2024-25 Rapport sur les appels à la justice : 5.1 - 5.24 : Ministère de la Justice
Découvrez comment le gouvernement du Canada répond aux appels à la justice 5.1 à 5.24.
Les initiatives rendent compte de leurs progrès en fonction de leur réponse à un appel à la justice, ou à une partie d'un appel à la justice.
Les mises à jour sont basées sur les données fournies le 3 juin 2025.
Sur cette page
- 5.1 Mettre en œuvre les recommandations concernant le système de justice de la Commission royale sur les peuples autochtones et de l'Enquête publique sur l'administration de la justice et les autochtones
- 5.3 Examiner et réformer les lois portant sur la violence fondée sur le sexe en tenant compte des perspectives des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones
- 5.4 Transformer les services de police autochtones afin qu'ils représentent l'exercice de l'autonomie gouvernementale et de l'autodétermination et remplacer le Programme des services de police des Premières Nations par un nouveau cadre législatif et financier
- 5.5 Financer équitablement les services de police autochtones
- 5.5i Les communautés éloignées doivent pouvoir compter sur leur droit à un accès Internet haute vitesse fiable
- 5.5iv Le financement et l'élaboration de programmes de prévention du crime doivent refléter les besoins des communautés
- 5.6 Élaborer une approche exhaustive de l'aide aux familles et aux survivantes
- 5.10 Recruter et retenir davantage de juges de paix autochtones et élargir leurs compétences pour qu'elles correspondent à celles du juge de paix du Nunavut
- 5.11 Favoriser l'accès à des pratiques juridiques efficaces et adaptées à la culture
- 5.12 Accroître la représentation autochtone au sein de tous les tribunaux canadiens, y compris la Cour suprême du Canada
- 5.13 Élargir les programmes d'aide juridique afin que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones aient accès à la justice et puissent jouer un rôle concret au sein du système de justice
- 5.15 Considérer l'utilisation des rapports Gladue comme un droit et leur attribuer des ressources adéquates
- 5.16 Proposer des options communautaires et autochtones en matière de détermination de la peine
- 5.21 Réduire la surreprésentation démesurée des femmes et des filles autochtones dans le système de justice criminelle
- 5.22 Appliquer les principes clés énoncés dans La création de choix en matière de services correctionnels
- 5.24 Modifier les processus de collecte de données et d'évaluation de l'admissibilité afin de recueillir des données fondées sur les distinctions et des données intersectionnelles sur les femmes, les filles autochtones et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones
5.1 Mettre en œuvre les recommandations concernant le système de justice de la Commission royale sur les peuples autochtones et de l'Enquête publique sur l'administration de la justice et les autochtones
Initiatives
Accords sur l'administration de la justice – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Les accords sur l'administration de la justice (EAJ) sont négociées entre le gouvernement du Canada et les partenaires autochtones pour soutenir la revitalisation et l'application des systèmes juridiques autochtones. Elles sont établies dans le cadre des tables de négociation sur la reconnaissance des droits autochtones et l'autodétermination (RDAA) dirigées par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), avec la participation de Justice Canada dans les volets portant sur l'administration de la justice. Les EAJ sont conçues pour soutenir l'autonomie gouvernementale des autochtones, améliorer la sécurité des communautés et créer un espace pour la coexistence des systèmes juridiques autochtones et canadiens.
Depuis 2018, Justice Canada participe aux discussions sur l'administration de la justice dans le cadre des tables de négociation sur la RDAA. Ces discussions répondent aux priorités exprimées par les gouvernements autochtones de restaurer leurs traditions juridiques et de renforcer leur pouvoir d'appliquer les lois d'une manière qui soit culturellement adaptée et conforme aux besoins des communautés. En 2024-2025, environ un tiers des 150 tables de négociation comptaient un volet consacré à l'administration de la justice, une proportion qui révèle toute l'importance d'un tel travail.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, la mobilisation et les négociations se sont poursuivies dans de nombreuses régions, avec des partenaires des Premières Nations cherchant à mettre en pratique des systèmes de justice adaptés qui intègrent des pratiques juridiques traditionnelles. Les discussions ont surtout porté sur la définition des voies à suivre pour la revitalisation, l'application et la reconnaissance des lois autochtones. Les principaux domaines de travail qui ont été circonscrits dans le cadre des négociations sont notamment la coexistence des systèmes juridiques, le renforcement des capacités, l'application de la loi et la mise en place de mécanismes de justice communautaire.
Justice Canada a rencontré les partenaires des Premières Nations suivants en 2024-2025 :
- la table de concertation de l'Ontario;
- le groupe de travail sur l'application des lois découlant de traités de la Colombie-Britannique;
- les Innus du Labrador;
- le Conseil des Tlingit de Teslin;
- la Nation Peskotomuhkati;
- Mi'gmawe'l Tplu'taqnn Incorporated;
- la Première Nation d'Elsipogtog;
- la Table commune sur la justice et la sécurité communautaire du Nouveau-Brunswick;
- la Nation Wolastoqey;
- la Nation Anishinaabe du territoire visé par le Traité no 2;
- le Conseil tribal de Meadow Lake;
- la Nation crie de Muskeg Lake;
- la Nation crie de Red Earth;
- le Manitoba Keewatinowi Okimakanak;
- les Six Nations de la rivière Grand;
- le bureau de négociation Kwilmu'kw Maw-klusuaqn (BNKMK);
- la Table tripartite du Manitoba.
Réponse à l'appel à la justice 5.1
Les accords sur l'administration de la justice répondent à l'appel à la justice 5.1 en soutenant des réformes systémiques qui permettent aux communautés autochtones de concevoir et de mettre en œuvre leurs propres systèmes de justice. Elles favorisent également l'autonomie gouvernementale et l'autodétermination des autochtones en créant des mécanismes officiels pour revitaliser et appliquer les lois autochtones. Le rôle de Justice Canada dans le cadre des négociations sur l'administration de la justice garantit que les priorités définies par les communautés orientent la mise en place de systèmes juridiques conformes aux structures et aux pratiques juridiques autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la discrimination systémique bénéficient des EAJ, car elles permettent l'élaboration d'approches de justice réparatrice qui tiennent compte des traumatismes et mettent de l'avant la sécurité, la guérison et la continuité culturelle. Ces accords permettent aux communautés de concevoir des solutions juridiques qui réduisent la dépendance à l'égard des systèmes judiciaires coloniaux et améliorent l'accès à des services juridiques adaptés à la culture.
Répercussions principales
- Appuie la revitalisation juridique : Permet aux communautés autochtones de restaurer et de mettre en œuvre leurs propres systèmes juridiques et leurs propres lois.
- Contribue à la sécurité de la communauté : Contribue à mettre en œuvre des systèmes de justice fondés sur la culture qui tiennent compte des besoins et des priorités des communautés autochtones en matière de sécurité.
- Renforce l'autonomie gouvernementale : Reconnaît l'autorité et la compétence autochtones dans l'administration de la justice.
- Accroît la représentation : Crée un espace où les femmes, les personnes 2ELGBTQI+, les jeunes et les aînés autochtones contribuent à façonner les réformes de la justice.
- Fait avancer le changement systémique : Contribue à la transformation des structures juridiques coloniales en intégrant les lois autochtones dans les cadres juridiques prédominants.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 8,1 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2026-2027) pour la négociation et la mise en œuvre d'ententes sur l'administration de la justice. Un financement continu de 1,62 million de dollars a également été obtenu en soutien aux travaux futurs. À ce jour, 6,4 millions de dollars ont été consacrés à l'avancement de cette initiative.
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (SJA) est élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des personnes autochtones dans le système judiciaire canadien. Elle vise à transformer le système judiciaire par des changements structurels qui reflètent les priorités et les expériences des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Reposant sur les principes de la réconciliation, de l'autodétermination et de la justice réparatrice, la SJA soutient la revitalisation des traditions juridiques autochtones et la mise en œuvre de mesures judiciaires adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Les activités de mobilisation des vagues 1 et 2 ont touché plus de 1 430 participants et participantes dans le cadre de séances de dialogue régionales. Trente-huit autres partenaires autochtones ont reçu du financement pour mener à bien leur propre processus de mobilisation. Plus de 230 personnes ayant une expérience de vie pertinente ont participé à un volet particulier de la mobilisation à 14 endroits.
S'appuyant sur les cycles de mobilisation nationale précédents (vagues 1 et 2), Justice Canada a publié, au printemps 2024, un projet de consultation sur les principaux éléments de la Stratégie en matière de justice autochtone qui établit 24 mesures prioritaires communes. Ce projet a été diffusé publiquement pour une validation en ligne et une consultation ciblée avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. En parallèle, un processus d'élaboration conjointe a été lancé avec les organisations autochtones nationales et les partenaires des traités modernes afin d'élaborer des chapitres axés sur les distinctions. Cette phase s'est achevée en décembre 2024. La SJA en est donc aux dernières étapes de son élaboration.
En 2024-2025, la mobilisation s'est concentrée sur la validation publique du projet de consultation et l'élaboration conjointe de la version finale de la SJA. Voici certains des principaux jalons :
- les consultations ciblées avec les partenaires autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux;
- la validation publique en ligne du projet de consultation;
- l'achèvement des chapitres axés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des organisations autochtones nationales et deux gouvernements signataires de traités modernes.
Justice Canada a mobilisé des organisations autochtones nationales (Assemblée des Premières Nations, Inuit Tapiriit Kanatami, Ralliement national des Métis), des membres dirigeants des Métis (Métis Nation of Alberta, Métis Nation of Ontario, Métis Nation-Saskatchewan, Métis Nation British Columbia, Manitoba Métis Federation) et des nations autonomes et signataires d'un traité moderne (Grand Conseil des Cris [Eeyou Istchee], gouvernement Délĩnę Got'ĩnę). La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur des distinctions ont été publiés le 10 mars 2025, établissant une vision et des domaines prioritaires pour le travail futur du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Réponse à l'appel à la justice 5.1
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.1 en établissant des mesures concrètes pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des autochtones dans le système judiciaire, notamment en tant que victimes, accusés et délinquants. Élaborée dans le cadre d'une vaste mobilisation et d'un processus d'élaboration conjointe avec des partenaires autochtones, la Stratégie intègre des priorités fondées sur les expériences vécues par les peuples autochtones et s'appuie sur des décennies de recommandations issues d'enquêtes et de commissions nationales, dont la Commission royale sur les peuples autochtones, la Commission de vérité et réconciliation du Canada et l'Enquête publique sur l'administration de la justice et les populations autochtones. La Stratégie favorise l'accès à la justice, les solutions de rechange à l'incarcération ainsi que la revitalisation des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones, en plus de privilégier une participation équitable à la transformation du système judiciaire dans tous les ordres de gouvernement.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la surreprésentation des autochtones dans le système judiciaire bénéficient de la Stratégie en matière de justice autochtone, car celle-ci propose des solutions communautaires adaptées à la culture pour s'attaquer aux causes profondes des démêlés avec la justice. En favorisant des approches judiciaires dirigées par les autochtones qui reflètent les besoins des communautés et respectent les traditions juridiques autochtones, la Stratégie contribue à la mise en place de mécanismes de justice plus efficaces et plus accessibles. Ces efforts contribuent à éliminer les obstacles systémiques et à créer des conditions dans lesquelles les autochtones – en particulier les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ – peuvent avoir accès à la justice de manière sûre, respectueuse et fondée sur leurs droits et à leur expérience.
Répercussions principales
- Réduit la surreprésentation : Établit des mesures concrètes pour s'attaquer aux facteurs systémiques contribuant à la surreprésentation des autochtones dans le système judiciaire.
- Appuie la revitalisation juridique : Favorise la reconnaissance et l'application des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones dans le cadre de la justice au sens large.
- Favorise la gouvernance inclusive : Veille à la représentation des femmes, des filles, des jeunes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que d'autres groupes historiquement sous-représentés, dans l'élaboration des politiques et la prise de décision en matière de justice.
- Renforce la justice communautaire : Permet l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de justice réparatrice et de justice communautaire dirigés par les autochtones.
- Assure la reddition de comptes à long terme : Établit des priorités communes et des mécanismes de suivi pour assurer une transformation durable et transparente du système de justice.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 11 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2023-2024) pour l'élaboration conjointe de la SJA et les activités de mobilisation connexes. Le budget de 2024 a engagé un montant supplémentaire de 25,1 millions de dollars sur trois ans (2024-2025 à 2026-2027) pour soutenir la mise en œuvre.
Voici les affectations de fonds selon les distinctions pour 2024-2025 comprennent :
- Premières Nations : 1 145 886 $
- Inuit : 521 000 $
- Métis : 1 245 770 $
Le financement soutient la mobilisation nationale, les séances de dialogue régionales, la participation des personnes ayant une expérience pertinente et l'élaboration conjointe avec les organisations autochtones nationales et les gouvernements autochtones autonomes.
5.3 Examiner et réformer les lois portant sur la violence fondée sur le sexe en tenant compte des perspectives des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones
Initiatives
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (SJA) est élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des personnes autochtones dans le système judiciaire canadien. Elle vise à transformer le système judiciaire par des changements structurels qui reflètent les priorités et les expériences des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Reposant sur les principes de la réconciliation, de l'autodétermination et de la justice réparatrice, la SJA soutient la revitalisation des traditions juridiques autochtones et la mise en œuvre de mesures judiciaires adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Les activités de mobilisation des vagues 1 et 2 ont touché plus de 1 430 participants et participantes dans le cadre de séances de dialogue régionales. Trente-huit autres partenaires autochtones ont reçu du financement pour mener à bien leur propre processus de mobilisation. Plus de 230 personnes ayant une expérience de vie pertinente ont participé à un volet particulier de la mobilisation à 14 endroits.
S'appuyant sur les cycles de mobilisation nationale précédents (vagues 1 et 2), Justice Canada a publié, au printemps 2024, un projet de consultation sur les principaux éléments de la Stratégie en matière de justice autochtone qui établit 24 mesures prioritaires communes. Ce projet a été diffusé publiquement pour une validation en ligne et une consultation ciblée avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. En parallèle, un processus d'élaboration conjointe a été lancé avec les organisations autochtones nationales et les partenaires des traités modernes afin d'élaborer des chapitres axés sur les distinctions. Cette phase s'est achevée en décembre 2024. La SJA en est donc aux dernières étapes de son élaboration.
En 2024-2025, la mobilisation s'est concentrée sur la validation publique du projet de consultation et l'élaboration conjointe de la version finale de la SJA. Voici certains des principaux jalons :
- les consultations ciblées avec les partenaires autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux;
- la validation publique en ligne du projet de consultation;
- l'achèvement des chapitres axés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des organisations autochtones nationales et deux gouvernements signataires de traités modernes.
- Justice Canada a mobilisé des organisations autochtones nationales (Assemblée des Premières Nations, Inuit Tapiriit Kanatami, Ralliement national des Métis), des membres dirigeants des Métis (Métis Nation of Alberta, Métis Nation of Ontario, Métis Nation-Saskatchewan, Métis Nation British Columbia, Manitoba Métis Federation) et des nations autonomes et signataires d'un traité moderne (Grand Conseil des Cris [Eeyou Istchee], gouvernement Délĩnę Got'ĩnę).
La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur des distinctions ont été publiés le 10 mars 2025, établissant une vision et des domaines prioritaires pour le travail futur du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Réponse à l'appel à la justice 5.3
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.3, puisqu'elle a été élaborée en faisant appel à un éventail de voix autochtones diversifiées, y compris des femmes, des personnes 2ELGBTQI+, des aînés, des jeunes et des personnes ayant vécu une expérience dans le système judiciaire. La Stratégie reconnaît explicitement la nécessité de s'attaquer à la discrimination systémique au sein du système judiciaire, en particulier en ce qui concerne la violence sexiste et la violence entre partenaires intimes. Grâce à des processus de mobilisation inclusifs et à des consultations ciblées, la Stratégie propose des mesures visant à améliorer les solutions judiciaires pour faire en sorte qu'elles soient adaptées à la culture et qu'elles tiennent compte des traumatismes et des expériences distinctes des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Ces mesures soutiennent la mise en place de réformes qui reconnaissent les effets croisés du colonialisme, du racisme, du sexisme et de l'homophobie au sein du système judiciaire.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la violence sexiste bénéficient de la Stratégie en matière de justice autochtone, car elle est vouée à l'élaboration de politiques inclusives et à la réforme de la justice. En donnant la priorité à la mobilisation des personnes les plus touchées par la violence et en soutenant les initiatives menées par les autochtones qui reflètent les réalités vécues, la Stratégie contribue à trouver des solutions judiciaires plus accessibles, plus équitables et offrant une meilleure reddition de comptes. Ces efforts renforcent la capacité des communautés autochtones à concevoir et à mettre en œuvre des approches axées sur la sécurité et fondées sur la culture, qui répondent aux préjudices individuels et systémiques et soutiennent l'objectif à long terme de réduire la violence à l'égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
Répercussions principales
- Réduit la surreprésentation : Établit des mesures concrètes pour s'attaquer aux facteurs systémiques contribuant à la surreprésentation des autochtones dans le système judiciaire.
- Appuie la revitalisation juridique : Favorise la reconnaissance et l'application des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones dans le cadre de la justice au sens large.
- Favorise la gouvernance inclusive : Veille à la représentation des femmes, des filles, des jeunes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que d'autres groupes historiquement sous-représentés, dans l'élaboration des politiques et la prise de décision en matière de justice.
- Renforce la justice communautaire : Permet l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de justice réparatrice et de justice communautaire dirigés par les autochtones.
- Assure la reddition de comptes à long terme : Établit des priorités communes et des mécanismes de suivi pour assurer une transformation durable et transparente du système de justice.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 11 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2023-2024) pour l'élaboration conjointe de la SJA et les activités de mobilisation connexes. Le budget de 2024 a engagé un montant supplémentaire de 25,1 millions de dollars sur trois ans (2024-2025 à 2026-2027) pour soutenir la mise en œuvre.
Voici les affectations de fonds selon les distinctions pour 2024-2025 comprennent:
- Premières Nations : 1 145 886 $
- Inuit : 521 000 $
- Métis : 1 245 770 $
Le financement soutient la mobilisation nationale, les séances de dialogue régionales, la participation des personnes ayant une expérience pertinente et l'élaboration conjointe avec les organisations autochtones nationales et les gouvernements autochtones autonomes.
5.4 Transformer les services de police autochtones afin qu'ils représentent l'exercice de l'autonomie gouvernementale et de l'autodétermination et remplacer le Programme des services de police des Premières Nations par un nouveau cadre législatif et financier
Initiatives
Élaboration conjointe d'un cadre législatif pour les services de police des Premières Nations – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative d'élaboration conjointe d'un cadre législatif pour les services de police des Premières Nations fait suite à la lettre de mandat de décembre 2021 intimant au ministre de la Sécurité publique – avec l'appui du ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord Canada et de la ministre des Services aux Autochtones Canada – de collaborer avec les partenaires des Premières Nations pour élaborer conjointement un cadre législatif pour les services de police autochtones. Ce cadre législatif vise à reconnaître les services de police des Premières Nations comme des services essentiels.
