur langue et de leurs traditions. Cet outil améliore la capacité d'un membre à fournir des services policiers culturellement adaptés qui reflètent les perspectives et les besoins des communautés servies par la GRC. Ce travail répond directement à une recommandation du rapport du Bureau du vérificateur général sur le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit (PSPPNI).

Réponse à l'appel à la justice 9.3

Le travail de SPA-N répond à l'appel à la justice 9.3chiffre romain 1 en collaborant étroitement avec le Programme national de recrutement afin de soutenir le recrutement, le maintien en poste et l'avancement des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le travail de SPA-N répond également à l'appel à la justice 9.3chiffre romain 6 en administrant des solutions et programmes de ressources humaines adaptés pour assurer le maintien en poste des employés des Premières Nations, inuit et métis. Cela comprend la collecte de commentaires, de données et de renseignements auprès du personnel autochtone par l'entremise des réseaux d'employés, des départs et de l'intégration, afin d'appuyer l'élaboration future de politiques et de stratégies de recrutement et de maintien en poste.

Répercussions principales
  • Changement culturel à long terme : Accroît la représentation autochtone au sein de la GRC et soutient la prestation de services policiers culturellement adaptés.
  • Renforcement de la surveillance et de la responsabilisation : Veille à ce que les progrès de la GRC en matière de réconciliation et de FFADA+ soient suivis et fassent l'objet de rapports.
  • Renforcement de la confiance envers la GRC : Les relations et partenariats avec les peuples autochtones veillent à ce que les perspectives autochtones éclairent les politiques et procédures de la GRC.
Détails sur le financement

Services de police autochtones – National – Opérations a reçu 6 millions de dollars (incluant quatre postes à temps plein) jusqu'en 2029-2030 pour élaborer et fournir du matériel éducatif propre au cannabis et mener des activités de sensibilisation et de mobilisation afin de fournir une aide culturellement adaptée et appropriée aux communautés en lien avec la législation et l'application de la loi relatives au cannabis, y compris sur les terres autochtones.

Services de police autochtones – Sensibilisation et mobilisation a reçu, dans le cadre de l'initiative visant à lutter contre le racisme systémique à la GRC, 2,7 millions de dollars en financement permanent (incluant 10 postes à temps plein et une subvention annuelle de voyage de 375 000 $).

Stratégie de recrutement des Premières Nations, des Inuit et des Métis – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Le recrutement autochtone est une priorité clé pour la Gendarmerie royale du Canada (GRC). La GRC est en voie de finaliser une nouvelle Stratégie nationale de recrutement, qui constitue le fondement de la Stratégie de recrutement des Premières Nations, des Inuit et des Métis (PNIM). Les deux documents seront finalisés d'ici la fin de l'exercice financier.

La Stratégie de recrutement des PNIM vise à accroître la représentation des Autochtones au sein des services policiers grâce à des activités de recrutement ciblées, à la sécurité culturelle dans les processus d'embauche et à l'élimination des obstacles systémiques.

La GRC compte actuellement deux principaux programmes nationaux axés sur le soutien et l'encouragement des candidats autochtones intéressés par une carrière dans les services policiers :

  • Le Programme de formation préalable des cadets autochtones (PFPCA) est une initiative de recrutement de la GRC conçue pour offrir aux candidats des Premières Nations, inuit et métis un aperçu concret d'une carrière policière, tout en les aidant à devenir plus concurrentiels dans le processus de candidature. Le programme comprend une séance de formation de trois semaines à l'École de la GRC à Regina, en Saskatchewan (Division Dépôt). Le programme a célébré son 30e anniversaire en 2024 et, en 2025, a offert deux troupes pour la première fois depuis sa création.
  • Le Programme de mentorat des candidats autochtones met en relation des candidats des Premières Nations, inuit et métis avec des mentors qui leur offrent un soutien culturellement éclairé, de l'orientation, du perfectionnement des compétences et du renforcement de la confiance. Les mentors autochtones de la GRC veillent à ce qu'aucun obstacle ne freine les candidats des Premières Nations, inuit et métis et à ce qu'ils vivent une expérience de recrutement positive. Les travaux se poursuivent afin que les présentations sur les carrières destinées aux Premières Nations, aux Inuit et aux Métis soient offertes dans de nombreuses langues autochtones, notamment en déné, en michif cri, en ojibwé de l'Est, en mi'kmaw, en wolastoqey, ainsi qu'en innu et en inuktitut.
Approches divisionnaires

Les divisions de la GRC sont habilitées à travailler étroitement avec les communautés et les dirigeants autochtones locaux afin de recruter des candidats d'une manière significative, culturellement appropriée et éclairée par les communautés, qui élimine les obstacles au recrutement. Ces efforts de recrutement peuvent être regroupés en cinq (5) thèmes interreliés.

