Dix ans de réconciliation et la voie à suivre
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En 2015, les Canadiens ont été appelés à faire face à la vérité sur les pensionnats indiens, (pause) à honorer les survivants, à se souvenir des enfants qui ne sont jamais rentrés chez eux et à prendre des mesures en faveur de la réconciliation.
Dix ans plus tard, la réconciliation est en train de remodeler le Canada.
Mais il est important de se rappeler où ce cheminement a commencé.
La Commission de vérité et réconciliation a été créée en 2008.
Au cours des six années qui ont suivi, 6 500 survivants et témoins ont partagé leurs histoires.
En décembre 2015, le rapport final et les 94 appels à l'action ont été publiés.
C'était là notre feuille de route pour la réconciliation.
Depuis, des mesures importantes ont été prises.
(2019) Grâce à la Loi sur les langues autochtones, les communautés autochtones font revivre et protègent leurs langues.
(2020) La Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis a permis de renforcer la protection des enfants et des familles autochtones.
(2021) Le Fonds de soutien communautaire pour les enfants disparus des pensionnats indiens finance 160 projets dirigés par des Autochtones, qui visent à rendre hommage aux enfants disparus et à les rechercher.
(2021) La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation veille à ce que cette histoire ne soit jamais oubliée.
(2025) Le Conseil national pour la réconciliation est en place pour suivre et guider les progrès futurs.
Sur les 94 appels à l'action, 76 concernent le gouvernement fédéral.
Aujourd'hui, plus de 85 % de ces appels à l'action sont réalisés ou en voie de l'être.
Mais la réconciliation n'est pas terminée.
Le véritable changement prend du temps, et s'échelonne sur plusieurs générations.
Ensemble, nous continuerons à bâtir un Canada plus fort.
Un Canada façonné par les voix des Premières Nations, des Inuit et des Métis.
Il y a dix ans, la Commission de vérité et réconciliation a publié son rapport final et ses 94 appels à l'action. Elle a invité tout le monde au Canada à affronter la vérité sur les pensionnats, à honorer les survivants et à œuvrer pour un avenir plus juste. Aujourd'hui, la réconciliation est en train de remodeler le Canada. Nous le voyons dans de nouvelles lois conçues pour corriger les injustices historiques, renforcer les protections juridiques et étendre les possibilités pour les peuples autochtones en matière d'éducation, de santé et de développement communautaire. Nous le voyons dans la renaissance des langues et cultures autochtones, ainsi que dans les efforts communautaires qui honorent les enfants disparus. Cet anniversaire est un moment pour réfléchir aux progrès réalisés grâce à la mise en œuvre des appels à l'action et pour envisager la suite. La réconciliation est un parcours partagé, et chacun de nous a un rôle à jouer pour la faire progresser.
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Le 15 décembre 2015, la Commission de vérité et réconciliation a publié son rapport final complet en 6 volumes, y compris les 94 appels à l'action. L'honorable Murray Sinclair a joué un rôle central à titre de président de la Commission dans l'orientation de ce processus historique et de la promotion de la réconciliation au Canada. Son leadership a aidé à guider la nation vers la vérité, la justice et la guérison — un héritage qui continue d'inspirer les efforts de réconciliation aujourd'hui. (Avec l'aimable autorisation d'Adam Scotti)
La création de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation en 2021 et celle du Monument national sur les pensionnats indiens (Premières Nations, Métis et Inuit) sont bien plus que symboliques. Ils rendent hommage aux survivants et aux enfants qui ne sont jamais rentrés à la maison, créent des espaces de réflexion et d'apprentissage, et répondent aux appels à l'action no. 80 et 81.
Grâce au Fonds de soutien communautaire pour les enfants disparus des pensionnats, créé en 2021, plus de 160 projets dirigés par des Autochtones ont été soutenus pour localiser les lieux de sépultures sur les sites d'anciens pensionnats et commémorer les enfants disparus en réponse à l'appel à l'action no. 76.
En 2013, la First Nations Health Authority de la Colombie-Britannique est devenue la première organisation dirigée par des Autochtones à concevoir et à offrir des programmes de santé ancrés dans la culture. Cela favorise de nouveaux partenariats et de meilleurs soins offerts aux communautés en réponse à l'appel à l'action no. 19.
De gauche à droite : Richard Jock, chef de la direction, First Nations Health Authority; Wade Grant, président, First Nations Heath Council; l'ancien premier ministre du Canada Justin Trudeau; Colleen Erickson, présidente du conseil d'administration de la First Nations Health Authority; Wenecwtsin (Wayne Christian), vice-président, First Nations Heath Counci; et Patty Hajdu, ancienne ministre des Services aux Autochtones.
En juillet 2022, feu le pape François a visité l'Alberta, le Québec et le Nunavut pour s'excuser du rôle que l'Église catholique a joué dans le système des pensionnats. Ce fut un moment qui a ouvert la porte à la guérison et à la compréhension, et a complété l'appel à l'action no. 58.
(De gauche à droite : l'ancien chef de la Nation crie Ermineskin, et grand chef du Traité 6 de l'Ouest, Alberta; feu le pape François; et l'ancien chef Vernon Saddleback de la Nation crie Samson à Maskwacis, Nation crie Ermineskin.)
« […] Je demande pardon à Dieu et je veux vous dire de tout mon cœur : je suis vraiment désolé. Et je me joins à mes frères, les évêques canadiens, pour vous demander pardon. »
– Pape François, 1er avril 2022
Les valeurs inuvialuit, le savoir traditionnel et les solutions communautaires ont contribué à façonner le premier accord de coordination inuit. Il a été signé le 30 septembre 2024 – la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation – dans le cadre de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
(De gauche à droite : la ministre de la Santé et des Services sociaux des Territoires du Nord-Ouest, Lesa Semmler, l'ancien premier ministre du Canada Justin Trudeau, le président de la Inuvialuit Regional Corporation Duane Smith et la vice-présidente Evelyn Storr)
Le 3 mars 2025, le ministre des Relations Couronne-Autochtones à ce moment-là, conjointement avec le Comité de transition du Conseil national de réconciliation, a nommé le premier conseil d'administration du Conseil national de réconciliation. Ce jour-là également, le Conseil a été incorporé en tant qu'organisation dirigée par les Autochtones qui fera avancer la réconciliation entre les Autochtones et non-Autochtones au Canada. Parmi ses fonctions, le Conseil national de réconciliation surveillera les progrès en matière de réconciliation, favorisera la transparence et contribuera à bâtir des changements durables.
(Rangée arrière, de gauche à droite : Charlene Bearhead, Peter Dinsdale, Julie Ann Wriston, Mahalia Yakeleya Newmark, Joseph Murdoch-Flowers. Au premier rang, de gauche à droite : Jonathan Dewar, Édith Cloutier, la ministre des Relations Couronne-Autochtones Rebecca Alty, Mike DeGagné. Absente : Belinda Webb)