Sécurité publique Canada a engagé un vaste dialogue avec les Premières Nations, y compris les signataires de traités modernes et d'ententes sur l'autonomie gouvernementale, des organisations de femmes, de jeunes et de personnes 2ELGBTQI+ des Premières Nations, les services de police et les organismes de gouvernance de la police des Premières Nations ainsi que les provinces et les territoires. Ces efforts de mobilisation visaient à recueillir des points de vue divers afin d'orienter l'élaboration conjointe du cadre législatif.
La mobilisation avait pour but de recueillir les commentaires des Premières Nations au sujet des objectifs et des éléments proposés pour un futur cadre législatif qui reconnaîtrait les services de police des Premières Nations comme des services essentiels. Sécurité publique Canada a collaboré avec des partenaires clés, tels que l'Assemblée des Premières Nations, l'Association des chefs de police des Premières Nations, le Conseil de gouvernance de la police des Premières Nations et l'Indigenous Leadership Development Institute Inc. (ILDI), afin d'élaborer le cadre législatif.
Bien qu'aucun projet de loi n'ait encore été déposé, le gouvernement du Canada demeure résolu à mettre de l'avant un cadre élaboré conjointement dans l'optique de présenter, au cours de l'exercice financier 2025-2026, un projet de loi qui tienne compte des priorités des Premières Nations et qui reconnaisse leurs services de police comme des services essentiels.
Mise à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Au cours de l'exercice financier 2024-2025, Sécurité publique Canada a réalisé des progrès importants dans l'élaboration d'un cadre législatif reconnaissant les services de police des Premières Nations comme des services essentiels :
- Mobilisation dirigée par les autochtones : Sécurité publique Canada a accordé du financement à l'Indigenous Leadership Development Institute Inc. (ILDI) pour mener une mobilisation ciblée au sujet des éléments législatifs proposés. L'ILDI a tenu 10 séances régionales en personne et une séance nationale en ligne en février et en mars 2024.
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Intégration des commentaires : Sur la base des commentaires recueillis lors des séances de mobilisation de l'ILDI, Sécurité publique Canada a révisé les éléments législatifs proposés. Ceux-ci ont été :
- transmis aux participants des Premières Nations le 27 septembre 2024;
- affichés publiquement sur le site Web de Sécurité publique le 1er novembre 2024;
- présentés sur de nombreuses tribunes tout au long de l'automne 2024.
- Recherche permanente d'un consensus : Tout au long de l'année, Sécurité publique Canada a poursuivi les discussions techniques avec les experts, les services de police et les conseils de gouvernance des Premières Nations ainsi qu'avec les provinces et les territoires afin de dégager un consensus sur le champ d'application du cadre législatif.
Ces activités, ainsi que la prise de mesures actives en matière de réforme des programmes, démontrent l'engagement continu de Sécurité publique Canada à soutenir les services de police des Premières Nations en tant que services essentiels.
Réponse à l'appel à la justice 5.4
Cette initiative répond en partie à l'appel à la justice 5.4 en travaillant à la reconnaissance des services de police des Premières Nations comme des services essentiels au moyen d'un cadre législatif fédéral élaboré conjointement. Le processus de mobilisation a mis l'accent sur le leadership autochtone et la participation inclusive afin de garantir que la loi qui en résulte reflète les réalités et les priorités des communautés des Premières Nations.
Les familles, les survivantes et les communautés des Premières Nations bénéficieront de cette loi, car elle renforcera la stabilité, le pouvoir et l'efficacité des institutions policières des Premières Nations. Par la reconnaissance officielle des services de police autochtones comme services essentiels, l'initiative favorisera la sécurité, l'autodétermination et la mise en place de services de justice adaptés à la culture des Premières Nations.
Répercussions principales
- Reconnaît que les services de police des Premières Nations sont des services essentiels : Favorise la stabilité des services à long terme et la reconnaissance nationale au moyen d'une loi.
- Renforce les capacités en matière de sécurité publique et de réforme de la justice : Propose des approches de la sécurité publique qui sont communautaires, adaptées à la culture et enracinées dans la gouvernance autochtone.
- Favorise la guérison et la sécurité des familles et des survivantes : Vise à améliorer les services de police de manière à ce qu'ils répondent aux besoins des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a alloué 26,1 millions de dollars sur cinq ans pour l'ensemble des distinctions.
Initiative Voies vers des communautés autochtones sûres – Services aux Autochtones Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Voies vers des communautés autochtones sûres est un programme fédéral administré par Services aux Autochtones Canada (SAC) pour financer les programmes, les interventions et les services dirigés par des autochtones qui améliorent la sécurité et le bien-être des communautés. Cette initiative permet aux communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris dans les zones urbaines et hors réserves, de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies de sécurité autodéterminées fondées sur les visions du monde autochtones, les réalités vécues et les approches holistiques de la guérison et de la justice. Reconnaissant que la sécurité des communautés va au-delà du maintien de l'ordre, cette initiative finance des projets qui intègrent les connaissances traditionnelles et les soutiens en santé mentale avec des modèles de sécurité communautaires fondés sur la culture. Ceci inclut des projets visés à s'attaquer aux causes profondes de la violence, telles que les traumatismes intergénérationnels, les inégalités systémiques et la déconnexion sociale, par le biais d'approches réparatrices, relationnelles et axées sur le territoire. Les modèles autochtones en matière de sécurité sont guidés par les lois, la gouvernance et les systèmes de connaissances autochtones, qui mettent l'accent sur la guérison, la continuité culturelle et la connexion.
Réponse à l'appel à la justice 5.4
L'initiative Voies vers des communautés autochtones sûres répond en partie à l'appel à la justice 5.4 en aidant les communautés autochtones à élaborer et à mettre en œuvre leurs propres interventions en matière de sécurité. Cette initiative permet aux organisations et aux communautés autochtones de concevoir des projets favorisant la sécurité en privilégiant le bien-être, la guérison et des approches adaptées à la culture. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative en acquérant un plus grand contrôle sur les interventions en matière de sécurité et de bien-être qui reflètent leurs traditions culturelles, leurs priorités et leurs besoins autodéterminés.
Répercussions principales
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Renforcement de l'autodétermination des autochtones : permet de financer la mise en œuvre de mesures de sécurité culturellement appropriées qui cadrent avec les valeurs des communautés autochtones.
- Exemple : En 2024-2025, un financement a été accordé à Ka Ni Kanichihk pour son projet de renforcement des capacités et de soutien culturellement adapté afin de garantir que les femmes et les personnes de diverses identités de genre puissent trouver la sécurité au sein de la Maison Velma. Ouverte en mars 2021, la Maison Velma est le premier espace sécuritaire de Winnipeg pour les femmes et les personnes de diverses identités de genre. Le financement accordé en 2024-2025 a permis à Ka Ni Kanichihk d'élargir sa programmation et son soutien intégrés et culturellement pertinents, et ce, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les activités comprenaient la mise à disposition d'aînés et de gardiens du savoir sur place pour guider les programmes, la création d'un comité d'expérience vécue pour guider les opérations et la programmation, et la formation du personnel aux premiers soins en santé mentale, à la résolution de conflits, à la gestion de crise et à la réduction des méfaits. Enfin, le financement a également servi à l'achat d'un véhicule pour transporter en toute sécurité les participants de la Maison Velma aux activités de guérison en milieu naturel. Le financement total s'élève à 4 millions de dollars sur 4 ans (2022-2023 à 2025-2026).
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Réduction de la dépendance à l'égard des forces de l'ordre : permet de promouvoir des solutions de rechange en matière de sécurité qui ne reposent pas sur le maintien de l'ordre.
- Exemple : En 2024-2025, un financement a été accordé à la Première Nation d'Elsipogtog pour le projet Indige-Watch, qui vise à créer et à offrir des mesures de soutien culturel pour la sécurité et le bien-être communautaires à Elsipogtog et sur le territoire micmaque non cédé environnant. Une patrouille Indige-Watch a été créée pour assurer un environnement culturellement sécuritaire en offrant des interventions en santé mentale, en assurant le transport d'urgence et en aidant les membres à accéder aux services de santé, d'éducation et sociaux dans la réserve. Le financement total s'élève à 3,8 millions de dollars sur quatre ans (de 2022-2023 à 2025-2026).
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Lutte contre la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones : permet de financer des programmes axés sur les besoins uniques en matière de sécurité des femmes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
- Exemple : En 2024-2025, un financement a été accordé au Minwaashin Lodge pour son projet de centre de soutien aux femmes autochtones. Ce centre offre une gamme de programmes et de services aux femmes et aux enfants des Premières Nations, inuits et métis qui ont survécu à la violence conjugale et à d'autres formes de violence. Le financement a servi à l'embauche d'une intervenante en systèmes familiaux pour soutenir les femmes autochtones fuyant la violence conjugale en les aidant à s'y retrouver dans les systèmes sociaux et juridiques, le logement, le counseling et le soutien culturel. De plus, le financement a servi à l'achat d'une fourgonnette pour le transport sécuritaire des femmes et des enfants lors des collectes de nourriture. Le financement total s'élève à 420 000 $ sur quatre ans (de 2022-2023 à 2025-2026).
Détails sur le financement
L'initiative Voies vers des communautés autochtones sûres a alloué 120 millions de dollars sur cinq ans (2021-2026) pour soutenir les projets de sécurité menés par les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les organisations autochtones en milieu urbain.
5.5 Financer équitablement les services de police autochtones
Initiatives
Programme des installations de services de police – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme des installations de services de police (PISP), dirigé par Sécurité publique Canada, soutient la sécurité et le bien-être des communautés des Premières Nations et des Inuit en investissant dans la planification, la construction, la réparation et l'acquisition d'installations de services de police. Tous les investissements ont été réalisés selon un cadre de partage des coûts dans lequel la contribution de Sécurité publique Canada correspond à 52 % des coûts admissibles. Le programme permet aux services de police des Premières Nations et des Inuit d'exercer leurs activités dans des environnements sécurisés, adaptés à la culture et fonctionnels, ce qui améliore leur capacité à fournir des services de police efficaces.
Les bénéficiaires admissibles sont notamment les gouvernements régionaux ou locaux autochtones, les instances dirigeantes des services de police des Premières Nations et des Inuit et les propriétaires autochtones d'installations de services de police situées dans des communautés des Premières Nations ou inuites. Le programme vise à combler les lacunes de longue date en matière d'infrastructure qui compromettent la sécurité, la stabilité et l'efficacité des services de police communautaires.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, sept projets ont été financés dans le cadre du PISP, dont quatre nouvelles constructions et trois projets en cours :
- Quatre nouvelles constructions ont été lancées en Ontario pour les Premières Nations d'Attawapiskat, Kitchenuhmaykoosib Inninuwug, Taykwa Tagamou et des Premières Nations Muskrat Dam.
- Trois projets en cours au Québec ont permis de construire et de modifier des bâtiments dans les Premières Nations de Gesgapegiag, de Listuguj et des Premières Nations Opitciwan.
Le financement total pour 2024-2025 était de 7 109 435 $, dont 5 889 700 $ pour les nouveaux projets et 1 219 735 $ pour les initiatives continus. Parmi les projets importants, citons la construction d'un nouveau détachement pour un service de police des Premières Nations en Ontario (4 240 000 $) et la modification d'une infrastructure à Opitciwan pour agrandir le détachement existant (1 649 700 $).
Réponse à l'appel à la justice 5.5
Le Programme des installations de services de police répond à l'appel à la justice 5.5, qui demande un financement stable, durable et équitable des services de police autochtones, y compris des installations adéquates. L'initiative permet aux services de police des Premières Nations et des Inuit d'utiliser des locaux sécuritaires, accessibles et adaptés à la culture, qui répondent aux besoins des communautés. En comblant les lacunes en matière d'infrastructures essentielles, le programme renforce la sécurité publique et la confiance de la communauté à l'égard des services de police locaux.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la crise des FFADA2E+ bénéficient de l'amélioration des conditions pour les services de police de première ligne et du renforcement de l'infrastructure nécessaire pour offrir des services de sécurité communautaires tenant compte des traumatismes. Le programme soutient directement les efforts déployés au niveau local en faveur de l'autodétermination des autochtones en matière de justice et de services de police.
Répercussions principales
- Amélioration de la sécurité et de la capacité opérationnelle : Des installations modernes et conformes au code pour garantir un environnement plus sécuritaire pour les policiers et les membres de la communauté.
- Appui à l'autodétermination en matière de services de police : Les investissements dans les infrastructures contribuent à la viabilité des services de police autochtones.
- Investissements ciblés dans les communautés mal desservies : Les projets étaient principalement destinés aux Premières Nations du Nord et des régions éloignées de l'Ontario et du Québec, où les besoins en infrastructures sont particulièrement importants.
- Partenariat avec la gouvernance autochtone : Le financement est destiné aux autorités autochtones et aux propriétaires d'installations, ce qui garantit la reddition de comptes et le respect des priorités locales.
Détails sur le financement
Dans le budget de 2021, 108,6 millions de dollars sur cinq ans (2021-2022 à 2027-2028) étaient réservés pour le Programme des installations de services de police. En 2024-2025, 108 060 272 $ ont été alloués. Cela comprend un financement total de 7 109 435 $ pour l'exercice 2024-2025, réparti dans sept projets.
Programme des services de police des Premières Nations et Inuit (PSPPNI) – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit (PSPPNI), géré par Sécurité publique Canada, soutient la prestation de services de police professionnels qui sont dévoués et réceptifs aux communautés des Premières Nations et des Inuit. Mis en œuvre en collaboration avec les provinces et les territoires selon un modèle de partage des coûts (52 % pour le gouvernement fédéral, 48 % pour la province ou le territoire), le PSPPNI finance à la fois les ententes sur les services de police autogérés et les ententes communautaires tripartites.
L'objectif général du PSPPNI est de contribuer à l'amélioration des résultats en matière de sécurité communautaire dans les communautés des Premières Nations et des Inuit, en réponse aux besoins et aux priorités uniques des communautés des Premières Nations et des Inuit.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, Sécurité publique Canada a poursuivi la mise en œuvre des engagements découlant du financement fédéral bonifié pour le PSPPNI, en collaboration avec les provinces et les territoires. Cette année, l'accent a été mis sur la stabilisation des ententes existantes, l'augmentation du nombre de communautés recevant des fonds et les moyens de combler les besoins opérationnels des services de police autogérés.
Au total, 84 projets ont été soutenus dans le cadre du programme au cours de cet exercice, dont 83 dans des communautés des Premières Nations et un dans une communauté inuite. Parmi ceux-ci, 19 projets ont été nouvellement financés dans les communautés des Premières Nations, tandis que 64 projets des Premières Nations et un projet des Inuit avaient été reconduits. Aussi, 42 projets des Premières Nations et un projet des Inuit ont été achevés au cours de l'année.
Le financement des nouveaux projets des Premières Nations s'est élevé à 112 581 321 $ ; les projets des Premières Nations en cours ont reçu 106 007 506 $ ; et le projet inuit a reçu 43 483 277 $. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a reçu 72 567 916 $ pour la prestation de services de police spécialisés dans une communauté des Premières Nations ou inuite, afin de compléter les services de police provinciaux et territoriaux fournis dans le cadre des ententes communautaires tripartites (ECT).
Au total, ces investissements ont porté le financement total du PSPPNI pour l'exercice financier 2024-2025 à environ 334,6 millions de dollars. Ces totaux incluent les 19 nouveaux projets financés, au sein des communautés des Premières Nations déjà desservies par le PSPPNI, ainsi que les projets historiques ayant bénéficié de versements financiers au cours de l'exercice 2024-2025
Voici quelques exemples de projets financés en 2024-2025 :
- Service de police de Nishnawbe-Aski : Au cours de l'exercice financier 2024-2025, un financement fédéral de 31 566 015 $ a été accordé au Conseil des services de police de Nishnawbe-Aski pour soutenir de façon continue un service de police autogéré des Premières Nations opérant dans des collectivités éloignées et nordiques
- Service de police du Nunavik : Au cours de l'exercice financier 2024-2025, un financement fédéral de 43 483 277 $ a été accordé au Service de police du Nunavik pour soutenir un service de police autogéré des Nations inuites opérant dans les collectivités éloignées et nordiques du nord du Québec.
- ECT au Nunavut : Les ECT prévoient la prestation de services spécialisés par des agents de la GRC à des collectivités inuites spécifiques. Ces ententes sont négociées par Sécurité publique Canada, le gouvernement du Nunavut et la collectivité concernée et sont régies par un accord-cadre signé entre le Canada et le Nunavut. En 2024-2025, au Nunavut, huit agents de la GRC ont été affectés à sept collectivités en vertu de l'accord-cadre. On prévoit qu'au cours des prochaines années, 15 agents seront déployés pour desservir 13 collectivités du Nunavut.
La Sécurité publique a également renouvelé le CTAS qui a expiré le 31 mars 2024, pour soutenir plus de 235 communautés.
Réponse à l'appel à la justice 5.5
Le PSPPNI répond partiellement à l'appel à la justice 5.5, car les efforts de stabilisation en cours devraient conduire à un financement plus équitable et durable des services de police autochtones. Le programme a étendu sa portée, son financement a connu une augmentation substantielle, ce qui est aussi vrai pour la prestation de services. Cependant, il est nécessaire de procéder à d'autres améliorations de la gouvernance du programme, comme il est souligné dans le rapport de la vérificatrice générale de 2024, pour garantir l'équité et la responsabilité à long terme des services de police dirigés par les autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées tirent des bénéfices du PSPPNI grâce à un meilleur accès à des services de police dévoués et réceptifs à la culture qui accordent la priorité à la confiance de la communauté, à la sécurité et à la capacité d'adaptation. En offrant du soutien pour favoriser la stabilité opérationnelle et le développement des capacités des services de police autochtones, le programme renforce les interventions locales en cas de violence fondée sur le genre, en plus d'améliorer les efforts préventifs visant la sécurité déployés dans les communautés.
Répercussions principales
- Accès élargi à des services de police adaptés à la culture : Le programme a offert du soutien aux services de police dans 84 communautés autochtones en 2024-2025, ce qui comprend de nouvelles communautés qui s'ajoutent aux services de police autogérés existants.
- Sécurité et stabilité des communautés : Les projets en cours et achevés ont renforcé la capacité des services de police autochtones à fournir des services de sécurité dédiés et adaptés au contexte local.
- Gouvernance collaborative : Des efforts de mobilisation ont été menés auprès de plus de 80 gouvernements autochtones et conseils de police pour les guider dans la modernisation du programme et l'allocation des fonds.