  • Thème 1 : Sensibilisation : La sensibilisation aux possibilités de recrutement est un axe central, les Services de police autochtones – National (SPA-N) à l'administration centrale nationale et les divisions participant largement à des activités locales, comme des salons de l'emploi, des visites dans les écoles et des rassemblements communautaires, afin d'accroître la compréhension des cheminements de carrière à la GRC. Certaines divisions bénéficient également de recruteurs autochtones attitrés qui entretiennent de solides relations avec les communautés autochtones.
  • Thème 2 : Soutien : Le soutien administratif et pratique tout au long du processus de candidature constitue une autre approche importante. Les membres réguliers des divisions et des SPA-N offrent une aide concrète pour permettre aux candidats d'accéder aux outils nécessaires pour remplir leur demande et obtenir la formation requise, notamment les cours de premiers soins. Dans la Division V (Nunavut), ce soutien est renforcé par un partenariat dédié avec Nunavut Tunngavik Incorporated.
  • Thème 3 : Établissement de relations : Le mentorat joue un rôle important pour renforcer la confiance des candidats, démystifier le processus de recrutement et consolider les relations. En plus du programme national de mentorat de la GRC, des membres réguliers des divisions mentorent bénévolement des candidats dans leurs communautés locales.
  • Thème 4 : Apprentissage exploratoire : Les divisions encouragent activement les expériences d'apprentissage préalables au statut de cadet en faisant la promotion de la participation au PFPCA, une initiative nationale dirigée par les SPA-N qui offre aux candidats autochtones de partout au Canada une expérience de trois semaines intitulée « Introduction à la formation » à la Division Dépôt, à Regina, en Saskatchewan. Ce programme s'adresse aux personnes qui envisagent une carrière dans l'application de la loi. Les divisions sont encouragées à prolonger cette voie en offrant des possibilités d'emploi de 90 jours aux candidats retenus qui souhaitent poursuivre leur exploration d'une carrière comme membre régulier ou employé de la fonction publique à la GRC.
  • Thème 5 : Autonomisation des communautés : La participation communautaire oriente les efforts de recrutement visant à accroître le nombre de candidats autochtones, à mesure que les divisions s'orientent vers des modèles plus partagés. Reconnaissant que la participation communautaire renforce la légitimité, l'alignement culturel et la confiance, plusieurs divisions font participer des dirigeants autochtones aux processus de recrutement et de sélection, notamment par l'entremise de comités consultatifs autochtones locaux.
Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026
  • La Stratégie de recrutement des PNIM a récemment été approuvée par le commissaire. Les prochaines étapes comprennent la mobilisation et l'établissement de partenariats avec des partenaires internes et externes clés relativement au plan d'action connexe. Le Programme national de recrutement continuera d'accorder la priorité aux candidats des PNIM et de leur offrir la possibilité d'intégrer une troupe le plus rapidement possible ou une cohorte autochtone à l'avenir. Cela permettra aux candidats de commencer leur formation sans délai et permettra au PNR et à la Division Dépôt d'optimiser l'utilisation des installations et du personnel de formation.
  • Le Programme de mentorat des candidats autochtones a été lancé en juillet 2025. Dans les six mois suivant son lancement (juillet 2025), 78 membres réguliers actifs se sont engagés à agir comme mentors, et 189 candidats autochtones travaillent avec un mentor.
  • Le Programme des navigateurs de carrière autochtones de la GRC (PNCA), relevant des SPA-N, est une initiative nationale qui travaille avec les unités de dotation de la fonction publique de la GRC et qui offre une approche fondée sur les distinctions dans les domaines du recrutement et du perfectionnement professionnel des fonctionnaires fédéraux autochtones actuels, ainsi que des membres des Premières Nations, des Inuit et des Métis qui souhaitent intégrer la fonction publique fédérale.
Réponse à l'appel à la justice 9.3

Le Programme de mentorat des candidats autochtones répond à l'appel à la justice 9.3 en soutenant les membres réguliers des Premières Nations, inuit ou métis afin qu'ils agissent comme mentors auprès des candidats autochtones dans le cadre du processus de recrutement des membres réguliers. L'objectif est d'accompagner les candidats autochtones tout au long du processus de candidature et d'augmenter le nombre de recrues autochtones. De plus, le Programme des navigateurs de carrière autochtones de la GRC (PNCA) répond à l'appel à la justice 9.3 par sa mise en œuvre nationale, sous la responsabilité des SPA-N, en collaboration avec les unités de dotation de la fonction publique de la GRC. Il offre une approche fondée sur les distinctions dans les domaines du recrutement et du perfectionnement professionnel des fonctionnaires fédéraux autochtones actuels, ainsi que des membres des Premières Nations, des Inuit et des Métis qui souhaitent intégrer la fonction publique fédérale.

Répercussions principales
  • Réduit les obstacles pour les candidats autochtones dans le processus de candidature des agents de la GRC : La participation rémunérée et les coûts couverts (p. ex. déplacements, hébergement, uniformes) rendent la possibilité d'avoir un aperçu direct d'une carrière dans les services de police à la GRC plus accessible aux candidats des Premières Nations, Inuit et Métis qui font face à des contraintes financières et géographiques
  • Renforce la représentation autochtone dans l'application de la loi : crée une expérience d'apprentissage structurée et soutenue qui rend les candidats autochtones plus compétitifs dans le processus de candidature des agents de la GRC, ce qui entraîne une augmentation de la représentation autochtone dans les services de police
  • Instaurer un soutien durable aux candidats et des conditions de maintien en poste : Le mentorat des membres autochtones de la GRC et les conseils continus après la Division Dépôt augmentent l'état de préparation, la confiance et la persévérance tout au long des étapes de recrutement, ce qui contribue à réduire l'attrition précoce.
  • Améliorer la préparation à la prestation de services culturellement sûrs : Une exposition précoce à la politique de la GRC, au Code criminel, aux attentes en matière de travail d'équipe et aux environnements de formation aide les participants à entrer dans les services de police avec une compréhension plus claire du rôle et des bases plus solides pour un engagement respectueux avec les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchés par la crise de FFADA2E+
  • Développer le leadership et les capacités de police éclairées par la communauté : Le développement du leadership et l'apprentissage par cohorte renforcent les compétences des participants à naviguer dans les institutions policières et contribuent à des approches policières adaptées à la culture, plus ancrées dans la communauté et répondant aux besoins des peuples et des communautés autochtones
  • Favorise l'établissement de relations et la confiance à long terme : Un engagement constant entre les participants, les mentors et les établissements de formation autochtones contribue à renforcer le dialogue continu et à améliorer des relations de travail plus respectueuses entre les services de police et les communautés autochtones.

9.5 : Nous demandons à tous les services de police de normaliser les protocoles associés aux politiques et pratiques qui permettent de veiller à ce que tous les cas de disparition ou de meurtre de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQQIA autochtones fassent l'objet d'enquêtes exhaustives.

Cela comprend les mesures suivantes :

  1. Établir un protocole de communication avec les communautés autochtones afin de les informer des politiques, des pratiques et des programmes qui permettent d'assurer leur sécurité;
  2. Améliorer les communications entre les policiers et les familles des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA autochtones disparues et assassinées dès le premier rapport, et assurer des communications régulières et permanentes tout au long de l'enquête;
  3. Améliorer la coordination entre les ministères gouvernementaux et entre les territoires de compétence et les communautés autochtones et les services de police;
  4. Reconnaître qu'un taux de roulement élevé chez les agents de police assignés aux dossiers des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA autochtones disparues et assassinées peut avoir des répercussions négatives tant sur la progression des enquêtes que sur les relations avec les membres des familles; les services de police doivent avoir des protocoles robustes pour atténuer ces répercussions;
  5. Élaborer une stratégie nationale, par l'entremise de l'Association canadienne des chefs de police, visant à assurer une uniformité dans les mécanismes de production de rapports sur la disparition de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQQIA autochtones. Cette stratégie pourrait être élaborée en même temps qu'une base de données nationale serait créée;
  6. Établir des délais de réponse normalisés pour le signalement de la disparition de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQQIA autochtones qui subissent de la violence, et effectuer régulièrement une vérification de ces délais de réponse afin d'assurer l'amélioration du processus;
  7. Amener les gouvernements provinciaux et territoriaux à mettre en place un numéro d'urgence national.

Initiatives

Bureau national des normes et pratiques d'enquête – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Bureau national des normes et pratiques d'enquête (BNNPE) a été établi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à la suite de la publication du rapport provisoire de 2018 de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Le BNNPE agit comme centre d'expertise en fournissant une surveillance stratégique, de la formation et un soutien consultatif aux divisions de la GRC pour les enquêtes sur les dossiers majeurs, y compris ceux qui concernent des victimes autochtones.

Le BNNPE participe directement à l'avancement d'enquêtes complexes et non résolues sur des homicides liés aux FFADA, grâce à des postes désignés de caporal dans les divisions F (Saskatchewan) et K (Alberta) de la GRC afin de soutenir ce travail. De plus, le BNNPE contribue aux efforts nationaux de la GRC visant à renforcer les normes d'enquête et à promouvoir des pratiques cohérentes, tenant compte des traumatismes et culturellement compétentes dans toutes les enquêtes majeures. Plusieurs divisions de la GRC ont aussi mis en place leur propre Bureau des normes et pratiques d'enquête, ou des mécanismes d'examen similaires, afin de promouvoir la qualité des enquêtes et la reddition de comptes.

Cette initiative contribue également à l'engagement du gouvernement du Canada, dans le cadre de la Stratégie fédérale de développement durable, à mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Déclaration des Nations Unies) et à faire progresser la réconciliation avec les Premières Nations, les Inuit et les communautés métisses. Comme il est indiqué dans le Plan d'action de juin 2023 relatif à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, le BNNPE « continue de coordonner et d'assurer la surveillance d'enquêtes très médiatisées et de dossiers majeurs, une partie du travail étant consacrée aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones, qui sont surreprésentées parmi les victimes d'actes criminels dans les territoires de compétence de la Gendarmerie royale du Canada ».