- Renouvellement et surveillance du programme : Des mises à jour stratégiques poussées et des mécanismes de surveillance pour renforcer l'alignement sur les priorités autochtones et améliorer l'efficacité du programme à long terme.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a alloué 523,8 millions de dollars sur cinq ans, jusqu'en 2025-2026, et 126,8 millions de dollars de financement annuel continu. À ce jour, 523 825 162 $ ont été alloués au titre du programme. En 2024-2025, le financement total distribué s'est élevé à 262 072 104 $, couvrant des projets nouveaux, en cours et terminés dans les communautés des Premières Nations et des Inuit. De plus, 72 567 916 $ ont été alloués pour la mise en œuvre des ECT existantes par la GRC dans les communautés des Premières Nations et des Inuit.
5.5i Les communautés éloignées doivent pouvoir compter sur leur droit à un accès Internet haute vitesse fiable
Initiatives
Fonds pour la large bande universelle – Innovation, Sciences et Développement économique Canada
Overview of initiative
Le Fonds pour la large bande universelle (FLBU) est une initiative de 3,225 milliards de dollars pilotée par Innovation, Sciences et Développement économique Canada qui vise à étendre l'accès à Internet haute vitesse (50/10 mbps) dans les collectivités rurales et éloignées du Canada. Le FLBU est au cœur de la Stratégie canadienne pour la connectivité dont l'objectif est de faire en sorte que 98 % des ménages canadiens aient accès à une connexion Internet haute vitesse d'ici 2026 et 100 % d'ici 2030. Il prévoit des volets de financement ciblés pour les projets à grande échelle et le déploiement rapide dans les régions mal desservies, et se veut un moyen de combler le fossé numérique dans les collectivités rurales et éloignées, y compris les communautés autochtones.
Le Fonds comprend ce qui suit :
- Jusqu'à 50 millions de dollars pour des projets d'Internet mobile au profit des communautés autochtones, y compris la connectivité le long de la route des larmes.
- Jusqu'à 750 millions de dollars pour des projets de connectivité de grande envergure dont l'impact est significatif.
- Le Volet de réponse rapide pour financer des projets prêts à démarrer.
Réponse à l'appel à la justice 5.5i
Les investissements fédéraux dans le cadre du Fonds de financement universel soutiennent l'appel à la justice 5.5i en étendant la couverture cellulaire sans fil et l'infrastructure à large bande dans les communautés rurales et éloignées, y compris les communautés autochtones, en particulier celles des régions éloignées et nordiques. Grâce à une connectivité accrue, la sécurité des communautés est renforcée, notamment le long des corridors de transport comme l'Autoroute des larmes. Cela a réduit les risques pour la sécurité des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, qui sont confrontées à des vulnérabilités accrues dans les zones isolées. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme en bénéficiant d'un meilleur accès aux services d'intervention d'urgence, aux outils numériques liés à la justice et à une sécurité communautaire globale renforcée grâce à un accès Internet haute vitesse fiable.
Répercussions principales
- Sécurité accrue de la communauté : Renforce la connectivité dans les secteurs présentant des risques élevés, comme la route des larmes, où les femmes et les filles autochtones ont été victimes de violence.
- Exemple : Annoncé en avril 2021, le projet d'expansion de la couverture cellulaire de l'autoroute 16, située dans le nord de la Colombie-Britannique, vise à éliminer les zones mortes cellulaires, garantissant ainsi aux voyageurs un accès aux services d'urgence 911 et des communications fiables sur l'ensemble du corridor. Réalisé par Rogers Communications, ce projet a bénéficié d'un financement de 4,5 millions de dollars du Fonds de financement de l'Université de l'Alberta et du programme Connecting British Columbia pour l'installation de tours cellulaires afin d'assurer une couverture cellulaire continue sur le tronçon allant de Prince Rupert à Prince George. Rogers indique qu'en décembre 2024, neuf des onze tours prévues étaient activées, offrant 166 kilomètres de nouvelle couverture 5G. Une fois terminé, le projet offrira un total de 252 kilomètres de nouvelle couverture cellulaire, répondant ainsi aux préoccupations cruciales en matière de sécurité soulevées dans le rapport du Symposium sur l'autoroute des larmes de 2006 et dans l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
- Infrastructure de communication améliorée : Renforce les capacités d'intervention en cas d'urgence dans les collectivités isolées.
- Exemple : Dans le cadre du FLBU, 35 millions de dollars ont été annoncés au projet d'accès à large bande de Keewaytinook Okimakanak en vue d'améliorer l'accès à Internet haute vitesse de 182 ménages situés dans deux collectivités des Premières Nations de la région de Fort Severn et Peawanuck, en Ontario, grâce à la technologie de la fibre optique.
- Accès amélioré au système judiciaire : Permet aux services de police autochtones des régions éloignées d'accéder aux outils d'investigation numériques et aux systèmes de gestion des dossiers, et favorise la collaboration entre les différentes administrations.
- Exemple : Le FLBU est le programme phare du gouvernement visant à promouvoir les objectifs de connectivité. En contribuant à étendre la couverture Internet haut débit et mobile dans les zones mal desservies, le FLBU pose les bases de la mise en œuvre d'outils numériques essentiels aux processus modernes d'application de la loi et de justice. Cela comprend l'accès à des outils d'investigation numérique, à des systèmes de gestion des dossiers et à des plateformes de collaboration intergouvernementale. Un meilleur accès à Internet permet aux communautés autochtones de développer et de gérer leurs propres services numériques, ce qui pourrait déboucher sur des solutions localisées adaptées à leurs besoins spécifiques, notamment des initiatives de police communautaire.
Détails sur le financement
Programme de 3,225 milliards de dollars, dont 50 millions de dollars pour des projets d'amélioration de la couverture cellulaire, qui profiteront principalement aux communautés autochtones. En 2024, de nouvelles annonces concernant le FBU ont été faites en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et dans les Territoires du Nord-Ouest.
5.5iv Le financement et l'élaboration de programmes de prévention du crime doivent refléter les besoins des communautés
Initiatives
Fonds de prévention du crime chez les collectivités autochtones et du Nord – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
Le Fonds de prévention du crime chez les collectivités autochtones et du Nord (FPCCAN), géré par Sécurité publique Canada, soutient des initiatives adaptées à la culture visant à réduire la vulnérabilité des collectivités autochtones et du Nord à la criminalité et à améliorer la sécurité dans ces dernières. Le fonds renforce les capacités, favorise l'échange de connaissances et permet de promouvoir les stratégies de prévention du crime conçues et dirigées par les communautés autochtones. Il finance des projets à l'intérieur et à l'extérieur des réserves, partout dans le Nord, et fournit aux collectivités autochtones les ressources nécessaires à la mise en œuvre de mesures de sécurité communautaires visant à réduire les risques de criminalité et de victimisation. Auparavant, le choix des projets était guidé par des recommandations ciblées liées à des sollicitations régionales et à l'Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtone. Cependant, en novembre-décembre 2024, le FPCCAN a été intégré à l'appel à propositions de la Stratégie nationale pour la prévention du crime; il s'agissait du premier appel à candidatures ouvert lié au FPCCAN. Cet élargissement accroît la participation des collectivités et améliore les possibilités d'initiatives de prévention du crime dirigées par les autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 5.5iv
Le FPCCAN répond à l'appel à la justice 5.5iv en finançant l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de prévention du crime dirigés par les autochtones et adaptés à leur culture. Ces initiatives prennent en compte les facteurs historiques et systémiques qui contribuent à la criminalité et aux agressions dans les collectivités autochtones et accordent la priorité aux solutions qui s'inspirent du savoir et des traditions des autochtones ainsi que des approches qu'ils ont eux-mêmes définies. Grâce au FPCCAN, les collectivités autochtones ont accès à des ressources qui facilitent la mise en place d'initiatives de justice réparatrice, de programmes de sécurité proactifs et de formations sur la prévention du crime adaptées à la culture. Cela garantit que les efforts de prévention de la criminalité cadrent avec les structures de gouvernance autochtones et les priorités locales, ce qui permet de renforcer la résilience et la sécurité des collectivités. Les familles, les survivantes et les collectivités autochtones bénéficient de ce programme, car il facilite directement la mise en œuvre de solutions de prévention du crime dirigées par les autochtones, lesquelles contribuent à rendre les collectivités plus sûres.
Répercussions principales
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Prévention de la criminalité adaptée à la culture : Facilite l'élaboration de programmes communautaires qui intègrent les valeurs culturelles autochtones aux stratégies de prévention du crime.
- Exemple : 766 648 $ ont été alloués aux conseillers jeunesse de Ganohkwasra des services de soutien aux familles victimes de violence de Ganohkwasra sur cinq ans, afin de se concentrer sur la guérison individuelle et collective des traumatismes intergénérationnels, en utilisant des méthodes traditionnelles (Haudenosaunee) et non traditionnelles, afin de renforcer les facteurs de protection et de réduire ou d'empêcher les personnes à risque de tomber dans un cycle de violence et de criminalité.
- Exemple : 3 429 160 $ ont été alloués au programme communautaire de prévention de la criminalité de Mistawasis Nêhiyawak sur cinq ans, pour des initiatives de préparation et de mobilisation communautaires utilisant des stratégies de prévention de la criminalité couramment utilisées, y compris, mais sans s'y limiter, la conception de la prévention de la criminalité axée sur le développement social et la conception de la prévention de la criminalité situationnelle et environnementale, soutenues par des systèmes occidentaux, traditionnels et culturels, afin de promouvoir un concept traditionnel d'équilibre.
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Amélioration de l'accessibilité : Élargit les possibilités pour les organisations et les collectivités autochtones d'obtenir du financement pour des initiatives de prévention du crime.
- Exemple : Un montant de 1 007 583 $ a été alloué au projet d'adaptation et de mise en œuvre du modèle SFP au sein de la communauté autochtone urbaine du Réseau communautaire autochtone de Montréal sur trois ans, afin d'adapter et de mettre en œuvre le modèle du programme de renforcement des familles auprès de la communauté autochtone urbaine de Montréal.
Détails sur le financement
Le FFPCCAN bénéficie d'un financement de 22 783 865 dollars sur cinq ans alloué dans le cadre du budget de 2021 et de 6 millions de dollars en continu.
Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtones (IPSCA) – Sécurité publique Canada
Aperçu de l'initiative
L'Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtones (IPSCA), dirigée par Sécurité publique Canada, aide les communautés autochtones à élaborer et à mettre en œuvre des plans de sécurité communautaire (PSC) qui tiennent compte de leurs priorités culturelles, sociales et de sécurité distinctes. Ces plans s'appuient sur une approche holistique et communautaire qui vise à identifier les atouts locaux, à relever les défis en matière de sécurité et à améliorer le bien-être général de la communauté. L'initiative favorise un engagement inclusif, encourageant une large participation des membres de la communauté et des acteurs locaux afin de créer des environnements plus sûrs et plus sains.
L'IPSCA travaille directement avec les communautés autochtones et les soutient par la mobilisation, l'élaboration d'un PSC et le financement de la mise en œuvre de projets de sécurité communautaires. Ainsi, les communautés disposent des ressources et de l'encadrement nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre des initiatives de sécurité culturellement adaptées. Grâce à un engagement soutenu tout au long du processus de planification et au financement de projets communautaires visant à promouvoir leurs objectifs de sécurité, l'initiative favorise la prévention du crime, la guérison et l'amélioration des résultats en matière de sécurité. En accordant une place centrale aux systèmes de connaissances autochtones et en faisant progresser les approches autodéterminées, l'IPSCA contribue à assurer la sécurité et le mieux-être à long terme des communautés autochtones partout au Canada.
Réponse à l'appel à la justice 5.5iv
L'IPSCA répond à l'appel à la justice 5.5iv en soutenant les communautés autochtones dans l'élaboration de plans de sécurité communautaire qui identifient des initiatives de sécurité et de bien-être adaptées à leur culture et pilotées par la communauté pour répondre à leurs situations particulières. En sollicitant l'approbation du processus par les dirigeants des communautés autochtones, l'IPSCA veille à ce que les efforts de planification de la sécurité soient conformes aux besoins, aux traditions et aux objectifs spécifiques de chaque communauté. Cette approche favorise des solutions autodéterminées et durables pour la sécurité et le bien-être.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de l'IPSCA en ayant accès à une planification de la sécurité adaptée à leur culture et aux ressources nécessaires pour créer des communautés plus sûres et plus saines.
Répercussions principales
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Prévention du crime dirigée par la communauté : Les communautés autochtones reçoivent du soutien pour élaborer et mettre en œuvre des projets visant à atteindre les objectifs identifiés dans leurs plans de sécurité communautaire.
- Exemple : En 2024-2025, un financement de 180 167 $ a été accordé à la bande de Little Black Bear dans le cadre de son projet intitulé « Prévention du crime : activation des quatre piliers – Cercle des aînés, Cercle des hommes, Cercle des femmes et Cercle des jeunes – et établissement d'un paradigme de prévention du crime par le sport, la culture et les loisirs ». Ce projet vise à mettre en œuvre les éléments clés du plan de sécurité communautaire récemment élaboré par la bande de Little Black Bear, dans le cadre de l'Initiative de planification de la sécurité communautaire autochtone. Il comprend notamment la revitalisation des cercles de bien-être au sein de la communauté et la création d'un comité de club de sports, de loisirs et de culture qui contribuera à la prévention du crime, à l'engagement des jeunes et aux initiatives de sécurité communautaire. La communauté intégrera les normes culturelles, les langues locales, les compétences régionales et les besoins sociaux au programme, qui offrira des activités enrichissantes aux jeunes afin de favoriser le sens des responsabilités communautaires et de proposer une alternative positive aux activités néfastes ou illégales.
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Planification de la sécurité adaptée à la culture : L'approche communautaire de l'IPSCA garantit que les initiatives de sécurité et de bien-être communautaires reflètent les traditions, la gouvernance et les systèmes de connaissances autochtones.
- Exemple : En 2024-2025, 92 877 $ ont été alloués à Oskyak Nakatemowak (Youth Watch Over Us) de l'établissement métis de Gift Lake pour se concentrer sur le renforcement des connaissances, le partage des connaissances et le renforcement des capacités afin d'établir la sécurité au sein de la communauté en organisant divers ateliers et activités autour de l'identité historique, de l'autonomisation des jeunes, de l'ascendance familiale et des préoccupations en matière de sécurité physique de la communauté.
Détails sur le financement
L'Énoncé économique de l'automne 2020 prévoyait un financement de 6,27 millions de dollars sur cinq ans (à compter de 2021). Le budget de 2021 prévoyait 40,5 millions de dollars sur cinq ans (à compter de 2021), dont 11,6 millions de dollars par an.
Pour 2024-2025, le budget de l'IPSCA était de 10,8 millions de dollars, dont 6 millions de dollars de contributions.
5.6 Élaborer une approche exhaustive de l'aide aux familles et aux survivantes
Initiatives
Mesures de soutien et services pour les victimes et les survivantes autochtones d'actes criminels - Justice Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Soutien aux victimes autochtones d'actes criminels (SVAAC) du ministère de la Justice Canada a été lancée en 2024 pour fournir un financement à l'appui d'un large éventail d'activités dirigées conjointement par des autochtones visant à améliorer l'accès à la justice des membres des Premières nations, des Métis et des Inuit qui ont été victimes d'actes criminels et de violence.
La conception et la mise en œuvre de l'initiative SVAAC s'appuient sur le rapport final de l'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ( « Appels à la justice », « Principes pour le changement » et « Les chemins de la violence ») et sur les domaines prioritaires définis dans le plan d'action national de lutte contre la violence à l'égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ (PAN), qui a été élaboré conjointement. L'initiative SVAAC vise à améliorer l'accès des autochtones victimes et survivants d'actes criminels à des services et soutiens dirigés par des autochtones, culturellement sûrs et centrés sur les survivantes, au niveau de la communauté. Elle soutient également les activités qui renforcent les partenariats entre les organismes autochtones, les organismes du secteur de la justice et tous les niveaux de gouvernement, afin d'identifier et de concevoir des actions, des pratiques et des initiatives au sein du système judiciaire (y compris la police, les tribunaux et les services d'aide aux victimes) pour réduire les préjudices subis par les victimes et les survivants autochtones lorsqu'ils sont en contact avec le système, tout en renforçant les droits des victimes.
L'initiative est une approche transformatrice et communautaire qui reconnaît la violence systémique à laquelle sont confrontés les peuples autochtones et qui s'efforce directement de combler les lacunes dans les services aux victimes et qui engage tous les niveaux de gouvernement à améliorer l'expérience du système judiciaire pour les victimes autochtones, tout en s'efforçant de réduire les préjudices et de créer des voies d'accès à la justice adaptées aux traumatismes et à la communauté.
Ancrée dans l'autodétermination des peuples autochtones, l'initiative repose sur une approche fondée sur la distinction et la décolonisation en accord avec la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA). Elle reconnaît les besoins particuliers des diverses communautés autochtones et soutient les projets conçus par et pour les peuples autochtones. Les projets sont élaborés et réalisés par des partenaires autochtones, avec le soutien financier modulable, les mesures de renforcement des capacités et les mécanismes de responsabilisation mis en place en collaboration avec les partenaires et respectant les compétences provinciales et territoriales en matière d'administration de la justice.
Mise à jour pour l'exercice financier 2024-2025
- À la suite des commentaires formulés par un comité consultatif composé de défenseurs des Premières nations, de Métis et d'Inuit, de prestataires de services aux victimes, d'intervenants et de partenaires, le ministère de la Justice du Canada a lancé l'initiative SVAAC en 2024-2025, par le biais d'un appel de propositions ouvert (AP).
- À la suite de cet appel, 42 projets ont été approuvés pour un financement sur cinq ans à partir de 2025-2026.
Réponse à l'appel à la justice 5.6
Cette initiative soutient l'appel à la justice 5.6 : qui vise à améliorer l'accès des victimes autochtones d'actes criminels et de leurs familles à des services de soutien tenant compte des traumatismes et dirigés par des autochtones. Les victimes, les survivantes et les communautés autochtones tirent parti de services et de soutiens durables et culturellement adaptés aux victimes qui favorisent la guérison, la justice et l'autonomisation.
Répercussions principales
- Soutien aux victimes de traumatismes : Accroître l'accès des victimes autochtones d'actes criminels, même si elles choisissent de ne pas signaler l'acte criminel, à des services de soutien fondés sur la culture et tenant compte des traumatismes, au niveau de la communauté.
- Services aux victimes dirigés par des autochtones : L'accès à des services et à des aides conçus et fournis par la communauté pour aider les victimes à s'orienter dans le système de justice pénale, à accéder à l'information et à faire valoir leurs droits.
- Stabilité de financement à long terme : Garantir un investissement durable dans des projets qui améliorent et soutiennent les victimes et les survivants autochtones.