Dans ce contexte, le BNNPE est à la fois une initiative de prestation de services et une initiative qui appuie la réconciliation. Il reflète l'engagement de la GRC à améliorer la qualité du travail d'enquête et à répondre aux défaillances systémiques relevées par l'Enquête nationale sur les FFADA et les organismes de surveillance connexes. La GRC continue de mener un travail soutenu de réconciliation visant à renforcer ses relations avec les communautés autochtones, à accroître la transparence et à contribuer à des pratiques policières plus sûres et plus culturellement compétentes.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le Bureau national des normes et pratiques d'enquête (BNNPE) :

  • a fourni une surveillance, des orientations et un soutien nationaux aux divisions de la GRC relativement aux enquêtes complexes et aux dossiers majeurs, y compris ceux qui concernent des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones
  • a continué de financer des postes de caporal dans la division F (Saskatchewan) et la division K (Alberta) afin d'assurer la continuité des enquêtes dans les dossiers liés aux FFADA2E+
  • a lancé, par l'entremise de son programme de technique de généalogie génétique aux fins d'enquête, une initiative de validation de principe visant à faire progresser des dossiers d'homicide autrement non résolus au moyen de l'IGGT
    • bien qu'elle ne soit pas propre aux FFADA2E+, l'avancement du programme de technique de généalogie génétique offre une voie d'enquête supplémentaire pour faire progresser les dossiers d'homicide, y compris les dossiers liés aux FFADA2E+, qui seraient autrement demeurés non résolus
    • cette initiative a commencé par les travaux de la Dre Maryanne Pearce sur des dossiers historiques liés aux FFADA2E+
  • a maintenu son rôle de ressource pour les divisions qui demandent des conseils ou un examen de dossiers actifs, ainsi que ses efforts soutenus pour promouvoir la cohérence des enquêtes et la reddition de comptes dans l'ensemble de l'organisation
Réponse à l'appel à la justice 9.5

Le Bureau national des normes et pratiques d'enquête répond à l'appel à la justice 9.5 en fournissant un organe centralisé et spécialisé chargé de promouvoir des normes d'enquête cohérentes, d'examiner des dossiers complexes et de conseiller les divisions sur les pratiques exemplaires. Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de la mise en œuvre de pratiques d'enquête normalisées et appuyées à l'échelle nationale, qui favorisent l'équité, la reddition de comptes et la rigueur. Cette approche répond directement aux préoccupations historiques concernant la qualité inégale des enquêtes policières, tout en renforçant la transparence et la confiance du public.

Répercussions principales
  • Amélioration de la cohérence nationale des enquêtes : établit et promeut des normes applicables aux enquêtes sur les dossiers complexes dans les divisions de la GRC
  • Soutien aux dossiers liés aux FFADA2E+ grâce à des ressources spécialisées : fournit du personnel spécialisé et un soutien stratégique pour faire progresser les enquêtes concernant des victimes autochtones
  • Renforcement de la surveillance et de la reddition de comptes : permet aux mécanismes d'examen nationaux et divisionnaires d'évaluer et d'améliorer les pratiques d'enquête
  • Alignement avec les engagements fédéraux en matière de réconciliation : fait progresser les obligations du Canada prévues dans le Plan d'action relatif à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et appuie la transformation systémique des services de sécurité publique
Détails sur le financement

Le Bureau national des normes et pratiques d'enquête est financé de façon continue au moyen des budgets opérationnels existants, et les ressources sont priorisées afin d'appuyer son travail à l'échelle nationale.

Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés (CNPDRN, le Centre), administré par la GRC, sert d'organisme national de coordination pour les enquêtes sur les personnes disparues et les restes non identifiés. Le CNPDRN fournit un soutien spécialisé aux enquêtes et des services centralisés aux organismes d'application de la loi, aux coroners et aux médecins légistes partout au Canada.

Ses responsabilités principales comprennent la gestion du Programme national d'ADN pour les personnes disparues, du site public Disparus-Canada et de la base de données nationale sur les enfants et personnes disparus et les restes non identifiés. Le Centre élabore et offre également des orientations sur les pratiques exemplaires, de la formation en ligne et des activités de mobilisation communautaire afin de renforcer l'uniformité des pratiques d'enquête dans l'ensemble du pays.

Le CNPDRN pilote également un processus de discussion de soutien au retour des personnes disparues (MP RSD) tenant compte des traumatismes, afin de mieux comprendre pourquoi des personnes disparaissent et de renforcer la prestation de services après leur retour. L'élaboration et la formation liées au MP RSD ont été éclairées par des consultations avec des spécialistes autochtones, des communautés et les Services de police contractuels et autochtones.

Le CNPDRN appuie aussi des initiatives ciblées de la GRC et y contribue, comme la campagne annuelle sur les médias sociaux portant sur les FFADA2E+. Ces activités reposent sur l'engagement avec les communautés autochtones et visent à accroître la visibilité des dossiers non résolus de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, le CNPDRN a coanimé le Symposium à l'intention des enquêteurs sur les personnes disparues et les restes non identifiés afin de réunir des enquêteurs spécialisés dans les personnes disparues et des spécialistes du domaine de partout au pays pour travailler ensemble en collaboration, renforcer les compétences d'enquête et échanger des pratiques exemplaires. Le symposium visait à cerner des technologies, des approches et des stratégies novatrices et efficaces pour la recherche, l'enquête, l'identification, la récupération et la réunification des personnes disparues. Il a également examiné la nature complexe et multidimensionnelle des dossiers de personnes disparues ainsi que les besoins particuliers de divers groupes de population vulnérables et à risque, notamment les personnes 2ELGBTQI+, les personnes autochtones et d'autres groupes.