- Services et soutiens durables : Grâce à des accords pluriannuels, les gouvernements et les organisations autochtones bénéficient d'un soutien pour concevoir et fournir des services et des soutiens aux victimes adaptés à leur culture et pour établir des partenariats avec les services provinciaux et territoriaux d'aide aux victimes afin de partager la formation et de renforcer les relations avec les organismes de justice pénale.
Détails sur le financement
Le budget 2023 a alloué 38,6 millions de dollars sur cinq ans (de 2023 à 2028), et 8millions de dollars en financement continu. Ces investissements témoignent de l'engagement du gouvernement fédéral à élargir et à renforcer les services d'aide aux victimes dirigés par les autochtones et à soutenir les partenariats visant à améliorer l'accès à la justice pour les victimes autochtones et les survivants d'actes criminels dans le cadres du système de justice pénales. Le financement fédéral continu permet aux organisations autochtones de maintenir leurs services d'aide aux victimes adaptés à la culture et axés sur la communauté, et d'établir des partenariats avec d'autres acteurs du système judiciaire afin de mieux soutenir les victimes et les survivants. En 2024-2025, un peu plus de 3,5 millions de dollars ont été approuvés pour soutenir les approches dirigées par des autochtones afin d'aider les victimes et les survivants autochtones d'actes criminels.
Programme communautaire dirigé par les autochtones – Intégrité des programmes – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme de justice autochtone (PJA) finance et soutient des programmes de justice communautaire dirigés par des autochtones dans tout le Canada, qui offrent des solutions de rechange aux processus de justice conventionnels et qui améliorent les services de justice dirigés par les autochtones, y compris la médiation en matière civile et familiale, la justice réparatrice et les programmes de réinsertion. Le PJA fournit un financement de base durable à plus de 211 programmes de justice communautaire dirigés par les autochtones, ce qui assure la disponibilité de programmes de prévention et de déjudiciarisation qui répondent aux besoins en matière de justice communautaire. Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones, tout en soutenant le développement de solutions de rechange aux processus de justice conventionnels qui reflètent les perspectives autochtones, et se concentrent sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice.
Le PJA est fondé sur trois volets de financement : le Fonds de la justice communautaire, le Fonds de renforcement des capacités et le Fonds d'engagement autochtone. Le budget 2021 a alloué 13,6 millions de dollars sur trois ans pour maintenir l'intégrité du programme et soutenir la formation des victimes tenant compte des traumatismes, et le budget 2024 a annoncé 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour renouveler le financement du budget 2021 pour l'intégrité du programme, y compris les soutiens au renforcement des capacités.
Réponse à l'appel à la justice 5.6
Le PJA répond à l'appel à la justice 5.6 en permettant des solutions communautaires de rechange au système de justice conventionnel qui donnent la priorité à l'offre d'une aide aux victimes adaptée à la culture, à la justice réparatrice et aux processus juridiques axés sur la guérison. Bien que le PJA soit axé principalement sur la déjudiciarisation et la justice réparatrice, il joue également un rôle pour répondre aux besoins des victimes en soutenant les programmes de justice communautaire dirigés par les autochtones qui intègrent des services tenant compte des traumatismes et adaptés à la culture pour les victimes, les survivantes et les familles. Le PJA finance des services de médiation en matière civile et familiale ainsi qu'une formation sur les interventions auprès des victimes tenant compte des traumatismes, ce qui permet aux familles autochtones de bénéficier d'un soutien juridique assurant la sécurité culturelle. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un accès à des services de médiation et d'aide aux victimes adaptés à leur culture, qui réduisent le risque de provoquer un nouveau traumatisme et favorisent la guérison.
Répercussions principales
- Justice réparatrice : Les programmes intègrent des pratiques traditionnelles en matière de justice et de guérison. Les programmes mettent l'accent sur la justice réparatrice et la réinsertion, plutôt que sur des mesures punitives, et ils contribuent à réduire la récidive et à promouvoir la guérison de la communauté.
- Sécurité culturelle : Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones dans les pratiques judiciaires.
- Soutien des victimes : Grâce à la formation tenant compte des traumatismes, les programmes de justice apportent aux victimes un soutien adapté à leur culture.
- Accent mis sur la sécurité des femmes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones : Même si elles visent l'ensemble des membres des communautés autochtones, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation en matière familiale : Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait 13,6 millions de dollars sur trois ans (2021-2024). Le budget de 2024 prévoyait 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour le Programme de justice autochtone, afin de renouveler le financement du budget de 2021 pour l'intégrité des programmes. En avril 2025, les investissements avaient soutenu 214 programmes au service de plus de 650 communautés.
Programme de soutien au bien-être des familles et des survivantes et des survivants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées - Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Dirigé par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), le Programme de soutien au bien-être des familles et des survivantes et des survivants des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ disparues et assassinées vise à fournir un financement aux organisations et aux communautés autochtones qui offrent de l'aide et des services pour faciliter le parcours de guérison de membres individuels de familles et de survivantes autochtones dont des proches sont portés disparus ou sont décédés en raison de la violence à l'égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones. Le Programme accorde la priorité aux approches adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes, et reconnaît les besoins particuliers des familles et des survivantes autochtones.
Réponse à l'appel à la justice 5.6
Cette initiative répond en partie de l'appel à la justice 5.6 en finançant des programmes qui offrent des soins aux victimes de traumatismes, un soutien émotionnel et des services de guérison fondés sur la culture dans le cadre d'un processus accessible d'appel de propositions. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative puisqu'elles reçoivent des services de soutien équitables et adaptés à la culture qui les aident à surmonter les conséquences de la criminalité, de la violence et de la perte d'un être cher.
Répercussions principales
- Services de soutien holistiques : Offre aux victimes autochtones et à leurs familles des soins tenant compte des traumatismes, des services de counseling et des initiatives de guérison menées par les communautés. Soutient les programmes de santé émotionnelle, mentale, physique et spirituelle.
- Aide équitable et accessible : Réduit les obstacles à l'accès aux services de guérison essentiels pour les victimes autochtones et leurs familles.
- Programmes viables dirigés par les communautés : Aide les organisations dirigées par des autochtones à mettre en place des réseaux de soutien à long terme.
Détails sur le financement
Le Programme finance les organisations et les communautés autochtones aux termes d'un processus d'appel de propositions, assurant ainsi un financement équitable et durable des mesures de soutien et des services de guérison. Les montants du financement varient et sont attribués en fonction des besoins reconnus, de la portée du projet proposé et de la capacité du Programme. En 2024-2025, 2 300 424 $ ont été accordés aux bénéficiaires.
Soutien communautaire et guérison pour les familles – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative Soutien communautaire et guérison pour les familles (SCHF), dirigée par Justice Canada, a été créée pour accroître l'accès à un soutien adapté à la culture et aux traumatismes pour les familles de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues ou assassinées. L'initiative finance les organismes communautaires et les gouvernements autochtones pour concevoir et mettre en œuvre des projets de guérison qui reflètent les besoins culturels, linguistiques et régionaux spécifiques des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
Grâce au SCGF, les familles et les survivantes ont accès à un large éventail d'activités pour les aider à surmonter le deuil et le traumatisme de leur perte, notamment des cercles de guérison, des consultations avec des aînés, des activités de guérison axées sur le territoire, des réseaux de soutien familial, des cérémonies et des rassemblements communautaires. Ces services favorisent la guérison à long terme en s'attaquant également aux traumatismes intergénérationnels et à la marginalisation systémique qui contribuent à la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En mettant l'accent sur l'autodétermination autochtone, la sécurité culturelle et les approches de guérison holistiques, l'initiative renforce la capacité des communautés autochtones à diriger et à fournir leurs propres systèmes de soutien.
Réponse à l'appel à la justice 5.6
L'initiative répond partiellement à l'appel à la justice 5.6 en améliorant l'accès à des services pour les victimes qui sont dirigés par des autochtones, fondés sur les distinctions et propres aux communautés. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cette initiative en ayant un accès accru à des espaces culturels de guérison et à des réseaux de soutien culturellement adaptés qui aident les familles à surmonter le deuil, la perte et les traumatismes.
Répercussions principales
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Accès accru aux mesures de soutien à la guérison dirigées par les autochtones partout au Canada : Les familles reçoivent du soutien par le biais d'activités de projet pertinentes et spécifiques à leur culture qui favorisent la guérison et la résilience.
- Exemple : En 2024-2025, 390 814 $ ont été alloués au Cercle national des familles et des survivants pour la création de trousses de bien-être, conçues et élaborées pour répondre au deuil et au traumatisme des familles ou des proches disparus ou assassinés. Ce projet vise à mettre en valeur le vécu et l'expertise des familles en élaborant un programme de formation et un module de formation des formateurs inspirés des meilleures pratiques des organismes de services de première ligne et des entités gouvernementales. Il améliorera l'accès à la justice pour les victimes d'actes criminels et leur permettra de devenir des leaders et des experts pour leur permettre de mener leur propre cheminement vers la guérison et la justice.
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Guérison holistique et communautaire : L'initiative octroie des fonds pour des activités telles que la guérison axée sur le territoire, les cercles de partage et la consultation des Aînés.
- Exemple : En 2024-2025, 136 000 $ ont été alloués à la cohorte de guérison de la Première Nation Łı́ı́dlı̨ı̨ Kų́ę́ pour l'exécution de programmes de guérison traditionnelle sur le territoire, de consultations de style occidental et d'ateliers pour les femmes et les personnes bispirituelles autochtones touchées par la disparition et le meurtre de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones.
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Approche tenant compte des traumatismes et axée sur les survivants : Les services mettent l'accent sur la sécurité, la dignité et l'autonomisation des familles.
- Exemple : En 2024-2025, 150 000 $ ont été alloués au projet Iskweu du Foyer pour femmes autochtones de Montréal pour répondre au besoin immédiat exprimé par les familles et les proches pour recevoir de l'aide lorsqu'une femme, une fille ou une personne transgenre ou bispirituelle autochtone est portée disparue. Le projet garantit que les familles et les proches reçoivent un soutien et une réponse antiraciste adéquate de la part des institutions lorsqu'une personne disparaît ; et s'efforce de réduire les obstacles à l'accès à ces soutiens. Ses objectifs sont les suivants : s'assurer que la police ouvre des dossiers et mène des enquêtes appropriées; veiller à ce que la police adopte des pratiques exemplaires; apporter un soutien émotionnel aux familles et aux amis des victimes; mettre en œuvre des stratégies de prévention axées sur la réduction des méfaits; concevoir une trousse d'accueil pour les autochtones nouvellement arrivés à Montréal; offrir une ligne téléphonique 1-800 pour obtenir des conseils ou de l'aide concernant les FFADA.
Détails sur le financement
Le budget 2023 a alloué 20 millions de dollars sur cinq ans, dont 4,15 millions par an, pour soutenir et étendre l'initiative. Ce financement a permis d'accroître le nombre de projets financés chaque année et, comme il est continu, des plans de travail et des activités pluriannuels peuvent être financés. En 2024-2025, 33 projets pluriannuels ont été approuvés à la suite de l'appel à propositions d'octobre 2023, pour un investissement total de plus de 22,2 millions de dollars sur cinq ans et de plus de 4,85 millions de dollars en 2024-2025.
Unités de liaison pour l'information à l'intention des familles – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Les Unités de liaison pour l'information à l'intention des familles (ULIF) fournissent des services spécialisés et respectueux des traumatismes aux familles et aux proches des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, dans tout le Canada. Travaillant dans le cadre des services provinciaux et territoriaux d'aide aux victimes, les ULIF servent de centres d'information et de soutien à guichet unique.
Pour de nombreux membres de la famille, il a été difficile d'accéder à des informations sur leur proche en raison de divers obstacles interdépendants, systémiques et structurels. De nombreuses familles continuent de se poser des questions sur l'enquête policière, les décisions prises par les organismes gouvernementaux et les professionnels de la justice pénale concernant leur proche et ne savent peut-être pas vers qui se tourner pour obtenir des réponses ou ne sont pas satisfaites des réponses qu'elles ont reçues.
Les ULIF visent à garantir que les membres de la famille aient accès à toutes les informations disponibles qu'ils recherches au sujet de leurs proches, y compris les informations provenant des institutions du secteur de la justice – telles que la police, les poursuites, les coroners, la protection de l'enfance et les services correctionnels – tout en veillant à ce que les familles soient mises en relation avec des soutiens adaptés à la culture et des ressources communautaires pour les aider sur le chemin de la guérison.
La création et la mise en œuvre des ULIF ont été fondées sur les commentaires des membres des familles de femmes, de filles et de personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues ou assassinées. En 2015, lors des séances de consultation sur la conception de l'enquête nationale, des membres de familles de tout le Canada ont fait part de leurs préoccupations concernant les nombreux obstacles auxquels ils se heurtent pour obtenir des informations sur leurs proches disparus ou assassinés, et ont souligné la difficulté d'accéder à un soutien culturellement adapté pour les aider à faire face à leur deuil et à leur perte. Cette rétroaction a directement contribué à la création des ULIF, qui ont été lancés en 2016. Depuis, les ULIF continuent d'évoluer en fonction des besoins de la communauté et des engagements fédéraux. Ces unités reflètent une approche soutenue et pangouvernementale visant à remédier à l'héritage de la violence systémique et aux obstacles institutionnels auxquels sont confrontées les familles autochtones, en particulier en ce qui concerne les proches disparus et assassinés. Plus récemment, en 2023, le financement des ULIF a été augmenté et rendu permanent afin de permettre aux ULIF de soutenir les familles aussi longtemps que nécessaire, et son champ d'application a été élargi afin de permettre le soutien aux familles d'hommes et de garçons autochtones disparus et assassinés.
La collaboration en cours s'inscrit dans le cadre des relations existantes entre les gouvernements provinciaux et territoriaux et avec les organisations autochtones ainsi que dans la conception et la mise en œuvre des ULIF. Dans de nombreuses régions, des partenariats officiels ont été conclus avec des organismes dirigés par des autochtones afin d'offrir des activités des ULIF De plus, un réseau national des ULIF est soutenu par le ministère de la Justice afin de renforcer les capacités et d'assurer la cohérence entre les régions, de partager les bonnes pratiques et de créer un cadre pour le soutien et l'aide aux familles entre les différentes administrations.
Les ULIF visent à garantir que les familles des personnes autochtones disparues ou assassinées aient accès à tous les renseignements disponibles concernant le cas de leur proche disparus ou victimes d'homicide. Ils fournissent un soutien centré sur la famille, tenant compte des traumatismes subis et ancré dans la culture tout au long du processus de recherche d'information; à promouvoir la collaboration interorganismes et réduire les obstacles juridictionnels entre les secteurs et les ordres de gouvernement; et à combler les lacunes de longue date dans les services et veiller à ce que les besoins des membres des familles autochtone et des communautés autochtones soient pris en compte. Les ULIF partent du principe que recevoir des informations sur un proche disparu ou assassiné est un élément important du processus de guérison d'une famille, mais aussi un droit garanti par la Charte canadienne des droits des victimes.
Les principaux éléments du modèle de prestation sont les suivants :
- Une prestation de services tenant compte des traumatismes et ancrée dans la culture, dirigée par des professionnels expérimentés travaillant en collaboration avec des organisations et des gardiens du savoir autochtones;
- Le leadership politique du ministère de la Justice, y compris la création d'une ULIF fédérale virtuelle, d'un réseau national d'ULIF, la prestation de conseils techniques et le soutien à la coordination intergouvernementale;
- Une gouvernance collaborative, où chaque jusridiction a conçu un modèle d'ULIF basé sur les besoins régionaux et la contribution des partenaires autochtones, tout en respectant les objectifs du programme national; et
- Un financement continu afin de garantir que les ULIF soient disponibles aussi longtemps que les familles en ont besoin.
Un résultat clé est que les membres des familles à travers le Canada ont désormais accès à des informations précises sur la disparition ou le décès de leur proche. Grâce à de nouveaux partenariats et relations, les ULIF ont pu travailler aux côtés des membres des familles pour favoriser leur guérison et leur bien-être, et sensibiliser le public aux expériences vécues par les membres des familles au sein du système judiciaire et d'autres organismes.
Les équipes d'ULIF ont été mises en place dans chaque province et territoire. Bien que la plupart d'entre elles relèvent des services d'aide aux victimes des régions, certaines sont dirigées par les services chargés de l'égalité des sexes ou des relations avec les autochtones. Elles sont ainsi bien placés pour faciliter l'accès aux systèmes réglementés tels que la justice criminelle, la santé et les services sociaux. Cette structure permet à la fois d'assurer la cohérence et l'adaptabilité entre les secteurs de compétence, tout en favorisant la reddition de comptes par le biais d'exigences en matière de rapports et d'ententes de financement.
L'initiative des unités de liaison pour l'information à l'intention des familles reste un élément essentiel de la réponse du Canada à la crise des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, et l'initiative continue d'évoluer, en veillant à ce que les familles aient accès à l'information, au soutien et aux services adaptés à la culture dont elles ont besoin, où qu'elles soient et aussi longtemps qu'elles en ont besoin.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Au cours de l'exercice financier 2024-2025, l'initiative a continué de s'appuyer sur le mandat élargi proposé dans le budget de 2023, notamment :
- Amélioration du partage d'informations entre les juridictions afin d'éclairer la mise en place de nouveaux modèles et activités dans le cadre des ULIF ;
- Augmentation du financement destiné à soutenir l'examen stratégique et la conception des ULIF dans chaque juridiction afin d'assurer la continuité des services, la formation et le prochain plan stratégique quinquennal ;
- Réorganisation par certaines juridictions afin de garantir que le département ou le ministère provincial ou territorial approprié assure la mise en œuvre et le suivi des ULIF ; et
- Approbation de nouveaux accords de financement pour la continuité des activités des ULIF dans chaque province et territoire pour la période 2025-2026 à 2029-2030.
Réponse à l'appel à la justice 5.6
L'initiative des ULIF répond à une partie de l'appel à la justice 5.6 en permettant aux familles des personnes autochtones disparues et assassinées d'avoir accès à des services aux victimes fondés sur la culture, centrés sur la famille et tenant compte des traumatismes. L'appel à la justice 5.6 demande à tous les ordres de gouvernement d'élaborer une approche améliorée, holistique et exhaustive à l'égard de la prestation de mesures de soutien aux victimes autochtones d'actes criminels et aux familles et proches de personnes autochtones disparues ou assassinées. Les ULIF contribuent à cette approche en créant un cadre permettant à tous les niveaux de gouvernement de travailler directement avec les familles pour obtenir des renseignements sur tous les systèmes de justice et de services sociaux, et en les mettant en contact avec des soutiens adaptés à la culture, y compris des services de santé mentale, juridiques et communautaires. Grâce à un investissement fédéral renouvelé, la portée des ULIF s'est élargie pour inclure également les familles d'hommes et de garçons autochtones disparus et assassinés. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme en recevant les informations auxquelles ils ont droit sur leurs proches disparus ou assassinés, de manière globale et respectueuse de leur culture, qui tient compte de leur expérience et contribue à établir ou à renforcer leur confiance dans le système de justice et les organismes d'aide aux victimes.