Dans le cadre du financement lié aux séquelles des pensionnats, des postes désignés au sein du CNPDRN ont poursuivi les activités de sensibilisation auprès des communautés autochtones et des partenaires de l'application de la loi. La prestation de ces services spécialisés appuie le travail avec les partenaires autochtones et met l'accent sur les besoins des communautés.

Réponse à l'appel à la justice 9.5

Le CNPDRN répond à l'appel à la justice 9.5chiffre romain 5 en appuyant la cohérence nationale du signalement, des enquêtes et des interventions concernant les cas de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues. Grâce à des systèmes centralisés, à un soutien aux enquêtes et à des plateformes publiques accessibles, comme le site Web Disparus-Canada, le CNPDRN joue un rôle clé dans la coordination des interventions relatives aux personnes disparues dans toutes les administrations.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient d'un meilleur accès à l'information, de processus d'enquête coordonnés à l'échelle nationale et d'efforts de mobilisation culturellement éclairés. L'engagement du Centre envers des pratiques tenant compte des traumatismes et la sensibilisation du public contribue à accroître la visibilité des dossiers liés aux FFADA2E+ et à maintenir l'élan des enquêtes.

Répercussions principales
  • Amélioration de la cohérence nationale : promeut des pratiques normalisées et la collecte centralisée de données dans l'ensemble des administrations pour les personnes disparues et les restes non identifiés
  • Soutien à l'engagement dirigé par les Autochtones : intègre les perspectives autochtones dans la formation et la conception des services grâce à des consultations ciblées et à des activités de sensibilisation culturellement pertinentes
  • Visibilité publique accrue : sensibilise le public aux dossiers non résolus liés aux FFADA2E+ au moyen de la plateforme Disparus-Canada et des campagnes de sensibilisation annuelles
  • Mise à l'essai d'innovations tenant compte des traumatismes : élabore et teste de nouveaux mécanismes, comme le MP RSD, afin d'améliorer les résultats d'enquête et les soutiens après le retour d'une personne
Détails sur le financement

Dans le cadre du Cadre fédéral visant à répondre aux séquelles continues des pensionnats indiens, la GRC a reçu 5,1 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2022-2023.

Guides à l'intention des familles de victimes d'homicide et de personnes disparues – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

La Gendarmerie royale du Canada (GRC), par l'entremise de son secteur d'activité des Services de police contractuels et autochtones (SPCA), a élaboré deux guides nationaux tenant compte des traumatismes : l'un destiné aux familles des victimes d'homicide et l'autre aux familles des personnes disparues. Ces guides ont été élaborés en réponse directe aux témoignages livrés par des familles lors de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA), qui ont fait état de préoccupations liées au manque d'information de la part des services de police, à la confusion entourant le système de justice pénale et à la complexité des questions de compétence.

Bien qu'ils aient été rédigés par la GRC, les guides ne sont pas propres à un organisme particulier et sont destinés à être utilisés par tous les services de police et les services d'aide aux victimes au Canada, y compris les services de police administrés par des Autochtones. L'Association canadienne des chefs de police (ACCP) a coparrainé les guides et en a officiellement appuyé l'utilisation. Les guides ont été examinés par le Comité sur les services policiers auprès des peuples autochtones et le Comité des victimes d'actes criminels de l'ACCP, et ont été mis en valeur dans une publication nationale de l'ACCP en février 2024.

Le Guide à l'intention des familles de personnes disparues porte sur les procédures de signalement, les étapes de l'enquête, les relations avec les médias, les cas de longue durée et les ressources de soutien, et comprend une feuille de travail pratique. Le Guide à l'intention des familles de victimes d'homicide couvre l'ensemble du continuum de justice pénale, de l'enquête à la libération conditionnelle, et comprend des sections sur les procédures médico-légales, les appels, les soutiens aux victimes, les messages spirituels et un glossaire.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Les deux guides ont été publiés en septembre 2025 dans le cadre de la Campagne annuelle 30 jours d'action – La réconciliation commence par moi de la GRC. Le commissaire a envoyé une lettre à tous les chefs de police au Canada pour les informer de l'existence des guides.

Les versions anglaise et française ont été publiées. Les dix langues supplémentaires ont été traduites et seront publiées lorsque l'équipe graphique sera en mesure de le faire. Il n'y a pas eu de financement pour ce projet. L'impression, les graphiques et les traductions ont tous été réalisés avec des sources de financement existantes.

Réponse à l'appel à la justice 9.5

L'initiative des Guides à l'intention des familles de victimes d'homicide et de personnes disparues répond à l'appel à la justice 9.5chiffre romain 2 en améliorant la communication entre les services de police et les familles, dès le moment où un dossier est signalé et tout au long des étapes d'une enquête de longue durée. Les guides répondent à des préoccupations de longue date en fournissant, dans un langage clair et tenant compte des traumatismes, des explications sur les échéanciers d'enquête, les rôles, les responsabilités et les soutiens disponibles.