Répercussions principales
- Soutien ancré dans la culture : Les ULIF fournissent des services en tenant compte des traumatismes et dans le respect des traditions autochtones.
- Amélioration des services centrés sur la famille : Les ULIF veillent à ce que les familles aient accès à toutes les informations disponibles sur leur proche, provenant de plusieurs organismes, et les mettent en relation avec tous les services d'aide dont elles peuvent avoir besoin au niveau communautaire.
- Élargissement des services : Des fonds supplémentaires ont permis aux ULIF de soutenir les familles d'hommes et de garçons autochtones disparus et assassinés.
Détails sur le financement
Les ULIF sont financées par le biais du Fonds d'aide aux victimes de la Stratégie fédérale d'aide aux victimes, grâce à un engagement de 37,3 millions de dollars sur cinq ans établi en 2023 et de 7,5 millions de dollars par année par la suite. En 2024-2025, près de 6 millions de dollars ont été accordés aux provinces et aux territoires pour la mise en œuvre des ULIF.
5.10 Recruter et retenir davantage des juges de paix autochtones et élargir leurs compétences pour qu'elles correspondent à celles du juge de paix du Nunavut
Initiatives
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (SJA) est élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des personnes autochtones dans le système judiciaire canadien. Elle vise à transformer le système judiciaire par des changements structurels qui reflètent les priorités et les expériences des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Reposant sur les principes de la réconciliation, de l'autodétermination et de la justice réparatrice, la SJA soutient la revitalisation des traditions juridiques autochtones et la mise en œuvre de mesures judiciaires adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Les activités de mobilisation des vagues 1 et 2 ont touché plus de 1 430 participants et participantes dans le cadre de séances de dialogue régionales. Trente-huit autres partenaires autochtones ont reçu du financement pour mener à bien leur propre processus de mobilisation. Plus de 230 personnes ayant une expérience de vie pertinente ont participé à un volet particulier de la mobilisation à 14 endroits.
S'appuyant sur les cycles de mobilisation nationale précédents (vagues 1 et 2), Justice Canada a publié, au printemps 2024, un projet de consultation sur les principaux éléments de la Stratégie en matière de justice autochtone qui établit 24 mesures prioritaires communes. Ce projet a été diffusé publiquement pour une validation en ligne et une consultation ciblée avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. En parallèle, un processus d'élaboration conjointe a été lancé avec les organisations autochtones nationales et les partenaires des traités modernes afin d'élaborer des chapitres axés sur les distinctions. Cette phase s'est achevée en décembre 2024. La SJA en est donc aux dernières étapes de son élaboration.
En 2024-2025, la mobilisation s'est concentrée sur la validation publique du projet de consultation et l'élaboration conjointe de la version finale de la SJA. Voici certains des principaux jalons :
- les consultations ciblées avec les partenaires autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux;
- la validation publique en ligne du projet de consultation;
- l'achèvement des chapitres axés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des organisations autochtones nationales et deux gouvernements signataires de traités modernes.
Justice Canada a mobilisé des organisations autochtones nationales (Assemblée des Premières Nations, Inuit Tapiriit Kanatami, Ralliement national des Métis), des membres dirigeants des Métis (Métis Nation of Alberta, Métis Nation of Ontario, Métis Nation-Saskatchewan, Métis Nation British Columbia, Manitoba Métis Federation) et des nations autonomes et signataires d'un traité moderne (Grand Conseil des Cris [Eeyou Istchee], gouvernement Délĩnę Got'ĩnę). La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur des distinctions ont été publiés le 10 mars 2025, établissant une vision et des domaines prioritaires pour le travail futur du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Réponse à l'appel à la justice 5.10
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.10 en favorisant la revitalisation des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones en tant qu'éléments centraux de la réforme du système judiciaire. Élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones, elle propose des mesures précises pour soutenir la reconnaissance et la mise en œuvre des traditions juridiques autochtones ainsi que des mesures destinées à lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation. La Stratégie s'appuie sur les recommandations des commissions et enquêtes nationales et affirme l'importance du droit inhérent des peuples autochtones de conserver et de développer leurs propres institutions juridiques. Par une mobilisation ciblée et l'élaboration de politiques, la Stratégie favorise une approche coordonnée de l'intégration des lois autochtones aux cadres juridiques à grande échelle, tout en respectant l'autonomie et l'autodétermination des communautés autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par les systèmes juridiques coloniaux bénéficient de la Stratégie en matière de justice autochtone, car elle soutient les approches autochtones reflétant les valeurs culturelles, les traditions et les principes de justice définis par les communautés. En donnant la priorité à la revitalisation et à la reconnaissance des systèmes juridiques autochtones, la Stratégie permet aux communautés de reprendre le contrôle des processus judiciaires de manière à promouvoir la guérison, la reddition de comptes et la sécurité à long terme. Ces efforts contribuent à créer un système de justice plus inclusif et équilibré qui confirme les droits autochtones et renforce l'accès à la justice pour les personnes historiquement marginalisées dans les cadres juridiques existants.
Répercussions principales
- Réduit la surreprésentation : Établit des mesures concrètes pour s'attaquer aux facteurs systémiques contribuant à la surreprésentation des autochtones dans le système judiciaire.
- Appuie la revitalisation juridique : Favorise la reconnaissance et l'application des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones dans le cadre de la justice au sens large.
- Favorise la gouvernance inclusive : Veille à la représentation des femmes, des filles, des jeunes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que d'autres groupes historiquement sous-représentés, dans l'élaboration des politiques et la prise de décision en matière de justice.
- Renforce la justice communautaire : Permet l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de justice réparatrice et de justice communautaire dirigés par les autochtones.
- Assure la reddition de comptes à long terme : Établit des priorités communes et des mécanismes de suivi pour assurer une transformation durable et transparente du système de justice.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 11 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2023-2024) pour l'élaboration conjointe de la SJA et les activités de mobilisation connexes. Le budget de 2024 a engagé un montant supplémentaire de 25,1 millions de dollars sur trois ans (2024-2025 à 2026-2027) pour soutenir la mise en œuvre.
Voici les affectations de fonds selon les distinctions pour 2024-2025 comprennent :
- Premières Nations : 1 145 886 $
- Inuit : 521 000 $
- Métis : 1 245 770 $
Le financement soutient la mobilisation nationale, les séances de dialogue régionales, la participation des personnes ayant une expérience pertinente et l'élaboration conjointe avec les organisations autochtones nationales et les gouvernements autochtones autonomes.
5.11 Favoriser l'accès à des pratiques juridiques efficaces et adaptées à la culture
Initiatives
Accords sur l'administration de la justice – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Les accords sur l'administration de la justice (EAJ) sont négociées entre le gouvernement du Canada et les partenaires autochtones pour soutenir la revitalisation et l'application des systèmes juridiques autochtones. Elles sont établies dans le cadre des tables de négociation sur la reconnaissance des droits autochtones et l'autodétermination (RDAA) dirigées par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), avec la participation de Justice Canada dans les volets portant sur l'administration de la justice. Les EAJ sont conçues pour soutenir l'autonomie gouvernementale des autochtones, améliorer la sécurité des communautés et créer un espace pour la coexistence des systèmes juridiques autochtones et canadiens.
Depuis 2018, Justice Canada participe aux discussions sur l'administration de la justice dans le cadre des tables de négociation sur la RDAA. Ces discussions répondent aux priorités exprimées par les gouvernements autochtones de restaurer leurs traditions juridiques et de renforcer leur pouvoir d'appliquer les lois d'une manière qui soit culturellement adaptée et conforme aux besoins des communautés. En 2024-2025, environ un tiers des 150 tables de négociation comptaient un volet consacré à l'administration de la justice, une proportion qui révèle toute l'importance d'un tel travail.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, la mobilisation et les négociations se sont poursuivies dans de nombreuses régions, avec des partenaires des Premières Nations cherchant à mettre en pratique des systèmes de justice adaptés qui intègrent des pratiques juridiques traditionnelles. Les discussions ont surtout porté sur la définition des voies à suivre pour la revitalisation, l'application et la reconnaissance des lois autochtones. Les principaux domaines de travail qui ont été circonscrits dans le cadre des négociations sont notamment la coexistence des systèmes juridiques, le renforcement des capacités, l'application de la loi et la mise en place de mécanismes de justice communautaire.
Justice Canada a rencontré les partenaires des Premières Nations suivants en 2024-2025 :
- la table de concertation de l'Ontario;
- le groupe de travail sur l'application des lois découlant de traités de la Colombie-Britannique;
- les Innus du Labrador;
- le Conseil des Tlingit de Teslin;
- la Nation Peskotomuhkati;
- Mi'gmawe'l Tplu'taqnn Incorporated;
- la Première Nation d'Elsipogtog;
- la Table commune sur la justice et la sécurité communautaire du Nouveau-Brunswick;
- la Nation Wolastoqey;
- la Nation Anishinaabe du territoire visé par le Traité no 2;
- le Conseil tribal de Meadow Lake;
- la Nation crie de Muskeg Lake;
- la Nation crie de Red Earth;
- le Manitoba Keewatinowi Okimakanak;
- les Six Nations de la rivière Grand;
- le bureau de négociation Kwilmu'kw Maw-klusuaqn (BNKMK);
- la Table tripartite du Manitoba.
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Les accords sur l'administration de la justice répondent à l'appel à la justice 5.11 en augmentant la capacité du gouvernement fédéral à mobiliser les communautés autochtones qui souhaitent revitaliser leurs systèmes juridiques et concevoir des solutions juridiques pertinentes sur le plan culturel. La participation de Justice Canada aux tables de négociation sur la RDAA soutient la demande croissante de la part des partenaires autochtones d'engager des négociations qui reflètent leurs traditions juridiques et leurs structures de gouvernance distinctes.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de cesaccords , car elles assurent un meilleur accès à des services de justice qui tiennent compte des traditions juridiques autochtones et sont ancrés dans les valeurs de la communauté. Ces accords contribuent à la transformation du système de justice en reconnaissant la légitimité des lois et des institutions autochtones et en soutenant les solutions apportées par les autochtones en ce qui concerne les préjudices subis, la guérison et la reddition de comptes.
Répercussions principales
- Appuie la revitalisation juridique : Permet aux communautés autochtones de restaurer et de mettre en œuvre leurs propres systèmes juridiques et leurs propres lois.
- Contribue à la sécurité de la communauté : Contribue à mettre en œuvre des systèmes de justice fondés sur la culture qui tiennent compte des besoins et des priorités des communautés autochtones en matière de sécurité.
- Renforce l'autonomie gouvernementale : Reconnaît l'autorité et la compétence autochtones dans l'administration de la justice.
- Accroît la représentation : Crée un espace où les femmes, les personnes 2ELGBTQI+, les jeunes et les aînés autochtones contribuent à façonner les réformes de la justice.
- Fait avancer le changement systémique : Contribue à la transformation des structures juridiques coloniales en intégrant les lois autochtones dans les cadres juridiques prédominants.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 8,1 millions de dollars sur cinq ans (jusqu'en 2026-2027) pour la négociation et la mise en œuvre d'ententes sur l'administration de la justice. Un financement continu de 1,62 million de dollars a également été obtenu en soutien aux travaux futurs. À ce jour, 6,4 millions de dollars ont été consacrés à l'avancement de cette initiative.
Mise en œuvre des principes Gladue - Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Lorsqu'ils servent à orienter les changements systémiques à toutes les étapes du système de justice pénale, les principes de Gladue sont décrits comme suit :
- Principes 1 : La surreprésentation des autochtones dans le système de justice pénale est un problème grave et complexe qui trouve ses racines dans la discrimination systémique et l'histoire colonialiste.
- Principes 2 : Les facteurs systémiques ou contextuels uniques qui peuvent avoir joué un rôle dans la mise en contact d'une personne autochtone avec la loi devraient être pris en compte dans la prise de décision dans une affaire criminelle.
- Principes 3 : la déjudiciarisation avant et après l'inculpation, les mesures de substitution et les autres options communautaires devraient être envisagées pour les autochtones en conflit avec la loi, y compris les processus de justice réparatrice et traditionnelle autochtone adaptés à la culture.
Justice Canada, au nom du gouvernement du Canada, investit dans le système judiciaire conventionnel et dans les mesures communautaires dirigées par les autochtones pour la mise en œuvre des principes de l'arrêt Gladue. Les travaux appuyant la mise en œuvre des principes Gladue permettent de financer diverses activités, notamment le suivi communautaire postérieur à la détermination de la peine conforme aux principes de l'arrêt Gladue; les projets de formation pour les professionnels du système de justice et la réforme des politiques du système judiciaire à la lumière des principes Gladue; ainsi que la production et la diffusion des rapports Gladue.
Par le biais de ce financement, le Programme de justice autochtone (PJA) et le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones (PAPA) s'efforcent de réduire la surreprésentation des autochtones dans le système de justice pénale.
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.11 : elle favorise l'accès à des pratiques judiciaires significatives et adaptées à la culture, notamment par l'élargissement des programmes de justice réparatrice et des tribunaux autochtones. L'investissement dans les services de rédaction de rapports Gladue et de suivi postérieur à la détermination de la peine conforme aux principes de cet arrêt permet aux autochtones de bénéficier d'un traitement juste et équitable devant la loi.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones tirent parti de cette initiative grâce à un accès amélioré à des services juridiques adaptés à la culture qui défendent les droits des autochtones et réduisent la discrimination systémique dans le système judiciaire.
Répercussions principales
- Accès accru à la justice réparatrice : Les programmes bonifiés font en sorte que les autochtones disposent de solutions de rechange aux peines imposées par le système judiciaire conventionnel.
- Exemple : En 2024-2025, l'organisme Aboriginal Legal Services inc. s'est vu attribuer 83 040 dollars pour préparer une évaluation des besoins du palais de justice et du centre de mise en liberté sous caution de Toronto afin de favoriser la participation des autochtones aux décisions concernant les tribunaux Gladue et la manière dont ils intègrent les principes établis dans l'arrêt Gladue.
- Suivi postérieur à la détermination de la peine conforme aux principes de l'arrêt Gladue : Les programmes communautaires aident les personnes à respecter les conditions de leur peine et à donner suite aux recommandations du rapport.
- Réforme du système judiciaire : La formation et les changements structurels favorisent la responsabilisation du système judiciaire et sa capacité à répondre aux besoins des autochtones.
- Exemple : En 2024-2025, la Nishnawbe-Aski Legal Services Corporation a reçu 45 611 $ pour son projet « Écoutez et respectez nos histoires personnelles », une initiative de formation destinée aux professionnels du système de justice pénale.
Détails sur le financement
Le Programme de justice autochtone et le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones appuient cette initiative par le biais d'accords de partage des coûts avec les provinces, les territoires et les organisations autochtones.
Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser 49,3 millions de dollars sur cinq ans commençant en 2020-2021, et 9,7 millions de dollars par année par la suite, à l'appui de la mise en œuvre des principes Gladue dans le système de justice et des mesures communautaires dirigées par les autochtones, soit :
- 25,4 millions de dollars sur cinq ans et 6,2 millions de dollars par année par la suite par le biais du PJA pour le suivi communautaire postérieur à la détermination de la peine conforment aux principes Gladue.
- 10 millions de dollars sur cinq ans pour des projets fondés sur les principes Gladue visant à sensibiliser les professionnels du droit et à réformer les politiques du système de justice.
- 14 millions de dollars sur cinq ans, et 3,5 millions de dollars par année par la suite, pour la préparation et la livraison de rapports Gladue par le biais du PAPA.En 2024-2025, ce financement a soutenu des accords de partage des coûts avec la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que l'élaboration de cadres de rédaction de rapports Gladue à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba.
Programme communautaire dirigé par les autochtones – Intégrité des programmes – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme de justice autochtone (PJA) finance et soutient des programmes de justice communautaire dirigés par des autochtones dans tout le Canada, qui offrent des solutions de rechange aux processus de justice conventionnels et qui améliorent les services de justice dirigés par les autochtones, y compris la médiation en matière civile et familiale, la justice réparatrice et les programmes de réinsertion. Le PJA fournit un financement de base durable à plus de 211 programmes de justice communautaire dirigés par les autochtones, ce qui assure la disponibilité de programmes de prévention et de déjudiciarisation qui répondent aux besoins en matière de justice communautaire. Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones, tout en soutenant le développement de solutions de rechange aux processus de justice conventionnels qui reflètent les perspectives autochtones, et se concentrent sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice.
Le PJA est fondé sur trois volets de financement : le Fonds de la justice communautaire, le Fonds de renforcement des capacités et le Fonds d'engagement autochtone. Le budget 2021 a alloué 13,6 millions de dollars sur trois ans pour maintenir l'intégrité du programme et soutenir la formation des victimes tenant compte des traumatismes, et le budget 2024 a annoncé 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour renouveler le financement du budget 2021 pour l'intégrité du programme, y compris les soutiens au renforcement des capacités.
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Le PJA répond en partie à l'appel à la justice 5.11 puisqu'il finance et renforce les initiatives de justice communautaire dirigées par des autochtones qui fournissent un soutien juridique, des services de médiation et des services de justice réparatrice. Le programme contribue à faire en sorte que les autochtones aient accès à des options de rechange au système judiciaire conventionnel, qui les a trahis par le passé, et que les initiatives en matière de justice soient adaptées, pertinentes sur le plan culturel et incluent des pratiques de justice réparatrice.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'un système de justice qui respecte leurs traditions juridiques, assure la sécurité de la communauté et réduit la criminalisation des autochtones.
Répercussions principales
- Justice réparatrice : Les programmes intègrent des pratiques traditionnelles en matière de justice et de guérison. Ils mettent l'accent sur la justice réparatrice et la réinsertion, plutôt que sur des mesures punitives, et ils contribuent à réduire la récidive et à promouvoir la guérison de la communauté.
- Sécurité culturelle : Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones dans les pratiques judiciaires. Ils sont conçus et mis en œuvre par les communautés autochtones. Des services juridiques adaptés à la culture favorisent la confiance de la communauté à leur égard.
- Soutien des victimes : Grâce à la formation tenant compte des traumatismes, les programmes de justice apportent aux victimes un soutien adapté à leur culture.
- Accent mis sur la sécurité des femmes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones : Même si elles visent l'ensemble des membres des communautés autochtones, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation en matière familiale : Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait 13,6 millions de dollars sur trois ans (2021-2024). Le budget de 2024 prévoyait 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour le Programme de justice autochtone, afin de renouveler le financement du budget de 2021 pour l'intégrité des programmes. En avril 2025, les investissements avaient soutenu 214 programmes au service de plus de 650 communautés.