La traduction des Guides à l'intention des familles de victimes d'homicide et de personnes disparues répond également à l'appel à la justice 9.5chiffre romain 2 en veillant à ce que des documents traduits soient offerts dans plusieurs langues autochtones, ce qui accroît l'accessibilité à des renseignements essentiels liés à la justice, peu importe la maîtrise linguistique. Bien que cet appel mette l'accent sur la compétence linguistique en langues autochtones au sein des services de police, l'offre de guides dans des langues comme l'inuktitut, le cri, le michif et d'autres langues répond directement aux besoins linguistiques des familles, en particulier dans les régions où les barrières linguistiques contribuent à l'exclusion systémique.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient d'une plus grande transparence, d'une réduction de l'incertitude et d'un accès plus uniforme à l'information dans l'ensemble des administrations. Cela contribue à une expérience plus compatissante et plus prévisible pour les familles qui doivent naviguer une enquête policière. Elles bénéficient aussi de la possibilité d'accéder à de l'information exacte et culturellement sensible dans la langue de leur choix. Cela soutient une participation éclairée aux processus de justice et respecte les droits linguistiques dans les interventions de sécurité publique.

Répercussions principales
  • Amélioration de la communication et de la transparence : les guides offrent à toutes les familles des explications cohérentes, en langage clair, sur les processus d'enquête et de justice, peu importe l'administration concernée
  • Accès culturel et linguistique accru : les traductions dans des langues autochtones et des langues non officielles permettent de rejoindre un plus grand nombre de personnes et de renforcer l'inclusion
  • Renforcement de la coordination intergouvernementale : conçus pour une utilisation nationale, les guides facilitent l'adoption de pratiques normalisées dans les services de police et les services d'aide aux victimes
  • Renforcement de la confiance envers les institutions publiques : le contenu tenant compte des traumatismes, élaboré en consultation avec des familles et des survivantes, appuie la dignité, la sécurité et la compréhension
Détails sur le financement

Le tarif de l'Initiative spéciale sur la violence fondée sur le sexe a été utilisé pour les traductions. Les langues non autochtones ont été financées par l'Unité des personnes vulnérables et les langues autochtones ont été financées par les Services de police autochtones à l'échelle nationale.

Le coût total de cette initiative est toujours en attente. L'impression, les graphiques et les traductions ont tous été réalisés avec des sources de financement existantes. L'équipe graphique des Communications dispose de peu de ressources, ce qui aura une incidence sur le calendrier de la publication des versions dans des langues non officielles.

Projet pilote d'alerte robe rouge – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Aperçu de l'initiative

Le projet pilote d'alerte robe rouge est une initiative de collaboration entre le gouvernement du Canada, le gouvernement du Manitoba et Giganawenimaanaanig. Il vise à accroître la sécurité et le bien-être des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones grâce à l'élaboration d'un système régional d'alerte pour les personnes disparues. Ce projet pilote répond directement aux appels continus à prendre des mesures urgentes pour lutter contre la crise nationale des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.

Ce projet pilote découle d'une motion unanime adoptée à la Chambre des communes en mai 2023, qui reconnaissait les meurtres et les disparitions de femmes et de filles autochtones comme une urgence nationale et demandait la mise en place d'un système d'alerte robe rouge.

Giganawenimaanaanig, anciennement connu sous le nom de Comité consultatif de mise en œuvre sur les FFADA2E+ et dont le nom se traduit par « nous prenons tous soin d'elles », a dirigé la mobilisation des partenaires autochtones concernant le projet pilote au Manitoba.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

Le 25 novembre 2025, Giganawenimaanaanig a publié son rapport final résumant ses activités de mobilisation auprès des partenaires autochtones et présentant une voie à suivre recommandée pour la mise en œuvre d'un projet pilote d'alerte robe rouge au Manitoba.

Réponse à l'appel à la justice 9.5

Le projet pilote d'alerte robe rouge répond en partie à l'appel à la justice 9.5chiffre romain 7, qui demande l'établissement d'un système d'alerte national pour aviser le public lorsque des femmes, des filles ou des personnes 2ELGBTQI+ autochtones sont portées disparues. Bien que l'initiative en soit à ses premières étapes, le projet pilote peut aider à jeter les bases d'un éventuel système élargi au moyen d'essais régionaux, d'une élaboration conjointe avec les partenaires autochtones et d'une exploration technique.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones touchées par la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées bénéficient du projet pilote d'alerte robe rouge grâce à de meilleurs mécanismes d'avis au public, qui augmentent la probabilité d'interventions rapides lorsqu'un être cher disparaît. Le projet contribue aussi à rétablir la confiance des communautés et à combler des lacunes de longue date dans les systèmes d'intervention d'urgence au moyen d'une collaboration fondée sur le leadership autochtone et l'expérience vécue.

Répercussions principales
  • Mise en œuvre dirigée par la communauté: Le projet pilote est dirigé par Giganawenimaanaanig, ce qui permet de veiller à ce qu'il soit fondé sur les valeurs, les priorités et le contexte local autochtones et qu'il en tienne compte.
  • Réponse accrue en matière de sécurité publique: L'alerte pilote est conçue pour aviser le public lorsqu'une femme, une fille ou une personne 2ELGBTQI+ autochtone est portée disparue, ce qui accroît le potentiel d'interventions rapides et efficaces.
  • Collaboration intergouvernementale et autochtone: Ce projet illustre la coopération entre les partenaires fédéraux, provinciaux et autochtones à l'appui d'un engagement commun à mettre fin à la violence.
  • Leçons retenues pour les approches futures: Les connaissances tirées du projet pilote pourraient éclairer de futurs projets pilotes d'alerte robe rouge.
Détails sur le financement

Le gouvernement a alloué 1,3 million de dollars sur trois ans, de 2024-2025 à 2026-2027, afin d'élaborer conjointement avec les partenaires autochtones, dans le cadre d'une première phase prioritaire, un système régional d'alerte robe rouge.

Stratégie nationale visant à assurer l'uniformité des pratiques de déclaration des cas de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues – Statistique Canada

Aperçu de l'initiative

Les Normes relatives aux données sur les personnes disparues – Stratégie pour assurer l'uniformité des pratiques de déclaration des cas de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues sont dirigées par Statistique Canada afin de combler les lacunes et les incohérences systémiques dans la collecte, la déclaration et l'utilisation des données liées aux cas de personnes autochtones disparues. La stratégie vise à élaborer une norme nationale afin d'améliorer l'uniformité et la qualité de l'information utilisée par les services de police et d'autres autorités lorsqu'ils répondent à ces cas et les enquêtent.

Grâce à 1,4 million de dollars affectés sur cinq ans dans le cadre d'investissements annoncés en 2021 (prenant fin en 2025-2026), l'initiative soutient la détermination et la mise en œuvre de pratiques exemplaires dans les différentes administrations, dans le but de veiller à ce que tous les cas soient déclarés, documentés et rendus accessibles de façon complète à des fins de recherche et de statistique. En partenariat avec les communautés autochtones et les partenaires, Statistique Canada travaille à faire en sorte que les futurs systèmes de données reflètent les réalités, les priorités et les droits des peuples autochtones.

Mise à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, Statistique Canada a continué de s'appuyer sur le travail fondamental réalisé aux étapes précédentes du projet. Le Centre canadien de la statistique juridique et de la sécurité des collectivités a poursuivi l'examen des commentaires recueillis dans le cadre de vastes activités de consultation. L'équipe de projet a travaillé en collaboration avec l'Association canadienne des chefs de police, par l'entremise de son Comité de l'information et de la statistique policières et de son Comité sur les services policiers auprès des Autochtones. Ensemble, ces partenaires ont élaboré un cadre pour orienter l'élaboration d'indicateurs de données proposés à l'échelle nationale sur les personnes disparues. À l'appui de ces travaux, le projet des Normes relatives aux données sur les personnes disparues explore également une voie qui examine les points de contact clés où les données sur les personnes disparues circulent entre les systèmes d'information policiers à l'échelle nationale.

Cette année, un rapport « Ce que nous avons entendu » sur les commentaires reçus dans le cadre des consultations sera rendu public, documentant le consensus atteint sur les normes de données à l'échelle nationale. Afin d'appuyer la mise en œuvre future par les services de police, les normes proposées ont été soumises à l'examen du Comité directeur des normes relatives aux données sur les personnes disparues de l'ACCP. De plus, les leçons tirées de cette initiative contribueront à éclairer un projet de collaboration entre CanOps, Sécurité publique Canada et Statistique Canada visant à élaborer des normes nationales pour la recherche et le sauvetage au sol (GSAR). Comme ces domaines se chevauchent, le travail de base du projet sur les personnes disparues demeure une ressource complémentaire et vitale pour l'initiative GSAR en cours.

Réponse à l'appel à la justice 9.5

Cette initiative répond à l'appel à la justice 9.5chiffre romain 5 en travaillant à assurer des mécanismes nationaux de déclaration uniformes pour l'information concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues. Elle soutient l'élaboration de normes et d'outils visant à garantir que tous les cas sont déclarés et enquêtés de façon complète et exacte. Ce faisant, elle renforce la transparence, la reddition de comptes et l'intégrité globale des systèmes nationaux de données.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative grâce à la promotion de réponses équitables et uniformes aux cas de personnes disparues. Une approche nationale normalisée contribue à faire en sorte qu'aucun cas ne soit ignoré ou sous-déclaré, et que les données recueillies puissent appuyer les efforts plus larges en matière de politiques, de recherche et de justice visant à prévenir la violence future et à améliorer les résultats en matière de sécurité pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Répercussions principales
  • Amélioration de l'uniformité nationale : Établit des normes pour des pratiques de déclaration uniformes dans toutes les administrations
  • Soutien à la réforme du système de justice : Renforce les mécanismes de reddition de comptes dans les enquêtes sur les personnes disparues
  • Promotion de pratiques culturellement sûres : Éclaire l'élaboration de normes de collecte de données respectueuses et tenant compte des traumatismes
  • Renforcement de la capacité de recherche : Jette les bases d'une base de données nationale pour appuyer la recherche, l'analyse et les efforts de prévention
  • Visibilité et reddition de comptes accrues : Veille à ce que les cas de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues soient documentés et traités avec exactitude
Détails sur le financement

Le budget de 2021 a affecté 1,4 million de dollars sur cinq ans (de 2021-2022 à 2025-2026) pour soutenir l'élaboration et la mise en œuvre de cette initiative. Le financement appuie les activités de mobilisation, de recherche et de développement technique dirigées par Statistique Canada en collaboration avec des partenaires autochtones et des partenaires de l'application de la loi. Au cours de 2024-2025, un montant de 260 000 $ a été affecté à la réalisation des activités de consultation, et en 2025-2026, 380 000 $ ont été alloués pour poursuivre les engagements avec les services de police, élaborer le rapport technique final sur les normes de données sur les personnes disparues (avec tous les concepts et catégories au niveau de la personne et de l'incident) et préparer le rapport Ce que nous avons entendu résumant les commentaires reçus dans le cadre des consultations.