Programme communautaire dirigé par les autochtones – Médiation en matière civile et familiale – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme communautaire dirigé par les autochtones - Médiation civile et familiale, dirigé par Justice Canada, a été mis en place dans le cadre du Programme de justice autochtone (PJA) afin de fournir des services de médiation adaptés à la culture des familles et des communautés autochtones. Le programme permet de soutenir les efforts de médiation menés par les autochtones en matière de conflits civils et familiaux, en mettant l'accent sur la prévention de l'aggravation des conflits et en offrant des options sûres et adaptées pour s'éloigner des mécanismes du système de justice conventionnel. Le programme met également l'accent sur le soutien des jeunes à risque et sur l'aide aux parents pour résoudre les problèmes de garde par des moyens non conflictuels.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Le financement a été accordé dans le cadre d'un appel de propositions qui a permis de financer plusieurs projets partout au Canada. Parmi les projets financés, mentionnons : la Fédération des Métis du Manitoba, qui a mis au point des services de médiation culturellement adaptés aux familles autochtones ; le Conseil tribal de Yorkton, qui a mis au point un programme de cercle familial offrant des services de médiation familiale et des programmes culturels aux Premières Nations ; et le gouvernement du Nunatsiavut, qui a mis au point un programme de médiation familiale propre aux Inuit afin de favoriser la résolution des conflits familiaux de manière culturellement sécuritaire et centrée sur la communauté.
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.11 puisqu'elle permet d'élargir l'accès aux programmes de justice dirigés par les autochtones qui reflètent les valeurs culturelles, les lois et les traditions des communautés autochtones. En ancrant les solutions en matière de justice dans les communautés autochtones, le programme veille à ce que les processus juridiques soient adaptés à la culture, inclusifs et qu'ils adoptent une approche restaurative plutôt que punitive. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme puisqu'elles peuvent avoir accès à des solutions judiciaires qui donnent la priorité à la guérison, respectent les structures de gouvernance traditionnelles, assurent la sécurité culturelle et permettent de réduire la surreprésentation des peuples autochtones dans le système judiciaire conventionnel.
Répercussions principales
- Amélioration de l'accès aux services juridiques dirigés par les autochtones : On augmente l'offre d'options de rechange aux processus judiciaires conventionnels, réduisant ainsi les obstacles à l'accès au système de justice pour les autochtones. On propose une médiation adaptée à la culture et respectueuse des traditions et de la gouvernance autochtones.
- Prévention des conflits : Le programme vise la résolution des litiges de manière non conflictuelle et la réduction de la probabilité qu'une escalade juridique survienne.
- Sécurité culturelle et inclusion : Veille à ce que les processus de médiation soient adaptés à la culture, tiennent compte des traumatismes et soient orientés par la communauté.
Détails sur le financement
Dans le cadre du budget de 2021, le programme a reçu 6,8 millions de dollars sur trois ans pour soutenir la médiation civile et familiale dans le cadre des programmes de justice autochtones existants. Dans le cadre du budget de 2024, le programme a reçu 14,5 millions de dollars sur cinq ans et 2,9 millions de dollars par la suite pour renouveler le financement du budget de 2021 pour la médiation civile et familiale.
Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones (IFCS) de la Justice Canada fournit un service d'accompagnement juridique fondé sur la culture aux autochtones engagés dans des affaires familiales et de protection de l'enfance. Le programme, qui repose sur les principes d'équité, de respect et de sécurité culturelle, vise à améliorer l'accès à la justice pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis en comblant les lacunes systémiques et en favorisant la prise de décision éclairée tout au long des procédures judiciaires.
Objectifs et services du programme : Le programme vise à améliorer la situation pour familles autochtones qui se retrouvent dans un système de justice complexe en offrant les services suivants :
- Services d'accompagnement et de représentation juridique : Les conseillers parajudiciaires aident les clients autochtones à comprendre leurs droits découlant de la loi, le déroulement des procès et les options à leur disposition dans les dossiers liés à la famille et à la protection de l'enfance.
- Intervention précoce adaptée à la culture : Les clients autochtones sont aiguillés vers l'aide juridique, les services sociaux et les soutiens communautaires adaptés à la culture dès le début des actions judiciaires.
- Liaison et défense des droits : Les conseillers parajudiciaires servent d'intermédiaires entre les clients et le régime juridique, en veillant à ce que le point de vue des familles autochtones soit entendu et respecté par les professionnels du droit et les institutions juridiques.
- Prestation de services pertinents sur le plan culturel : Les services sont principalement fournis par des organismes de prestation des services autochtones, soulignant l'importance des traditions, des langues et des valeurs autochtones dans le soutien au bien-être des familles.
- Accès et équité : Le programme vise à atténuer les inégalités systémiques dans le système de justice en s'assurant que les autochtones reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour participer pleinement à la défense de leurs droits.
Le modèle de mise en œuvre privilégie les approches communautaires et les projets dirigés par les autochtones pour favoriser la confiance, la pertinence et l'efficacité. Fondé sur les traditions et les visions du monde autochtones, le programme met l'accent sur la guérison, l'établissement de relations et l'importance de la famille et de la fraternité. Les conseillers parajudiciaires accompagnent les clients à chaque étape de l'action judiciaire et les aident à surmonter les difficultés liées à la communication et aux différences culturelles qui existent entre les familles autochtones et les institutions non autochtones.
Le programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones aide les familles et les communautés autochtones. En voici des exemples :
- Il réduit des obstacles à la représentation et à la compréhension juridiques.
- Il favorise la préservation et la réunification de la famille.
- Il fait la promotion de la responsabilisation dans le système de justice.
- Il contribue aux stratégies à long terme de réduction de la surreprésentation des enfants autochtones pris en charge et des familles en situation de crise.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones était en place dans toutes les provinces et territoires, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador, et a continué à offrir des services à plus de 60 000 clients par an.
Réponse à l'appel à la justice 5.11
Le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones contribue à la réponse à l'appel à la justice 5.11, en facilitant l'accès à la justice pour la population autochtone grâce à des services d'orientation et de soutien juridiques et communautaires fondés sur la culture. Il aide les clients autochtones à comprendre les options de justice, y compris les modes extrajudiciaires de règlement des différends et les interventions communautaires, le cas échéant.
En intégrant les services dans les organismes autochtones et en s'appuyant sur les visions du monde autochtones, le programme favorise une justice dans le respect des valeurs culturelles. Il offre une orientation juridique culturellement adaptée pour faire des choix éclairés, comme la déjudiciarisation ou des solutions communautaires; la défense des points de vue autochtones dans les instances en matière familiale ou de protection de l'enfance; et le renforcement de voies d'accès à la justice afin d'instaurer la confiance et la responsabilité des peuples autochtones dans le système juridique. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'une meilleure représentation juridique, d'une réduction des obstacles à la justice et de liens plus étroits avec des modes de règlement des différends adaptés à la culture.
Répercussions principales
- Meilleur accès à la justice réparatrice : Les conseillers parajudiciaires appuient les résolutions non adversatives dans les affaires relevant du droit de la famille et de la protection de l'enfance.
- Orientation juridique adaptée à la culture : La prestation de services par des autochtones garantit que l'aide juridique est conforme aux valeurs autochtones.
- Renforcement de la défense des droits et de l'appui aux tribunaux : Les conseillers parajudiciaires aident les autochtones à comprendre la procédure judiciaire et défendent leurs intérêts.
- Amélioration de l'équité du système judiciaire : Le programme s'attaque aux obstacles juridiques systémiques touchant de façon disproportionnée les familles autochtones.
Détails sur le financement
En 2024-2025, un montant de 2 066 084 dollars a été alloué à ce jour pour aider les familles autochtones à obtenir un soutien juridique continu. Le financement provient d'accords bilatéraux avec les gouvernements provinciaux et territoriaux. Dans la plupart des cas, les services sont fournis par des organismes autochtones sous contrat avec ces gouvernements. Bien que certaines juridictions soient encore en train d'élaborer des cadres de services d'assistance judiciaire à la famille, les provinces et territoires qui partagent actuellement les coûts des services d'assistance judiciaire à la famille autochtone sont les suivants : Alberta, Saskatchewan, Ontario, Québec et Territoires du Nord-Ouest. Le budget de 2021 a alloué 6,7 millions de dollars sur trois ans (2021-2024) pour accroître les services du Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones. Le budget de 2024 prévoit le renouvellement du financement nécessaire pour continuer à fournir ces services et à en élargir la prestation.
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (SJA) est élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des personnes autochtones dans le système judiciaire canadien. Elle vise à transformer le système judiciaire par des changements structurels qui reflètent les priorités et les expériences des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Reposant sur les principes de la réconciliation, de l'autodétermination et de la justice réparatrice, la SJA soutient la revitalisation des traditions juridiques autochtones et la mise en œuvre de mesures judiciaires adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Les activités de mobilisation des vagues 1 et 2 ont touché plus de 1 430 participants et participantes dans le cadre de séances de dialogue régionales. Trente-huit autres partenaires autochtones ont reçu du financement pour mener à bien leur propre processus de mobilisation. Plus de 230 personnes ayant une expérience de vie pertinente ont participé à un volet particulier de la mobilisation à 14 endroits.
S'appuyant sur les cycles de mobilisation nationale précédents (vagues 1 et 2), Justice Canada a publié, au printemps 2024, un projet de consultation sur les principaux éléments de la Stratégie en matière de justice autochtone qui établit 24 mesures prioritaires communes. Ce projet a été diffusé publiquement pour une validation en ligne et une consultation ciblée avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. En parallèle, un processus d'élaboration conjointe a été lancé avec les organisations autochtones nationales et les partenaires des traités modernes afin d'élaborer des chapitres axés sur les distinctions. Cette phase s'est achevée en décembre 2024. La SJA en est donc aux dernières étapes de son élaboration.
En 2024-2025, la mobilisation s'est concentrée sur la validation publique du projet de consultation et l'élaboration conjointe de la version finale de la SJA. Voici certains des principaux jalons :
- les consultations ciblées avec les partenaires autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux;
- la validation publique en ligne du projet de consultation;
- l'achèvement des chapitres axés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des organisations autochtones nationales et deux gouvernements signataires de traités modernes.
Justice Canada a mobilisé des organisations autochtones nationales (Assemblée des Premières Nations, Inuit Tapiriit Kanatami, Ralliement national des Métis), des membres dirigeants des Métis (Métis Nation of Alberta, Métis Nation of Ontario, Métis Nation-Saskatchewan, Métis Nation British Columbia, Manitoba Métis Federation) et des nations autonomes et signataires d'un traité moderne (Grand Conseil des Cris [Eeyou Istchee], gouvernement Délĩnę Got'ĩnę). La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur des distinctions ont été publiés le 10 mars 2025, établissant une vision et des domaines prioritaires pour le travail futur du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Réponse à l'appel à la justice 5.11
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.11 en proposant des mesures qui améliorent l'accès des peuples autochtones à des solutions judiciaires significatives et culturellement appropriées. Élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones, la Stratégie met l'accent sur la nécessité de réformer le système de justice en tenant compte des valeurs, des traditions et des expériences des personnes autochtones. Elle comprend des mesures visant à soutenir les solutions de rechange à l'incarcération dirigées par les autochtones et les communautés, les approches tenant compte des traumatismes et la mise en place de services juridiques adaptés à la culture. Ces mesures sont fondées sur la mobilisation permanente d'un large éventail de titulaires de droits et d'organisations autochtones et s'appuient sur les recommandations de longue date formulées à la suite d'enquêtes et de commissions nationales.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones rencontrant des obstacles à la justice bénéficient de la Stratégie en matière de justice autochtone, car elle vise à offrir des services judiciaires inclusifs et adaptés à la culture. La Stratégie soutient l'élaboration et l'élargissement d'initiatives de justice autochtone qui misent avant tout sur la guérison, le bien-être et la reddition de comptes et qui répondent aux besoins particuliers des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Ces efforts contribuent à créer un système judiciaire plus équitable en comblant les lacunes systémiques et en veillant à ce que les communautés autochtones aient accès à des approches de la justice qui reflètent leurs réalités culturelles, sociales et juridiques.
Répercussions principales
- Réduit la surreprésentation : Établit des mesures concrètes pour s'attaquer aux facteurs systémiques contribuant à la surreprésentation des autochtones dans le système judiciaire.
- Appuie la revitalisation juridique : Favorise la reconnaissance et l'application des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones dans le cadre de la justice au sens large.
- Favorise la gouvernance inclusive : Veille à la représentation des femmes, des filles, des jeunes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que d'autres groupes historiquement sous-représentés, dans l'élaboration des politiques et la prise de décision en matière de justice.
- Renforce la justice communautaire : Permet l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de justice réparatrice et de justice communautaire dirigés par les autochtones.
- Assure la reddition de comptes à long terme : Établit des priorités communes et des mécanismes de suivi pour assurer une transformation durable et transparente du système de justice.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 11 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2023-2024) pour l'élaboration conjointe de la SJA et les activités de mobilisation connexes. Le budget de 2024 a engagé un montant supplémentaire de 25,1 millions de dollars sur trois ans (2024-2025 à 2026-2027) pour soutenir la mise en œuvre.
Voici les affectations de fonds selon les distinctions pour 2024-2025 comprennent :
- Premières Nations : 1 145 886 $
- Inuit : 521 000 $
- Métis : 1 245 770 $
Le financement soutient la mobilisation nationale, les séances de dialogue régionales, la participation des personnes ayant une expérience pertinente et l'élaboration conjointe avec les organisations autochtones nationales et les gouvernements autochtones autonomes.
5.12 Accroître la représentation autochtone au sein de tous les tribunaux canadiens, y compris la Cour suprême du Canada
Initiatives
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (SJA) est élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des personnes autochtones dans le système judiciaire canadien. Elle vise à transformer le système judiciaire par des changements structurels qui reflètent les priorités et les expériences des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Reposant sur les principes de la réconciliation, de l'autodétermination et de la justice réparatrice, la SJA soutient la revitalisation des traditions juridiques autochtones et la mise en œuvre de mesures judiciaires adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Les activités de mobilisation des vagues 1 et 2 ont touché plus de 1 430 participants et participantes dans le cadre de séances de dialogue régionales. Trente-huit autres partenaires autochtones ont reçu du financement pour mener à bien leur propre processus de mobilisation. Plus de 230 personnes ayant une expérience de vie pertinente ont participé à un volet particulier de la mobilisation à 14 endroits.
S'appuyant sur les cycles de mobilisation nationale précédents (vagues 1 et 2), Justice Canada a publié, au printemps 2024, un projet de consultation sur les principaux éléments de la Stratégie en matière de justice autochtone qui établit 24 mesures prioritaires communes. Ce projet a été diffusé publiquement pour une validation en ligne et une consultation ciblée avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. En parallèle, un processus d'élaboration conjointe a été lancé avec les organisations autochtones nationales et les partenaires des traités modernes afin d'élaborer des chapitres axés sur les distinctions. Cette phase s'est achevée en décembre 2024. La SJA en est donc aux dernières étapes de son élaboration.
En 2024-2025, la mobilisation s'est concentrée sur la validation publique du projet de consultation et l'élaboration conjointe de la version finale de la SJA. Voici certains des principaux jalons :
- les consultations ciblées avec les partenaires autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux;
- la validation publique en ligne du projet de consultation;
- l'achèvement des chapitres axés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des organisations autochtones nationales et deux gouvernements signataires de traités modernes.
Justice Canada a mobilisé des organisations autochtones nationales (Assemblée des Premières Nations, Inuit Tapiriit Kanatami, Ralliement national des Métis), des membres dirigeants des Métis (Métis Nation of Alberta, Métis Nation of Ontario, Métis Nation-Saskatchewan, Métis Nation British Columbia, Manitoba Métis Federation) et des nations autonomes et signataires d'un traité moderne (Grand Conseil des Cris [Eeyou Istchee], gouvernement Délĩnę Got'ĩnę). La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur des distinctions ont été publiés le 10 mars 2025, établissant une vision et des domaines prioritaires pour le travail futur du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Réponse à l'appel à la justice 5.12
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.12 en s'appuyant sur les recommandations en matière de justice de la Commission royale sur les peuples autochtones, de l'Enquête publique sur l'administration de la justice et les populations autochtones et d'autres commissions et enquêtes nationales, et en contribuant à les réaliser. Élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones, la Stratégie propose des mesures précises pour lutter contre la discrimination systémique, renforcer les initiatives de justice menées par les autochtones et promouvoir l'intégration des lois et des traditions juridiques autochtones. Ces mesures reflètent les appels de longue date pour réformer le système judiciaire et améliorer les résultats pour les autochtones, en particulier en ce qui concerne les services juridiques adaptés à la culture, la justice réparatrice et les solutions de rechange à l'incarcération.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par les obstacles systémiques et les pratiques judiciaires coloniales bénéficient de la Stratégie en matière de justice autochtone, car elle vise à instaurer une réforme durable ancrée dans les perspectives et les traditions juridiques autochtones. La Stratégie soutient la conception et la mise en œuvre de solutions communautaires qui respectent les droits des peuples autochtones et améliorent l'accès à la justice. En s'appuyant sur des décennies de preuves et de plaidoyer, la Stratégie contribue à la mise en œuvre de réformes significatives qui favorisent la sécurité, la dignité et la reddition de comptes au sein du système de justice pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones et leurs communautés.
Répercussions principales
- Réduit la surreprésentation : Établit des mesures concrètes pour s'attaquer aux facteurs systémiques contribuant à la surreprésentation des autochtones dans le système judiciaire.
- Appuie la revitalisation juridique : Favorise la reconnaissance et l'application des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones dans le cadre de la justice au sens large.
- Favorise la gouvernance inclusive : Veille à la représentation des femmes, des filles, des jeunes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que d'autres groupes historiquement sous-représentés, dans l'élaboration des politiques et la prise de décision en matière de justice.
- Renforce la justice communautaire : Permet l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de justice réparatrice et de justice communautaire dirigés par les autochtones.
- Assure la reddition de comptes à long terme : Établit des priorités communes et des mécanismes de suivi pour assurer une transformation durable et transparente du système de justice.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 11 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2023-2024) pour l'élaboration conjointe de la SJA et les activités de mobilisation connexes. Le budget de 2024 a engagé un montant supplémentaire de 25,1 millions de dollars sur trois ans (2024-2025 à 2026-2027) pour soutenir la mise en œuvre.
Voici les affectations de fonds selon les distinctions pour 2024-2025 comprennent:
- Premières Nations : 1 145 886 $
- Inuit : 521 000 $
- Métis : 1 245 770 $
Le financement soutient la mobilisation nationale, les séances de dialogue régionales, la participation des personnes ayant une expérience pertinente et l'élaboration conjointe avec les organisations autochtones nationales et les gouvernements autochtones autonomes.
5.13 Élargir les programmes d'aide juridique afin que les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones aient accès à la justice et puissent jouer un rôle concret au sein du système de justice
Initiatives
Aide juridique en matière criminelle – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
L'initiative d'aide juridique en matière criminelle, du ministère de Justice Canada, fournit un soutien financier pour améliorer l'accès à la représentation juridique des personnes défavorisées sur le plan économique au Canada. Le budget de 2024 a fourni un investissement supplémentaire de 440 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2024-2025 pour augmenter les contributions fédérales aux services d'aide juridique en matière criminelle. Ce financement vise à remédier à la surreprésentation des autochtones, des Canadiens noirs et racisés et des personnes souffrant de problèmes de santé mentale dans le système de justice criminelle. L'initiative garantit un système juridique plus accessible et plus équitable et vise à réduire les obstacles à la justice pour les communautés marginalisées.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Le ministère de la Justice continue de soutenir la prestation de services d'aide juridique en matière criminelle aux autochtones afin de remédier à leur surreprésentation dans le système de justice criminelle.
Réponse à l'appel à la justice 5.13
L'initiative d'aide juridique en matière criminelle répond à l'appel à la justice 5.13 en élargissant l'accès à la représentation juridique pour les autochtones défavorisés sur le plan économique, grâce à un financement fédéral accru, incluant 80 millions de dollars pour 2024-2025. Cet investissement soutient la demande de l'appel pour des programmes d'aide juridique dotés de ressources adéquates et contribue à réduire les obstacles à la justice pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En facilitant l'accès à une représentation juridique, cette initiative renforce la capacité des survivantes autochtones à s'orienter dans le système judiciaire et à obtenir une protection contre la violence. En outre, en visant à remédier à la surreprésentation des autochtones dans le système de justice criminelle, l'initiative soutient l'objectif plus général d'assurer un accès équitable à la justice et de favoriser une participation significative aux processus juridiques. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme, car il réduit les obstacles à la justice, garantissant que leur voix est entendue et que leurs droits légaux sont respectés.
Répercussions principales
- Amélioration de la représentation juridique : Amélioration de l'accès à l'aide juridique pour les survivantes autochtones de la violence sexuelle et de la violence entre partenaires intimes.
- Diminution de la surreprésentation : Soutien juridique aux autochtones impliqués de manière disproportionnée dans le système de justice criminelle.
- Système de justice équitable : Veiller à ce que les services d'aide juridique soient accessibles et adaptés à la culture des communautés autochtones.
Détails sur le financement
En plus du financement annuel actuel de 142 millions de dollars, le budget de 2024 a alloué 440 millions de dollars sur cinq ans, à partir de 2024-2025, pour continuer à soutenir la prestation de services d'aide juridique en matière criminelle, et 80 millions de dollars supplémentaires en 2024-2025 pour améliorer l'accès à la justice et réduire la criminalisation disproportionnée.
5.15 Considérer l'utilisation des rapports Gladue comme un droit et leur attribuer des ressources adéquates
Initiatives
Mise en œuvre des principes Gladue - Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Lorsqu'ils servent à orienter les changements systémiques à toutes les étapes du système de justice pénale, les principes de Gladue sont décrits comme suit :
- Principes 1 : La surreprésentation des autochtones dans le système de justice pénale est un problème grave et complexe qui trouve ses racines dans la discrimination systémique et l'histoire colonialiste.
- Principes 2 : Les facteurs systémiques ou contextuels uniques qui peuvent avoir joué un rôle dans la mise en contact d'une personne autochtone avec la loi devraient être pris en compte dans la prise de décision dans une affaire criminelle.
- Principes 3 : la déjudiciarisation avant et après l'inculpation, les mesures de substitution et les autres options communautaires devraient être envisagées pour les autochtones en conflit avec la loi, y compris les processus de justice réparatrice et traditionnelle autochtone adaptés à la culture.
Justice Canada, au nom du gouvernement du Canada, investit dans le système judiciaire conventionnel et dans les mesures communautaires dirigées par les autochtones pour la mise en œuvre des principes de l'arrêt Gladue. Les travaux appuyant la mise en œuvre des principes Gladue permettent de financer diverses activités, notamment le suivi communautaire postérieur à la détermination de la peine conforme aux principes de l'arrêt Gladue; les projets de formation pour les professionnels du système de justice et la réforme des politiques du système judiciaire à la lumière des principes Gladue; ainsi que la production et la diffusion des rapports Gladue.
Par le biais de ce financement, le Programme de justice autochtone (PJA) et le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones (PAPA) s'efforcent de réduire la surreprésentation des autochtones dans le système de justice pénale.
Réponse à l'appel à la justice 5.15
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.15 : elle veille à ce que les rapports Gladue soient reconnus comme un droit et bénéficient de ressources nécessaires. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones tirent parti de cette initiative qui leur offre des solutions de rechange appropriées sur le plan culturel pour le prononcé des peines; ces solutions prennent en compte l'ensemble des expériences vécues par les autochtones en vue de réduire, avec le temps, leur surreprésentation dans le système de justice pénale.
Répercussions principales
-
Reconnaissance des rapports Gladue comme un droit : L'amélioration du financement et des ressources favorise l'accessibilité.
- Exemple : En 2024-2025, l'organisme Aboriginal Legal Services inc. s'est vu attribuer 83 040 dollars pour préparer une évaluation des besoins du palais de justice et du centre de mise en liberté sous caution de Toronto afin de favoriser la participation des autochtones aux décisions concernant les tribunaux Gladue et la manière dont ils intègrent les principes établis dans l'arrêt Gladue.
- Production de rapports axés sur les forces : Les rapports Gladue favorisent l'imposition de peines équitables et adaptées à la culture.
-
Responsabilisation du système judiciaire : La sensibilisation et la formation des professionnels du droit contribuent à ancrer les principes Gladue dans la pratique.
- Exemple : En 2024-2025, la Nishnawbe-Aski Legal Services Corporation a reçu 45 611 $ pour son projet « Écoutez et respectez nos histoires personnelles », une initiative de formation destinée aux professionnels du système de justice pénale.
Détails sur le financement
Le Programme de justice autochtone et le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones appuient cette initiative par le biais d'accords de partage des coûts avec les provinces, les territoires et les organisations autochtones.
Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser 49,3 millions de dollars sur cinq ans commençant en 2020-2021, et 9,7 millions de dollars par année par la suite, à l'appui de la mise en œuvre des principes Gladue dans le système de justice et des mesures communautaires dirigées par les autochtones, soit :
- 25,4 millions de dollars sur cinq ans et 6,2 millions de dollars par année par la suite par le biais du PJA pour le suivi communautaire postérieur à la détermination de la peine conforment aux principes Gladue.
- 10 millions de dollars sur cinq ans pour des projets fondés sur les principes Gladue visant à sensibiliser les professionnels du droit et à réformer les politiques du système de justice.
- 14 millions de dollars sur cinq ans, et 3,5 millions de dollars par année par la suite, pour la préparation et la livraison de rapports Gladue par le biais du PAPA. En 2024-2025, ce financement a soutenu des accords de partage des coûts avec la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que l'élaboration de cadres de rédaction de rapports Gladue à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba.
5.16 Proposer des options communautaires et autochtones en matière de détermination de la peine
Initiatives
Mise en œuvre des principes Gladue - Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Lorsqu'ils servent à orienter les changements systémiques à toutes les étapes du système de justice pénale, les principes de Gladue sont décrits comme suit :
- Principes 1 : La surreprésentation des autochtones dans le système de justice pénale est un problème grave et complexe qui trouve ses racines dans la discrimination systémique et l'histoire colonialiste.
- Principes 2 : Les facteurs systémiques ou contextuels uniques qui peuvent avoir joué un rôle dans la mise en contact d'une personne autochtone avec la loi devraient être pris en compte dans la prise de décision dans une affaire criminelle.
- Principes 3 : La déjudiciarisation avant et après l'inculpation, les mesures de substitution et les autres options communautaires devraient être envisagées pour les autochtones en conflit avec la loi, y compris les processus de justice réparatrice et traditionnelle autochtone adaptés à la culture.
Justice Canada, au nom du gouvernement du Canada, investit dans le système judiciaire conventionnel et dans les mesures communautaires dirigées par les autochtones pour la mise en œuvre des principes de l'arrêt Gladue. Les travaux appuyant la mise en œuvre des principes Gladue permettent de financer diverses activités, notamment le suivi communautaire postérieur à la détermination de la peine conforme aux principes de l'arrêt Gladue; les projets de formation pour les professionnels du système de justice et la réforme des politiques du système judiciaire à la lumière des principes Gladue; ainsi que la production et la diffusion des rapports Gladue.
Par le biais de ce financement, le Programme de justice autochtone (PJA) et le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones (PAPA) s'efforcent de réduire la surreprésentation des autochtones dans le système de justice pénale.
Réponse à l'appel à la justice 5.16
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.16 : elle veille à ce que les autochtones aient accès à des solutions de détermination de la peine adaptées à leur culture et à leur communauté. En élargissant les programmes de justice dirigés par les autochtones, elle contribue à combattre la discrimination systémique et offre des solutions de rechange significatives à l'incarcération.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones tirent parti de cette initiative qui leur donne accès à une justice adaptée aux valeurs autochtones, propice à la guérison et favorable à la réintégration dans la communauté.
Répercussions principales
-
Options de détermination de la peine propres à la culture : Le financement accru vient appuyer les solutions de rechange aux modèles conventionnels de détermination de la peine.
- Exemple : En 2024-2025, l'organisme Aboriginal Legal Services inc. s'est vu attribuer 83 040 dollars pour préparer une évaluation des besoins du palais de justice et du centre de mise en liberté sous caution de Toronto afin de favoriser la participation des autochtones aux décisions concernant les tribunaux Gladue et la manière dont ils intègrent les principes établis dans l'arrêt Gladue.
- Programmes de justice dirigés par des autochtones : Les solutions communautaires favorisent l'autodétermination des autochtones dans les processus judiciaires.
-
Changement systémique dans les pratiques en matière de détermination de la peine : L'amélioration de la formation et de la sensibilisation permet d'intégrer les perspectives autochtones dans les décisions judiciaires.
- Exemple : En 2024-2025, la Nishnawbe-Aski Legal Services Corporation a reçu 45 611 $ pour son projet « Écoutez et respectez nos histoires personnelles », une initiative de formation destinée aux professionnels du système de justice pénale.
Détails sur le financement
Le Programme de justice autochtone et le Programme d'assistance parajudiciaire aux autochtones appuient cette initiative par le biais d'accords de partage des coûts avec les provinces, les territoires et les organisations autochtones.
Le gouvernement du Canada s'est engagé à verser 49,3 millions de dollars sur cinq ans commençant en 2020-2021, et 9,7 millions de dollars par année par la suite, à l'appui de la mise en œuvre des principes Gladue dans le système de justice et des mesures communautaires dirigées par les autochtones, soit :
- 25,4 millions de dollars sur cinq ans et 6,2 millions de dollars par année par la suite par le biais du PJA pour le suivi communautaire postérieur à la détermination de la peine conforment aux principes Gladue.
- 10 millions de dollars sur cinq ans pour des projets fondés sur les principes Gladue visant à sensibiliser les professionnels du droit et à réformer les politiques du système de justice.
- 14 millions de dollars sur cinq ans, et 3,5 millions de dollars par année par la suite, pour la préparation et la livraison de rapports Gladue par le biais du PAPA. En 2024-2025, ce financement a soutenu des accords de partage des coûts avec la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, ainsi que l'élaboration de cadres de rédaction de rapports Gladue à Terre-Neuve-et-Labrador et au Manitoba.
Programme communautaire dirigé par les autochtones – Intégrité des programmes – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
Le Programme de justice autochtone (PJA) finance et soutient des programmes de justice communautaire dirigés par des autochtones dans tout le Canada, qui offrent des solutions de rechange aux processus de justice conventionnels et qui améliorent les services de justice dirigés par les autochtones, y compris la médiation en matière civile et familiale, la justice réparatrice et les programmes de réinsertion. Le PJA fournit un financement de base durable à plus de 211 programmes de justice communautaire dirigés par les autochtones, ce qui assure la disponibilité de programmes de prévention et de déjudiciarisation qui répondent aux besoins en matière de justice communautaire. Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones, tout en soutenant le développement de solutions de rechange aux processus de justice conventionnels qui reflètent les perspectives autochtones, et se concentrent sur la déjudiciarisation, la médiation et la justice réparatrice.
Le PJA est fondé sur trois volets de financement : le Fonds de la justice communautaire, le Fonds de renforcement des capacités et le Fonds d'engagement autochtone. Le budget 2021 a alloué 13,6 millions de dollars sur trois ans pour maintenir l'intégrité du programme et soutenir la formation des victimes tenant compte des traumatismes, et le budget 2024 a annoncé 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour renouveler le financement du budget 2021 pour l'intégrité du programme, y compris les soutiens au renforcement des capacités.
Réponse à l'appel à la justice 5.16
Le PJA répond à l'appel à la justice 5.16 puisqu'il soutient des programmes qui facilitent la réinsertion, la déjudiciarisation et la médiation, et qu'il veille à ce que des services de justice adaptés à la culture soient disponibles à toutes les étapes du processus judiciaire. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient d'une aide à la réinsertion, ce qui permet de réduire la récidive et de renforcer la cohésion au sein de la communauté.
Répercussions principales
- Justice réparatrice : Les programmes intègrent des pratiques traditionnelles en matière de justice et de guérison. Ils mettent l'accent sur la justice réparatrice et la réinsertion, plutôt que sur des mesures punitives, et ils contribuent à réduire la récidive et à promouvoir la guérison de la communauté.
- Sécurité culturelle : Les programmes intègrent les lois, les traditions et les valeurs autochtones dans les pratiques judiciaires. Ils sont conçus et mis en œuvre par les communautés autochtones. Des services juridiques adaptés à la culture favorisent la confiance de la communauté à leur égard.
- Soutien des victimes : Grâce à la formation tenant compte des traumatismes, les programmes de justice apportent aux victimes un soutien adapté à leur culture.
- Accent mis sur la sécurité des femmes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones : Même si elles visent l'ensemble des membres des communautés autochtones, les initiatives soutenues par le PJA peuvent contribuer aux efforts de prévention de la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones en offrant des solutions de rechange à l'incarcération et à la criminalisation systémique.
- Médiation en matière familiale : Les programmes facilitent la médiation dans le contexte familial et communautaire. Les services de résolution des conflits améliorent l'accès à la justice pour les familles autochtones.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 prévoyait 13,6 millions de dollars sur trois ans (2021-2024). Le budget de 2024 prévoyait 26,9 millions de dollars sur cinq ans et 5,4 millions de dollars par la suite pour le Programme de justice autochtone, afin de renouveler le financement du budget de 2021 pour l'intégrité des programmes. En avril 2025, les investissements avaient soutenu 214 programmes au service de plus de 650 communautés.
5.21 Réduire la surreprésentation démesurée des femmes et des filles autochtones dans le système de justice criminelle
Initiatives
Stratégie en matière de justice autochtone – Justice Canada
Aperçu de l'initiative
La Stratégie en matière de justice autochtone (SJA) est élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones pour lutter contre la discrimination systémique et la surreprésentation des personnes autochtones dans le système judiciaire canadien. Elle vise à transformer le système judiciaire par des changements structurels qui reflètent les priorités et les expériences des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Reposant sur les principes de la réconciliation, de l'autodétermination et de la justice réparatrice, la SJA soutient la revitalisation des traditions juridiques autochtones et la mise en œuvre de mesures judiciaires adaptées à la culture et tenant compte des traumatismes.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Les activités de mobilisation des vagues 1 et 2 ont touché plus de 1 430 participants et participantes dans le cadre de séances de dialogue régionales. Trente-huit autres partenaires autochtones ont reçu du financement pour mener à bien leur propre processus de mobilisation. Plus de 230 personnes ayant une expérience de vie pertinente ont participé à un volet particulier de la mobilisation à 14 endroits.
S'appuyant sur les cycles de mobilisation nationale précédents (vagues 1 et 2), Justice Canada a publié, au printemps 2024, un projet de consultation sur les principaux éléments de la Stratégie en matière de justice autochtone qui établit 24 mesures prioritaires communes. Ce projet a été diffusé publiquement pour une validation en ligne et une consultation ciblée avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires. En parallèle, un processus d'élaboration conjointe a été lancé avec les organisations autochtones nationales et les partenaires des traités modernes afin d'élaborer des chapitres axés sur les distinctions. Cette phase s'est achevée en décembre 2024. La SJA en est donc aux dernières étapes de son élaboration.
En 2024-2025, la mobilisation s'est concentrée sur la validation publique du projet de consultation et l'élaboration conjointe de la version finale de la SJA. Voici certains des principaux jalons :
- les consultations ciblées avec les partenaires autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux;
- la validation publique en ligne du projet de consultation;
- l'achèvement des chapitres axés sur les distinctions, élaborés conjointement avec des organisations autochtones nationales et deux gouvernements signataires de traités modernes.
Justice Canada a mobilisé des organisations autochtones nationales (Assemblée des Premières Nations, Inuit Tapiriit Kanatami, Ralliement national des Métis), des membres dirigeants des Métis (Métis Nation of Alberta, Métis Nation of Ontario, Métis Nation-Saskatchewan, Métis Nation British Columbia, Manitoba Métis Federation) et des nations autonomes et signataires d'un traité moderne (Grand Conseil des Cris [Eeyou Istchee], gouvernement Délĩnę Got'ĩnę). La Stratégie en matière de justice autochtone et ses trois chapitres fondés sur des distinctions ont été publiés le 10 mars 2025, établissant une vision et des domaines prioritaires pour le travail futur du Canada avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires.
Réponse à l'appel à la justice 5.21
La Stratégie en matière de justice autochtone répond en partie à l'appel à la justice 5.21 en proposant des mesures précises pour réduire la surreprésentation des femmes et des filles autochtones dans le système de justice pénale. Élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones, la Stratégie s'inspire des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation, du rapport Arbour et d'autres enquêtes et rapports importants qui ont appelé à une réforme systémique. Elle soutient les mesures visant à éliminer les pratiques discriminatoires, à élaborer des solutions de rechange à l'incarcération et à améliorer l'accès à des services de justice adaptés à la culture. Ces mesures témoignent d'une approche de la réforme de la justice fondée sur les distinctions et le genre et qui reconnaît les obstacles particuliers que rencontrent les femmes et les filles autochtones.
Les familles, les survivantes et les communautés autochtones touchées par la surreprésentation des femmes et des filles autochtones dans le système de justice pénale bénéficient de la Stratégie en matière de justice autochtone, car elle met l'accent sur des solutions ciblées et menées par les communautés. En s'attaquant aux causes sous-jacentes de la criminalisation, notamment le colonialisme, le racisme, la pauvreté et la violence sexiste, la Stratégie favorise des résultats plus équitables et des systèmes judiciaires plus sûrs et plus accessibles. L'inclusion des voix des femmes autochtones dans la conception et la mise en œuvre de la Stratégie garantit que les réformes sont adaptées à leurs réalités et soutiennent un changement à long terme ancré dans les valeurs et les priorités autochtones.