Système d'analyse des liens entre les crimes de violence – Gendarmerie royale du Canada

Aperçu de l'initiative

Le Système d'analyse des liens entre les crimes de violence (SALCV), mis au point par la GRC au début des années 1990, est une base de données nationale conçue pour appuyer l'identification et l'enquête des crimes violents et sériels. Le SALCV recueille des renseignements comportementaux et propres aux dossiers concernant une gamme définie d'infractions criminelles graves, notamment les homicides, les agressions sexuelles, les enlèvements et les dossiers de personnes disparues lorsqu'un acte criminel est soupçonné. Le système permet aux services de police de repérer des liens entre des infractions qui pourraient autrement passer inaperçus et constitue un outil intergouvernemental clé pour le suivi des délinquants en série au Canada et à l'étranger.

Les services de police de partout au pays contribuent au SALCV en soumettant des données de dossiers à la base de données centralisée; l'Ontario et le Québec rendent ce signalement obligatoire par voie législative. Le SALCV est actuellement utilisé par toutes les administrations canadiennes et dans 10 autres pays.

Le SALCV joue aussi un rôle important dans l'engagement plus large de la GRC envers la coordination et l'intervention nationales en matière d'enquête, y compris dans les dossiers concernant des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues. La base de données renforce la cohérence des enquêtes et facilite la collaboration entre les services de police et les administrations.

Mises à jour pour l'exercice financier 2025-2026

En 2025-2026, la GRC a continué de maintenir le SALCV comme outil d'enquête national soutenant le signalement, l'analyse et la coordination cohérents des enquêtes sur les crimes violents. Les centres du SALCV au Canada sont demeurés opérationnels, les analystes continuant d'examiner et de saisir les renseignements nécessaires pour appuyer l'établissement de liens entre les dossiers dans l'ensemble des administrations.

La formation sur le SALCV, offerte en collaboration avec le Collège canadien de police, a été donnée en personne aux analystes travaillant dans les centres du SALCV. Le cours de 15 jours comprend de l'enseignement sur l'analyse comportementale des crimes, l'utilisation du logiciel SALCV et des exercices appliqués fondés sur des scénarios.

Tout au long de l'année, le SALCV a contribué aux efforts de la GRC visant à s'aligner sur les appels à la justice relatifs aux FFADA en maintenant un répertoire centralisé et fiable de données sur les crimes violents, axé sur la cohérence, le comportement des délinquants et l'analyse intergouvernementale.

Réponse à l'appel à la justice 9.5

L'initiative du Système d'analyse des liens entre les crimes de violence (SALCV) répond à l'appel à la justice 9.5chiffre romain 5 en soutenant un mécanisme de signalement national uniforme pour les personnes disparues et les crimes violents, y compris les dossiers concernant des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Le SALCV offre aux organismes d'application de la loi une plateforme unifiée pour partager et analyser des données, ce qui favorise une plus grande cohérence dans les enquêtes sur les crimes violents et les dossiers de personnes disparues dans l'ensemble des administrations.

Les survivantes, les familles et les communautés autochtones bénéficient d'une coordination et d'une rigueur d'enquête accrues, en particulier dans les dossiers qui traversent les frontières provinciales ou territoriales. La base de données centralisée veille à ce que les détails comportementaux et propres aux dossiers ne soient ni perdus ni cloisonnés, augmentant ainsi la probabilité d'identifier des tendances, de relier des enquêtes connexes et d'améliorer les résultats globaux des enquêtes.

Répercussions principales
  • Soutien à un signalement national cohérent : fournit un système unifié pour consigner, analyser et relier les crimes violents graves dans toutes les administrations canadiennes
  • Amélioration de la coordination interorganismes : facilite la collaboration entre les services de police dans les enquêtes, particulièrement dans les dossiers complexes ou liés à des crimes sériels
  • Réponse aux lacunes systémiques dans le suivi des dossiers : veille à ce que les données provenant de dossiers de personnes disparues et d'homicides, y compris ceux qui concernent des victimes autochtones, soient consignées et examinées afin d'y déceler des liens
  • Renforcement de la capacité d'enquête : grâce à la formation nationale sur le SALCV, les analystes disposent des outils et des compétences nécessaires pour interpréter et appliquer efficacement les données comportementales liées aux crimes
Détails sur le financement

L'initiative est financée et maintenue au moyen des budgets opérationnels et de formation de la GRC, en collaboration avec le Collège canadien de police.

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