Répercussions principales
- Réduit la surreprésentation : Établit des mesures concrètes pour s'attaquer aux facteurs systémiques contribuant à la surreprésentation des autochtones dans le système judiciaire.
- Appuie la revitalisation juridique : Favorise la reconnaissance et l'application des lois, des systèmes juridiques et des traditions autochtones dans le cadre de la justice au sens large.
- Favorise la gouvernance inclusive : Veille à la représentation des femmes, des filles, des jeunes et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que d'autres groupes historiquement sous-représentés, dans l'élaboration des politiques et la prise de décision en matière de justice.
- Renforce la justice communautaire : Permet l'élaboration et la mise en œuvre de programmes de justice réparatrice et de justice communautaire dirigés par les autochtones.
- Assure la reddition de comptes à long terme : Établit des priorités communes et des mécanismes de suivi pour assurer une transformation durable et transparente du système de justice.
Détails sur le financement
Le budget de 2021 a engagé 11 millions de dollars sur trois ans (jusqu'en 2023-2024) pour l'élaboration conjointe de la SJA et les activités de mobilisation connexes. Le budget de 2024 a engagé un montant supplémentaire de 25,1 millions de dollars sur trois ans (2024-2025 à 2026-2027) pour soutenir la mise en œuvre.
Voici les affectations de fonds selon les distinctions pour 2024-2025 comprennent:
- Premières Nations : 1 145 886 $
- Inuit : 521 000 $
- Métis : 1 245 770 $
Le financement soutient la mobilisation nationale, les séances de dialogue régionales, la participation des personnes ayant une expérience pertinente et l'élaboration conjointe avec les organisations autochtones nationales et les gouvernements autochtones autonomes.
5.22 Appliquer les principes clés énoncés dans La création de choix en matière de services correctionnels
Initiatives
La création de choix – Service correctionnel du Canada
Aperçu de l'initiative
La création de choix : Le rapport du Groupe de travail sur les femmes purgeant une peine fédérale (avril 1990) mettait l'accent sur l'autonomisation, le bien-être et la sensibilité culturelle dans les services correctionnels pour femmes. Les principes de La création de choix ont été spécifiquement définis dans l'appel à la justice 5.22, qui préconise le retour des services correctionnels pour femmes à leurs principes fondamentaux. En 2025, le Cadre de La création de choix célèbre son 35e anniversaire et demeure le fondement des services correctionnels pour femmes purgeant une peine fédérale au Canada.
De plus, la Formation axée sur les femmes a été revitalisée et structurée autour des cinq principes de La création de choix : Autonomisation, Choix significatifs et responsables, Respect et dignité, Environnement favorable et Responsabilité partagée. Le Service correctionnel du Canada (SCC) s'est engagé à veiller à ce que tout le personnel travaillant auprès des femmes purgeant une peine fédérale, quel que soit son poste ou son niveau hiérarchique, reçoive une formation axée sur les femmes. Le personnel ciblé des administrations régionales et centrale sera également formé.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
Pour souligner cet anniversaire important, le personnel des établissements pour femmes et du Secteur des délinquantes distribuera des affiches faisant la promotion de La création de choix et s'emploie à organiser des événements spéciaux (p. ex., discussion informelle avec le commissaire, rencontres en personne avec les directeurs d'établissements pour femmes, etc.).
Le SCC s'est engagé à veiller à ce que tout le personnel travaillant auprès des femmes purgeant une peine fédérale, quel que soit son poste ou son niveau, reçoive une formation axée sur les femmes. Le personnel ciblé des administrations régionales et centrale sera formé. La formation du personnel se poursuivra pendant l'exercice 2026-2027 et auprès de tous les nouveaux employés au fur et à mesure de leur recrutement.
Réponse à l'appel à la justice 5.22
Cette initiative répond à l'appel à la justice 5.22 en intégrant et en respectant les principes clés énoncés dans La création de choix (1990) et, ce faisant, en s'efforçant de répondre spécifiquement à la nécessité de réformer les services correctionnels pour femmes au Canada.
5.24 Modifier les processus de collecte de données et d'évaluation de l'admissibilité afin de recueillir des données fondées sur les distinctions et des données intersectionnelles sur les femmes, les filles autochtones et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones
Initiatives
Désagrégation des données et nouvelle collecte de données : Faire progresser la collecte de données sur l'identité autochtone des victimes et des personnes accusées à partir des statistiques sur les crimes déclarés par la police au Canada et de l'élaboration de données – Statistique Canada
Aperçu de l'initiative
Menée par Statistique Canada dans le cadre du Plan d'action sur les données désagrégées (PADD), l'initiative Désagrégation des données et nouvelle collecte de données vise à améliorer la collecte nationale de données démographiques et fondées sur la race, notamment de données sur l'identité autochtone des victimes et des personnes accusées dans les affaires criminelles déclarées par la police. L'initiative permet de répondre directement aux demandes de longue date en ce qui concerne l'accès à des données précises et fondées sur les distinctions pour traiter les problèmes de surreprésentation, de préjugés systémiques et d'iniquité dans les services de police au Canada.
Dans le cadre d'une vaste stratégie pangouvernementale visant à renforcer l'équité des données, l'initiative élargit le Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC) pour permettre la collecte de données sur l'identité autochtone et racisée des personnes impliquées dans les crimes déclarés par la police. Ces mises à jour font partie d'un engagement plus vaste visant à améliorer les données sur les quatre groupes visés par l'équité en matière d'emploi, soit les femmes, les peuples autochtones (Premières Nations, Inuit et Métis), les populations racisées et les personnes handicapées. L'initiative assure que ces données seront désagrégées selon le genre, la région géographique, l'âge et d'autres marqueurs d'identité croisés afin de mieux représenter les expériences vécues et d'éclairer l'élaboration de politiques adaptées.
L'initiative Désagrégation des données et nouvelle collecte de données de Statistique Canada offre des données désagrégées et fondées sur les distinctions concernant l'identité autochtone des victimes et des personnes accusées dans les affaires criminelles déclarées par la police. Il est important de souligner que cette initiative permet de mettre en évidence la surreprésentation des autochtones dans le système de justice pénale et la présence de préjugés systémiques dans les services de police, de même que le taux disproportionné de victimisation des autochtones.
L'initiative bénéficie d'un soutien financier de 1 688431 $ de 2021-2022 à 2025-2026 (et de 320 857 $ en continu) dans le cadre du PADD et contribue de manière importante aux efforts fédéraux visant à renforcer la transparence, la responsabilisation et l'équité systémique dans les domaines de la justice et de la sécurité publique.
Mises à jour pour l'exercice financier 2024-2025
En 2024-2025, Statistique Canada a fait progresser l'élargissement du Programme de déclaration uniforme de la criminalité afin de recueillir des données sur l'identité autochtone et racisée des victimes et des personnes accusées dans les données sur les crimes déclarés par la police. À la suite de vastes consultations auprès de services de police, de communautés autochtones et racisées, de chercheurs du milieu universitaire et de groupes de défense, Statistique Canada a mis en œuvre une version révisée du Programme DUC en février 2024.
Outre les mises à jour techniques, Statistique Canada a collaboré avec un comité spécial de l'Association canadienne des chefs de police, composé de plus de 40 services de police, pour élaborer un document de lignes directrices opérationnelles visant à soutenir les services de police dans la collecte et l'utilisation de la collecte de données sur l'identité dans l'ensemble des administrations. Ces lignes directrices visent à soutenir les pratiques éthiques et normalisées des services de police dans la collecte d'informations démographiques et devraient être publiées sur le site Web de StatCan en juillet 2025.
En outre, Statistique Canada a finalisé les deux autres rapports d'accompagnement suivants en 2024-25 : (1) un Rapport sur ce que nous avons entendu sur les résultats de la phase 2 des engagements de StatCan (date de publication : 26 mai 2025) ; et (2) un cadre analytique promouvant l'utilisation, l'analyse et la diffusion éthiques et responsables des données (date de publication : 16 juillet 2025).
En juillet 2023, Statistique Canada a également mis à jour le Centre de statistique sur le crime et la justice afin d'y ajouter une section consacrée à l'élargissement du Programme DUC. Cette ressource accessible au public présente maintenant les principaux livrables, le calendrier de mise en œuvre et les mises à jour en cours. Ces mesures témoignent d'un engagement continu à l'égard de la transparence publique et de la volonté de répondre aux besoins des familles, des communautés et des chercheurs. Cette section dédiée au Centre est actuellement mise à jour pour refléter les progrès supplémentaires réalisés en 2024-25 et 2025-26.
En complément de ce travail, de nouveaux rapports analytiques, utilisant une approche basée sur les distinctions et se concentrant sur les résultats de la justice pénale, ont été diffusés. Par exemple, l'article intitulé « Disparités dans les décisions et les peines imposées entre les accusés autochtones et les accusés blancs devant les tribunaux de juridiction criminelle pour adultes, 2016-2017 à 2020-2021 », a mis en évidence les difficultés systémiques auxquelles sont confrontés les peuples autochtones dans le système judiciaire pénal. Les analyses fondées sur les distinctions ont révélé des différences notables dans les résultats pour les Premières Nations, les Métis et les Inuit.
Réponse à l'appel à la justice 5.24
Cette initiative permet de répondre à l'appel à la justice 5.24, dans lequel on demande la collecte et la publication de données sur l'implication dans des activités criminelles des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ afin de surveiller la surreprésentation et les préjugés systémiques. La version élargie du Programme DUC permet de recueillir des données sur l'identité autochtone dans les affaires criminelles déclarées par la police, comblant ainsi une lacune de longue date dans l'infrastructure de données des services de police au Canada. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce travail en ayant accès à des données fiables et fondées sur les distinctions qui peuvent révéler des tendances relatives à la criminalisation, aux interventions policières excessives et aux inégalités systémiques. Grâce à ces données, les communautés et les défenseurs des droits peuvent exiger des changements et élaborer des solutions communautaires qui reflètent les réalités vécues et appuient la sécurité, la dignité et la justice.
Répercussions principales
- Collecte de données désagrégées : L'initiative permet de réaliser des analyses approfondies et fondées sur les distinctions des données sur l'identité autochtone dans le contexte de la justice pénale, ce qui permet de révéler des tendances liées à la surreprésentation et aux préjugés systémiques.
- Travaux de base pour favoriser l'équité dans les lois et les programmes : L'initiative soutient une approche pangouvernementale visant à améliorer l'équité des données, notamment grâce à l'intégration dans les systèmes de données nationaux des services de police et les principaux ensembles de données sociales et sur la santé.
- Initiative fondée sur la mobilisation communautaire et sectorielle : Les travaux permanents de consultation avec les services de police, les organisations autochtones et les spécialistes du milieu universitaire garantissent que les nouveaux processus de collecte de données sont éthiques, adaptés et éclairés par les personnes les plus touchées.
- Accroissement de la transparence et de la responsabilisation : Les mises à jour destinées au public, les guides de mise en œuvre et l'intégration de variables d'identité dans les données sur la criminalité favorisent l'ouverture et la responsabilisation dans le système de justice pénale.
- Changement systémique grâce aux données : L'initiative permet aux décideurs politiques, aux communautés et aux chercheurs de mieux comprendre les causes profondes des inégalités dans les services de police et les systèmes de justice, et d'y réagir.
- Voie à suivre pour l'élaboration de politiques inclusives : Elle oriente la conception de politiques, de programmes et de services qui reflètent les expériences et les réalités vécues par les autochtones et les personnes 2ELGBTQI+ au Canada.
Détails sur le financement
Cette initiative a bénéficié d'un financement de 1 688 431 $ de 2021-2022 à 2025-2026 (et de 320 857 $ par la suite) dans le cadre du Plan d'action sur les données désagrégées afin de soutenir l'expansion du Programme de déclaration uniforme de la criminalité et les activités connexes de mobilisation, d'analyse et de mise en œuvre. Les investissements futurs seront guidés par les efforts continus de coordination et de collaboration à l'échelle du système entre les secteurs de la police, des données et de la justice.
Programme d'initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des autochtones – Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Aperçu de l'initiative
Administré par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), le Programme d'initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des autochtones finance des approches novatrices, dirigées par des autochtones, visant l'amélioration des méthodologies de collecte de données propres aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, y compris des initiatives visant à élaborer des indicateurs quantitatifs et qualitatifs, y compris ceux fondés sur les distinctions ou sur l'identité; à remédier aux lacunes méthodologiques actuelles pour les groupes mal desservis ou sous-représentés par les données; et à définir la sécurité au moyen des façons de comprendre des autochtones. Toutes ces initiatives permettront en définitive d'améliorer les données actuelles et d'élargir les données relatives aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées.
Le Programme vise à améliorer la qualité, l'inclusivité et la pertinence culturelle des données en finançant des projets de recherche novateurs dirigés par des autochtones qui visent à :
- Élaborer des indicateurs fondés sur l'identité et les distinctions : Le Programme soutient la mise en place de nouvelles approches visant à produire des indicateurs de données propres à la culture, qui reflètent mieux les diverses identités et expériences vécues par les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ des Premières Nations, inuites et métisses. Il s'agit notamment de mesures qualitatives et quantitatives qui reflètent les définitions autochtones de la sécurité, du préjudice et de la justice, en allant au-delà des classifications de données coloniales.
- Remédier aux lacunes méthodologiques : Le Programme vise à remédier aux lacunes en examinant les méthodes communautaires existantes de collecte de données afin de représenter fidèlement les réalités autochtones, en particulier pour les groupes mal desservis ou sous-représentés. Les projets peuvent porter sur les processus de collecte de données sur les populations autochtones en milieu urbain, de reconnaissance des défis particuliers auxquels se heurtent les personnes 2ELGBTQI+, ou d'intégration des traumatismes historiques et intergénérationnels dans les cadres de données.
- Définir la sécurité au moyen des systèmes de savoir autochtone : Le Programme veille à ce que les méthodologies de données existantes reflètent la compréhension autochtone de la sécurité, de la justice et de la guérison. Il s'agit, notamment, d'adopter des approches axées sur la terre, les récits, les histoires orales et le partage de connaissances dirigé par les communautés qui privilégient les modes de connaissance autochtones pour appuyer la défense des intérêts autochtones et les changements de politiques fondés sur des données probantes.
Réponse à l'appel à la justice 5.24
Cette initiative, le Programme d'initiatives liées aux données et à la recherche dirigées par des autochtones, donne suite à l'appel à la justice 5.24 en contribuant à l'amélioration des processus de collecte de données et d'évaluation de l'admissibilité afin de recueillir des données fondées sur les distinctions et des données intersectionnelles sur les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. En veillant à ce que les organisations dirigées par des autochtones définissent les méthodologies de collecte de données, l'initiative fait en sorte que diverses perspectives autochtones façonnent la compréhension de la sécurité, du mieux-être et des obstacles systémiques. Les familles, les survivantes et les communautés autochtones bénéficient de ce programme puisqu'il renforce leur capacité de préconiser des changements de politiques fondés sur des données significatives, dirigées par des autochtones, propres à la communauté et pertinentes du point de vue culturel.
Répercussions principales
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Données exactes : Les méthodologies et systèmes de connaissances dirigés par les autochtones garantissent que les données reflètent fidèlement les valeurs, les lois, les visions du monde et les expériences vécues.
- Exemple : En 2024-2025, un montant de 82 650 $ a été affecté au projet « Définir et mesurer la sécurité chez les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre des Premières Nations » du Centre de gouvernance de l'information des Premières Nations dans le but d'explorer les façons dont la sécurité est définie et mesurée chez les Premières Nations au Canada et d'aider à tracer la voie vers des données plus fiables fondées sur les distinctions ou sur l'identité.
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Politique éclairée et défense des intérêts : Des données intersectionnelles fiables, fondées sur des distinctions et dirigées par les autochtones appuient la défense des intérêts fondée sur des données probantes et garantissent que les voix autochtones en matière de données orientent les politiques et les efforts de défense des intérêts à l'avenir.
- Exemple : En 2024-2025, un montant de 105 032 $ a été affecté au projet « Les Inuites comptent : Une approche spécifique au genre propre aux Inuit pour améliorer les données et s'attaquer au problème des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées » de Pauktuutit Inuit Women of Canada. Ce projet vise à élaborer une stratégie de données fondée sur le sexe et basée sur des pratiques prometteuses, l'intervention précoce, la prévention, ainsi que les programmes et mesures de soutien favorisant la guérison et le mieux-être. Ce projet aide également à améliorer les méthodologies de données propres aux femmes, aux filles et aux personnes 2ELGBTQI+ inuites disparues ou assassinées, y compris les initiatives qui visent à : élaborer des indicateurs qualitatifs fondés sur les distinctions ou sur l'identité; combler les lacunes méthodologiques existantes pour les femmes, les filles et les Inuit de diverses identités de genre qui sont largement sous-desservis ou sous-représentés dans les données; définir la sécurité à l'aide de modes de compréhension inuits (principes Inuit Qaujimajatuqangit).
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Inclusion accrue des groupes mal desservis : Le fait de mettre l'accent sur les indicateurs fondés sur l'identité améliore la représentation de nombreux groupes autochtones, en particulier les personnes 2ELGBTQI+, les populations autochtones urbaines et celles qui subissent des traumatismes intergénérationnels et qui ont toujours été exclues des efforts de collecte de données.
- Exemple : En 2024-2025, 50 000 $ ont été affectés au projet de protocoles de recherche et d'éthique de la Wabanaki Two-Spirit Alliance dans le but de mettre en place un comité et un cadre de recherche et d'éthique liées aux personnes 2ELGBTQI+ afin de devenir le point d'entrée unique pour toutes les recherches relatives aux personnes 2ELGBTQI+ dans la région des Nations wabanaki; d'élaborer des protocoles pour tous les travaux de recherche et de collecte de données relatives aux personnes 2ELGBTQI+ des Nations wabanaki; d'élaborer et d'établir une norme pour tous les travaux de recherche et de collecte de données relatives aux personnes 2ELGBTQI+ à l'échelle nationale et internationale; et d'élargir la portée des travaux du comité de recherche et d'éthique de manière à inclure toutes les recherches relatives aux personnes 2ELGBTQI+ menées dans la région des Nations wabanaki afin de s'assurer qu'elles sont réalisées d'une manière saine, sûre et adaptée à la culture, en reconnaissant et en respectant l'intersectionnalité des expériences des personnes et de la communauté 2ELGBTQI+.
Détails sur le financement
Le Programme est financé dans le cadre du budget de 2021, dans lequel est prévu un montant de 6,5 millions de dollars sur six ans (2021-2027) pour financer des initiatives de recherche dirigées par les autochtones.